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CH_VB_001Ch Vb19 mars 1984Ouvrir la source →
Politique économique extérieure 1983/11 240N 19 mars 1984 #ST# 81.040 Bundesverfassung (Radio- und Fernsehartikel) Constitution fédérale (article sur la radio et la télévision) Siehe Jahrgang 1983, Seite 1336 - Voir année 1983, page 1336 Beschluss des Ständerates vom 11!. März 1984 Décision du Conseil des Etats du 12 mars 1984 Differenzen - Divergences Art. SSbis Abs. 2 und 3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 55"" al. 2 et 3 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Koller Arnold, Berichterstatter: Nach den Beschlüssen des Ständerates vom 12. März verbleiben beim neuen Radio- und Fernsehartikel der Bundesverfassung noch zwei Diffe- renzen zur Fassung, wie sio unser Rat im letzten Herbst verabschiedet hat. Ihre vorberatende Kommission hat die Divergenzen geprüft und schlägt Ihnen einstimmig vor, durch Zustimmung zum Ständerat diese letzten Differenzen auszuräumen. Dabei hat sie mitberücksichtigt, dass es. wohl kaum verstanden würde, wenn wir bei diesem dritter Anlauf zu einem Radio- und Fernsehartikel der Bundesverfassung - bei allem Respekt vor der Bedeutung der Verfassungsgesetzgebung - noch viel Zeit mit einem Streit vorwiegend um Worte verlieren würden. Bei Absatz 2 von Artikel 55bis geht es darum, den deutschen Text mit dem französischen in bessere Übereinstimmung zu bringen, indem festgeschrieben wird, dass Radio und Fern- sehen zur freien, anstatt wie bisher zur selbständigen Mei- nungsbildung beitragen. Der französische Text, der hior offenbar der «texte juste» ist, sprach von Anfang an von "libre formation de l'opinion», womit zum Ausdruck gebracht wird, dass die verfassungs- rechtliche Ordnung von Radio und Fernsehen auf die Mei- nungsbildungsfreiheit der Bürger ausgerichtet sein muss. Auch die zweite verbleibende Differenz - bei Absatz 3 - ist mehr sprachlicher als sachlicher Natur. Sachlich unbestrit- ten ist nämlich, dass die sogenannte Radio- und Fernseh- freiheit nicht als Meinungsäusserungsf reiheit der einzelnen, auch nicht der Radio- und Fernsehmitarbeiter, in den Medien, sondern als Freihet der Institutionen Radio und Fernsehen zu verstehen ist, ihre Programme unabhängig vom Staat und von gesellschaftlichen Gruppierungen zu gestalten. Hierauf hatte der Bundesrat schon in seiner Bot- schaft hingewiesen, und wi • meinten, dies durch Vermei- dung des Substantivs «Freiheit» auch im Verfassungstext noch klarer zum Ausdruck gebracht zu haben. Der Ständerat kam demgegenüber zum Schluss, dass der aus dem Staatsrecht bekannte Ausdruck «Autonomie» die genannte Ordnung am unmißverständlichsten wiedergebe, wobei es sich hier freilich nicht so sehr um eine Gestaltungs- freiheit in Rechtsetzung und Rechtsanwendung, sondern bei der Schaffung der Programme handelt. Von Vorteil ist zweifellos, dass das Bundesigericht in diesem Zusammen- hang verschiedentlich schon von Autonomie der Veranstal- ter gesprochen hat, so dass oei der künftigen Interpretation dieses Begriffes an diese Rechtsprechung angeknüpft wer- den kann. Die Kommission empfiehlt Ihnen daher auch in diesem Punkt einstimmig Zustimmung zum Ständerat. M. Coutau, rapporteur: A l'occasion de cette procédure d'élimination des divergences, il restait deux points à régler avec le Conseil des Etats. Le premier, à l'alinéa 2, relève purement du vocabulaire et ne concerne que le texte alle- mand qu'il convenait de mieux adapter à la version française que nous avions adoptée. Le deuxième, à l'alinéa 3, touche une modification de carac- tère formel mais à laquelle certains attribuent aussi une valeur matérielle. Je vous rappelle notre formule: «La libre conception des programmes est garantie». Le Conseil des Etats préférait: «L'autonomie dans la conception des pro- gramme est garantie.» Il y a donc une différence de terme: d'une part, «libre conception», d'autre part, «autonomie». Finalement, l'accord s'est fait car les deux formules prêtent moins à interprétation que certains voudraient le penser. Dans les commissions, nous nous sommes également entendus. De plus, le message du Conseil fédéral était précis. Nous avons maintenant aussi des références juridi- ques grâce à des jugements du Tribunal fédéral qui indi- quent ce qu'il faut entendre par «autonomie des pro- grammes». Il ne s'agit en aucun cas d'interpréter cette autonomie comme étant celle des membres du personnel de l'institution de programmes à titre individuel, c'est-à-dire les réalisateurs, les producteurs, les journalistes, les présenta- teurs. Il s'agit exclusivement de l'autonomie de l'institution de programmes en tant que telle, c'est-à-dire du concession- naire. A partir de cette interprétation et comme le Conseil des Etats estimait qu'elle était encore mieux stipulée par «l'autonomie dans la conception des programmes», c'est à cette version qu'il à persisté de donner la préférence. A l'unanimité votre commission vous propose de vous y rallier. Après les très longs préparatifs de cet article constitutionnel, après tout le soin que nous avons mis à définir avec préci- sion ce que nous entendions, il est temps de terminer cet exercice, puisque nos divergences ne portent plus guère que sur des questions relativement mineures, relevant davantage de la terminologie que du fond. An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 84.005 Aussenwirtschaftspolitik 1983/11 Politique économique extérieure 1983/11 Bericht, Botschaft und Beschlussentwürfe vom 11. Januar 1984 (BBI l, 373) Rapport, message et projets d'arrêté du 11 janvier 1984 (FF I, 373) M. Borei présente, au nom de la Commission des affaires économiques, le rapport écrit suivant: Le rapport sur la politique économique extérieure 1983/11 donne un aperçu général de l'état de l'économie mondiale et des relations économiques de la Suisse avec l'étranger, compte tenu des développements qui se sont produits au cours du second semestre de 1983. Le gouvernement y propose aussi d'approuver des mesures économiques exté- rieures (liste révisée des produits du 6 octobre 1983, annexée à l'accord du GATT relatif au commerce des aéro- nefs civils, modification de l'ordonnance sur l'importation et l'exportation de barres d'armature) et un message concer- nant l'adhésion à l'accord international de 1983 sur les bois tropicaux. Situation de l'économie mondiale: Après trois ans de stag- nation économique et de récession, une reprise est consta- tée au sein de l'OCDE; elle reste cependant inégale et dans
-19. März 1984 N241 Aussenwirtschaftspolitik 1983/11 l'ensemble assez faible, sauf aux Etats-Unis d'Amérique, où elle est plus vigoureuse que prévu. Dans la plupart des pays, elle est essentiellement due à des facteurs internes (con- sommation accrue des ménages privés, construction de logements et reconstitution des stocks). En revanche, elle n'a pas encore eu pour effet d'augmenter les investisse- ments. La relance des importations américaines due au redresse- ment de l'activité économique aux Etats-Unis constitue actuellement le seul élément dynamique du commerce mon- dial. Des investissements sont cependant indispensables si l'on veut que la relance qui se dessine actuellement dans les pays industrialisés se développe et persiste; or, une telle évolution n'est constatée qu'aux Etats-Unis d'Amérique. Les intérêts élevés, les multiples restrictions au commerce déci- dées sous la pression du chômage et l'endettement - dont la phase la plus aiguë semble avoir été dépassée - affectent les investissements. Le fait que le taux d'inflation soit de 4,9 pour cent en moyenne au sein de l'OCDE est un élément positif; c'est le taux d'inflation le plus bas depuis 1972. Le Conseil fédéral estime que la tâche primordiale des gouvernements consiste actuellement «à améliorer les con- ditions pour l'activité de l'économie privée par le maintien et le renforcement du système multilatéral ouvert et par une «décrispation» des problèmes de l'endettement, afin de briser le cercle vicieux de la stagnation, du protectionnisme et de l'endettement». Des efforts sont actuellement entrepris afin de démanteler progressivement, au sein de l'OCDE, les mesures protec- tionnistes instaurées au cours des années de récession. Les relations économiques de la Suisse avec l'étranger: Contrairement à ce qui se produit dans l'évolution cyclique habituelle, le léger redressement de l'activité conjoncturelle constaté en Suisse également, dans le courant de l'année écoulée, est dû à la demande sur le marché intérieur. La consommation des ménages privés et la construction de logements se sont développées au-delà de toute attente. Avec les effets du recul rapide de l'inflation, le bas niveau du taux des intérêts, etc., les mesures de soutien à la conjonc- ture adoptées au printemps de 1983 ont contribué à cette amélioration. En revanche, aucune impulsion majeure n'est encore venue du commerce extérieur, bien qu'on en attende cette année- ci en raison de la reprise constatée dans l'économie de pays importateurs importants. Compte tenu des tensions que l'on constate dans les rela- tions économiques internationales et des problèmes qui sont à résoudre dans ce domaine, la collaboration entre les 17 pays membres de la Communauté européenne et de l'AELE, ainsi que le libre-échange entre ces Etats ont acquis une importance considérable. Dans sa réponse au postulat Aider du 8 octobre 1982 sur les relations avec la Commu- nauté européenne, réponse qui fait partie du rapport, le Conseil fédéral a fait ressortir la valeur de ces relations pour notre économie. Dans son message du 16 août 1972 relatif à l'approbation des accords entre la Suisse et les commu- nautés européennes, le gouvernement avait affirmé que le principal avantage de ces accords était d'assurer la position de l'économie suisse sur le marché européen vital pour elle, voire de la renforcer. L'évolution a entièrement confirmé l'exactitude de cette appréciation (nous sommes devenus entre-temps le deuxième client de la communauté et son quatrième fournisseur). En outre, les relations commerciales avec la communauté ont constitué un facteur important de stabilité pour notre économie durant la période difficile que nous avons traversée. Adhésion à l'accord international de 1983 sur les bois tropi- caux: L'accord sur les bois tropicaux, à l'instar de celui sur les jutes et les articles en jute approuvé l'année passée, appartient à un nouveau type d'arrangements qui ne visent pas en premier lieu la stabilisation des prix, mais plutôt une plus grande participation des pays en développement pro- ducteurs dans la transformation, la commercialisation et la distribution des produits concernés. L'accord a pour objec- tifs de favoriser l'expansion et la diversification du com- ai -N mercé des bois tropicaux ainsi que la recherche-développe- ment, d'améliorer l'information et la commercialisation dans ce domaine et d'encourager la transformation de ces pro- duits dans les pays en développement. On prendra en consi- dération l'aspect écologique de l'exploitation des bois tropi- caux en encourageant le reboisement et l'élaboration de politiques nationales visant à sauvegarder les forêts tropi- cales. L'intérêt que cet accord présente pour la Suisse sur le plan économique est restreint. Si le Conseil fédéral propose malgré tout d'y adhérer, il le fait pour des raisons tenant à la politique suivie en matière de développement; on pense en effet pouvoir ainsi augmenter les recettes que les pays en développement ayant des forêts tropicales tirent de l'expor- tation de ces bois et y créer des emplois. La Suisse a en outre intérêt à ce que les forêts tropicales soient exploitées raisonnablement; elle aurait souhaité que l'accord insiste davantage que ce n'est le cas sur l'importance de la protec- tion de l'environnement. Si nous décidons de financer des projets, nous veillerons à favoriser en premier lieu des mesures dans ce sens. La contribution annuelle de la Suisse au budget de l'admi- nistration projetée sera de 12000 francs. Il est en outre possible de verser des contributions volontaires au compte spécial destiné au financement des projets. Si nous déci- dions d'allouer de telles contributions, elles seraient impu- tées sur le crédit de programme pour le financement de mesures de politique économique et commerciale au titre de la coopération internationale au développement. Etant donné qu'il s'agit d'adhérer à une organisation inter- nationale, l'arrêté fédéral proposé est sujet au référendum facultatif, conformément à l'article 89, 3 e alinéa, lettre b, de la constitution. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt, vom Bericht zur Aussenwirt- schaftspolitik 1983/11 Kenntnis zu nehmen, den Bundesbe- schlüssen über die Genehmigung aussenwirtschaftlicher Massnahmen und den Beitritt zum Internationalen Überein- kommen von 1983 über tropische Hölzer zuzustimmen sowie das Postulat Aider über die Beziehungen zur Europäi- schen Gemeinschaft vom 8. Oktober 1982 abzuschreiben. Proposition de la commission La commission recommande de prendre acte du rapport sur la politique extérieure 1983/11, d'adopter l'arrêté fédéral approuvant des mesures économiques extérieures et celui concernant l'accord international de 1983 sur les bois tropi- caux et de classer le postulat Aider du 8 octobre 1982 sur les relations avec la Communauté européenne. Frau Weber Monika: Da die Schweiz als neutraler Staat praktisch keine Aussenpolitik betreibt, ist es notwendig, dass wir uns auf diesen Aussenwirtschaftsbericht konzen- trieren, ebenso auf die Aussenwirtschaftspolitik, die für uns sehr wichtig ist. Wir leben vom Export und sollten deshalb beachten, was sich da alles abspielt. Ich beschränke mich im folgenden auf drei Themenkreise und werde ganz grundsätzlich dazu spre- chen. Erstens spreche ich zu den Zollpräferenzen (es handelt sich hier mehr um den Ausdruck einer Besorgnis, die ich emp- finde), zweitens in etwas pointierter Form zum Protektionis- mus, und drittens äussere ich mich zum Postulat Aider, nämlich zur Frage Europas. Zum ersten Punkt: Ich bin grundsätzlich mit der Politik des BAWI, des Bundesamtes für Aussenwirtschaft, einverstan- den. Es versteht seine Politik nach der Maxime- ich sage es in Stichworten - offenes, multilaterales Handelssystem, so- wenig Protektionismus wie nur möglich, und wenn Protek- tionismus der anderen, dann wird dieser eher gerügt. Ich bin damit einverstanden, denn mit einem Blick auf die Drittwelt- länder sind auch wir bestrebt, für eine Entschärfung der Verschuldungsproblematik alles in unseren Händen Lie- gende einzusetzen. Die Schweiz gewährt gerade deshalb
Politique économique extérieur 1983/11242N 19 mars 1984 gewissen Drittweltländern sogenannte Zollpräferenzen für die verschiedensten Produkt€'. Erlauben Sie mir, einen Gedanken zu äussern, der einfach meine Besorgnis betreffend möglicher Auswüchse und Missbräuche solcher Massnah men ausdrücken will: Zollprä- ferenzen werden quasi aus dor alten, ich würde sagen, aus der edlen Idee des Freihandels gewährt. Nun muss man angesichts des weltweiten, tiefgreifenden Strukturwandels höchste Zweifel haben, dass die internationale Arbeitstei- lung wieder belebt werden konnte. Tatsache ist doch, dass wir der Konkurrenz aus den neuen Industrieländern, die dank der Direktinvestitionen mit modernsten Technologien zu niedrigsten Löhnen produzieren, nicht standhalten kön- nen. Ich will damit nicht die Industrialisierung in den Entwicklungsländern in Frage stellen. Indessen ist- einer- seits wegen der Frage der Zweckerfüllung der Zollpräferen- zen, andererseits aber auch (und das scheint mir besonders wichtig) wegen der Frage der Vollbeschäftigung in unserem Land - die Verpflanzung unsorer Unternehmen in die Dritte Welt mit dem alleinigen Ziel des Reexportes in die Industrie- länder abzulehnen. Um das ein bisschen deutlicher zu sagen: Zollpräferenzen für Drittweltländer könnten heute westliche und, ich würde sagen, auch schweizerische Unter- nehmen dazu verführen, in D'ittweltländern zu produzieren und dann wiederum nach Europa und auch in die Schweiz zu exportieren. Sie gefährden damit unsere eigenen Produk- tionsstätten, damit aber werden die Zollpräferenzen durch die Politik der westlichen Unternehmen zu einer höchst fragwürdigen Sache. Ich wollte diesen Gedanken einfach einmal hier aussprechen; wir könnten einer solchen Gefahr entgegengehen. Nun zum zweiten Punkt, dem zunehmenden Protektionis- mus: Ich bin einverstanden mit der Linie des Bundesamtes für Aussenwirtschaft, Stichwcrt: offenes, multilaterales Han- delssystem», «Förderung des; Freihandels», «sowenig Pro- tektionismus wie nur möglich». Auf letzteres möchte ich zurückkommen. Hier zeigt sich in den letzten Jahren ein Trend, der zu Besorgnis Anlass gibt. Nicht alle Abteilungen des Volkswirtschaftsdeparte:Tientes schlagen die gleiche Richtung ein wie das BAWI. Die Abteilung für Landwirt- schaft fährt da ein ganz anderes Züglein. Hier weht der Wind in Richtung «immer mehr Protektionismus»! Wir werden bald essen müssen, was uns die Abteilung für Landwirt- schaft vorschreibt, und wir werden bald nur noch jene Preise zu bezahlen haben, die uns die Abteilung für Land- wirtschaft als verlängerter ATTI des Schweizerischen Bau- ernverbandes vorschreibt. Der Trend geht in Richtung von mehr Protektionismus, dafür sprechen seit der Dekonsolidierung des GATT-Abkom- mens die verschiedensten Beispiele. Das jüngste ist jenes, Herr Bundesrat, der Zollzuschläge auf Tiefkühlgemüse. Hier wird unter dem Titel «Landwnlschaftsgesetz» sogar die Ver- arbeitungsindustrie subventioniert! Im nächsten Bericht zur Aussenwirtschaftspolitik werden wirdavon Kenntnis bekom- men. Natürlich wird man das nicht so pointiert formulieren, wie ich das nun gesagt habe. Es besteht meines Erachtens kein Grund für solche Massnahmen. Solange der Landwirt- schaft nahestehende Betriebs und Organisationen sich sel- ber mit dem Import und der Verarbeitung von eingeführtem Tiefkühlgemüse beschäftigen können und solange die ein- heimischen Produkte zu kostendeckenden Preisen Absatz finden - und das ist heute der Fall -, scheint uns Panik fehl am Platz. Unschön finde ich, dass mit dem Weg über die Zollzuschläge das Parlament und ein eventuelles Refe- rendum umgangen werden siollen. Man verzichtet nämlich absichtlich auf eine General;:olltariferhöhung. Herr Bundesrat, das, was ich letzte Woche als Antwort erhalten habe, stimmt eigentlich nur zum Teil. Ich könnte Ihnen stundenlang erzählen, wie es sich wirklich verhält. Dass das Ganze nicht nur eine einmalige Übung ist, dass alles einen schlimmen Trend markiert, zeigen die bereits beabsichtigten Zollzuschlagiî auf importierten Konfitüren, Kompotten und Fruchtsalaten. Aber letztlich lässt sich die- ser Trend auch an Ihrer Rede beweisen, Herr Bundesrat, die Sie letzte Woche gehalten haben. Am Samstag habe ich in der Zeitung gelesen, dass Sie den Walliser Bauern verspro- chen haben, neue Zollzuschläge auf Tafeltrauben und Pfirsi- chen zu erheben. Ja, wo führt denn das noch hin? Da verspricht man etwas, bevor die Situation überhaupt dem Gesetz entspricht! Jetzt ist März, und wer kann wissen, wie es im September, Oktober steht? Da staune ich wirklich als Konsumentenvertreterin. Ich sage es heute schon: Mit solchen Massnahmen können wir ohne notwendige Gründe nicht einverstanden sein, und das um so mehr, als wir Konsumenten mit den uns aufgebürdeten Preisaufschlägen ja nicht einmal jene Bauern stützen, die diese Aufschläge wirklich nötig hätten. Dass Sie bei solchen Massnahmen gewisse aussenwirt- schaftspolitische Bedenken haben, entnehme ich dem letz- ten Satz der SDA-Meldung, wo es heisst, «dass weitere Einfuhrreglementierungen sich nicht nur gegen die schwei- zerische Konsumentenpolitik richten, sondern überdies eine Reihe von internationalen Verpflichtungen verletzen würden.» Ich fasse zusammen: Ich bin also mit der politischen Linie des BAWI einverstanden, aber dieser Linie läuft diametral entgegen die Landwirtschaftspolitik des Bundesrates, die zurzeit heisst: «Immer mehr Protektionismus». Die Fraktion des Landesrings und der EVP wehrt sich gegen eine solche Politik, und als Konsumentenvertreterin sage ich in aller Schärfe: «So nicht.» Über das Dreiphasensystem hinaus sollte man aus aussen- wirtschaftspolitischen Gründen nicht gehen. Sie selber, Herr Bundesrat, kommen sonst mit sich in einen Widerspruch. Im Ausland reden Sie das Wort der freien Marktwirtschaft und warnen mit erhobenem Zeigefinger vor dem schädlichen Protektionismus. Gleichzeitig werden im eigenen Land still und diskret Vorkehrungen getroffen, diesen ominösen Pro- tektionismus auf dem Agrar- und Agrarhandelssektor immer mehr auszuweiten, ohne dass uns eine Notsituation dazu zwingen würde. Wir sind ein Exportland und leben vom Export. Der Import muss deshalb in einem vernünftigen Mass zum Export stehen. Der jüngste Trend stört dieses Gleichgewicht meines Erachtens beträchtlich. Wir sollten uns unsere Chancen nicht zerstören. Ich komme damit zum dritten Punkt und möchte ganz kurz auf das Postulat unseres Ratskollegen Claudius Aider zurückkommen. Diesem Postulat werden im Bericht doch immerhin ungefähr 40 Seiten gewidmet. Er hat als Europäer seinerzeit gewünscht, dass in diesem Ratssaal einmal eine Diskussion über Europa stattfinden könnte und dass man quasi nach dem Mantel, also nach der UNO-Debatte vor einer Woche, nun auch einmal das doch jedem näherlie- gende Hemd, Europa, unter die Lupe nähme. Man darf sehr wohl sagen, dass der Bundesrat formell auf die Fragen von Kollege Aider eingegangen ist, inhaltlich aber - so müssen wir feststellen - ist die ganze Abhandlung von Seite 85 bis Seite 122 ohne jeglichen materiellen Input. Man verliert sich in Detailproblemen, fragt aber nicht nach der schweizerischen Funktion und Stellung innerhalb von Europa. Mit einem Wort: es fehlt ein bisschen an Engage- ment. Das muss hier doch festgehalten bleiben. Die LdU/EVP-Fraktion hat vom Bericht Kenntnis genommen. Hofmann: Ich möchte dem Bundesrat danken für seinen umfassenden Bericht. Was ich dazu zu bemerken hatte, konnte ich in der Kommission anbringen. Die Ausführungen von Frau Weber veranlassen mich aber, einige weitere Worte zu sagen. Frau Weber hat mehr im Interesse der Importeure als der Konsumenten gesprochen. Sie hat auch wieder versucht, einen Graben aufzuwerfen zwischen Produzenten und Konsumenten. Wir alle in die- sem Lande sind nämlich sowohl Produzenten als auch Kon- sumenten in dem Sinne, als wir alle irgend etwas produzie- ren und auf der anderen Seite auch konsumieren. Nun weiss Frau Weber ganz genau, dass unsere Landwirtschaft nicht, ohne einen gewissen Schutz auskommt. Das ist auch bei der Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft der Fall, deren land- wirtschaftlicher Protektionismus viel weiter geht als die Schutzmassnahmen der Schweiz.
Politique économique extérieure 1983/11 244N 19 mars 1984 Konkurrenten. Für die Entwicklungsländer ist die Konse- quenz umgekehrt klar: ihre Partizipation am Welthandel wird eingeschränkt oder gar blockiert. Im Interesse dieser Entwicklungsländer ist unsere Fraktion entschieden daran interessiert, dass diese Art von privatem Protektionismus abgeblockt wird und dass sei ostverständlich auch den Dritt- weltländern dieser liberale Wettbewerb zugestanden wird, den unsere Unternehmen für sich selber beanspruchen. Zum Schluss noch etwas zum Bericht im allgemeinen. Ich weiss nicht, ob dieser Bericht eine derartige Exklusivität hat, dass wir ihn immer erst im Verlaufe der Session erhalten. Diese Praxis hat Tradition; ch habe diese bis jetzt nicht begriffen. Ich bin leider nicht Kommissionsmitglied; offen- bar sind diese privilegiert, denn der Kommissionsbericht ist auf Ende Februar datiert. Schon weil im Moment über die Wochenenden so schönes Wetter herrscht und ich diese sinnvoller verbringen könnts als mit der Lektüre dieser Berichte, wäre ich froh, wenn wir diesen künftig noch vor der Session erhalten würden. Le président: Les représentants des groupes radical-démo- cratique, démocrate-chrétier et libéral, m'ont communiqué que leurs groupes approuvent les deux arrêtés et le rapport en discussion et qu'ils renoncent à s'exprimer au sujet de ces projets et de ce rapport. M. de Chastonay: Le Consei fédéral nous apprend par son message qu'en 1983, le déficit du groupe des pays en voie de développement non producteurs de pétrole s'est réduit, durant l'année écoulée, de près de 20 milliards de dollars pour s'inscrire à 45 milliards de dollars, grâce à divers efforts d'assainissement. Le rapport du 11 janvier 19(14, évoquant cet endettement, précise que seule une amélioration de la balance des devises, par l'ouverture de;; marchés, rend possible un assainissement en profondeur de la situation financière de ces pays endettés. On y arrive également, poursuit le Conseil fédéral, moyennant une restiiction draconienne des impor- tations. Dans le rapport de gestion ce la Commission fédérale des banques, rapport publié réœmment, nous lisons qu'il res- sort d'une enquête effectuée que les prêts consentis par les grandes banques et les barques étrangères aux pays de l'Est ou de l'Amérique latine «ont inférieurs en moyenne aux fonds propres existants. Toutefois, la Commission fédérale des banques a estimé qu'un taux de 20 pour cent environ sur toutes les créances dan:; les pays présentant des pro- blèmes particuliers d'endettement était actuellement indi- qué afin d'obtenir «que l'insuffisance de la couverture démontrée ça et là entre les risques étrangers et les provi- sions et les réserves des établissements prêteurs soit com- blée dans un délai raisonnable». Dès lors, et c'est l'objet de mon intervention, les remèdes préconisés par le Conseil fédéral en vue de la réduction de l'endettement des pays concernés, notamment par l'amélio- ration et l'adoucissement das conditions d'accès de ces pays aux marchés pour eurs produits d'exportation, remèdes dont la mise en œuvre immédiate ou dans un délai raisonnable s'avère extrêmerient problématique, ne vont-ils pas en quelque sorte à rencontre des considérations de la Commission .fédérale des banques, qui prône, à terme, le taux de 20 pour cent des créances dans les pays endettés? Il faut ajouter que, pour les établissements bancaires soumis à la surveillance de la Commission fédérale des banques, l'étendue globale des crédits octroyés à l'étranger à fin 1982 s'élevait à la somme de 23 milliards de francs répartis sur plus de 60 pays, le 60 pojr cent de ces engagements concernant les pays de l'Amérique latine. Je vous remercie pour les précisions que vous voudrez bien me donner. M. Borei, rapporteur: Permettez-moi, avant de m'exprimer en tant que président de la ccmmission, de coiffer un instant la casquette socialiste pour vous dire que le groupe socia- liste se rallie aux conclusions de la Commission des affaires économiques du Conseil national. En tant que porte-parole de la commission, je dois répondre à plusieurs questions, du moins à celles qui ont été exami- nées en commission. Mme Weber s'est exprimée il y a un instant au nom de son groupe, mais aucune des questions qu'elle a posées en plénum ne l'a été en commission par le représentant de son groupe. Je ne puis donc lui -répondre que sur un point parce qu'il a été traité par un autre membre de la commission. Il s'agit du problème des produits sur- gelés. Lors de la séance de la commission, M. Furgler, conseiller fédéral, a pris note du fait que si nous savions tous qu'il est un excellent défenseur du principe du libre-échange à l'ex- térieur des frontières et qu'il sait excellemment défendre son point de vue à l'étranger, il y a également en Suisse des gens pour lui rappeler qu'il devrait aussi lutter contre le protectionnisme dans certains domaines placés sous son contrôle. Il en a pris note et s'efforcera, lorsque le Conseil fédéral sera appelé à prendre sa décision, de tenir compte de tous les éléments en présence. Je n'ai rien à répondre à M. Hofmann, qui est monté à la tribune pour répondre à Mme Weber. En revanche, je dois une réponse à M. Soldini ainsi qu'à M. Herczog en ce qui concerne la livraison des rapports. Il est vrai que les membres des commissions reçoivent les rapports à l'avance sous forme multicopiée. Je pense que les groupes auxquels ils appartiennent pourraient requérir pour leur propre usage l'envoi, dans le même délai, d'un exemplaire multicopié afin qu'un de leurs membres au moins puisse en disposer en temps utile. En tant que mem- bres de la commission, nous avons reçu l'exemplaire multi- copié vers le 10 février. Si ces rapports sont remis si tardive- ment aux membres individuels du Parlement, cela est dû au fait qu'ils doivent être imprimés, ce qui exige toujours un temps assez long. Les questions posées par M. Herczog au sujet des crédits mixtes s'adressent directement au Conseil fédéral. Quant à celle qui concerne les bois tropicaux, la commission en a débattu assez longuement. Elle a salué avec satisfaction la volonté du Conseil fédéral de se préoccuper de l'aspect écologique du problème. Elle a cependant admis que la tâche de la Suisse sera assez difficile parce que son poids est relativement faible, mais il n'y a pas lieu de refuser d'approuver cet accord pour cette raison. En effet, si les avis de la Suisse sont de peu de poids si elle approuve l'accord, ils le seront certainement encore moins si elle reste en dehors de l'accord. C'est pourquoi la commission a décidé à une large majorité d'approuver l'adhésion de la Suisse à cet accord international. Les considérations émises par M. Herczog au sujet du protectionnisme ne me semblent pas appeler de commen- taires. Pour ce qui est du désendettement du tiers monde, question soulevée par M. de Chastonay, je lui réponds que la commis- sion s'en est longuement préoccupée. Il est évident qu'elle n'a pas encore trouvé de solution et j'attends avec intérêt la prise de position du Conseil fédéral à ce sujet. Son représen- tant pourra répéter ce qu'il a dit devant la commission, mais le problème est vaste et il attend encore une solution. Bundesrat Furgler: Vorerst möchte ich mich beim Herrn Kommissionspräsidenten bedanken für die präzise Wieder- gabe der Stimmung, die in der Wirtschaftskommission herrschte, als dieser Bericht behandelt wurde. Sodann entschuldige ich mich in aller Form - und damit antworte ich den Herren Soldini und Herczog -, dass Sie den gedruckten Bericht so spät erhalten haben. Ich füge ledig- lich bei, dass selbstverständlich, wie es unserer Pflicht entsprach, der Bericht hektografiert bereits lange vorher allen, die ihn wollten, zur Verfügung stand. Aber ich begreife den Parlamentarier, wenn er sich nicht selbst um sein Papier kümmert, nachdem wir ihm sonst zuviel Papier geschenk- weise überlassen. Ich werde aber dafür besorgt sein, dass Sie diesen Bericht früher zugestellt erhalten, schon damit
Politique économique extériejre 1983/11 246 N 19 mars 1984 Organisationen auch, denen ich für ihr Wirken danken möchte) übernehmen müssen, damit keine Missverständ- nisse entstehen. Um ein weiteres Missverständnis nicht entstehen zu lassen, darf ich Ihnen, nachdem Se eine kurze Meldung.zitiert haben über meinen letzten Vortrag im Wallis, folgendes sagen anhand des Zitates aus jenem Vortrag: «En ce qui concerne les fruits d'été, le Conseil fédéral a su faire face aux situations critiques. Se fondant sur l'article 8 de la Loi fédérale sur le tarif des douanes suisses, il a relevé temporairement, en 1979 et 1382, les droits de douane sur le raisin de table et les pêches. Cette mesure avait pour but de corriger les effets perturbateurs des subventions accordées par la Communauté européenne. Néanmoins, suite à une décision de la Commission fédérale des recours en matière de douanes, il a fallu restituer, en 1979, une partie des suppléments de taxes perçus sur le raisin de table. Par ailleurs, étant donné que la Communauté ne subventionne plus les exportations de pêches vers la Suisse, la raison principale justifiant l'application de l'article 8 de la loi sur le tarif des douanes est tombée. Si l'on veut aller plus loin, la question se pose de savoir si, en vertu de l'article 23 de la loi sur l'agriculture, il serait concevable d'introduire une régle- mentation transitoire de surlaxe douanière pour atténuer certaines situations critiques; j'entends par là des circons- tances dans lesquelles les importations portent sur des quantités tellement accrues «1 s'effectuent à des conditions telles, qu'elles menacent de porter un préjudice grave aux producteurs nationaux de p'oduits indigènes directement concurrents. Le Département fédéral de l'économie publi- que examine actuellement les avantages et les désavan- tages d'une telle solution, cola en collaboration avec tous les milieux intéressés.» Das war der wirkliche Stellenwert dieses Themas in diesem Vortrag. Ich begreife, dass Sis aufgrund einer Kurzmeldung zu einer anderen Überzeugung kommen mussten. Aber ich hoffe, Sie damit ergänzend in formiert zu haben. Mit anderen Worten: Hier brauchen Sie keineswegs zu befürchten, dass Sie bald essen müssen, was l inen das Bundesamt für Land- wirtschaft vorschreibt, geschweige denn, dass Sie an Klei- dern bald tragen müssen, was Ihnen dieses Amt vorschreibt
Conférence internationale du "ravail. 68 e session248N 19 mars 1984 Titre et préambule, art. 1 et i! Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes 114 Stimmen (Einstimmigkeit) Abschreibung - Classement 82.393 Postulat Aider über die Beziehungen zur Europäischen Gemeinschaft vom S.Oktober 1982 Postulat Aider du 8 octobre 1982 sur les relations avec la Communauté européenne Abgeschrieben - Classé An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 84.006 Zolltarifarische Massnahmen 1983/11 Tarif des douanes 1983/11 Bericht, Botschaft und Beschlüssen :wurf vom 11. Januar 1984 (BBI l, 84) Rapport, message et projet d'arrêté du 11 janvier 1984 (FF I, 89) M. Borei présente, au nom de la Commission des affaires économiques, le rapport écrit suivant: Le 11 janvier 1984, le Conseil fédéral a soumis au Parlement, pour approbation a posteriori, les mesures tarifaires ci- après, qu'il a prises durant le deuxième semestre de 1983 et mises en vigueur le 1 er janvier 1984:
sont destinés à protéger les travailleurs contre les licencie-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Aussenwirtschaftspolitik 1983/II Politique économique extérieure 1983/II In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1984 Année Anno Band I Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 10 Séance Seduta Geschäftsnummer 84.005 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 19.03.1984 - 14:30 Date Data Seite 240-248 Page Pagina Ref. No 20 012 243 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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