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CH_VB_001Ch Vb16 juin 1983Ouvrir la source →
Budget de la Confédération 1983 773 N 16 juin 1983 #ST# Achte Sitzung - Huitième séance Donnerstag, 16. Juni 1983, Vormittag Jeudi 16 juin 1983, matin 8.00 h Vorsitz - Présidence: Herr Eng 82.052 Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 (Haushaltperspektiven 1984 bis 1986) Budget de la Confédération 1983 (Perspectives financières 1984 à 1986) Fortsetzung - Suite Siehe Seite 767 hiervor - Voir page 767 ci-devant M. Bonnard: Le groupe libéral prendra acte du rapport du Conseil fédéral du 4 octobre 1982. Au moment où ce rapport a été déposé, il a eu incontesta- blement de l'écho. Notre Commission des finances s'en est saisie dans un climat qui était fait à la fois de bonne volonté et d'un certain espoir: peut-être enfin allait-on aborder de front le problème des finances fédérales? A tout le moins, les problèmes étaient clairement posés et des solutions étaient, je crois qu'il faut le dire, courageusement offertes. Mais, du même coup, la Commission des finances s'est soudain sentie investie d'une responsabilité considérable. Il s'est ensuivi une première conséquence. Elle a voulu, et personne ne saurait le lui reprocher, prendre son temps. Elle ne s'est donc pas prononcée pour la session de décembre et elle n'en est venue à vous proposer des solu- tions qu'aujourd'hui. Cela a suffi pour que le climat se trans- forme complètement. Au départ, je crois que chacun espérait sérieusement que la situation des finances fédérales permettrait de trouver, sur quelques points forts, un consensus. Hélas! au fur et à mesure de l'avancement des travaux, cet espoir s'est estompé et a fait place à une sorte de résignation et de scepticisme. Je vois à cette situation plusieurs explications. Tout d'abord l'écoulement du temps. Les mois passant, de nouveaux faits sont apparus, de nouvelles appréciations de situation ont été nécessaires et les conclusions qu'il a fallu tirer de ces faits et de ces nouvelles appréciations de situation ont été quasiment toujours négatives. Ainsi, dans son rapport du 4 octobre 1982, le Conseil fédéral escompte que les PTT lui fourniront 150 millions par année. Déjà en 1982, ce n'est pas 150 millions, mais c'est 100 millions et on est à peu près sûr qu'en 1983, ce sera encore moins. Le Conseil fédéral prévoyait dans son rapport de 1982 une reprise de l'économie. Cette reprise, vous l'admettrez avec moi, se fait attendre. Le Conseil fédéral tenait compte de recettes aux- quelles la Commission des finances a bel et bien dû renon- cer pour être réaliste: l'impôt sur la clientèle des banques, par exemple, et aujourd'hui, vous admettrez avec moi que les chances de succès d'impôts tels que les impôts sur le trafic apparaissent assez maigres en votation populaire. Les mois passant, non seulement la Commission des finances s'est trouvée en présence d'une situation qui s'était sensiblement modifiée, mais elle s'est visiblement sentie moins apte à la maîtriser. Et cette constatation n'a, au fond, rien de surprenant. Le Parlement n'est pas orga- nisé pour suivre pas à pas une situation très évolutive et pour y adapter rapidement sa propre politique. C'est là l'affaire du gouvernement et ainsi se trouve posée la ques- tion de savoir si nous avons suivi dans cette affaire une voie qui est conforme à la répartition des compétences entre l'Assemblée fédérale et le gouvernement. Personnellement, j'en doute. Nous pouvions, bien sûr, demander au Conseil fédéral de revoir son plan financier. En revanche, vous le savez, nous n'avons pas d'autre pouvoir que celui d'en prendre acte. Nous ne pouvons ni l'approuver ni le désap- prouver ni surtout prendre, en dehors des procédures législatives et budgétaires, des décisions d'économies ou de dépenses. D'ailleurs, je crois qu'il faut être franc: nous n'avons pas eu, en séance plénière, de discussion approfondie sur chacune des innombrables propositions émanant de nos sous-com- missions. Un bon nombre d'entre elles, d'ailleurs, auraient mérité une discussion aussi approfondie que n'importe quel message du Conseil fédéral et, évidemment, dans le temps qui nous était imparti, cela était pratiquement impossible. Je voudrais aussi rappeler que le Conseil fédéral a très clai- rement exposé dans son rapport les principes qui ont guidé ses propositions. Voici ces principes: priorité à la réduction des dépenses; réduction des tâches fédérales; symétrie des sacrifices; pas de nouveaux projets sans financement correspondant; pas de progression des dépenses allant au-delà de la progression du produit national brut. Ces cinq règles fondamentales n'ont pas fait l'objet d'une véritable discussion au sein de notre commission. Je n'en fais le reproche à personne. C'est la méthode de travail que nous avons choisie, et que nous avons choisie de bonne foi, qui nous a conduits à cela. Il n'empêche que c'est pro- bablement sur ces principes que nous aurions pu peut-être trouver un certain consensus. Nous aurions pu ainsi mon- trer clairement au Conseil fédéral que nous approuvions les règles fondamentales qu'il avait posées. Nous aurions alors joué notre vrai rôle, qui est celui de tracer le cadre général dans lequel, finalement, il incombe au gouvernement de diriger les affaires. D'une façon générale, les principes que je viens de rappeler et qui ont été posés par le Conseil fédéral sont justes. La priorité à la réduction des dépenses nous est dictée par le résultat de plusieurs votations populaires, qui ont bel et bien montré que le peuple entend poser certaines limites au développement de l'Etat. L'obligation d'assurer le finance- ment préalable de tout nouveau projet nous est imposée par les expériences cuisantes que nous sommes en train de vivre pour n'avoir pas respecté cette règle durant la période des vaches grasses. L'obligation de limiter la pro- gression des dépenses à celle du produit national brut est, à nos yeux, le corollaire de la suppression inévitable des effets de la progression à froid. Vous le voyez, nous approuvons d'une façon générale les principes posés par le Conseil fédéral. Vous me permettrez tout de même deux remarques. La première concerne le principe de la symétrie des sacrifices. M. Ritschard, conseil- ler fédéral, et il a bien fait, nous a expliqué en commission le sens que le gouvernement entend donner à ce principe. Il ne s'agit pas, nous a-t-il dit, de mettre en opposition par exemple le secteur des dépenses sociales et celui des dépenses militaires. Il ne s'agit pas de décider, par exem- ple, que, si une réduction des dépenses est nécessaire dans le secteur social, il faut, par souci d'équité, par souci d'équilibre, faire une réduction analogue dans le secteur de la défense. Il faut bien voir, en revanche, et c'est cela qui est important, que dans un budget de quelque 20 milliards de francs, dont les 80 pour cent, nos rapporteurs nous l'ont dit, sont répartis entre six secteurs seulement, il est impos- sible de faire porter 1,5 milliard d'économies sur un sel sec- teur, parce que ce secteur serait alors irrémédiablement compromis. Une certaine répartition s'impose. Du point de vue des libéraux, le principe de la symétrie des sacrifices, ainsi compris, ainsi nuancé, est acceptable. En revanche, et nous le disons clairement, nous refuserions toute applica- tion schématique de ce principe. Dans les périodes de vaches maigres, la conduite des affaires de l'Etat contraint le gouvernement à faire des choix et à fixer des priorités. 98-N
Budget de la Confédération 1983 775 N 16 juin 1983 Sie haben bewiesen, dass Sie nicht wollen. Darum sind wir heute genau gleich weit wie vor einigen Jahren. Die Finanzkommission ist in der Zwischenzeit allerdings an die Arbeit gegangen, das ist zu anerkennen, und sie hat gründliche Arbeit geleistet. Sie hat sehr intensiv alle Mög- lichkeiten durchdiskutiert. Immerhin ist auch in ihrem Kon- zept noch einiges enthalten, das diskutabel ist, das zum Teil fragwürdig ist. Die Ausgangslage ist nämlich nicht so gün- stig. Unsere Wirtschaft ist in eine Rezession hineingeraten. Wir werden in verschiedenen Bereichen - wenn wir von Sonderfaktoren absehen - mit weniger Einnahmen, auf der anderen Seite mit mehr Ausgaben zu rechnen haben. Zumindest für das Jahr 1983 haben wir mit wesentlich mehr Ausgaben zu rechnen. Wir wollen ja bis 1986 ungefähr so weit kommen, dass man sagen kann: Der Bund kommt aus den strukturellen Defiziten heraus. Wir haben aber auch auf der Einnahmenseite einige frag- würdige Positionen. Zuerst geht man davon aus, dass der Bund weiterhin von den PTT 150 Millionen als Reingewinn- ablieferung kassiert. Sie wissen ganz genau - die Diskus- sion wird erst anfangen -, dass der Bund eine Taxerhöhung in einem Ausmass vornimmt, das nötig ist, um eben diese 150 Millionen hereinzubringen, was im Schweizervolk nur schwer verstanden wird. Wir haben Einnahmenpositionen (Schwerverkehrssteuer, Vignette, Warenumsatzsteuer auf Energie), die ausserordentlich umstritten sind. Wir sehen aus dem ganzen Konzept, dass bereits wieder 600 Millionen weg sind, weil sie ausserordentlich fragwürdig sind. Ein sehr prominentes Mitglied der Finanzkommission hat bei den Beratungen dieser Positionen von «Nonvaleurs» gesprochen, was nicht die ungeteilte Zustimmung unseres Finanzministers gefunden hat, aber er hatte insofern recht, als er darauf hinweisen wollte, dass wir auf Positionen abstellen, von denen wir wissen, dass sie zum Teil in den nächsten Jahren nicht realisiert werden können. Bei den Ausgaben hat die Finanzkommission zu Recht wie- der das Problem der Kompensation der Treibstoffzollvertei- lung mit den Kantonen aufgegriffen. Aber das Parlament hat die wesentlichen Trümpfe aus der Hand gegeben, indem es gegen den Antrag des Bundesrates eine Kompetenzbe- stimmung gestrichen hat, die dem Bund die Mittel in die Hand gegeben hätten, mit den Kantonen hart zu verhan- deln. Jetzt können wir nur noch fromme Wünsche anbrin- gen, denn die Vorlage ist beim Volk durchgegangen und das Geld muss verteilt werden. Versuchen Sie nun, hier zu kompensieren, wenn Sie nichts in der Hand haben. Dann kommt ein wesentliches Moment (dort hat zusätzlich zum Bundesrat auch die Finanzkommission des Nationalra- tes wieder eingehakt), nämlich die Bundesbahnen mit ihren Riesendefiziten, die scheinbar nicht zu ändern sind. Das haben wir nicht hingenommen. Wir haben gesagt: Auch dort lässt sich schrittweise einiges realisieren. Das halte ich für richtig und für möglich. Ich erinnere noch einmal daran: 1977 hatten wir im Rahmen von Sanierungsmassnahmen zum Bundeshaushalt den Bundesbahnen die Kompetenz gegeben, beim Stückgutverkehr - einer der grossen Defizit- verursacher bei den Bundesbahnen - frei zu handeln (Tarif- und Transportfreiheit). Die Bundesbahnen sollen nicht kom- men und sagen: Wir können nichts tun. Sie hätten in jenem Bereich längst handeln können. Darum ist zumindest das, was die Finanzkommission Ihnen vorgeschlagen hat, als Richtlinie durchaus realisierbar. Die beiden Positionen, die natürlich am meisten zu reden geben, sind das Militär und die Entwicklungshilfe. Dazu wer- den wir ja noch einiges hören. Ich selbst bin überzeugt, dass das, was uns der Bundesrat vorgeschlagen hat, durchaus realisierbar ist. Von Kürzungen der Entwicklungs- hilfe kann gar nicht die Rede sein. Das, was wir wollen, ist ein weniger schnelles Wachstum als ursprünglich vorgese- hen, real bleibt es aber gleich; es gibt sogar Jahr für Jahr etwas mehr. Ich halte auch dafür, dass man bei den Militär- ausgaben durchaus den Rhythmus anschlagen kann, den Ihnen der Bundesrat vorgeschlagen hat. Wenn man also die Dinge realistisch betrachtet, kann keine Rede davon sein, dass wir 1986 im Plus sind, sondern wir sind im günstigsten Fall bei 400 Millionen Defizit, weil wir gewisse Dinge nicht realisieren können, vor allem nicht in dieser kurzen Zeit. Was sollte man eigentlich noch alles tun? Wir müssen zur Kenntnis nehmen, dass wir in dieser kurzen Zeit nicht aus den Defiziten herauskommen, dass wir aber durchaus die Möglichkeit hätten, in dieser Richtung erste Schritte zu tun. Diese sind nur dann möglich, wenn wir im Bereich der Auf- gabenentflechtung zwischen den verschiedenen Haushal- ten noch mehr tun, sonst kommen wir nämlich aus diesem Problem nicht heraus. Ich halte es für problematisch, wenn wir uns zu stark auf neue Einnahmen stürzen. Immerhin lässt sich beispielsweise aus dem Bereich Tabaksteuer mei- nes Erachtens mehr herausholen, als man glaubt. Es sind sicher 140 Millionen drin. Auch beim Alkohol lässt sich mehr tun. Der Bundesrat hat in beiden Bereichen die Kompetenz zu handeln; er muss uns nicht einmal fragen. Ich bin über- zeugt, dass sich dort mehr tun lässt. Alles in allem glaube ich aber, dass man auch auf der Aus- gabenseite härtere Vorgaben machen und davon ausgehen muss, dass es in den nächsten Jahren ausser der Teuerung keine Ausgabenzunahme gibt, und die Teuerung muss separat ausgewiesen werden. Das ist der Ansatzpunkt. Dort müssen wir ansetzen und beim Budget und bei den Finanzplänen Punkt für Punkt so vorgehen; dann kommen wir vermutlich eher in die richtige Richtung, als wenn wir uns zu stark auf einige pauschale Einnahmenpositionen stützen, die - wie wir genau wissen - nicht realisierbar sind, vor allem nicht in der kurzen Zeit, die wir ins Auge gefasst haben. Wir, das Parlament, sind nun an der Reihe - es sind nicht immer nur die Verwaltung und der Bundesrat -, die Verant- wortung liegt hier im Parlament, und es ist eine Frage des Wollens und nicht des Könnens, ob man die Bundesfinan- zen sanieren will und kann. In dem Sinne nehmen wir vom Bericht des Bundesrates Kenntnis. Schwarz: Die freisinnige Fraktion hat sich eingehend mit den Haushaltperspektiven befasst und für die näheren Abklärungen eine spezielle Arbeitsgruppe eingesetzt. In der Tat sind solche finanzplanerischen Aktivitäten für das Parlament eine absolute Notwendigkeit; und wenn in der Diskussion über die Haushaltperspektiven da und dort deren Wert oder Zuverlässigkeit in Zweifel gezogen oder gar belächelt wurden, dann sind dazu folgende drei grund- sätzliche Feststellungen zu machen:
Die klassische Form der Einflussnahme des Parlamentes auf die Finanzpolitik des Landes im Rahmen des Budgets hat stark an Bedeutung verloren, weil die Abläufe, beispiels- weise als Folge der zunehmenden Technisierung, viel mehr Zeit beanspruchen als früher. Ferner sind gerade bei unse- rem typisch schweizerischen System der Referendumsde- mokratie viele Aufgaben und damit Ausgaben gebunden und können kurzfristig nicht verändert werden. Wenn also das Parlament Einfluss nehmen will, muss es längerfristig Einfluss nehmen, und dies führt zwangsläufig zum Instru- ment des Finanzplans.
Eine Finanzplanung auf einige Jahre hinaus kann unmög- lich exakt sein. Abweichungen von einigen 100 Millionen Franken liegen absolut im Streubereich von Schätzungen und dürfen nicht tragisch genommen werden oder gar Zweifel an der Brauchbarkeit von solchen Perspektiven aus- lösen. Entscheidend ist das Erkennen von Trends und damit verbunden die Möglichkeit, die so gewonnenen Erkenntnisse in praktische Massnahmen umzusetzen. Oder anders ausgedrückt: die Finanzplanung soll das Parlament in die Lage versetzen, rechtzeitig Gegensteuer zu geben. So gesehen sind die Abweichungen der Ergebnisse beider Finanzkommissionen (Ständerat und Nationalrat) nicht von Bedeutung. Immerhin scheint es uns grundsätzlich richtig und finanzplanerischen Methoden angemessen zu sein, wenn vom Parlament verabschiedete Vorlagen, welche vor das Volk kommen, in der Finanzplanung berücksichtigt wer- den, statt dass darüber orakelt wird, wie gross die Chancen
Juni 1983 N 776Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 für eine Annahme oder Verwerfung sein könnten. Werden dann später beispielsweise Steuervorlagen verworfen, dann entspricht es dem Wesen einer rollenden Finanzplanung, dass man die Zahlen anpasst und nach Kompensations- möglichkeiten sucht. Aus dieser Sicht spielt es nicht mehr eine so entscheidende Rolle, ob der Haushaltausgleich zwei Jahre früher oder später gelingt; entscheidend ist, dass die Weichen so gestellt werden, dass dieser Ausgleich in absehbarer Zeit erfolgen muss.
Noch eine grundsätzliche Feststellung: Die Finanzpla- nung bietet ein hervorragendes Schulungsmittel für Regie- rung, Verwaltung und Parlament. Die Gefahr im politischen Alltag ist gross, dass man sich zu sehr in einzelnen Sachbe- reichen verliert und vor lauter Bäumen den Wald nicht mehr sieht. Die Finanzplanung führt alle Sektoren wieder zusam- men und zwingt zu einem alternativen Denken und Handeln. Damit komme ich zu einem kurzen Kommentar der Vor- schläge der nationalrätlichen Kommission aus freisinniger Sicht, wobei ich mich auf die Darstellung der abweichenden Meinungen, auch gegenüber dem Ständerat, beschränke. Der Grundgedanke, dass man im Prinzip den Ausgleich anstrebt und dabei bezüglich der Realisierungsdauer auch unsichere Werte einsetzt, wird aus den bereits genannten Überlegungen begrüsst. Wir sind deshalb für die firanzpla- nerische Berücksichtigung von Schwerverkehrssteuer und Vignette, wobei die Mehrheit die Auffassung vertritt, man könne diesen Einnahmen nur zustimmen, wenn die Stras- senrechnung eine eindeutige Unterdeckung in den betref- fenden Kategorien aufweise. Wir sind für die Erhebung der Energie-Wust im Dienste der Ausschaltung der taxe occulte. Der Ausgleich ist vor allem in Form von weiteren Ausgabenkürzungen im Subventions- bereich zu suchen. Zu längeren Diskussionen gab der Ver- zicht des Ständerats auf die Einsetzung von Kompensa- tionsbeiträgen der Kantone bezüglich der Treibsloffzölle Anlass. Die Fraktion hat zwar Verständnis für das Begehren der kantonalen Finanzdirektoren, nun endlich einmal zu erfahren, wie hoch die Gesamtbelastung aus all diesen Spar- und Aufgabenneuverteilungsübungen schlussendlich sein wird. Hingegen ist ein Haushaltausgleich beim Bund nicht erreichbar, wenn von einer Kompensatiorspflicht abgesehen würde. Dabei kann natürlich über den Zeitpunkt des Eintrittes der Kompensationspflicht und über die Höhe der Beträge diskutiert werden. Nachdem mit der Zeit, d. h. mit dem abnehmenden Bauvo- lumen der Nationalstrassen, immer mehr Mittel aus dem Treibstoffzollzuschlag freiwerden, besteht eine recht bedeutende Verhandlungsreserve, die in den Gesprächen mit den Kantonen genutzt werden sollte. Zusammenfassend darf ich festhalten, dass die Fraktion den Vorstellungen der nationalrätlichen Kommission weit- gehend beipflichtet, insbesondere auch im Bereich Militär- ausgaben, Entwicklungshilfe und SBB. Sie hofft, dass die eingehende Behandlung der Haushaltperspektiven entspre- chend positive Auswirkungen auf den Finanzplan des Bun- desrates zu Beginn der neuen Legislaturperiode haben wird. Basler: Die Aufgaben des Bundes müssen neu überdacht werden, ebenso die gesetzlichen Automatismen, denen die Bundesausgaben unterliegen. Unser Ziel ist es, den Aus- gleich des Bundeshaushaltes in der nächsten Legislatur zu erreichen. Das muss gelingen, sonst werden wir unser Ziel nie erreichen. Wir haben in den Wachstumsjahren Mittel verteilt oder Ansprüche gesetzlich sanktioniert, bevor alle Mittel erarbei- tet worden sind. Mit Geldschöpfung und Kreditgewährung hat man die Stagnationserscheinungen überdeckt. In den acht Jahren zwischen 1970 und 1978 hat das Volks- einkommen, das Bruttosozialprodukt, um 67 Prozent zuge- nommen; die Ausgaben der öffentlichen Hand jedoch, wel- che den Bürger belasten, haben um 110 Prozent zugenom- men. Aus solchen Überlegungen heraus müssen wir erken- nen, dass mit Mehreinnahmen eben auch wieder neue Aus- gaben entstehen. Sie wachsen sogar schneller und ver- grössern die Verschuldung. Der Bürger ist daher nicht mehr willens, Mehreinnahmen zuzustimmen. Wir sind endlich gezwungen, Bilanz aus der nun abschliessenden und aus der vorangegangenen Legislaturperiode zu ziehen. Uns gelang es in der verflossenen Legislaturperiode nicht, Son- dersteuern durchzubringen, und in der Vorperiode waren zwei Anläufe für eine erhöhte indirekte Steuer, die Mehr- wertsteuer ebenfalls, erfolglos. Das will heissen, dass ein Ausgleich des Haushaltes in erster Linie durch Entlastun- gen des Bundes zu geschehen hat. Dieser Elan zum haushälterischen Umgang mit Bundesmit- teln ist im Februar jäh unterbrochen worden durch die Massnahmen zur Stärkung der schweizerischen Wirtschaft. Gemäss einem Arbeitspapier, das wir in der Februartagung in Interlaken erhalten haben, ist allerdings aufgezeigt, dass von den rund 960 Millionen Franken für dieses Massnah- menpaket 90 Prozent kompensierbar sind, dass sie also den Bundeshaushalt in den Jahren 1985 und folgende entla- sten werden. Die SVP-Fraktion befürwortet diesen Aus- gleich und die gesonderte Aufrechnung dieser konjunktu- rellen Massnahmen. In einem Punkt hängen die Massnahmen zur Stärkung der schweizerischen Wirtschaft auch mit diesen Haushaltper- spektiven zusammen, nämlich dort, wo es um die Bean- spruchung der Warenumsatzsteuer auf Energie geht. Statt die Wirtschaft heute vermehrt zu belasten, sollten in diesem Steuersystem vor allem die Export- und Investitionsbedin- dungen verbessert werden durch Beseitigung der Schat- tensteuer, der taxe occulte. Wir sind in der Fraktion heute der Ansicht, dass die Ener- giewarenumsatzsteuer als Sondersteuer die Hürde des Referendums nicht nehmen könnte. Sie wäre damit als künftige Steuerquelle verloren. Aber würde sie eingebaut in die Neuregelung der Warenumsatzsteuer, so könnte sie, verschnürt als ein gesamtes haushaltneutrales Paket, ihren Beitrag zur Verbesserung des Warenumsatzsteuersystems leisten. Die Anstrengung würde dann wenigstens mit einem indirekten Steuersystem abschliessen, das weniger Angriffsfläche zu Kritik böte. So wie es heute verwendet wird, ist ja aus Gründen der wachsenden Schattensteuer an keine Steuersatzerhöhung mehr zu denken. Ich möchte damit auch Stellung nehmen zur Aktualität die- ser Haushaltperspektiven, nachdem von selten der Presse immer wieder behauptet wird, wir würden unbekannte Grossen im Ausgleich der taxe occulte wie der kalten Pro- gression nicht einmal beachten. Unter der Voraussetzung, dass die Unterstellung der Energie unter die Warenumsatz- steuer zur Neuregelung der Warenumsatzsteuer zur Verfü- gung stünde, liesse sich die taxe occulte ohne Folgen für den Bundeshaushalt beseitigen, denn zusammen mit dem aufgehobenen Sondersatz für baugewerbliche Leistungen und anderen Änderungen wären die auszugleichenden rund 1100 Millionen Franken jährlich kompensiert. Was die Elimination der kalten Progression angeht, mache ich auf folgendes aufmerksam: Uns ist Anfang Mai von der eidgenössischen Finanzverwaltung ein Papier mit dem geschätzten Ertrag der direkten Bundessteuer, gemäss Finanzplan vom Oktober 1982, ausgehändigt worden. Es erscheint dort eine jährliche Einnahmenerhöhung von durchschnittlich 5 bis 6 Prozent. Das wären etwa die Mehr- einnahmen des Bundes auch nach Beseitigung der Folgen aus der kalten Progression. Es sind die Mehreinnahmen, die zur Verfügung stehen würden, wenn die steuerbaren Einkommen in diesem Ausmass von 5 bis 6 Prozent anstie- gen; denn - ich mache immer wieder darauf aufmerksam - auch nach Ausgleich der Folgen der kalten Progression werden dem Bund Mehreinnahmen im Ausmass der durch die Teuerung erhöhten steuerbaren Einkommen zufliessen. Die Ausmerzung der kalten Progression beseitigt ja nur die über die Teuerung hinausgehenden Steuereinnahmen, und reale Einnahmensteigerungen würden auch dann weiterhin mit dem Marginalsteuersatz belastet; das ist der Steuersatz auf den zuletzt verdienten Franken. Die Haushaltperspektiven basieren nun aber auf normalen
Budget de la Confédération 1983777 N 16 juin 1983 wirtschaftlichen Verhältnissen mit 5 bis 6 Prozent Ertrags- zuwachs. Daher darf man zu Recht sagen, dass bei den ein- geführten Perspektivzahlen und unter diesen Voraussetzun- gen keine Folgen aus dem Ausgleich der kalten Progres- sion mehr zu berücksichtigen sind. Herr Bundesrat, meines Wissens hat die Steuerverwaltung bei ihren geschätzten Steuererträgen eine anderen Weg eingeschlagen. Sie hat bereits Annahmen dahingehend getroffen, dass die juristischen Personen in den kommen- den Jahren wirtschaftliche Schwierigkeiten oder Ertrags- ausfälle hätten und die natürlichen Personen nicht alle in den vollen Teuerungsausgleich kommen könnten. Basie- rend auf schlechten Einkommens- und Ertragsjahren hat die Steuerverwaltung ihre vorsichtigen Steuerertragsschät- zungen zu Prognosezwecken dem Finanzdepartement wei- tergegeben und behauptet nun zu Recht, noch keine Ertragseinbusse aus der Beseitigung der kalten Progres- sion eingerechnet zu haben. Nun basieren aber unsere Haushaltperspektiven auf norma- len wirtschaftlichen Verhältnissen, also auf Vollbeschäfti- gung bei leicht steigender Produktivität mit einem jährlichen Wachstum des Bruttosozialproduktes von 1 bis 2 Prozent und der Rückbildung der Teuerung bis Ende Planungspe- riode unter 4 Prozent; denn aussergewöhnliche Zeiten bedingen auch aussergewöhnliche Massnahmen, die zu Recht bei den Perspektiven ausgeklammert werden, weil wir sie nicht vorausplanen können. Bleiben wir aber bei den Annahmen, die der Bundesrat den Haushaltperspektiven zugrunde legt, so sind die geschätzten Erträge der direkten Bundessteuer entweder zu niedrig eingesetzt oder interpre- tierbar als mit kalter Progression ausgeglichene 5- bis 6pro- zentige jährliche Mehreinnahmen im Planungsbereich 1984 bis 1989. Das Gespenst des nicht eingerechneten Wegfalls von Mehrerträgen aus Ausgleich der kalten Progression ist daher in der Aufstellung der Haushaltperspektiven ungültig. Übersehen wir einmal, dass man überhaupt nicht von Ein- nahmenausfall sprechen kann, der durch Ausgleich der kal- ten Progression entsteht, weil eben diese Mehreinnahmen über die Teuerung hinaus dem Bund nicht zustehen und keine beanspruchbaren Einnahmen sind. Wesentlich ist hier, dass aus dem vom Ständerat bzw. seiner Kommission beschlossenen Massnahmenpaket im Bereich der kalten Progression keine Folgen für diese uns unterbreiteten Haushaltperspektiven entstehen. Zusammenfassend: Die Fraktion der SVP nimmt Kenntnis von den Haushaltperspektiven und dankt Bundesrat und Verwaltung für den dargestellten Sparwillen. Sie wünscht, dass der Bundesrat um einen weiteren Abbau von Ausga- ben bemüht ist und ein Massnahmenpaket schnüre, das vielleicht Gesetzesänderungen in vielen Bereichen beinhal- tet. Kaufmann: Man hat angefangen, die Haushaltperspektiven zu belächeln, als Sandkastenübung abzutun. Nach der stän- derätlichen Debatte hat man sie auch als «fade Suppe» bezeichnet. Man hätte die Haushaltperspektiven 1983 schnell und quasi unter der Hand mit dem Budget erledigen sollen. Die CVP teilt diese Auffassungen nicht. Natürlich gibt es bei den Haushaltperspektiven keine Beschlüsse und keine Anträge, aber sicherlich wichtige politische Aussagen. Es kommt nicht von ungefähr, dass sich rund 40 Sprecher zum Eintreten gemeldet haben, die trotz den fehlenden Anträgen und Beschlüssen hier ihre Meinung kundtun wol- len. Ich kann Ihnen auch sagen, dass die CVP weitgehend hinter den Ausführungen des Präsidenten der Finanzkommission steht, der klar und konkret gesagt hat, was die Finanzkom- mission des Nationalrates sich unter diesen Finanzperspek- tiven vorstellt. Ich möchte hier noch einige Ergänzungen und einige Schwerpunkte aufzeigen. Schon der Bericht des Bundesra- tes ist positiv. In drei Jahren sollen im Verwaltungsbereich 110 Millionen eingespart werden, und es sollen in drei Jah- ren 370 Millionen Wachstumskürzungen in verschiedenen Gebieten realisiert werden (allerdings Kürzungen gegen- über den Eingaben der Departemente, aber immerhin). Aus den Diskussionen über die Haushaltperspektiven ist auch ein Antrag von Leo Weber hervorgegangen, wonach das Budget 1984 unter keinen Umständen die Milliarden- grenze überschreiten darf. Man rechnete ursprünglich mit einem Budgetdefizit 1984 von etwa 1,45 Milliarden. Auch das ist positiv zu veranschlagen. Die Haushaltperspektiven enthalten nach Auffassung der CVP - und hier unterscheide ich mich jetzt vom Sprecher der freisinnigen Fraktion - nicht nur Sparperspektiven - das sicherlich in erster Linie -, sondern auch Steuerperspekti- ven, wobei auch ich der Meinung bin, dass diese Steuerper- spektiven ausschliesslich die indirekten Steuern betreffen müssen. Man kann jetzt, Herr Biel, nicht der verworfenen Bankkundensteuer nachtrauern. Ich hätte persönlich auch lieber gehabt, sie wäre angenommen worden. Aber wir haben ja hier andere Lichtblicke. Ausgerechnet Herr Richard Müller, der uns als Zigarettenraucher bekannt ist, hat in der Subkommission der Finanzkommission den Antrag durchgebracht, die Tabaksteuer sei wesentlich zu erhöhen. Man rechnet mit einem Mehrertrag von minde- stens 100 Millionen im Jahr. Eine sehr wichtige Frage - sie ist von den Herren Schwarz und Basler angedeutet worden: die Kompensation der Treibstoffzölle. Die Finanzkommission - und mit ihr auch die CVP - sind der Meinung, dass diese 400 Millionen pro Jahr zu kompensieren seien. Ob das unter- oder oberhalb des Strichs gemacht wird, ist untergeordnet, wichtig ist die Kompensation, vor allem deshalb, weil diese Zahlen nach den Jahren der Haushaltperspektiven - also nach 1986 - wahrscheinlich sehr massiv ansteigen werden. Das heisst: Unsere Leistungen an die Kantone werden schon Anfang der neunziger Jahre nicht mehr 400 Millionen, sondern gegen 1 Milliarde Franken ausmachen. Das gilt es bereits jetzt in dieser Debatte aufzuzeigen, einfach deshalb, weil der Bund für seine Nationalstrassen mittelfristig wesentlich weniger Geld aufwenden muss. Zudem sind aus dem Stän- derat Töne laut geworden, wonach Kantone und Gemein- den besser dastehen als noch vor ein paar Jahren. Wenn im Ständerat erklärt wird, man sollte seitens der Kantone nicht so zimperlich sein in der Aufgabenteilung, dann können wir im Nationalrat uns dem wohl anschliessen. Ich teile die Meinung von Herrn Fritz Hofmann, dass es die ganz grossen Würfe in der Finanzpolitik einfach nicht gibt. Wir haben in der Vergangenheit zwar einiges getan; ich denke an den Personalstopp, an die 10prozentige Kür- zungsübung, an die Brotgetreidesubventionsstreichung und an viele, viele kleinere bis mittlere Sparübungen; auch in Zukunft wird es nicht anders sein. Die Finanzpolitik ist eine Fleissübung. Ich gestatte mir noch einige Bemerkungen zu besonders heissen Problemen, über die wir auch sprechen sollten. Ich denke hier an die Landesverteidigung und die Entwick- lungshilfe. Der Bundesrat hat in den Perspektiven ein verlangsamtes Wachstum der Landesverteidigung von etwa 5 Prozent per annum vorgeschlagen, und nicht etwa eine Kürzung. Das heisst, dass der Bundesrat die Landesverteidigung in drei Jahren nur um etwa 600 Millionen aufstocken wollte. Die Finanzkommission ist der Meinung, dass wir der Landesver- teidigung noch weiter entgegenkommen sollten. Wir sind der Auffassung, dass pro Jahr noch etwa 100 Millionen zusätzlich zu diesen 200 Millionen für die Landesverteidi- gung aufgewendet werden sollen, d. h. dann zusammen gegen 1 Milliarde Franken in drei Jahren. Wir sind zu dieser Auffassung gelangt, weil unsere Militär- ausgaben, verglichen mit den NATO-Ländern, immer noch recht bescheiden sind. Wir befinden uns auch dort nicht in der Spitzengruppe. Vor allem sind wir der Meinung, dass zur Friedenssicherung - mindestens heute - nicht nur Gott- vertrauen und redliche Absichten genügen, sondern dass wir eine starke Armee und Waffen nötig haben. Ich möchte Herrn Bundesrat Ritschard eine Frage stellen - vielleicht kann er sie bereits heute beantworten -: Gestern
Budget de la Confédération 1983 779 N 16 juin 1983 aber ich weiss, es ist viel, viel einfacher, Steuergeschenke zu machen, als für die Sanierung der Bundesfinanzen einzu- treten, Herr Lüchinger -, auch eine gewisse Verantwortung für diesen Staat zu übernehmen. M. Carobbio: En décembre 1981, nous avons été de ceux qui s'étaient opposés à la motion du Conseil des Etats et du Parti radical demandant de revoir le plan financier en vue de parvenir à l'équilibre budgétaire, grâce à de nouvelles économies, au cours de la prochaine législature. Deux motifs principaux justifiaient notre opposition. Premiè- rement, le fait de réaliser l'équilibre financier par la seule voie des économies, comme le voulaient les auteurs de la motion, sans considérer la possibilité de nouvelles recettes s'ajoutant à celles déjà prévues dans le plan financier. Deuxièmement, le fait que le plan financier n'était pas à ce moment-là réalisé - il ne l'est toujours pas - précisément à cause de l'opposition des partis bourgeois, et en particulier du Parti radical, aux recettes nouvelles envisagées par le Conseil fédéral lui-même, notamment l'imposition des avoirs fiduciaires des banques. Il faut reconnaître que le Conseil fédéral, avec diligence, a présenté le rapport demandé. Bien que nous fassions de sérieuses réserves quant aux propositions concrètes envi- sagées, nous admettons que le rapport aborde deux aspects intéressants. Avant tout, il pose pour la première fois le problème de la symétrie des sacrifices. Il rompt donc avec la tradition qui envisageait presque toujours des éco- nomies grâce à des mesures unilatérales, frappant en parti- culier les dépenses sociales et en général d'intérêt collectif, à l'exclusion ou presque des dépenses militaires. En deuxième lieu, il prouve que même avec les nouvelles éco- nomies envisagées, économies dont les conséquences pourraient être très lourdes, l'équilibre financier ne pourra pas être rétabli sans de nouvelles recettes en plus de celles déjà proposées, nouvelles recettes que les milieux d'où émane la motion refusent, en partie du moins. C'est exacte- ment ce que nous avons toujours demandé. Nous sommes convaincus que c'est dans cette direction qu'il faudra tôt ou tard se tourner. Mais, je dois dire que le Conseil fédéral n'a pas tiré toutes les conséquences de ces deux aspects positifs. Aussi le rapport du Conseil fédéral ne peut-il recevoir notre appro- bation et compte tenu des positions en matière d'assainis- sement des finances fédérales que nous avons prises au cours de cette législature, cela est tout à fait logique. Moins logique, soulignons-le, est le fait que ce rapport n'a finale- ment pas rencontré l'adhésion des partis bourgeois qui pourtant l'avaient réclamé. Ils se sont empressés de s'opposer à la symétrie des sacrifices ou s'ils l'acceptent c'est avec toute une série de nuances. Nous avons entendu ce matin M. Bonnard préciser ce qu'il entend par «symétrie des sacrifices». Ces partis se sont notamment opposés à de vraies mesures d'économies dans le secteur militaire et ils font obstacle à une politique globale d'assainissement des finances fédérales, comprenant aussi de nouvelles recettes, en particulier sur les profits et la fortune. Une telle attitude est significative et confirme toutes les critiques que nous avons faites lors des discussions sur les problèmes financiers au cours de cette législature. Pour eux, seule la politique d'économies à sens unique est envisageable; ils refusent les nouveaux impôts qui pourraient frapper les classes privilégiées. Revenons au rapport du Conseil fédéral pour exposer briè- vement les motifs de notre insatisifaction et de notre oppo- . sition à toute une série d'économies envisagées. La première raison de notre insatisfaction tient à l'opportu- nité et à la validité de l'exercice imposé par la majorité de ce Parlement au Conseil fédéral qui, il faut le reconnaître, a au moins eu le courage de faire des propositions provo- cantes et, dans une certaine mesure, claires. Nous considé- rons que la motion qui est à l'origine des propositions de nouvelles économies est dépassée et par là même l'exer- cice proposé. La motion n'était déjà pas justifiée en 1981, elle l'est encore moins aujourd'hui, et avec elle toute une série de proposi- tions du rapport. La situation, tant sur le plan économique que financier, a profondément changé, elle est maintenant difficile et exige des efforts supplémentaires de la part des collectivités. Depuis deux ans, les comptes de la Confédé- ration se soldent par des résultats meilleurs que prévus. On nous dit, il est vrai, qu'il s'agit de situations exceptionnelles, mais puisque cette situation s'est déjà répétée deux fois, elle pourrait se répéter une troisième fois cette année; c'est un élément à prendre en considération. D'autre part, sur des propositions telles que la taxe sur les poids lourds ou la vignette qui pourraient procurer à la Confédération un demi-milliard de nouvelles recettes, le peuple sera appelé à se prononcer, et il serait utile d'atten- dre la décision du peuple. Dans ces conditions, sans vouloir nier l'utilité de la politique de rigueur dans les dépenses de la Confédération, de nou- velles économies telles que celles envisagées par le rapport du Conseil fédéral ou par la commission ne seraient, à notre avis, ni opportunes ni justifiées. Nous ne devons pas oublier que nous sommes dans un pays où la part de l'Etat est réduite au strict nécessaire. Vouloir la réduire encore, dans la situation économique que nous connaissons, ne pourrait qu'avoir des conséquences fâcheuses pour l'ensemble du pays. Naturellement, nous ne sommes pas opposés aux économies à condition qu'elles n'aient pas d'incidences négatives pour les intérêts du peuple suisse. Une deuxième raison, d'ordre général, de notre insatisfac- tion tient au fait que le rapport, en plus de mesures déjà en discussion devant ce Parlement, n'envisage concrètement aucune autre mesure fiscale nouvelle, soit dans le domaine de la fiscalité directe - modification du barème d'impôt pour les personnes morales, par exemple, harmonisation maté- rielle - soit dans le domaine des impôts indirects. Pourtant, il faudra en arriver là si l'on veut éviter les graves consé- quences que pourraient avoir des mesures d'économies d'une telle ampleur. A mon avis, il y a en plus la volonté de donner des indica- tions, au Conseil fédéral, pour la prochaine législature. Diverses propositions figurant dans le rapport ne peuvent pas rencontrer notre approbation. En particulier, nous ne pouvons accepter d'envisager trois mesures principales: le ralentissement de l'aide au développement, la suppression de la compensation semestrielle du renchérissement au personnel fédéral et la diminution de la subvention de la Confédération de 500 millions ou même de 100 millions, comme le propose à son tour la commission qui s'occupe de l'assurance-maladie. Pour ce qui concerne l'idée de freiner notre aide au déve- loppement dans les trois prochaines années, elle me paraît non seulement inacceptable, mais contraire aux intérêts de la Suisse et aux déclarations même que le Conseil fédéral a faites à plusieurs occasions à ce propos, dont la dernière de M. Furgler, conseiller fédéral, à Belgrade. Aujourd'hui, on le sait, la Suisse est déjà dans le peloton de queue de cette aide et toute mesure de compression des crédits dans ce secteur ne peut qu'aggraver la situation. Quant à la suppression de la compensation semestrielle du renchérissement du personnel fédéral, l'accepter revien- drait à pénaliser une fois de plus ce personnel qui a déjà donné, il faut le rappeler, une contribution importante à l'assainissement des finances fédérales. Pour la diminution des subventions à l'assurance-maladie avec prélèvement sur les salaires, la mesure me semble vraiment discutable. On connaît la grave situation dans ce domaine et ce n'est pas avec des mesures comme celles proposées que l'on abordera sérieusement le problème. Dans ce contexte, nous prenons acte avec satisfaction que la commission ne veut pas suivre le Conseil fédéral, mais nous nous déclarons assez réservés quant à la proposition envisagée par la commission de réduire de 100 millions la contribution fédérale, montant qui devrait être prélevé chez les assurés fortunés. L'idée est peut-être juste et intéres- sante, mais elle devrait être envisagée dans un cadre de la révision de la loi et d'une diversification des contributions,
Budget de la Confédération 1983 781 N 16 juin 1983 Depuis que j'ai l'honneur de siéger dans ce conseil, j'ai tou- jours constaté que notre politique d'aide publique au déve- loppement ne passe pas sans résistance, méfiance et pré- jugés, le cap de ses modestes propositions. Nous sommes aujourd'hui, parmi les pays-membres de l'OCDE, celui qui, malgré son enviable force économique et financière, reste au-dessous de la moyenne de la contribution financière réservée par d'autres Etats à l'aide publique aux pays du tiers monde. Je connais les arguments de ceux qui soutien- nent dans cette salle la raison de freiner l'accroissement de notre apport qui devrait se situer au niveau moyen de celui des autres Etats de l'OCDE, qui correspond à 0,35 pour cent du produit national brut. Ces arguments seront certai- nement encore développés aujourd'hui, mais je ne crois pas que nous pouvons continuer à justifier une telle politi- que face à la situation actuelle d'endettement des pays en développement, et face à la dimension de la détresse éco- nomique qui frappe, même cruellement, leurs réalités humaines. Nous ne pouvons pas seulement donner pour recevoir. Vous le savez bien, notre aide publique aux pays les plus pauvres, dans le cadre des rapports bilatéraux et multilatéraux, n'est pas restée, jusqu'à présent, sans contrepartie en faveur de notre économie. En 1982, la dette extérieure à moyen et à long terme de l'ensemble des pays en développement a dépassé le niveau de 500 milliards de dollars. Cela veut dire que, depuis 1973, elle a presque quintuplé. Cette situation est lourde de dan- gers pour l'équilibre des rapports politiques entre les pays riches et le reste du monde qui vit l'exaspération d'une pau- vreté, sinon d'une misère civile insoutenable à long terme. J'ai lu récemment que le chef d'état-major de notre armée a ouvertement déclaré que faire des économies sur le dos de l'aide au développement est une honte. Cela est insoutena- ble du point de vue humain. La sécurité de notre pays ne reste pas figée uniquement dans l'accomplissement de notre devoir d'assurer à notre peuple une défense armée crédible, elle demande aussi un engagement crédible à l'extérieur, afin de contribuer à éviter que le fossé qui s'est creusé entre les pays riches et les pays pauvres ne devienne un jour l'abîme où se perdent les espoirs déjà fra- giles de la paix et de la solidarité internationale. Avant-hier, le chef du Département fédéral de l'économie publique, M. Furgler, a déclaré à cette tribune que, pour les pays les plus pauvres, il faut prévoir une aide supplémen- taire. Il ajouta: «Tout le reste, c'est de l'utopie.» Mais l'uto- pie évoquée par M. Furgler se heurte peut-être à un état d'esprit qui doit nous faire réfléchir. On pourrait en retrou- ver l'illustration dans la déclaration suivante, faite hier soir par un ami: «II est impensable qu'un peuple comme le nôtre, qui a subi si peu de contrecoups, soit à la fin géné- reux.» Cela est-il vrai? Je pense que, partiellement, cette déclaration contient une certaine vérité. Pour le reste, soyons au moins justes là où nous ne pouvons pas être généreux, pour des raisons prioritaires de politique interne. Notre réalité est parfois un rêve utopique pour beaucoup - trop, dirai-je - d'êtres humains. J'invite donc le gouvernement et le Parlement à renoncer aux mesures d'économies concernant l'aide publique au développement. Je propose d'élever cette aide, avant 1986, au niveau de la moyenne des pays de l'OCDE. Cet effort représente non seulement un devoir de solidarité nationale face aux pays les plus pauvres, mais aussi un devoir humain prioritaire face à nous-mêmes. Biderbost: Ich glaube, der Bundesrat hat seinen Auftrag gut erfüllt, «honorig», würde wahrscheinlich eines seiner Mitglieder sagen. Es ist auch wichtig, dass wir auf diesen Ausgleich im Haushalt hinarbeiten, denn eine Schulden- politik würde uns ja nur allmählich dazu führen, dass die Staatstätigkeit fast ersticken müsste. Der Bundesrat präsentiert uns heute ein Inventar, eine Auf- zählung von allen möglichen Einnahmen und auch Spar- massnahmen. Eigentlich ist das nicht als eine Auswahlsen- dung gedacht; im Gegenteil, es braucht alles, wenn wir den Ausgleich, so wie er dort vorgesehen ist, 1986 erreichen wollen. Aber wir stellen ja fest, dass schon einiges weg ist, und anderes wird wohl noch folgen. Hier nenne ich lieber keine Namen, nomina sunt odiosa. Es wird also Stückwerk bleiben mit Verspätungen im besten Falle. Die heutige Diskussion kommt mir wirklich vor wie eine Ter- minsitzung, die wir in unseren Kommissionen haben. Wer nicht kann, streckt auf, und das günstigste Datum kommt dann schliesslich heraus. Hier ist es vielleicht so: Das gün- stigste, was aus dieser Diskussion herauskommt, sollte dann bleiben. Es ist sicher auch der Sinn dieser Diskussion, dass Bundesrat und Parlament die Temperatur nehmen, wissen, wie es etwa steht in bezug auf die Zahlen und in bezug auf die Zeit, und es ist wahrscheinlich auch der Sinn dieser kurzen fünfminütigen Interventionen, den Finger auf irgend etwas zu legen, zu mehr genügt die uns zur Verfü- gung stehende Zeit sowieso nicht. Hier sind es nicht nur die Finanzüberlegungen, die gelten müssen, sondern wir müssen uns auch fragen, wohin die Fahrt eigentlich geht mit unserem Staat, welche Richtung wir einschlagen wollen. Hier haben wir natürlich konkurrie- rende Interessen abzuwägen. Wir haben in den Diskussio- nen gehört: es geht hauptsächlich um die Armee und die Entwicklungshilfe. Ich möchte ein anderes Beispiel heraus- greifen, um das zu zeigen, nämlich die Energie-Wust. Ihr erster Zweck ist ganz zweifelsohne, heute einfach Geld ein- zubringen - und gegen 400 Millionen sind natürlich nicht nichts -, aber dahinter steht auch eine Energiepolitik mit ihren Grundsätzen, die auch gelten, nachdem der Energie- artikel abgelehnt wurde. Das Energiesparen ist der erste Grundsatz, den wir haben. Hand aufs Herz: wir sind alle fürs Sparen; aber Hand aufs Portemonnaie: es darf nichts kosten! In diesem Sinne ist natürlich die Erhebung einer Steuer für die Energiepolitik sicher das richtige. Aber wir haben noch andere grosse Grundsätze, die wir auch einbe- ziehen müssen, vor allem, dass bei der Energie weitgehend die Wasserkraft im Vordergrund steht, und hier werden dann die Bergregionen belastet in dem Sinne, dass es ein- fach nicht jede Erhöhung des Energiepreises verträgt. Wir haben für das, was noch hinzukommen würde, eine ganz andere Verwendung. Um den Bergregionen entgegenzu- kommen, sollte man den Platz freilassen, damit eine Erhö- hung der Wasserzinse und ein Abschaffen der Qualitätsstu- fen erfolgen kann. Das hat damals der Bundesrat, gerade Herr Bundesrat Ritschard, als er noch Energieminister war, auch unterstützt. Ich glaube, dass diese Entlastung für die Berggebiete berechtigt ist. Wir haben vor kurzem eine finanzpolitische Studie vom Nationalfonds erhalten; sie heisst «Finanzpoliti- sche Instrumente und regionale Inzidenz». Hier findet man, dass Bergkantone, wie beispielsweise das Wallis, nicht Bezüger von Bern sind, sondern im Gegenteil, dass pro Kopf 283 Franken mehr nach Bern gebracht werden. Das heisst doch, den Finanzausgleich, wie wir ihn verstehen, auf den Kopf stellen. Wir wissen doch, dass das Pro-Kopf-Ein- kommen in unserem Kanton viel tiefer ist als in anderen; also ist diese Politik nicht richtig. Wir müssen deshalb, wenn wir den Vergleich ziehen, feststellen, dass das kein normaler Zustand ist und dass das ein Grund ist, den Not- wendigkeiten des Berggebietes den Vorzug zu geben vor den rein fiskalischen Gründen, die für diese Steuer spre- chen. Ich bin also der Meinung, dass diese Energie-Wust in der Gesamtschau nicht ihren Platz hat, auf alle Fälle nicht in der Art und Weise, wie man es vorsieht. Jede Finanzmass- nahme muss nach ihren Auswirkungen auf die anderen, eventuell höhergestellten Ziele unseres Landes hinterfragt werden. Die Finanzverbesserungen müssen auch Struktur- verbesserungen bringen, sonst wiederholt sich der Vor- gang, und die momentanen Verbesserungen sind bald ein- mal vertan. Ich hoffe, dass bei der Verwirklichung jede Massnahme in einer gesamtheitlichen Schau gesehen wird. Dies ist das einzige Mittel, um eine kohärente und effiziente Politik zu betreiben.
Budget de la Confédération 1983 783 N 16 juin 1983 steht dafür die vollständige Unglaubwürdigkeit des Bundes- rates bei den Entwicklungsleistungen gegenüber. In der Botschaft vom Juli 1980 über die Weiterführung der technischen Zusammenarbeit und der Finanzhilfe zugun- sten von Entwicklungsländern vertrat der Bundesrat die Auffassung, dass trotz der Finanzschwierigkeiten des Bun- des unsere öffentliche Entwicklungshilfe gegen Mitte des Jahrzehnts 0,35 Prozent des Bruttosozialproduktes.errei- chen solle. Gerade wegen der Finanzschwierigkeiten des Bundes will nun der Bundesrat drei Jahre später die Ent- wicklungshilfeleistungen des Bundes auf 0,26 Prozent des Bruttosozialproduktes beschränken. Das sind durchschnitt- lich rund 200 Millionen Franken pro Jahr weniger! Im bun- desrätlichen Zusatzbericht steht im Kapitel zur öffentlichen Entwicklungshilfe: «Der Abbau der Defizite erfordert Opfer und Verzichte.» Diese Bemerkung ist zynisch, wenn andere die Opfer bringen und die Verzichte leisten müssen, näm- lich die notleidenden Menschen in der Dritten Welt. An einer Pressekonferenz anlässlich der UNCTAD-Konferenz in Belgrad teilte Bundesrat Furgler mit, die Schweiz verpflichte sich, 0,7 Prozent des Bruttosozialproduktes für die Entwick- lungshilfe einzusetzen. Diese Aussage wurde später als Versprecher deklariert. Schade, finde ich. Mir wäre es lie- ber, die bundesrätliche Äusserung wäre kein Versprecher, sondern vielmehr ein gültiges Versprechen gewesen. Die Zeit reicht nicht aus, um alle unsozialen Aspekte der Haus- haltperspektiven aufzuzählen. Ich habe vom Bericht des Bundesrates Kenntnis genom- men, aber im ablehnenden Sinne. Ziegler-Solothurn: Die Haushaltperspektiven für die Jahre 1984 bis 1986 sind weitgehend Hypothesen, weil die pro- gnostizierten Einnahmen zum Teil Wunschträume sind und auch die Ausgaben nicht eindeutig fixiert werden können. Was bleibt, sind die keineswegs rosigen Finanzaussichten. Mit diesen Perspektiven ist das finanzpolitische Instrumen- tarium zweifellos verfeinert worden, doch muss man sich schon fragen, ob mit dieser Verfeinerung nicht auch der Zahlenwirrwarr um die Bundesfinanzen vergrössert wird. Tatsache ist, dass mit dem Nein zur Bankkundensteuer und dem sehr Ungewissen Schicksal weiterer Einnahmequellen, zum Beispiel der Energie-Wust, mehrere 100 Millionen Fran- ken für den angestrebten Budgetausgleich fehlen werden. Das könnte zu einem verstärkten Druck auf die Bereiche der Sozialpolitik/Sozialmassnahmen führen. Eine Kompen- sation der fehlenden Finanzmittel durch den Abbau von Sozialleistungen würde aber die Schwachen und Schwäch- sten unseres Volkes zusätzlich treffen. Gleicherweise ist in Übereinstimmung mit der Finanzkommission eine lohnpro- millemässige Zusatzfinanzierung für die Bundesbeiträge an die Krankenkassen zu verwerfen, zumal die Revision der Kranken- und Mutterschaftsversicherung eine Neuregelung der Bundesbeiträge vorsieht. Andererseits vermag auch die zur Reduktion der Bundesbeiträge angeregte Erhöhung der Selbstbeteiligung um 100 Millionen Franken nicht zu befrie- digen. Abgesehen davon, dass damit keine Kosten gespart, sondern Kosten nur umgelagert würden, brächte dies eine verstärkte Belastung derjenigen, die medizinische Dienste aus gesundheitlichen Gründen in Anspruch nehmen müs- sen - d. h. der Kranken und damit, aufs Ganze und im Durchschnitt gesehen, der älteren Generation. Weiter vertrete ich die Auffassung, dass die Entwicklungs- hilfe aus der sogenannten Opfersymmetrie'ausgeklammert und dem OECD-Durchschnitt angepasst werden muss. Es geht hier um eine höhere Symmetrie, nämlich um die Solida- rität unseres relativ reichen Landes mit den Ärmsten der Armen in der Welt. Es geht um die praktizierte Partner- schaft mit den Drittweltländern. Diese Partnerschaft kommt beiden zugute: jenen Ländern, denen wir geben, und auch unserem Land, das mit Aufträgen aus Drittweltländern Arbeitsplätze erhalten kann. Auf keinen Fall dürfen wichtige und dringliche Hilfsprojekte für die Entwicklungsländer den Sparbemühungen zum Opfer fallen. Was sich aufdrängt, ist eine sorgfältige Selektion zwischen notwendigen und wünschbaren Projekten. Die vorliegenden Haushaltperspektiven sind lediglich eine Prognose zur Entwicklung der Bundesfinanzen, zu denen das Parlament erneut beim jährlichen Budget und beim Finanzplan Stellung zu nehmen hat. In diesem Sinne kann von den Perspektiven Kenntnis genommen werden. Ott: Auch ich spreche, wie soviele im diesem Saale, zur Entwicklungshilfe. Ich möchte zwei Dinge feststellen:
Es ist sicher simplifizierend und falsch, wenn oft behaup- tet wird, die öffentliche Entwicklungshilfe der Schweiz werde gekürzt. Unbestritten ist aber, dass die Haushaltper- spektiven vorsehen, hinter einem durch internationale Absprachen und ausdrückliche Willenserklärung von Bun- desrat und Parlament gesteckten Ziele erheblich zurückzu- bleiben. Nun ist aber der Gesichtspunkt doch auch in unse- rem Lande mindestens vertretbar, dass die Leistungen der Entwicklungshilfe mit anderen Massstäben zu messen seien als die meisten anderen Staatsaufgaben, und zwar gerade weil sie auf international ausgehandelten Standards der Solidarität beruhen, also auf Faktoren, die mindestens teilweise jenseits unserer innenpolitischen Selbstverfügung liegen. Es verhält sich hier analog wie bei der Landesvertei- digung, die ja auch Bestandteil eines internationalen völker- rechtlichen Status der bewaffneten Neutralität ist. Ich glaube, es braucht gar nicht mehr viel, dass sich bei uns eines Tages diese Optik einer gewissen Vorzugsstellung der Entwicklungshilfe durchsetzen wird.
Ansätze zu einem solchen Stimmungsumschwung sind heute schon erkennbar. Die von den Entwicklungshilfewer- ken lancierte und von den Kirchen unterstützte Petition mit dem Titel «Entwicklungshilfe ist eine Überlebensfrage» hat Ende Mai relativ kurz nach ihrem Start schon 150 000 Unter- schriften erreicht. Das bedeutet doch ein recht beträchtli- ches Potential - zumal wenn man davon ausgehen muss, dass ein Grossteil der Unterzeichner doch stimmberech- tigte Schweizerinnen und Schweizer sind. Die öffentliche Unterstützung im Volk für eine grosszügi- gere Entwicklungshilfe darf nicht unterschätzt werden. Und das wissen offenbar auch die Parteien, erklären doch CVP, EVP und meine eigene Partei ihre Unterstützung für die genannte Petition. Und die FDP geht sogar soweit, in einer Erklärung vom Februar 1983 bis 1985 die Erreichung des OECD-Durchschnitts der öffentlichen Entwicklungshilfe und bis 1990 eine Quote von 0,7 Prozent Bruttosozialprodukt zu fordern. Wenn die Parteien Derartiges im Wahljahr erklären, dann rechnen sie doch offenbar damit, mit solchen Forderungen nicht gänzlich abseits vom Wählerwillen zu stehen! Meine Schlussfolgerung ist folgende: Es liegt nahe, für den näch- sten Finanzplan auch eine Variante auszuarbeiten, die das Sparziel im Prinzip beibehält, aber im Punkte der öffentli- chen Entwicklungshilfe von den jetzt vorliegenden Haus- haltperspektiven abweicht. Kühne: Vorerst möchte ich die Aufmerksamkeit auf eine nicht unbedeutende Rahmenbedingung richten, das Erfor- dernis nämlich, über möglichst genaue und aktuelle Unterla- gen zu verfügen. Dies ist eine Voraussetzung, um die Ent- wicklung richtig beeinflussen zu können, und hier ist auf Stufe Bund noch einiges verbesserungsfähig. Die Voran- schläge beruhen auf verhältnismässig weit zurückliegenden Zahlen, zum Beispiel das Budget 1983 auf dem Finanzplan
Aber auch die Haushaltperspektiven vom 4. Oktober 1982 sind nicht mehr brandaktuell. Sie tragen verschiede- nen neueren Entwicklungen nicht mehr Rechnung, und abweichende Entscheide sind in der Zwischenzeit gefällt worden. Finanzwunder sind an und für sich erfreulich, aber man sollte sich von ihnen nicht derart überraschen lassen. Die Glaubwürdigkeit leidet darunter. Folgende Feststellungen im Geschäftsbericht 1982 können nicht befriedigen: Eine Lagebeurteilung im Frühjahr ergab zwar, dass die ausser- ordentliche Einnahmenentwicklung 1981 in abgeschwächter
Juni 1983 N 784 Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 Form auch im Berichtsjahr andauern würde und demzufolge einnahmeseitig eine gegenüber dem Finanzplan bessere Ausgangslage schaffen dürfte. Gleichzeitig zeichneten sich aber auch Mehrausgaben ab, die bei der Ausarbeitung des Finanzplanes noch nicht bekannt gewesen waren. Eis wer- den also gewissermassen Mehreinnahmen mit Mehrausga- ben verrechnet und die Nettomethode angewendet. Dadurch geht der Überblick doch weitgehend verloren. Die Positionen müssen einzeln im Auge behalten werden. Nur so ist es möglich, sie unter Kontrolle zu halten. Zudem müs- sen sie laufend überprüft werden, sonst befinden wir uns im Nebel. Das können und dürfen wir uns nicht leisten. Was sich andernorts bewährt, das soll doch auch im Bun- deshaushalt zu Hilfe genommen werden. Als Mitglied des Gemeinderates eines kleinen Dorfes verfüge ich seit gestern über brandneue Unterlagen betreffend die Steuer- eingänge 1983, und zwar sind sie datiert vom 14. Juni 1983. Dauernd werden die Zahlen nachgerechnet, und man ist über die Entwicklung im Bild. Nun zum Stellenwert der Haushaltperspektiven und ihren Realisierungsaussichten: Hier muss ich einige Fragen auf- werfen, und zwar aufgrund der bisherigen Erfahrungen. 1980 haben wir ein finanzpolitisches Konzept verabschie- det, welches den Bundeshaushalt bis 1983 zum mindesten beinahe ins Gleichgewicht bringen sollte. Es ist aber nur teilweise realisiert worden. Um einige Gedächtnislücken zu schliessen, möchte ich ausführen, dass nach dem damali- gen Konzept doch für 1983 200 Millionen Franken Mehrein- nahmen respektive Entlastungen des Bundes vorgesehen waren aus dem Aufgabenteilungspaket, 380 Millionen Mehr- einnahmen aus der Umsatzbesteuerung (Energie usw.) und 350 Millionen aus der Schwerverkehrsabgabe. Die entspre- chenden Volksabstimmungen sind nicht vorgenommen und das Konzept ist nur teilweise verwirklicht worden. Wie sieht es nun mit dem kommenden Konzept aus? Auch hier bauen wir auf vielen Unbekannten weiter auf. Bundes- rat, nationalrätliche Kommission und Ständerat legen ver- schiedene Varianten vor. Zentraler Punkt der Vorschläge unserer Finanzkommission ist die Kompensation der Mehr- leistungen des Bundes an die Strassenkosten der Kantone. Die kantonalen Finanzdirektoren werden sich auf den Standpunkt stellen, es handle sich teilweis um Doppelzäh- lungen, Kantonsanteile und Aufgabenteilung seien mit zu berücksichtigen. Also auch hier Unsicherheiten. Planen ist gut, Realisieren ist aber entschieden besser, und zur Realisierung zähle ich, dass die entsprechenden Volks- abstimmungen angesetzt und vorgenommen werden. Herczog: Diese Haushaltperspektiven sind für uns nicht annehmbar, wie es bereits unser Fraktionspräsident ausge- führt hat. Ich möchte hier nur zwei Gründe herausgreifen.
Die einzelnen Sparmassnahmen sind zu technokratisch begründet und kaum politisch gewichtet und bewertet.
Die eigenartige Wortschöpfung der Opfersymmetrie war und ist eine Legende. Zum ersten Ablehnungsgrund, d. h. zur zu technokrati- schen Begründung der Massnahmen, nur ein Beispiel - Sparmassnahmen bei der Entwicklungshilfe: Es wird in den Haushaltsperspektiven darauf angespielt, dass man parallel zum Bruttosozialprodukt das Wachstum einhalten muss. Es fehlt aber jegliche Einschätzung in den Perspektiven, wes- halb man die Sparmassnahmen durchführt. Man hat gewis- sermassen in diesem Rat und auch beim Bundesrat - obwohl Bundesrat Purgier letzthin in Belgrad von 0,7 Pro- zent des Bruttosozialproduktes geredet hat - das Gefühl, Entwicklungshilfe sei sozusagen verschenktes Geld und Luxus. Es wird nicht gesehen, dass dieses Geld Wesentli- ches zur Friedenssicherung beitragen kann und wesentlich mehr be tragen kann als etliche Panzer-Milliarden. Wenn Sie sich dazu vorstellen, wie die Verschuldungssituation der Dritten Welt aussieht, zu welchen katastrophalen Folgen das führen könnte, dann kann das die simple Bedrohungs- bildvorstellung einiger Berufsoffiziere tatsächlich überstei- gen. Zum zweiten Ablehnungsgrund, zur «Opfersymmetrie»: Wenn man die Spargeschichte des Bundes anschaut, muss man sagen, dass die Opfersymmetrie immer eine Legende war. Es hat ein massiver Sozialabbau stattgefunden. Hier greife ich nur ein paar wichtige Dinge heraus: Bei der Kran- kenversicherung wurden seit 1975 über 1,5 Milliarden gespart, 1975 wurde der 10prozentige Kürzungsbeschluss durchgeführt, 1977 wurde der Beitrag des Bundes auf dem Stand von 1976 eingefroren, und 1980 folgte die Sprozen- tige Kürzung für die Jahre 1981, 1982, 1983. Das führte dann zu Defiziten in Millionenhöhe bei den Krankenkassen, und nun will der Bund sogar überhaupt nichts mehr zahlen, sondern alles über Lohnprozente regeln. Ein Zweites: Bei der AHV wurden in der gleichen Periode 2,5 Milliarden durch den Bund gespart. Bei der 8. AHV-Revision wurde versprochen, dass die Beiträge der öffentlichen Hand von 20 auf 25 Prozent hinaufgesetzt würden. Dies wurde nie erfüllt; im Gegenteil, 1975 hat man die Beiträge des Bundes um 6 Prozent gekürzt. Auch die 9. AHV-Revision hat Ver- schlechterungen gebracht, also insgesamt etwa 2,5 Milliar- den Franken. Bei der Arbeitslosenversicherung ist es schwierig, die detaillierte Rechnung zu machen, aber auf jeden Fall hat der Bund hier Hunderte von Millionen gespart, wenn Sie wissen, dass heute der Bund lediglich Darlehensbeiträge gewährt und keine eigentlichen Beiträge mehr, wie es vorher der Fall war. Fazit: Allein bei den Sozialleistungen, d. h. ohne öffentli- chen Verkehr, Berufsbildung usw., wurden seit 1975 etwa 5 Milliarden Franken eingespart, was etwa einen Viertel eines ganzjährigen Bundesbudgets ausmacht. Demgegenüber wurden in der gleichen Periode für Rüstung 8,7 Milliarden Franken ausgegeben. Wenn Sie das Investitionsprogramm 1975/76 dazurechnen oder das Wirtschaftsförderungspro- gramm dieses Jahres, sind es insgesamt über 9,5 Milliarden Franken. Hier soll man vergessen, überhaupt noch weiter von Opfersymmetrie zu reden. Die vom Bundesrat vorge- schlagene Wachstumsrate von 5 Prozent ist keine Spar- massnahme; die jährliche Rate liegt bereits in etwa auf die- ser Höhe. Zum Schluss: Die Ideologie dieser Haushaltper- spektiven, worin der Bundesrat sagt, geordnete Finanzen bildeten die Grundlagen für einen gesunden Staat, ist schön und recht, aber glauben Sie: wenn man die Sozial- werke kaputtspart, ist das sicher kein gesunder Staat mehr. Dagegen muss man sich wehren. Es ist für uns klar, dass nicht alles machbar und finanzierbar ist, aber für uns steht die absolute Priorität bei der Sicherung der Sozialaufgaben. Ich bitte Sie, unserem Antrag auf negative Kenntnisnahme dieser Haushaltperspektiven zuzustimmen. M. Kohler Raoul: Les perspectives financières que nous présente le Conseil fédéral pour les années 1984 à 1986 et compte tenu des interventions qu'il nous propose, condui- sent à un rétablissement de notre équilibre financier pour l'année 1986. Ces perspectives, même si elles ne sont pas toujours très réalistes et même si elles ont été critiquées de divers côtés, ont au moins le mérite d'exister et d'inciter à la réflexion. J'en arrive à ma première remarque: la charge fiscale sur les revenus du travail et des entreprises s'est considérable- ment alourdie ces dernières années. Les contribuables ne sont pas disposés, dans leur majorité, à consentir une aug- mentation d'impôts existants ou à favoriser l'introduction de nouveaux impôts. Il est dès lors peu probable que toutes les recettes supplémentaires envisagées par le Conseil fédéral dans son plan financier, puissent être réali- sées, de sorte que le rétablissement de l'équilibre financier, vu sous l'angle des recettes, paraît quelque peu utopique. Cela signifie donc qu'à moyen et à court terme, il faudra agir surtout du côté des dépenses. Deuxième remarque: la motion des Chambres fédérales concernant le plan financier demandait un examen et des propositions dans le domaine de la structure des tâches de la Confédération et dans celui des divers mécanismes des dépenses. Le rapport du Conseil fédéral sur ces points-là nous laisse sur notre faim. En effet, il est intéressant de
Budget de la Confédération 1983 785 N 16 juin 1983 savoir ou d'apprendre que le déséquilibre des finances fédérales s'explique par les dynamismes différents des recettes et des dépenses. Il est intéressant aussi de constater que les recettes de la Confédération augmentent à la cadence du produit national brut nominal, tandis que les dépenses croissent plus rapidement. Il est digne d'inté- rêt de savoir que l'augmentation des dépenses n'est cou- verte qu'à raison de 50 à 75 pour cent par l'augmentation des recettes. Enfin, les conclusions auxquelles je souscris sans réserve ne manquent pas d'intérêt non plus, à savoir que l'augmentation des dépenses ne devrait pas dépasser celle du produit national brut. Cependant toutes ces constatations, cette conclusion, ne sont que des généralités, intéressantes certes, mais elles ne nous montrent nullement le chemin qu'entend emprun- ter le Conseil fédéral pour ralentir le rythme des dépenses, ni les conséquences qu'il tire d'une situation qui n'est plus nouvelle. Il eut été intéressant de disposer d'une analyse critique, détaillée, de la structure et de l'évolution des prin- cipales dépenses de la Confédération. Il nous aurait inté- ressé aussi de savoir de quelle manière le Conseil fédéral entendait infléchir leurs dynamismes respectifs. Malheureu- sement, le Conseil fédéral nous renvoie, pour plus de préci- sions, aux prochaines Grandes lignes de la politique gou- vernementale et au prochain plan financier. Pouvons-nous attendre si longtemps? J'en arrive à ma troisième remarque: je ne pense pas que nous pourrons attendre l'examen des nouvelles Grandes lignes de la politique gouvernementale avant de passer aux actes. Les efforts de modération des dépenses devront se poursuivre, voire s'accentuer. Il s'agira d'adapter, sans délai, notre mentalité en matière de dépenses à la situation d'aujourd'hui. Une sélection rigoureuse des nouveaux pro- jets annoncés s'impose maintenant déjà. L'examen critique des tâches actuelles de la Confédération est urgent. Il nous apprendra si ces tâches doivent être maintenues, si l'on peut les réduire ou les supprimer ou si l'on peut les réaliser sur une plus longue période ou à moindres frais. Cet exa- men doit se faire sans tarder, c'est-à-dire déjà lors de l'éla- boration du budget 1984. Les résultats de ces opérations ne se manifesteront que progressivement et à moyen terme. C'est la raison pour laquelle d'ici là, il est indispensa- ble de maintenir les mesures à la fois unilatérales, injustes et brutales que sont la réduction de 10 pour cent de la plu- part des subventions et le plafonnement des effectifs, comme notre conseil l'a fait hier. Ces mesures peu nuan- cées, certes, n'ont pas manqué d'efficacité pour modérer nos dépenses. La majorité des citoyens et des contribuables du pays, j'en suis certain, attend de nous que nous ne relâchions pas cet effort d'économies avant d'avoir pris des mesures efficaces qui devraient ramener la croissance des dépenses de la Confédération au niveau de la croissance du produit natio- nal brut. Schmid: Verschiedene Redner haben heute morgen bereits geschildert, wie der 13jährige Leidensweg der Bundesfinan- zen und der Bundesfinanzdefizite aussieht. Ich möchte unterstreichen, dass das meines Erachtens eines der trau- rigsten Kapitel in der Schweizer Geschichte der Nach- kriegszeit darstellt. Nach den beiden verworfenen Mehrwertsteuervorlagen setzten sich Bundesrat und Parlament das Ziel, bis 1981 die Bundesfinanzen saniert zu haben. Als dieses Ziel nicht erreicht wurde, setzte man sich die Grenze 1983. Und jetzt, nachdem feststeht, dass auch dieses Ziel nicht erreichbar ist, setzen sich der Bundesrat - und offensichtlich auch das Parlament - das Ziel, die Bundesfinanzen bis 1986 zu sanie- ren. Herr Kommissionspräsident Hofmann und auch Herr Barchi, an deren Ehrenhaftigkeit nicht zu zweifeln ist, haben sogar im Namen der Kommission durchblicken lassen, dass das Ziel 1986 kaum erreicht werden könne. Glauben Sie ja nicht, dass die ständige Nichteinhaltung solcher Zielsetzun- gen das Ansehen der verfassungsmässigen Behörden die- ses Landes im Volk nicht untergräbt. Wir können nicht ungestraft ständig Ziele setzen und politische Absichtser- klärungen abgeben und uns nachher, wenn es um die Reali- sierung geht, um diese Erklärungen einen Deut kümmern. Zudem ist dem vorparlamentarischen Gesetzgebungsver- fahren hauptsächlich bei Steuervorlagen vermehrte Beach- tung zu schenken. Ich gehe davon aus, dass die Sanierung des Bundesfinanzhaushaltes für jeden Bürger dieses Lan- des spürbare Opfer erfordern wird, und zwar gleichgültig, ob wir den Bundesfinanzhaushalt von der Ausgaben- oder von der Einnahmenseite oder von beiden Seiten her sanie- ren. Alles andere ist Augenwischerei. Wir wissen, dass es in unserem Volk - und nicht nur in unserem Volk - schwierig ist, Steuervorlagen durchzubringen. Das ist verständlich, besonders, wenn es sich um Steuern handelt, die dem Volk noch nicht bekannt sind. Man weiss nicht so recht, was da passiert, und es gibt nichts Leichteres, als eine Steuervor- lage in einer Volksabstimmung zu Fall zu bringen. Trotzdem wollen wir ja alle an unserer Referendumsdemokratie fest- halten. Das ist mindestens bis jetzt in diesem Saal unbe- stritten geblieben, und auch ich vertrete mit Nachdruck diese Auffassung. Das heisst aber, dass Regierung und Parlament Vorlagen bringen, die wirklich tragfähig und geeignet sind, im Volk eine Mehrheit zu finden. Ich gehe davon aus, dass wir neben anderen Massnahmen, über die im einzelnen zu diskutieren wäre, nicht darum her- umkommen, eine moderne, zeitgemässe Umsatzsteuer zu schaffen, welche die Mängel der derzeitigen Warenumsatz- steuer nicht hat, welche aber auch den Bedenken Rech- nung trägt, welche bei der Verwerfung der beiden Mehr- wertsteuervorlagen vorgebracht worden sind. Das scheint mir der Ausgangspunkt für die künftige Sanierung zu sein. Das bedeutet aber, dass man bei der Vorbereitung einer solchen Vorlage vorerst mit den massgebenden Meinungs- bildnern in diesem Lande spricht. Ich bin ein überzeugter Verfechter des Vernehmlassungsverfahrens. Aber es ist nicht damit gemacht, dass wir etwas Papier hin und her schicken und nachher die Vernehmlassungsergebnisse zählen: fünf sind dafür, drei dagegen, also bringen wir die Vorlage. So einfach ist das nicht. Die Regierung dieses Lan- des muss sich engagieren und mit den ausserparlamentari- schen Akteuren in unserem Lande persönliche Gespräche führen. Soweit ernsthafte Bedenken da sind, muss sie ver- suchen, ihnen ein Stück weit entgegenzukommen. Der ursprüngliche Entwurf soll daher sehr einfach sein, damit Spielraum für Kompromisse besteht. Nachher, wenn die Leute politisch-moralisch ein Stück weit angebunden sind, indem sie Zusicherungen abgegeben haben, ist die Vorlage sofort dem Parlament zuzuleiten. Dieses darf die Vorlage nicht verzögern, wie das mit den Einnahmenvorlagen seit 1980 der Fall gewesen ist, sondern man hat sie rasch zu behandeln. Unmittelbar nachher ist die Volksabstimmung anzusetzen. Ich glaube heute noch an die Einsicht unseres Volkes, dass es bereit ist, diesem Staat die nötigen Opfer zu bringen, wenn man es wirklich ernst nimmt und mit den zuständigen Meinungsbildnern in diesem Volke vorher spricht. Frau Blunschy: Im Herbst 1980 hat der Nationalrat den neuen Rahmenkredit für die technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe zugunsten von Entwicklungsländern bera- ten und ihm in der Gesamtabstimmung mit 124 zu 3 Stim- men zugestimmt. Bundesrat und Parlament haben damals deutlich den Willen bekundet, die öffentliche Entwicklungs- hilfe zu verstärken und sie bis Mitte der achtziger Jahre dem Durchschnitt der OECD-Länder anzunähern. Heute möchte nun der Bundesrat zurückbuchstabieren, obwohl die Schwierigkeiten der Bundesfinanzen schon damals bekannt waren und obwohl die Lage der Entwicklungslän- der sich seither eher noch verschlechtert hat. Bundesrat und Parlament werden unglaubwürdig, wenn sie eine derar- tige Kehrtwendung machen. Ich möchte hier nicht im einzel- nen wiederholen, weshalb aus humanitären, politischen und wirtschaftlichen Gründen ein vermehrtes Engagement zugunsten der Entwicklungsländer eine dringende Notwen- digkeit ist.
Budget de la Confédération 1983787 N 16 juin 1983 paix de notre pauvre planète en continuelle ébullition? C'est pourquoi nous nous opposerons énergiquement, lors de la votation sur le budget, à la diminution de l'aide publique au développement, et nous espérons que vous en ferez de même. Frau Uchtenhagen: Ich möchte auf das Zitieren meines vor- bereiteten Votums verzichten. Das, was man aus sozialde- mokratischer Sicht an Grundsätzlichem sagen kann, haben Herr Stich und Herr Schmid insbesondere, aber auch andere bereits sehr gut getan. Was ich im speziellen zur Entwicklungshilfe sagen wollte, ist aber auch bereits ver- schiedentlich hier dargestellt worden. Ich möchte mich des- halb darauf beschränken, Sie zu bitten, sich an das, was die Parteien sagen und publizieren, doch einigermassen zu hal- ten. Sie wissen, dass die CVP die Petition «Entwicklungs- hilfe ist eine Überlebensfrage» unterstützt. Für uns Sozial- demokraten gilt das selbstverständlich auch. Die FdP ist ja fast noch weiter gegangen; sie ist noch fortschrittlicher, indem sie fordert, dass eben bis 1985 bereits das Mittel der OECD-Länder - das wären 0,35 Prozent - erreicht wird und 1990 das Hauptziel von 0,7 Prozent des Bruttosozialpro- dukts. Wenn auch_die_frejsinnigen Kollegen an ihrer Zielvor- stellung festhalten, muss man feststellen, dass die Finanz- perspektiven des Bundesrates bezüglich Entwicklungshilfe in diesem Rat keine Mehrheit finden. Es geht um eine Frage der Glaubwürdigkeit! Man kann nicht vor den Wahlen schöne Dinge vorschlagen und postulieren und dann, wenn es tatsächlich zur Abstimmung kommt, nicht dazu stehen oder nicht da sein. Ich bitte Sie also, sich an das, was Sie sich vornehmen, zu halten. Die Entwicklungshilfe ist tat- sächlich eine Überlebensfrage. Sie ist es ganz konkret für jene, die es betrifft, die im Hunger und im Elend leben. Sie ist es aber wirklich im wirtschaftlichen Sinn, und zwar nicht nur für die Entwicklungsländer, sondern auch für die rei- chen industrialisierten Länder, die auf den Export angewie- sen sind. Keller: Zwei verhältnismässig gute Rechnungsabschlüsse führen dazu, dass dieser Debatte die ganze grosse Drama- tik abgeht, und auch die Stimmung im Volk ist mit Blick auf diese zwei guten Abschlüsse nicht schlecht. Gegenüber der düsteren Prophétie der Finanzverwaltung hat sich doch so etwas wie heiteres Misstrauen gegenüber diesen Zahlen eingeschlichen. Wir haben 1979 die Vorlage zur zweiten Mehrwertsteuer abgelehnt, und obwohl die Einnahmen, die wir uns von ihr versprachen, nun eben nicht in die Kasse flössen, ist die Situation der Bundesfinanzen heute nicht katastrophal. Ein wesentlicher Grund: wir haben gespart. Man muss zuge- ben, dass das der Fall war. Anders ist die Situation - wenn man die Lage beurteilt - auf der Einnahmenseite. Verschiedene Vorlagen sind noch unterwegs, wenn sie nicht bereits auf der Strecke blieben. Mit Blick auf diese möglichen Einnahmen, von denen heute in diesem Saale bis jetzt eher wenig gesprochen wurde, regt sich eine gewisse Skepsis. Kann der Weg, den die Finanzpolitik hier eingeschlagen hat, überhaupt begangen werden? Persönlich bin ich skeptisch, und zwar deswegen, weil die Verständigung unter den Regierungsparteien zu schwach ist, sich entschlossen auf einen gemeinsamen Weg aufzumachen. Im weiteren scheint mir diese Finanzpo- litik auf der Einnahmenseite zu kompliziert. Es handelt sich um eine Zusammenstückelung verschiedenster Massnah- men. Es fehlt die Einfachheit. Der Ausgleich wird gewisser- massen auf dem Papier mit Schere und Kleister hergestellt. Nun verstärkt sich der Druck auf die Bundeskasse noch. Stichwort taxe occulte, Stichwort Ausgleich der kalten Pro- gression. Und gerade wenn man den Ausgleich der kalten Progression erwägt, stellt man fest, dass unsere Politik in sich zuwenig zusammenhängt. Wenn man die kalte Pro- gression ausgleichen will, muss man doch die Frage seriös beantworten: Wo sind denn die Mehreinnahmen, die diese Ausfälle oder Nichteinnahmen wiederum decken? Diese Antwort bleibt aus, muss aber gegeben werden. In dieser Situation hat nun der Bundesrat auf Druck des Parlamentes das Unternehmen gestartet, massive Einspa- rungen vorzunehmen auf den Gebieten der Krankenversi- cherung, des Militärs und der Entwicklungshilfe. Die bishe- rige Diskussion hat gezeigt, dass es äusserst schwierig sein dürfte, da einen Konsens zu finden. Die Widerstände sind in allen Bereichen sehr gross, und es scheint, dass dieses Samenkorn bundesrätlicher Weisheit schon fast zu Staub zerrieben wurde. Persönlich komme ich zu drei Folgerungen mit Blick auf die Einnahmenseite dieser Finanzpolitik:
Die Hoffnung, dass wir auf dem geplanten Wege zum Ziel kommen, ist schwach.
Wir müssen uns nach Alternativen umsehen. Persönlich bin ich der Meinung: Wir können das Thema Mehrwert- steuer nicht auf die Dauer zum Tabu erklären; denn wahr- scheinlich wird auch unser Land in Zukunft nicht darum her- umkommen, diese Steuer ebenfalls einzuführen. Die Motion Muheim im Ständerat hat ja bereits auf diese Richtung hin- gewiesen.
Es scheint mir notwendig, dass die Zusammenarbeit der Bundesratsparteien verstärkt wird, wenn unsere Finanzpoli- tik gegen die immer stärker werdende Macht der Verbände politisch in Zukunft etwas ausrichten will. M. Riesen-Fribourg: Après la première guerre mondiale, des régimes totalitaires ont facilement pu s'installer en Italie et en Allemagne. Dans ces deux pays, la démocratie parle- mentaire fonctionnait mal. Elle tournait à vide; elle dégéné- rait et devenait impuissante. C'est ce processus qui a rendu possible l'instauration du fascisme chez nos voisins. Et depuis lors, la menace du dis- crédit plane sur tous les régimes parlementaires. L'opinion publique est perpétuellement à l'affût et, pour employer une expression populaire, les parlements sont guettés au contour. Tous les parlements, y compris le nôtre, sont l'objet d'une méfiance collective, qui est devenue d'une nature quasi viscérale. Au-delà de ce discrédit de l'institution parlementaire elle- même, c'.est la démocratie dans ses fondements qui est mise en danger. L'exercice dont ce débat est l'objet va malheureusement dans le sens de la déconsidération du Parlement et du minage de la démocratie. Cette discussion sur les perspectives financières est falla- cieuse. Avec elle, on jette de la poudre aux yeux de la population suisse. Trop de membres des Chambres fédé- rales jouent maintenant les durs. Ils proclament à tous vents que les finances de la Confédération seront assainies, au plus tôt en 1986, éventuellement un peu plus tard. Ils bombent le torse, ces parlementaires, en se frappant la poi- trine. Ils se prennent pour des Tarzans, les Tarzans des perspectives financières, perspectives qui ressemblent du reste d'une façon étrange à la jungle. Oui, Mesdames et Messieurs, vous êtes en train de faire du cinéma! Car vous savez très bien que l'assainissement prévu dans les «pers- pectives» ne pourra pas être réalisé ni dans la mesure, ni dans le temps qui sont prévus. Il est parfaitement possible d'en apporter la preuve et j'étayerai mon jugement par quelques chiffres. Les «perspectives» sont bourrées de chiffres qui traduisent des vœux pies. Elles transforment des illusions en réalités. Ainsi, les recettes supplémentaires qui figurent encore actuellement dans les «perspectives» comportent un mon- tant de 250 millions au titre de l'assujettissement des agents énergétiques à l'ICHA. Or, ces 250 millions sont d'ores et déjà, pour une forte proportion des membres de ce Parlement, réservés à la compensation de la moins-value résultant de la suppression de la taxe occulte. Ainsi, cette somme devrait figurer au passif de l'assainissement alors qu'elle figure toujours encore à l'actif. Il en va de même pour d'autres postes. Les déficits des CFF sont réduits, par un coup de baguette magique parlementaire, de 75 millions
Juni 1983 N 788 Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 en 1986. Mais personne n'est en mesure de nous dire où ces 75 millions pourront être économisés. Dans le domaine du trafic routier, le rendement de la vignette autoroutière est, dans les «perspectives», compta- bilisé pour un montant de 200 millions. On y trouve aussi un montant de 400 millions à récupérer auprès des cantons en compensation des effets de la nouvelle réglementation des droits sur l'essence. Ici, on fait d'une part abstraction du droit de référendum, qui existe pourtant et qui sera employé, et de l'autre on tue l'ours avant d'avoir vu la bête. Vu le temps de parole limité qui nous est imparti, je me borne à évoquer encore l'échec, déjà acquis, à propos de la limitation de croissance des dépenses d'armement et d'aide au développement. Par rapport aux intentions du Conseil fédéral, la moins-value atteint ici un total de 238 mil- lions. Vous connaissez les chiffres que je viens de citer el pour- tant, la majorité d'entre vous feint avec superbe de les igno- rer. C'est pourquoi je vous en donne quand même le "otal: il s'agit de 1213 millions. Ils figurent dans les «perspectives» mais ils sont d'ores et déjà réduits à néant. Donc, l'exercice que nous faisons est un exercice hypocrite, stérile, et son résultat sera forcément nul. Il traduit l'inefficacité et l'impuissance d'un parlement dont la majorité des membres n'ose plus affronter directement ses responsabilités. C'est regrettable pour nous et dommageable pour notre pays. Landolt: Die Haushaltperspektiven für die Jahre 1984 bis 1986 sehen recht schön aus. Ich meine, es ist ein Gebilde oder ein Gebäude, das sehr ansehnlich ist. Ich bin über- zeugt, dass der Bundesrat auch dieser Ansicht war. Wir Fünfminutensprecher müssen uns auf Weniges konzen- trieren. Ich enthalte mich darum jeder Äusserung über die Prognosen der Einnahmen des Bundes für 1983 oder 1984 oder spätere Jahre. Objektiv und nüchtern stelle ich fest, was inzwischen auch der Bundesrat zur Kenntnis nahmen musste, dass an dem schönen Gebäude bereits minde- stens zwei Ecksteine - ich möchte behaupten zwei Pfeiler - ins Wanken geraten sind und die Gefahr akut ist, dass sie beide fallen. Der eine Pfeiler besteht aus den Einnahmen aus der Bankkundensteuer; ich brauche kaum Worte zu verlieren über diesen fehlenden Eckpfeiler. Die andere tragende Säule besteht aus der Warenumsatz- steuer auf Energie. Der Bericht der Kommission Heimann über die taxe occulte liegt nun seit einigen Wochen und nach drei Jahren harter, ernsthafter Beratungen diesar Her- ren vor. Aus diesem Bericht geht unmissverständlich und deutlich hervor, dass die Wust auf Energie einen Drittel der ausfallenden Bundeseinnahmen bei der Aufhebung der taxe occulte kompensieren soll. Wir stehen damit klar und ein- deutig vor der Frage, wozu die Wust auf Energie dienen soll. Soll sie lediglich zusätzliche Einnahmen in die notlei- dende Bundeskasse fliessen lassen, oder ist sie ein geeig- netes Kompensationsmittel bei der Aufhebung der taxe occulte? In der Praxis sieht es doch so aus, dass wir im kommenden Jahr über die Schwerverkehrssteuer und die Autooahnvi- gnette an der Urne entscheiden dürfen. Sollte das Volk diese zusätzliche Steuer von 400 bis 500 Millionen bewilli- gen, so wird der Souverän kaum einer dritten Steuer zustimmen, die ohne Zweckbindung in die Bundeskasse fliessen würde. Meiner Meinung nach würde das Volk die Wust auf Energie ablehnen; denn dass das Referendum gegen die Wust auf Energie ergriffen wird, das wissen Sie, Herr Bur.desrat, so gut wie ich. Wir wissen selbstverständ- lich, dass ein allfälliges Verdikt des Volkes in der Sache Warenumsatzsteuer auf Energie diese Einnahmequelle auch als Kompensation für die taxe occulte ausscNiessen würde. Dem Bericht Heimann ist zu entnehmen, dass die exportie- rende Gross- und Kleinindustrie heute mit einer durch- schnittlichen Gewinnmarge von 3 Prozent rechnet. Die Belastung unserer Exportartikel durch die taxe occulte soll je nach Branche 1,2 bis 2,7 Prozent betragen. Wenn ich diese beiden Zahlen nebeneinander sehe, meine ich, dass die Ausmerzung der taxe occulte für die Erhaltung unserer Arbeitsplätze eine vordringliche Aufgabe ist. Darum richte ich an Sie, Herr Bundesrat, die konkrete Frage: Wozu wol- len Sie die Wust auf Energie? Zur Sanierung der Bundes- kasse oder zur Aufhebung der taxe occulte? Was ist Ihre Meinung? Stappung: Im Bericht über die Finanzplanung ist unter den sogenannten Sanierungsvorschlägen die Streichung des halbjährlichen Teuerungsausgleiches für das Bundesperso- nal vorgesehen. Eine für die Betroffenen derart einschnei- dende Massnahme wird vom Bundesrat mit ganzen 13 Zei- len begründet. Einmal mehr soll das Personal zur Sanierung der Bundesfinanzen Opfer bringen. Das Personal hat bereits seinen Teil an die Sparanstrengungen geleistet. Ich verweise auf den Personalstopp und den damit verbunde- nen Leistungsdruck sowie auf die Einschränkungen bei Ver- gütungen, die Reduktion bei der Ausbildung usw. Seit die heutige, gegenüber früher wesentlich verschlechterte Teue- rungszulagenregelung in Kraft ist, d. h. seit 1977, hat der Bund mehrere 100 Millionen eingespart. Mit der Streichung des halbjährlichen Teuerungsausgleichs soll das Personal einen weiteren Lohnabbau in Kauf nehmen. Jede nicht aus- geglichene oder mit Verzug ausgerichtete Teuerungszulage führt zu laufenden Reallohnverlusten. Es ist nachweisbar, dass die auf den I.Januar 1982 gewährte Reallohnerhö- hung für das Bundespersonal nur notwendig war, weil die Teuerungszulagenregelung ab 1977 verschlechtert wurde. Wir können nicht mit der Privatwirtschaft vergleichen. Dort erfolgen die realen Anpassungen in wesentlich kürzeren Intervallen als beim Bund. Wenn der Bund auf dem Arbeits- markt konkurrenzfähig bleiben will, müssen die Kaufkraft- verluste so oder so beseitigt werden. Es kann sich daher nur um eine zeitliche Verschiebung des Aufwandes han- deln. Wir wissen, dass die beiden Regiebetriebe, die PTT und die SBB, sowie die Personaldienste der allgemeinen Bundesverwaltung, inklusive EMD, aus sachlichen Gründen für die Weiterführung des halbjährlichen Teuerungsausglei- ches sind. Es wäre zudem falsch, der neuen Regelung, die bis 1988 gelten soll, die heutige Wirtschaftslage zugrunde zu legen. Die Einsparung von 70 Millionen beruht auf einer hypotheti- schen Annahme. Diese 70 Millionen entsprechen einer auf- gewerteten Jahresteuerung von etwa 4 Prozent. In den Jah- ren 1977 und 1978 ist die Teuerung Mitte Jahr nicht ange- passt worden. Auch im laufenden Jahr wird keine Anpas- sung auf den 1. Juli erfolgen. Ein derart variabler Posten in einer Finanzplanung ist unrealistisch. Der Föderativverband erwartet, dass der Bundesrat nicht mit gebundenen Händen an die Verhandlungen mit den Personalverbänden kommt. Echte Verhandlungen sind nur möglich, wenn die Positio- nen Verzicht auf den halbjährlichen Teuerungsausgleich respektive die Einsparungen von 70 Millionen Franken in den Sanierungsvorschlägen gestrichen werden. Braunschwelg: Die Entwicklungszusammenarbeit hat in dieser Debatte einen erstaunlich hohen Stellenwert. Offen- bar haben die Hilfswerke, die Kirchen, die Jugend und viele andere, die die Petition und die Kampagne «Entwicklungs- hilfe ist eine Überlebensfrage» gestartet haben, doch recht. Es geht um eine Überlebensfrage in einem doppelten Sinne: zuerst einmal für die Begünstigten - man könnte auch sagen für die Betroffenen -, nämlich um die Ärmsten der Dritten Welt. Es geht nicht nur um die Menschenrechte, sondern um die Existenz, nicht nur um die Menschenwürde, sondern eben um das Überleben. Weil es für die Betroffe- nen eine Überlebensfrage, eine Existenzfrage, ist, lehne ich es ab - so wie es mehrfach zum Ausdruck gekommen ist -, die Beiträge für die Entwicklungszusammenarbeit als eine Funktion des Wirtschaftswachstums oder der Bundesfinan- zen zu betrachten. Wir müssen den Wert der Entwicklungs- zusammenarbeit eigenständig sehen, unabhängig von finanziellen oder wirtschaftlichen Entwicklungen, minde- stens in einer ersten Runde. Später, in zweiter Linie, müs-
Budget de la Confédération 1983 789 N 16 juin 1983 sen wir das andere auch einbeziehen, das wissen wir. Aber so wie es heute zu hören war, war es widersprüchlich: auf der einen Seite haben wir die verbalen Proklamationen der CVF und der FdP in den letzten Wochen und Monaten sehr begrüsst, aber ihre Fraktionssprecher waren heute eher zurückhaltend. Herr Biel hat auf die Unterscheidung gros- sen Wert gelegt, es gehe nicht um eine Kürzung, sondern nur um eine Anpassung an das Wachstum. Für weite Kreise in der Öffentlichkeit ist dies ein Schaumschlägerargument, vor allem für diejenigen, die direkt unter der «Anpassung» leiden. Dieses Argument ist einem Votum nicht angemes- sen, in dem der Sprecher alle anderen heftig angreift und nicht nur das eigene Licht, sondern auch die eigene Person auf den Scheffel stellt! Ich habe von einer Überlebensfrage in einem doppelten Sinne gesprochen: es geht auch noch um das andere, um den Abbau der menschlichen, der sozialen und wirtschaftli- chen Spannungen, also um Entspannung, oder mindestens, um ganz bescheiden zu sein, um eine kleine Verminderung der Spannungen. Das ist die Überlebensfrage für uns alle! Nicht nur für die Armen in der Dritten Welt, sondern auch für die Reichen und die Armen in dieser Ersten und in der Zweiten Welt. Noch in einer zweiten Hinsicht geht es um unsere Interes- sen, nämlich dann, wenn wir unsere Interessen nicht nur kurzfristig, sondern langfristig sehen. Dabei denke ich ganz besonders an unsere Exportinteressen. Von Exportförde- rung haben wir ja in den letzten Wochen und Monaten sehr häufig gesprochen. Ich habe in bezug auf langfristige Interessen eine Erinne- rung, die für mich sehr eindrücklich ist. Vor etwa 20 Jahren war ich als Mitarbeiter des Schweizerischen Arbeiterhilfs- werkes im Senegal und habe dort Abklärungen für ein Bil- dungsprojekt vorgenommen. Damals stiess ich auf eine Delegation der schweizerischen Uhrenindustrie in einer ähnlichen Funktion. Ein Ausbildungszentrum stand zur Dis- kussion, das die Delegation schliesslich aus wirtschaftli- chen Gründen ablehnte. Das wurde nicht offen so gesagt, irgendwelche technische Hindernisse wurden vorgescho- ben. Ich erinnere mich an ein Gespräch zwischen alt Bot- schafter Marcuard und dieser Delegation, in dem Herr Mar- cuard in seiner damaligen Funktion versuchte, diesen Ver- tretern der schweizerischen Exportindustrie, d. h. der Uhrenbranche, deutlich zu machen, dass langfristig geplant werden muss und dass dieses Projekt aus dieser Sicht beurteilt werden muss und nicht nur hinsichtlich kurzfristi- ger Gewinninteressen. Leider stiess Herr Marcuard auf kein Gehör. Heute, rückblickend, denke ich, wenn gewisse unserer Exportwirtschaftsvertreter in der Dritten Welt in den letzten Jahrzehnten etwas weniger selbstsicher, etwas weniger überheblich und etwas weniger arrogant gewesen wären, dann wären vielleicht einige Probleme unserer Exportwirt- schaft, ganz speziell in der Uhrenbranche, heute ein biss- chen kleiner! Kloter: Ich versuche in dieser Diskussion über die Finanz- perspektiven wie andere vor mir und wahrscheinlich auch nach mir, auf das Versprechen einzugehen, das im Zusam- menhang mit der Entwicklungshilfe abgegeben wurde und das man jetzt nicht erfüllen will. Ich muss sagen, dass ich vor drei Monaten noch in dieser Sache nicht nach vorne ans Rednerpult gegangen wäre. Und zwar nicht etwa deshalb, weil ich ein Gegner der Ent- wicklungshilfe wäre, sondern vor allem darum, weil ich die Effizienz dieser Entwicklungshilfe sehr oft angezweifelt habe. Das war vor drei Monaten! Im April und Mai habe ich nun aber Gelegenheit gehabt, in Südamerika eine Tochter zu besuchen, deren Mann ein schweizerisches Entwick- lungshilfeprojekt in veterinärmedizinischer Richtung an der Hochschule der Hauptstadt von Paraguay betreut und führt. Ich habe die sechs Wochen in Südamerika dazu verwendet, schweizerische Entwicklungshilfeprojekte zu besuchen, mit Entwicklungshelfern, mit Koordinatoren und Botschaftern über die Entwicklungshilfe zu sprechen. Ich habe meine Besuche in der Weise gestaltet, dass ich die Projektart wis- sen wollte, dass ich unsere schweizerischen Entwicklungs- helfer kennenlernen wollte, dass ich mich über die Langzeit- wirkung dieser Projekte informieren wollte und auch dar- über, wie der Zahlungsverkehr von der Schweiz zu diesen Projekten läuft. Alle Projekte waren ausnahmslos kleine Projekte und land- wirtschaftlich orientiert. Einzig ein basismedizinisches Pro- jekt im Räume vom Titicacasee konnte ich wegen Streiks und politischer Unruhen nicht besuchen. Die Entwicklungshelfer, die ich getroffen habe, haben mich als Schweizer und Parlamentarier ausserordentlich gefreut. Die Repräsentanten unseres Landes in Paraguay, Bolivien und Peru machen einen hervorragenden Eindruck. Man darf stolz auf sie sein. Die Langzeitwirkung dieser Projekte hat mich ganz beson- ders interessiert, und ich würde alle besuchten Projekte auch in dieser Richtung positiv beurteilen. Fragwürdig scheint mir einzig dasjenige, das von meinem Schwieger- sohn an der Universität geleitet wird. Alle anderen Projekte, auch dort, wo zum Beispiel die Helvetas tätig ist, haben also Langzeitwirkung. Sie sind so konzipiert, dass sie vom Volk adaptiert werden und sie schliesslich ihre Früchte tragen werden. Diese Besichtigungen und diese Gespräche mit unseren Entwicklungshelfern, die so überzeugend waren, führen mich jetzt dazu, meine Erfahrungen hier wiederzuge- ben und die Erfüllung des Versprechens, das abgegeben wurde, zu fordern. Es wird bei uns leider sehr wenig über derartige Erfolge geschrieben und erzählt. Gegenwärtig macht aber dagegen zum Beispiel das prasserische Verhalten eines afrikani- schen Despoten in der Schweizer Presse die Runde, und solches hat bei unserem Volk leider sehr oft die Wirkung, dass die Entwicklungshilfe in Frage gestellt oder abgelehnt wird. Hier müsste differenzierter berichtet werden. Mir persönlich erscheint nach all diesen Besichtigungen, nach den Gesprächen, nach der intensiven Auseinanderset- zung mit diesem Problemkreis heute die Entwicklungshilfe in einem völlig anderen Licht. Ich bin von einem indifferen- ten Bürger zu einem befürwortenden dieser Projekte geworden. Ich möchte den Bundesrat deshalb bitten, im Budget des Herbstes auf die vorgesehenen Kürzungen zu verzichten. de Capitani: Ich äussere mich im Auftrag meiner Fraktion zu den Kürzungen bei der Entwicklungshilfe und zu den Aussagen, die in diesem Rat zu unseren Vorstellungen zur Entwicklungshilfe gemacht worden sind. Es trifft zu, dass die Thesen der FdP Schweiz für eine Ver- stärkung der schweizerischen öffentlichen Entwicklungs- hilfe plädieren, und es ist auch richtig, dass in diesen The- sen als Zielvorstellung für die Mitte der achtziger Jahre die Ziffer von 0,35 Prozent des Bruttosozialproduktes genannt wird. Ich muss Sie aber darauf hinweisen, dass anlässlich der Präsentation der Thesen Mitte Februar dieses Jahres unser Parteipräsident einen ausdrücklichen Vorbehalt ange- bracht hat mit Bezug auf die finanziellen Möglichkeiten des Bundes. Er hat erklärt - ich habe die Ausführungen im Wortlaut bei mir -, dass auch die Entwicklungshilfe leider Haare werde lassen müssen im Rahmen der Sanierung der Bundesfinanzen. Dazu noch einige Feststellungen:
Die schweizerische Entwicklungshilfe ist seit 1970 aus- serordentlich stark gewachsen, seit 1970 um 353 Prozent, seit 1975 um 120 Prozent, seit 1980, allein in dieser Legisla- turperiode, bisher um 42 Prozent. Das darf immerhin fest- gestellt werden.
Entgegen den Darstellungen der Petitionäre in den schriftlichen und mündlichen Verlautbarungen handelt es sich nicht um Kürzungen gegenüber den heutigen Ausga- ben des Bundes, sondern um Kürzungen gegenüber den ursprünglichen, wohl leider etwas zu optimistischen Vor- stellungen des Bundesrates in den Legislaturzielen und im
Juni 1983 N 790 Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 Finanzplan für die Legislaturperiode. Es sind also keine echten Kürzungen, sondern Rücknahmen des geplanten Wachstums. Es ist richtig, dass die Schweiz - ich bedaure dies - auch im Jahre 1982 nach den neuesten Zahlen im zweitletzten Rang der OECD-Länder figuriert. Das können wir nicht wei- ter anstehen lassen, denn es gibt auch eine Solidarität mit den anderen Geberländern, nicht nur mir den Empfänger- staaten in der Dritten Welt. Unsere Fraktion ist in der gegenwärtigen Situation und angesichts der Notwendigkeit der Sanierung des Haushaltes mit Bezug auf die Einstufung der Entwicklungshilfe gespalten. Wir konnten uns nicht auf eine einhellige Meinung in der Fraktion einigen. Ein Teil der Fraktion, wohl der grössere Teil, steht auch mit Bezug auf, die Entwicklungshilfe hinter den Anträgen der Finanzkom- mission. Aber ein bedeutender Teil der Fraktion ist der Mei- nung, wir sollten die Entwicklungshilfe gemäss den ursprünglichen Vorstellungen erhöhen. Auch ich persönlich bedaure die starken Kürzungen und hoffe, dass der Bun- desrat imstande sein wird, trotzdem noch mehr Mittel frei- zumachen für die Entwicklungshilfe in den kommenden Jah- ren. Zum Schluss muss ich Ihnen gestehen, dass ich mich eben- falls in einem echten Dilemma befinde. Die Verfassung schreibt uns den Ausgleich der Rechnung vor, und das Bundesgesetz zur Entwicklungshilfe selber sagt ausdrück- lich in den ersten Artikeln, dass bei der Bemessung der Entwicklungshilfe auf die Finanzlage des Bundes Rücksicht zu nehmen sei. Vielleicht sollten wir diese Zeitspanne, die wir jetzt haben, diese Durststrecke, nutzen, um unsere Ent- wicklungsarbeit qualitativ zu verbessern, die Fehlerquote, die unvermeidlich ist, zu verringern und Aufgaben anzupak- ken, die vielleicht weniger Geldmittel erfordern als vielmehr Einsicht und Mut, wie zum Beispiel den Kampf gegen die fatale Bevölkerungsexplosion in der Dritten Welt oder gegen die unsinnigen Rüstungsausgaben der Dritten Welt, die heute tagtäglich, hören Sie gut zu, 250 Millioner Dollar betragen. 90 Milliarden waren es im Jahre 1981, das ist ungefähr das Dreifache der gesamten westlichen Entwick- lungshilfe. Das sind Fakten, die zu denken geben und viel- leicht zu einem sinnvollen Überdenken der Entwicklengshil- fetätigkeit anregen können. Zehnder: Auf Seite 2 des Berichtes über die Finanzplanung wird festgehalten, dass es sich bei den Perspektiven auch um wichtige Führungsgrundlagen handelt. Diese Äusserung zwingt mich, meinem Befremden Ausdruck zu geben. Zusammen mit meiner Fraktion und bestimmt auch mit wei- ten Kreisen unserer Bevölkerung weise ich mit aller Deut- lichkeit die Marschrichtung in diesem Bericht zurück, die sagt, dass der Bundesrat im Sozialbereich die Schraube noch mehr anziehen will. Diese betrübliche Tatsache darf nicht unwidersprochen bestehen bleiben. Um aus der Finanzklemme herauszukommen, werden bedenkenlos Ein- griffe in gültige Gesetze vorgenommen und einmal einge- gangene Verpflichtungen abgeändert bzw. nicht erfüllt. Sol- cherart handeln zerstört noch mehr vom schwindenden Vertrauen in den Bundesrat und das Parlament. Ich erwähne nur das Zurückbuchstabieren im sozialen Woh- nungsbau, die erneute Absicht, die Beiträge an die AHV und IV zu reduzieren, und das Ansinnen, bei der Kranken- versicherung sich bald vollständig der Verantwortung zu entziehen. Heute wehre ich mich vor allem gegen die erneute Attacke auf die soziale Krankenversicherung. Ich unterstütze daneben alle jene Sprecher, die sich zugunsten der Entwicklungshilfe, der Forschung und der Ausbildung ausgesprochen haben. Wir haben in diesem Rate vor ein paar Jahren vom Bundes- ratstisch aus vernehmen müssen, nur die Bundesbeiträge an die soziale Krankenversicherung seien drastisch zu kür- zen, dann werde die Kostenexplosion im Gesundheitswe- sen schon zurückgehen. Die Bundesbeiträge wurden seit- her auf dem Stand von 1976 eingefroren und zusätzlich nochmals um 5 Prozent gekürzt. Die Kostensteigerung in der Krankenpflegeversicherung ist um kein Jota zurückge- gangen. Der Erfolg dieser Übung ist der, dass die Kranken- kassen bald nicht mehr wissen, wie sie die Defizite, die ihnen aus den gesetzlichen Sozialauflagen erwachsen, dek- ken sollen. Wenn man die unrühmliche Mehrprämie der Frauen in der Krankenpflegeversicherung wenigstens auf dem heutigen Stand von plus 10 Prozent halten will, dann kann man nicht gleichzeitig die Beiträge des Bundes um weitere 100 Millionen Franken kürzen, was hier angestrebt wird. Bei der Behandlung der Mutterschaftsinitiative wurde eine praktikable Lösung im Rahmen der Krankenversiche- rung als quasi sicher hingestellt. Solche Versprechen kann man aber nicht einlösen, wenn man die notwendigen Mittel zum vornherein wegplant. Haushaltpläne aufzustellen und dabei Einsparungen zu Lasten Dritter einzukalkulieren, ist sicher nicht schwierig, wenn man sich nicht darum kümmern muss, wie diese Drit- ten damit fertigwerden. Diese Situation haben wir heute schon in der Krankenversicherung. Die gesetzlichen Vor- schriften zugunsten der Frauen, der Kinder, der Betagten und Invaliden bewirken Kosten, die die Krankenkassen nicht beliebig abwälzen können. Deshalb hat man ihnen hierfür Beiträge des Bundes zugesprochen. Diese Beiträge hat man gekürzt. Die gesetzlichen Vorschriften bleiben aber weiterhin bestehen und verursachen Mehrkosten, die von den Krankenkassen praktisch nicht beeinflusst werden kön- nen. Ich erinnere an die Reaktion der Aargauer Ärzte auf den bundesrätlichen Tarifentscheid. Im Spitalbereich ist die Situation nicht besser; sie wird je länger, desto schlimmer. Ich habe jetzt ein Begehren von den Aargauer Krankenhäusern auf dem Tisch, die die Taxen um 50 Prozent anheben wollen; man muss sich vorstellen, was das für die Prämienzahler bedeutet. Wenn die Finanz- kommission oder deren Mehrheit sich gedrängt fühlen, Empfehlungen zur weiteren Herabsetzung der Bundesbei- träge an die Krankenversicherung herauszugeben, dann sollten sie sich vielleicht auch darüber Gedanken machen, wie diese Beitragskürzungen durch echte Kostendämp- fungsmassnahmen kompensiert werden könnten, Gedan- ken über Massnahmen, die von allen an der Krankenversi- cherung Beteiligten, nicht nur von den Versicherten, Opfer verlangen. Solche Gedanken oder Vorschläge scheinen jedenfalls nützlicher als der vorprogrammierte Rückschritt in der Sozialpolitik unseres Staates. Diese Haushaltperspektiven sind für mich nicht akzeptabel. M. Petitpierre: Ce n'est pas le lieu de reprendre tous les bons motifs de renforcer notre contribution au développe- ment du tiers monde. J'aimerais simplement marquer encore une fois, et après d'autres, qu'il s'agit d'une des priorités de notre politique étrangère et de notre politique de sécurité et qu'il faut en rester aux chiffres et montants proposés initialement par le Conseil fédéral. Je ne retiens ici que quatre éléments décisifs. Premièrement, nous sommes en tête des pays riches, mais notre contribution publique au développement est compa- rativement des plus faibles tandis que nos ventes dans le tiers monde sont importantes. Deuxièmement, notre situation budgétaire est moins grave que celle des autres pays industrialisés. Troisièmement, la situation des pays du tiers monde, au contraire de la nôtre, est particulièrement difficile en raison de la situation économique générale d'une part, de la régression de l'aide multilatérale au développement d'autre part. On pourrait difficilement imaginer pire moment pour que la Suisse renonce à un net renforcement de son action en faveur du développement. Quatrièmement enfin, la coopération au développement relève d'un devoir moral mais, aussi et surtout, de la néces- sité de contribuer activement au renforcement des équili- bres économiques, sociaux et politiques. L'intérêt que nous avons à ce que la lutte engagée dans les pays en voie de développement évolue dans un sens démocratique justifie également notre engagement et les risques que nous pre- nons dans ce domaine où l'avenir de la paix est engagé. Ces motifs, mêmes sommairement rappelés, justifient lar-
Budget de la Confédération 1983 791 N 16 juin 1983 gement que nous ne réduisions pas, ne serait-ce qu'en termes relatifs, les montants décidés initialement. Eggli: Wir müssen uns ganz klar bewusst sein, dass an diese Haushaltperspektiven, wie sie vom Bundesrat, aber auch von der Kommission dargelegt wurden, bald niemand mehr glaubt. Einerseits fehlen die Voraussetzungen, von denen der Bundesrat ausgegangen ist - ich erinnere an die Bankkundensteuer -, und andererseits glaubt auch nie- mand so recht an das, was die Kommission gesagt hat, dass wir 1986 bereits einen Rechnungsüberschuss haben. Ich bedaure diese Entwicklung, auch die ganze Arbeit, die die Kommission geleistet hat; denn wir müssen im Parla- ment aufpassen: wenn wir heute solche Haushaltperspekti- ven wenn möglich noch zustimmend zur Kenntnis nehmen und wenn dann im Jahre 1986 festgestellt wird, dass das nur «Hofmanns Erzählungen» waren, ist uns das nicht zuträglich. Ich möchte einfach darauf hinweisen, dass das meiner Erinnerung nach eine komisch-tragische Oper ist, und ich möchte nicht, dass dies hier so herauskommt. Speziell - und jetzt möchte ich zu einem bestimmten Thema reden - ärgert mich die Haltung der Finanzkommission in Sachen Krankenversicherung. Die Finanzkommission hat allen Mitgliedern dieser Kommission einen Brief geschrie- ben. In diesem Brief verlangt sie, dass wir bei dieser Geset- zesänderung weitere 100 Millionen einsparen. Ich möchte doch bitten, dass man den Sachverhalt einmal überprüft, bevor man solche Briefe schreibt. Hier im Nationalrat haben wir indirekt bereits Ausgaben von 290 Millionen zugestimmt bei der Behandlung der Mutterschaftsinitiative. Man hat gesagt, der bundesrätliche Vorschlag zur KMVG-Revision sei ein Gegenvorschlag. Der Rat hat dem zugestimmt. 290 Millionen sind hier ganz klar gebunden. Ich nehme nicht an, dass der gleiche Rat bei der Gesetzesberatung diesen Betrag dann reduzieren wird. Weiter ist es bis heute schon und wird auch in Zukunft so bleiben, dass man immer vom Giesskannenprinzip spricht, obschon es gar keines ist. Es ist so, dass die Frauen nicht mehr als 10 Prozent mehr Prämien bezahlen sollten. Wenn man die effektiven Prämien wollte, müsste man 40 Prozent mehr Prämien eintreiben. Man erwartet doch nicht, dass die Männer diese Solidarität aufbringen, sondern diese Vor- schrift soll der Bund abgelten. Dafür stehen noch 150 Millio- nen zur Verfügung. Man macht den Krankenkassen Vorbe- halte bei der Aufnahme. Diese Sozialhypotheken sollen ebenfalls die Prämienzahler bezahlen. Man macht den Kran- kenkassen Vorschriften bei den Invaliden. Diese sollte im Grunde genommen ebenfalls der Bund abgelten und nicht der Prämienzahler. Aber er spart heute schon eine halbe Milliarde, nach der Vorlage will er weitere 440 Millionen spa- ren, und jetzt sollen nochmals 100 Millionen gespart wer- den. Ich möchte doch bitten, dass die Finanzkommissionen oder ihre Mehrheiten nicht einfach Schlagworte überneh- men, die hier in diesem Saale sehr oft fallen, sondern auch dem Sachverhalt nachgehen. Im übrigen dürften Sie auch den 31 ausgewachsenen Natio- nalräten und Nationalrätinnen, die die Revision des KMVG behandeln, etwas Zutrauen entgegenbringen; denn diese 31 ausgewachsenen Nationalrätinnen und Nationalräte geben sich Mühe, die Problematik der Krankenversicherung eingehend zu diskutieren und Lösungen zu finden, und es werden auch Lösungen gesucht, die Einsparungen bringen. Ich möchte aber darauf aufmerksam machen - das können die 31 Mitglieder der Kommission bestätigen -, dass bis jetzt bei allen Hearings immer Vorschläge zum Sparen gej<pmmen sind, aber nur bei den anderen, bei den eigenen Organisationen dagegen nicht. Ja, bei den eigenen Organi- sationen wurden in der Regel Forderungen gestellt, die wie- derum Geld kosten. Hier wäre es vielleicht besser, die Finanzkommission hätte diesen Organisationen den ent- sprechenden Brief geschrieben und nicht Ihrer Kommis- sion. Ich möchte Sie also ganz klar bitten, dass man solche For- derungen zurückstellt und dass vermieden wird, dass gewissermassen eine «Oberkommission» bzw. eine «Vor- mundschaftsbehörde» vor einzelnen Kommissionen des Nationalrates auftritt. M. Martin: L'assistance aux pays en développement suscite des discussions passionnées qui, souvent, nous empê- chent de garder le sens de la nuance et de la mesure. Il me semble utile, voire nécessaire, de l'apporter dans ce débat. A Belgrade, dans le cadre de la 6 e Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, la CNUCED, on invoquait aussi bien le chômage des pays industrialisés que l'endettement de certains pays du tiers monde qui remettent en cause l'un et l'autre l'équilibre du système économique mondial. Contrairement à ce que beaucoup pensent dans notre pays, il y a interdépendance actuellement entre les écono- mies de toutes les nations du monde. Nous avons dès lors le devoir d'aider les gens pauvres au plan mondial et intérêt à le faire aussi sur un plan économique. La Suisse défend d'ailleurs ces positions dans les réunions internationales et à Belgrade le discours précisait entre autres: «Solidarité avec le tiers monde, solidarité avec les plus pauvres, renfor- cement des institutions multilatérales et de la coopération bilatérale.» Le Conseil fédéral a pris l'engagement en 1980 d'augmen- ter progressivement son aide afin d'atteindre, vers 1985, la moyenne de l'aide fournie par les .pays industrialisés. On nous propose aujourd'hui de stabiliser cette aide à 0,26 pour cent du produit national brut, ce qui nous maintient en queue du poloton. Les pays qui nous entourent, malgré une situation économique plus difficile que la nôtre, accroissent régulièrement leur aide et certains même déterminent cette contribution indépendamment de l'état de leurs finances. Le Parlement a demandé par motion au Conseil fédéral de rétablir au plus vite l'équilibre de nos finances. C'est un but bien déterminé et il y a plusieurs moyens pour l'atteindre. Les moyens sont choisis par l'exécutif et concrétisés par le législatif. Cela s'appelle gouverner, mais gouverner, c'est faire des choix, établir des priorités, engager des efforts principaux. Le choix de bloquer notre aide au développement à 0,26 pour cent du produit national brut me semble mauvais, peu réaliste au plan économique et faisant fi de toute considéra- tion humanitaire. De plus, le moment est très mal choisi et ce choix est peu réaliste au plan économique. En effet, toutes les économies mondiales sont interdépen- dantes. Elles l'ont été longtemps sur un axe est-ouest. Elles le deviennent de plus en plus dans l'axe nord-sud, surtout à la suite de la diminution des matières premières dans l'hémisphère nord. La création de nouveaux marchés, de nouveaux échanges, nous permettra de résorber petit à petit un chômage endémique. Négliger cette ouverture aujourd'hui nous assure de cruelles désillusions pour demain. Faire fi de toute considération humanitaire - la faim touche encore de nombreuses populations - et admettre que la race humaine, au siècle de l'informatique et des voyages à la lune, n'a pas résolu ce problème, scandalise. Ce ne sont pas les moyens qui manquent pour le faire, c'est la volonté. Mais aider les plus pauvres, c'est aussi promouvoir la paix. Comment peut-on imaginer que, la différence entre riches et pauvres allant en augmentant, ces derniers en étant lar- gement les plus nombreux, vont accepter encore long- temps le joug des riches? Dans ses analyses, l'OCDE relève un point positif à l'actif de la Suisse: c'est la qualité de son aide technique en géné- ral. Il nous semble dès lors utile que cette aide bilatérale soit développée au maximum et, en créant le bureau d'Intercoopération, en le soutenant, notre gouvernement s'est donné un instrument de travail efficace mais, pour l'utiliser d'une manière optimale, il faut lui en donner les moyens. Il est de notre devoir de le faire. Dès lors, il me semble primordial que les engagements pris en 1980 et déterminant la croissance de notre aide soient maintenus. C'est un minimum que notre pays doit et peut faire.
Budget de la Confédération 1983 793 N 16 juin 1983 eingetreten. Wir hatten etwas über 5 Milliarden Schulden mehr. Auch im jetzt laufenden Finanzplan wurde das glei- che Ziel anvisiert. Wir werden es ebenfalls nicht erreichen. Wir werden nicht mehr 5 Milliarden, sondern vielleicht etwa 2,5 Milliarden mehr Schulden haben am Ende dieser Periode. Auch mit dem neuen Finanzplan wird richtigerweise wieder dieses Ziel anvisiert. Die Frage ist, ob wir es mit diesen Finanzperspektiven und den Massnahmen, die darin enthal- ten sind, erreichen werden. Ich möchte Ihnen sagen: Wir werden es nicht erreichen, weil wir in den letzten Jahren immer mit Einnahmen, und zwar mit grossen Einnahmen, gerechnet haben, die nicht eingegangen sind, die nicht rea- lisiert werden konnten: Im ersten Finanzplan mit der Mehr- wertsteuer, im laufenden Finanzplan mit verschiedenen SpezialSteuern, von denen bis heute nicht eine einzige reali- siert worden ist. Trotzdem führen wir sie im Finanzplan immer weiter. Das werden wir in der nächsten Periode nicht mehr tun dürfen. Voraussetzung dafür ist auf der einen Seite ein rascher Entscheid über die Spezialsteuern und auf der anderen Seite keine neuen Leerformeln, wie sie zum Beispiel die Kompensationen darstellen; Kompensationen, die nicht gesichert sind, gehören weder unter den Strich noch über den Strich. Die desolate Erfahrung der letzten Jahre führte einfach dazu, dass sich das Parlament und der Bundesrat in neue Schulden flüchteten. Ich frage mich, ob es richtig war, dass das Parlament dem Bundesrat in den letzten zwei Perioden eine Pauschalkompetenz gegeben hat, beliebig Schulden zu machen. Wir werden kurzfristig wieder mit dieser Frage konfrontiert sein. Wir werden uns überlegen müssen, ob wir nicht ein neues System einführen müssen, wie das in den Kantonen üblich ist, dass nämlich mit dem Budget bestimmt wird, wieviel Mehrschulden gemacht werden dür- fen. Ich komme zum Schluss. Unliebsam aufgefallen ist uns in der letzten Zeit... (Glocke des Präsidenten) fertig! (Heiter- keit) M. Longet: Je voudrais m'exprimer très brièvement sur l'aide au développement, qui doit absolument demeurer au niveau proposé initialement. Vous pouvez le constater, à propos de cet objet en tout cas, les parlementaires genevois sont très largement d'accord, et c'est d'ailleurs pour souligner cet accord concernant l'aide au développement, que je m'exprime après MM. Gautier, Tochon et Petitpierre. On peut tourner les choses comme on le veut, mais il n'en reste pas moins que refuser de faire croître les dépenses en faveur de l'aide au développement plus rapidement que le produit national brut, c'est figer définitivement la part du produit national brut consacrée à cette tâche au tiers envi- ron du standard minimum admis en Europe de 0,7 pour cent. C'est oublier que notre pays présente un retard important dans ce domaine, eu égard à sa capacité finan- cière, comme d'autres orateurs l'ont déjà rappelé. C'est oublier surtout qu'une bonne partie de notre prospérité provient directement ou indirectement des ressources du tiers monde, que notre aide publique n'est qu'une faible restitution de la dégradation des termes de l'échange que subissent ces pays. Par ailleurs, il faut cesser de considérer l'aide au dévelop- pement comme une dépense comme une autre, c'est un investissement dans l'équilibre de la planète, dans votre avenir. La discussion actuelle sur les réfugiés dans notre popula- tion illustre de manière très concrète la nécessité de l'aide au développement. L'élargissement du fossé Nord-Sud ne pourra qu'accroître fatalement l'attraction qu'exercent sur les deshérités de la planète nos pays industrialisés qui leur apparaissent comme autant de pays de cocagne. Par l'aide au développement, conforme aux objectifs excellents de notre législation en ma matière, nous pouvons très directe- ment, même si cela reste modeste, contribuer à l'améliora- tion des conditions d'existence des hommes, là où ils vivent. Bremi: Das auffallendste Resultat dieser Perspektiven- debatte in Kommission und Rat besteht wohl darin, dass der verlangte Ausgleich im Bundesfinanzhaushalt nicht nur erreicht werden kann, sondern dass er darüber hinaus noch auf mehreren politisch realisierbaren Wegen erreicht wer- den kann. Lange Zeit hat man uns vorgeworfen, wir aus dem Parla- ment würden Sparanstrengungen verlangen, blieben aber konkrete Vorschläge schuldig. Nun kann man sich fragen, ob es unsere Aufgabe sei, Einzelpositionen aus dem Bud- get herauszugreifen und zu verändern und damit in die Exekutivfunktion des Bundesrates einzugreifen. In der Finanzkommission wurden aber jedenfalls konkrete Vor- schläge eingebracht, diskutiert und bewertet. Wir haben darüber hinaus gesehen, dass noch zahlreiche weitere Positionen diskussionswürdig wären. Das Departement kennt diese Punkte seit langem. Ganz offensichtlich liegen heute bei weitem genügend Entscheidungsgrundlagen vor. An einem diesbezüglichen Mangel krankt unsere Finanzpo- litik nicht mehr. Was wir jetzt hingegen dringend brauchen und vermissen, ist der politische Wille, entsprechende Ent- scheide zu treffen und einen gewählten Weg auch wirklich zu gehen. Wir wurden kritisiert, weil in der Kommission keine «unité de doctrine» sichtbar geworden sei. Dieser Vorwurf ist unbe- rechtigt. Es geht hier nicht um die Vorbereitung einer Volks- abstimmung, sondern um die Schaffung und die Wahl von Optionen. Wenn es also um die Bildung eines politischen Willens geht, um die Verwirklichung politischer Ziele, wird ein Parlament keine einheitlichen, sondern nur mehrheitli- che Entscheide fällen können. Das ist nicht undemokra- tisch. Im Gegenteil, es muss uns gelingen, einen politischen Mehrheitswillen zu finden, darzustellen und auch dafür ein- zustehen. Je besser uns das gelingt, desto leichter wird es dem Bundesrat fallen, entsprechende Folgeentscheide zu fällen. Die deutliche Mehrheit der Kommission und unserer Fraktion will einerseits die Ausgabenseite durch weiterge- hende Konzentrationen auf jene Gebiete, für die der Bund ausschliesslich verantwortlich ist, entlasten. Nebenbei gesagt: in der Entwicklungshilfe beispielsweise ist nicht nur der Bund zuständig; es können auch Private in diesem Bereiche Gutes tun. Wir wollen unsererseits das Verursacherprinzip konsequen- ter anwenden. Wir lehnen es aber ab, Finanzpläne auch wei- terhin durch illusionäre und nicht realisierbare Neueinnah- men auf dem geduldigen Papier zum Stimmen zu bringen. Überdies werden wir uns im Sommer noch mit den Vor- schlägen befassen, die zur Durchsetzung unseres Lei- stungsauftrages an die SBB vorliegen. Auch hier handelt es sich nicht mehr darum, Vorschläge und Studien zu beschaffen, sondern um den politischen Willen und das unternehmerische Können, die vorliegenden Vorschläge zu verwirklichen. Aufgrund der Erfahrungen der letzten Jahre ist ferner die Bemerkung zulässig, dass die Einnahmenseite der Bundesrechnung möglicherweise wie- der zu vorsichtig und zu ungenau erfasst worden ist. Das Parlament hat die Absichten nun dargestellt. Nun hat der Bundesrat eine erhebliche Funktion in einem Ablauf, den man hoffentlich als Führung der Finanzpolitik bezeich- nen darf. Herr Bundesrat, von Ihrem Kollegium erwarten wir aufgrund dieser Perspektivendiskussion Budgetanträge, die sich durch Geschlossenheit des Bundesrates und nicht départementales Denken auszeichnen, also Budgetanträge, die den festen und gemeinsamen Willen deutlicher zum Ausdruck bringen, als dies von selten unserer Regierung heute der Fall ist. Ein Schulterschluss aller Departementsvorsteher ist für unser Land bzw. für die Lösung seiner Finanzprobleme unerlässlich. Wir bitten Sie dringend um diese Leitung, auch wenn der Gewinn an innerer Geschlossenheit einen Verlust an Partei- und Departementsbindungen mit sich bringt. Diese politischen und methodischen Hinweise gestatte ich
Budget de la Confédération 1983 795 N 16 juin 1983 traduisent par des choix de priorités également fort diffé- rents et, malheureusement, parfois contradictoires; d'où maintes hésitations révélées au cours du présent débat, comme dans les discussions de la commission et de nos groupes. Les radicaux, avouons-le, n'échappent pas à ce phéno- mène et je dois déclarer que nous n'avons pu, dans l'exa- men du rapport sur les perspectives financières, réaliser toujours une parfaite unité de vues. En toile de fond de nos préoccupations, nous sommes tous désireux de rétablir l'équilibre financier de la Confédération, mais nous divergeons quant aux délais dans lesquels doit se réaliser ce but. Nous avons largement souscrit à la motion de décembre 1981, mais, aujourd'hui, certains d'entre nous se demandent très honnêtement si cette motion n'était pas trop ambitieuse précisément quant aux délais à respecter, compte tenu des impératifs d'une situa- tion conjoncturelle soudain dégradée et des efforts qu'elle exige de la part des pouvoirs publics pour stimuler l'écono- mie, compte tenu aussi de l'importance que nous accor- dons à titre individuel à des problèmes aussi délicats que ceux de notre défense nationale et de l'aide aux pays en développement. Ainsi, comment pourrions-nous ne pas être troublés au moment de déterminer les priorités financières de ces pro- chaines années par l'évolution de certaines dépenses dans le ménage de la Confédération, en particulier par cette réduction de 37,3 pour cent en 1960 à 21,4 pour cent en 1982 de l'effort dans le secteur de la défense nationale? Et comment pourrions-nous ignorer l'insuffisance de notre aide aux pays défavorisés de ce monde? Il ne s'agit pas de se laisser aller sur ce point à un sentiment de culpabilité auquel certains cèdent volontiers en se gardant de prendre en compte toutes les données du problème. Il convient plu- tôt d'analyser lucidement celui-ci et de situer dans le temps l'objectif à atteindre dans la moyenne des autres Etats de l'OCDE, en refusant d'accepter que notre pays occupe longtemps encore l'une des dernières places dans la statis- tique. Ces quelques considérations pour constater avec vous qu'il n'est guère aisé de réaliser l'unanimité dans ce choix de priorités, entre des devoirs aussi impérieux que le sont le maintien d'une armée dotée des moyens indispensables à sa mission, la démonstration de solidarité que nous impose la misère de trop de nos semblables en nombre de régions du monde et, enfin, le souci d'un déséquilibre financier sus- ceptible de priver la Confédération des moyens nécessaires à la poursuite de son rôle dans l'organisation de notre bien- être et de notre sécurité. Ce constat se veut honnête; même en année d'élections, nous devons informer notre peuple sans cultiver les illusions, en avouant nos perplexi- tés et peut-être même en remettant en cause des objectifs que l'on pressent irréalisables dans le délai fixé, malgré une bonne volonté générale évidente, mais à cause aussi de cir- constances que nous ne pouvons pas toutes maîtriser. Notre intention de 1981 était bonne et la définition d'une planification reste indispensable; mais nous devons aussi savoir reposer le problème de la durée de l'effort qui devrait aboutir à l'équilibre financier souhaité. Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu Schluss der Sitzung um 12.15 Uhr La séance est levée à 12 h 15
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Voranschlag der Eidgenossenschaft 1983 (Haushaltperspektiven 1984 bis 1986) Budget de la Confédération 1983 (Perspectives financières 1984 à 1986) In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 08 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.052 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 16.06.1983 - 08:00 Date Data Seite 773-795 Page Pagina Ref. No 20 011 473 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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