Convention internationale contre le dopage dans le sport

0.812.122.2Multilateral International Treaty1 déc. 2008

Ouvrir la source

Conclue à Paris le 19 octobre 2005
Approuvée par l’Assemblée fédérale le 13 juin 20081
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 23 octobre 2008
Entrée en vigueur pour la Suisse le 1erdécembre 2008

(État le 1erjanvier 2026)

La Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture ci-après dénommée «l’UNESCO», réunie à Paris
du 3 au 21 octobre 2005 en sa 33esession,

considérant que le but de l’UNESCO est de contribuer à la paix et à la sécurité en favorisant la collaboration entre les nations par l’éducation, la science et la culture,

se référant aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme,

considérant la résolution 58/5 adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 3 novembre 2003 sur le sport en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix, notamment son par. 7,

consciente que le sport doit jouer un rôle important dans la protection de la santé, dans l’éducation morale, culturelle et physique et dans la promotion de la compréhension internationale et de la paix,

notant la nécessité d’encourager et de coordonner la coopération internationale en vue d’éliminer le dopage dans le sport,

préoccupée par le recours au dopage dans le sport et par ses conséquences sur la santé des sportifs, le principe du franc-jeu, l’élimination de la fraude et l’avenir du sport,

consciente que le dopage met en péril les principes éthiques et les valeurs éducatives consacrés par la Charte internationale de l’éducation physique et du sport de l’UNESCO et la Charte olympique,

rappelant que la Convention contre le dopage et son protocole additionnel adoptés dans le cadre du Conseil de l’Europe sont les instruments de droit international public qui sont à l’origine des politiques nationales antidopage et de la coopération intergouvernementale en la matière,

rappelant les recommandations sur la question adoptées lors des deuxième, troisième et quatrième Conférences internationales des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’éducation physique et du sport, organisées par l’UNESCO à Moscou (1988), à Punta del Este (1999) et à Athènes (2004), ainsi que la résolution 32 C/9 adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO à sa 32esession (2003),

gardant à l’esprit le Code mondial antidopage adopté par l’Agence mondiale antidopage lors de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport à Copenhague, le 5 mars 2003, et la Déclaration de Copenhague contre le dopage dans le sport,

consciente aussi de l’influence que les sportifs de haut niveau exercent sur la jeunesse, Ayant présente à l’esprit la nécessité permanente de mener et de promouvoir des recherches dont l’objectif est de mieux dépister le dopage et comprendre les facteurs qui en déterminent l’utilisation, afin de donner toute l’efficacité possible aux stratégies de prévention,

ayant aussi présente à l’esprit l’importance de l’éducation permanente des sportifs, du personnel d’encadrement des sportifs et de la société dans son ensemble pour prévenir le dopage,

consciente de la nécessité de donner aux États parties des moyens accrus de mettre en oeuvre des programmes antidopage,

consciente que les pouvoirs publics et les organisations sportives ont des responsabilités complémentaires pour ce qui est de prévenir et de combattre le dopage dans le sport, en particulier pour veiller au bon déroulement, dans un esprit de franc-jeu, des manifestations sportives et pour protéger la santé de ceux qui y prennent part,

sachant que les pouvoirs publics et les organisations sportives doivent œuvrer ensemble à la réalisation de ces objectifs, en assurant toute l’indépendance et la transparence voulues à tous les niveaux appropriés,

résolue à poursuivre et à renforcer la coopération en vue d’éliminer le dopage dans le sport,

sachant que l’élimination du dopage dans le sport dépend en partie d’une harmonisation progressive des normes et des pratiques antidopage dans le sport et de la coopération à l’échelle nationale et mondiale,

adopte, le 19 octobre 2005, la présente Convention:

I. Portée

Art. 1 But de la Convention

La présente Convention a pour but, dans le cadre de la stratégie et du programme d’activités de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation physique et du sport, de promouvoir la prévention du dopage dans le sport et la lutte contre ce phénomène en vue d’y mettre un terme.

Art. 2 Définitions

Ces définitions s’entendent dans le contexte du Code mondial antidopage. En cas de conflit, toutefois, les dispositions de la Convention l’emportent.

Aux fins de la présente Convention:

  1. Par «laboratoires antidopage agréés», on entend les laboratoires agréés par l’Agence mondiale antidopage.
  2. Par «organisation antidopage», on entend une instance responsable de l’adoption des règles à suivre pour mettre en route, appliquer ou faire respecter tout volet du processus de contrôle du dopage. Ce peut être, par exemple, le Comité international olympique, le Comité international paralympique, d’autres organisations responsables de grands événements sportifs qui procèdent à des contrôles à cette occasion, l’Agence mondiale antidopage, les fédérations internationales et les organisations nationales antidopage.
  3. Par «violation des règles antidopage» dans le sport, on entend une ou plusieurs des violations suivantes: (a) la présence d’une substance interdite, de ses métabolites ou de ses marqueurs dans le corps d’un sportif; (b) l’usage ou la tentative d’usage d’une substance ou d’une méthode interdite; (c) le refus de se soumettre à un prélèvement d’échantillons après notification conforme aux règles antidopage en vigueur, ou le fait de s’y soustraire sans justification valable ou de l’éviter par tout autre moyen; (d) la violation des exigences de disponibilité des sportifs pour les contrôles hors compétition, y compris le non-respect par les sportifs de l’obligation d’indiquer le lieu où ils se trouvent et le fait de manquer des contrôles dont on considère qu’ils obéissent à des règles raisonnables; (e) la falsification ou la tentative de falsification de tout élément du processus de contrôle du dopage; (f) la possession de substances ou méthodes interdites; (g) le trafic de toute substance ou méthode interdite; (h) l’administration ou la tentative d’administration d’une substance ou d’une méthode interdite à un sportif, ou l’assistance, l’encouragement, le concours, l’incitation, la dissimulation ou toute autre forme de complicité entraînant une violation ou une tentative de violation des règles antidopage.
  4. Aux fins du contrôle du dopage, on entend par «sportif» toute personne qui pratique une activité sportive au niveau international ou à un niveau national tel qu’il est défini par l’organisation antidopage nationale concernée et accepté par les États parties, et toute autre personne qui pratique un sport ou participe à une manifestation sportive à un niveau inférieur accepté par les États parties. Aux fins de l’éducation et de la formation, on entend par «sportif» toute personne qui pratique un sport sous l’autorité d’une organisation sportive.
  5. Par «personnel d’encadrement des sportifs», on entend tout entraîneur, soigneur, directeur sportif, agent, personnel d’équipe, officiel, personnel médical ou paramédical qui travaille avec des sportifs ou qui traite des sportifs participant à une compétition sportive ou s’y préparant.
  6. Par «Code», on entend le Code mondial antidopage adopté par l’Agence mondiale antidopage le 5 mars 2003 à Copenhague et joint à l’appendice 12de la présente Convention.
  7. Par «compétition», on entend une épreuve, un match ou une partie unique, ou un concours sportif donné.
  8. Par «contrôle du dopage», on entend le processus englobant la planification de la répartition des contrôles, la collecte des échantillons et leur manutention, l’analyse en laboratoire, la gestion des résultats, les auditions et les appels.
  9. Par «dopage dans le sport», on entend un cas de violation des règles antidopage.
  10. Par «équipes de contrôle du dopage dûment agréées», on entend les équipes de contrôle du dopage opérant sous l’autorité d’une organisation antidopage nationale ou internationale.
  11. Par contrôle «en compétition», dans le but de différencier en compétition et hors compétition, et sauf disposition contraire à cet effet dans les règlements de la fédération internationale ou de l’organisation antidopage concernée, on entend un contrôle auquel doit se soumettre un sportif désigné à cette fin dans le cadre d’une compétition donnée.
  12. Par «Standard international pour les laboratoires», on entend le Standard figurant à l’appendice 2 de la présente Convention.
  13. Par «Standards internationaux de contrôle», on entend les Standards figurant à l’appendice 3 de la présente Convention.
  14. Par «contrôle inopiné», on entend un contrôle du dopage qui a lieu sans avertissement préalable du sportif et au cours duquel celui-ci est escorté en permanence depuis sa notification jusqu’à la fourniture de l’échantillon.
  15. Par «Mouvement olympique», on entend tous ceux qui acceptent d’être guidés par la Charte olympique et qui reconnaissent l’autorité du Comité international olympique, à savoir: les fédérations internationales des sports au programme des Jeux olympiques, les comités olympiques nationaux, les comités d’organisation des Jeux olympiques, les sportifs, les juges, les arbitres, les associations et les clubs, ainsi que toutes les organisations et les institutions reconnues par le Comité international olympique.
  16. Par contrôle antidopage «hors compétition», on entend tout contrôle du dopage qui n’a pas lieu dans le cadre d’une compétition.
  17. Par «Liste des interdictions», on entend la liste énumérant les substances et méthodes interdites figurant à l’annexe I de la présente Convention.
  18. Par «méthode interdite», on entend toute méthode décrite dans la Liste des interdictions figurant à l’annexe I de la présente Convention.
  19. Par «substance interdite», on entend toute substance décrite dans la Liste des interdictions figurant à l’annexe I de la présente Convention.
  20. Par «organisation sportive», on entend toute organisation responsable d’une manifestation dans une ou plusieurs disciplines sportives.
  21. Par «Standard pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques», on entend le Standard figurant à l’annexe II de la présente Convention.
  22. Par «contrôle», on entend la partie du processus global de contrôle du dopage comprenant la planification de la répartition des tests, la collecte de l’échantillon, la manutention de l’échantillon et son transport au laboratoire.
  23. Par «exemption pour usage à des fins thérapeutiques», on entend une exemption accordée conformément au Standard pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques.
  24. Par «usage», on entend l’application, l’ingestion, l’injection ou la consommation par tout autre moyen d’une substance ou méthode interdite.
  25. Par «Agence mondiale antidopage» (AMA), on entend la fondation de droit suisse ainsi nommée, constituée le 10 novembre 1999.
Art. 3 Moyens d’atteindre le but de la Convention

Aux fins de la présente Convention, les États parties s’engagent à: (a) adopter des mesures appropriées aux niveaux national et international qui soient conformes aux principes énoncés dans le Code; (b) encourager toute forme de coopération internationale visant à protéger les sportifs et l’éthique du sport et à communiquer les résultats de la recherche; (c) promouvoir une coopération internationale entre eux et les organisations qui jouent un rôle de premier plan dans la lutte contre le dopage dans le sport, en particulier l’Agence mondiale antidopage.

Art. 4 Relation entre le Code et la Convention
  1. Afin de coordonner la mise en oeuvre de la lutte contre le dopage dans le sport aux niveaux national et international, les États parties s’engagent à respecter les principes énoncés dans le Code, qui servent de base aux mesures visées à l’art. 5 de la présente Convention. Rien dans la présente Convention n’empêche les États parties d’adopter des mesures additionnelles en complément du Code.
  2. Le texte du Code et la version la plus récente des appendices 2 et 3 sont reproduits à titre d’information et ne font pas partie intégrante de la présente Convention. Les appendices, en tant que tels, ne créent aucune obligation contraignante en droit international pour les États parties.
  3. Les annexes font partie intégrante de la présente Convention.
Art. 5 Mesures permettant d’atteindre les objectifs de la Convention

En conformité avec les obligations inscrites dans la présente Convention, chaque État partie s’engage à adopter des mesures appropriées. Ces mesures peuvent comprendre des lois, des règlements, des politiques ou des pratiques administratives.

Art. 6 Relation avec d’autres instruments internationaux

La présente Convention ne modifie en rien les droits et obligations des États parties qui découlent d’autres accords préalablement conclus et compatibles avec son objet et son but. Cela ne porte atteinte ni à la jouissance par d’autres États parties de leurs droits au titre de la présente Convention, ni à l’exécution de leurs obligations découlant de celle-ci.

II. Lutte antidopage à l’échelle nationale

Art. 7 Coordination au niveau national

Les États parties assurent l’application de la présente Convention, notamment par des mesures de coordination au niveau national. Pour s’acquitter de leurs obligations au titre de la présente Convention, ils peuvent s’appuyer sur des organisations antidopage, ainsi que sur les autorités et organisations sportives.

Art. 8 Limitation de la disponibilité et de l’utilisation dans le sport de substances et de méthodes interdites
  1. Le cas échéant, les États parties adoptent des mesures pour limiter la disponibilité de substances et de méthodes interdites en vue d’en restreindre l’utilisation dans le sport par les sportifs, sauf en cas d’exemption pour usage thérapeutique. Ils luttent notamment contre le trafic destiné aux sportifs et, à cette fin, s’emploient à limiter la production, la circulation, l’importation, la distribution et la vente desdites substances et méthodes.
  2. Les États parties adoptent des mesures, ou encouragent, le cas échéant, les instances compétentes relevant de leur juridiction à adopter des mesures, pour prévenir et restreindre l’utilisation et la possession par les sportifs de substances et méthodes interdites dans le sport, à moins que cette utilisation ne soit autorisée par une exemption pour usage thérapeutique.
  3. Aucune mesure adoptée conformément à la présente Convention ne restreint la disponibilité à des fins légitimes de substances et méthodes dont l’usage est autrement interdit ou limité dans le domaine sportif.
Art. 9 Mesures à l’encontre du personnel d’encadrement des sportifs

Les États parties prennent eux-mêmes des mesures, ou encouragent les organisations sportives et les organisations antidopage à prendre des mesures, y compris des sanctions ou des pénalités, à l’encontre des membres de l’encadrement des sportifs qui commettent une violation des règles antidopage ou autre infraction liée au dopage dans le sport.

Art. 10 Compléments alimentaires

Selon que de besoin, les États parties encouragent les producteurs et distributeurs de compléments alimentaires à établir des bonnes pratiques pour la commercialisation et la distribution desdits compléments, notamment à fournir des informations sur la composition analytique de ces produits et l’assurance qualité.

Art. 11 Mesures d’ordre financier

Selon que de besoin, les États parties: (a) inscrivent à leur budget le financement d’un programme national de contrôles dans toutes les disciplines sportives ou aident les organisations sportives et les organisations antidopage à financer des contrôles antidopage, soit en leur octroyant directement des subventions ou des allocations, soit en tenant compte du coût de ces contrôles lorsqu’ils déterminent le montant global de ces subventions ou allocations; (b) font le nécessaire pour retirer leur soutien financier dans le domaine du sport aux sportifs ou aux membres de l’encadrement des sportifs qui ont été suspendus à la suite d’une violation des règles antidopage, et ce pendant la durée de la suspension; (c) retirent tout ou partie de leur soutien, financier ou autre, dans le domaine du sport à toute organisation sportive ou organisation antidopage qui ne respecte pas le Code ou les règles antidopage applicables adoptées conformément au Code.

Art. 12 Mesures visant à faciliter les contrôles antidopage

Selon que de besoin, les États parties: (a) encouragent et facilitent l’exécution, par les organisations sportives et les organisations antidopage relevant de leur juridiction, de contrôles antidopage conformes aux dispositions du Code, y compris les contrôles inopinés et les contrôles hors compétition et en compétition; (b) encouragent et facilitent la négociation, par les organisations sportives et organisations antidopage, d’accords autorisant des équipes de contrôle du dopage dûment agréées d’autres pays à soumettre leurs membres à des contrôles; (c) s’engagent à aider les organisations sportives et les organisations antidopage relevant de leur juridiction à accéder à un laboratoire antidopage agréé aux fins de l’analyse des échantillons prélevés.

III. Coopération internationale

Art. 13 Coopération entre les organisations antidopage et les organisations sportives

Les États parties encouragent la coopération entre les organisations antidopage, les pouvoirs publics et les organisations sportives qui relèvent de leur juridiction et ceux relevant de la juridiction des autres États parties afin d’atteindre, à l’échelle internationale, le but de la présente Convention.

Art. 14 Soutien à la mission de l’Agence mondiale antidopage

Les États parties s’engagent à soutenir l’Agence mondiale antidopage dans sa mission importante de lutte contre le dopage à l’échelle internationale.

Art. 15 Financement à parts égales de l’Agence mondiale antidopage

Les États parties appuient le principe du financement du budget annuel de base approuvé de l’Agence mondiale antidopage, pour moitié par les pouvoirs publics et pour moitié par le Mouvement olympique.

Art. 16 Coopération internationale en matière de lutte antidopage

Sachant que la lutte contre le dopage dans le sport ne saurait être efficace que si les sportifs peuvent être contrôlés inopinément et les échantillons envoyés en temps utile à des laboratoires pour y être analysés, les États parties, selon que de besoin et conformément à leurs législation et procédures nationales: (a) facilitent la tâche de l’Agence mondiale antidopage et des organisations antidopage oeuvrant en conformité avec le Code, sous réserve des règlements des pays hôtes concernés, pour qu’elles puissent procéder à des contrôles du dopage en compétition ou hors compétition auprès de leurs sportifs, sur leur territoire ou en dehors; (b) facilitent la circulation transfrontalière en temps utile des équipes de contrôle du dopage dûment agréées quand elles procèdent à des contrôles antidopage; (c) coopèrent pour accélérer le transport ou l’expédition transfrontalière en temps utile des échantillons de manière à en assurer la sécurité et l’intégrité; (d) favorisent la coordination internationale des contrôles antidopage effectués par les diverses organisations antidopage, et coopèrent avec l’Agence mondiale antidopage à cette fin; (e) favorisent la coopération entre les laboratoires de contrôle antidopage relevant de leur juridiction et ceux relevant de la juridiction d’autres États parties. En particulier, les États parties ayant des laboratoires antidopage agréés doivent les encourager à aider d’autres États parties à acquérir l’expérience, les compétences et les techniques nécessaires pour créer leurs propres laboratoires, s’ils le souhaitent; (f) encouragent et soutiennent les arrangements de contrôles réciproques entre les organisations antidopage concernées, conformément au Code; (g) reconnaissent mutuellement les procédures de contrôle du dopage et les méthodes de gestion des résultats de toute organisation antidopage qui sont conformes au Code, y compris les sanctions sportives qui en découlent.

Art. 17 Fonds de contributions volontaires
  1. Il est créé un «Fonds pour l’élimination du dopage dans le sport», ci-après dénommé «le Fonds de contributions volontaires». Il s’agit d’un fonds-en-dépôt établi conformément au Règlement financier de l’UNESCO. Toutes les contributions versées par les États parties et autres acteurs sont de nature volontaire.
  2. Les ressources du Fonds de contributions volontaires sont constituées par: (a) les contributions des États parties; (b) les versements, dons ou legs que pourront faire: (i) d’autres États, (ii) les organisations et programmes du système des Nations Unies, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement, ainsi que d’autres organisations internationales, (iii) des organismes publics ou privés ou des particuliers; (c) tout intérêt dû sur les ressources du Fonds de contributions volontaires; (d) le produit des collectes et les recettes des manifestations organisées au profit du Fonds de contributions volontaires; (e) toutes autres ressources autorisées par le règlement du Fonds de contributions volontaires que la Conférence des Parties établit.
  3. Les contributions versées par les États parties au Fonds de contributions volontaires ne remplacent pas les sommes qu’ils se sont engagés à verser pour s’acquitter de leur quote-part du budget annuel de l’Agence mondiale antidopage.
Art. 18 Utilisation et gouvernance du Fonds de contributions volontaires

Les ressources du Fonds de contributions volontaires sont allouées par la Conférence des Parties au financement d’activités qu’elle aura approuvées, notamment pour aider les États parties à élaborer et mettre en oeuvre des programmes antidopage conformément aux dispositions de la présente Convention, compte tenu des objectifs de l’Agence mondiale antidopage, et peuvent servir à financer le fonctionnement de ladite Convention. Les contributions au Fonds de contributions volontaires ne peuvent être assorties d’aucune condition politique, économique ou autre.

IV. Éducation et formation

Art. 19 Principes généraux en matière d’éducation et de formation
  1. Les États parties s’emploient, dans les limites de leurs moyens, à soutenir, concevoir ou mettre en oeuvre des programmes d’éducation et de formation sur la lutte contre le dopage. Pour la communauté sportive en général, ces programmes visent à donner des informations à jour et exactes sur: (a) les effets négatifs du dopage sur les valeurs éthiques du sport; (b) les conséquences du dopage sur la santé.
  2. Pour les sportifs et le personnel d’encadrement des sportifs, en particulier au cours de la formation initiale, les programmes d’éducation et de formation, outre ce qui précède, visent à donner des informations à jour et exactes sur: (a) les procédures de contrôle du dopage; (b) les droits et responsabilités des sportifs en matière de lutte contre le dopage, y compris des informations sur le Code et les politiques des organisations sportives et antidopage compétentes. Ces informations portent notamment sur les conséquences d’une violation des règles antidopage; (c) la liste des substances et méthodes interdites, ainsi que les exemptions pour usage thérapeutique; (d) les compléments alimentaires.
Art. 20 Codes déontologiques

Les États parties encouragent les associations et institutions professionnelles compétentes à élaborer et à appliquer des codes de conduite, de bonne pratique et de déontologie appropriés et conformes au Code en matière de lutte contre le dopage dans le sport.

Art. 21 Participation des sportifs et du personnel d’encadrement des sportifs

Les États parties favorisent et, dans la mesure de leurs moyens, soutiennent la participation active des sportifs et du personnel d’encadrement des sportifs à tous les volets de la lutte antidopage menée par les organisations sportives et autres organisations compétentes, et encouragent les organisations sportives relevant de leur juridiction à faire de même.

Art. 22 Organisations sportives et éducation et formation continues en matière de lutte contre le dopage

Les États parties encouragent les organisations sportives et les organisations antidopage à mettre en œuvre des programmes d’éducation et de formation continues pour tous les sportifs et le personnel d’encadrement des sportifs sur les points visés à l’art. 19.

Art. 23 Coopération en matière d’éducation et de formation

Les États parties coopèrent entre eux et avec les organisations compétentes pour échanger, selon que de besoin, des informations, des compétences techniques et des données d’expérience relatives à des programmes antidopage efficaces.

V. Recherche

Art. 24 Promotion de la recherche antidopage

Les États parties s’engagent à encourager et à promouvoir, dans les limites de leurs moyens, la recherche antidopage en collaboration avec les organisations sportives et autres organisations compétentes en ce qui concerne: (a) la prévention, les méthodes de dépistage, les aspects comportementaux et sociaux du dopage et ses conséquences sur la santé; (b) les voies et moyens de concevoir des programmes scientifiques d’entraînement physique et psychologique qui respectent l’intégrité de la personne; (c) l’utilisation de toutes les nouvelles substances et méthodes issues des progrès de la science.

Art. 25 Nature de la recherche antidopage

En encourageant la recherche antidopage visée à l’art. 24, les États parties veillent à ce que cette recherche soit conduite: (a) conformément aux pratiques déontologiques internationalement reconnues; (b) en évitant que des substances et méthodes interdites soient administrées aux sportifs; (c) en prenant des précautions adéquates pour que ses résultats ne puissent pas être utilisés abusivement ni servir au dopage.

Art. 26 Échange des résultats de la recherche antidopage

Dans le respect des règles nationales et internationales applicables, les États parties, selon que de besoin, font connaître les résultats de la recherche antidopage aux autres États parties et à l’Agence mondiale antidopage.

Art. 27 Recherche en sciences du sport

Les États parties encouragent: (a) les scientifiques et le corps médical à mener des recherches en sciences du sport en conformité avec les principes énoncés dans le Code; (b) les organisations sportives et le personnel d’encadrement des sportifs placés sous leur juridiction à appliquer les résultats issus de la recherche en sciences du sport qui sont conformes aux principes énoncés dans le Code.

VI. Suivi de la Convention

Art. 28 Conférence des Parties
  1. Il est établi une Conférence des Parties. La Conférence des Parties est l’organe souverain de la présente Convention.
  2. La Conférence des Parties se réunit en session ordinaire tous les deux ans en principe. Elle peut se réunir en session extraordinaire, soit si elle en décide elle-même ainsi, soit à la demande d’un tiers au moins des États parties.
  3. Chaque État partie dispose d’une voix à la Conférence des Parties.
  4. La Conférence des Parties adopte son règlement intérieur.
Art. 29 Organisation consultative et observateurs auprès de la Conférence des Parties

L’Agence mondiale antidopage est invitée à la Conférence des Parties en qualité d’organisation consultative. Le Comité international olympique, le Comité international paralympique, le Conseil de l’Europe et le Comité intergouvernemental pour l’éducation physique et le sport (CIGEPS) y sont invités en qualité d’observateurs. La Conférence des Parties peut décider d’inviter d’autres organisations compétentes en tant qu’observateurs.

Art. 30 Fonctions de la Conférence des Parties
  1. Outre celles énoncées dans d’autres dispositions de la présente Convention, les fonctions de la Conférence des Parties sont les suivantes: (a) promouvoir le but de la présente Convention; (b) discuter des relations avec l’Agence mondiale antidopage et étudier les mécanismes de financement du budget annuel de base de l’Agence. Des États non parties peuvent être invités au débat; (c) adopter un plan d’utilisation des ressources du Fonds de contributions volontaires, conformément aux dispositions de l’art. 18; (d) examiner les rapports soumis par les États parties conformément à l’art. 31; (e) examiner en permanence les moyens d’assurer le respect de la présente Convention compte tenu de l’évolution des systèmes antidopage, conformément à l’art. 31. Tout mécanisme ou toute mesure de suivi qui va au-delà des dispositions de l’art. 31 est financé(e) par le Fonds de contributions volontaires créé en vertu de l’art. 17; (f) examiner pour adoption les projets d’amendements à la présente Convention; (g) examiner pour approbation, conformément aux dispositions de l’art. 34 de la Convention, les modifications à la Liste des interdictions et au Standard pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques adoptées par l’Agence mondiale antidopage; (h) définir et mettre en oeuvre la coopération entre les États parties et l’Agence mondiale antidopage dans le cadre de la présente Convention; (i) prier l’Agence mondiale antidopage de lui présenter un rapport sur l’application du Code à chacune de ses sessions pour examen.
  2. Dans l’exercice de ses fonctions, la Conférence des Parties peut coopérer avec d’autres organismes intergouvernementaux.
Art. 31 Rapports présentés par les États parties à la Conférence des Parties

Par l’intermédiaire du Secrétariat, les États parties communiquent tous les deux ans à la Conférence des Parties, dans une des langues officielles de l’UNESCO, tous les renseignements pertinents concernant les mesures qu’ils auront prises pour se conformer aux dispositions de la présente Convention.

Art. 32 Secrétariat de la Conférence des Parties
  1. Le secrétariat de la Conférence des Parties est assuré par le Directeur général de l’UNESCO.
  2. À la demande de la Conférence des Parties, le Directeur général de l’UNESCO recourt aussi largement que possible aux services de l’Agence mondiale antidopage, selon des modalités fixées par la Conférence des Parties.
  3. Les dépenses de fonctionnement relatives à la Convention sont financées par le budget ordinaire de l’UNESCO dans les limites des ressources existantes et à un niveau approprié, par le Fonds de contributions volontaires créé en vertu des dispositions de l’art. 17, ou par une combinaison appropriée de ces ressources à déterminer tous les deux ans. Le financement des dépenses du secrétariat par le budget ordinaire se fait sur la base du strict minimum, étant entendu que des financements volontaires devraient aussi être consentis à l’appui de la Convention.
  4. Le secrétariat établit la documentation de la Conférence des Parties ainsi que le projet d’ordre du jour de ses réunions, et il assure l’exécution de ses décisions.
Art. 33 Amendements
  1. Tout État partie peut, par voie de communication écrite adressée au Directeur général de l’UNESCO, proposer des amendements à la présente Convention. Le Directeur général transmet cette communication à tous les États parties. Si, dans les six mois qui suivent la date de transmission de la communication, la moitié au moins des États parties répond favorablement à la proposition, le Directeur général la présente à la session suivante de la Conférence des Parties.
  2. Les amendements sont adoptés par la Conférence des Parties à la majorité des deux tiers des États parties présents et votants.
  3. Une fois adoptés, les amendements à la présente Convention sont soumis aux États parties pour ratification, acceptation, approbation ou adhésion.
  4. Pour les États parties qui les ont ratifiés, acceptés, approuvés ou y ont adhéré, les amendements à la présente Convention entrent en vigueur trois mois après le dépôt par les deux tiers des États parties des instruments visés au par. 3 du présent article. Par la suite, pour chaque État partie qui ratifie, accepte, approuve un amendement ou y adhère, cet amendement entre en vigueur trois mois après la date de dépôt par l’État partie de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
  5. Un État qui devient partie à la présente Convention après l’entrée en vigueur d’amendements conformément au par. 4 du présent article est, faute d’avoir exprimé une intention différente, considéré comme étant: (a) partie à la présente Convention ainsi amendée; (b) partie à la présente Convention non amendée à l’égard de tout État partie qui n’est pas lié par ces amendements.
Art. 34 Procédure spécifique d’amendement aux annexes de la Convention
  1. Si l’Agence mondiale antidopage modifie la Liste des interdictions ou le Standard pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques, elle peut communiquer ces changements par écrit au Directeur général de l’UNESCO. Le Directeur général notifie lesdits changements, en tant que propositions d’amendement aux annexes pertinentes de la présente Convention, à tous les États parties dans les meilleurs délais. Les amendements aux annexes sont approuvés par la Conférence des Parties, soit à l’occasion de l’une de ses sessions, soit par voie de consultation écrite.
  2. Les États parties disposent d’un délai de 45 jours à compter de la notification du Directeur général pour faire connaître à ce dernier leur opposition à l’amendement proposé, soit par écrit, en cas de consultation écrite, soit à l’occasion d’une session de la Conférence des Parties. L’amendement proposé est réputé approuvé par la Conférence des Parties à moins que deux tiers des États parties ne fassent connaître leur opposition.
  3. Les amendements approuvés par la Conférence des Parties sont notifiés aux États parties par le Directeur général. Ils entrent en vigueur 45 jours après cette notification, sauf pour tout État partie qui a préalablement notifié au Directeur général qu’il n’y souscrivait pas.
  4. Un État partie qui a notifié au Directeur général qu’il ne souscrivait pas à un amendement approuvé conformément aux dispositions des paragraphes précédents demeure lié par les annexes telles que non amendées.

VII. Dispositions finales

Art. 35 Régimes constitutionnels fédératifs ou non unitaires

Les dispositions ci-après s’appliquent aux États parties ayant un régime constitutionnel fédératif ou non unitaire: (a) en ce qui concerne les dispositions de la présente Convention dont l’application relève de la compétence du pouvoir législatif fédéral ou central, les obligations du gouvernement fédéral ou central sont les mêmes que celles des États parties qui ne sont pas des États fédéraux; (b) en ce qui concerne les dispositions de la présente Convention dont l’application relève de la compétence de chacun des États, comtés, provinces ou cantons constituants, qui ne sont pas, en vertu du régime constitutionnel de la fédération, tenus de prendre des mesures législatives, le gouvernement fédéral porte, avec son avis favorable, lesdites dispositions à la connaissance des autorités compétentes des États, comtés, provinces ou cantons pour adoption.

Art. 36 Ratification, acceptation, approbation ou adhésion

La présente Convention est soumise à la ratification, l’acceptation, l’approbation ou l’adhésion des États membres de l’UNESCO conformément à leurs procédures constitutionnelles respectives. Les instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion sont déposés auprès du Directeur général de l’UNESCO.

Art. 37 Entrée en vigueur
  1. La présente Convention entre en vigueur le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai d’un mois après la date du dépôt du trentième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
  2. Pour tout État qui déclare ultérieurement accepter d’être lié par la présente Convention, celle-ci entre en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’un délai d’un mois après la date du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
Art. 38 Extension territoriale de la Convention
  1. Tout État peut, au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, spécifier le territoire ou les territoires dont il assure les relations internationales et auxquels la présente Convention s’applique.
  2. Par déclaration adressée à l’UNESCO, tout État partie peut, à une date ultérieure, étendre l’application de la présente Convention à tout autre territoire spécifié dans cette déclaration. Relativement à un tel territoire, la Convention entre en vigueur le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai d’un mois après la date de réception de ladite déclaration par le dépositaire.
  3. Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents peut, relativement à tout territoire qui y est mentionné, être retirée par notification adressée à l’UNESCO. Le retrait entre en vigueur le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai d’un mois après la date de réception de ladite notification par le dépositaire.
Art. 39 Dénonciation

Tout État partie a la faculté de dénoncer la présente Convention. La dénonciation est notifiée par un instrument écrit déposé auprès du Directeur général de l’UNESCO. Elle prend effet le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de six mois après la date de réception de l’instrument de dénonciation. Elle ne modifie en rien les obligations financières incombant à l’État partie concerné jusqu’à la date à laquelle le retrait prend effet.

Art. 40 Dépositaire

Le Directeur général de l’UNESCO est le dépositaire de la présente Convention et des amendements y relatifs. En sa qualité de dépositaire, il informe les États parties à la présente Convention ainsi que les autres États membres de l’Organisation: (a) du dépôt de tout instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion; (b) de la date d’entrée en vigueur de la présente Convention en vertu de l’art. 37; (c) de tout rapport établi en vertu des dispositions de l’art. 31; (d) de tout amendement à la Convention ou aux annexes adopté en vertu des art. 33 et 34, et de la date d’entrée en vigueur dudit amendement; (e) de toute déclaration ou notification faite en vertu des dispositions de l’art. 38; (f) de toute notification faite en vertu des dispositions de l’art. 39, et de la date à laquelle la dénonciation prend effet; (g) de tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention.

Art. 41 Enregistrement

Conformément à l’art. 102 de la Charte des Nations Unies3, la présente Convention sera enregistrée au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies à la requête du Directeur général de l’UNESCO.

Art. 42 Textes faisant foi
  1. La présente Convention, y compris les annexes, est établie en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe, les six textes faisant également foi.
  2. Les appendices à la présente Convention sont établis en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe.
Art. 43 Réserves

Il n’est admis aucune réserve incompatible avec l’objet et le but de la présente Convention.

(Suivent les signatures)

Annexe I

Liste des interdictions du code mondial antidopage

Annexe II

Standard international pour les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques

États partiesRatification
Adhésion (A)
Entrée en vigueur
Afrique du Sud30 novembre20061erfévrier2007
Albanie31 décembre2006 A1erfévrier2007
Algérie29 décembre20061erfévrier2007
Allemagne31 mai20071erjuillet2007
Andorre27 janvier2009 A1ermars2009
Angola29 juin2009 A1eraoût2009
Antigua-et-Barbuda15 juillet2010 A1erseptembre2010
Arabie Saoudite22 mai2008 A1erjuillet2008
Argentine*29 décembre20061erfévrier2007
Arménie17 février20101eravril2010
Australie17 janvier20061erfévrier2007
Autriche19 juillet20071erseptembre2007
Azerbaïdjan23 juillet2007 A1erseptembre2007
Bahamas12 octobre20061erfévrier2007
Bahreïn15 décembre20081erfévrier2009
Bangladesh22 octobre20071erdécembre2007
Barbade21 décembre20061erfévrier2007
Bélarus18 février2009 A1eravril2009
Belgique19 juin20081eraoût2008
Belize16 décembre20111erfévrier2012
Bénin4 août20111eroctobre2011
Bhoutan14 novembre20111erjanvier2012
Bolivie15 novembre20061erfévrier2007
Bosnie et Herzégovine22 avril20091erjuin2009
Botswana6 août2009 A1eroctobre2009
Brésil18 décembre20071erfévrier2008
Brunéi31 mars20081ermai2008
Bulgarie12 janvier20071ermars2007
Burkina Faso12 novembre20081erjanvier2009
Burundi5 septembre20071ernovembre2007
Cambodge9 avril2008 A1erjuin2008
Cameroun15 octobre2007 A1erdécembre2007
Canada29 novembre20051erfévrier2007
Cap-Vert5 juin20081eraoût2008
Chili11 février20111eravril2011
Chine9 octobre2006 A1erfévrier2007
Chypre8 septembre20091ernovembre2009
Colombie31 août20091eroctobre2009
Comores4 juin20101eraoût2010
Congo (Brazzaville)23 septembre20131ernovembre2013
Congo (Kinshasa)28 septembre20101ernovembre2010
Corée (Nord)19 octobre2010 A1erdécembre2010
Corée (Sud)5 février20071eravril2007
Costa Rica27 février20121eravril2012
Côte d’Ivoire29 juillet20081erseptembre2008
Croatie3 octobre20071erdécembre2007
Cuba28 juillet2008 A1erseptembre2008
Danemarka15 décembre20051erfévrier2007
Djibouti Comores29 juillet20151erseptembre2015
Dominique28 novembre2011 A1erjanvier2012
Égypte23 mai20071erjuillet2007
El Salvador5 septembre2008 A1ernovembre2008
Émirats arabes unis4 août2009 A1eroctobre2009
Équateur22 mars2007 A1ermai2007
Érythrée19 août20081eroctobre2008
Espagne25 octobre20061erfévrier2007
Estonie17 août20071eroctobre2007
Eswatini13 décembre20101erfévrier2011
États-Unis*25 août20081eroctobre2008
Éthiopie30 juillet20081erseptembre2008
Fidji17 novembre20101erjanvier2011
Finlande22 décembre20061erfévrier2007
France5 février20071eravril2007
Gabon27 novembre20071erjanvier2008
Gambie3 mai20111erjuillet2011
Géorgie7 décembre2009 A1erfévrier2010
Ghana31 décembre20061erfévrier2007
Grèce31 décembre20061erfévrier2007
Grenade12 janvier2009 A1ermars2009
Guatemala17 mars20081ermai2008
Guinée6 juillet20091erseptembre2009
Guinée équatoriale10 mars20101ermai2010
Guyana6 mai2010 A1erjuillet2010
Haïti17 septembre20091ernovembre2009
Honduras26 mai2015 A1erjuillet2015
Hongrie29 août20071eroctobre2007
Îles Marshall3 juin20101eraoût2010
Îles Salomon22 juin20151eraoût2015
Inde7 novembre20071erjanvier2008
Indonésie30 janvier20081ermars2008
Iraq22 janvier20131ermars2013
Iran23 mars2010 A1ermai2010
Irlande18 juillet20081erseptembre2008
Islande10 février2006 A1erfévrier2007
Israël26 janvier2012 A1ermars2012
Italie27 février20081eravril2008
Jamaïque2 août20061erfévrier2007
Japon26 décembre20061erfévrier2007
Jordanie20 janvier20091ermars2009
Kazakhstan8 février20101eravril2010
Kenya25 août20091eroctobre2009
Kirghizistan4 mars2011 A1ermai2011
Kiribati15 mai2015 A1erjuillet2015
Koweït13 août2007 A1erseptembre2007
Laos23 janvier2017 A1ermars2017
Lesotho31 juillet2012 A1erseptembre2012
Lettonie10 avril2006 A1erfévrier2007
Liban10 novembre2020 A1erjanvier2021
Libéria6 octobre20111erdécembre2011
Libye30 mai20071erjuillet2007
Lituanie2 août20061erfévrier2007
Luxembourg11 décembre20061erfévrier2007
Macédoine du Nord9 octobre20081erdécembre2008
Madagascar31 octobre20141erdécembre2014
Malaisie20 décembre20061erfévrier2007
Malawi19 mars20091ermai2009
Maldives14 octobre20101erdécembre2010
Mali30 mai20071erjuillet2007
Malte6 décembre20111erfévrier2012
Maroc15 avril20091erjuin2009
Maurice6 juillet20061erfévrier2007
Mauritanie15 novembre20191erjanvier2020
Mexique11 avril20071erjuin2007
Moldova19 février20081eravril2008
Monaco30 janvier20061erfévrier2007
Mongolie15 octobre2007 A1erdécembre2007
Monténégro22 juin2009 A1eraoût2009
Mozambique23 octobre20061erfévrier2007
Myanmar31 mars20101ermai2010
Namibie29 novembre20061erfévrier2007
Nauru4 mai20061erfévrier2007
Népal15 juin20101eraoût2010
Nicaragua15 janvier2010 A1ermars2010
Niger26 octobre20061erfévrier2007
Nigéria24 février20061erfévrier2007
Norvège13 janvier20061erfévrier2007
Nouvelle-Zélandeb23 décembre20051erfévrier2007
Îles Cook15 février2006 A1erfévrier2007
Oman9 juillet20071erseptembre2007
Ouganda27 octobre2008 A1erdécembre2008
Ouzbékistan29 avril20111erjuin2011
Pakistan4 février20081eravril2008
Palaos23 septembre2008 A1ernovembre2008
Palestine5 juin2015 A1eraoût2015
Panama27 novembre20071erjanvier2008
Papouasie-Nouvelle-Guinée6 septembre20101ernovembre2010
Paraguay13 octobre20081erdécembre2008
Pays-Bas17 novembre20061erfévrier2007
Aruba17 novembre20061erfévrier2007
Curaçao12 mai200912 mai2009
Partie caraïbe (Bonaire,
Sint Eustatius et Saba)
12 mai200912 mai2009
Sint Maarten12 mai200912 mai2009
Pérou16 octobre20061erfévrier2007
Philippines17 mars20101ermai2010
Pologne17 janvier2007 A1ermars2007
Portugal30 avril20071erjuin2007
Qatar24 août20071eroctobre2007
République centrafricaine8 juin20161eraoût2016
République dominicaine6 septembre2012 A1ernovembre2012
République tchèque30 avril20071erjuin2007
Roumanie23 octobre20061erfévrier2007
Royaume-Uni25 avril20061erfévrier2007
Bermudes25 avril20061erfévrier2007
Guernesey25 avril20061erfévrier2007
Île de Man25 avril20061erfévrier2007
Îles Cayman25 avril20061erfévrier2007
Îles Falkland25 avril20061erfévrier2007
Îles Vierges britanniques31 mai20111erjuillet2012
Jersey25 avril20061erfévrier2007
Russie29 décembre20061erfévrier2007
Rwanda12 avril20101erjuin2010
Sainte-Lucie7 décembre20071erfévrier2008
Saint-Kitts-et-Nevis14 avril20081erjuin2008
Saint-Marin22 février2010 A1eravril2010
Saint-Vincent-et-les Grenadines25 août2009 A1eroctobre2009
Samoa8 août20071eroctobre2007
Sao Tomé-et-Principe16 octobre20201erdécembre2020
Sénégal29 avril20081erjuin2008
Serbie19 juin20091eraoût2009
Seychelles5 juillet20061erfévrier2007
Sierra Leone6 juin20161eraoût2016
Singapour5 novembre2007 A1erjanvier2008
Slovaquie26 janvier20071ermars2007
Slovénie18 septembre2008 A1ernovembre2008
Somalie14 octobre20091erdécembre2009
Soudan27 septembre20111ernovembre2011
Sri Lanka9 mars2011 A1ermai2011
Suède9 novembre20051erfévrier2007
Suisse23 octobre2008 A1erdécembre2008
Suriname20 juillet2009 A1erseptembre2009
Syrie13 mai20131erjuillet2013
Tadjikistan30 mars20121ermai2012
Tanzanie29 août20171eroctobre2017
Tchad10 octobre20081erdécembre2008
Thaïlande15 janvier20071ermars2007
Timor-Leste11 mars2019 A1ermai2019
Togo3 décembre20091erfévrier2010
Tonga14 juin20101eraoût2010
Trinité-et-Tobago9 mars2007 A1ermai2007
Tunisie26 décembre20061erfévrier2007
Turkménistan3 novembre20101erjanvier2011
Turquie9 juin20091eraoût2009
Tuvalu6 septembre20131ernovembre2013
Ukraine8 novembre20061erfévrier2007
Uruguay28 avril20081erjuin2008
Vanuatu26 janvier20111ermars2011
Venezuela13 août20091eroctobre2009
Vietnam2 octobre2009 A1erdécembre2009
Yémen23 mars20171ermai2017
Zambie2 décembre2008 A1erfévrier2009
Zimbabwe13 décembre20111erfévrier2012
* Réserves et déclarations. Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO):www.unesco.org/> Français > Ressources > Documents et publications, ou obtenus auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne. a La convention ne s’applique pas au Groenland et aux Îles Féroé. b La convention ne s’applique pas à Tokélaou.

Footnotes

  1. RO 2009 519

  2. Les app. 1 à 3 ne sont publiés ni au RO ni au RS. Ils peuvent être consultés à l’adresse du site Internet de l’UNESCO:http://portal.unesco.org/fr.

  3. RS 0.120