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CH_VB_001Ch Vb22 mars 1984Ouvrir la source →
Interpellation Gloor 386 N 22 mars 1984 avec les propriétaires fonciers. Elle est en partie utilisée pour les exercices de tir depuis 1980.» • Au point 4, j'ai posé la question suivante: Comment se fait-il que le canton de Vaud qui fournit 27 pour cent des places d'exercices militaires (en surface de terrain) de la Confédé- ration continue d'assumer des. sacrifices importants dans ce domaine? Le Conseil fédéral répond ceci: «Compte tenu de son étendue, le canton de Vaud offre de multiples possibi- lités d'exercices pour l'armé». Des tirs d'artillerie ont lieu depuis longtemps dans la région de Bière-Mont-Tendre. L'élément nouveau est que l'adaptation des zones de posi- tion aux exigences techniques de l'artillerie blindée se fait d'une manière qui permet du préserver le site et les cul- tures.» Comme je l'ai dit ci-dossus, nous ne voulons pas la suppression de la place d'armes. Je pense qu'il est ridicule de croire qu'il faut empêcher l'armée d'avoir des places d'exercices. Mais à l'avenir, j'aimerais que l'on tienne mieux compte, Monsieur le chef du Département militaire, des désirs d'une population qui no se compose pas de sectaires politiques, mais de 6000 à 7(100 habitants domiciliés dans cette vallée et qui ont le dioit d'être entendus. Comme maintenant, au Conseil national, nous avons l'honneur de dénombrer d'excellents collègues prétendant avoir des idées écologistes, je compte sur eux pour qu'ils intervien- nent dans ce débat. Il ne fau': pas défendre d'une manière étroite des zones vertes, mai;; par contre dans le domaine pédestre et touristique, il y a lieu de préserver un territoire qui attire encore, ces dernières années, un nombre considé- rable de touristes pédestres. Ce sont pour toutes ces raisons que j'attends, avec intérêt, les explications du chef du Département militaire. Si par hypothèse, cette réponse ne me donne pas pleine satisfac- tion, je compte sur la tenacie de Monsieur le conseiller fédéral Delamuraz pour en tout cas, garder le contact avec le groupe des Derbons et la population de la Vallée, afin de maintenir l'image de marquo actuelle et future de notre armée. M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je ne veux pas entamer avec M. Gloor une querelle di; vocabulaire et de définition. Mais, je pense que le Conseil fédéral, dont je ne faisais pas partie à l'époque, n'a pas menti en répondant qu'il n'y avait pas, à proprement parler, d'extension de la place d'armes de Bière. Il a effectivement exp-imé une réalité que je peux confirmer aujourd'hui. Laquelle est-elle? D'une part, il y a une place d'armes à Bière qui 3st géographiquement stricte- ment délimitée, qui comprend, comme toutes ses pareilles, des zones de casernes, d'ateliers, de terrains d'exercices, de buts, etc. C'est sur ces surfaces que, pour l'essentiel, les troupes stationnées à Bière s'exercent, tirent et effectuent leurs mouvements. D'autre part, tout autour de cette place d'armes, il y a une série impressionnante d'endroits où. depuis très longtemps, l'artillarie a pris ses positions. Ceci se fait hors du cadre de la place d'armes. On tirait notam- ment au Mont-Tendre, avant l'invention du canon ou pres- que! Il y a très longtemps qui} l'on a occupé ces positions. Tant que l'artillerie était tractés, hippomobile d'abord, moto- risée ensuite, les prises d'emplacements en campagne pou- vaient être faites avec les mo>ens du bord. La dimension, le poids des véhicules et l'encombrement des appareils étaient tels que l'on pouvait, sans égard au sol ni au sous-sol s'installer, procéder aux tirs 3t se retirer en bon ordre. Ce type d'artillerie n'est pas en vc ie de disparition, mais de forte diminution. Elle est remplacé«! par les M 109 qui, en tant que tels, ne sont pas plus inquiétants ni plus bruyants, mais à cause de leur moyen de tract on, nécessitent quelques pré- cautions quant au sol offert à leurs chenilles. C'est afin de pouvoir admettre de façon plus régulière ces nouveaux engins d'artillerie, non pour effectuer des tirs plus nom- breux, et de manière à éviter des dégâts aux cultures et au sol, que l'on a eu l'excellente idée d'aménager un certain nombre de positions types hors de la place d'armes. Elles le sont de façon très sommaire, avec un revêtement qui évite d'avoir à remettre le terrain en ordre après chaque passage et de payer des contributions au titre des dégâts aux cul- tures. Que le nombre de ses positions initialement prévues aient été peut-être trop généreusement calibrées, nous pou- vons en être d'accord, mais le nombre final auquel nous sommes parvenus, dans le cadre d'un accord entre la Confé- dération et l'Etat de Vaud, me semble convenable, permet- tant le déploiement d'exercices et de tirs dans des limites admissibles et correctes. Il ne dénote aucune volonté d'in- tensifier le régime des tirs que l'on a connu jusqu'à mainte- nant. C'est exactement dans cette intention que les choses ont été accomplies. Il me paraît que cela est plus intelligent que de. vouloir laisser le terrain en l'état et d'avoir à s'épui- ser, à chaque fois, en réfections ou en indemnités. Cela ne signifie nullement qu'il y ait davantage de positions à l'exté- rieur de la place de Bière par rapport à la situation anté- rieure. Au contraire, avec l'ancien armement on s'enfilait à peu près n'importe où et l'on pouvait investir la quasi-totalité du territoire. Avec ces places préparées d'avance, on cana- lise, localise et limite l'expansion des M 109. Si nous renoncions à cet équipement qui est en cours, on continuerait à travailler en fonction de l'article 33 de l'orga- nisation militaire et je pense que, finalement, personne n'y trouverait son compte, ni l'armée, ni les populations de la région, ni les communes, ni les finances de la Confédéra- tion. C'est dans cet esprit qu'il me paraît opportun de justifier l'utilisation des équipements décidés. Au reste, cela fut convenu entre la Confédération et l'Etat de Vaud, la conven- tion précise que les possibilités existantes dans cette région seront épuisées après le travail qui aura été opéré. Si, y ajoute-t-on, à la suite d'une augmentation des moyens mécanisés de l'artillerie, de nouvelles places d'instruction étaient nécessaires, celles-ci seront recherchées ailleurs. Ceci est stipulé noir sur blanc dans la convention. En défini- tive, on peut donc dire que les intérêts des Derbons, dont vous avez entendue l'éloquent porte-parole tout à l'heure, ont tout de même été pris en compte et que, finalement, la solution est harmonieuse. Sans doute serait-il agréable que toute place d'armes ou de tirs se situât à un minimum de 50 kilomètres de chez soi; sans doute est-ce plus agréable que l'on perturbe les autres plutôt que soi-même. Mais, tout bien pesé, compte tenu aussi de ce que l'armée a signifié pour ces régions en retombées économiques locales, en anima- tion, il me paraît que l'avis exprimé par la majorité des autorités communales et par la population méritait aussi d'être pris en considération comme l'a été, en partie, l'opi- nion des Derbons. M. Gloor: II ressort de la réponse du chef du Département militaire fédéral des faits nouveaux, intervenus depuis le dépôt de cette interpellation, le 23 juin 1983, et j'aurais mauvaise grâce de ne pas en tenir compte. M. Delamuraz a affirmé que les aménagements faits pour ces places d'artillerie n'étaient ni fixes ni bétonnés et que, par la suite, suivant l'évolution de l'armée, ils pourraient être remis au tourisme pédestre. Je suis très sensible à cette déclaration. Etant donné le fluide sympathique émanant du chef du département, je déclare - sans enthousiasme mais avec une certaine conviction - accepter ses explications. Je demande seulement à M. Delamuraz, en ce qui concerne ce point de fixation de la place d'arme de Bière, de garder les contacts les plus ténus avec le groupe des Derbons et les autorités communales, afin qu'à l'avenir la situation ne s'envenime pas davantage. Präsident: Ich darf daraus schliessen, dass Herr Gloor befriedigt ist.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Gloor Waffenplatz Bière. Erweiterung Interpellation Gloor Place d'armes de Bière. Extension In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1984 Année Anno Band I Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 15 Séance Seduta Geschäftsnummer 83.524 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 22.03.1984 - 15:00 Date Data Seite 385-386 Page Pagina Ref. No 20 012 299 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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