578 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
arißI eil unftattnaft, aufgenoben; .5;1. ienfer a6e in affen
SnfhmAen bie onen sU a en rell' bem meid) erbefüt;rer
mit 17 r. 10 t!5. 3U erfenen unb inm uberbie!5 eine r03en
enti ibigung on 40 t. aU reiften.
E. Sn feinet ernet;mlanung auf biere mefdJnerbe fünrt ber
eturßbenagte im eient1id)en au!5: mad) ben rf!ärungen
ber egenl'adei bor bem illneftrid)tet I bei eld)en biefel6e
neuerbing bet;aftet erbe, ftet;e feft, bau ein3igcr 3nt;aber bel:
irma . rolaq u. ie. unb einniger d)ulbner 'oc mefurg,
beflagten . rolar(l; fei, eldJet ebenfaffg alg ein3iger igen.
tt;ümer De illneftobiefte erfcf eine. insig gegen . rolaq
ve
r
l
önli
d) un'o nid)t gegen eine .offeml.lgeieUfd)aft, bei etd)er
mn30fen bett;eiHgt jeien, tid)te fid) 'oat;er Aur .Bett ber i!trreft.
Bb el.lentueff aud) mitil fur bie orberung beg mefurg
benagten nod) t;aftbar gemad)t werben rönnte, liege t;ier gar
nid)t in tage. enn mira fei riingft aug l:ier irma aug
ge d)ieben unll t;abe an ben amniden Bbjeften jelbft feinetiei
med)te; gegen it;n iei ber i!ttte e'oer bedangt nod) benmigt
worben. . rolaq aber fei ugeftanbenermaFen nidlt ran30je
un'o tönne lid) bat;et auf r . 1 beg ft'an3öj'iid)'fcf eiAerifcf en
tantni edrageg und) feftftet;en'oer raniI nicf t berufen. em
nad) erbe beantragt: illbweifung 'oeß lReturfeg 'oer itma .
rolaq u. ie" be3 . . rolaq u. ie. in Eiq., beb . l:ieten
lenten un'o alleinigen 3nf aber be . Eiquibator .5;1. ufta .)
rolaq, in atig, unll meftätigl1ng ber angefod)tenen ntfd)ei
bung ber lRerurnfammer beg Bbergeticf teg beg antl,)n .Bürief)
baUd ben 1 O. S:5entember 1886, unter stoften unb nt;d)/i'oi.
gunggfo1ge fur bie rgennartei.
ag munbeggeridlt biet;t in rnägung :
nacf ben orbringen 'beiber arteien i)or 'oem i!trreftrid)ter,
efcf e ie1bfti)ernänblid) mauge'benb bleiben muffen, 1ft alg i!tr.
renbeflagter sweifeUog . rolar u betrad)ten. 1)a nun .
rolar;!; liugeftan'oenermauen nid)t rannole ift, i!trt. 1 beg ief) et.
3erifd)'fran3öfiid)en erid)tgftanbni)edrageg aber fid) nacf feft
jlef en'oer ranig nur aur S:5treitigfetten 3 iid)en rctn8ofen unb
d) eiAern be3ient, ;0 mun 'oer lRefurs onne weiterg alg uno
begrun'oet abgeniefen er'oen. er Uutftanb, ban .' rolar(l; in
.
11. Ausliefurung. No 83.
ranheid) unter einet irma ein .5;Ian'oe gefd)lift betreibt än
bed t;ieran felbfti etftän'olicf nict;tg. m3ie eg fief) i ernielte, enn
ber illtreft gegen eine in tanfreief) 'oominilitte oUeftil.lgefeff.
fd)aft gelegt wäre, ift bemnad) nid)t 3U unterfuef)en, benn blefet
aff Hegt in concreto nid)t i)or.
emnad) .1)at bag munbeggerict;t
erfannt:
er lRefur irb al unbegrunbet abge l'ieien.
11. Auslieferung. -Extradition.
Vertrag mit Frankreich. -Traite avec Ia France.
83. Arnlt dans la cause Pellegrin du 2 Octobre 1886.
Par arret du 15 Janvier 1875, Ia Cour d'Assises du de-
partement des Alpes-Maritimes, seant a Nice, a condamne
par contumace Ie sieur .lean Pellegrin, ne a Grasse, alors
age de 17 ans et demeurant a Nice, a cinq ans de reclusion
comme coupable d'avoir en 1874, a Nice, commis un ou
plusieurs attentats a Ia pudeur, consommes ou tentes sans
violence. sur la personne d'une enfant agee de moins de 13
ans, crime prevu par l'art. 331 du code penal.
Par note
du 2 Septembre 1886, l'ambassade de France en
Suisse a demande au Conseil federall'extradition de eet in-
culpe, arrete et detenu a Geneve.
Dans son interrogatoire devant Je commissaire de police
de Geneve, Pellegrin a reconnu avoir ete l'objet de la con-
damnation susmentionnee', et declare refuser formellement
d'accMer
a son extradition, attendu qu'aux termes de l'art.
du traite d' extradition entre Ja Suisse et la France du 9
Juillet
1869, l'extradition peut etre refusee si la prescription
de Ja peine est acquise d'apres les lois du pays Oli le prevenu
s'est
rMugie; le prevenu ajonte qu'aux termes du code penal
580 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
genevois, les attentats 11 la pudeur sans violence ne sont
punis que des peines correctionnelles, et que la condamna-
tion prononcee contre lui est des lors prescrite.
Par
office du 1.0 Septembre 1886, le Conseil d'Etat de
Geneve fait observer de son cOte au Conseil federal qu' en
effet.les peines correctionnelles se prescrivent, a teneur des
dispositions du code penal genevois, par cinq annees revolues
11 compter de la date des jugements qui les ont prononcees;
qu'il
est evident que si le delit impute a PellegTin mit ete
commis 11 Geneve, celui-ci aurait ete condamne correction-
nellement ; que par consequent sa peine serait prescrite et
qn'il semble ainsi tout-a-fait equitable de refuser l' extradition
requise.
Par
office du 18 dit, le Conseil federal a transmis au Tri-
bunal fMeral le dossier de 1'affaire, en l'invitant a pronon-
cer conformement
a rart. 58 de la loi sur l'organisation judi-
ciaire fMerale.
Statuant sur ces faits et considerant en droit :
1 ° Les diverses conditions auxqnelles le traite du 9 Juillet
1869 subordonne l'extradition, et notamment celle imposee
11 son art. 6 alinea 1. se trouvant remplies dans l'espece, il ne
reste plus qu'a examiner le merite de l'objection tiree par
le sieur Pellegrin de rart. 9 ibidem.
20 Cet article dispose que I'extradition pourra elre refusee,
si la prescription de la peine ou de l'action est acquise d'a-
pres
les lois du pays ou le prevenu s'est refugie, depuis les
faits imputes ou depuis la poursuite ou la condamnation.
Le Tribunal federal, appele precedemment a se prononcer
sur la question
de savoir si les termes la prescription de
la peine, dont se sert l'article ci-haut reproduit, doivent
etre entendus de la peine proponcee dans e pays requerant
ou de la qualification penale et de la peine qui eussent ele
applicables dans le pays requis aux termes de ses lois, - a
estime plus conforme aux origines du traite, ainsi qu'au
textede l'art. 9
precite, d'admettre la seconde de ces alter-
natives, et, d'accord d'ailleurs
avec l'historique donne par
Billot (Traite de l' extradition, page 227), de se rMerer a cet
egard aux lois du pays de refuge.
1I. Auslieferung. N° 83.
3
Il y a d?nc lieu d rnchercher si la peine qui mit pu
etre prononcee
en apphcatlOn des lois genevoises contre l'in-
culpe pour attentat a la pudeur sans violence sur une enfant
de moins de 13 ans, serait actuellement prescrite.
Cette question doit etre resolue affirmativement: en effet
a teneur de l'artic1e 278 du code penal genev.ois, l'attentat
Ja pudeur sans violence commis sur la personne d'ull enfant
age de moins de 14 ans est puni d'un emprisonnement d'un
mois a deux ans, soitd'une peine correctionnelle aux termes de
l'a.rt. 9 du me me code, et les peines correctionnelles se pres-
c:lvent, conformement arart. 67 ibidem, par cinq annees
revolues a compter des jugements qui les ont prononcees' il
en esult.e. que le sieur Pellegrin est aulorise a exciper 'de
la dlSPOSltlOll de rart. 9 du traite du 9 Juillet 1869.
Dans cette situation il n'y a pas lieu d'obtemperer en l'es-
pece, a la requete de l'ambassade de France. '
Par
ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
- 0 L' extradition de leaD Pellegrin est refusee.
2° Le dit sieur Pellegrin sera mis immMiatement en li-
berte, s'il n'est detenu pour autre cause.