CICR. Contribution
806
N 3 juin 1985
geht um Menschenleben. Es ist doch billig und typisch,
wenn versucht wird, hier die Wirtschaft als Profiteur hinzu-
stellen. Natürlich werden wir mit den Exporten von landwirt-
schaftlichen Produkten Entlastungen tätigen. Aber dies ist
doch nicht unmoralisch, wenn damit vielen Menschen, vor
allem Kindern, geholfen wird und sie nicht sterben. Ist es
denn richtiger, Zehntausende von Zentnern Getreide zu
denaturieren und als Tierfutter zu verwenden, wenn ande-
rerseits mit diesem Getreide Millionen von Menschen geret-
tet werden könnten?
Ich bitte Sie, das Postulat zu überweisen.
M. Aubert, conseiller fédéral: Je tiens à vous rappeler qu'il
ne s'agit pas d'une motion, mais d'un postulat, qui concerne
notamment la famine en Afrique. Vous n'ignorez pas que ce
continent est ravagé par la famine, par la sécheresse, par
des catastrophes naturelles, et, en plus, affaibli par des
conflits politiques.
C'est pourquoi le Conseil fédéral, suivant en cela une ligne
constante, déclare accepter ce postulat, tout en vous ren-
dant attentifs au fait que la DDA déterminera quelles sont les
formes d'aide humanitaire les plus appropriées pour faire
face à la situation. En acceptant ce postulat, nous ne con-
damnons pas la DDA à ne recourir qu'à l'aide alimentaire. Je
tiens à rassurer sur ce point Madame Gurtner et je vous
demande de donner la possibilité à notre direction de
coopération au développement et d'aide humanitaire, de
procéder à un examen systématique des moyens les plus
appropriés pour résoudre le grave problème qui existe en
Afrique.
Je tiens aussi à ce qu'on sache que nous n'avons pas
attendu le dépôt de ce postulat pour nous préoccuper de ce
problème.
Abstimmung - Vote
Für Überweisung des Postulats 78 Stimmen
Dagegen 6 Stimmen
#ST# 85.387
Postulat Müller-Bachs
Entwicklungsländer. Ökologische Landwirtschaft
Agriculture des pays en développement.
Impératifs d'ordre écologique
Wortlaut des Postulates vom 19. März 1985
Der Bundesrat wird ersucht, einen Bericht über seine Mass-
nahmen auszuarbeiten, die ökologische Landwirtschaft in
den Entwicklungsländern zu fördern und der ungezügelten
Chemisierung Einhalt zu gebieten. Namentlich sind zu be-
rücksichtigen:
- die bilaterale Entwicklungszusammenarbeit in ihren ver-
schiedenen Formen;
- von Schweizer Seite geförderte multilaterale Projekte und
schweizerische Stellungnahmen in den zuständigen multila-
teralen Gremien (regionale Entwicklungsbanken, UNO-
System usw.);
- die schweizerische Haltung bei der Aushandlung interna-
tionaler Verhaltenskodizes über die Verteilung und Verwen-
dung von Pestiziden (FAO, UNEP, OECD), insbesondere
bezüglich der Pflicht zur Vorausinformation über gefährli-
che Produkte und der Notwendigkeit der Zustimmung des
importierenden .Landes;
- andere Kanäle und Instrumente zur Einflussnahme.
Texte du postulat du 14 mars 1985
Nous prions le Conseil fédéral de présenter un rapport sur
ses mesures visant à favoriser l'agriculture écologique et à
mettre un frein à l'utilisation débridée des produits chimi-
ques dans les pays en développement.
Ce rapport devra notamment renseigner sur:
- la coopération bilatérale au développement sous toutes
ses formes,
- les projets multilatéraux soutenus par la Suisse et les avis
donnés par notre pays au sein des organismes multinatio-
naux compétents (ONU, banques régionales de développe-
ment, etc.),
- l'attitude de la Suisse à l'égard des codes de conduite des
organismes internationaux (FAO, UNEP, OCDE) relatifs à
l'utilisation des pesticides, notamment en ce qui concerne
l'obligation d'informer préalablement du recours à des subs-
tances dangereuses et d'obtenir l'accord du pays importa-
teur,
- les autres voies par lesquelles il est possible d'exercer une
influence dans ce domaine.
Mitunterzeichner- Cosignataires: Bäumlin, Bircher, Braun-
schweig, Brélaz, Dünki, Grendelmeier, Günter, Jaeger, Mae-
der-Appenzell, Mauch, Meyer-Bern, Oester, Rebeaud,
Robert, Rohrer, Seiler, Stamm Walter, Uchtenhagen, Weder-
Basel, Zwygarf (20)
Schriftliche Erklärung des Bundesrates
Déclaration écrite du Conseil fédéral
Der Bundesrat empfiehlt, das Postulat entgegenzunehmen.
Präsident: Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegen-
zunehmen.
Überwiesen - Transmis
#ST# 85.010
IKRK. Bundesbeitrag
CICR. Contribution
Botschaft und Beschlussentwurf vom 27. Februar 1985 (BBI l, 983)
Message et projet d'arrêté du 27 février 1985 (FF I, 873)
Antrag der Kommission
Eintreten
Proposition de la commission
Entrer en matière
Widmer, Berichterstatter: Mit dieser Vorlage wird Ihnen
beantragt, dem Internationalen Komitee des Roten Kreuzes
für die Jahre 1986/87 je 40 Millionen Franken und für die
Jahre 1988/89 je 45 Millionen Franken Finanzhilfe zuzuspre-
chen. Das bedeutet eine wesentliche Erhöhung gegenüber
dem jetzigen Zustand. Bis jetzt waren es nämlich nur 20
Millionen Franken. Warum diese Erhöhung?
Im Vordergrund steht ganz eindeutig die Tatsache, dass die
Zahl und Grosse der Aufgaben, die das Internationale Rote
Kreuz zu bewältigen hat, zunimmt. Die Gegenwart lässt
darüber gar keinen Zweifel. Es fällt schwer, mit Blick auf die
Zukunft, sich günstigere Situationen vorzustellen. Oder -
anders ausgedrückt - die Hoffnung, dass die Tätigkeit des
Roten Kreuzes sich reduzieren könnte, ist recht gering. Nun
muss man allerdings deutlich machen - und das hat die
vorberatende Kommission beschäftigt-, dass diese Mehrlei-
stungen, die man dem Roten Kreuz zukommen lassen will,
- Juni 1985 N
807IKRK. Bundesbeitrag
primär dem strukturellen Ausbau des Roten Kreuzes dienen.
Die Organisation muss effizienter gestaltet werden, die
Administration wird also grösser. Das ist eine Tatsache, die
man auch im Plenum deutlich aussprechen muss.
Warum hat man trotzdem ohne Vorbehalt zugestimmt? Die
Gründe dürften einleuchtend sein: Es geht beim Roten
Kreuz ganz Unbestrittenermassen um eine der grossen Lei-
stungen der Schweiz. Die Tätigkeit des Internationalen
Roten Kreuzes stellt eine Ergänzung unserer Aussenpolitik
dar. Es sind Aktivitäten, die sich parallel zu unserer Aussen-
politik vollziehen, und es ist nicht zu bestreiten, dass die
Schweiz von Anfang an mit dem Roten Kreuz aufs engste
verbunden war. Der Anteil der schweizerischen Finanzie-
rung beim Roten Kreuz ist deshalb beträchtlich. Er beträgt
ungefähr die Hälfte. Wir sind aber der Meinung, dass dieser
Anteil der Schweiz an den Finanzen des Internationalen
Roten Kreuzes angemessen ist. Die Kommission hat eine
ausführliche Debatte mit einer Delegation des IKRK durch-
geführt. Man hat bei allem Respekt vor der Tätigkeit des
Roten Kreuzes auch kritische Fragen gestellt, und man ist
deshalb zu einem gut begründeten Entschluss gekommen.
Die Gesamtwürdigung dieses Gesuches ist positiv. Wir
bewegen uns in einer der bewährten Traditionen der
Schweiz. Ich muss nicht näher ausführen, dass das Werk
Henri Dunants eine der grossen Glanzleistungen der ganzen
neueren Schweizer Geschichte darstellt. Es ist unbestritten,
dass das IKRK eine der wertvollsten internationalen Institu-
tionen ist, die sich auf Schweizer Boden befinden.
Das alles lässt sich zusammenfassen in der Überzeugung,
dass es richtig ist, wenn wir diesen neuen Beitrag für das
Rote Kreuz sprechen. Ich bitte Sie im Namen der einhelligen
Kommission, diesem Antrag zuzustimmen.
Mme Pitteloud, rapporteur: Le Conseil fédéral et la commis-
sion unanime vous proposent de porter la contribution
fédérale au budget ordinaire du Comité international de la
Croix-Rouge à 40 millions pour 1986/1987 et à 45 millions
pour 1988/1989.
A partir du 27 mai 1981, date du dernier message, cette
contribution était fixée à 20 millions. Il y adone une augmen-
tation importante de la participation de la Confédération au
budget et cela en raison de l'évolution de la situation. Les
tâches du Comité international de la Croix-Rouge ne ces-
sent d'augmenter et les perspectives concernant l'évolution
de la situation mondiale laissent prévoir un accroissement
de ses activités opérationnelles. Entre 1980 et 1984, celles-ci
ont crû de façon fulgurante, ainsi que vous pouvez vous en
rendre compte à la lecture du message, et cela se traduit
financièrement par une augmentation du budget ordinaire
de 36 à 61 millions, alors que le budget extraordinaire
passait de 106 à 330 millions.
En raison des liens particuliers qui existent entre la Suisse et
le Comité international de la Croix-Rouge, la Confédération
a toujours estimé nécessaire de contribuer à environ 50
pour cent du budget ordinaire pour garantir l'efficacité, la
neutralité et l'indépendance du CICR. C'est pourquoi le
Conseil fédéral vous propose de porter la contribution de
notre pays à 40 millions pour 1986/1987 et à 45 millions pour
1988/1989.
Il est peut-être utile de rappeler que les membres du Comité
du CICR sont Suisses, de même que ses cadres, la quasi-
totalité de ses collaborateurs à Genève, ainsi que tous les
délégués sur le terrain.
Ce caractère mononational contribue donc largement à
garantir la neutralité, l'impartialité et l'indépendance de l'ac-
tion humanitaire du CICR. C'est ainsi qu'en Ethiopie, le
gouvernement a bloqué les actions et interventions d'autres
organismes, alors que le CICR a pu travailler à grande
échelle et atteindre toutes les catégories de victimes.
La reconnaissance de l'extension des tâches du CICR
depuis 1981 découlant de la prolifération de conflits plus
nombreux, plus meurtriers et plus longs qu'autrefois, a
amené la commission à admettre unanimement l'augmenta-
tion de la contribution à cette organisation. Toutefois, elle a
profité de la présence des représentants du CICR pour poser
certaines questions, notamment face à l'explosion des bud-
gets du CICR, de ses effectifs, du nombre de ses interven-
tions. La question a été posée de savoir quels étaient les
critères d'intervention du CICR lorsqu'il s'agit de situations
où les notions juridiques de conflits internationaux, de
guerres civiles, ne sont pas claires. Certains membres de la
commission se demandaient également si le CICR, à terme,
ne perdrait pas son identité ou ne se trouverait pas dans
l'obligation de choisir les conflits où il pourrait intervenir.
Le CICR souhaite garder une dimension humaine et entend
maintenir sa croissance dans un cadre raisonnable. C'est
pourquoi il a procédé à une réflexion en profondeur sur son
avenir, ses méthodes de travail et ses structures, et cela a
abouti à un plan d'action devant lui permettre de faire face à
ses obligations au cours des prochaines années, tout en
gérant au mieux ses actions et en planifiant plus rigoureuse-
ment sa croissance que par le passé. Effectivement, le CICR
qui avait 18 délégations permanentes à travers le monde en
1978, en a aujourd'hui 37. Il n'a pas recherché cette exten-
sion de ses activités, mais elle lui a été imposée par le
contexte mondial. D'ailleurs, dans la plupart des cas, le
CICR n'a pas le choix. Ses critères d'intervention sont pré-
cis; ils vous sont présentés dans le message. Le CICR
travaille dans le cadre des Conventions de Genève et, en
vertu du droit d'initiative qui lui est reconnu, il a étendu son
activité aux situations de troubles et de tensions internes qui
ne constituent pas des conflits au sens des Conventions de
Genève - c'est le cas du Liban ou de l'Ethiopie - mais qui
relèvent des guerres civiles et où les catégories de victimes
sont les mêmes qu'à l'occasion de conflits internationaux.
Toutefois, dans ce contexte, les obligations des gouverne-
ments envers les offres de services du CICR ne sont pas les
mêmes et une invitation doit leur être présentée d'accepter
d'offrir au Comité des facilités comparables à celles en
vigueur dans le cadre de conflits internationaux.
Le CICR signale d'ailleurs une évolution inquiétante puisque
les notions juridiques de conflits internationaux, de guerres
civiles sont de plus en plus combattues et que les conven-
tions ne s'appliquent plus automatiquement. Cela a pour
conséquence que le CICR doit consacrer de plus en plus de
temps à obtenir des autorisations pour intervenir auprès des
victimes. Les drames à travers le monde sont devenus si
nombreux qu'au cours des dix dernières années toutes les
actions ont nécessité la collaboration de dix, vingt organisa-
tions. Or, même avec une répartition des tâches et un
échange d'informations, cela couvre tout juste les besoins.
Ce sont aux gouvernement et non aux organisations huma-
nitaires qu'il incombe d'entreprendre des actions précises
pour porter remède aux origines des désastres.
La question du recrutement et de la formation des délégués
a également été évoquée en séance de commission. Cela a
permis aux représentants du CICR de réaffirmer leurs
besoins en la matière, puisqu'il s'agit de recruter chaque
année 100 à 150 nouveaux délégués. Ceux-ci ne fonction-
nent que quelques années, entre l'âge de 25 et de 35 ans,
pour éviter une bureaucratisation et pour permettre à un
pourcentage important de jeunes Suisses de choisir, s'ils le
désirent, cette façon d'apporter leur contribution aux souf-
frances du monde.
Enfin, des questions à propos du contrôle, de la gestion des
salaires, de la possibilité d'une ouverture du CICR aux Etats
neutres, ont été débattues par votre commission qui, très
convaincue vous propose à l'unanimité d'accepter ce crédit.
Günter: Es ist ein gewagtes Unterfangen, sich kritisch mit
dem IKRK auseinanderzusetzen. Seit langem ist das IKRK
das humanitäre Aushängeschild für die Schweiz, sozusagen
der lebende Beweis für unsere humanitäre Tradition. Diese
idealistische Beurteilung des IKRK schlägt sich denn auch in
der Botschaft des Bundesrates nieder. Wir lesen hier:
«Schutz und Hilfsaktionen des Komitees entsprechen
unmittelbar der humanitären Tradition unseres Landes. Dies
schafft zusammen mit der schweizerischen Neutralität wohl
einmalige Bedingungen für das Wirken des Komitees.» Eine
solche selbszufriedene Haltung macht blind für die schwer-
CICR. Contribution
808N 3 juin 1985
wiegenden Probleme, mit denen das IKRK vor Ort konfron-
tiert ist. Schwer wiegt, dass Konflikte in dieser Welt eine
Eigendynamik entwickelt haben, welche die Arbeit des IKRK
enorm belastet oder einschränkt. Der Golf krieg ist da nur ein
Beispiel: Ich erinnere an die Erschiessung von irakischen
Kriegsgefangenen im iranischen Kriegsgefangenenlager
Gorgan vor den Augen der IKRK-Delegierten. Vergegenwär-
tigen wir uns auch die Lage im Afghanistan-Konflikt. Dort
kann das IKRK weder Kriegsgefangene besuchen noch Zivil-
personen vor Kampfhandlungen schützen. Oder als jüngste
Beispiele erwähne ich die Hilflosigkeit des IKRK im Libanon-
Konflikt oder der Gefangenenaustausch in Genf zwischen
Israelis und der PLO, der in erster Linie von Bruno Kreisky
ausgehandelt wurde und wo das IKRK am Rande stand.
Ein Nebenproblem: Selbst IKRK-Offizielle befürchten, dass
das IKRK manchmal als Alibi benützt wird. Mit dem IKRK im
Lande kann man humanitäres Wohlverhalten demonstrie-
ren; das motiviert dann befreundete Staaten, Geld für neue
Waffenkäufe lockerzumachen. Es gibt hier ganz konkrete
Beispiele (El Salvador).
Im übrigen: Wann bekommt der IKRK-Arzt den politischen
Gefangenen zu Gesicht? Doch wahrscheinlich erst, wenn
die Verhörphase, in der gefoltert wird, vorbei ist. Natürlich
ist der Gefangene nachher auch noch froh für Schutz und
moralische Hilfe. Die Wurzel des Übels aber, nämlich der
Konflikt, bleibt bestehen, und solange Konflikte bestehen,
werden Menschen gefoltert werden.
Das Schwedische Rote Kreuz hat an der Rotkreuz-Friedens-
konfenz 1984 in Aaland Zahlen vorgelegt, die aufhorchen
lassen. Im Ersten Weltkrieg waren 5 Prozent der Toten
Zivilpersonen, im Vietnamkrieg waren es 90 Prozent. Mit
anderen Worten: Kriege werden immer unpersönlicher und
fordern ihre Opfer genau unter denjenigen Menschen, die
das IKRK eigentlich schützen möchte, und das IKRK ist
hilflos gegenüber dieser Entwicklung.
Die Hilfe an hungernde Zivilpersonen, die Betreuung politi-
scher Häftlinge und Kriegsgefangener, Familienzusammen-
führungen sind alles Dinge von hohem Wert. Doch über-
schätzen wir die Möglichkeiten des IKRK nicht. Es genügt
nicht, dass wir heute 40 beziehungsweise 45 Millionen
bewilligen und dann ruhigen Gewissens nach Hause gehen
und uns freuen über unser humanitäres Verständnis. Den-
ken wir darüber nach, warum das IKRK uns bereits heute -
und Sie haben das gelesen - sagt: Die Bedürfnisse werden
in den nächsten Jahren steigen. Offenbar rechnet man
damit, dass die Konflikte weltweit zunehmen werden. Ein
Blick auf die Bilanz des IKRK spiegelt diese Entwicklung
deutlich. Das Beispiel dieser Organisation trägt zuwenig
Früchte, also muss mehr Aufklärungsarbeit geleistet wer-
den. Die Stellungnahme unserer Fraktion visiert deshalb
jenen Tätigkeitsbereich des IKRK an, in dem Friedensarbeit
möglich ist: Es ist die Aufklärung und Ausbildung, ausge-
führt durch die Abteilung für allgemeine Angelegenheiten
des IKRK. Hier hat diese Institution weltweit eine einzigartige
Stellung. Sie hat auch die Chance, neue Wege zu gehen. Es
ist ein Aspekt, der unserer Ansicht nach in der Botschaft des
Bundesrates zu kurz gekommen ist. Wir fragen uns, ob in
dieser Organisation, dem IKRK, nicht ein grosses Potential,
ein aussergewöhnliches Potential an Erfahrungen brach-
liegt? Ich meine das Wissen um die Mechanismen von
Konflikten, Wissen, das in einer Friedensforschung einge-
bracht werden könnte, ja müsste.
Es genügt nicht, wenn das IKRK öffentlich für Abrüstung
eintritt. Viele tun das. Es genügt auch nicht, wenn es in
seinem Bulletin schreibt, es setze sich für Frieden ein, indem
es versuche, humanitärem Völkerrecht Nachachtung zu ver-
schaffen. Das ist ein wichtiger, aber nicht der einzige Weg.
Sogar wenn das Völkerrecht im Konfliktsfall respektiert
würde, die Ursachen der Konflikte bleiben ja bestehen:
soziale Unterschiede oder unterschiedliche politische oder
militärische Interessen. Angesichts der immer perfekter
funktionierenden Waffensysteme aber und angesichts der
nuklearen Bedrohung haben wir alle Ursache, Konflikte im
breitesten Rahmen zu erforschen. Wir müssen, wenn wir
heute über das IKRK beraten, in dieser Institution ein Organ
sehen, das sich an der Friedensforschung aktiv beteiligen
könnte. Das IKRK ist geradezu prädestiniert für derartige
Arbeit. Der Bundesrat selbst zeigt die Möglichkeit auf, wo
der Hebel anzusetzen ist. Er sagt: «Der Rückfluss von Infor-
mationen aus der täglichen Erfahrung der Delegierten im
Felde ermöglicht es den Diensten, die mit der Durchsetzung
und Weiterentwicklung des humanitären Rechtes beauftragt
sind, in direkter Berührung mit der Kriegswirklichkeit zu
stehen.» Diese Information und die Auswertung der IKRK-
Tätigkeit, so meine ich, wären Schlüssel für eine aktive
Friedenspolitik. Präsident Alexandre Hay sagte in Aaland:
«Das IKRK möchte mehr tun für den Frieden.» Aber genügt
es, wenn das IKRK in Zukunft vermehrt Vermittlerdienste
anbietet? Ich glaube, es genügt nicht, weil es nicht an die
Grundlagen, an die Ursachen der Konflikte geht.
Ich fasse zusammen: Das Internationale Komitee vom Roten
Kreuz ist mit den Kriegsparteien im Gespräch. Es kennt
Hintergründe, Absichten, Motive von Politikern und Spitzen-
militärs, es kennt deren unterschiedliche Bewertung ein und
derselben Krisensituation und ihre längerfristigen Ziele. Das
alles sind Informationen, die in eine Friedensforschung ein-
gebracht werden können und müssen. Verstehen Sie mich
nicht falsch: Es geht nicht um die Analyse laufender Kon-
flikte, denn es ist jedermann klar, dass man die aktuellen
Aktivitäten des IKRK nicht in der Öffentlichkeit breittreten
kann. Die Diskretion ist und bleibt eine tragende Säule
seiner Tätigkeit. Das Vertrauen der Konfliktparteien muss
gewährleistet bleiben, damit der Dialog weitergehen kann.
Es geht mir und unserer Fraktion um die Analyse abgelaufe-
ner Fälle - um ein Beispiel zu nennen: Der Biafra-Nigeria-
Konflikt. Das IKRK könnte mit Fallstudien zu derartigen
abgeschlossenen Konflikten sehr viel erreichen: Entwick-
lung, wie es zum Konflikt kam, wie es allenfalls zu falschen
Entscheidungen kam, was man hätte tun können, um es zu
verhindern. Es muss dabei weder Partei sein noch Ideolo-
gien verteidigen, es bleibt neutral.
Wir sollten heute beim Sprechen des Kredits das IKRK
auffordern, in dieser Richtung konkrete, nicht nur theoreti-
sche Vorschläge zu machen; denn ohne das wird Krieg auch
für das IKRK eine Selbstverständlichkeit bleiben. Es wird
weiterhin Jahr für Jahr Tonnen von Spitalausrüstungen,
Medikamenten, Lebensmitteln in Konfliktgebiete transpor-
tieren. Mir scheint die Gefahr evident, dass das IKRK immer
mehr zum Kuli für Hilfsgüter degradiert wird.
Es wurde beschlossen an der Friedenskonferenz des Roten
Kreuzes in Aaland, das das IKRK konkret mehr tun will für
den Frieden. Unsere Fraktion stimmt dem Kredit heute
gerne zu, aber wir fordern den Bundesrat auf, vom IKRK
regelmässig Bericht einzuholen und zu überprüfen, welche
Fortschritte die geplante Grundlagenforschung über Kon-
flikte beim IKRK macht.
Ich verknüpfe die Zustimmung mit der Erwartung, dass das
IKRK in den kommenden Jahren wesentliche Schritte unter-
nimmt, nicht nur geschehenes Leid zu lindern, sondern das
Augenmerk vermehrt darauf zu richten, wie durch Verbrei-
tung von Erkenntnissen über Konflikte die Entstehung die-
ses Leides zum vornherein eingedämmt werden kann. Es
dürfte interessant sein, in absehbarer Zeit dazu vom IKRK
oder vom Bundesrat Konkretes zu erfahren.
M. Soldini: Dans son message du 27 février dernier, le
Conseil fédéral soumet à l'approbation des Chambres un
projet d'arrêté concernant la contribution ordinaire de la
Conférération au Comité international de la Croix-Rouge,
plus communément appelé CICR. Fondé il y a 122 ans à
l'initiative du Genevois Henri Dunant, le CICR est à l'origine
du mouvement universel de la Croix-Rouge qui comprend
aujourd'hui 135 sociétés nationales, de la Ligue des
Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que
du Comité international dont nous nous occupons présente-
ment. Les liens qui existent entre la Suisse et le CICR
remontent aux origines de cette organisation et sont très
étroits puisque cette institution recrute ses membres uni-
quement parmi les citoyens suisses. L'on nous précise d'ail-
leurs que cette collaboration centenaire a démontré que ce
- Juni 1985 N809
IKRK. Bundesbeitrag
caractère mononational contribue largement à garantir la
neutralité, l'impartialité et l'indépendance des actions du
CICR. Nous en sommes heureux et fiers.
Afin de contribuer à financer les tâches permanentes du
CICR, la Confédération verse actuellement un montant
annuel de 20 millions de francs, y compris un versement
complémentaire de 2 millions. Cet effort financier permet à
notre pays de prendre ainsi à sa charge la moitié environ du
budget ordinaire de l'organisation. La pression des besoins
auxquels le CICR est appelé à faire face incite le Conseil
fédéral à nous proposer de porter la contribution ordinaire
de la Suisse à 40 millions en 1986 et 1987 à 45 millions en
1988 et 1989. D'autre part, notre gouvernement nous
demande d'augmenter cette contribution en 1986 déjà, soit
un an avant l'expiration de l'arrêté fédéral du 1
er
décembre
1981 qui serait donc abrogé dès le 1
er
janvier 1986.
Le groupe de l'Action nationale/Vigilance accepte ces pro-
positions et votera tel quel l'arrêté qui nous est présenté. Je
me permettrai cependant quelques remarques. Tout
d'abord, au sujet du tableau précisant les contributions
versées en espèces par les gouvernements au CICR en 1984,
données qui figurent à l'annexe 2 du message. Première-
ment, le gouvernement soviétique ne s'y trouve pas, ce qui
m'incite à croire que l'URSS ne contribue en aucune façon
au budget ordinaire et extraordinaire de la Croix-Rouge
internationale, alors que Saint-Marin, par exemple, se fait un
devoir d'y participer. Deuxièmement, des pays de l'Est euro-
péen, comme la Bulgarie, la Hongrie et la République démo-
cratique allemande font des versements extrêmement
modestes, la Roumanie, elle, restant complètement en
marge de l'organisation humanitaire de la Croix-Rouge.
Troisièmement, au Moyen-Orient, ni l'Iran ni l'Afghanistan
ne figurent parmi les contributeurs. Cela nous semble très
regrettable, venant de la part de pays largement engagés
dans des conflits où la Croix-Rouge est appelée à intervenir
en permanence, malgré les entraves apportées à son acti-
vité. Il en va de même d'ailleurs de la Syrie dont on connaît le
rôle actif dans la guerre au Liban. Quels sont donc les motifs
de ces ostracismes, bien incompréhensibles pour moi?
J'aimerais également connaître le point de vue de notre
gouvernement au sujet du récent échange très unilatéral
effectué par le CICR à Genève et au Proche-Orient de trois
soldats israéliens capturés au Liban contre 1150 Palesti-
niens retenus prisonniers en Israël, et parmi eux 148 terro-
ristes condamnés à perpétuité, dont certains ont été reçus
comme des héros en Libye le 21 mai dernier. Ce genre
d'échange, prétendument humanitaire, ne constitue-t-il pas
un marché de dupes, au moment où le terrorisme internatio-
nal reprend sérieusement du poil de la bête? Etait-ce vrai-
ment le rôle du CICR de patronner une telle opération, ou y
a-t-il été incité par de hautes raisons de politique internatio-
nale?
Il n'en reste pas moins que nous maintenons notre con-
fiance au Comité international de la Croix-Rouge, fleuron de
notre aide humanitaire dans le monde perturbé que nous
connaissons. Je vous invite donc à approuver l'arrêté fédéral
qui vous est soumis aujourd'hui.
M. Eggly-Genève: II ne se trouvera, je pense, personne dans
cette salle pour contester l'importance du CICR, pour nier
que la Suisse doive être son principal support, et finalement
pour refuser le crédit qui nous est demandé.
Cela étant, ce qui nous est demandé n'est pas une bagatelle.
Passer d'une contribution de principe de 20 millions l'an à
une contribution de 40 millions en 1986 et 1987 - et le crédit
actuel est arrivé à expiration un an avant l'échéance - puis
ensuite à 45 millions en 1988 et 1989, voilà qui représente un
taux d'augmentation appréciable, vous en conviendrez.
Cependant, il ne faut pas oublier ce que le CICR prévoit
comme augmentation minimale de son budget ordinaire,
soit: 65 millions en 1985 et presque 100 millions en 1989. Si
nous admettons donc que la Confédération doit concourir
pour à peu près la moitié à la couverture de ce budget
ordinaire, et nous l'admettons tout à fait, le compte y est.
En commission, davantage encore que par le truchement du
message du Conseil fédéral, les représentants du CICR ont
justifié cette explosion, car il s'agit bien d'une explosion. Les
conflits se multiplient, et se prolongent, parfois avec des
accalmies mais qui ne permettent aucune démobilisation de
l'institution. Souvent si le CICR n'était pas le canal par lequel
sont acheminés des secours, ces derniers n'iraient pas à
ceux qui en ont besoin, d'autres organismes humanitaires
étant récusés. Parfois, une action de secours, comme en
Ethiopie, est peut-être le moyen de mettre un pied dans la
porte, afin d'imposer ensuite la mission traditionnelle du
CICR de visites des prisonniers, de contrôles de l'application
des conventions; et un tel effort élargi, approfondi, tiré en
longueur, partout sur le terrain, exige, évidemment, une
organisation renforcée, notamment à la centrale. Tout cela
nous a été expliqué et nous le comprenons. Toutefois, nous
avons pris acte avec satisfaction du fait qu'à la direction du
CICR on se posait peut-être plus de questions qu'aupara-
vant et qu'on nourrissait de saines inquiétudes quant à la
mission tout d'abord. Si le CICR devait être noyé dans
l'augmentation continuelle des actions de secours propre-
ment dites, d'une envergure toujours plus grande, il n'en
sortirait probablement plus à la longue, si vous me passez
cette expression. La nécessité de mettre davantage l'accent
sur les missions traditionnelles du CICR, de laisser si possi-
ble, et chaque fois que possible, d'autres organismes assu-
rer les longues actions de secours, de passer le relais à cet
égard aussitôt que possible, cette nécessité semble être
reconnue au siège genevois, à la lumière précisément de
cette explosion des coûts. De même pour la gestion interne,
la rationalisation de l'administration. Longtemps sans
doute, le CICR pouvait se considérer comme une institution
aisément maîtrisable. Aujourd'hui il doit assurément s'as-
treindre à l'effort de maîtrise, d'autocontrôlé, auquel ont été
confrontées toutes les grandes entreprises, toutes les
grandes organisations. Nous en savons quelque chose,
nous qui avons si souvent discuté du contrôle de l'adminis-
tration fédérale, nous qui avons voulu endiguer les coûts de
fonctionnement, nous qui avons imposé à l'administration
fédérale un «Personalstopp». Il est clair que pour une orga-
nisation humanitaire une telle discipline est d'autant plus
indispensable, car quelle perte de prestige, de confiance,
quel choc et quel dommage si un «pépin» survient, si une
campagne critique s'enclenche. Nous avons eu un exemple
- vous le savez bien - avec ce qui s'est passé à l'Union
internationale de protection de l'enfance.
Naturellement, le Parlement, comme le Conseil fédéral, doit
être totalement respectueux de l'autonomie du CICR, tant
pour les définitions de sa mission que pour son organisa-
tion. Mais il est naturel aussi que l'autorité qui débloque la
moitié du budget ordinaire bénéficie de quelques explica-
tions et aussi de quelques apaisements. Car il est évident
que si les demandes de subventions pour le budget ordi-
naire devaient poursuivre la progression actuelle, cela fini-
rait par poser, peut-être, à notre Parlement quelques pro-
blèmes. Je crois avoir compris que les responsables du
CICR en sont maintenant pleinement conscients, comme ils
sont conscients d'ailleurs qu'une telle poursuite de l'explo-
sion poserait à l'institution elle-même des problèmes graves
d'identité et de fonctionnement.
Dans ces conditions et en prenant note que nous nous
trouvons à une étape de croissance délicate, nous devons
bien évidemment voter l'arrêté qui nous est proposé. Je ne
crois pas devoir m'arrêter ici longuement sur ce que repré-
sente pour la Suisse cette institution unique et irremplaça-
ble; cela a été maintes fois souligné et nous en sommes tous
persuadés, pénétrés. Les annexes du message, si elles
expriment aussi les inquiétudes que j'ai évoquées plus haut,
démontrent ce que fait le CICR pour soulager la misère
humaine, pour préserver la dignité et les droits fondamen-
taux de l'homme meurtri dans sa chair et dans son âme. Si
nous avons relevé des motifs d'alerte, si nous avons pris
acte avec satisfaction de la volonté plus affirmée d'un con-
trôle, sur le fond et quant à l'intendance, c'est précisément
parce que nous croyons à la pérennité de cette institution
102-N
CICR. Contribution
810
N 3 juin 1985
unique et irremplaçable et c'est dans cet esprit que le
groupe libéral entrera en matière et votera les subventions
qui nous sont demandées.
Ott: Ich habe Ihnen die Stellungnahme der sozialdemokrati-
schen Fraktion mitzuteilen und möchte Ihnen zunächst
noch meine persönliche Meinung sagen. Ich meine, ein
Traktandum, über das keine kontroversen Standpunkte
bestehen, eine Vorlage des Bundesrates, die in der Kommis-
sion nicht kritisiert wurde und die mit allen gegen null
Stimmen, bei keiner Enthaltung, die Zustimmung der Kom-
mission fand, wäre ein Idealfall, um im Plenum kostbare
parlamentarische Arbeitszeit zu sparen. Ich möchte Büro
und Fraktionspräsidentenkonferenz ermutigen, sich solche
guten Gelegenheiten zur Zeitökonomie inskünftig nicht
entgehen zu lassen.
Meinem Grundsatz getreu fasse ich mich nun extrem kurz:
Die sozialdemokratische Fraktion stimmt der Vorlage des
Bundesrates zu. Sie hat darüber nicht lange diskutiert, da
die Zustimmung zu diesem humanitären Anliegen für uns
eine Selbstverständlichkeit ist. Das IKRK muss in die Lage
versetzt werden, seiner Aufgabe, die heute immer umfassen-
der und auch schwieriger wird, auch fernerhin gerecht zu
werden.
Die sozialdemokratische Fraktion möchte ganz en passant
feststellen, dass der Bund hier der ihm nahestehenden
Organisation des IKRK gegenüber eine Grosszügigkeit wal-
ten lässt, an der er es im eigenen Aufgabenbereich bei
ebenfalls dringlichen Aufgaben fehlen lässt; denn die Bei-
tragserhöhung, die wir jetzt bewilligen werden, ist zu einem
grossen Teil für eine Personalaufstockung beim IKRK be-
stimmt.
Ich beantrage Ihnen namens unserer Fraktion Eintreten und
Zustimmung. Das IKRK ist in der Tat ein Teil unserer schwei-
zerischen Identität.
Präsident: Wenn ich gleich noch auf die Bemerkung von
Herrn Ott betreffend die Rationalisierungsmassnahmen ant-
worten darf: Selbstverständlich ist keine Fraktion gezwun-
gen, zu jedem Geschäft eine Erklärung abzugeben. Die
Fraktionspräsidentenkonferenz wollte eben die Liste der
organisierten Debatten nicht allzu lang werden lassen. Aber
wir bauen sehr darauf, dass einige weniger wichtige und
unbestrittene Geschäfte ohne Fraktionserklärungen über
die Bühne gehen.
M. Pini: Je suis très encouragé par vos paroles Monsieur le
Président; aussi serai-je bref en m'exprimant au nom de
mon groupe parlementaire.
Le message concernant la continuation de l'aide humani-
taire internationale de la Confédération que nous venons
d'approuver, mentionne, entre autres, le soutien que la
Suisse doit apporter au Comité international de la Croix-
Rouge. Inutile, me semble-t-il, de souligner que le Comité
international de la Croix-Rouge représente - on vient de le
dire - pour notre pays et pour les Suisses, l'organisme qui,
sur le plan historique, est le plus significatif de notre politi-
que d'aide solidaire aux souffrances de l'humanité. Le mes-
sage en discussion relève que les tâches permanentes du
CICR prennent une envergure toujours plus considérable
avec les conséquences financières qui en découlent. Le
groupe que je représente accepte le plan d'action à moyen
terme du CICR qui souligne, entre autres, la nécessité de
renforcer ses infrastructures opérationnelles. Les besoins
urgents dont fait état aujourd'hui le CICR justifient pleine-
ment pour nous l'augmentation demandée des contribu-
tions de la Confédération. Celles-ci doivent donc intervenir
avant l'expiration de l'arrêté fédéral du 1
er
décembre 1981.
Nous avons pu nous rendre compte au sein de la Commis-
sion des affaires étrangères, de l'impressionnante extension
des tâches du CICR intervenues depuis 1980 sur le plan de
ses activités opérationnelles. D'ailleurs, les rapports d'acti-
vité annuels et périodiques de cette organisation nous prou-
vent dans le détail l'envergure de son engagement interna-
tional, surtout en Afrique, au Moyen Orient, en Asie, en
Amérique latine et aussi en Europe. A travers les activités du
CICR, nous mettons en valeur comme pays neutre, un
aspect fondamental de notre politique humanitaire et nous
réalisons parallèlement les principes qui sont depuis 1863 à
la base de la mission de la Croix-Rouge.
A juste raison, le Conseil fédéral nous rappelle dans son
message que le CICR est souvent la seule institution suscep-
tible d'intervenir efficacement dans les conflits armés des
nations, en apportant son aide humanitaire aux victimes de
ces drames violents. Le groupe radical appporte son adhé-
sion aux objectifs fixés dans ce message qui prévoient un
renforcement sensible des structures permanentes du CICR,
ce qui signifie, entre autres, la possibilité de disposer d'un
personnel permanent qualifié en plus grand nombre qu'ac-
tuellement.
En effet, si l'on considère les nécessités actuelles d'interven-
tion du CICR dans le monde, l'augmentation de personnel
demandée n'est absolument pas disproportionnée. Elle n'at-
teint même pas 3 pour cent. Les efforts déployés depuis
toujours par le CICR sont largement reconnus dans le
monde et je pense que son rôle reste, dans notre pays, un
élément de foi et même un élément de crédibilité profondé-
ment ancrés dans le cœur de notre peuple. Je crois en outre
pouvoir affirmer que nous tous, nous nous reconnaissons
profondément dans l'esprit qui anime l'œuvre du CICR. Par
cette œuvre, nous pouvons davantage exprimer la vérité de
nos sentiments de solidarité qui se traduisent par des
actions humanitaires dictées par les souffrances de la
guerre, pour que tout espoir ne soit pas définitivement
perdu. C'est dans cet esprit que nous marquons notre adhé-
sion au message du Conseil fédéral.
Hofmann: Im Zusammenhang mit der Erhöhung des Beitra-
ges an das Internationale Komitee vom Roten Kreuz, das
nicht zu verwechseln ist mit dem Schweizerischen Roten
Kreuz, sind einige kritische Bemerkungen und Fragen ange-
zeigt.
Die Fraktion der Schweizerischen Volkspartei stimmt der
Erhöhung des Beitrages an das IKRK zu. Aber es erstaunt
sie, dass der jährliche Beitrag des Bundes an das IKRK
verdoppelt, das heisst von 20 auf 40 respektive 45 Millionen
Franken angehoben werden soll, ohne damit irgendeine
Auflage zu verbinden. Damit wenden wir uns nicht gegen die
Bedeutung des IKRK, nicht gegen seine Arbeit, die wir
unterstützen wollen. Aber wir möchten den Bundesrat um
einige Erklärungen ersuchen.
Auf Seite 7 der bundesrätlichen Botschaft steht folgender
aufschlussreicher Satz: «Seit 1980 sind Zahl und Bedeutung
der Konflikte, in denen sich das IKRK engagiert, beachtlich
gestiegen.» Eigentlich ist es aber nicht die Zahl der Kon-
flikte, die gestiegen ist, sondern die Zahl der Konflikte, in
denen sich das IKRK engagierte. Das sind zurzeit 86 Länder.
Von Kennern wird geltend gemacht, dass das weit eher einer
Verzettelung gleichkomme als einer effizienten Hilfe. Es
wird in diesem Zusammenhang von Eingeweihten auch von
einem Machtkampf zwischen dem IKRK und der Liga der
Rotkreuzorganisationen gesprochen, der 136 Länder mit
ihren nationalen Rotkreuzgesellschaften angeschlossen
sind. Frage an den Bundesrat: Wie verhält es sich diesbe-
züglich?
Zwischen den Jahren 1981 und 1984 ist die Zahl der Festan-
gestellten des IKRK allein in Genf von 386 auf 533 angestie-
gen. Das sei kein organisches Wachstum mehr, wird von
den Kritikern gesagt. Zudem wird erklärt, dass Delegierte
des IKRK - also Arzte, Krankenschwestern usw. - zirka
doppelt so hoch honoriert werden wie Projektleiter des
Schweizerischen Roten Kreuzes an vergleichbaren Posten.
Was sagt der Bundesrat zu dieser Kritik?
Der Eindruck, dass eine wohlverdiente Institution im
Begriffe steht, sich zu übernehmen, verstärkt sich, wenn
man in der Botschaft liest, dass sich das ordentliche Budget
- ich unterstreiche: das ordentliche Budget, ich spreche
nicht vom ausserordentlichen - innerhalb von drei Jahren
praktisch verdoppelte, nämlich von 32,2 Millionen auf 61,2
- Juni 1985 N811
IKRK. Bundesbeitrag
Millionen. Es wird von Beobachtern auch erklärt, dass das
IKRK zum Teil einen sehr luxuriösen Aufwand betreibe.
Die Grenzen zwischen den Tätigkeiten der internationalen
und nationalen Hilfsorganisationen - letztere sind in den
letzten Jahren sehr zahlreich aus dem Boden geschossen -
werden immer fliessender. Ist der Bundesrat nicht auch der
Auffassung, das IKRK sollte sich auf Aufgaben, wie sie auf
den Seiten 4 und 5 der Botschaft aufgelistet sind, konzen-
trieren?
Es kommt zum ganzen Fragenkomplex IKRK noch eine
innenpolitische Note hinzu. Das IKRK ist nicht identisch mit
dem Schweizerischen Roten Kreuz, mit dem SRK. Es wird
nur meistens in denselben Topf geworfen. Zu beanstan-
dende Zustände beim IKRK wirken sich dann auch nachtei-
lig auf das Schweizerische Rote Kreuz aus.
Das Schweizerische Rote Kreuz hat bekanntlich auch wich-
tige Aufgaben im Inland. Darunter gehören die Ausbildung,
Weiterbildung und Überwachung aller nichtmedizinischen
Gesundheitsberufe.
Das Schweizerische Rote Kreuz ist das BIGA dieser Berufe.
Diese Aufgabe wurde ihm vom Bund und von den Kantonen
übertragen. Bis 1984 hat der Bund unter anderem an das
Defizit der Kaderschulen des Schweizerischen Roten Kreu-
zes in Zürich und Lausanne eine Million Franken bezahlt.
Bei der Umverteilung der Lasten zwischen Bund und Kanto-
nen fiel das Schweizerische Rote Kreuz gewissermassen
zwischen Stuhl und Bänke. Der Bundesbeitrag an diese
Ausbildung wurde nämlich gestrichen. Dass der Bund mit
der einen Hand dem IKRK grosszügig den jährlichen Bun-
desbeitrag von 20 auf 40 beziehungsweise 45 Millionen
Franken erhöhen, mit der anderen Hand aber dem Schwei-
zerischen Roten Kreuz rund 1 Million nehmen will, welche
dieses braucht, um im Inland die dringend notwendige Qua-
lität der oberen Kader in den Gesundheitsberufen sicherzu-
stellen, bereitet dem Schweizerischen Roten Kreuz Sorgen.
Ich möchte nochmals hervorheben, dass wir der Erhöhung
des Beitrages an das IKRK zustimmen, dass aber kritische
Fragen und Bemerkungen angezeigt sind. Wir wären dem
Bundesrat dankbar, wenn er auf die aufgeworfenen Fragen
und die erwähnte Kritik kompetent Antwort geben könnte.
Renschier: Das Budget des IKRK wird von 1985 bis 1989 um
28 Millionen ansteigen, was eine Erhöhung um 43 Prozent
bedeutet. Die Bundesbeiträge werden für die Jahre 1986/87
um 100 Prozent erhöht, für die Jahre 1988/89 um 125 Pro-
zent. Ich spreche damit nicht gegen diese Erhöhung, sehe
aber da ein Problem, dem man Rechnung tragen muss: Der
Bund finanziert in zunehmendem Masse das ordentliche
Budget des IKRK und entsprechend nehmen die Beitrags-
zahlungen der anderen Länder ab. Bisher haben wir in der
Grössenordnung von einem Drittel an das ordentliche Bud-
get beigetragen; neu werden es annähernd 50 Prozent sein.
Alle anderen Länder auf dieser Welt, die an das ordentliche
Budget beitragen, werden also gewissermassen etwas aus
ihrer finanziellen Verpflichtung entlassen werden, weil wir
diese Mittel zur Verfügung stellen. Das betrachte ich als
gefährlich. Man sollte dafür sorgen, dass die übrigen Staa-
ten der Welt in ähnlichem Masse an das ordentliche Budget
beitragen; nur dann ist auch ein Interesse an den wichtigen
Aufgaben dieser Organisation zu erwarten.
Eine weitere Bemerkung: 1968 hatten wir in diesem Saal
eine Debatte über die Zusammensetzung des Komitees. Man
hat damals dem IKRK vorgeworfen, das Komitee bestünde
aus einem Altersklub und sei sehr einseitig aus Westschwei-
zern, vor allem aus Genfer Kreisen zusammengesetzt. In der
Zwischenzeit hat sich einiges geändert. Aber in der Liste der
Komiteemitglieder sind immer noch die älteren Herren -
Damen sind nur deren drei vertreten -, ältere, pensionierte
verdiente Persönlichkeiten in der Mehrzahl. Wenn durch die
Rücktritte im letzten Jahr nun Vakanzen vorhanden sind,
sollte man an das IKRK den Wunsch richten, dafür zu
sorgen, dass mehr Frauen in dieses Gremium gelangen
können und auch bei den jüngeren Mitgliedern aufgestockt
wird.
Ich freue mich sehr, dass praktisch sämtliche Fraktionen
dieser Beitragserhöhung zustimmen, obwohl sie wissen,
dass ein erheblicher Teil dieser Mittel für Personalaufstok-
kungen im Rahmen der zu bewältigenden Aufgaben verwen-
det wird. Schade ist nur, dass bei Personalvermehrungen
bei der allgemeinen Bundesverwaltung für ähnlich dringli-
che Aufgaben die Bereitschaft zur Bewilligung von mehr
Mitteln nicht vorhanden ist.
Widmer, Berichterstatter: Die gestellten Fragen richteten
sich an den Herrn Bundesrat. Ich habe also keine Veranlas-
sung, sie selber zu beantworten.
Aber eine allgemeine Bemerkung scheint mir angebracht:
Es war doch auffallend, dass von verschiedenen Votanten
kritische Fragen gestellt wurden. Dass das Parlament dem
Internationalen Roten Kreuz kritisch gegenübersteht, halte
ich für richtig. Ich möchte auch ausdrücklich sagen, dass
ähnliche Fragen an die Delegation gerichtet wurden, die in
der Kommission den Finanzierungswunsch des Roten Kreu-
zes zu vertreten hatte. Ich fasse das in folgendem Gedanken
zusammen: Das Rote Kreuz ist sicher zu Rechtim Laufeines
Jahrhunderts zu einer Art Mythos geworden. Das ist berech-
tigt, denn die Verdienste des Roten Kreuzes sind ganz
ausserordentlich. Diese Tatsache dispensiert aber unser
Parlament nicht davor, kritisch darüber zu wachen, wohin
das Geld, das wir bewilligen, fliesst, und wofür es verwendet
wird.
In diesem Sinn kann ich Ihnen versichern, dass auch die
vorberatende Kommission sich recht kritisch mit der Vor-
lage auseinandergesetzt hat.
M. Aubert, conseiller fédéral: C'est avec beaucoup d'intérêt
que j'ai écouté les déclarations qui viennent d'être faites. Je
voudrais tout d'abord réaffirmer l'estime et l'intérêt que le
Conseil fédéral porte et n'a jamais cessé de porter au
Comité international de la Croix-Rouge. Personne ne le
conteste, le CICR est le meilleur ambassadeur de la tradition
humanitaire suisse à l'étranger et il contribue substantielle-
ment au rayonnement de notre pays dans le monde. Sa
neutralité, son indépendance, son impartialité, sa discrétion,
son efficacité également en font une institution unique, que
certains ont dit «irremplaçable» et je partage largement cet
avis. On nous parle d'éclatement des coûts, et de l'effectif du
personnel. Il faut savoir qu'en raison de la situation interna-
tionale, le CICR n'a encore jamais été engagé sur autant de
fronts en même temps.
Vous l'avez constaté, depuis 1981, lorsque vous avez fixé à
20 millions de francs suisses la contribution fédérale au
budget ordinaire, le CICR a dû intervenir dans un nombre
grandissant de pays. Les coûts ont considérablement aug-
menté, le budget ordinaire a doublé et le budget extraordi-
naire a plus que triplé. Pour faire face à cette situation, le
Comité international de la Croix-Rouge a élaboré un «plan
d'action à moyen terme» qui a été discuté de façon très
approfondie avec de hauts fonctionnaires du Département
fédéral des affaires étrangères et du Département des
finances afin de permettre à ce dernier de renforcer ces
structures, ce qui était une nécessité, et de disposer égale-
ment d'un encadrement suffisant.
Le Conseil fédéral et les Chambres ont estimé jusqu'à pré-
sent que, pour garantir l'efficacité du travail du CICR ainsi
que son indépendance indispensable et nécessaire pour sa
crédibilité et celle de son intervention sur tous les théâtres
de conflits du monde, la Suisse devait financer environ le 50
pour cent des budgets ordinaires du CICR. C'est ainsi que
nous vous proposons d'approuver un crédit de 40 millions
pour 1986 et 1987 et de 45 millions pour 1988 et 1989.
Pour répondre aux questions de MM. Eggly et Hofmann, je
rappelle ici que le budget ordinaire du CICR ne permet pas
seulement de financer les structures permanentes du CICR
et ses frais de fonctionnement, mais également ses actions
de longue durée, comme celle qui est liée au conflit entre
Israël et les Etats arabes par exemple. Ce budget ordinaire
permet également de supporter les tâches permanentes du
CICR telles que le développement du droit humanitaire. Ceci
CICR. Contribution
812N 3 juin 1985
n'incombe pas au budget extraordinaire. Enfin, je crois
illustrer la nécessité pour le CICR de disposer d'une infras-
tructure renforcée en rappelant l'exemple que nous avons
cité lors des travaux de votre commission: celui de l'Ethiopie
où plus de 7 millions de personnes souffrent de la famine. Le
CICR est la seule organisation à pouvoir travailler à grande
échelle dans les régions du Tigré, de l'Erythrée et du Wollo
et à disposer, sur place, d'un personnel opérationnel.
Le CICR y distribue, mensuellement, 10 000 tonnes de vivres
à environ 800 000 personnes dans des conditions réellement
dramatiques qui font que la conduite d'une telle opération
relève véritablement de l'exploit. Cela nécessite bien évi-
demment une infrastructure solide, une organisation éprou-
vée et des hommes de métier.
Nous espérons que le geste que nous ferons pour le CICR
incitera d'autres pays et pourquoi pas, Monsieur Soldini, des
pays communistes à faire de même. Nous regrettons qu'ils
ne contribuent pas, eux aussi, pour des montants plus
importants que ceux qui sont indiqués dans le message et
qui sont, je vous l'accorde, insignifiants par rapport à ce
qu'ils pourraient être. Nous espérons aussi que l'économie
privée viendra en aide au Comité international de la Croix-
Rouge.
En ce qui concerne les questions concernant cet éclatement
de personnel et des coûts, M. Hocke, chef opérationnel du
CICR, a répondre en commission ceci: «Notre planification
repose sur la volonté de maîtriser l'augmentation. La pour-
suite de l'accroissement au rythme de ces dernières années
serait impossible. Cette volonté de maintenir une dimension
humaine est à l'esprit et dans les actes de chaque membre
du Comité et des responsables des opérations. Bien
entendu, je ne peux vous affirmer que l'effectif de 600
unités, prévues pour fin 1988, demeurera stable pendant dix
ans mais l'augmentation entre le nombre actuel et celui-là
montre l'effort effectué pour mieux encadrer qualitative-
ment nos activités.»
Par ailleurs, Monsieur Günter, je vous suggère de consulter
les rapports d'activité du Comité international de la Croix-
Rouge; je ne pense pas que nous puissiez décemment
reprocher au Comité international de la Croix-Rouge de ne
pas suffisamment œuvrer pour la recherche de la paix.
Monsieur Soldini, vous avez parlé d'un échange unilatéral
de trois Israéliens contre plus de mille Palestiniens. Là, je me
permettrai de vous dire que le Comité international de la
Croix-Rouge n'est pas intervenu directement dans cet
accord. Il n'était pas partie à l'accord. Celui-ci a été passé
entre le gouvernement israélien, le FPLP (Front populaire de
libération de la Palestine) et des personnalités autrichiennes
dont l'ancien Chancelier Kreisky, mais le CICR n'est pas
intervenu comme partie prenante à cette convention. Les
intéressés eux-même avaient préconisé cette solution
humanitaire à ce problème. Je tiens à ajouter que le gouver-
nement israélien, lui-même, était désireux et heureux de
pouvoir récupérer ces trois soldats.
Concernant la question que vous avez posée Monsieur
Hofmann au sujet de ce million de subventions fédérales qui
n'aurait plus été versé à la Croix-Rouge suisse, je crois qu'il
s'agissait d'une contribution aux écoles d'infirmières. Pour
quelles raisons cette contribution n'a-t-elle plus été versée,
est-ce d'entente avec la Croix-Rouge suisse? Je l'ignore. Je
me renseignerai et vous ferai part du résultat de mes investi-
gations.
Quant à des conflits entre la Croix-Rouge suisse et le Comité
international de la Croix-Rouge ou la Ligue des Croix-
Rouges et le Comité international de la Croix-Rouge, on en a
souvent parlé. J'ai eu des entretiens personnels avec M. Bol-
liger pour la Croix-Rouge suisse, et avec MM. Hay et Hocke
pour le Comité international de la Croix-Rouge, ils ont
toujours contesté des conflits entre ces deux institutions
caritatives qui sont parfaitement complémentaires.
Je pensais qu'il n'était même pas nécessaire de plaider la
cause du Comité international de la Croix-Rouge tellement
cette cause se plaide d'elle-même, sans avoir besoin d'un
avocat. Permettez-moi donc de me taire et de vous remer-
cier d'ores et déjà du sort favorable que vous accorderez à
notre message et à notre projet d'arrêté.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1-3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 à 3
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Beschlussentwurfes 120 Stimmen
(Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Schluss der Sitzung um 19.30 Uhr
La séance est levée à 19 h 30
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
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Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
IKRK. Bundesbeitrag
CICR. Contribution
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
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Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1985
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
01
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
85.010
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
03.06.1985 - 14:30
Date
Data
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806-812
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Pagina
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20 013 421
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