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CH_VB_001Ch Vb26 sept. 1985Ouvrir la source →
Conférence internationale du travail. 70 e session 1622 N 26 septembre 1985 d'une convention, les mesures qui y sont prévues n'ont pas un caractère obligatoire. La commission unanime recommande à son conseil de prendre acte du rapport du Conseil fédéral. M. Soldini: Le rapport que nous avons sous les yeux com- prend deux parties. La première rend compte des travaux de la 70 e session de la Conférence internationale du travail, des décisions qu'elle a prises et de l'instrument international qu'elle a adopté. Bien que nous n'ayons qu'à prendre acte du rapport, sans possibilité d'en modifier le contenu et la teneur, je me permettrai cependant de présenter la remarque suivante. En page 6, chiffre 15 du document qui nous est soumis, je lis: «La Conférence a approuvé, par consensus, compte tenu de toutes les réserves exprimées, les conclusions de la Com- mission permanente de l'apartheid, instituée en 1981. Deux paragraphes de ces conclusions mentionnent notamment la Suisse ou des établissements suisses.» Le premier de ces paragraphes critique vertement la réception du Premier ministre d'Afrique du Sud par un certain nombre de pays d'Europe occidentale: Royaume-Uni, Suisse, Italie, Républi- que fédérale d'Allemagne, Belgique, France et Portugal ainsi que par le Vatican. Ne s'agit-il pas là, de la part d'un organisme spécialisé des Nations Unies, d'une intrusion inadmissible dans notre politique extérieure et, par ce fait, d'une atteinte à notre souveraineté nationale et à notre libre arbitre, tels qu'ils ont garantis par l'article 8 de notre consti- tution? Appartient-il vraiment à la Conférence internationale du travail de politiser les problèmes qui se posent à elle, quitte à voir certains de ses membres, comme l'ont fait il y a quelque temps les Etats-Unis, abandonner cet organisme pour protester contre l'immixtion d'une majorité des mem- bres dans un domaine qui relève de la souveraineté natio- nale de chacun de ses adhérents? Dans le second paragraphe incriminé, la Conférence, par le biais d'une présentation sélective faite au point 8 des conclusions, met en cause nommément des établissements bancaires de notre seul pays pour les prêts qu'ils ont accordés à l'Afrique du Sud, à l'instar de nombreuses autres banques du monde occidental, qui, elles, n'ont pas fait l'objet des foudres de l'Organisation internationale du tra- vail. Comment le Conseil fédéral envisage-t-il de réagir devant cet abus manifeste d'un organisme supranational? La seconde partie, soit la recommandation 169 qui, nous précise-t-on, n'est pas sujette à ratification, énonce des propositions et des directives concernant les aspects nou- veaux qui se sont dégagés des expériences faites sur les plans national et international au cours des deux dernières décennies. Nous y lisons la conclusion suivante: «Nous pouvons nous rallier aux principes et aux objectifs généraux retenus par la recommandation en réservant notre position quant à l'inscription du désarmement au titre de norme internationale du travail.» En effet, en page 26 du texte qui nous est soumis nous lisons cette phrase quasiment incom- préhensible: «d. favoriser la solution pacifique des conflits entre nations et la négociation d'accords sur la réduction des armements en vue de garantir la sécurité pour toutes les nations ainsi que le transfert progressif des dépenses d'ar- mement et la reconversion de l'industrie d'armement vers la production de biens et services nécessaires, particulière- ment ceux destinés à la satisfaction des besoins essentiels de la population et des besoins de pays en développement.» «Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement» écrivait, il y a trois siècles, le moraliste français Boileau. N'ayant saisi ni la philosophie profonde ni les conclusions pratiques que l'on pourrait tirer d'un tel charabia diplomatique, je serais recon- naissant au Conseil fédéral d'éclairer ma modeste lanterne et de m'expliquer ses vues au sujet d'un tel paragraphe inclus dans un chapitre intitulé «Coopération économique internationale et emploi». Je remercie par avance Monsieur le président de la Confédé- ration pour ses explications concernant les réserves de notre délégation à l'OIT sur ce sujet. M. Clivaz: Le rapport du Conseil fédéral sur la 70 e session de la Conférence internationale du travail est très intéressant et donne un reflet complet des délibérations qui ont eu lieu à Genève en 1984. Il m'inspire deux remarques. La première concerne l'observation de la Commission de la sécurité sociale qui invite les représentants suisses à s'opposer de leur mieux à la politisation de la Conférence internationale du travail et à s'efforcer d'obtenir le maintien de la composi- tion tripartite des délégations (représentants des travail- leurs, des employeurs et des gouvernements). Cette phrase laisse sous-entendre que la composition tripartite est mise en cause. Je voudrais demander à M. le président de la Confédération de confirmer ou d'infirmer cette crainte de suppression de la composition tripartite ou, du moins, sa mise en cause. La deuxième remarque que je me permets de faire au sujet de ce rapport a trait à la recommandation 169 qui complète la convention 122 sur la politique de l'emploi adoptée en 1964 mais que la Suisse n'a pas encore ratifiée. Je voudrais demander à M. le président de la Confédération si le moment ne serait pas venu de procéder à un examen de cette convention 122 et de proposer au Parlement sa ratifi- cation. Bundespräsident Purgier: Vorerst zu den Fragen von Herrn Soldini: Was die Apartheid betrifft, hat der Bundesrat als Kollegium, haben die einzelnen Bundesräte in gleicher Weise deutlich gemacht, dass wir die Apartheid ablehnen. Ich glaube, das deckt sich auch mit der Auffassung unseres ganzen Volkes; für uns sind Unterschiede nach Rasse, Stand, Religion untragbar. Wir erkennen in jedem einzelnen Menschen eine einmalige Persönlichkeit, die es zu respek- tieren gilt. Wenn nun im Thema Banken an dieser von Ihnen erwähnten Aussprache neben echter Diskussion da und dort auch polemisch operiert worden ist, dann hat das mit Blick auf die Stellungnahme der schweizerischen Delegation sicher nicht zugetroffen. Mir scheint, dass wir eine klare Politik auch dort zum Ausdruck brachten; wir haben Stellung bezogen, wir haben das Bankinstitut, um das es ging, nicht namentlich erwähnt, jedermann wusste, worum es ging. Wir wollten aber vermeiden, dass gleichsam die ganze Diskussion am Beispiel einer einzigen Bank geführt würde. Das Bankensy- stem aller freien Staaten ist in solchen Fällen jeweils in Diskussion gestellt. Die Kritik ist sehr oft zu billig und auch falsch. Dieses Jahr sind wir noch weiter gegangen, indem der Vorsteher der schweizerischen Delegation - ich betone schon jetzt an die Adresse von Herrn Clivaz: Ich kann mir gar nichts anderes vorstellen als délégations tripartites mit Arbeitgebern, mit Arbeitnehmern, mit der Vertretung der Regierung - sich einmal mehr ganz im Sinne Ihrer Befürch- tung gegen die beschränkte Betrachtungsweise einzelner Kommissionsmitglieder wandte, was die schweizerischen Bankgeschäfte und die selektive und diskriminierende Prä- sentation in Paragraph 5-wo auch ein einzelnes Bankinsti- tut genannt worden war- betraf. Es wäre wohl nicht ange- bracht, die Unterbreitung der Schlussfolgerungen der Kom- mission so vorzunehmen, dass die Arbeitsweise nur einer Bank eines einzigen Landes Erwähnung fände. Sie sehen also, dass mit Blick auf unsere eigene Tätigkeit alles so verlief, wie wir es auch hier im Parlament zu halten pflegen. Zwischen Ablehnung der Apartheid und dem «Courant nor- mal», der auf wirtschafts- und finanzpolitischer Ebene zwi- schen den Staaten besteht, muss unterschieden werden können. Wir sind auch überzeugt, dass jetzt die Stunde gekommen ist, da dieses Regime selbst spürt, dass ein Wechsel erfolgen muss. Aber: Man würde niemandem einen Dienst leisten, wollte man gleichzeitig die Handelsströme total unterbinden. Betroffen wären am allermeisten die Ärm- sten der Armen. Der Wechsel lässt sich viel eher vollziehen, indem man zum Wechsel ermutigt, indem man im Gespräch bleibt und den vorerwähnten «Courant normal» weiter pflegt. Das haben wir getan.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Internationale Arbeitskonferenz. 70. Tagung Conférence internationale du travail. 70e session In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1985 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 11 Séance Seduta Geschäftsnummer 85.017 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 26.09.1985 - 08:00 Date Data Seite 1621-1623 Page Pagina Ref. No 20 013 738 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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