- Juni 19831022
Interpellation Houmard
Die Diskussion im EG-Parlament geht zurzeit dahin, ab etwa
1985/86 einen einheitlichen Bleigehalt von 0,15 Gramm pro
Liter vorzuschreiben. Einige Mitgliedstaaten haben dazu
konkrete Schritte unternommen, während andere, wichtige
Mitgliedstaaten diesbezüglich noch keine Massnahmen ein-
geleitet haben. Es ist daher schwierig, die Reduktion des
Bleigehaltes auf 0,15 Gramm pro Liter innerhalb cer EG
zeitlich abzuschätzen. Noch ungleich schwieriger sind dies-
bezügliche Prognosen für bleifreies Benzin.
Die Forderung nach der Einführung von bleifreiem Benzin
erscheint dem Bundesrat aus der Sicht des Umwelt- und
Gesundheitsschutzes als berechtigt. Eine vom Eidgenössi-
schen Departement des Innern eingesetzte Arbeitsgruppe
für Fragen des Motorenbenzins hat bereits in ihrem IBericht
von 1976 entsprechende Vorschläge formuliert und aus
damaliger Sicht mögliche Richtdaten für die Einführung von
bleifreiem Benzin in der Schweiz vorgeschlagen. Die
Arbeitsgruppe hat dabei festgehalten, dass die Realisierung
ihrer Vorschläge von der internationalen Situation abhängt
und unter Umständen neuen Gegebenheiten angepasst
werden muss. Die heutige Situation zeigt, dass die damali-
gen Zeitvorstellungen nicht eingehalten werden können, da
die Entwicklung insbesondere in der EG nur langsam voran-
schreitet. Andererseits stehen einem isolierten Vorgehen
der Schweiz bei der Einführung von bleifreiem Benzin ernst-
hafte versorgungstechnische Probleme entgegen. Die
Schweiz ist darauf angewiesen, rund drei Viertel ihres Ben-
zinbedarfs auf dem europäsichen Markt zu beschaffen, wo
- aus den genannten Gründen - kein bleifreies Benzin
angeboten wird.
Die Einführung von bleifreiem Benzin erfordert angesichts
der sich stellenden Probleme ein möglichst koordiniertes
Vorgehen innerhalb Europas. Die damit verbundenen
Schwierigkeiten und der erforderliche Zeitaufwand dürfen
nicht unterschätzt werden. Aus heutiger Sicht muss realisti-
scherweise davon ausgegangen werden, dass die Einfüh-
rung von bleifreiem Benzin im gesamteuropäischen Rah-
men - und damit auch in der Schweiz - erst in den neunzi-
ger Jahren möglich sein dürfte. Aus diesem Grund wurden
auch die schweizerischen Abgasvorschriften von 1986 so
festgelegt, dass deren Einhaltung nicht notwendigerweise
bleifreies Benzin erfordert, sondern auch mit dem heutigen
Bleibenzin möglich ist.
Der Bundesrat misst dem Problem der Bleibelastung von
Mensch und Umwelt nach wie vor grosse Bedeutung bei. Er
ist gewilt, bei der gesamteuropäischen Einführung von blei-
freiem Benzin aktiv mitzuwirken.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes-
rates teilweise befriedigt.
#ST# 83.390
Interpellation Houmard
Arbeit ausländischer Firmen in der Schweiz
Entreprises étrangères travaillant en Suisse
Wortlaut der Interpellation vom 16. März 1983
Ein Ausländer, der in der Schweiz arbeiten will, kann sich
nach dem Bundesgesetz über Aufenthalt und Niederlas-
sung de;
r
Ausländer (ANAG) innerhalb von drei Monaten
höchstens acht Tage ohne Bewilligung in der Schweiz auf-
halten.
Diese Gesetzesbestimmung führt auf dem schweizerischen
Bausektor, insbesondere im Holzbau, zu schweren Wettbe-
werbsverzerrungen. Man darf sogar von unlauterem Wett-
bewerb sprechen, da ausländische Firmen, die Arbeiten in
der Schweiz ausführen, die schweizerischen Vorschriften
und Vereinbarungen auf dem Gebiet der Arbeit nicht einhal-
ten und ihre Belegschaften nach einem Rotationssystem
alle acht Tage auswechseln.
- Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, der Artikel 2
ANAG werde missbräuchlich ausgelegt?
- Ohne mit dem Vorstoss protektionistische Ziele verfol-
gen zu wollen, fragen wir den Bundesrat: Hält er es nicht für
angezeigt, die Kantone einzuladen, die Einreise von Auslän-
dern, die für grössere Bauarbeiten in die Schweiz kommen,
besser zu kontrollieren, und findet er nicht, dass man gege-
benenfalls die Tätigkeit von Firmen mit Sitz im Ausland in
der Schwiez einschränken sollte?
Texte de l'interpellation du 16 mars 1983
Selon les dispositions de la loi fédérale sur le séjour et l'éta-
blissement des étrangers (LSEE), l'étranger n'a droit à
séjourner sans autorisation que jusqu'à huit jours par
période de trois mois dès qu'il s'agit d'un séjour pour des
motifs professionnels.
Cette tolérance provoque des distorsions de concurrence
graves sur le marché suisse de la construction en général
et sur la construction en bois en particulier. On peut même
prétendre qu'il y a concurrence déloyale du fait que les
entreprises étrangères citées ne respectent pas la régle-
mentation et les conventions suisses du travail et que les
équipes de travail se renouvellent par un système de rota-
tion de huit jours.
- Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis qu'il y a interpréta-
tion abusive de l'article 2 de la LSEE?
- Sans vouloir donner un caractère protectionniste à la
démarche, le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis qu'il devrait
inviter les cantons à mieux contrôler l'entrée des étrangers
venant en Suisse pour exécuter des travaux de construc-
tion importants et, cas échéant, limiter l'activité dans notre
pays d'entreprises ayant leur siège à l'étranger.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aregger, Barras, Basler,
Bonnard, Cevey, Couchepin, Coutau, Eppenberger-Ness-
lau, Flubacher, Gehler, Jaggi, Jeanneret, Junod, Kohler
Raoul, Loetscher, Lüchinger, Martin, Messmer, Nef, Ogi,
Spreng, Thévoz, Vetsch, Wellauer (24)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Selon une publication parue le 1
ftr
février 1983 au Journal
officiel français, l'importation de sciages en France est limi-
tée. Les clients français doivent être en possession d'une
licence délivrée par la Direction générale des douanes à
Paris. Cette licence n'est obtenue que pour une quantité
totale correspondant aux 85 pour cent des achats de 1982.
Or, chacun connaît le libéralisme pratiqué dans le com-
merce de bois par la Suisse, alors même que le bilan du
commerce extérieur de l'économie du bois est déficitaire et
malgré les possibilités offertes par la forêt suisse de satis-
faire la demande indigène.
A part le déséquilibre de traitement des accords internatio-
naux, nous assistons, depuis un certain temps déjà, à une
concurrence déloyale d'entreprises étrangères sur sol
suisse. Des entreprises de construction et des fournisseurs
français de matériaux de construction sollicitent de plus en
plus ces maîtres d'œuvres privés et publics, afin de sou-
missionner des travaux de construction sur territoire
suisse. Les entreprises adjudicataires françaises viennent
avec matériaux (bois massifs, lamelles-colles et briques),
matériel de chantier et main-d'œuvre.
La main-d'œuvre est introduite en vertu de l'article 2 du
règlement d'exécution de la loi fédérale sur le séjour et
rétablissement des étrangers du 1
er
mars 1949 qui permet à
l'étranger de séjourner huit jours en Suisse sans autorisa-
tion pour des motifs professionnels. Ces entreprises étran-
gères ne se soumettent pas à l'obligation de déclarer l'arri-
vée de leur personnel, alors même que la durée du chantier
ouvert dépassera, selon toute vraisemblance, les huit jours.
Ces entreprises font travailler leurs collaborateurs jusqu'à
70 voire 80 heures par semaine; elles procèdent par
Interpellation Auer
1023
N 24 juin 1983
équipes alternées, utilisant ainsi abusivement l'idée du
législateur, facilitant par l'article 2 de la LSEE l'entrée aux
équipes de monteurs appelés à mettre en service une ins-
tallation étrangère. De plus, un contrôle des jours effectifs
de travail sur le chantier est rendu pratiquement impossible
puisque les travailleurs étrangers ne doivent pas s'annon-
cer.
Ces entreprises ne respectent donc ni la convention collec-
tive, ni la législation suisse sur le travail, ne paient aucune
prestation sociale ou impôt en Suisse et sont ainsi à même
de pratiquer des prix défiant toute concurrence.
Nous savons que le Conseil fédéral a toujours évité d'inter-
poser trop d'obstacles à l'activité dans notre pays d'entre-
prises ayant leur siège à l'étranger, afin d'éviter un protec-
tionnisme de mauvais goût.
Mais nous savons également que les entreprises suisses
qui souhaiteraient participer à la construction du tunnel
Monte Olimpino ne pourront le faire que si elles disposent
d'un domicile en Italie et si elles consentent à former un
consortium avec une entreprise italienne. Et pourtant, les
Chambres viennent de ratifier un versement à fonds perdu
de 20 millions de francs et un prêt de 40 millions de francs
suisses pour la construction de cet ouvrage.
Nous estimons qu'il y a inégalité de traitement des accords
internationaux et que l'industrie de la construction en
Suisse mérite, non pas d'être protégée, mais d'être mise au
moins sur pied d'égalité avec les entreprises étrangères.
Il y va de l'avenir de corps de métier respectueux de la
législation suisse sur le travail.
Nos entreprises doivent soumissionner en calculant les prix
- et ceci à tous les niveaux, y compris la fabrication des
matériaux - basés sur les conventions collectives de travail
et charges sociales y relatives. Elles ne sont donc pas sur
pied d'égalité avec les entreprises étrangères qui ne tien-
nent pas compte de notre législation.
Afin d'éviter de mettre en danger l'existence des entre-
prises de constructions et leurs fournisseurs, de réglemen-
ter l'utilisation de main-d'œuvre étrangère en Suisse sans
préjudice pour les entreprises suisses soumises, elles, aux
autorisations de séjour, nous demandons au Conseil fédé-
ral d'inviter les cantons à mieux contrôler l'entrée des
étrangers venant en Suisse pour exécuter des travaux de
construction importants et, cas échéant, de limiter l'activité
dans notre pays d'entreprises n'ayant pas de siège en
Suisse.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
Rapport écrit du Conseil fédéral
L'article 2, 1
er
alinéa, de la loi fédérale sur le séjour et l'éta-
blissement des étrangers (LSEE) dispose que l'étranger qui
est entré en Suisse dans l'intention d'exercer une activité
lucrative est tenu de déclarer son arrivée dans les huit jours
et en tout cas avant de prendre un emploi. Un séjour de huit
jours, exempt d'autorisation, doit permettre aux hommes
d'affaires, aux monteurs et à tous les étrangers désirant
effectuer un bref séjour en Suisse sans prise d'emploi,
d'exercer une activité lucrative sans avoir à requérir au
préalable une autorisation de la police des étrangers. Cette
dispense d'autorisation ne concerne pas les travailleurs
étrangers appartenant à des entreprises établies à l'étran-
ger lorsqu'ils sont engagés temporairement en Suisse pour
y effectuer des travaux de construction ou d'installations.
Les Départements fédéraux de justice et police et de l'éco-
nomie publique l'ont déjà précisé en 1966 dans des instruc-
tions adressées aux Directions cantonales de police et aux
départements dont relève le service de l'emploi dans les
cantons. Les travailleurs étrangers ne peuvent pas se récla-
mer de cette dispense lorsqu'il ressort du mode et de
l'importance de leur engagement qu'il s'agit de travaux de
chantier. Il est en effet question de chantiers lorsque
l'employeur à l'étranger assure tous les huit jours la relève
de ses équipes de travail. Les cas soulevés par l'interpella-
teur devraient être en principe considérés comme des
prises d'emploi soumises à autorisation dès le début.
S'il se présente un cas de prise d'emploi soumis à autorisa-
tion, il y a lieu de peser les intérêts de notre pays sous
l'angle de la réciprocité. Car il ne faut pas oublier qu'il y a
également des entreprises suisses qui opèrent dans les
pays qui sont nos voisins.
On peut répondre aux questions de M. Houmard comme il
suit:
- Les travailleurs étrangers appartenant à des entreprises
dont le siège est à l'étranger ont besoin, lorsqu'ils sont
engagés dans des travaux de construction ou d'installa-
tions ou sur des chantiers, d'une autorisation pour prise
d'emploi avant de commencer à travailler.
- Les cantons ont été informés sur la manière de traiter le
personnel étranger travaillant en Suisse pour le compte
d'entreprises établies à l'étranger. Ils ont la possibilité de
s'opposer à cette activité selon les principes énoncés. De
nouvelles instructions ne sont pas nécessaires. Les autori-
tés cantonales compétentes en la matière seront toutefois
renseignées sur la présente interpellation et la réponse que
lui apporte le Conseil fédéral.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes-
rates teilweise befriedigt.
#ST# 82.547
Interpellation Auer
Patentrechtskonferenz
Conférence sur le droit des brevets
Wortlaut der Interpellation vom 4. Oktober 1982
Der Bundesrat hat am 14. Mai 1980 in einer ausführlichen
Antwort auf die Interpellation Aider (80.339 vom 10. März
- seine Überlegungen und Absichten im Hinblick auf
die Verhandlungen über die Revision der Pariser
Verbandsübereinkunft dargelegt.
In der zweiten Verhandlungsrunde vom Herbst 1981 in Nai-
robi hat die Diplomatische Konferenz zur Revision der Pari-
ser Verbandsübereinkunft (PVÜ) weitgehende Konzessio-
nen gemacht, die - sollten sie vom Plenum der Konferenz
endgültig angenommen werden - zu einer offensichtlichen
Aushöhlung des Patentschutzes führen würden. Heute
beginnt in Genf eine dritte Verhandlungsrunde mit weiteren
gewichtigen Traktanden. Der Bundesrat wird gebeten, zu
den Ergebnissen der zweiten Verhandlungsposition der
Schweiz Stellung zu nehmen und insbesondere folgende
Fragen zu beantworten:
- Welchen Stellenwert gibt der Bundesrat dem Schutz des
gewerblichen Eigentums im Hinblick auf das Gedeihen der
schweizerischen Wirtschaft, der Aufrechterhaltung ihrer
Innovationskraft und Wettbewerbsfähigkeit und damit der
Erhaltung der Arbeitsplätze?
- Aus welchen Gründen hat sich die Schweizer Verhand-
lungsdelegation den weitgehenden Forderungen bezüglich
Artikel 5A PVUe zugunsten der Entwicklungsländer (exklu-
sive Zwangslizenz, erheblich verkürzte Fristen bei Verfall
und Widerruf des Patentes) angeschlossen?
- Zu den Konferenzresultaten der zweiten Verhandlungs-
runde wird der Bundesrat gebeten, insbesondere folgende
Fragen zu beantworten:
a. Erachtet der Bundesrat den Unterschied zwischen
Patentmissbrauch und fehlender/ungenügender Patentaus-
übung im provisorischen Revisionstext von Nairobi als ein-
deutig formuliert, zumal der Missbrauch nur als ein Element
der Nichtausübung eines Patentes gelten soll?
b. Ist der Bundesrat der Ansicht, dass die Fristen vor dem
möglichen Widerruf oder der Verfallserklärung eines Paten-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Houmard Arbeit ausländischer Firmen in der Schweiz
Interpellation Houmard Entreprises étrangères travaillant en Suisse
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
83.390
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
24.06.1983 - 08:00
Date
Data
Seite
1022-1023
Page
Pagina
Ref. No
20 011 567
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