Wage attachment may be reviewed only for arbitrariness

BGE 22 I 266Raccolta ufficiale del Tribunale federale (DTF) / Volume I18 giu 1895Dismissed

Sintesi

At Zosso’s request, an attachment was levied on Breittmayer’s salary of CHF 50 per month, later increased by the Vaud supervisory authority to CHF 75. Breittmayer challenged the increase before the federal debt-enforcement chamber, arguing only that the attachment was set too high. The court held that the fixing of wage attachments under Art. 93 LP is primarily a matter of factual appreciation and that federal review is limited to legal error, denial of justice, or serious arbitrariness under Art. 19 LP. Because no arbitrary assessment was shown, the recourse was dismissed.

Regest

Art. 93 LP; Art. 19 LP; wage attachment and scope of federal supervisory review: the determination of the amount necessary for the debtor’s maintenance depends chiefly on factual appreciation. Decisions of cantonal supervisory authorities fixing the attachable portion of salary are, as a rule, upheld; federal intervention is admissible only where the cantonal authority violated the law, committed a denial of justice, or made a manifestly arbitrary assessment of the established facts. Mere disagreement with the weighing of circumstances does not suffice.

Testo completo

C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- muffid)tnlie9örbe 9ci6e feine mU5fü9rnngen vetreffenb Unaulöngfid) fett fetne5 209ne ntd)t in ßweifeI gcaogen, fo vietet für eine fold)e mnnQ9me ber Umjtanb aUern, ba% in ben (hwiigungen biefer QruffteUung ntd)t rwii9uung getan tft I nid)t genügenb S) anb

Q Ve. QrU5 biefen rünben 9Qt bie 6d)urbvetrei ung ; unb Jtonfur lammer erfannt: :Der lRefurß Wirb aIß un egrünbet avgewiefen. 41. Arrtnt dlt 21 janvier 1896 dans la cause B1'eittmayer. A Ia requisition de A. Zosso, negociant a Montreux, une saisie a ete pratiquee Ie 17 octobre 1895 sur Ie salaire de H. Breittmayer, controleur au Kursaal de Montreux. L'office des poursuites a fixe a 50 francs par mois la retenue a operer sur le salaire. Le 21 octobre, Ernest Perret, a Montreux, et Henggeler-Graf, a Lausanne, ont aussi requis des saisies contre H. Breittmayer. Le 24 octobre, l'office adresse u-n nouveau pro ces-verbal constatant que ces deux creanciers etaient admis a participer a Ia saisie du 17 octobre. A. Zosso s'est alors adresse a I'autorite inferieure de surveillance afin d'obtenir une augmentation de la retenue mensuelle sur le sg,laire de son debitenr. La plainte ayant ete ecartee, il a defere le cas a l'autorite cantonale de surveillance en faisant valoir que H. Breittmayer aurait un gage mensueI de : Fr. 200 comme controleur au Kursaal, et 100 comme employe de Ia mais on Erath de Geneve, Fr. 300 au total; qu'il n'a pas d'enfants et n'a des lors pas besoin pour lui et sa femme de 250 francs par mois. Le re- cours ayant eM communique a l'office des poursuites de Mon- treux, ceIui-ci a confirme que H. Breittmayer gagne 200 fr. par mois, mais iI a conteste qu'il soit l'employe de la maison Erath, I'administration du Kursaal lui ayant refuse son auto- risation dans ce but. Il ajoute que Breittmayer est marie et und Konkurskammer. N° 41.

ses fonctions l'obligent a tenir un certain rang. Invite de que cote a fournir Ia preuve du fait que Ia maison Erath paie- son .,' 1'(' Z ait 100 francs par mOlS a Brelttmayer, e cröanCIer osso a r roduit une declaration du directeur du Bureau general de p nseignements de Montreux, a teneur de laquelle:NI. G. Erath re . I" a Geneve emploie les services de Breittmayer et m pale 100 francs par mois. Par decision du 18 novembre, I'autorite cantonaIe a admis Ia plainte de Zosso et fixe a 75 francs par mois Ia ret? ue a operer sur le salaire du debiteur B:eittmaner. Cette. declSlon est motivee comme suit : Il est acqms, ensmte des PIe ces ver- sees au dossier, que le debiteur gagne 300 francs par is. Ses fonctions de controleur au Kursaal de Montreux Im Im- posent certaines depenses de t?ilette ont il a eu de :enir serieusement compte en vue d une same apphcation de I art. 93 LP. En outre, il faut envisager comme plutot couteuses Ies conditions de la vie materielle a l 1ontreux. D'autre part, les charges de familIe du debiteur se reduisent a son entretien personnel et celui de sa femme. Des lors, il apparait que Ia retenue mensuelle sur son salaire peut etre eIevee de 50 a 75 francs. Par lettre adressee de Montreux, le 28 novembre, au Bureau federal de la poursuite aBerne, H. Breittmayer a declare recourir contre Ia decision de la Cour des poursuites du can- ton de Vaud. Il n'allegue aucun motif a l'appui de son recours, se bornant a dire qu'une retenue de 75 francs a ete autorisee sur son salaire de 200 francs par mois comme controleur au Kursaal. Le recours a ete transmis au Tribunal federal, en applica- tion des dispositions transitoires de Ia Ioi federale du 18 juin 1895 lui transferant la haute surveillance en matiere de pour- , suites pour dettes et de failIites. . Statuant sur ces faits et considerant en drott : 10 L'art. 93 LP. donne en premiere ligne au prepose aux poursuites le droit de decider si et dans quelle n:esure les, s laires et traitements peuvent etre saisis, sans prlver le debl- teur de ce qui lui est indispensable pour lui et sa famille. La

C. Entscheidungen der SchuJdbetreibungs- solutiou de cette questiou depend essentiellement de l'appre- ciation des circonstances de fait, et non de l'interpretation de la loi. En consequence, lorsque la decision d'un pn3pose est deferee äl'autorite de surveillance, celle-ci a, dans la regle, uniquement ä. examiner si elle correspond aux circonstances ou non, et son prononce ä elle-mnme repose essentiellement aussi sur une appreciation de circonstances de fait. Or, comme une decision de l'autorite cantonale de surveillance ne peut Mre deferee ä l'autorite de surveillance federale que lors- qu'elle a ete rendue contrairement ä la loi, ou implique un deni de justice ou nn retard non justifie (art. 19 LP.), il suit de Iä. que les decisions d'autorites cantonales fixant la mesure dans laquelle un salaire ou traitement peut tre saisi, doivent, dans la regle, Mre maintenues. L'autorite superieure ne peut apprecier ä nouveau Ies faits, que lorsqu'il apparait que l'au- tonte cantonale de surveillance a fait de son droit d'apprecia- tion un usage arbitraire et meconnu gravement des faits acquis, au prejudice du creancier ou du debiteur. Dans uu tel cas a Ia verite, Ia decision cantonale pourrait etre attaquee devant l'autorite federale, parce qu'elle constituerait une vio- lation de Ia loi ou se caractenserait comme un deni de justice materiel (voy. decision du Conseil federal sur le recours Hodel, Archives, I, N° 12). 2° Dans I'espece, il n'apparait cependant en aucune ma- niere que Ia Cour des poursuites du canton de' Vaud ait apprecie arbitrairement les faits de Ia cause, ou neglige de tenir compte de circonstances importantes. Au surplus,le re- courant n'ayant enonce aucun motif a l'appui de son recours, on ne voit pas sur queis points il conteste les appreciations de Ia dite Cour. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faHlites prononce: Le recours est ecarte comme non fonde. und Konkurskammer. N° 42.

  1. ntid)eib ))om 29. 3anuar 1896 in 6a ien ))on 'lCrr.
  2. met einer am 20. 3uH 1895 gegen rau WCina ))on 'lCrr mtngefü'9rten q3fänbung 1 aren ber. 0d)ulDnerin unter anberm fünf metten a' stom:peten3ftüde liefaifen worben. 'lCm 13. s)luguft fanb bie 18erftetgerung ftatt. :vief e fit 1rte 3ur :vectung ber in etreibung gelegenen orberungen unb e .bließ ber iu( nenin 1 on ben ge:pfänbeten egenftänDen no i etn 0 i1afbtl,lan ubng. ilenterer 1 urbe etm 14. 'lCuguft. für eine orberung tlon . trant unD ileber tn mrugg im au:ptuetrage tlon 65 r. 80 t . mtt 'lCrreft befegt. Bu ,)or '9atte rau l,lon S)lrr eine er metten, bie t'9 r ag stom:petenöftüct Maffen worben IU aren, l,lerauaert.
  3. egen bie ef i(agna'9me be 0 irafDi ,)an bef iwerte fi i He d)ulbnerin 6ei ber untern 'lCuf itßb:'9ßrbe, U erfeI6e gemäa 'lCrt. 92 be etreibunßngefene un:pfcmbbar. let. :Vte. e fd) 1 erbe wurbe jebo i am 29. S)l.ugnft 1895 augew:ef:n, lUet! eß uid)t ange'ge, baa ein 6 iuUmer bte tl)m al 9CotbebCtrr uberfaffenen. egenftänbe gan3 ober aum :tei! l,leräuaere unD 'lCnf:pru i auT anbete er'gebe. . . " . :viefer ntf ieib würbe an bie fantonCtfe 'lCuflt it 6e'9or.b wel geaog en , ))on biefer jebo i am 28. 0e:ptem6er 1895 6eft antgt. bne ging babet im 1 efentli ien bnn Der r uägung "a , baa letne: Bett ben ?8er'9äftniffen bur i bie merfafjung l,lon funt etten gebu'9renb ecf)nung getragen worben fei, unb ba rau bon ,'lCrr, 1 c,un fie nad)l)er eine Der stom:petenaftülfe erau13ert l)abe,. bte auf tl)t' milifo beluerffteUigt l)a6e; e gel)e nt it etn, baa em ,: iulbner bie 1'9m 6ei einet' q3fänbung übedaffenen om:petennftud'e gema ober teHwelfe l,let'äunere unb bann na il)er uteber gan3ung ber stomj)etenöftitcte anuege'9ren bürte.. . , , iegegen !jat retu WCina ,)on S)lrr re it3ett:fl an bte Dber autfi itnbel)ßrbe returriert. ie o.:Ctntrantf e fet er, 'lC:ref t a gefenwibt'ig ctUf3 u l)e6en unb ber S iletfbtNln, an bte. efurren,tm nb3ufü'9ren. :vie 18erarreftierung be 0 irafbll,lan fet. ungefe !t. i, lufrb 6el)au:ptet, weil fie ber efurrentin baß notwenntge WCo6thar entaie'ge, bnß gemä13 S)Xrt.92 unb 275 be metreIßungngefene eber ge:pfänbet uo i berarrefttert 1 erben bürfe.

Parole chiave

debt enforcementwage attachmentsupervisory reviewarbitrarinessmaintenance needssalary seizure