Conférence internationale du travail. 67
e
session
965
N 23 juin 1983
#ST# 82.075
Arbeitslosenversicherung.
Abkommen mit der Bundesrepublik Deutschland
Assurance-chômage.
Accord avec la République fédérale d'Allemagne
Botschaft und Beschlussentwurf vom 17. November 1982 (BB11983 l, 1)
Message et projet d'arrêté du 17 novembre 1982 (FF 1983 I, 1)
Antrag der Kommission
Eintreten und Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Entrer en matière et adhérer au projet du Conseil fédéral
Mme Spreng soumet, au nom de la Commission de la sécu-
rité sociale, le rapport écrit suivant.
L'accord entre la Suisse et la République fédérale d'Alle-
magne correspond aux accords conclus avec la France, le
Liechtenstein, l'Autriche et l'Italie. Il convient que les fronta-
liers versent les cotisations dans l'Etat où ils exercent une
activité et y touchent aussi les prestations en cas de chô-
mage partiel. En revanche, c'est l'Etat dans lequel les fron-
taliers sont domiciliés qui couvre le risque en cas de chô-
mage complet. L'accord comprend aussi des dispositions
bilatérales sur l'assurance-chômage.
La commission propose à l'unanimité d'entrer en matière
sur le projet et d'adopter l'arrêté fédéral.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1 und 2
Titre et préambule, art. 1 et 2
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für die Annahme des Beschlussentwurfes 91 Stimmen
(Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
#ST# 82.079
Internationale Arbeitskonferenz. 67. Tagung
Conférence internationale du travail. 67
e
session
Bericht, Botschaft und Beschlussentwurf vom 24. November 1982
(BBI 1983 l, 25)
Rapport, message et projet d'arrêté du 24 novembre 1982 (FF 1983 I, 25)
Antrag der Kommission
Eintreten und Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Entrer en matière et adhérer au projet du Conseil fédéral
Mme Spreng soumet, au nom de la Commission de la sécu-
rité sociale le rapport écrit suivant:
La Constitution de l'Organisation internationale du Travail
oblige ses membres à rapporter dans certains délais, sur
l'état de leur législation ainsi que sur les questions qui se
posent en relation avec l'application des recommandations.
Le rapport du Conseil fédéral sur la 67
e
session de l'Organi-
sation internationale du Travail comprend trois parties:
La première partie, qui rend compte des travaux de la 67
e
session, ne soulève aucune remarque.
La deuxième partie du rapport est consacrée à l'examen de
la convention (n° 154) et de la recommandation (n° 163)
concernant la promotion de la négociation collective.
Compte tenu du fait que la législation et la pratique actuelle-
ment en vigueur en Suisse répondent aux exigences de la
convention, la commission partage l'avis du Conseil fédéral
et propose d'approuver la convention. D'une part, on a
regretté, au sein de la commission, la subsidiarité de l'Etat
pour ce qui concerne cette convention, mais, d'autre part,
on a ausssi souligné l'importance de l'autonomie des parte-
naires sociaux pour la négociation collective.
La troisième partie du rapport analyse l'accord (n° 155) et
la recommandation (n° 164) concernant la sécurité, la santé
des travailleurs et le milieu de travail. Les dispositions de la
convention ne sont pas encore réalisées en Suisse sur le
plan législatif. Il serait donc, de l'avis de la commission et
du Conseil fédéral, prématuré de vouloir procéder à la ratifi-
cation de cette convention. Elle sera par contre examinée
et discutée à la lumière du nouveau droit, après l'entrée en
vigueur de la nouvelle loi sur l'assurance-accidents et ses
ordonnances.
La commission propose à l'unanimité d'entrer en matière
sur ce projet et d'adopter l'arrêté fédéral relatif à la conven-
tion (n° 154) concernant la promotion de la négociation col-
lective.
Mme Vannay: Le rapport sur la 67
e
session de la Confé-
rence internationale du travail, qui s'est déroulée à Genève
en juin 1981, nous est présenté aujourd'hui pour que nous
en prenions acte. Il est de plus accompagné de trois
conventions très importantes à nos yeux: la convention 154
et la recommandation 163 concernant la promotion de la
négociation collective, la convention 155 et la recommanda-
tion 164 concernant la sécurité, la santé des travailleurs et
le milieu de travail, et la convention 156 et la recommanda-
tion 165 concernant l'égalité des chances et de traitement
pour les travailleurs des deux sexes, travailleurs ayant des
responsabilités de famille.
Nous approuvons l'arrêté de ratification de la convention
154 sur la promotion de la négociation collective et souhai-
tons vivement que le Conseil fédéral nous propose la ratifi-
cation de la convention 155 sur la sécurité, la santé des tra-
vailleurs et le milieu de travail dès que la nouvelle loi sur
l'assurance-accidents et ses ordonnances d'exécution
seront entrées en vigueur.
Pour ce qui est de la future ratification de la convention
concernant l'égalité des chances et de traitement, nous
avons quelques inquiétudes et nous aimerions poser quel-
ques questions au Conseil fédéral. En principe, lorsqu'une
convention internationale est applicable immédiatement
parce qu'elle coïncide avec notre législation, la ratification
ne pose pas de problème et se fait presque automatique-
ment, mais des difficultées surgissent lorsque notre législa-
tion nationale en diffère ou présente des lacunes.
La pratique veut que nous ne ratifions pas des conventions
que nous ne pouvons pas appliquer car une convention
n'est pas une fleur que l'on porte à sa boutonnière mais
bien un engagement à respecter. On doit cependant se
demander si cette méthode est vraiment la meilleure possi-
ble ou si l'on ne devrait pas ratifier une convention avec le
souci de faire évoluer notre législation dans le sens des
textes ratifiés. Ces textes seraient alors présentés comme
des buts à atteindre dans les meilleurs délais, aussi bien
sur le plan fédéral que sur le plan cantonal ou communal,
ou par les particuliers. Ils inciteraient à améliorer la situation
des personnes auxquelles ils se rapportent et marqueraient
une volonté d'avancer. Le cas, de la convention 156 et de la
recommandation 165 me semble assez exemplaire à ce
point de vue. Il ne suffit donc pas de proclamer de grands
- Juni 1983 N
966
Internationale Arbeitskonferenz. 67. Tagung
principes, de se montrer généreux dans les discours et les
programmes de parti; il faut encore réaliser ce que l'on pro-
met et concrétiser dans les textes législatifs et les faits les
vœux que l'on émet si facilement.
Qui, parmi nous, ne souscrit pas à la déclaration de Phila-
delphie reconnaissant que «tous les êtres humains, quels
que soient leur race, leurs croyances ou leur sexe, ont le
droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développe-
ment spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité
économique et avec des chances égales»? Qui, ici, oserait
affirmer ne pas vouloir l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes? Sans doute pas grand
monde. Alors, il convient de faire un pas de plus et de met-
tre en application ces principes, ceux précisément conte-
nus dans la convention 156 et la recommandation 165
concernait l'égalité de chances et de traitement pour les
travailleurs des deux sexes, travailleurs ayant des respon-
sabilités familiales.
Je ne vous ferai pas l'injure de vous lire ces textes, qji sont
contenus dans le rapport 82.079. J'aimerais cependant que
le représentant du gouvernement nous dise ce que l'on en
a fait depuis leur adoption en juin 1981, lors de la so xante-
septième session de la Conférence internationale du travail
à Genève.
Le message du Conseil fédéral nous apprend que l'analyse
de ces instruments fera l'objet d'un rapport ultérieur car
cette analyse exige un examen approfondi qui prend plus
de temps que prévu. J'attends donc que le chef du Dépar-
tement de l'économie publique nous dise où en es': l'ana-
lyse de ce futur rapport et surtout quelles mesures ont été
prises pour diffuser ces instruments et en promouvoir la
réalisation. Ont-ils été portés par exemple à la connais-
sance des partenaires sociaux, des cantons, des com-
munes? Envisage-t-on sérieusement la nécessité d'en réali-
ser les buts et pourrait-on envisager la possibilité de ratifier
des conventions avant même que notre législation soit
conforme mais dans l'intention de les réaliser au plus tôt?
Je remercie d'avance M. le Conseiller fédéral des réponses
qu'il voudra bien nous apporter.
Leuenberger: Mit dieser Vorlage werden zwei internationale
Übereinkommen behandelt. Das eine sollen wir ablehnen,
dem anderen sollen wir beitreten. Die Art und Weise, wie
das gemacht wird, veranlasst mich doch zu einigen Bemer-
kungen. Was bedeuten denn für uns überhaupt solche
Übereinkommen? Fast jede Session gibt es irgendein sol-
ches Übereinkommen zu behandeln. Es gibt einen schriftli-
chen Bericht. Die wenigsten werden diesen wohl lesen. Die
Kommission spricht ein wenig über diese Übereinkommen,
damit sie das Taggeld auch tatsächlich verdient, ind die
Verwaltung prüft in meinen Augen einzig und allein, ob eine
Ratifikation eines solchen Übereinkommens möglich ist
oder nicht. Ist sie möglich, dann treten wir dem Überein-
kommen bei, ist die Ratifikation nicht möglich, dann lehnen
wir es eben ab. Das scheint mir eine falsche, wenn nicht
sogar eine ein wenig unehrliche Politik zu sein. Wir sollten
uns entweder inhaltlich hinter ein solches Übereinkommen
stellen oder dann eben nicht. Im einen Fall können wir ja
sagen, und im anderen Fall sollen wir nein sagen.
Ich habe den Verdacht, dass wir alle glauben, wir hätten uns
nicht an soziale und rechtliche Erkenntnisse der Völkerge-
meinschaft anzupassen, und solche Übereinkommen rich-
teten sich in erster Linie ja nicht an uns, sondern an all
diese Entwicklungsländer und an unsere Nachbarn, die ja
sozial ohnehin nicht auf der Höhe seien wie wir. Diese Men-
talität zeigt sich in meinen Augen eben gerade bei diesen
beiden Übereinkommen wieder deutlich. Da haben wir
zunächst das Übereinkommen zur Förderung von Kollektiv-
verhandlungen. In Artikel 4 wird dort postuliert, duss die
innerstaatliche Gesetzgebung die Kollektiwerhancllungen
fördern solle. Nun ist es aber ganz klar - und das wurde in
der Kommission auch klar gesagt -: Niemand bei uns hat
irgendwie im Sinn, die innerstaatliche Gesetzgebung so zu
ändern, damit Kollektiwerhandlungen gefördert würden. In
der Botschaft heisst es vielmehr, bei uns komme eben der
staatliche Gesetzgeber immer erst subsidiär zum Zuge.
Aber worin besteht denn diese Subsidiarität? Ganz offen-
sichtlich im Nichtstun, im Gar-nichts-tun.
Dabei gäbe es gerade bei diesem Thema sehr viele Mög-
lichkeiten, wo der Gesetzgeber subsidiär zu den Sozialpart-
nern eingreifen könnte. Zum Beispiel gäbe es die Aufgabe,
ein Verfahrensdispositiv aufzustellen für die Sozialpartner,
die sich in Gesamtarbeitsverhandlungen befinden. Es gäbe
die Möglichkeit, materielle Anregungen zu machen, die bei
der Regelung eines GAV aufgenommen werden sollten.
Zum Beispiel die Teilzeitarbeit, wo ja - als sie hier Gegen-
stand von Verhandlungen war - immer wieder gesagt wor-
den ist, die Sozialpartner sollten diese Frage regeln. Da
wäre es doch durchaus möglich, von Seiten des staatlichen
Gesetzgebers einen grösseren Sukurs zu leisten. Man
könnte auch eine viel systematischere Allgemeinverbind-
licherklärung von Gesamtarbeitsverträgen an die Hand neh-
men. Oder man könnte und müsste von staatlicher Seite
festhalten, dass bei Gesamtarbeitsvertragsverhandlungen
der alte GAV dann weiter gelten soll, wenn er während oder
vor den Verhandlungen ausläuft. Niemand hat im Sinn, eine
entsprechende Vorlage auszuarbeiten. Das wurde in der
Kommissionssitzung klar. Es wird deswegen wohl so kom-
men, dass die Gerichte feststellen müssen, dass zumindest
einzelne Bestimmungen des alten GAV weiterhin in Kraft
bleiben, solange nicht ein neuer ausgearbeitet wurde. Der
Inhalt dieses Übereinkommens sollte also bei uns besser
zum Tragen gebracht werden.
Wir haben nämlich da noch ein zweites Übereinkommen, es
erscheint in Ihren Unterlagen nur ganz versteckt, nämlich
das Übereinkommen zur Förderung des Arbeitsschutzes
und der Arbeitsumwelt. Hier wird uns beantragt, dieses
Übereinkommen nicht zu genehmigen. Es wird darauf ver-
wiesen, unser Unfallversicherungsgesetz sei noch nicht in
Kraft, deswegen könne man dieses Übereinkommen nicht
genehmigen. Das ist natürlich nicht der wahre Grund. Der
wahre Grund liegt darin, dass wir durch unser innerstaatli-
ches Recht zahlreiche internationale Normen nicht mehr
erfüllen können. Ich erwähne zum Beispiel Artikel 5e dieses
Übereinkommens. Er postuliert den Schutz des Arbeitneh-
mers vor Disziplinarmassnahmen und Kündigungen als
Folge davon, dass er sich für den Arbeitsschutz eingesetzt
hat. Das kennen wir nicht. Wir kennen ja keinen Kündi-
gungsschutz, immer noch nicht. Solche Tatsachen ver-
schleiert die Botschaft. Ich erwähne auch Artikel 19c des
Übereinkommens; dort wird die stetige Möglichkeit gefor-
dert, den Betrieb auf seine Sicherheit für die Arbeitnehmer
zu untersuchen, und zwar unter Beizug ausserbetrieblicher
Fachkräfte. Auch dieses Recht besteht halt bei uns nicht,
obwohl es in meinen Augen eine Selbstverständlichkeit ist.
Und was ist nun die Folge? Es wird uns jetzt einfach
gesagt, wir könnten dieses Übereinkommen nicht genehmi-
gen. Das genügt doch einfach nicht. Wir müssen uns
sagen: «Leider sind wir so weit, dass unser Arbeitsrecht
nicht mehr den Normen unserer Nachbarn und der Völker-
gemeinschaft, die ein solches Übereinkommen unterzeich-
net, genügt. Wir müssen deshalb alles daran setzen, unsere
Gesetze so zu ändern, dass wir dieses Übereinkommen
endlich und möglichst bald unterzeichnen können.» Statt
dessen ist eine nur passive Einstellung festzustellen, und
es fehlt der Wille zu aktiver innerstaatlicher Veränderung im
Sinne solcher internationaler Entschliessungen.
Renschier: Auch ich spreche zum Übereinkommen Num-
mer 154 und der Empfehlung 163 über die Förderung der
Kollektiwerhandlungen. Ich möchte die Ausführungen von
Herrn Leuenberger zu diesem Komplex ergänzen. Ich
begrüsse die Ratifikation des Übereinkommens Nummer
- Dieses Übereinkommen ist aber - wie üblich - sehr
stark deklamatorisch ausgerichtet. Es fehlt darin nicht der
übliche Hinweis auf die innerstaatlichen Gepflogenheiten,
die Gesetzgebung, die Praxis. Wir müssen doch einfach
feststellen, dass bei uns die Praxis aufgrund von gesetzli-
chen Regelungen im Vergleich zum Ausland im Bereich der
kollektiven Rechte der Arbeitnehmer und der Gewerk-
Conférence internationale du travail. 67e session
967
N 23 juin 1983
schaftsrechte so gut wie keinen Niederschlag gefunden
hat. Es fehlt bei uns an griffigen Bestimmungen, um die
Durchsetzung des Abkommens zu gewährleisten. Diese
Feststellung gilt für gewisse Formulierungen im Bericht des
Bundesrates, die zwar sehr schön tönen, aber eben auch
deklamatorisch sind, beispielsweise auf Seite 11, wenn da
geschrieben steht: «Die Gesamtarbeitsverträge bilden den
zentralen Pfeiler in der Ordnung der Arbeitsbeziehungen in
unserem Land.» Oder auf Seite 12: «Die Gesamtarbeitsver-
träge spielen eine hervorragende Rolle für die Regelung der
Arbeitsbeziehungen.» Dann sind das bekenntnishafte
Worte, denen aber doch die Wirklichkeit etwas anderes
gegenüberstellt. Ich verweise darauf, dass öffentliche
Behörden, vor allem Kantone und Gemeinden, als Besitzer
oder massgebliche Beteiligte an privatrechtlich organisier-
ten Unternehmungen, beispielsweise im Energiesektor, sich
nach wie vor weigern, Gesamtarbeitsverträge abzuschlies-
sen; das gleiche gilt für Spitäler und für Heime.'
Dann weise ich auch darauf hin, dass ich im Jahre 1977 eine
Motion eingereicht habe zur Revision des Gesetzes über
die eidgenössische Einigungsstelle zur Beilegung von kol-
lektiven Arbeitsstreitigkeiten. Die Motion wurde dann als
Postulat überwiesen. Der Bundesrat hat damals in seiner
Antwort festgehalten, dass bereits 1975 ein Auftrag erteilt
worden sei an Bundesrichter Tschopp, um diese Revision
vorzubereiten. Jetzt haben wir 1983, meines Wissens ist in
der Zwischenzeit nichts geschehen. Gerade das ist ein
wichtiger Punkt, weil ich nämlich in meinem Postulat, das
überwiesen wurde, verlangt habe, dass die eidgenössische
Einigungsstelle beauftragt wird, auf den Abschluss von
Gesamtarbeitsverträgen hinzuwirken, wie das teilweise in
den gesetzlichen Regelungen für die kantonalen Einigungs-
stellen bereits vorhanden ist. Der Bundesrat hat dieses
Begehren damals in seiner Begründung zu meinem Postulat
abgelehnt. Und genau dieser Punkt ist jetzt in diesem Über-
einkommen enthalten, das wir ratifizieren. Die Organe -
auch die staatlichen, gemeint ist da unter anderem die eid-
genössische Einigungsstelle - sollen auf den Abschluss
von Gesamtarbeitsverträgen hinwirken. Ich frage den Bun-
desrat, wie er vorzugehen gedenkt. Ist er gewillt, diesen kla-
ren und eindeutigen Punkt des Übereinkommens zu erfül-
len, in dem Sinne die eidgenössiche Einigungsstelle zu ver-
bessern und den eidgenössischen Räten die entsprechen-
den gesetzlichen Änderungen zu beantragen?
Bundesrat Purgier: Die drei Damen und Herren, die sich mit
dem Problem auseinandergesetzt haben, anerkennen die
Bedeutung der Konferenz, die soeben in Genf stattgefun-'
den hat. Ich teile deren Meinung, dass die Schweiz ein fun-
damentales Interesse daran hat, mit der Regierungsdelega-
tion, in der sich immer auch Arbeitgeber und Arbeitnehmer
befinden, an der Weiterentwicklung der sozialpartnerschaft-
lichen Beziehungen mitzuwirken. Sie tut das denn auch in
echter Überzeugung, dass unser eigenes Land erfahren
hat, wie wichtig gute partnerschaftliche Beziehungen sind.
Ich möchte nicht die wichtige Frage entscheiden, wer nun
hier zuerst hätte sprechen sollen. Beim einen hätte ich
sagen können: «Spät kommt ihr, doch ihr kömmt, der lange
Weg entschuldigt euer Säumen», denn die Dame hat den
Vortritt; oder aber ich hätte sagen können, «ladies first»,
wie das sicher in allen Fraktionen hier der Fall ist. Ich ant-
worte hier den drei Fragestellern sehr gerne.
Darf ich bei den Damen beginnen, weil ja hier Frau Vannay
zuerst gefragt hat? Die beiden Übereinkommen, mit denen
Sie sich speziell befassen, beschäftigen auch den Bundes-
rat sehr. Beim Übereinkommen 155 über Arbeitsschutz und
Arbeitsumwelt haben wir die derzeit gültige Gesetzgebung
unseres Landes sorgfältig studiert, und wir stellten fest,
dass die meisten Punkte, die im Übereinkommen enthalten
sind, in unserem Land verwirklicht sind. Wenn wir auch in
der Debatte auf einzelne Lücken und insbesondere auf das
neue Unfallversicherungsgesetz verwiesen haben, so ent-
sprachen wir unserer eigenen Gesetzgebungsmethodik. Ich
lasse Ihre Fragen durchaus gelten, ob nicht eine andere
Methode zu einem anderen Resultat führen könnte. Sie
meinen damit, dass man gleichsam die Zielvorstellung über-
nehmen solle, um die eigene Gesetzgebung in der Rich-
tung, die das Abkommen anzeigt, zu entwickeln. Wir haben
bis jetzt immer zuerst diese Anpassung der eigenen
Gesetzgebung vollzogen und nachher ratifiziert. Persönlich
halte ich dafür, dass ein internationales Übereinkommen
sehr an Gewicht gewinnt, wenn es von den unterzeichnen-
den Staaten auch wirklich vollzogen wird. Wenn die Staaten,
die unterzeichnen, lediglich erklären, sie würden sich dann
in Zukunft bemühen, ihre eigene Gesetzgebung weiter-
zuentwickeln, dann haben wir zwar für den Moment der
Unterzeichnung einen Erfolgseffekt, aber für den arbeiten-
den Menschen im Staat bleibt alles beim alten. Das mögen
Sie vielleicht mitbedenken, wenn Sie die beiden Methoden
gegeneinander abwägen.
Zum Abkommen 156 und zur Empfehlung 165 über die
Chancengleichheit und Gleichbehandlung haben Sie die
konkrete Frage gestellt: Was hat man in unserem Staate
getan, seit Artikel 4 unserer Verfassung in dieser Richtung
weiterentwickelt worden ist? Ich hatte als damaliger Justiz-
chef selbst die Ehre, die Vorlage hier im Parlament zu ver-
treten. Ich glaube, dass damit tatsächlich ein bedeutender
Markstein gesetzt wurde, der unsere kommende Gesetzge-
bung wesentlich beeinflusst. Der allerneueste Beweis liegt
darin, dass Sie selbst - der Ständerat schon im letzten Jahr
- im Eherecht die partnerschaftlichen und die güterrechtli-
chen Beziehungen der beiden Gatten in dieser Richtung
den neuen verfassungsrechtlichen Normen angepasst
haben. Für den Bundesrat ist es selbstverständlich, dass er
bei jeder Revisionsvorlage diese nunmehr gültige Norm von
Artikel 4 der Verfassung in der Gesetzgebung in die Tat
umzusetzen versucht. Dass dabei auch - wie Sie zu Recht
erwähnt haben, Frau Vannay - den Sozialpartnern eine sehr
grosse Bedeutung beizumessen ist und diese ins Gespräch
einzubeziehen sind, wo es um arbeitsrechtliche Fragen
geht, das versteht sich auch aus der Sicht des Bundesra-
tes. In ähnlicher Weise wollen wir mit den Kantonen weiter-
arbeiten.
Fazit: Wir sind auf dem Wege, und ich würde meinen, wir
haben hier im Laufe unserer alljährlichen Beratungen mehr-
fach die Gelegenheit, über den Stand des Fortschrittes uns
zu unterhalten. Soviel zu den Fragen von Frau Vannay.
Herr Leuenberger hat die Frage gestellt: Ist man denn nicht
mit Blick auf die Gesamtarbeitsverträge eher zu zurückhal-
tend? Wir haben in Genf erklärt - ich habe das meinen Mit-
arbeitern besonders ans Herz gelegt -, dass wir in diesem
Staat den freien Kollektivverhandlungen und der Autonomie
unserer Sozialpartner sehr eng verpflichtet bleiben. In unse-
rem System und auch nach unserer - ich möchte fast
sagen - Konzeption der Gesellschaft ist die Rolle des Staa-
tes subsidiärer Natur. Die einzelnen Menschen, die Sozial-
partner, haben eine Primäraufgabe zu erfüllen. Das blieb
auch in Ihren Erläuterungen unbestritten. Wir kneifen aber
nicht. Ich war selbst junger Nationalrat, als wir hier im Sep-
tember 1956 die Gesamtarbeitsverträge gesetzlich veran-
kert haben in einer Rahmengesetzgebung, die heute noch
von Bedeutung ist. Ich meine, dass diesen Gesamtarbeits-
verträgen auch in Zukunft eine ganz zentrale Bedeutung
beizumessen ist. Sie prüfen, ob wir hier nicht weitergehen,
also bei Aufkündigung den bisher gültigen und aufgekünde-
ten Vertrag gleichsam noch temporär in Kraft belassen soll-
ten. Ich durfte Ihnen bei anderer Gelegenheit einmal sagen,
dass dann, wenn ein Vertragswerk in seinen Wirkungen
erlischt, der Staat nicht einfach von sich aus seine auch nur
provisorische Weitergeltung beschliessen kann. Aber mir
scheint, der wichtigste Punkt Ihrer Ausführungen geht
dahin, dass die Sozialpartner auch im Sinne dieses Überein-
kommens alles daran setzen sollen, um die Gesamtarbeits-
verträge weiterzuentwickelrr. Ob das mit Bezug auf das Dis-
positiv oder mit Bezug auf materielle Inhalte weitergehen
soll als bisher, lasse ich offen. Hier scheinen mir die
Gespräche zwischen Arbeitgeber- und Arbeitnehmerorgan-
isationen von zentraler Bedeutung zu sein.
Ich kann also hier nur beipflichten, wenn Sie sagen: von
zentraler Bedeutung. Ich möchte aber aus der Sicht der
- Juni 1983 N
968
Motion Thévoz
Regierung ergänzen: Wir fühlen uns verpflichtet, in interna-
tionalen Konferenzen ganz ehrlich zu erkären, was wir kön-
nen und was wir nicht können. Das war der Grund, weshalb
wir uns zugunsten der Annahme bloss eines Übereinkom-
mens ausgesprochen haben.
Herrn Renschier darf ich sagen, dass ich seinen Vorstoss
im Zusammenhang mit den seinerzeitigen Erklärungen von
Herrn Tschopp keinesfalls vergessen habe und dess wir
darauf hinwirken werden, den Abschluss von Gesamtar-
beitsverträgen zu erleichtern oder aber das Gewicht der
Einigungsstelle zu verstärken. Ich nehme Ihre Intervention
zur Kenntnis, um auch mit meinem Partner im Justizdepar-
tement die entsprechenden zwischendepartementalen
Abklärungen weiterzuführen und Ihnen so rasch wie mög-
lich die entsprechenden Entwürfe vorzustellen.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1 und 2
Titre et préambule, art. 1 et 2
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 81 Stimmen
(Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
#ST# 81.459
Motion des Ständerates (Gerber)
Zuckerrübenbau
Motion du Conseil des Etats (Gerber)
Production de betteraves sucrières
Beschluss des Ständerates vom 21. Juni 1982
Décision du Conseil des Etats du 21 juin 1982
81.451
Motion Thévoz
Zuckerrübenproduktion
Production de betteraves sucrières
Wortlaut der Motion vom 21. September 1981
Der Bundesrat wird eingeladen, den eidgenössischen
Räten eine Änderung des Bundesbeschlusses vom
- März 1979 über die inländische Zuckerwirtschaf: vorzu-
schlagen, die es erlaubt, die Zuckerrübenanbaufläche ab
1984 nach und nach auf 20000 Hektaren zu erhöhen.
Texte de la motion du 21 septembre 1981
Le Conseil fédéral est invité à présenter aux Chambres
fédérales un projet visant à modifier l'arrêté fédéral sur
l'économie sucrière indigène du 23 mars 1979 dans le but
de permettre d'augmenter progressivement, dès 1984, de
17000 hectares à 20000 hectares la surface destinée à la
culture de la betterave à sucre.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aubry, Barras, Basler,
Bonnarc, Brélaz, Bühler-Tschappina, Cavadini, Cevey, de
Chastonay, Couchepin, Coutau, Darbellay, Delamuraz,
Duboule, Dupont, Fischer-Hägglingen, Gautier, Gloor, Graf,
Hofmann, Jeanneret, Junod, Kaufmann, Landolt, Linder,
Martignoni, Martin, Massy, Meizoz, Nussbaumer, Petit-
pierre, Räz, Reichling, Riesen-Fribourg, Risi-Schwyz, Roth,
Röthlin, Rutishauser, Schnyder-Berne, Spreng, Teuscher,
Tochon, Wellauer, Wilhelm (44)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
La situation dans le domaine de la production agricole en
général, et de la betterave sucrière en particulier, a sensi-
blement évolué depuis l'adoption de l'arrêté sur l'économie
sucrière indigène du 23 mars 1979.
La nécessité d'alléger la production animale en développant
la culture des champs est plus actuelle que jamais, et la
betterave sucrière joue à cet égard un rôle sans cesse
accru. C'est en effet - à part les céréales fourragères - la
seule culture qui soit loin de couvrir entièrement les
besoins du pays.
Mais alors que le Conseil fédéral pouvait déclarer à l'épo-
que que «des difficultés d'ordre pratique s'opposaient à un
accroissement rapide de la production dans ce domaine»
(message du 13 septembre 1978, page 26), la technique et
la situation économique ont évolué de telle manière que la
volonté de développer sensiblement la culture de la bette-
rave se manifeste non seulement dans les régions de pro-
duction traditionnelles, mais aussi en dehors de celles-ci.
Diverses raisons sont à l'origine de cette situation nouvelle,
au nombre desquelles nous pouvons citer:
- Le contingentement laitier qui contraint nombre d'exploi-
tants à restreindre les surfaces herbagères et à développer
la culture des champs.
- La nécessité de limiter la production de la pomme de
terre, qui devient excédentaire, et qui se heurte à des diffi-
cultés d'écoulement. Bien des cultivateurs seraient dispo-
sés à diminuer la surface consacrée à celle-ci au profit de la
betterave, pour autant qu'ils obtiennent les contingents
nécessaires à cet effet.
- Les progrès réalisés en agronomie permettent
aujourd'hui d'accroître la part de la betterave dans l'assole-
ment.
- L'achat et l'utilisation en commun des machines néces-
saires à la culture de la betterave permet aux exploitations
familiales de s'équiper rationnellement à des conditions
supportables.
La demande est aujourd'hui si forte qu'elle ne peut être que
partiellement satisfaite. C'est ainsi que, en vue de la cam-
pagne de 1982, la sucrerie d'Aarberg a enregistré 1413
demandes d'augmentation de contingent pour un total de
86 000 tonnes, alors que pour celle de Frauenfeld les chif-
fres sont respectivement de 954 demandes et 39 000
tonnes, soit pour l'ensemble de la Suisse 2367 demandes
pour un total de 125 000 tonnes.
Le tonnage total ayant été fixé à 800 000 tonnes pour 1982,
contre 750 000 tonnes en 1981, ce ne sont donc que 50 000
tonnes supplémentaires qui ont pu être distribuées aux
planteurs, ce qui signifie qu'il aurait fallu pouvoir disposer
de 75 000 tonnes de plus pour satisfaire toutes les
demandes.
L'arrêté sur l'économie sucrière, valable jusqu'au 30 sep-
tembre 1989, limite à 850000 tonnes le tonnage maximum
et à 17 000 hectares la surface pouvant être cultivée en bet-
terave. Ces objectifs seront atteints, voire dépassés déjà en
Il est donc évident que l'arrêté doit être modifié en consé-
quence, dans le sens proposé par ma motion, si l'on veut
pouvoir satisfaire les demandes pressantes de l'agriculture,
qui correspondent parfaitement à nos objectifs en matière
d'orientation des productions et à la nécessité d'assurer
notre ravitaillement.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
Rapport écrit du Conseil fédéral
II importe dans la mesure du possible de favoriser le déve-
loppement de la culture des champs aux fins d'alléger la
production animale. L'arrêté fédéral sur l'économie sucrière
indigène du 23 mars 1979 tient compte de cette nécessité
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Internationale Arbeitskonferenz. 67. Tagung
Conférence internationale du travail. 67e session
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
82.079
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
23.06.1983 - 15:00
Date
Data
Seite
965-968
Page
Pagina
Ref. No
20 011 512
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung.
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