Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
entfaUenbe, in ber mermaltnng be Jtonfurßamtcß 6ennbnd)e
mnteH an ben mftiuen ber WCaffe beß ( ;l)emann Dfll:ed)t, 10
fönnte bodj bie merfügung be ?Betrei6ungßamteß nid)t gefd)ünt
l )erben. enn nad)' ber m6ftanbnermirung ber ( ;l)efrau fann
jebenfaU nid)t mel)r gefagt merben, bau ba Jtonfurßamt jenen
llnteU für bie 6djufbnerin 6efine, fonbern e übt ben em(1)rfam
au an 6teUe ber im JtoUofation6:plan nod) güftig 3ugeIaffenen
stonfurng!au6iger. mud) l.lon biefem efid)t6:punfte au fonnte bie
stlägerroUe ilt bem ißroöeife barü6er, roem jener mnteH aUß3u
liefern fei, nidjt ben mnfpred)ern ßl. Jtrentel , ie. unb Jton
forten ü6er6unben werben.
emnad) 1)at bie 6d)ulb'6etrei6ung unb st'onfurßtammer
erhnnt:
er mefur mirb augemiefen.
109. Am'il du 9 novembre 1899 dans la cause Ziener.
Poursuite dirigee contre un incapable. Portee de la publication de
la mise sous conseil judiciaire.
- Le 29 septembre 1898, Conrad Ziener, ä. Geneve, a fait
notifie a Fernand Scheimbet, photographe a Geneve, un
commandement de payer
N° 44668 pour 1°, 30 fr., 2°,
54 fr. 60 et 3°, 56 fr. 60, avec interets. Ensuite d'opposition
de Scheimbet, Ziener a requis la
main-levee provisoire qui a
ete prononcee, le 18 octobre 1898, a concurrence d'un mon-
tant de 130 fr. et interets courus, plus un emolument de
fr.
La commune d'origine de Scheimbet ayant requis son inter-
diction, le Tribunal de premiere instance a ecarte cette de-
mande, mais a prononce le 16 novembre 1898, la mise sous
conseil judiciaire de Scheimbet. Au debut de l'instance, soit
par ordonnance
du 12 aout 1898, le sieur Uebersax, agent
d'affaires
a Geneve, avait ete nomme administrateur provi-
soire des biens de Scheimbet.
A la requete de Ziener une saisie fut faite, le 7 novembre
und Konkurskammer. No 109.
1898, en mains d'Uebersax,lequel declara alors ne rien avoir
ni devoir a Scheimbet. Le 8 juillet 1899, une seconde saisie
s'opera en mains d'Uebersax qui porta, cette fois, sur les
sommes ou carnet de Caisse d'epargne qu'il peut avoir ap-
partenant au debiteur.
II. Par memoire du 20 juillet 1899, Uebersax, agissant en
sa qualite d'administrateur provisoire des biens de Scheimbet,
demanda
a l'autorite cantonale de surveillance de prononcer
Ia llnllite
du commandement de payer N° 44668. Le 22 aout
1899, ceIle-ci a admis le recours en declarantle dit com-
mandement sans effet a l'egard d'Uebersax en sa qUl1lite,
comme ayant ete irregulierement notifie, et en ordonnant
qu'il ne puisse
litre procede a aucune executiou en vertu de
eet acte.
Cette decision est motivee comme suit :
Le commandement a
ete notifie a Scheimbet personnelle-
ment, a une epoque Oll il etait pourvu d'un administrateur
provisoire de ses biens, c'est-a-dire d'un representant legal
dans le sens de l'art. 47 LP. Cette notification implique donc
une violation des al. 1
et 2 du dit article. L'exception de tar
divete du recours, soulevee par le creancier, doit etre
repoussee, le delai de dix jours n'etant pas opposable a
Uebersax en sa qualite, car ce n'est pas a lui que le comman-
dement a ete notifie et il se plaint precisement de n'en avoir
pas
eu connaissance.
ID. Conrad Ziener a recouru en temps utile au Tribunal
federal contre ce procede concluant a son annnlation et a ce
que le commandement
N° 44668 et les actes de poursuite
subsequents iront leur voie.
Statuant sur ces (aits..et considerant en droit :
- Le recourant fait valoir en premier lieu que la plainte
du 20 juillet 1899 adressee a l'autorite cantonale par
Uebersax en sa qualite d'administrateur provisoire des biens
et de la personne de Scheimbet, n'etait pas recevable pour
cause de tardivete.
C'est a bon droit cepenaant que l'instance
cantonale a repousse
ce moyen comme mal fonde. Ce moyen
ne saurait
litre admis non plus par le Tribunal federal, alors
Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
meme que l'on pourrait tenir compte de l'alIegue du recou-
rant consistant
a dire qu'Uebersax avait eu connaissance
des le 7 novembre 1899 du commandement notifte a Scheim-
bet le
29 septembre precedent, allegue qui n'avait pas ete
formule devant
l'autorite genevoise, ainsi que cela resulte de
la reponse
de celle-ci. En effet, les actes de poursuites diriges,
en violation de l'art. 47 LP, contre un incapable au lieu de
l'
etre contre son representant legal au sens du dit articlei
sont nuls de plein droit.
Des lors le representant agissant en
cette qualite peut se prevaloir
en tout temps de cette nullite
sans
que le delai de dix jours de l'art. 17 lui soit opposable
(v. Archives I, N° 8, arret en Ia cause Gut).
2. TI Y a donc lieu d'examiner la decision attaquee quand
au fond. TI est a remarquer tout d'abord que le recourant
Ziener a fait valoir devant l'instance cantonale qu'il ignorait
Ia nomination d'Uebersax comme administrateur provisoire
des biens
de Scheimbet et que le jugement du 12 aoftt qui
l'avait ordonnee, n'avait pas ete porte a la connaissance des
tiers.
Ces affirmations snpposees etablies, la question se
pose, en
effet, de savoir si le dit jugement peut avoir pOUT
consequence d'invalider les actes de poursuite de creanciers
qui n'ont pas
ete mis en mesure, ni par un avis officiel ni
d'une autre maniere quelconque, d'en obtenir connaissance.
TI convient de rapporler sur ce point la maniere dont la loi
federale du 22 juin 1881 sur la capacite civile a tranche
cette me me question de principe. Cette loi dispose, dans son
.. art. 6, que les restrietions apportees a Ia capacite civile ...
... ne sont opposables au tiers de bonne foi qu'a partir du
.. moment ou elles ont ete rendues publiques par un avis in-
.. sere dans une feuille officielle du canton dans Ieq uel la
mise sous curatelle a ete prononcee ....
D'apres ce texte, les contrats concius par des incapables
avant la publication
de leur mise sous curatelle ont donc Ia
meme force vis-a-vis des tiers de bonne foi que s'lls avaient
ete conclus par des personnes jouissant de leur pleine capa-
cite
civile. TI est evident que c'est l'interet de la securite et
de la loyaute des transactions qui a amene le legislateur a.
und Konkurskammer. No 109.
eettesolution. Or celle-ci s'impose a plus forte raison encore
en matiere d'actes
de poursuite qu'en matiere de contrats.
Le creancier poursuivant ne se trouve pas ordinairement en
rapport direct avec le debiteur
comme c'est le cas entre per-
sonnes
qui font un contrat, et i1 est, des lors, encore moins
en etat de se convaincre personnellement de l'absence chez
son debiteur
des qualites legalement requises pour la capa-
cite civlle. Ensuite, II ne s'agit pas pour lui d'acquerir un
nouveau droit
et de s'exposer ainsi au seul risque d'une
perte
de gain en cas de nullite des actes de poursuite
diriges contre
son debiteur personnellement. Ce qu'il veut,
c'est de faire valoir
un droit deja acquis et l'annulation des
actes
de poursuite, accomplis souvent depuis longtemps deja,
aurait ordinairement pour consequence de compromettre pro-
fondement ses interets legitimes. TI suffit, ä. eet egard, de se
representer le
cas OU d'autres creanciers auraient obtenu
entre temps
et a son prejudice des saisies fructueuses.
D'autre part,
enftn, la dite solution n'entraine pas de lesion
reelle
et injustifiable des interets du debiteur poursuivi. Soit
eelui-ci, soit son representant auront toujours la possibilite
de former opposition
apres les delais en conformite de l'art.
LP, ou, du moins, d'intenter une action en repetition
(art. 86 LP). En dehors de cela, il reste encore au poursuivi
le droit d'actionner en
dommages-interets les autorites tute-
laires dont la responsabllite legale se trouverait engagee a
teneur des dispositions du droit cantonal.
3. D'apres ce qui vient d'etre dit, il importe tout d'abord
de savoir en fait si, oui ou non, et, le cas ecMant, a quel
moment la nomination d'Uebersax
comme admiuistrateur
provisoire
de Scheimbet.a ete publiee et si, oui ou non, et,le
cas echeant, ä quel moment le recourant Ziener a eu connais-
sance de eette nomination autrement que par les publica-
tions.
Si les actes de poursuite dont il s'agit tombent sur des
epoques ou la nomination etait deja publiee ou du moins
connue de Ziener, la diminution de la capacite civile du de-
biteur poufl:mivi, prevue par l'art. 458 du code de procedure
civile genevoise, doit etre opposable au poursuivant. En
Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
d'autres termes, les actes de poursuite n'ont pu acquerir
aucune force juridique en faveur de Ziener, car, d'apres 1'1n-
terpretation donnee au dit article par l'instance cantonale, Ia
personne pourvue d'un administrateur legal est ä. considerer
comme incapable.
Au cas contraire, ces ades doivent etre
tenus pour valables ä. fegard de Ziener comme si l'ordon-
nance du juge du 12 aoftt 1898 n'etait jamais intervenue.
Or, en l'espece, le contenu du dossier ne permet pas d'e-
tablir d'une manie re suffisante les circonstances de fait en
question. Les pie ces ne renferment qu'une simple affirma-
tion du recourant lui-meme. On peut invoquer, il est vrai, en
faveur de cette affirmation que l'instance cantonale ne l'a
pas expressement contesMe. Mais cela suffit d'autant moins
comme preuve de son exactitude que 1'on peut aussi cou-
cIure du silence de l'autoriM genevoise qu'elle n'a pas cru
devoir attribuer d'importance
aces allegues pour la decision
meme de Ia cause. Dans ces conditions, il se justifie de ren-
voyer l'affaire devant I'instance cantonale afin qu'elle complete
l'instruction dans le sens susindique
et juge ensuite ä. nou-
veau en se basant sur les considerants de droit du present
arret.
Par ces motifs,
la Chambre des poursuites
et des faillites
prononce:
L'affaire est renvoyee
ä. l'instance cantonale dans le sens
des considerants.
110. ntfd)eib l)om 10. ol)ember 1899 in ad)en
mud)müHer unb .reonforten.
Kompetenzen der e1'sten Gläubigerve1'sammlung, Art. 238
Betr.-Ges. Bedeutung des Ausdruckes F1'agen, deren Erle-
digung keinen Aufschub duldet. Stellung des Bundesge-
richts, Art. 19 eod.
- m 20. Wtai 1899 rourbe burd) ben erid)tß:priijibenten
l)on miel gegen rau ,3ol anna Sjebroig )ago ge6. morner ber-
Stonfur erfannt. .Bur WtaHe geöogen wurbe u. a. eine mefif;)ung
und Konkurskammer. N° 110.
an ber übergaHe in miet im runbjteuerfd)atungßUlerie l,)on
38,630 r., Ule d)e a(ß Unter:pfanb aftet für lYorberungen ber
Sj ):potnefartaffe beß .reantonß mern, l,)on . mud)müUer, ierarat
in BOf;?ro )I unb l)OIt . WtaiUaunBucain, fffieinnanb er in enf.
)iefe mefit?ung Ular burd) Jtaufnertrag l,)om 4. Wtiir3 1899 l)on
rau 'I;ago an . incent, 'iffieinnlinbfer in mief, l,)erfauft Ulor
ben. ,3m Beitpunfte ber .reonfurnerfennung Ular a6er ber .reauf
ertrag nod) nid)t gefertigt. )ie am 8. ,3uni 1899 ftattgefunbene
erjte täuoiger"erfammtung befd)lo% mit 6 gegen 3 6ttmmen,
e fei ber ml.liinnte Jtaufuertrag l,)om 4. Wtiir3 1899 3u ge
nenmigen unb bie nUliUigung 3ur lYer1igung beß ertr(tgeß 3u
erteilen, ref:p. bie betgegen eingelegte jßroteftation urücf3u3ienen.
n. WCit d riftfat? l,)om 12. ,Juni 1899 erl)o6 ber rliu6iger
jßauI arnier bei ber lantonalen muffid)tß6el)örbe unter anberm
Ulegen Unangemeffenneit unb llled tßUltbrigfeit beß ilOrgenetnnten
mefd)luffeß mefd)Ulerbe. )erfeI6e, fünrte erauß, Ulenbe ba ge
fetmte Wtaffagut einem etn3elnen lliu6iger au feiner )ecfung 3U;
Stiiufer incent UloUe niimItd) ben .reauf:preiß mit fetnen %or
berungen "emd)nen. )er efd)lu% fei aud) gefef;)Ulibrig, UleU er
bie erUlertllng bCß l)au:ptfäd)1id)ften Wtaffaguteß fd)on etn bel'
erften (liu6igerl,)erjammlung bebelIte, ol)ne baU )ringUd)feit im
6inne l)on rt. 238 metr. ef. l)orge egen a6e, unb roeH ferner
bie nad) rt. 256 erforberlid)e inroiUigung ber qsfaltbgl iu6iger
3ur ornal)me eine freil)iinbtgen erlaufe gefel)ft a6e.
III. :nurd) tfd)eib l,)om 6. uli 1899 ertriitte bie ufiid)t
6el)örbe für ben .reanton mem bie mefd)roerbe für begrünbet unh
l)ob ben angefod)tenen mefd lu% etuf. .
Bur
megrünbung mad)te fie gettenb: Ü6er bie ornal)me l)on
erfiiufen au freier S)anb 3U 6ejd)Uefjen, fet bie erfte Umbiger
l,)erfammlung nad) rt. 23.8 metr. ef. nur bann 6efugt, Ulenn
bie eriiuBerung feinen uffd)u6 leibe. )a bie erauBerung ber
fragHcf)en 2tegenf d)aft beaUl. Me enel)migung beß jtetufl)ettrage
"om 4. WCiir
ö
1899 im n1ereffe ber Wtaffe feinen muffd)u6 ge
fitten, Ulerbe nun alier "on ben lliu6igern, bie i)em mefd)Iuffe
6eigeftimmt a6en, in il)ren egenliemerfungen 3ur l)orUegenben
mefd)roerbe nitl t 6el)etu:ptet unb fei aud) nid)t aUß ben ften er
fid tUcf). on einermefugniß ber liiu6igerl)erfetmmlung l)om
- ,3uni 1899, ben in r lge ftenenben meld)Iu% 3u faffen, lönne