Seizure of tools and supplies for a tradesman

BGE 35 I 638Raccolta ufficiale del Tribunale federale (DTF) / Volume I21 set 1909Dismissed

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

Colomb, a plasterer and house painter, sought release from seizure of tools and trade supplies seized by the Boudry enforcement office. The Federal Tribunal held that the tools left to him were sufficient for him to continue working alone, so Art. 92 No. 3 LP did not apply. It further held that supplies and raw materials are not covered by that exemption, since Art. 92 LP is exceptional and cannot be extended by analogy. However, to mitigate practical hardship, the prepose may authorize continued disposal of seized materials under Art. 96 LP when necessary and with replacement by equivalent proceeds.

Massima Omnilex

Art. 92 No. 3 LP; exemption from seizure of professional tools and trade supplies; interpretation of exceptional provisions. The exemption covers only tools, instruments and books necessary for the debtor and his family’s profession. It does not extend to inventories, supplies or raw materials held by the debtor at the time of seizure, since Art. 92 LP is of exceptional character and not susceptible to extensive interpretation (consid. 2). Where the continuation of the trade requires use of seized materials, the practical difficulty may be addressed through the prepose’s power under Art. 96 LP to allow the debtor to continue disposing of seized assets, subject to replacement by equivalent value. If the debtor retains the necessary working tools, he cannot invoke Art. 92 No. 3 LP (consid. 1).

Testo completo

B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- 105. Arret du 21 septembre 1909 dans la cause Colomb. Art. 92 chift'. 3 LP: Inapplicabilite de cette disposition ades approvisionnements de materiel et de. matieres pre:nieres: Cnr rectif consistant a pel'mettre au debItenr de contmuer a diS- poset' des biens saisis (art. 96 LP). A. -Dans une poursuite dirigee contre Ie recourant Fer- nand Colomb, maitre-gypseur et peintre en batiment a Be- vaix, l'office des poursuites de Boudry a saisi differents biens au prejudice du debiteur, en particulier des outiIs et des marchandises (huiles, ceruse, essence etc.) figurant au proces- verbal sous les numeros 3 a 13. Les objets saisis represen- tent en tout une valeur de 326 fr. B. -Colomb. porta plainte contre cette mesure a l'auto- rite inferieure de surveillance qui l'ecarta toutefois, les objets saisis devant etre consideres comme des marchandises et l'office ayant declare avoir laisse a Colomb ses outils deo gypseur. C. -L'autorite cantonale ecarta egalement Ie recours de Colomb par les motifs suivants: L'office a laisse au debiteur les outils qu'il employait actuellement et n'a saisi que l'outil- lage neuf dont Colomb n'avait pas besoin presentement. 11 ne saurait d'autre part pretendre que ces objets lui seraient necessaires s'il employait des ouvriers, puisque l'artisan, dans la mesure Oll il occupe des ouvriers, cesse d'exercer une pro- fession pour exploiter une entreprise. -Quant aux marchan dise elles ne sont pas declarees insaisissables par la Ioi. Si le debiteur ne peut exercer sa profession sans ces marchan- dises, il pourra neanmoins et malgre la saisie en disposer moyennant la permission du prepose (art. 96 LP). Ainsi le debiteur ne sera pas empecM de continuer a exercer sa profession. D. -C'est contre cette decision que Colomb a recouru en temps utile au Tribunal federal, en reprenant sa concIu- sion tendant ä. faire declarer insaisissables les objets figu- rant au pro ces-verbal sous les numeros 3 ä. 13. und Konkurskammer. No 105. 6B9 L'autorite cantonale de surveillance a conclu au rejet du recours. Statttant sur ces aits et considerant en droit "

  1. -En ce qui concerne d'abord la saisie de l'outillage (pinceaux et brosses), effectuee au pnljudice du recourant, le prepose et les autorites neuchäteloises de surveillance ont etabli en fait que tous les outils ne lui ont pas ete saisis. Il lui a e18 laisse, au contraire, les outils necessaires pour con tinuer ä. exercer sa profession seul, sans ouvrier, comme li travaille actuellement. Dans ces conditions Colomb Ine saurait invoquer I'art. 92 chiff. 3 LP et le recours doit tre ecarte sur ce point.
  2. -Quant aux marchandises saisies il y a lieu de con- stater que l'art. 92 chiff. 3 LP, sur lequel le recourant se base ici encore, declare insaisissables les outils, instruments et Iivres necessaires au debiteur et a sa familIe pour l'exer- cice de leur profession. Ainsi que le Tribunal federal I'a reconnu ä. plusieurs re- prises, les dispositions de l'art. 92 LP sont de droit excep- tionnel et ne sont donc pas sllsceptibles d'une interpretation extensive de la part du juge. TI en resulte qu'aux termes de la loi on ne saurait considerer comme insaisissables les appro- visionnements de materiel et de matieres premieres, trouves en possession du debiteur 10rs de la saisie. On ne saurait nier toutefois que Ia situation creee par la loi peut donner lieu dans certains cas ades inconvenients. n existe en effet phlsieurs professions dont l'exercice suppose necessairement des matieres premieres aus si bien que des outils et des instruments. Le bemifice cree en faveur du de- biteur par l'art. 92 chiff. 3 LP risque, en pareil cas, de ne sortir qu'imparfaitement les effets qu'avait en vue le Iegis- lateur, savoir de permettre au debiteur de continuer a exer- cer sa profession. Ainsi que l'autorite cantonale le fait ressortir avec raison, le mo yen le plus simple d'lwiter autant que possible cet in- convenient consiste a faire application, d'apres les circon- stances, de Ia faculte que l'art. 96 LP donne au prepose da

B. Entscheidungen der Schuldbetreibunns- permettre au debiteur de continuer a disposer d.es. biens saisis. Il convient d'accorder en l'espece cette perIll1SSIOn au recourant dans Ia mesure Oll Ia necessite en est demontree et a Ia condition que les matieres saisies, consommees par le debiteur, soient remplacees par des biens equivalents (creances du debiteur resultant de son travail, acomptes ob- tenus de ses clients ou autres). La decision incriminee est donc justifiee et le recours doit ,etre ecarte dans le sens ci-dessus. Par ces motifs, La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le recours est ecarte dans le sens des considerants. 106. utrtfJnib uom 21. ) lltfUt et 1909 in SIld)en äulttre- h.dirtu 1. . Verwertung von auf G1'und eines Eigentumsvorbehaltes zu Eigentum angesprochenen Gegenständen im Konkurs. A. - er !Refurrent SK. S)au:ptle !Ructftu9If ertreter ber Wla fd)inenfllbrif lBäd)t90Ib ie. in etectborn, 9ntte ber uznrmll üto9r Sö9ne in 3nter(nfen eine Snusgaßlln(age unter lgen tutußl orbel)nlt biß aur SKbaa9fun9 beß Stauf:preifeß gettefert. iefe (nlage rourbe im S)Qbelroerf, roeld)eß bie UZirma in nUebud) be ia%, untergebrlld)t unb mitte1ft eineß ementfoctelß mit bem lja. britgeoiiube uerounben unb Iln bie mafd)inefIen inrid)tungen Ilnge fd)loffen. ,3m Stonfurß, roeld)er über bie UZirma !R09r Sö9ne eroffnet wurbe, mlld)te ber !Retunent bie reftllnattd)e Stnuf:preißforberung im lBeirag l)on 1593 UZr. 30 t6. geUenb. UZerner l inbi3ierte er baß igentum Iln ber eauggaßanlage biß nad) erfolgter 1 0Uftiin .. biger S!(oall91un9 beß Stnuf:preifeß. nß Stonfurßamt betrad)tete biefen S!(nf:prud) IlIß unbegrünbet, tnbem bel' igentumß lorbe9,tIt mit bel' infügung beß Wlotor0 und Konkurskammer. No 106.

tnß UZa6rifge6iiube ba9ingefaUen fei, unb fente bager bem !Refur. renten gemä SKrt. 242 Sd)St eine ael)ntägige ljrift aur Stlag" erl)ebung an. WlittlerttleiIe l)atte bllß Stonturßamt ntleoucl im SKuftrag be6 Jtonturßnmtß ,3ntet'litfen bie Jtonturßftetgerung über bllß S)obel. roerf ntlebud) aUßgefd)rieben unb blloei Ilr ,8u6el)örbe aur megen fd)nft u. n. ben ftreitigen )auggaßmotor nufgefü9rt. B. -S)terü6cr befd)roerte fid) ber !Refumnt 6ei ben Iuaer nifd)en ufiid)tß6e9ßrben mit bem lBege9ren, bll% bie SKn age bei bel' eteigerung außbrüctHd) l)oqube9aUen, euentuefI bie erroer tung biß nad) erfolgter :vurd)fül)rung beß minbifationß:pr03effe 3U fijtieren fet. ,3n feiner auf S!(f)llneifung bel' efd)roerbe gerid)teten memel)m- laffung lUac9te bllß StonturßalUi ntlebud) ferner geHenb, bllU ber Sauggllßmotor mit bem UZabrttgebäube für einen etrllg uon 50,000 UZr. uerpfänbet roorben jei unb bau bel' ußfd)lua be letuen lon ber megenfd)nftßjteigcrung eine erl)eblid)e ertl)etmin" berung forool)l beß IDtotorß jelbft a ß be gan3en S)obeIroerfß oe- beuten ttlürbe. eid)aeitig mnd)te bnß Stonfurnllmt namenß bel' JtonfurßlUaffe bnß SKneroieten, bie Stauf:preinreftan3 l)on runb 1600 ljr. mit ber eftimmung gerid)tlid) 3u be:ponieren, bau fie bem !Refumnten im UZaU beß Dbfiegen im q!roaeu aUßgefoCgt roerbe. )Bon bel' rttliigung llungegenb, bau unter biefen Umftiinben bie !Red)te beß !Returrenten i)oU gettla!)t't oleiben, roiefen bte beiben fantona en 3nftanaen bie lBefd)roerbe nIß unbegrünbet nb, unb 3ttlar bie tantonale SKumd)tßbe9örbe mit bel' aUßbrüctlid)en SKuf" lage anß JtonfurßlllUt nHebud), bel' ornll9me bel' Steigerung l)orgiingig ben etrag i)on 1600 UZr. im Sinn bel' gertenten Df" fette betm bortlgen erid)tßpriifibenten 3U be:ponieren. C. - iefen ntfd)eib 91lt ber !Returrent unter rneuerung feiner lBegel)ren red)taeitig Ilnß unbeßgerid)t roeiterge30gen. ie fllntona e SKufiid tß6e!)ßrbe fte!)t fid) au egenbemerfungen 3um !Refut'ß nid)t I eranlaut, baß Stonfurßamt ntlebud) 9nt auf beffen s!(bttleifung nngetragen. er mernc9mfllffung be Jtonfurß" amtß iIe6ud) tft ferner au enme9men, baf! e auftt'agßgemäu ben lBetrng uon 1600 ljr. beim erld)tß:präftbenten l)on ntIe" liud) 9interfegt l)at. AS 35 I -1909

Parole chiave

debt enforcementseizureprofessional toolsraw materialstrade suppliesexempt propertyexceptional interpretationcontinuation of business

Estratto da Omnilex

Questione giuridica chiave

Whether the seized tools were exempt as indispensable professional tools under Art. 92 No. 3 LP.

Decisione estratta

No. The office left Colomb the tools necessary to continue working alone; he could not invoke the exemption for tools not actually taken away from him.

Motivazione estratta

Art. 92 LP is exceptional and may not be interpreted broadly. On the facts found, the debtor retained the tools needed to exercise his profession without workers.

Questione giuridica chiave

Whether trade goods and raw materials used for the debtor's profession were exempt from seizure.

Decisione estratta

No. Supplies and raw materials are not exempt under Art. 92 No. 3 LP, but the debtor may be allowed to dispose of seized goods under Art. 96 LP where necessary to continue his trade.

Motivazione estratta

The statutory exemption covers tools, instruments and books, not inventories of materials. To avoid undue hardship in trades requiring materials, the prepose may permit continued use or disposal of seized items, provided equivalent proceeds or receivables replace them.

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