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CH_VB_001Ch Vb15 juin 1984Ouvrir la source →
Délégation pour les relations avec le Parlement européen 798 N 15 juin 1984 #ST# 84.031 Delegation für die Beziehungen zum Europäischen Parlament. Bericht Délégation pour les relations avec le Parlement européen. Rapport Mme Meier Josi, députée au Conseil des Etats, présente au nom de la délégation chargée des relations avec le Parle- ment européen le rapport écrit suivant (deutscher Wortlaut siehe «Amtliches Bulletin», SR, Sommersession 1984). Le présent rapport concerne les trois premières rencontres de la délégation parlementai re suisse, nouvellement constituée au printemps 1981, avec la délégation du Parlement euro- péen. La délégation suisse était composée comme suit: Conseil national: Aider, Augsburger (remplacé par la suite par Nebiker), Gautier, Girard-Montet, Muheim, Weber-Arbon Conseil des Etats: Debétaz, Guntern, Josi Meier (prési- dente), Weber
Introduction II y a onze ans, les divers pays membres de l'AELE con- cluaient avec la Communauté européenne des accords de libre-échange pour les produits industriels. La période écou- lée depuis lors n'a pas, il est vrai, été marquée par un grand essor économique, mais il n'en reste pas moins que le commerce entre la Suisse et la Communauté s'est bien développé et que 90 pour cent de nos produits bénéficient désormais des avantages du libre-échange. La statistique de la commission de la CE montre que les exportations de la Suisse vers la Communauté ont passé de 4180 millions à 17379 millions d'écus pendant la décennie 1973 à 1982 tandis que les importations étaient portées dans le même temps de 7183 millions à 23017 millions d'écus. De son côté, la Suisse tire près des deux tiers de ses importations de l'espace communautaire auquel elle fournit 49 pour cent de ses exportations. Ainsi, la Communauté européenne est à la fois le principal fournisseur et le plus grand marché d'exportation de notre pays. Du point du vue de la Commu- nauté, nous sommes son deuxième marché d'exportation et son quatrième fournisseur par ordre d'importance. Les accords de libre-échange passés entre la Communauté et les pays de l'AELE (sauf celui conclu avec la Finlande) contiennent une clause de développement et sont donc orientés vers la croissance des échanges. La collaboration entre le Marché commun et les pays de l'AELE s'est étendue depuis à bien d'autres domaines que les produits industriels et touche désormais des secteurs tels que le transport, la recherche scientifique et technique, la protection du milieu, ainsi que la politique énergétique et industrielle. Par ailleurs, les échanges de vues concernant les questions économi- ques et monétaires se sont intensifiés ces dernières années. Jusqu'à une date récente, les relations entre CE et pays de l'AELE se faisaient uniquement par des voies diplomatiques bilatérales, soit, dans le cas de la Suisse, par l'entremise de notre mission diplomatique auprès de la Communauté à Bruxelles. Des commissions paritaires ont en outre été créées pour l'examen de questions spécifiques liées au traité de libre-échange. La première élection directe des députés au Parlement européen, en juin 1979, en a certes renforcé l'assise démo- cratique mais elle a aussi relâché ses liens avec les parle- ments nationaux dont les députés européens ne doivent plus nécessairement faire partie. Cet organe européen a donc dû réaffermir ses relations avec les parlements natio- naux dans une perspective d'intégration faisant pendant à celle de la coopération intergouvernementale. Des relations ont d'ailleurs aussi été cultivées avec les parlements des pays non membres de la Communauté. Ainsi, en 1980, le Parlement européen offrait aux parlements de tous les pays amis non membres du Marché commun d'amorcer des relations bilatérales. L'Assemblée fédérale de notre pays a accueilli favorablement cette offre et désigné au printemps 1981 une délégation composée de dix membres appartenant aux deux Chambres. Certes, les compétences du Parlement européen ne sont nullement celles qui découleraient d'une véritable intégra- tion européenne, mais elles s'étendent peu à peu à la faveur de l'élaboration d'un droit coutumier et ne manqueront pas d'influer sur la structure institutionnelle de la Communauté. Ce processus a pu être accéléré notamment grâce aux efforts du président de la Commission européenne, Gaston Thorn, qui a cherché à intensifier la collaboration avec le Parlement européen. 2, Première réunion avec la délégation du Parlement euro- péen, Strasbourg, 14 et 15 octobre 1981 La première rencontre entre les deux délégations eut lieu les 14 et 15 octobre 1981 à Strasbourg. Elle se sont alors surtout entretenues des transports entre la Suisse et la Commu- nauté ainsi que des entraves techniques au commerce, évoquant aussi les gaz d'échappement. Cette réunion devait surtout permettre de définir les positions et de susciter une compréhension mutuelle. La délégation helvétique a insisté dès le départ pour que les discussions soient soigneuse- ment préparées, centrées sur des points précis, et aussi brèves que possible. Elle s'est assurée la précieuse et nécessaire collaboration du Bureau de l'intégration et de notre représentation diplo- matique auprès de la Communauté à Bruxelles pour tout ce qui concerne les points devant être mis à l'ordre du jour.
Deuxième rencontre avec la délégation du Parlement européen (Berne, 2 et 3 novembre 1983) La deuxième réunion des deux délégations s'est déroulée dans la Ville fédérale les 2 et 3 novembre 1982. Une fois de plus, les parlementaires ont délibéré sur les questions de transports et plus particulièrement sur les taxes routières envisagées par la Suisse. Nos représentants en ont profité pour affirmer qu'en l'absence d'une politique européenne des transports, ces taxes constituent une affaire financière interne, non discriminatoire et compatible avec les conven- tions internationales. Ils ont fait remarquer que les taxes projetées devaient être soumises au vote populaire, impossi- ble alors à pronostiquer parce que soumis à des influences multiples et complexes. Nos interlocuteurs ont déclaré que le Parlement européen est conscient des problèmes occa- sionnés par les transports communautaires à travers les pays tiers mais qu'il estimait préférable que le Conseil des ministres tente de résoudre le problème par des contribu- tions forfaitaires directes à l'infrastructure des pays touchés. La discussion a touché à nouveau les normes suisses en matière de gaz d'échappement, plus sévères que celles de la Communauté. Nos interlocuteurs semblaient montrer plus de compréhension que lors de la première rencontre pour le fait qu'il s'agit ici aussi d'une mesure non discriminatoire conforme aux conventions et qu'il faut plutôt la voir comme une démarche d'avant-garde. Une partie de la séance a été consacrée au bilan de la décennie écoulée depuis la signature de l'accord de libre- échange entre la Suisse et la Communauté. Les participants ont estimé d'un commun accord qu'il reste du travail à accomplir pour approfondir les relations et coordonner les efforts sur le plan économique. Parmi les questions évo- quées ont figuré les licences d'importation, la difficulté croissante de déterminer l'origine, les entraves techniques au commerce et autres phénomènes contraires au libre jeu de la concurrence, l'expansion de la Communauté vers le sud, les questions monétaires, l'extension du droit de libre passage dans le secteur tertiaire, ainsi que les possibilités d'amélioration des liens conventionnels, notamment par l'inclusion d'une clause d'arbitrage dans l'accord de libre- échange. Notre délégation a cependant montré clairement les limites imposées aux relations par la neutralité et la structure fède-
Juni 1984 N 799 Beziehungen zum Europäischen Parlament. Delegation raliste de notre pays, ainsi que par l'exercice des droits populaires.
Troisième rencontre avec la délégation du Parlement européen (Strasbourg, 12 et 13 octobre 1983) Lors de la troisième réunion, qui a eu lieu à Strasbourg les 12 et 13 octobre 1983, les taxes routières envisagées par notre pays ont été une fois de plus au centre des discus- sions. A cette occasion il a été frappant de constater à quel point la compréhension de nos partenaires du Parlement européen à l'égard du point de vue suisse s'était accrue depuis les deux premières rencontres. Tant d'un côté comme de l'autre on admet que toute taxe routière quelle qu'elle soit ne contribue pas forcément au libre-échange mais on reconnaît toutefois que le coût élevé de la construc- tion routière, notamment en région alpine, justifie le prélève- ment d'une contribution spéciale auprès de tous les usa- gers. Comme nous l'avons mentionné précédemment, de vives critiques avaient été formulées au cours des premières séances à l'égard de la volonté manifestée par la Suisse d'introduire des normes beaucoup plus sévères concernant les gaz d'échappement. Or, devant la détérioration de l'envi- ronnement constatée un peu partout, on commence à esti- mer que la Suisse a plutôt fait œuvre de pionnier. Une fois de plus il a été question de la consolidation de l'accord de libre-échange, notamment par l'introduction d'une clause d'arbitrage. Notre délégation a exprimé le désir que des séances soient régulièrement consacrées à un bilan des relations conventionnelles entre la Suisse et la Commu- nauté. Les réunions annuelles devraient donc servir en particulier à de tels tours d'horizon qui devraient permettre de détecter à temps les problèmes éventuels et de formuler des solutions. Le bilan a été estimé positif, mais notre délégation a néanmoins relevé quelques aspects probléma- tiques:
FIPOI. Prêt 800 N 15 juin 1984 -, dann plötzlich bei der dritten Tagung im Herbst des letzten Jahres ein beachtliches Verständnis für unser An- liegen. Darf ich aus diesem Bericht auf Seite 4 einen Satz zitieren? Es heisst hier mit Recht: «Dabei fiel auf, dass der schweizeri- sche Standpunkt im scharfen Gegensatz zu den beiden ersten Sitzungen heute auf beachtliches Verständnis bei unseren Partnern im Europäischen Parlament stösst. Man ist sich auf beiden Seiten wohl einig, dass Strassengebühren jeglicher Art nicht unbedingt dem Freihandel förderlich sind, doch anerkennt man jetzt, dass die hohen Kosten des Strassenbaues im alpinen Gebiet auch eine spezielle Entschädigung seitens aller Benutzer rechtfertigen kön- nen.» Beizufügen wäre auch noch das Eingeständnis unse- rer Delegationspartner, dass eine gesamteuropäische Ver- kehrskonzeption und -politik bis jetzt überhaupt nicht hat zum Tragen gebracht werden können. Deshalb ist das Ver- ständnis für unser verkehrspolitisches Anliegen, die Dinge gewissermassen selbständig für unser Land in die Hand zu nehmen, gewachsen. Ich streiche dieses Beispiel als Beweis dafür heraus, dass derartige Kontakte zwischen unserem Parlament und dem Europäischen Parlament weiterhin gepflegt werden sollen. Sie dienen dazu, das Verständnis für die Schweiz in Europa, auch dem Europäischen Parlament gegenüber, immer wie- der zum Ausdruck zu bringen. Die Bilanz der bisherigen drei Treffen hat gezeigt, dass das nicht ohne Erfolg war. Ich bitte Sie, vom Bericht Kenntnis zu nehmen und damit die skizzierten Bestrebungen zu unterstützen. Angenommen - Adopté An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 84.017 FIPOI. Darlehen FIPOI. Prêt Botschaft und Beschlussentwurf vom 5. März 1984 (BBI l, 1205) Message et projet d'arrêté du 5 mars 1984 (FF I, 1223) Antrag der Kommission Eintreten und Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Proposition de la commission Entrer en matière et adhérer au projet du Conseil fédéral Herr Widmer unterbreitet namens der Kommission für aus- wärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Be- richt: Der Bundesrat beantragt einen Kredit von 9,925 Millionen Franken für ein Darlehen an die Immobilienstiftung für die internationalen Organisationen (FIPOI) in Genf. Dieses soll der Europäischen Organisation für Kernforschung (CERN) für die Erstellung eines Arbeits- und Forschungsgebäudes sowie eines Empfangsgebäudes zur Verfügung gestellt wer- den. Die FIPOI hat bereits mehrere solcher Darlehen gewährt. Sie erlauben den in Genf ansässigen internationa- len Organisationen mittels günstiger Darlehen den Bau oder Kauf ihrer Sitzgebäude. Das Darlehen an das CERN fügt sich somit in den Rahmen der vom Bund verfolgten Politik der Aufrechterhaltung der Rolle Genfs als internationales Zen- trum und als Sitz internationaler Organisationen und Institu- tionen. Das 1953 gegründete CERN dient als Zentrum für die wis- senschaftliche Zusammenarbeit europäischer Staaten auf dem Gebiet der Grundlagenforschung im Bereich der Hoch- energiephysik und steht heute mit seinen vier grossen Teil- chenbeschleunigern als Forschungsanstalt weltweit an der Spitze. Das CERN ist der grösste Arbeitgeber unter den internationalen Organisationen in Genf und ist auch als bedeutender Kunde der schweizerischen Industrie für die Wirtschaft unseres Landes von grosser Bedeutung. Der Neubau eines Arbeits- und Forschungsgebäudes sowie eines zentralen Empfangsgebäudes wurde notwendig, weil durch die in den letzten Jahren gestiegenen Aufgaben die Arbeits- und Empfangsbedingungen des CERN prekär geworden sind. Das für deren Erstellung notwendige Darle- hen soll den für die Stiftung üblichen Bedingungen unter- stellt werden, d. h. einem Zinssatz von gegenwärtig 3 Pro- zent pro Jahr und einer Rückzahlfrist von 40 Jahren. Aus Gründen der Gleichbehandlung aller internationaler Organi- sationen sollen die Gesamtkosten der Gebäude finanziert werden. Deshalb beabsichtigt der Bundesrat, das Darlehen von der linearen Herabsetzung der Bundesleistungen um 10 Prozent auszunehmen. Die einstimmige Kommission (bei einer Enthaltung) bean- tragt, auf die Vorlage einzutreten und dem Bundes- beschlussentwurf über ein Darlehen an die Immobilienstif- tung für die internationalen Organisationen (FIPOI) in Genf zuzustimmen. M. Longet: Le prêt pour un projet de construction du CERN, prêt que je soutiens tout à fait, je tiens à le préciser, me donne l'occasion de revenir très brièvement sur la manière dont les projet du CERN, en particulier le projet LEP, ont été accueillis par l'opinion publique. Sitôt annoncé, le projet LEP a suscité les craintes et les réserves les plus diverses que l'on peut regrouper en trois rubriques: d'abord, les craintes de retombées négatives sur la région; ensuite, le doute quant à l'utilité du projet, et enfin l'exigence de démocratie. Mon intention n'est nullement de reprendre ici ces problèmes qui ont d'ailleurs fait en son temps l'objet d'interventions parlementaires. Ce qui me paraît important aujourd'hui, c'est de faire le point sur le souci d'être informé que ces projets de recherche scientifi- que ont révélé dans la région concernée. Le CERN avait finalement consenti à co-organiser des débats publics, voici deux ans, et ces débats ont fait apparaî- tre un très grand intérêt parmi la population genevoise et régionale, alors même que l'enquête publique que le Dépar- tement des travaux publics avait ouverte a permis de consta- ter l'absence complète d'opposants proprement dits. J'en conclus qu'il existe parmi la population un grand besoin d'être informé, de pouvoir dialoguer, mais pas d'opposition manifeste aux projets du CERN. Il devrait donc être possible de donner satisfaction à cette volonté de dialogue, dialogue qui en fait n'a existé que lors de ces quelques soirées d'information contradictoire. C'est là que se pose le pro- blème de l'insertion des organisations internationales dans leur région hôte. Vous savez que c'est une question sensible pour notre canton. Il se trouve que pour répondre à cette demande, le Grand Conseil genevois a proposé, en date du 2 décembre 1983, la mise sur pied d'«une instance franco-genevoise de concer- • tation sur l'avenir du CERN, réunissant les élus locaux et régionaux, les associations de protection de l'environne- ment et syndicales concernées, et les responsables du CERN. Cette instance doit permettre un dialogue permanent et direct entre le CERN et sa région hôte. Elle aura libre accès à toute information détenue par le CERN et sera dotée des moyens d'informer et de vulgariser nécessaires.» Voilà ce que le Grand Conseil genevois a décidé il y a six mois. S'agissant d'une affaire internationale, le Conseil fédéral est interpellé par une telle demande et je voudrais saisir l'occa- sion de ce débat pour demander à M. Aubert, conseiller fédéral, si le Conseil fédéral est prêt à porter cette proposi- tion devant les instances compétentes, à savoir d'une part le gouvernement de l'autre pays de site, c'est-à-dire la France, et d'autre part le Conseil du CERN. M. Eggly-Genève, rapporteur: L'a question s'adresse essen- tiellement au Conseil fédéral, mais, afin que les choses
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Delegation für die Beziehungen zum Europäischen Parlament. Bericht Délégation pour les relations avec le Parlement européen. Rapport In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1984 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 08 Séance Seduta Geschäftsnummer 84.031 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 15.06.1984 - 08:00 Date Data Seite 798-800 Page Pagina Ref. No 20 012 518 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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