Loi sur l'asile. Modification
646
6 décembre 1983
#ST# 83.046
Asylgesetz. Änderung
Loi sur l'asile. Modification
Botschaft und Gesetzentwurf vom 6. Juli 1983 (BBI III, 779)
Message et projet de loi du 6 juillet 1983 (FF III, 807)
Beschluss des Nationalrates vom 30. November 1983
Décision du Conseil national du 30 novembre 1983
Antrag der Kommission
Eintreten
Proposition de la commission
Entrer en matière
M. Raymond, rapporteur: Nôtres pays a une longue tradition
en matière d'asile. Depuis des siècles, les victimes de persé-
cutions trouvent protection et refuge chez nous. Il ne s'agit
pas seulement pour la Suisse d'une tradition se voulant
généreuse, mais bien de l'expression d'une conception que
nous avons de la liberté et de l'indépendance.
Il faut cependant préciser que, contrairement à ce que
beaucoup de nos concitoyens croient, le droit d'asile n'est
pas le droit de tous les étrangers persécutés de venir s'ins-
taller chez nous. C'est au contraire le droit, pour la Confédé-
ration, selon l'article 69ferde la constitution, d'une part, de
légiférer sur l'entrée, la sortie, le séjour et l'établissement
des étrangers, d'autre part de refuser d'accorder l'asile.
Cela précisé, il peut paraître surprenant de réviser aujour-
d'hui déjà la loi sur l'asile du 5 octobre 1979, entrée en
vigueur le 1
er
janvier 1981. Cette dernière définit en effet très
exactement, dans ses articles 1 à 9, les principes de notre
politique d'asile et la notion même de réfugié. Ces derniers
doivent être exposés, dans leur pays, à de sérieux préjudices
en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de
leur appartenance à un groupe social déterminé ou de leurs
opinions politiques. Ces principes et ces définitions ne sont
pas touchés par la modification législative faisant l'objet du
message du 6 juillet 1983 qu'a examiné votre commission.
Ce sont essentiellement les règles de procédure du chapi-
tre 2 qui font l'objet des modifications proposées par le
Conseil fédéral.
Pourquoi? Il faut rappeler que le problème des réfugiés est
un phénomène mondial et que la Suisse le ressent d'une
manière particulière à cause de la forte croissance des
demandes déposées ces dernières années. De quelques
centaines, durant les années 50 et 60, elles ont oscillé entre
800 et 1200 jusqu'en 1976. Depuis 1977, le taux d'augmenta-
tion varie chaque année entre 30 et 50 pour cent de sorte
qu'en 1982, plus de 7000 étrangers ont demandé l'asile en
Suisse.
Cette forte croissance entraîne des conséquences adminis-
tratives: il faut plus de monde pour traiter les nombreux
dossiers, d'autant plus que les procédures d'examen des
requêtes sont devenues plus complexes. Alors qu'en 1970,
90 pour cent des demandeurs provenaient des pays de l'Est
européen, en 1982 cette proportion est passée à 30 pour
cent. La majorité provient maintenant des pays du tiers
monde. La nature même des motifs des requérants s'est
modifiée. Il est devenu difficile de faire d'emblée la distinc-
tion entre les réfugiés économiques et les autres. Un exa-
men attentif de chaque cas est donc nécessaire et, comme
déjà dit, le nombre des dossiers s'accroissant, l'encombre-
ment administratif est à son comble. Il n'est pas rare qu'il
faille attendre cinq à six ans pour qu'un demandeur con-
naisse son sort. A ce moment-là, il est pratiquement assi-
milé, de telle sorte qu'un renvoi éventuel est difficile.
L'afflux récent des requérants à l'asile a suscité des réac-
tions de la part des gouvernements cantonaux qui sont au
bout de leurs ressources d'accueil et d'hébergement. La
situation est même si grave à Genève, ville qui se veut
pourtant ouverte au monde et à ses problèmes, que le
gouvernement cantonal a par exemple parlé de: «situation
explosive créée par l'accueil annuel de plus de 1000 réfu-
giés.»
Les considérations économiques et sociales actuelles, qu'il
s'agisse des difficultés pour des Suisses de trouver un
emploi ou un logement, ou des coûts occasionnés par les
demandeurs d'asile en attente de leur sort (65 millions de
francs au budget 1984) ou encore de l'insolence de certains
d'entre eux dans leur manière de vivre, voire déjà d'atterrir
(au sens propre) en Suisse, ces considérations économi-
ques et sociales suscitent, dans l'ensemble de la population,
des réactions dans lesquelles la xénophobie n'est bien évi-
demment pas absente; cela est inévitable et d'ailleurs com-
préhensible.
Il convient donc d'abord, c'est la première sollicitation du
Conseil fédéral, de donner à l'Office fédéral de la police, les
moyens humains de faire face à sa tâche du moment, en
faisant une exception importante à la règle du blocage du
personnel. Notre commission salue sur ce point l'esprit
d'ouverture de la Commission des finances d'abord et de
l'ensemble de ce conseil qui ont, lors de l'examen du budget
durant la semaine passée, pratiquement donné suite à la
requête du Conseil fédéral sur ce point-là.
Le deuxième train de mesures est d'ordre législatif. Il vise,
comme déjà dit, à accélérer la procédure d'examen des
demandes d'asile afin d'en réduire la durée. Quatre modifi-
cations de la loi en vigueur sont proposées. Premièrement
on supprime la deuxième instance de recours, le Départe-
ment fédéral de justice et police étant désigné comme
l'unique instance de recours. Deuxièmement, on institue la
possibilité de renoncer à entendre le requérant en personne
lorsque la demande est manifestement infondée. Troisième-
ment, on prévoit la possibilité et non plus l'obligation de
donner au requérant une autorisation de travail. Quatrième-
ment enfin, la compétence est donnée à l'Office fédéral
compétant de coordonner le rejet d'une demande d'asile et
le renvoi du requérant.
L'examen du projet en commission nous a révélé que les
modifications législatives proposées vont de pair avec la
demande de déblocage exceptionnel du personnel ; les deux
mesures sont donc liées. Une amélioration de la loi sans
renfort de l'administration serait inopérante. Elle ne permet-
trait pas de rattraper l'important retard pris à la suite de
l'accumulation des requêtes. De même, le déblocage des
effectifs doit s'accompagner de la révision de la procédure
légale afin de la rendre plus efficace et plus rapide. Le
résultat souhaité étant d'offrir mieux, c'est-à-dire plus vite,
l'asile à ceux qui sont persécutés dans leur pays, mais à eux
seulement, afin qu'un climat de sérénité puisse être retrouvé
sur l'ensemble du pays.
C'est donc à l'unanimité que notre commission a décidé
d'entrer en matière. Notre débat nous a cependant révélé
que si la vocation d'accueil de notre pays en matière d'asile
n'est pas remise en cause, ni par le gouvernement ni par
nous-mêmes, force nous est de constater d'une part qu'il
n'est plus du tout sûr qu'elle soit partagée par la majorité de
notre peuple, d'autre part qu'elle cadre mal avec notre
politique restrictive en matière de main-d'œuvre étrangère.
Cette dernière empêche souvent des entreprises de recourir
à des spécialistes étrangers qui par leur présence assure-
raient du travail à d'autres. Pendant ce temps, l'afflux de
réfugiés crée des tensions aussi bien dans les milieux patro-
naux que salariés d'ailleurs.
C'est pourquoi les modifications législatives proposées
devraient avoir pour conséquence, en accélérant la procé-
dure, de diminuer le nombre des réfugiés et cela de deux
manières:
Premièrement en supprimant les filières qui, de notre pays à
l'étranger, informent les candidats à l'asile que même s'ils
ne sont pas persécutés chez eux pour leurs idées, ils peu-
vent passer cinq ou six ans en Suisse avant que leur cas ne
soit traité, ce qui n'est pas désagréable.
Deuxièmement, en permettant plus facilement le renvoi des
faux réfugiés ou réfugiés économiques, qu'il est difficile de
- Dezember 1983
647
Asylgesetz. Änderung
reconduire à nos frontières, lorsqu'on a mis tant de temps à
répondre à leur demande.
La porte est donc étroite qui permettra de renverser la
tendance à l'augmentation du nombre des réfugiés. Nous
devons nous souvenir que le nombre des requêtes d'asile,
comparé au chiffre de la population, était de 1,1 pour mille
en Suisse en 1982, contre seulement 0,8 pour mille en
Autriche, 0,3 en Belgique, 0,02 au Danemark, 0,4 en France,
0,6 en Allemagne fédérale, 0,04 en Italie, 0,08 au Pays-Bas, et
0,02 en Norvège. Il ne fait aucun doute qu'il y a chez tous les
peuples une capacité limite d'assimilation des étrangers,
plus encore des réfugiés que de la main-d'œuvre importée.
La Suisse ne peut échapper à ce phénomène qui appartient
à la fibre profonde et sensible d'un peuple qui veut conser-
ver son authenticité. Or, l'audition de M. Guy Fontanet,
conseiller d'Etat genevois, nous a démontré qu'aujourd'hui,
en certains endroits, la cote d'alerte est atteinte.
Si la commission est unanimement entrée en matière, c'est
parce que les mesures proposées par le Conseil fédéral ne
compromettent pas les principes fondamentaux de la politi-
que suisse en matière d'asile. Force nous est pourtant de
constater d'ores et déjà que si ces mesures devaient se
révéler insuffisantes - ce que je crains personnellement -
c'est à cette politique de large ouverture qu'il faudrait alors
s'attaquer, en instituant soit un contingent annuel, soit des
visas d'entrée.
En terminant, je tiens à remercier M. Friedrich, conseiller
fédéral, ainsi que ses collaborateurs de l'Office fédéral de la
police, pour la compétence démontrée lors du débat en
séance de commission, en particulier dans les réponses à
nos nombreuses questions. J'ajouterai que c'est à l'unani-
mité également que la commission vous demande d'une
part de classer le postulat n° 82.480 de M. Cavadini, conseil-
ler national, et d'autre part de prendre connaissance et de
classer deux pétitions, l'une de l'Action nationale datée du
6 juin 1983, l'autre du Comité suisse pour la défense du droit
d'asile, datée du 2 juin 1983. Les deux textes de ces pétitions
vous sont connus. Leurs teneurs, extrêmement divergentes
et opposées, n'appellent pas de remarques complémen-
taires de la part du président de votre commission.
Enfin, je vous signale qu'au cours du vote final, c'est à
l'unanimité que votre commission s'est prononcée en faveur
du projet de modification de la loi sur l'asile et je vous
recommande de suivre votre commission en commençant
par entrer en matière.
M. Dreyer: II n'est pas inutile de répéter les propos de notre
rapporteur: il faut procéder à la révision de la loi sur l'asile,
pourtant récente, car la situation à laquelle nous sommes
confrontés aujourd'hui n'est pas du tout la même que celle
de 1979, lorsque nous avons adopté cette loi. L'évolution de
la situation a été telle qu'aujourd'hui, la révision s'avère
inévitable.
Il faut bien admettre que depuis deux ans en particulier, la
situation a évolué de telle façon que l'on peut affirmer
maintenant que tout s'est assez mal passé. En effet, ces
dernières années ont connu un afflux de requérants à l'asile
tel qu'il a provoqué dans certaines régions une véritable
panique. Les services fédéraux, soumis au système du blo-
cage du personnel, ont été submergés; on peut dire ici que
c'est un des rares exemples où le blocage des effectifs a été
appliqué à très mauvais escient. Au lieu de prendre leur
décision dans les trois mois, voire dans les six mois, les
services fédéraux compétents ont beaucoup tardé et l'on
admet aujourd'hui - je vous renvoie au message - que des
requérants d'asile doivent rester dans une situation provi-
soire pendant trois, quatre et peut-être même cinq ans. Ces
délais sont insupportables. En outre, comme vient de le faire
observer le rapporteur, la répartition de ces requérants
d'asile dans le pays est très inégale. C'est ainsi que certains
cantons où se concentrent les requérants - Genève, Fri-
bourg et, dans une moindre mesure, Vaud - ont dû faire face
en catastrophe aux besoins en logements, en nourriture, en
argent de poche. En un mot, ils doivent pourvoir d'urgence à
l'entretien de ces requérants, en attente d'une décision et
cela sans avoir la possibilité de préparer leur intégration,
puisque ce ne sont que des candidats à l'asile, ce ne sont
pas encore des réfugiés, et qu'ils n'ont qu'un statut tout à
fait provisoire. La population de ces cantons a vu ces requé-
rants d'asile logés dans des hôtels, dans des homes; on les a
vus dans des cafés, dans des restaurants, sur les terrasses
des cafés cet été et cet automne dans les rues.
Cette situation s'est traduite par des réactions bien compré-
hensibles. Le phénomène avait pris une telle ampleur que
lorsqu'on rencontrait dans la rue ou sur une terrasse de café
des individus qui n'avaient pas notre couleur de peau ou
dont la chevelure indiquait l'origine, on les assimilait auto-
matiquement à des candidats à l'asile ou à des réfugiés,
alors qu'ils n'étaient souvent peut-être que des étudiants ou
de simples touristes. On voyait donc des réfugiés partout.
Cet état de fait provoque un certain malaise, qui lui-même
engendre une position de refus pouvant devenir profond, et
qui est suscité par la présence de ('«autre». C'est là l'origine
de la xénophobie pour ne pas dire du racisme. L'autre est
considéré comme un être un peu différent dont la présence
devient encombrante; avec le nombre, elle ne devient pas
seulement encombrante, elle devient suspecte et c'est ce
qui est grave aux yeux de notre population. Il faut incontes-
tablement prendre des mesures parce que ce climat extrê-
mement désagréable débouche sur une certaine peur qui
doit être prise au sérieux, c'est la peur de l'inconnu, de
l'étranger, dont la différence se manifeste par des signes
extérieurs mais c'est aussi la peur de la concurrence sur le
marché du logement et sur celui de l'emploi.
Ces candidats à l'asile ont de leur côté l'impression d'être
rejetés. Ils sont arrivés dans l'espoir d'être accueillis par un
pays qu'on leur a décrit comme étant hospitalier, riche,
généreux, confortable et les plus sincères d'entre eux, les
véritables réfugiés, ont une impression épouvantable de la
Suisse, pays d'asile.
M. le rapporteur a fait allusion aux filières qui ont abouti à
l'accroissement considérable des demandes. Il est vrai
qu'elles existent ces filières et j'en ai eu, personnellement,
l'aveu par l'un de ces candidats à l'asile. Quand on arrive du
Zaïre à Genève, qu'on est si bien reçu et si bien logé, on écrit
tout naturellement aux amis qui sont restés au pays; on leur
décrit ce véritable pays de cocagne et on les invite à y venir,
avec ou sans l'aide d'un ecclésiastique qui se trouve là-bas
ou qui se trouve dans notre pays. Il me paraît indispensable
que l'on dénonce les intermédiaires qui, par leur complicité,
ont contribué à créer le malaise qui nous frappe.
Il y a donc des blessures à panser des deux côtés. Les
propositions contenues dans le projet de loi qui nous est
soumis ne seront pas suffisantes; des mesures urgentes
doivent être entreprises pour réduire sensiblement le nom-
bre des cas en suspens et pour inviter les cantons à accepter
une meilleure répartition des effectifs. Il faut le répéter,
certains cantons sont arrivés au bout de leur capacité d'hé-
bergement, non seulement sur le plan psychologique mais
aussi sur le plan matériel; Genève, Vaud et Fribourg en
particulier, sont dans cette situation tragique. J'aimerais que
le Conseil fédéral tienne compte des requêtes pressantes
adressées par ces gouvernements et tout récemment par le
gouvernement fribourgeois pour attirer l'attention de notre
haute autorité sur cette situation qui devient intenable.
Si nous prenons ces mesures dans l'esprit qui a présidé à
l'élaboration de la loi en 1979, dans l'esprit qui a toujours
marqué la Suisse qui se veut un pays d'asile, nous pourrons
appliquer pour les véritables réfugiés une politique dont
nous n'aurons pas à rougir. Actuellement, la situation nous
conduit à une issue qui peut être extrêmement grave. Les
signes en sont d'ailleurs apparus dans les résultats de la
votation du 4 décembre. Ce phénomène doit nous inquiéter
et sans vouloir prêter la main aux nationalistes, nous devons
êtres conscients d'un phénomène auquel il faut porter re-
mède.
Je vous invite dès lors, avec la majorité de la commission, à
entrer en matière.
Loi sur l'asile. Modification648
6 décembre 1983
Miville: Wir befinden uns mit dieser Gesetzesrevision einmal
mehr in einem Spannungsverhältnis, in einer Konfrontation
zwischen an sich berechtigten und einleuchtenden Ansprü-
chen: auf der einen Seite unsere liberale Asylpolitik, auf der
anderen Seite das Bestreben, einer Flut administrativ Herr
zu werden.
Gestatten Sie mir zu diesem ganzen Problem einige persön-
liche und grundsätzliche Bemerkungen. Persönlich: Ich
würde meine eigene Herkunft verleugnen, wenn ich nicht
Anhänger einer möglichst grosszügigen Asylpolitik wäre.
Wie andere Basler Familien mit französischem Namen, so
sind auch meine Vorfahren zu Beginn des 17. Jahrhunderts
als Hugenotten oder, wie man damals sagte, als Refugianten
- was nichts anderes heisst als Flüchtlinge -, zum grossen
Teil als arme, mittellose Flüchtlinge in dieses Land und nach
Basel gekommen, und sie waren froh, hier Aufnahme und
Hilfe zu finden. Wir haben das in unseren Familien nicht
vergessen. Wir sind noch heute dafür dankbar und haben
eine entsprechende Einstellung zur Asylpolitik.
Nun das Grundsätzliche: Worin liegen Sinn und «raison
d'être» des Kleinstaates Schweiz? Nicht in einer Überbeto-
nung des Nationalen. Wir repräsentieren ja vier Sprachen
und Kulturen, wenn es nicht noch mehr sind. Sinn und
«raison d'être» liegen auch nicht in der Gewalt eines überle-
genen militärischen Potentials, sondern in der staatlichen
Verkörperung ganz bestimmter, ich möchte sagen, morali-
scher Prinzipien: Demokratie, Liberalität, Menschenrecht
und Menschenwürde, Neutralität in ihrer modernen Ausfor-
mung als Solidarität und Disponibilität, Rotes Kreuz, also
Humanität, Hilfe und Zuflucht für Verfolgte. Ich sage also -
entschuldigen Sie mir den hohen Anspruch -, dass echte
Schweizer Politik mit Moral zu tun hat. Dieses Prinzip muss
sich gerade dann bewähren, wenn es schwierig wird, ihm
gerecht zu werden.
Immanuel Kant hat vor bald 200 Jahren, 1795, in seiner
Schrift «Zum ewigen Frieden» folgendes gesagt (entschuldi-
gen Sie die etwas barocke Sprache jener Zeit): «Die wahre
Politik kann keinen Schritt tun, ohne vorher der Moral gehul-
digt zu haben. Und obzwar Politik für sich selbst eine
schwere Kunst ist, so ist doch die Vereinigung derselben mit
der Moral gar keine Kunst. Denn diese haut den Knoten
entzwei, den jene nicht aufzulösen vermag, sobald beide
einander widerstreiten. Das Recht der Menschen muss hei-
lig gehalten werden, der herrschenden Gewalt mag es auch
noch so grosse Aufopferung kosten.» Die Worte «der herr-
schenden Gewalt» müssten wir hier einfach ersetzen durch
«Behörden und Verwaltung».
Soviel grundsätzlich und persönlich zu dieser Asylpolitik.
Ich sage Asylpolitik und nicht Asylrecht. Ich weiss, dass das
Asylrecht seinem Namen zum Trotz kein Individualrecht ist.
Es bedeutet nicht, dass der einzelne Flüchtling Anspruch
auf Aufnahme in unserem Land hätte. Vielmehr besagt es,
die Schweiz entscheide frei und unbeeinflusst von anderen
darüber, wem sie Obdach bieten wolle. Seit Jahrhunderten
gewährt sie indessen immer wieder Personen Zuflucht, wel-
che ihre Heimat aus politischen und konfessionellen
Gründen verlassen haben. Und hie und da, und ganz ausge-
sprochen während des Zweiten Weltkrieges, hätte wohl
noch mehr zugunsten der Verfolgten geschehen können
und geschehen müssen.
Nun haben wir uns mit dieser Problematik wieder auseinan-
derzusetzen, weil wir heute pro Jahr siebenmal mehr Asyl-
bewerber haben als noch vor ein paar Jahren. Warum? Das
ist einerseits ein Symptom einer globalen Entwicklung in
Richtung Armut und materiell bedingter Verzweiflung; ande-
rerseits ist es vor allem eine Folge des Überhandnehmens
grausamer Diktaturen verschiedenster politischer Färbung
auf dieser Welt. Es ist ja so, dass viele Flüchtlinge nur
deshalb nicht in ihre Heimat zurückkehren können, weil
schon allein das Verlassen des Landes ein Verbrechen dar-
stellt. Man hat als Schweizer Demokrat Mühe, sich so etwas
vorzustellen. Stichwort «Republikflucht» (DDR).
Andererseits frage ich mich manchmal tatsächlich, ob heute
nicht so etwas eingesetzt hat - und das wäre schon ein
bedrohlicher Aspekt, das gebe ich zu - wie eine neue
«Völkerwanderung»; nicht indem, wie nach dem Zusam-
menbruch des Römerreiches, sich ganze Völker aufmachen,
um manu militari neue Gebiete zu erobern, sondern indem
sich einfach Teile von Bevölkerungen langsam in Bewegung
setzen, auf die verschiedenste Art und Weise, hin zu mehr
Freiheit und zu mehr wirtschaftlichem Wohlergehen.
Und hier beginnen ja für uns auch die Probleme der Unter-
scheidung zwischen - wie man sagt - echten und unechten
Flüchtlingen, obwohl wahrscheinlich beide Motive, die poli-
tische Verfolgung und das wirtschaftliche Elend, in vielen
Fällen in einer Person vereinigt sind.
Das Problem, wird uns gesagt, ist nicht nur die Fülle der
Gesuche und der administrative Rückstau in der Erledigung.
Wir haben gehört, dass jetzt für die mit der Sache befassten
Ämter für drei Jahre Arbeit vorhanden wäre, dass für drei
Jahre Arbeit auf den Pulten, in den Schubladen und auf den
Regalen liegen würde, wenn es im bisherigen Stil weiter-
ginge.
Das Problem ist auch, dass wir es mit ganz anderen Leuten
aus entfernten Ländern, Kontinenten und Kulturen zu tun
haben. Hier muss ich Ihnen sagen: Dieses Problem hatten
wir unter etwas anderem Vorzeichen natürlich auch in den
dreissiger und den beginnenden vierziger Jahren. Auch
damals kamen auf einmal in hellen Scharen nicht politisch
oder konfessionell Verfolgte, sondern rassisch Verfolgte.
Das hat, wie ich mich noch wohl zu erinnern vermag, zu
ganz ähnlichen Reaktionen im Volke gerufen, wie wir sie
heute beobachten müssen.
Ich möchte Sie aber auch an etwas anderes erinnern: In
jener Situation war es in der Schweiz nicht der Bundesrat,
es war nicht das Eidgenössische Justiz- und Polizeideparte-
ment, und es war schon gar nicht die Fremdenpolizei, wel-
che die Grundsätze des Asylrechtes hochhielten und vertei-
digten, einer auch damals fremdenfeindlichen Stimmung
gegenüber, sondern es war das Parlament, es waren die
eidgenössischen Räte, welche sich (zugegebenermassen
nicht sehr erfolgreich) gegen die kühle Staatsraison, gegen
die restriktive Praxis der zuständigen Ämter wehrten. Dar-
über ist Interessantes zu lesen in Bonjours «Geschichte der
Neutralität», Band VI, erstes Kapitel.
Es muss uns zu denken geben, woher der Widerstand gegen
die Gesetzesrevision kommt, mit der wir uns heute zu befas-
sen haben. Es ist der Widerstand der repräsentativen Hilfs-
werke, die mit der Flüchtlingsfrage konkret und praktisch zu
tun haben, es ist der Widerstand der Bischofskonferenz
(was einem erheblichen Teil dieses Rates doch wirklich
Eindruck machen muss, wie ich annehme); es sind in die-
sem Zusammenhang die Ausführungen zu beachten, die
Frau Blunschy im Nationalrat gemacht hat, immerhin Präsi-
dentin der Caritas. Widerstand gegen was? Widerstand
gegen die gesamte Tendenz dieser Revision, der Lage Herr
zu werden mit - alles in allem zusammengenommen -
administrativen Kurzschlüssen auf Kosten - wie ich es emp-
finde - der Rechte der Verfolgten; Aktenverfahren statt
persönliche Befragung und rechtliches Gehör, das unter
Umständen Klarheit schaffen könnte darüber, ob ein
Gesuch begründet oder unbegründet, offensichtlich unbe-
gründet ist. Mit solchen Mitteln versucht man nun die Pro-
blematik zu lösen und legt zu wenig Wert auf die Personal-
aufstockung, welche zur sorgfältigen Gesuchserledigung
eine Voraussetzung darstellen würde.
Es ist jetzt im Gesetz von offensichtlich unbegründeten
Gesuchen die Rede - mit harten Wirkungen, wenn dieser
Tatbestand zutrifft. Frau Blunschy wollte als Garantie gegen
die willkürliche Auslegung dieses Begriffes (unter Umstän-
den unter zeitlichem Druck) die Kriterien im Gesetz veran-
kert haben, und Bundesrat Friedrich war nicht abgeneigt,
das auch ins Gesetz zu übernehmen, d. h. sichtbare Leit-
planken für die Auslegung dieses - wie mir scheint - nicht
ungefährlichen Kriteriums im Gesetz zu verankern.
Der Nationalrat schlägt uns nun vor (und unsere Kommis-
sion tut es auch), die Frage in der Verordnung zu regeln. Ich
gebe zu, dass mich das in keiner Weise befriedigt, auch
wenn gesagt wird, die Verordnung habe die Kriterien
abschliessend zu regeln. Deswegen ist und bleibt es eben
- Dezember 1983
649
Asylgesetz. Änderung
doch eine Verordnung, die jederzeit abgeändert werden
kann, ohne Zutun des Parlamentes. Ich glaube also, dass
diese Verordnung auf einem gefährlichen Gebiet einen zu
breiten Spielraum einräumt.
Die ganze Gesetzesrevision - lassen Sie mich diese Beden-
ken hier offen äussern - verfolgt einen nicht ungefährlichen
Weg administrativer Eingleisigkeit und summarischer Pra-
xis; das dann sozusagen noch in eigener Regie eines Depar-
tementes als letzter Instanz. Dafür, und für sich allein gese-
hen, habe ich noch ein gewisses Verständnis, weil ich als
Beamter weiss, wie eine Exekutive handelt und handeln
muss, wenn sie überschwemmt wird von Rekursen, wenn es
- wie man uns vorgerechnet hat - 50 Entscheide pro Bun-
desratssitzung erfordern müsste. Dann wird ja das Ganze
zur Farce, dann bleibt der Regierung nichts anderes mehr
übrig, als eben auf die Empfehlung der unteren Instanz
abzustellen.
Immerhin ist dem National rat Kenntnis gegeben worden von
einem Telex des UNO-Hochkommissariates für Flüchtlings-
wesen, in dem auch diese weltpolitische Instanz ihre
Besorgnis über unsere Gesetzesrevision ausgedrückt hat.
Ich anerkenne die Berechtigung des Verlangens nach einer
rascheren Abwicklung der Gesuchsbearbeitung, vor allem,
damit es nicht zu Wegweisungen von Flüchtlingen nach
jahrelanger Bearbeitung ihres Begehrens kommt. Aber es ist
auf die Qualität des Verfahrens ebenso Rücksicht zu neh-
men wie auf die Raschheit der Abwicklung. Ich frage mich:
Warum findet denn eigentlich der Bund nicht Mittel und
Wege zu einer besseren Verteilung der Flüchtlinge auf die
Kantone? Hier, in dieser Massierung, zum Beispiel im Kan-
ton Genf, finden sich ja die Gründe für die in Wahlen und
Abstimmungen sichtbare Fremdenfeindlichkeit, die sich an
bestimmten Orten unseres Landes nun ausbreitet, vor allem,
wenn die Flüchtlinge, wie man das dann prima vista empfin-
det, mangels anderer Unterbringungsmöglichkeiten auch
noch in Hotels sitzen und nichts arbeiten - was auch für sie
moralisch gefährlich ist. Daher mein Bedenken zu Artikel 21,
den ich ja in der Kommission bekämpft habe.
Ich werde in der Detailberatung keine Anträge mehr stellen.
Nachdem sie im Nationalrat abgelehnt worden sind, räume
ich ihnen hier in diesem Rate schon gar keine Chance mehr
ein. Es geht mir auch nicht um die einzelne Bestimmung, es
geht mir um die Gesamtheit dieser Revision, um die ganze
Tendenz, die, zusammengenommen, hinter all den Ände-
rungsanträgen steht. Es bleibt eigentlich nur noch die Hoff-
nung darauf, dass dieses Gesetz einen Geist ausströmt -
Herr Bundesrat Friedrich hat uns versichert, dass der mate-
rielle Gehalt dieses Gesetzes keine Änderung erfahre -, der
schwer zu unterdrücken sein wird und von dem man anneh-
men darf, dass er doch einigermassen auch den Geist derje-
nigen bestimmt, die damit zu tun haben werden.
Lassen Sie mich schliessen mit einem Zitat aus dem Bericht
des Bundesrates vom 1. Februar 1957 über die Asylpolitik,
der einen Zusammenhang hatte mit jenem anderen Bericht
von Prof. Ludwig, Basel, über die Flüchtlingspolitik im Zwei-
ten Weltkrieg. Der Bundesrat wollte damals - 1975 - keine
Zweifel darüber offen lassen, dass er abrücke von der ver-
hängnisvollen Devise vom vollen Schiff: «Das schweizeri-
sche Asylrecht ist nicht bloss Tradition, sondern staatpoliti-
sche Maxime. Es ist ein Ausdruck der schweizerischen Auf-
fassung von Freiheit und Unabhängigkeit. Die militärische
Landesverteidigung hat nicht nur den Staat in seinem Terri-
torium, sondern in seiner Gesamtheit, d. h. auch in den
seiner Staatsordnung zugrunde liegenden Prinzipien zu
schützen. Zu diesen Prinzipien gehört der Grundsatz, dass
verfolgten Menschen in der Schweiz Asyl gewährt werden
soll.»
In diesem Sinne und mit allen Bedenken, die ich geäussert
habe, werde ich für Eintreten stimmen.
Knüsel: Wir debattieren heute über Menschen in der Not
und beschliessen ebenfalls heute über ein nach meinem
Dafürhalten sehr ernstes Problem. Ich muss offen gestehen,
dass mich noch selten eine Kommissionssitzung innerlich
derart bewegt hat, wie das in dieser vorberatenden Kommis-
sion der Fall war. Es mag wohl das Schlimmste "und das
Erniedrigendste sein, wenn ein Mensch in einem Gesell-
schaftssystem gleich welcher Schattierung verfolgt und
damit zum echten politischen Flüchtling wird. Unser Land
hat bis heute immer eine offene und humane Asylpolitik
beachtet. Wer Schutz sucht, soll ihn auch finden. Es gilt aber
heute mehr denn je, die Begriffe sauber auseinanderzuhal-
ten. Nicht jeder Asylsuchende ist ein Flüchtling, auch wenn
er sich als solcher präsentiert. Ein Flüchtling ist ein Mit-
mensch, dem aus politischen oder rassistischen Gründen
nach dem Leben getrachtet wird, in Diktaturen oder Militär-
regimes gleich welcher Couleur. Diese gut verständliche
Definition des Flüchtlings fand ich dieser Tage in einer
Kolumne des «Bund». Der Einbau von Sicherungen durch
den Bundesrat begründet demnach noch lange keine neue
Flüchtlingspolitik.
In der Kommission sind Bedenken geäussert worden, dass
es eine gefährliche Sache sein könnte, nun schon nach
kurzer Zeit ein neugeschaffenes Gesetz zu revidieren.
Damals hat man aber nicht ahnen können, dass die Zahl der
Asylsuchenden in wenigen Jahren auf 6000 bis 8000 pro
Jahr anwachsen werde. Es sind doch einfach unhaltbare
Zustände, wenn Asylsuchende Verfahren wählen können,
bis zu deren endgültigem Entscheid vier bis sechs Jahre
verstreichen. Eine Anpassung des Gesetzes ist nach mei-
nem Erachten eine humane Pflicht. Der Schwerpunkt der
Revision liegt bei der Beschleunigung des Verfahrens. Die
Frage ist, ob Willkür mit hineinspielen könne. Bis heute
hatte der Asylsuchende die Möglichkeit, bei zwei Instanzen
Beschwerde führen zu können, nämlich beim Justiz- und
Polizeidepartement und nachfolgend beim Gesamtbundes-
rat. In der Kommission wurde uns eröffnet, dass 70 Prozent
aller Gesuche als Beschwerden bis zum Bundesrat weiter-
gezogen, aber keine gutgeheissen würden.
Herr Kollega Miville, ich bin mit Ihnen dieses Mal voll einver-
standen. Sie haben in der Kommission das Problem der
Abwägung von zwei wichtigen Rechtsgütern aufgegriffen.
Das hat mich beeindruckt. Aber ich vermag nicht zu glau-
ben, dass der Bundesrat als Kollegialbehörde in der Lage ist,
neben allen anderen Geschäften pro Sitzung 80 und mehr
solcher Beschwerden individuell zu überprüfen. Dazu ist er
zeitlich nicht in der Lage. Die Beschwerden werden nicht
einmal angeschaut. Das ist gar nicht möglich.
Dafür erwächst bei diesem Prozedere ein unverantwortlich
hoher administrativer Aufwand und Zeitverlust. Hinzu
kommt, dass die unerträglich langen Wartezeiten von bis zu
sechs Jahren nicht zu verantworten sind. Für die Asylsu-
chenden wirkt sich diese jahrelange Ungewissheit zermür-
bend und belastend aus. Das ist nach meinem Empfinden
eines humanen Rechtsstaates unwürdig und leistet organi-
sierten Schleppern und Vermittlern erst noch Vorschub.
Beim Abwägen der beiden von Herrn Kollega Miville
erwähnten Rechtsgüter, den Rechten des Flüchtlings und
des Asyllandes, ist eine Beschleunigung des Verfahrens
nicht zuletzt aus humanitären Überlegungen dringend. Wir
laufen Gefahr, Tausende von Asylsuchende auf unbe-
stimmte Zeit und in Ungewissheit warfen zu lassen, bis zur
psychischen Zermürbung. Diese unerfreuliche Lage schafft
ein gefährliches, aber nicht notwendiges Treibhausklima
und eine neue Fremdenfeindlichkeit. Dazu kommen Span-
nungen zwischen den Regionen und Gemeinden. Mit der
Zeit verlieren aber auch die Gesuchsteller den Kontakt zu
ihrer eigenen Heimat.
Es gilt, eine gewisse Reizschwelle, die in der Bevölkerung
besteht, nicht zu überschreiten. Gerade diese Reizschwelle
scheint heute erreicht zu sein; das ist keine ungefährliche
Entwicklung. Die Zahl der unechten Bewerber ist in den
letzten Jahren beängstigend angestiegen. Die Verwaltung
ist hoffnungslos überlastet, und wir erleben eine wieder
aufwachende, wenn auch sehr differenzierte Xenophobie.
Es ist noch nicht zu spät, aber spät genug, um zu handeln.
Ich stimme der Vorlage zu. Sie bietet Gewähr für geordnete
Verhältnisse und zwar ohne Änderung unserer bisherigen,
offenen und humanen Asylpolitik.
Loi sur l'asile. Modification
650
6 décembre 1983
Muheim: Ich bin für Eintreten, glaube aber, dass einige
rechtliche Überlegungen durchaus am Platz sind. Ich gehe
aus von der unbestrittenen Annahme, dass das Asylrecht
keinen subjektiven Anspruch des Asylbewerbers beinhaltet.
Es kann also nicht darum gehen - und es ging bei der
Beratung des Asylgesetzes vor einigen Jahren nie darum -,
dem Asylbewerber einen persönlichen Rechtsanspruch auf
Aufnahme in der Schweiz zu verschaffen. Prof. Werner Kägi
hielt in einem Gutachten, das er seinerzeit zu erstatten hatte,
sogar fest, dass die heutige Verfassung ein solches subjekti-
ves Recht gar nicht zulassen würde. Er meinte, dass man
vorerst die Verfassung revidieren müsse, wenn man einen
solchen Schritt tun wollte.
Inzwischen sind in der nationalrätlichen Kommission
Behauptungen aufgestellt worden, wonach das Asylrecht
ein «Quasi-Recht» beinhalte, also etwas zwischen einem
formellen Rechtsanspruch und dem, was es heute tatsäch-
lich ist, einem politischen Akt. Unsere Kommission hat deut-
lich gemacht, dass dem nicht so sein kann. Auch ein Quasi-
Rechtsanspruch kann nicht in Frage stehen. Für einen sol-
chen - er wäre übrigens in seinem Begriff unklar und
irreführend - hätten wir keine genügende Verfassungs-
grundlage.
Die Handhabung der Asylpraxis, bedenkt eine politische
Bewertung jedes einzelnen Falles. Das läuft darauf hinaus,
dass jene, die das Gesetz anwenden müssen, freies Ermes-
sen handhaben; freies Ermessen ist aber, nach allgemeiner
staatsrechtlicher Betrachtung, pflichtgemässes Ermessen.
Das ist also nicht Willkür; es setzt die Verpflichtung der
verantwortlichen Beamten oder im Beschwerdeverfahren
des Departementes voraus, die vorhandenen Gesuche nach
gleichen Kriterien zu beurteilen. Das Gesetz beinhaltet Ver-
fahrensregeln, die dem Asylbewerber Rechte für ganz
bestimmte Verfahrensschritte geben. Dort also sind Rechte
normiert, wie zum Beispiel das Recht auf persönliche Anhö-
rung und Einvernahme, das Recht auf Zuzug eines Dolmet-
schers, das Recht auf Weiterzug usw. Diese verfahrensrecht-
lichen Elemente sind es, welche den Hauptinhalt des Asylge-
setzes darstellen und heute in einigen Punkten einer Ände-
rung bedürfen. Hierin liegt die von uns gewollte und erneut
anzurufende Menschlichkeit, nämlich dass, wer in die
Schweiz kommt, den Rechtsanspruch hat, in ganz bestimm-
ten Schritten sein Anliegen vorzutragen und einen
Entscheid entgegenzunehmen. Der Entscheid selbst aber ist
und bleibt ein politischer Entscheid und keinesfalls eine
Rechtsstreitentscheidung.
Im Lichte dieser Ausführungen spielen die echten Asylbe-
werber für uns alle keine Problemrolle. Herr Kollega Miville
hat zutreffend unsere Sympathie für diese Menschen formu-
liert. Er hat unsere Asylpraxis und unsere Tradition angeru-
fen. Er und wir alle sagen: Wir wollen diese Praxis auch als
Aufgabe der heutigen Zeit betrachten und die Menschlich-
keit an allen echten Asylbewerbern «handhaben».
Es wäre aber an der Realität vorbeigesehen, wenn wir nicht
auch von den unechten Asylbewerbern sprechen würden.
Das mag da und dort unangenehm erscheinen. Aber es ist
eine feste Tatsache, dass Dutzende von Asylbewerbern über
die Grenze geschleppt werden, und dass oft gegen Geldbe-
zahlung Ausländer aus fernsten Landen auf den verschlun-
gensten Wegen - ab und zu auch per Flugzeug - in die
Schweiz gebracht werden. Es gibt eine ganze Reihe von
Ausländern, die einfach in ein schöneres Land - die Schweiz
- kommen wollen. Diese unechten Asylbewerber sind es, die
uns die innenpolitischen Probleme schaffen. Und ich meine,
in gleichem Masse, wie die echten Asylbewerber unser Mit-
gefühl verdienen, sind die unechten ohne Gefühlsduselei
und ohne falsches Pathos aus unserem Lande auszuweisen.
Wir haben für diese strikte Linie einzutreten. In diesem
Sinne wird der Bundesrat dringend gebeten, die Asylpraxis
zu handhaben.
Ein Letztes: Asylpolitik ist nicht eine Frage der Gesetzge-
bung allein; sie ist auch keine Angelegenheit der geschicht-
lichen Betrachtung allein. Asylpolitik muss in einer Demo-
kratie tagtäglich vom Volk «getragen» sein. Die Legitimation
oder die Akzeptanz dieser Politik bei unseren Mitbürgern
und Mitbürgerinnen ist das zentrale Anliegen. Ich beurteile
die Situation heute als äusserst gefährlich, wenn da und dort
nicht sogar als dramatisch, weil die Asylpolitik von vielen
Mitbürgern nicht mitgetragen wird.
Was heisst das für den Politiker? Er hat auf der einen Seite
für die strikte Handhabung jener Politik besorgt zu sein;
welche echte Bewerber von unechten scharf zu trennen
weiss. Wir haben uns anzustrengen, bei unseren Bürgern
Sinn und Verständnis für eine gute Aussenpolitik zu schaf-
fen. Das gilt aber nicht nur für den Politiker. Das gilt auch für
alle Verbände, Organisationen und Hilfsinstitutionen, die mit
der Asylpolitik an der Front zu tun haben. Es genügt nicht,
dass sie zu den Flüchtlingen Sorge tragen und um sie
besorgt sind. Diese Organisationen sollen auch bei den
Mitbürgern im Sinne ihrer Tätigkeit einstehen und sie ihnen
verständlich machen.
Zum Schluss: Asylpolitik braucht auch in den heutigen
Tagen ein gutes Augenmass. Ich hoffe nicht, dass wir das
Augenmass verlieren und eine Konfrontation in unserer
Volksgemeinschaft heraufbewirken.
Ich bin für Eintreten und für Annahme der Vorlage.
Hefti: Ich möchte mich den Ausführungen meines Vorred-
ners anschliessen. Ich frage mich, ob die Vorlage des Bun-
desrates genügt. Über unsere Asylpolitik besteht heute ein
weitverbreitetes Missbehagen. Die Missbräuche und Über-
treibungen lassen sich nicht wegdiskutieren. Ich schliesse
mich insbesondere der Bemerkung meines Vorredners an,
dass kein Rechtsanspruch des Flüchtlings auf Aufnahme in
der Schweiz besteht.
Ich glaube, der Bundesrat muss sich dieser Überlegungen
bei der Auslegung des Gesetzes wieder mehr bewusst wer-
den, wenn es nicht eines Tages zu übertriebenen Reaktio-
nen kommen soll. Herr Kollega Miville hat vom Beginn fast
einer neuen «Völkerwanderung» gesprochen. Es scheint
mir auch, dass gewisse Ansätze in dieser Richtung bestehen
und dass diese nicht zu unterstützen sind.
Es gibt heute verschiedene Flüchtlinge - Herr Muheim hat
es angetönt -, die in die Schweiz kommen, weil sie es hier
angenehmer finden. Es wäre aber besser, sie würden in
ihrem eigenen Land an dessen Aufbau arbeiten und darauf
achten, dass dort normale politische Verhältnisse herr-
schen.
Mme Bauer: Tous les observateurs l'ont souligné, Genève
dans une proportion plus forte que tout autre canton a
refusé avant-hier la naturalisation facilitée des jeunes étran-
gers de la seconde génération ainsi que des réfugiés et des
apatrides. Comment expliquer que cette ville, cité du refuge,
à la vocation internationale séculaire, siège de la Croix-
Rouge et de l'ONU, traditionnellement ouverte sur le monde,
accueillante, généreuse prête ainsi l'oreille aux sirènes
xénophobes de l'Action nationale et de Vigilance? Quels
sont les facteurs responsables d'un tel retournement? Ils
sont de plusieurs ordres et nous saisissons l'occasion de ce
débat consacré à la loi de révision sur l'asile pour attirer
l'attention du Conseil fédéral sur une situation qui, à
Genève, se dégrade rapidement.
Déjà les résultats de plusieurs votes effectués au cours des
dernières années ont témoigné de l'irritation engendrée par
une surpopulation étrangère qui représente plus du tiers de
la population, sans compter les travailleurs au noir, les
frontaliers et les réfugiés. Il faut noter que ce canton au
territoire exigu reçoit près du tiers des réfugiés qui deman-
dent l'asile à notre pays. Depuis 1980, un millier en moyenne
par année se sont présentés aux frontières genevoises et ce
ne sont pas moins de quatre mille adultes actuellement plus
un certain nombre d'enfants, soit le nombre le plus impor-
tant après Zurich, que Genève héberge en ce moment. La
moitié d'entre eux viennent d'Afrique. Groupés dans quel-
ques quartiers, ils sont aisément reconnaissables, d'où les
réactions précitées.
S'il ne fait pas de doute que beaucoup d'entre eux sont des
réfugiés politiques, il semble non moins certain, selon le
chef du Département de justice et police, le conseiller d'Etat
- Dezember 1983651
Asylgesetz. Änderung
Fontanet, que des filières d'émigration bien organisées exis-
tent qui conduisent chez nous des étrangers dont les moti-
vations sont d'ordre essentiellement économique. Il y a,
faut-il le rappeler, vingt millions de réfugiés dans le monde
et la période troublée que nous traversons ne semble, hélas!
pas approcher de son terme. Or la Suisse, pays riche,
extraordinairement privilégié, exerce un attrait tel qu'on
peut aujourd'hui en mesurer les effets. C'est pourquoi il
importe de réglementer l'accueil dans notre pays.
Après avoir utilisé des immeubles désaffectés, on a logé les
réfugiés à Genève dans de petites pensions puis, faute de
place, dans des hôtels de plus en plus chers et on a tenté de
leur fournir un emploi. Mais il faut relever que dans un
canton qui connaît une sévère crise du logement et un
chômage qui atteint près de 1800 chômeurs complets et
autant de chômeurs à temps partiel, les réactions de rejet se
multiplient et pourraient se transformer en racisme, voire en
haine de tout ce qui est étranger.
A plusieurs reprises, le Conseil d'Etat de Genève et les
députés aux Chambres fédérales sont intervenus à Berne
afin d'exprimer leur inquiétude face à une situation qui va se
dégradant et afin d'en appeler à la solidarité confédérale.
Mais à part les cantons romands, dont certains sont déjà
très sollicités, et des cantons alémaniques tels que Zurich et
Baie, il faut noter que les propositions d'accueil des cantons
confédérés se sont révélées soit fort modestes, soit même
tout à fait inexistantes, d'où la responsabilité des cantons
confédérés dans cette affaire. Les autorités genevoises
déplorent les réactions négatives qu'exprimé bien le vote
sur les naturalisations facilitées d'étrangers de ce dernier
week-end, mais elles ne peuvent en sous-estimer la signifi-
cation profonde. C'est pourquoi elles sont favorables à la
révision de la loi sur l'asile qui permettra d'accélérer la
procédure, des réfugiés devant attendre actuellement jus-
qu'à six ans le verdict les concernant.
Je voudrais donc prier le Conseil fédéral d'examiner les trois
propositions suivantes que les autorités genevoises esti-
ment justifiées dans la mesure où elles permettront d'amé-
liorer la situation actuelle: Premièrement, le Conseil fédéral
est-il disposé à user de son influence pour engager tous les
cantons à participer à l'accueil des réfugiés? Deuxième-
ment, en raison du déficit de la Confédération, le Parlement
a accepté d'engager une partie seulement des fonction-
naires proposés par l'Office fédéral des réfugiés. Le Conseil
fédéral envisage-t-il d'engager des fonctionnaires à titre
temporaire pour liquider les dossiers en souffrance pendant
plusieurs années? Il semble en effet que nombreux sont les
juristes, les avocats, les magistrats à la retraite qui accepte-
raient avec faveur du travail de l'Office fédéral des réfugiés.
C'est ainsi que l'on procède en Allemagne par exemple.
N'est-il finalement pas plus humain d'accélérer la procé-
dure, n'est-il pas plus avantageux pour les finances fédé-
rales d'engager du personnel pour liquider les dossiers
plutôt que d'entretenir pendant des années des réfugiés
dont l'enquête pourrait révéler qu'un certain nombre d'entre
eux, étant de faux réfugiés, doivent finalement être renvoyés
chez eux? Troisièmement, le Conseil d'Etat de Genève pro-
pose d'accorder aux cantons des compétences accrues.
Une commission cantonale ne pourrait-elle pas donner un
préavis, la décision restant, bien entendu, au Conseil fé-
déral?
La Suisse a une longue tradition de l'asile derrière elle.
Depuis des siècles, les victimes de persécutions trouvent
protection et refuge dans notre pays et peut-être plus parti-
culièrement dans notre ville de Genève. Nous sommes bien
persuadés que plus qu'une tradition, le droit d'asile est
l'expression même de notre conception de la liberté et de
l'indépendance. Dans la période troublée que nous traver-
sons, il importe que notre pays poursuive sa politique d'ou-
verture à l'égard de tous ceux qui sont menacés dans leur
intégrité physique et psychique. Il faut bien admettre cepen-
dant que l'application de la loi sur l'asile telle qu'elle est
entrée en vigueur en 1981 se révèle lacunaire et insuffisante.
A une forte majorité, le Conseil national a refusé de créer
une instance de recours indépendante. Je voudrais cepen-
dant souhaiter que ce conseil, suivant en cela la décision de
la Chambre basse, accepte que les critères d'accueil, à
défaut d'être inscrites dans la loi, soient clairement définis
dans les ordonnances, ceci afin d'éviter des interprétations
subjectives et.donc arbitraires.
Pour conclure, je dirai donc qu'il faut entrer en matière afin
d'adapter la loi à une situation qui évolue rapidement mais
qu'il importe que, dans l'esprit, notre pays reste fidèle à la
tradition d'accueil dont il s'est honoré à travers les siècles.
Bundesrat Friedrich: Man kann sich fragen, ob ein Gesetz,
das zwei Jahre nach seinem Inkrafttreten schon wieder
geändert wird, eigentlich versagt habe. Das Gesetz hat sich
im wesentlichen bewährt; heute müssen aber einige Bestim-
mungen angepasst werden, und zwar deshalb, weil die
Situation gravierend anders geworden ist. Der Sprecher der
Kommission hat Sie bereits darauf hingewiesen. Das Asylge-
setz ist im wesentlichen aus der Optik des Zweiten Weltkrie-
ges und der Zeit nachher entstanden, als die Flüchtlinge in
erster Linie aus Osteuropa kamen. Während sehr langer Zeit
war die Zahl dieser Flüchtlinge mehr oder weniger konstant;
bis Mitte der siebziger Jahre blieb es bei etwa 1000 Gesu-
chen jährlich.
Nun hat Sie der Kommissionssprecher bereits auf die
Entwicklung, die dann folgte, aufmerksam gemacht. Ich
möchte Ihnen das noch mit einigen genauen Zahlen bele-
gen. Es waren 1979 bereits 1882 Personen, die in der
Schweiz um Asyl nachgesucht haben; 1980 waren es 3020,
1981 4226 und 1982, also letztes Jahr, schliesslich 7135
Personen. Und die neueste Zahl aus diesem Jahr: Bis Ende
Oktober 1983 haben 6179 Personen um Asyl nachgesucht,
also etwas mehr als die Vergleichszahl vom letzten Jahr. Die
Entwicklung scheint allerdings nicht mehr so sprunghaft
anzusteigen, wie wir befürchtet haben. Immerhin: es ist ein
ausserordentlich hohes Niveau, auf dem sie sich im Augen-
blick zu stabilisieren scheint.
Gleichzeitig mit dieser Entwicklung suchen immer mehr
Leute aus entfernten Ländern in unserem Lande um Asyl
nach, und in vielen Fällen hat sich auch die Motivation
geändert. Es sind sehr oft eigentlich wirtschaftliche und
nicht politische Gründe, welche die Leute in die Schweiz
führen. Früher kamen die meisten aus Osteuropa. Heute
stammt noch etwa ein Drittel aus osteuropäischen Ländern,
während der Rest im wesentlichen aus Afrika, aus Latein-
amerika und aus Asien kommt. Diese Entwicklung hat nun
für unseren ganzen Apparat eine doppelte Mehrbelastung
zur Folge: auf der einen Seite die zahlenmässige Zunahme,
auf der anderen Seite die viel schwierigere Abklärung. Es ist
eben nicht dasselbe, ob ein Flüchtling aus Polen oder mei-
netwegen Rumänien stammt, wo wir die Verhältnisse doch
einigermassen einschätzen können, oder ob er aus Angola,
aus Burundi oder aus Sri Lanka zu uns kommt. Es braucht
einen sehr viel grösseren Aufwand, um über die Situation
Klarheit zu erhalten.
Uns fehlt im Augenblick das Instrumentarium, um diese
veränderte Situation in den Griff zu bekommen. Wir sind auf
der einen Seite vor die Forderungen des Asylgesetzes
gestellt, die eine ausserordentlich zeitintensive Prüfung ver-
langen, auf der anderen Seite vor den Personalstopp, der es
verhindert, dass wir unseren Apparat der neuen Situation
anpassen können. Daraus resultieren nun die bereits ange-
sprochene lange Dauer der Behandlung und der Penden-
zenberg, die uns Sorgen machen. Es waren per 31. Oktober
1983 beim Bundesamt für Polizeiwesen, der ersten Instanz,
7400 Gesuche für 9692 Personen hängig (die Zahl der Gesu-
che ist nicht identisch mit der Zahl der asylsuchenden
Personen), während es zu Beginn dieses Jahres noch rund
4500 Gesuche waren. Sie sehen also, wie rasch dieser Pen-
denzenberg wächst.
Dasselbe ist bei der zweiten Instanz der Fall, beim
Beschwerdedienst. Wir haben zurzeit rund 1850 Beschwer-
den hängig. Es gingen in diesem Jahr etwa 1100 Beschwer-
den ein. 1977, als Vergleichszahl, waren es 55. Sie sehen
auch hier den gewaltigen Unterschied. Das führt natürlich
Loi sur l'asile. Modification652
6 décembre 1983
zur immer längeren Dauer der Behandlung solcher Asylge-
suche.
Das sind die Fakten, vor die wir uns gestellt sehen, und das
muss ich Herrn Miville gegenüber deutlich sagen: Wir müs-
sen mit diesen Fakten fertig werden.
Die lange Dauer der Asylverfahren ist auch rechtsstaatlich
sehr unbefriedigend. Sie stellt die Kantone vor ganz ausser-
ordentliche Schwierigkeiten - wir haben die Stimme Genfs
gehört, auch diejenige von Fribourg -, und sie führt dazu,
dass immer mehr Bewerber veranlasst werden, sich auf dem
Weg über ein Asylgesuch den Aufenthalt in der Schweiz
zunächst einmal de iure vorläufig und dann de facto endgül-
tig zu sichern. Denn nach vier, fünf oder sechs Jahren
können wir diese Leute aus humanitären Gründen nicht
mehr einfach ausweisen. Das wird natürlich ausgenützt; das
Bild besteht eben nicht nur aus den idealen Komponenten
der Asylpolitik, sondern auch aus sehr vielen Missbräuchen.
Das müssen Sie einfach sehen.
Nun schlagen wir Ihnen drei verschiedene Massnahmen vor:
Wir arbeiten mit administrativen Vereinfachungen; sie sind
im wesentlichen bereits durchgeführt. Dann schlagen wir
Ihnen gewisse Änderungen des Asylgesetzes vor. Wir ersu-
chen das Parlament schliesslich um eine Aufstockung des
Personalbestandes. Auch diese dritte Massnahme, das
möchte ich mit aller Deutlichkeit sagen, ist unerlässlich,
wenn die heute alarmierende Situation bewältigt werden
soll. Da muss ich Ihnen auch ganz offen sagen, dass ich
über Ihren Entscheid im Rahmen der Budgetdebatte natür-
lich nicht glücklich bin. Nehmen Sie mir das nicht übel; aber
Sie schlagen uns damit ein Instrument etwa zur Hälfte aus
der Hand, das für die Bewältigung der Situation unerlässlich
ist.
Was sind die Ziele dieser Gesetzesrevision? Ich möchte -
Herr Miville hat es schon gesagt - noch einmal bestätigen,
dass der materielle Gehalt des Asylgesetzes nicht geändert
werden soll. Vor allem bleibt der Flüchtlingsbegriff, der ja
mit demjenigen der Flüchtlingskonvention übereinstimmt,
unverändert. Das Gesetz wird dort angepasst, wo Vereinfa-
chungen unseres Erachtens rechtsstaatlich zu verantworten
sind. Ich glaube - das möchte ich besonders Herrn Hefti
sagen -, es wird überall dort angepasst, wo wir es vernünfti-
gerweise verantworten können. Wir streben damit primär
eine Beschleunigung des Verfahrens an, damit diesen Miss-
bräuchen begegnet werden kann.
Wir schlagen Ihnen zunächst einmal vor, dass offensichtlich
unbegründete Gesuche in einem summarischen Verfahren
erledigt werden können. Wir möchten ferner den Beschwer-
deweg um eine Instanz verkürzen, dies im Interesse der
Verfahrensbeschleunigung. Und wir möchten schliesslich -
das scheint uns ebenso wichtig zu sein - das Asylverfahren
mit dem fremdenpolizeilichen Vorgehen parallel schalten,
damit beide Verfahren gleichzeitig zum Abschluss kommen;
so lässt sich verhindern, dass einem langen Asylverfahren
noch ein ebenso langes fremdenpolizeiliches Verfahren
angehängt werden muss.
Man kann vielleicht argumentieren, dass das Bundesamt für
Polizeiwesen als erste Instanz durch diese Massnahmen
nicht besonders stark entlastet werde. Wesentlich ist aber
die Gesamtdauer des Asylverfahrens: diese kann durch die
skizzierten Massnahmen doch wesentlich verkürzt werden.
Die vorgeschlagene Revision ist im Vernehmlassungsverfah-
ren von den Kantonen und auch von den Parteien begrüsst
worden. Vor allem die Kantone, die mit Flüchtlingen ausser-
ordentlich stark belastet sind, haben uns vehement unter-
stützt. Die Revision ist umgekehrt bei den Hilfswerken und
auch bei der Bischofskonferenz auf eine gewisse Opposi-
tion gestossen. Ich nehme diese Opposition nicht auf die
leichte Schulter. Ich möchte das ganz deutlich sagen. Ich
muss aber umgekehrt festhalten, dass diese Kreise keine
anderen Vorschläge für die Bewältigung der anstehenden
Probleme gemacht haben. Der einzige Vorschlag geht in
Richtung Aufstockung des Personalbestandes; mit welcher
Sympathie Sie dieser Aufstockung gegenüberstehen, wis-
sen wir.
Unseres Erachtens wird die Rechtsstaatlichkeit, insbeson-
dere die Garantie des rechtlichen Gehörs durch die vorge-
schlagene Revision, nicht in Frage gestellt. Am Gehalt - ich
möchte das noch einmal sagen - des Asylgesetzes soll
nichts geändert werden. Aber trotz dieser hohen Verpflich-
tung könenn wir vor den banalen Problemen der Tagespoli-
tik die Augen nicht verschliessen. Die Situation ist heute
unhaltbar. Das muss ich Ihnen mit aller Deutlichkeit sagen.
Wir müssen daher alle jene Änderungen treffen, die - ohne
das Gesetz in seinem Kerngehalt anzutasten - erhebliche
Vereinfachungen bringen.
Ich möchte hier noch auf eine Frage von Herrn Miville
eintreten: Warum erfolgt keine bessere Verteilung auf die
Kantone? Wir haben keine Kompetenz, eine bessere Vertei-
lung zu erzwingen, und im Vernehmlassungsverfahren ist
gegen eine entsprechende Bundeskompetenz von der über-
wiegenden Mehrzahl der Kantone vehement Opposition
gemacht worden. Es bleibt uns also nur übrig, an die freund-
eidgenössische Solidarität zu appellieren. Ich gebe ohne
weiteres zu, dass diese freundeidgenössische Solidarität
gegenüber Kantonen wie Genf oder Freiburg heute mangel-
haft ist. Das muss man auch mit aller Deutlichkeit sagen.
Ich beantrage Ihnen, auf die Revision einzutreten und den
Anträgen des Bundesrates und des Nationalrates zuzu-
stimmen.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Ziff. I Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Titre et préambule, eh. l préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Art. 11
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
M. Reymond, rapporteur: L'article 11 désigne à son premier
alinéa l'autorité de décision de première instance et, à son
alinéa 2, l'autorité de recours, qui est en l'occurrence le
Département de justice et police. Il découle du texte proposé
qu'il n'y aura désormais plus qu'une seule instance de
recours. Cela doit être précisé puisque la loi déroge ici aux
dispositions générales de la procédure fédérale régissant
les décisions et les voies de recours, au département
d'abord, et au Conseil fédéral ensuite.
Notre commission approuve cette modification, qui a pour
but d'accélérer la procédure. En effet, comme certains l'on
déjà dit, l'épuisement des deux possibilités successives de
recours prévues par la loi actuelle peut porter la durée de la
procédure jusqu'à six ans, ce qui n'est pas admissible, cela
d'autant moins que le Conseil fédéral, ultime instance, n'a
que très rarement invalidé une décision négative précé-
dente.
Je précise encore que l'institution d'une seule instance de
recours satisfait aux exigences de la Convention internatio-
nale relative au statut des réfugiés, de même qu'à la Recom-
mandation du Comité des ministres du Conseil de l'Europe
sur l'harmonisation des procédures nationales en matière
d'asile.
Il est par ailleurs normal que l'instance de recours désignée
soit le Département de justice et police plutôt que le Conseil
fédéral, étant donné que 80 pour cent des décisions de
première instance sont l'objet d'un recours. L'examen atten-
tif de ceux-ci représenterait une charge excessive pour
- Dezember 1983
653
Asylgesetz. Änderung
notre haute autorité executive. Cependant, l'influence
nécessaire du Conseil fédéral sur la pratique de l'asile reste
préservée par son droit d'édicter des directives.
Nous avons également examiné en commission la demande
tendant à créer une commission de recours indépendante
de l'administration. L'institution d'une telle commission pré-
senterait, selon la majorité de la commission, des désavan-
tages considérables. Elle reviendrait à la création d'un véri-
table tribunal administratif spécial, c'est-à-dire d'une ins-
tance juridique qui serait appelée à statuer rapidement et
par définition de manière subjective. Le droit d'asile en
serait ainsi fondamentalement modifié. Ce droit, comme je
l'ai déjà dit lors du débat d'entrée en matière, n'est pas le
droit de tous les étrangers persécutés d'être reçus chez
nous. Il consiste en des règles admises par la Confédération
pour accueillir ou non des étrangers persécutés, ce qui est
tout différent.
La commission vous recommande de voter le texte proposé
par le Conseil fédéral.
Bundesrat Friedrich: Ich darf dazu noch eine Bemerkung
machen: Im Zusammenhang mit der Verkürzung des
Rechtsweges ist im Vernehmlassungsverfahren die Frage
der Rechtsstaatlichkeit, insbesondere des rechtlichen
Gehörs aufgeworfen worden. Man muss dabei auf die Quali-
tät des Verfahrens abstellen. Das Asylgesuch wird in erster
Linie beim Bundesamt für Polizeiwesen geprüft. Dort findet
auch die mündliche Befragung des Asylsuchenden statt.
Diese Befragung wird von der Rekursinstanz nicht mehr
wiederholt. Die entscheidende Phase des ganzen Verfah-
rens liegt also bei der ersten Instanz, und es kommt darauf
an, dass bei dieser ersten Instanz der Sachverhalt sehr
gründlich abgeklärt wird. Dass die Einsetzung des Bundes-
rates als Rekursinstanz keine Lösung ist, und dass auch
eine unabhängige Rekursinstanz, wie sie in der national rätli-
chen Kommission behandelt wurde, keine Lösung des Pro-
blems bringt, ist vom Sprecher der Kommission genügend
dargelegt worden.
Angenommen - Adopté
Art. 16 Abs. 5 und 6
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Art. 16 al. 5 et 6
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
M. Reymond, rapporteur: Je commenterai simultanément le
texte proposé par le Conseil fédéral et celui qui a été adopté
par le Conseil national.
Le 2
e
alinéa de l'article 16 actuel de la loi sur l'asile précise
que l'Office fédéral ne peut rejeter une demande sans avoir
au préalable entendu le requérant en personne. Le Conseil
fédéral propose de renoncer à cette règle imperative, consi-
dérant que l'office en question peut statuer définitivement
lorsqu'il se trouve en présence d'une demande manifeste-
ment infondée.
D'autre part, il résulte des explications qui nous ont été
fournies que la décision de l'Office peut être prise sur la
base de critères d'appréciation précis, évitant tout arbitraire.
Il en est ainsi par exemple des demandes d'asile émanant de
ressortissants de pays d'Europe occidentale. Le Conseil
national a ajouté un alinéa 6 nouveau disposant que «le
Conseil fédéral définit dans une ordonnance, de manière
exhaustive, les types de demandes visiblement non fon-
dées».
Votre commission unanime vous invite à approuver le texte
du Conseil national, auquel le Conseil fédéral s'est d'ailleurs
rallié. Votre commission, comme le Conseil fédéral, estime
que le principe fondamental de l'audition personnelle du
requérant est ainsi respecté d'une manière suffisante.
Bundesrat Friedrich: In diesem summarischen Verfahren
geht es um Fälle, bei denen aufgrund von äusseren, objektiv
feststellbaren Gegebenheiten die Flüchtlingseigenschaft
überhaupt nicht in Frage steht. Wir denken an folgende
Kategorien: Es geht zunächst einmal um Ausländer, die
bereits in einem Drittstaat Aufnahme und Schutz gefunden
haben, die also keine politischen Flüchtlinge mehr sind.
Zweitens geht es um Ausländer, die in einem Drittstaat ein
Asylgesuch hängig haben und sich dort aufhalten können.
Es geht drittens um Ausländer, die in einer engen Beziehung
zu einem Drittstaat stehen, indem sich beispielsweise dort
bereits Angehörige aufhalten. Viertens geht es um Auslän-
der, deren Heimat- oder Herkunftsstaat die Grundsätze der
Europäischen Menschenrechtskommission respektiert; wir
werden also Asylgesuche von Leuten aus Belgien, Kanada,
Schweden oder weiteren solchen Ländern nicht akzeptie-
ren. Schliesslich geht es um Ausländer, deren Anwesenheit
in der Schweiz bereits durch richterliche Verfügung abge-
lehnt wurde (beispeiIsweie Auslieferung oder Landesverwei-
sung). Wir werden diese Ausnahmefälle in der Verordnung
abschliessend umschreiben, so wie es der vom Nationalrat
angenommene 6. Absatz dieses Artikels vorsieht. Ich wende
mich aus diesem Grunde auch nicht gegen diesen neuen
Absatz 6 dieser Bestimmung.
Angenommen - Adopté
Art. 21
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
M. Reymond, rapporteur: La règle actuelle selon laquelle le
candidat à l'asile obtient d'une manière générale le droit
d'exercer une activité lucrative est devenue discutable du
fait qu'elle incite des étrangers à déposer abusivement une
demande d'asile uniquement pour obtenir l'autorisation de
travailler dans notre pays.
Ce risque est aggravé par le fait que, dans les pays voisins,
l'exercice d'une activité lucrative pendant la procédure
d'examen de la demande n'est pas autorisé. Etant donné
l'attrait supplémentaire que présente de ce fait notre pays, le
Conseil fédéral propose de remplacer la formule imperative
par la formule potestative. Il n'est donc pas question de
décréter une interdiction de travailler, une occupation labo-
rieuse constituant un moyen d'intégration indéniable et sou-
haitable.
Votre commission vous demande de voter l'article proposé
par 8 voix contre 2. De plus, elle vous demande également, à
l'unanimité, de donner suite à la requête de la Commission
de rédaction tendant à ajouter, afin de rendre le texte de
l'article en conformité avec son titre, l'expression «à titre
provisoire» à la fin de l'article. Nous aurions ainsi en fran-
çais: «Une autorisation d'exercer une activité lucrative
dépendante peut être délivrée au requérant à titre provi-
soire» et en allemand «Dem Gesuchsteller kann eine unselb-
ständige Erwerbstätigkeit vorläufig bewilligt werden».
. Bundesrat Friedrich: Wir wissen, dass die Zuweisung einer
Arbeit natürlich ein wesentliches Mittel ist, um eine gewisse
Eingliederung zu ermöglichen. Wir möchten die Praxis nicht
einfach umkehren und sagen, jetzt werde keine Arbeit mehr
zugewiesen. Aber wir müssen auch sehen, dass unsere
bisherige Regelung im Ausland und von vielen Flüchtlingen
sozusagen als ein Rechtsanspruch aufgefasst wurde. Ein
Recht auf Arbeit in diesem Land übt natürlich auf gewisse
Kategorien von Leuten eine grosse Anziehungskraft aus. Wir
möchten diese Anziehungskraft etwas abbauen, indem eine
Kann-Vorschrift eingeführt wird. Wir geben damit gleichzei-
tig den Kantonen eine etwas grössere Flexibilität, damit sie
mit Bezug auf den Arbeitsmarkt auch auf ihre eigene Situa-
tion Rücksicht nehmen können.
Angenommen - Adopté
82-S
Code civil. Protection de la personnalité
654
6 décembre 1983
Art. 21 a (neu)
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Art. 21 a (nouveau)
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
M. Reymond, rapporteur: Grâce à cette nouvelle disposition,
l'Office fédéral de la police acquiert la compétence de
décider simultanément, après consultation du canton de
séjour de l'étranger, de lui refuser l'asile et de le renvoyer de
Suisse. Votre commission vous recommande à l'unanimité
de soutenir cette proposition pour des raisons de pratique,
de cohérence entre les activités des cantons et de la Confé-
dération, ainsi que d'accélération de la procédure.
Angenommen - Adopté
Art. 47 Abs. 2, Ziff. Il und III
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Art. 47 al. 2, eh. II et III
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 29 Stimmen
(Einstimmigkeit)
An den Nationalrat - Au Conseil national
Petitionen - Pétitions
83.269
Vigilance, Genf. Stopp den falschen Flüchtlingen
Vigilance, Genève. Halte aux faux réfugiés
83.270
Asylkomitee Schweiz.
Petition für eine offene Asylpolitik
Comité suisse pour la défense du droit d'asile.
Pétition pour une véritable politique d'asile
Le président: La commission vous propose de classer ces
pétitions.
Zustimmung - Adhésion
#ST# 82.036
ZGB. Persönlichkeitsschutz
Code civil. Protection de la personnalité
Siehe Seite 132 hiervor - Voir page 132 ci-devant
Beschluss des Nationalrates vom 5. Oktober 1983
Décision du Conseil national du 5 octobre 1983
Differenzen - Divergences
Art. 28f Abs. 1, 28h Abs. 1, 28k Abs. 1, 28l und 49 Abs. 1
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Art. 28f al. 1, 28h al. 1, 28k al. 1, 28l et 49 al. 1
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Hänsenberger, Berichterstatter: Die ständerätliche Kom-
mission hat am ersten Sessionstag die Differenzen behan-
delt, die durch den Beschluss des Nationalrates vom
5. Oktober bei dieser Revision des ZGB entstanden sind.
Von den fünf Differenzen sind drei eher redaktioneller Natur.
Nur zwei Differenzen haben grössere materielle Bedeutung:
diejenige bei Artikel 28 l, wo der Eingriff in kantonale Pro-
zessvorschriften heikel ist, und diejenige bei Artikel 49 OR,
wo das Verschulden als Voraussetzung für einen Genug-
tuungsanspruch ganz gestrichen wurde.
Ich möchte dem Rat im Einverständnis mit der Kommission
beliebt machen, diese Differenzen durch Zustimmung zum
Nationalrat zu beseitigen.
Art. 281
Le président: A l'article 28f, il s'agit d'une divergence qui ne
concerne que le texte allemand. La commission propose de
se rallier au texte du Conseil national.
Angenommen - Adopté
Art. 28h, 28k
Angenommen - Adopté
Art. 281
Hänsenberger, Berichterstatter: Die einstimmige Kommis-
sion hat auch hier der Fassung des Nationalrates zuge-
stimmt. Die Bundesvorschriften an das kantonale Prozess-
recht sind in der neuen Formulierung auf drei Punkte
beschränkt worden. Erstens wird vom Richter ein unverzüg-
licher Entscheid verlangt, zweitens hat er aufgrund der
sofort verfügbaren Beweismittel zu entscheiden, und drit-
tens werden die Rechtsmittel nicht eingeschränkt und nicht
umschrieben, es wird ihnen aber von Bundesrechtes wegen
die aufschiebende Wirkung entzogen. Auf eine Vorschrift,
wie sie in der Vorlage des Bundesrates noch enthalten war
(«Die Kantone haben für diese Streitigkeiten ein einfaches
und rasches Verfahren vorzusehen»), kann nun verzichtet
werden.
In Absatz 1 -das möchte ich noch erwähnen-wird nun vom
«Wohnsitz des Beklagten» gesprochen statt vom «Wohnsitz
des Medienunternehmens». Damit wird auf die Rechtsper-
son - sei es eine natürliche oder eine juristische - abgestellt.
Für ein Medienunternehmen, das an vielen Orten tätig sein
kann, ist dadurch eindeutig der Sitz festgelegt.
Angenommen - Adopté
Art. 49 OR
Hänsenberger, Berichterstatter: Ich habe im Auftrag der
Kommission als Präsident zur vorgenommenen Änderung in
Artikel 49 OR eine Erklärung abzugeben.
Der Nationalrat hat im ersten Absatz des Artikels 49 OR die
Worte «bei Verschulden» gestrichen. Die Kommission des
Ständerates hat sich - wie auch der Bundesrat - diesem
Text angeschlossen.
Auf den ersten Blick könnte man meinen, die beiden Räte
hätten vom bisher gültigen Text des Artikels 49 OR bis zum
jetzt vorgeschlagenen Text einen sehr grossen Schritt
getan. Ich verzichte jetzt darauf, auf weitere Änderungen
gegenüber dem bisherigen Text einzugehen, weil hier keine
Differenzen zwischen den Räten bestehen und der Text der
Räte die Fassung des Bundesrates mehr redaktionell ver-
bessert. In Artikel 49 wird nun - unter anderem - nicht nur
die bisher verlangte besondere Schwere des Verschuldens
als Voraussetzung für den Genugtuungsanspruch gestri-
chen, sondern das Verschulden überhaupt nicht mehr er-
wähnt.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Asylgesetz. Änderung
Loi sur l'asile. Modification
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
V
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
83.046
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
06.12.1983 - 08:00
Date
Data
Seite
646-654
Page
Pagina
Ref. No
20 012 169
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung.
Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale.
Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.