Civilrechtspflege.
Um eiue fofd)e merlenung l)ilnbeU eß fid) ulluefireitoar im bor"
Hegenhen aUef unb e trifft ilUd) feine ber in her q30Hce ge::
nannten moraußfenungen au, !l,)Oltiltl) hie merfcnung entroeber
nid)t a(ß UnfaU im Sinne beß mertrageß altjlttef)en ober au
ilnbern rünben .lOn ber merfid)erung nid)t gebcett l,)(trc. 3nnoe"
fonbere ift merlenung burd) Streißjägen ober U:räfen in ben aU"
gemeinen mertragnoebingungen ber q30Hce bon ber merftd)erung
nid)t aungeltommen, unb menn bie eflagte barauf aufteat, bUB
ber Stläger im I!(ntragßf()rmu(itr ba mOd)illtbenfein )on fold)en
'iU(afcl)inen in feinem efd)äftßoetrieo )ernelnt l)aoe, io ift hieß
für ben borfiegenben aU henl)aI6 unerl)eoHd), met! bma) bie ge
bad)te dlärung beß strägerß bie efCtl)r bel' medenullg turtl)
räfen unb . treißfägen )on bel' ?Berfict)erung nur injoltleit ituß"
gejd)foffen mmbe, Ct(ß cß fid) um ben Sßetrie6 bCß Uägedicl)ett
efd)äfteß l)anbelt, bel' in ffi:ebe ftel)enbe UnfCtU fid) a6er nid)t in
biefem efd)äftßoetrieo, fonbern im etrie6 eincß anbern Unter"
nel)menß, bel' 5ägerei beß stonrab utl)er, ereignet l)at. venn
Cß ftel)t tl)atfäd)Hd) feft, baß ber stläger, bq 1,). fein mater, nid)t
etma 'bie 5ägereieimid)tung unb bie vienfte be ,ltolltab ?Bud)er
3Ullt ßmeet be eigenen 0ägcuß bCß S)olöcß )Jemietet, fonbern bau
Stolltab ud)er baß 0ägen traft 5erfuertNgei3 a(i3 Untemel)mer
üoernOl1tmen l) 1t, unb bie I!(urgitoe bei3 Jtlägerß rid) barauT oe
fd)ränfte, baß )0 3 3ur :Säge l)in, unb ll,)ieber 3urüet3uoringen,
baß eme auf unb Ilo3u aben, nitl)t bilgegcn 6ei bel' 0ägc 1l'oett
l1tit
ö
muiden. ver Unf 1U, bcr ben ,ltrager in biefer 0ügerei6e"
troffen l)at, lumhe aff 0 nie!)t bure!) ben ?Betrie6 bei3 im 'l(ntrag6"
formular be eid)neten cftl)äftci3 berurfacIlt, er ereignete lid) aUßer"
Qalo bei3 burcf) biefeß efe!)iift oeftimmten efa9t'i3tt'eife , uno ei3
tinb beßl)ilIb aud) bie SDeflarationcll, u.'de!)e in )8eaug auf bi ei en
ef 'll)rßfreiß im ?Berfid)erunHßllntNg ncmitd)t ll.lllrben, für lIit
rage, ob bel' in iRebe ftel)enoe UnfaU bon bel' merficI)erung l'JC"
beett fei, ntd)t l1tCttwe6enb.
4. vafl ber Jtläger bie lBerlc1?ung ourcl) eigenei3 gr06ei3 ?Eer
fe!)ulben l)er6etgefül)rt l)abe, ift nid)t oel1,)iefen. Üoer b 10 UnfaU
ereigniß unb benen ) 5eranlajfung geben bie 'ltften unb bie ljeft"
fteUungen bel' fitlttonalen edtl)te feine näl ere l!(ußfunyt; ei3 ift
lebifllid) fonftCttier!, baB bel' ,ltläger fitl) oeim räien in bel' die
11. Obligationem'ccht No 49,
oetetngte, bita er bie 2nben nuf ben U:riifetttifd) auflegte, unb baB
er 6ei biefem I!(n(Cta mit ber S)anb an bie riife geriet; biefer
at6eftanb genügt aoer nid)t au ber 'llnnitl)me, baß ber Jtfiigcr
fid) einer gr06en Ctndärfigfeit fd)ulbig geuwd)t l)Ct6e.
5. 3n e3ug CtUf bitß Duantltati ) ber ntfcl)äbigung nt bie
morinftau
ö
barauf abgefteUt, baß oie oIice nad) 'ocr eigenen
rflät'llng ber )Benagten für eine merftümmelultg ber i orUegcnben
?ltrt eine utrd)äoiguug bon 40
/
ber für 9än5lid)e ,Jn )aIibität
i erein6arten merfid)erungnfullune feftiene, unb e mUB icoet iein
)Bemenben l)a6en. va )Begel)reu ber efIagten, ei entueU ftatt auf
Jta:ptta(il6finbltng nuf e3nl)lung einer ffi:eute au erfcnnen, tft in
hcr6unbeßgerid)tltd)en Jnftan neu )orgebrad)t unb taun bal)er
gemäu I!(rt. 80 D." . nitl)t oerüetfid)tigt mcrbcn.
vel1tnatl) l)at baß unbengerid)t
edannt:
vie erufung ber ef agtelt lt'irb a i3 unoegrüubet ilogcmiefen
unb bal)er baß Urtetr be D6ergertd)tß beß Stantonß 2u3em )om
28, veöember 1899 in aUen eilen 6eftätigt.
49. Arret du 9 jttin 1900, dans la cause
Dttcolomb c01 tre Fische?'.
Courtage. -Man,lat ou obligation unilaterale de la part du
promettant. -fnterpretation de cet engagement. -Les condi-
Hons auxquelles est soumbe 1e paiement d'un.:l cOlnmission
sont-elles remplies? -Replicatio dolL
A. -J. Fischer, courtier en immeubles a Lausanne,
ayant appris que C. Ducoiomb, proprietaire du Chateau de
Renens, desirait vendre cet immeuble, lui offrit de servir
d'intermediaire pour cette
operation. Ducolomb accueillit ces
ouvertures et,
le 18 juin 1898, remit au notaire Rochat, que
Fischer avait envoye aupres de lui pour fixer les conditions
du courtage,
une declaratioll de la teneur suivallte :
CiviJrechtsptlege.
. Monsieur,
Q En cas de vente de ma propriete du Chateau de Renens.
pm' otre entremise, je vous paierai au moment de la stipula-
tion de l'acte
detinitif, une commission du '2 % du prix;
mais il est bien entendu que je ne vous devrai rien si je
vends a d'autres qu'a vos clients, alol's meme que vos demar-
ches seraient sur le point d'aboutir.
Il va de soi que je conserve toute liberte de velldre
sans votre concours,
ou de faire vendre par d'autres interme-
diaires.
Le present engagement tombera immediatement en cas
de vente et en tout cas dans trois mois
des aujourd'hui.
(Signe) C. Ducolomb.
Eu possession de cette piece, Fischer s'adressa a M. Goer-
gens, chef d'institut
a Ouchy, et lui proposa I'achat de la
propl'iete Ducolomb. Quelques jours apres, il se rendit avec
lui au
Chateau de Renens, Oll M. Goergens cleclara a
Mme Ducolomb, qui l'avait rec;u en lieu et place de son mari
malade, qu'il etait acheteur en principe, sauf a discuter ensuite
du prix avec
M. Ducolomb.
Posterieurement
a cette entrevue et anterieurement au
18 septembre 1898, Fischer continua les pourparlers avec
Goergens,
et fit dans ce but plusieurs courses de Lausanne
a Ouchy et Renens, sans toutefois aboutir a un resultat defi-
nitif.
Dans le courant
du mois d'octobre, Ducolomb entfa en
tractation avec M. le professeur Pareto, qui, par lettre du
30 octobre, lui offrit 125000 fr. de sa propriete, en decla-
rant qu'il renoncerait a l'achat plutot que de depasser cette
somme.
A peu
pres a la meme epoque, MM. Goergells et Tschumy,
ce dernier directeur de
l'Hotel Reau-Rivage a Ouchy, char-
gerent le notaire Gaulis de negocier l'achat du
Ohateau de
Renens.
Le 3 novembre 1898,
le notaire Gaulis se rendit aupres
de Ducolomb. Apres avoir pris connaissance de 1a lettre de
M. Pareto, il declara qu'il avait un autre amateur et demanda
H. Obligationenrecht. N° 49.
a Ducolomb quel etait son dernier prix. Ducolomb repondit
qu'iI demandait 135
000 fr., mais ajouta, sur une observation
de 1 '1. Gaulis, qu'il etait dis pose a reduire ce prix a 130 000 fr.
a condition que les amateurs prissent un engagement imme-
diat.
Le notaire Gaulis revit ses clients,
et le jour suivant, soit
le
4 novembre, il passait une promesse de vellte du Chateau
de Renens en faveur de Ml f. Goergens et Tschumy, Oll leur
nOlllmable, pour le prix de 130000 fr.
Le 29 mars 1899 cette promesse fut executee par la sti-
pulation d'un acte de vente definitif entre
M. Ducolomb,
d'une part, et la
Societe immobiliere d'Ouchy, pour le compte
de laquelle agissaient
M: 1. Goergens et Tschumy, d'autre
part.
A la suite de ces faits. Fischer a ouvert action
a Duco-
10mb aux fins de le faire condamner au paiement de 2600 fr.
a titre de commission pour lui avoir procure la vente de son
immeuble. Il
alleguait que la vente avait ete faite a M. Goer-
gens, qui avait ete presente par lui comme acheteur.
Le
defendeur conclut a liberation en invoquant les argu-
ments suivants :
D'apres l'engagement
du 18 juin 1898, la commis si on
n'etait due que si la vente avait lieu par l'entremise cle
Fischer. 01' elle a eu lien par l'intermediaire du notaire
Gaulis.
Au moment Oll elle a eu lieu, Ducolomb ignorait
meme le nom des acheteurs. Elle a ete faite non pas a Goer-
gens, mais a la Societe immobiliere d'Ouchy. Enfin elle a eu
lieu le 4 novembre 1898,
c'est-a dire longternps apres qlle
l'engagement contenu dans la lettre du 18 juin avait
cesse
d'exister.
B. -Par al'ret du 24 avril 1900, la Cour civile du canton
de
Vaud a admis les conclusions de la demande.
C. -C'est contre ce jugement que Ducolomb a recouru
en temps ntile au Tribunal
federal pour le faire reformer
dans le sens de l'admission des conclusions liMratoires prises.
par lui devant l'instance cantonale.
L'intime a conclu
an maintien du jugement attaque.
Civih'echtsI'ßege.
Considäant en droit:
- -L'instance cantonale a admis que l'acte du 18 juin
1898, par lequel Ducolomb s'engageait a payer a Fischer
une commission du
2 Ofo sur le prix de vent-e du Chateau de
Renens,
si cette vente avait lieu par son entremise, contenait
un mandat.
Cette manHn'e de voir ne saurait toutefois tre approuvee.
A
defaut de dispositions legales reglant Ia position du
courtier, la nature juridique des relations qui s'etablissent
entre lui et les personnes qui ont recours a son entremise,
doit
etre determinee dans chaque cas particulier d'apres les
eirconstances.
Dans l'espece, jamais Ducolomb n'a choisi Fischer comme
son representant
et ne Fa autorise a vendre sa propriete en
son
nom et pour son compte. En accueillant ses ouvertures,
il a simplement voulu lui garantir une commis si on pour le cas
Oll Ia vente du Chateau de Renens aurait lieu par son inter-
mediaire,
mais cette garantie ne donnait naissance ni a un
mandat, ni a un autre contrat synallagmatique quelconque.
Pour qu'il en fut ainsi, il aurait faHu que Fischer, de son
cöte, eut contracte des obligations vis-a-vis de Ducolomb,
qu'il se
fut, par exemple, oblige a lui ü'ouver un acheteur ou
a faire son possible dans ce but.
Mais tel n'a pas ete le cas. Apres comme avant la decla-
ration du 18 juin 1898, Fischer restait libre de s'occuper Oll
non de Ia vente du Chateau de Renens ; cette declaration ne
creait aucune obligation
a sa charge et avait simplement
pour but de determiner d'avance le montant de
Ia commis-
sion a laquelle il aurait droit dans le cas Oll, agissant de son
plein
gre, il reussirait a faire vendre la propriete de Duco-
10mb.
La declaration en questiou constitue donc une obligation
purement unilaterale,
par laquelle Ducolomb s'obligeait a
payer a Fischer une commission du 2 fJfo sur le prix de vente
du Chateau de Renens, a Ia condition que la vente eut lieu
par son entremise, et avec cette reserve que l'engagement
cesserait
ipso jure trois mois apres la date de sa sou scrip-
- Obligationenrecht. N' 49.
349 .
bon. On se trouve donc en presence d'une obligation condi-
tionnelle en mnme temps que limitee quant a sa duree.
Pour justifier son droit a en reclamer l'execution le deman-
deur devait donc etablir :
Que la condition a laquelle l'obligation etait subordonnee
g' etait realisee.
2° Qu'elle s'etait realisee dans le delai de trois mois pen-
.dant
lequel l'engagement devait durer.
La condition comprenait deux
elements: il fallait d'abord
que Ducolomb vendit sa
propriete, et il faHait ensuite qu'il
Ia vendit
par l'entremise de Fischer j il ne devait donc rien
g'il ne la vendait pas, lors mnme que Fischer aurait fait tout
:son possible pour la lui faire vendre en lui presentant un
amateur dispose a l'acheter j il ne devait rien non plus s'i!
Ia vendait en dehors de l'entremise de Fischer.
Mais pour qne ce dernier put reclamer l'execution de
l'obligation decoulant de I'acte du 18 juin 1898, il ne suffi-
Bait pas encore que la condition fut accomplie, i1 fallait de
plus que la vente
eut lieu au plus tard le 18 septembre
1898.
01' il est etabli en fait que Ducolomb n'a pas vendu sa
propriete dans les trois mois des le 18 jnin 1898, puisque la
promesse
de vente en faveur de MM. Goergens et Tschumy
ou de leur nommable n'a ete passee que le 4 novembre
1898.
Dans ces circonstances, Fischer ne saurait
se prevaloir de
l'obligation en sa faveur contenue dans l'acte du 18 juin,
JOl'S meme qu'il serait etabli que Ia promesse de vente a et8
le resultat de son entremise ; la seule ecMance du terme
ßuffisait, en effet, pour faire
cesseI' l'obligation que Ducolomb
avait
contractee envers lui.
L'instance cantonale est arrivee
a une solution contraire
par nn raisonnement que Pon ne saurait considerer comme
,correet. Suivant elle Ia clause portant que l'engagement con-
tracte par Ducolomb cesserait de plein droi Itrois mois apres
,sa souscription devrait tre interpretee en .::e sens que pour
,avoir droit
a Ia commission promise, Fischer devait simple-
XXVI, 2. -1900
Civilrechtspflege.
ment dans le dit delai, procurer un amateur serieux et pre-
sent:nt
des garanties suffisantes de solvabilite po ur l'achat
du
Chateau de Renens. Mais cette interpretation est en
contradiction manifeste avec la teneur de l'engagement lui-
meme, qui porte que la commission ne sera due que dans le
eas de vente et
que l'engagement ne sera valable que pour
trois mois. Po ur pouvoir exiger la eommission,
i1 ne suffisait
done
pas que Fischer eilt propose un amateur dispose a.
acheter et offrant des garanties suffisantes, il fallait encore
que les parties se fussent mises d'accord
et eussent concln
effectivement la vente,
ce qui n'a pas eu lieu.
La commissiou n'est donc pas due.
Il en serait autrement
si, eomme semble l'indiquer un considerant du jugement
attaque, Ducolomb avait intentionnellement
traine en lon-
gueur les
pOUl'parlers avec l'amateur presente par Fiscner
pour ne conclure le coutrat qu'apres l'expiration du delal et
pour priver ainsi Fischer de la commission pronise. 1!ne
pareille maniere d'Glgir, contraire a toute bonne fOl, autonse-
rait Fischer
a opposer la replicaUo doli 11 Ducolomb si, ayant
agi de la sorte,
celui ci voulait se prevaloir de la clause
limitant la
duree de son engagement pour se soustraire a son
execution.
Les faits reconnus
cOllstants en la cause ne permettent
toutefois pas d'admettre que Ducolomb ait retarde volontai-
rement
et de mauvaise foi la conclusion du contrat. Pour
pouvoir le soutenir avec quelque apparence de fondement,
il
faudrait qu'il fnt etabli que deja anterieurement au 18 sep-
tembre 1898 l'amateur
presente par Fischer avait oftert le
prix que Ducolomb s'est
decide a accepter apres l'expiration
du
delai. 01' le dossier n'etablit rien de semblable. Il constate
que peu de jours
apres le 18 juin 1898 M. Goergens de,clana
aMme Ducolomb qu'il etait acheteu1' du Chateau sauf a diS-
euter plus tard du pri .. " ( avec M. Ducolomb. Cette' declaratio
ne signifiait evidemment pas autre chose que ceci, a sayonr
que Goergens etait dispose a acheter si le prix que Iui ferait
Ducolomb lui semblait acceptable. Elle ne comportait aucun
engagement de la part de Goergens
et manifestait simple-
H. ilbligationenrecht. N. 49.
ment son intention d'entrer en pourparlers en vue de l'achat.
TI est. en outre constate qu'apres le 25 juin, date de la
dnclaratlOn sunrappeIee, et jusqu'au 18 septembre 1898,
FIscher a contmue les pourparlers avec Goergens. Mais rien
n'etablit en quoi ces pourparlers ont consiste. La seule chose
qui paraisse
demontree, d'une maniere indirecte, c'est que
leur resultat a
ete negatif et qu'ils ont ete abandonnes. Le
jugement cantonal constate, en effet, qu'll n'est pas etabli
qu l pourpnrlers aient ete continues apres le .18 septembre
et Il tesulte, d autre part, de deux lettres versees au dossier
que vers la
fin du mois d'octobre, soit environ un mois apre;
que les negociations avec Goergens avaient cesse Ducolomb
etait en pourparlers de vente avec M. le profess'eur Pareto.
Dans ces conditions,
il est absolument impossible d'admettre
que Ducolomb ait intentionnellement
traine en longueur les
pourparlerl! avec Goergens, afin de laisser expirer le delai
de trois mois durant lequel son engagement etait valable. Il
n'est pas meme prouve que Goergens lui ait fait une offre
quelconque avant le
1l:l septembre 1898, de sorte qu'il ne
dependait pas de Ducolomb
de l'accepter et de conclure le
marche. Meme si une offre avait ete faite, cela ne suffirait
pas encore;
il faudrait etablir de plus que deja avant le
18 septembre l'offre avait ete faite par Goergens d'un prix
egal a celui pour lequel la propriete a ete vendue le 4 no-
vembre.
Or cette preuve fait totalement defaut.
Cela etant,
il importe peu que Goergens fnt un amateur
serieux et offrant les garanties de solvabilite necessaires
. . '
car SI seneux et si solvable qu'il fut, il n' acependant fait
aucune offre
et n'a en definitive pas achete la propriete de
Ducolomb.
Ces considerations suffisent pour faire admettre le recours
et ecarter la demande de Fischer, car lor8
meme qu'il serait
etabli que la vente faite
posterieurement au 18 septembre
a eu lieu par l'entremise
du demandeur, celui-ci ne pourrait
pas s'en prevaloir pour reclamer l'execution de l'obligation
contractee envers lui par l'acte du 18 juin 1898.
Au reste, les faits constates par l'instance cantonale de-
Civilrechtspftllß'e.
montrent que la vente a eu lieu par l'entremise du notaire
Gaulis
et non par l'entremise de Fischer.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est declare fonde et le jugement cantonal
reforme en ce sens que la demande de J. Fischer est re-
poussee.
50.
U rtei vom 9. ,Juni 1900 i n a en
emeinbe Stloten gegen aHig.
Haftung einer (zürcherischen) Gemeinde für von ihrem Gemeinde-
gutsverwalter ausgestellte und mit falschen Unterschriften weiterer
Personen versehene
Jnhaberobligationen. Art. 846 f. O.-R. -An-
spl'uch
des Klägers nicht aus dem Papiere (weil die Unterschriften
gefälscht ind), sondern aus dem der' Ausstell1 ng und Begebung des-
selben zu Grunde liegenden Rechtsgeschäfte. -Unpräjudicialität
des Strafurteils (das den Gemeindegutsvertvalter wegen Amtsmiss-
brauchs und
Betnngs verurteilt hatte) für die Frage der Haf-
tung
der Gemeinde aus Vertrag. -Vel'bindlichkeit des erklärten
Willens des Gemeindegutsvel'walters, für die Gemeinde zu handeln,
für letzte1'e. -Vertragsbefugnis des Gemeindegutsverwalters ; kanto-
nales Recht. -Al t. 38 O.-R.
A. :nur Urteil vom 13. iJeorllar 1900 l),ü bie I. vpeUa
tioußfammer beß ,ooergerintß be .lfantonß Büri erfannt:
:nie
?Benagte ift fnufbig, bem Stlager 3u oeaal) en: 5000 %r.
neoft Binß 3u 4 % l,)om 2. eoruar 1898 biß 11. i),ol,)emoer
1898 unb 5 0/
von Iet;terem :tlatum an, 5000 r. neoft Bin
3u 5 % )om 11. ilCovemoer 1898 an, aoaügn 1867 tyr. 45 IJ:t .
mert 13. e:ptemoer 1899.
B.
egen btefe Urteil l)at bie JBefragte bie el'ufung an ba
JBunbengerint ertart, mit bem Illntrng, e5 feien bie eingeffagten
orberungen be5 St ager gegenütier ber JBeHagten im ganaen
Umfange 3ll l,)er lJerren.
C. .-J'n ber S)au:ptverl)anblung bor JBunbengertnt erneuert ber
11. Obligationenrecht. No 50.
3M
Illn lJalt ber JBenagten biejrn erttrungnantrag. er !n lJaft ne
jUäger oeantragt lllo lJeifung benfefoen unb JBeftatigung be an
gefontenen Urteil .
:na JBuubengerint aiel)t in nl)ügung:
- em emeinl)erate lOU StIoten lJar bur ?BefnIu13 be
ffiegierungnrate be Stanton Büri Mm 25. IllprU 1874 bie
?Be lJiUigung erteift lJorben, auf ben .-J'nl)a6er lautenbe ,ooligationen
bi auf ben etrag l,)on 350,000 lJr. nu5311gdien. viefe JBe lJH
Hgung lJar urf:prüngIi für bie Illuftiringung ber WCiftef ur
2eiftung einer Suovention an bie ilCationat6al)n ertetu lJorben;
bie emeinbe gao aoer in ber tyofge nu 3u anbern B lJecfen
lJteberl)o(t .-J'nl)aoerotiUgationen au unb fünbigte bte öffentli
an. 150 tft in i) r. 111 ber ilCeuen Bürner Beitung lom 21.
Illprt 1893 eine namen be emeinberate l,)om '-j3rüfibenten
. 6erl)arb edaffene '-j3uolUatiou l,)Ont 18. lll:prH g einen ,Jal)res
l,)eröffentlint, lJona bie :poUtifne emetnbe .!tIoten circa
15- 20,000 lJr. 3ur 1ll6aal)fung gefünbigter ,ooligationen au
entrel)nen funte; in berjeItien ift gefagt: "mir geoen ,ooligationen
"auß alt 3 3/ Ofo l,)er3innli auf brei .-J'al)re feft, mit nad)l)eriger
,,1/ ' . jal)riger Stünbigung. ,offerten finb 3lt rinten an ben Unter
,,3einneten." SDur biere '-j3uolifation i mmlaflt, fet;te fi her
gegen lJürtige Stiager . iiffig in orgelt mit l)em emeil1be
:präfibenten unb mer lJnfter berl)arb 3um B lJecfe be r lJero
)on emeinbcooHgationen in mertitnbung. r er lJarti Mn 'Dem"
leloen je gegen in3al) un9 )on 5000 tyr. 3ul1ünft bie DtiHga
tion ilCr. 550 d. d. 11. )(oventoet' 1892, fpüter bie ,otiligatiou
ilCr. 452 d. d. 2. e6ruar 1894. JBeibe ,obligationen fnuten üoer
5000 tyr. un'o finb 3u 4 % l,)er3innli gefteUt. :nie erftere lautet
auf brei, Me lentere auf 3 lJei ,Jal)re feft, mit fpilterer oeibieitig
freiftel)enber fe monatlid,)er Stünbigung . .-J'n oeiben tyilUen gefnal)
ber rroerb nint im Illmt (ofale 'oe5 emein'oel'riifibenten ober
lSer lJafterß, fonbern im Q:afe d)neeoefi in Büri , lJof)in 6er
l)arb ben Stlüger oriefCid) oeftellt l)atte; e ftef)t aocr feft, ba
oerf)arb baoei nint in eigenem ilCamen, fonbern im ilCamen 'oer
emeinbe gel)anbelt l)at. ,Jn ben ormufaren, auf lJeld)ell bie
eiben DoHgationen aungeftellt finb, ift für bie Illngatie ber
Summe, üoer lJelne bie üoligation aungefteUt lJirb, bes Binne