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Swisspetrol AG. Bundeshilfe
étaient extrêmement intéressants. Je me flatte d'avoir été la
personne qui les ai obtenus.
Vint ensuite toute la période des élections françaises. Il faut
en dire quelques mots. Avant les élections qui ont abouti à
l'élection de M. Mitterrand, il y avait un grand espoir au sein
des écologistes en ce sens que, dans son programme, le
Parti socialiste français annonçait un arrêt de la construc-
tion de beaucoup de centrales nucléaires; il déclarait en
tout cas de la façon la plus formelle que le surrégénérateur
du Département de l'Isère serait arrêté dans sa construc-
tion. C'était une promesse formelle du Parti socialiste fran-
çais. Alors, on allait voir ce qu'on allait voir! On a vu! La
Commission des pétitions a laissé passer quelques mois;
nous avons fait faire quelques démarches par l'Ambassade,
mais rien ne venait et pour finir, c'est venu: la construction
continue exactement comme avant, il n'y a pas le moindre
espoir pour les écologistes français et pour les écologistes
suisses de voir cette construction s'arrêter et ce malgré le
changement de gouvernement. Alors, je me demande si
M. Ziegler, qui est un orfèvre en la matière et qui est parfois
expert auprès du Parlement français, compte tenu des ami-
tiés spéciales qu'il a dans ce pays, ne pourrait pas être
délégué une nouvelle fois - on peut escompter son succès
-, pour essayer d'obtenir de ses amis politiques français un
changement dans cette politique. Je lui en donne l'idée; je
ne sais pas ce que cela donnera - je le sais en réalité -
mais je crois que ce serait peut-être une bonne chose.
Enfin Jean Ziegler pourrait nous rendre service!
Mais, revenons à notre problème. J'ai dit tout à l'heure:
lorsqu'on examine les propositions de la minorité, on veut
nous faire croire que le Conseil fédéral ne fait rien. Or, le
Conseil fédéral est extrêmement attentif à cette situation. Il
a d'abord en sa possession une série de renseignements
d'ordre scientifique qui sont tout de même intéressants. Au
surplus, il suit le problème. Or, il ne va pas le suivre davan-
tage si l'on adopte, aujourd'hui, la proposition de la mino-
rité. Il faut une fois constater que cette pétition est
ancienne, qu'elle a été mal adressée, qu'elle a été déposée
par des gens peut-être bien intentionnés mais maladroits.
Ce qu'il faut, maintenant, c'est s'appliquer à suivre avec
sérieux l'évolution de tels problèmes. Le Conseil fédéral le
fait, les autorités genevoises l'on fait. C'est pourquoi,
aujourd'hui, avec sagesse, je vous demande d'accepter la
proposition de la majorité.
Bundesrat Schlumpt: Die Rechtslage ist klar. Es gilt das
Territorialprinzip. Wir haben das wiederholt dargelegt. Es
gibt keine Interventionsmöglichkeiten über die Grenzen hin-
weg, weder von der Schweiz nach Frankreich, ganz unab-
hängig vom politischen System im einen oder anderen
Land, noch von Frankreich in die Schweiz. Wir würden uns
auch bedanken, wenn man von einem anderen Lande her
intervenieren würde für den Stopp von Infrastrukturvorha-
ben in der Schweiz, die einem anderen Lande aus irgend-
welchen Gründen, Sicherheitsüberlegungen oder anderen,
nicht passen würden!
Die Petition verlangt in Litera a, dass der Bundesrat in
Frankreich tätig werde, um einen Stopp dieses Bauvorha-
bens zu veranlassen. Ich kann nur wieder einen lateinischen
Spruch wiederholen : ultra posse nemo tenetur. Sie können
dem Bundesrat nicht Aufträge auf dem Wege einer Petition
erteilen, die überhaupt nicht erfüllbar sind angesichts der
klaren Rechtslage! Litera b - die Referenten haben es dar-
gelegt - ist erfüllt, Litera c war Sache der eidgenössischen
Räte, nicht des Bundesrates, und ist erfüllt. Im übrigen
möchte ich unterstreichen, dass Bundesrat und zuständige
Amtsstellen national und international alle Aktivitäten betrei-
ben und auch weiterhin betreiben werden, die möglich und
nötig und rechtlich zulässig sind.
Wir haben das wiederholt dargelegt, so in der Antwort auf
das Postulat von Nationalrat Ziegler vor Jahresfrist. Frau
Mascarin, was Sie heute verlangen, das haben wir schon
1979 erfüllt! Sie haben das irgendwo in Ihren Akten. Mit
Frankreich ist zu diesem Zweck, der gegenseitigen Überwa-
chung und Absicherung, am 18. Oktober 1979 das Abkom-
men über den Informationsaustausch bei radiologischen
Zwischenfällen abgeschlossen worden. Die beiden
Vertragsparteien Frankreich und die Schweiz haben sich
verpflichtet, sich unverzüglich über radiologische Notfallsi-
tuationen auf ihrem Staatsgebiet, die infolge ziviler Tätigkei-
ten entstehen, das andere Land berühren können, sowie
über Veränderungen der Lage zu informieren. In beiden
Staaten besteht ein rund um die Uhr funktionierendes Infor-
mationssystem. Es gewährleistet eine rasche, unverzügli-
che Ergreifung aller notwendigen Schutzmassnahmen. Frau
Mascarin, lesen Sie einmal diesen Text! Was sollen wir noch
mehr tun?
Man hat gesagt, es sei eine Frage des Vertrauens in den
Bundesrat. Ich möchte das anders ausdrücken. Es ist offen-
bar eine Frage der Akustik in diesem Lande. Die akusti-
schen Verhältnisse sind wohl schlecht! Man hört einfach
nicht, was der Bundesrat sagt, und man liest auch nicht,
was er Ihnen schriftlich in die Hände gibt! Da soll man die
Tätigkeit beim Bund rationalisieren, Personalstopp einhal-
ten, wenn man uns gleichzeitig immer wieder mit den glei-
chen Aufträgen, mit den gleichen Fragen, die längst beant-
wortet sind, beschäftigt.
So geht das doch einfach nicht! Da werden Petitionen ein-
gereicht mit genauen Pelila. Die Pelila einer Pelilion wer-
den ernslgenommen, sie werden erfüllt oder sie sind recht-
lich nicht möglich. Dann kommt man und funktioniert das
Ganze einfach um und macht anstelle der erfülllen oder
nichl gangbaren Pelita etwas ganz anderes und überweist
das dem Bundesrat im Sinne eines neuen Auftrages. Davon
slehl in unserer Bundesverfassung nichts! In Artikel 57
heissl es, dass man Petitionen einreichen könne, und diese
sind vom Parlament und allenfalls vom Bundesrat zu
behandeln; wir können aber nicht das tun, was man mit viel
Phantasie daraus macht, wenn die Petition nicht erfüllbar
ist.
Diese Klarslellung isl auch einmal nölig, auch das gehört
zur Rationalisierung des Parlamentsbelriebes!
Ich bitte Sie, der Kommissionsmehrheit zuzustimmen.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit 95 Slimmen
Für den Anlrag der Minderheit 31 Stimmen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
#ST# 82.046
Swisspetrol AG. Bundeshilfe
Swisspetrol SA. Aide
Botschaft und Beschlussentwurf vom 2. Juni 1982 (BBI II, 845)
Message et projet d'arrêté du 2 juin 1982 (FF II, 869)
Antrag der Kommission
Einlreten
Proposition de la commission
Entrer en malière
M. Pedrazzini: Le 6 seplembre dernier, en présence de
M. Schlumpf, conseiller fédéral, de M. Kiener, direcleur de
l'Office de l'énergie, de M. Böhler, chef de seclion, el de
M. Fehr, géologue, la Commission de l'énergie a examiné le
message du Conseil fédéral relatif à l'aide fédérale à la
Société anonyme Swisspelrol Holding.
Par 12 voix el une abslention, la commission vous invite à
entrer en matière et à accorder à la Swisspelrol l'aide
requise de 10 millions de francs.
La Swisspelrol SA, fondée en 1959 pour défendre les inlé-
rêts suisse dans le secteur de la prospection pétrolière el
171-N
Swisspetrol SA. Aide
1354
N 6 octobre 1982
gazière, dispose d'un capital de 3 millions et a émis des
certificats de jouissance pour un capital de 30 millions. Le
capital social actuel est constitué d'actions nominatives
d'une valeur nominale de 100 francs, actions qui ne peuvent
être acquises que par des citoyens suisses ou des entre-
prises relevant du droit suisse ou des établissements de
droit public suisses.
Après sa constitution, la Swisspetrol a progressivement
pris une participation déterminante à presque toutes les
sociétés anonymes qui, en Suisse, sont au bénéfice de
concessions de prospection du sous-sol, concessions
accordées par les cantons. Par ailleurs, la Swisspetrol et la
société de la Holding collaborent principalement avec des
sociétés spécialisées, la BEB allemande, qui appartient aux
filiales allemandes de Shell et d'Esso, ainsi qu'avec Elf-
Aquitaine suisse et Shell Switzerland.
Le message à l'examen touche de près le problème éner-
gétique, problème qui est aujourd'hui extrêmement com-
plexe. Le résoudre, c'est aller au-devant d'une ère de pros-
périté; le négliger pourrait accentuer une situation de crise
et de chômage. N'oubliez pas que le problème énergétique
est lié à tous les grands problèmes: l'écologie, le chômage,
le tiers monde, problèmes auxquels l'homme est confronté
et qui devront trouver une solution.
En examinant la question énergétique à la lumière des trois
facteurs mentionnés, il apparaît clairement que le problème
s'identifie à l'agent énergétique «pétrole». Si, il y a 50 ans,
ce dernier couvrait le 10 pour cent de la consommation
mondiale d'énergie, sa participation à la production actuelle
est de plus de 50 pour cent. Les 20 prochaines années, l'or
noir sera l'élément le plus important de la production de
tous les biens de consommation et le facteur qui détermi-
nera dans la plus grande mesure le niveau de vie des popu-
lations du globe. Pour ces raisons trop sommairement
exposées, on ne peut qu'approuver entièrement les efforts
que l'initiative privée a développés depuis 1912 pour la
recherche de gisements d'hydrocarbures peut-être enfouis
dans le sous-sol helvétique. Pour cette recherche, qui revêt
aujourd'hui une importance capitale, des moyens considé-
rables ont été investis: 200 millions pendant les 25 der-
nières années, 130 millions pendant les dix dernières
années. L'économie privée suisse a participé à ces investis-
sements pour 40 millions de francs.
Si les résultats des prospections n'ont pas toujours été très
encourageants, vous savez que, récemment, un sondage
réalisé à Finsterwald a permis de découvrir un gisement de
gaz d'une capacité de 70 à 170 millions de mètres cube.
Cela représente un capital de 15 à 40 millions de francs. Ce
gisement paraît donc économiquement exploitable. Pour
les dix années à venir, la Swisspetrol a élaboré un projet de
recherche qui prévoit un investissement de 150 millions. Le
financement de ce projet est assuré à concurrence de 90
pour cent, soit 135 millions, par la société allemande BEB.
Ces recherches, qui requièrent une technique extrêmement
qualifiée, doivent forcément être réalisées en collaboration
avec des entreprises étrangères spécialisées, entreprises
qui, à la suite de l'évolution de l'OPEP, sont en mesure de
placer des capitaux disponibles au Moyen Orient.
Il est notoire par exemple que la technique de forage et de
pompage dont disposent les Etats-Unis a une avance de
près de vingt ans sur celle d'autres pays, l'URSS par exem-
ple, ce qui explique l'embargo américain sur la fourniture
d'appareillage pour la réalisation du gazoduc Sibérie-
Europe occidentale.
Pour compléter le financement, la Swisspetrol, dont les
moyens financiers sont épuisés et qui a assumé dans l'opé-
ration avec ses partenaires un risque important, a demandé
une aide à la Confédération. Le Conseil fédéral, après avoir
discuté avec la Swisspetrol, vous propose d'accorder à
cette société un prêt d'un montant de 10 millions de francs,
soit les deux tiers de la partie non assurée du financement,
à la condition que les 5 millions restants soient souscrits
par l'économie privée suisse ou par des cantons conces-
sionnaires.
L'ensemble de l'opération est paraphée dans une conven-
tion que, si vous accordez le crédit nécessaire, l'Office
fédéral de l'énergie signera avec la Swisspetrol.
Votre commission a examiné cette convention et a retenu
pour votre information ce qui suit.
Le prêt de 10 millions de francs octroyé par la Confédéra-
tion est destiné à la réalisation du programme de prospec-
tion 1983 à 1992. En principe, l'emprunt ne porte pas d'inté-
rêts, mais si une des sociétés contrôlées par la Swisspetrol
devait découvrir un gisement économiquement rentable, il
est prévu que la part de la contribution fédérale à cette
société produira des intérêts. La contribution prévue doit
être versée sur requête de la Swisspetrol en tranches
annuelles de 2 millions de francs au maximum, à la condi-
tion que la Swisspetrol fournisse à l'appui de chacune de
ses requêtes les actes de concession, les conventions avec
ses partenaires, le plan de financement et les contrats por-
tant sur l'utilisation des gisements éventuellement décou-
verts.
La Swisspetrol, de son côté, se reconnaît débitrice de la
Confédération pour le total des sommes reçues. L'emprunt
doit être remboursé ou, dans le cas d'une distribution de
bénéfices aux actionnaires, ou dans le cas de rembourse-
ment de prêts aux actionnaires ou à des tiers, ou lors de la
fusion de la Swisspetrol avec d'autres sociétés. Pendant la
durée du contrat, la Swisspetrol s'engage à garantir à la
Confédération la possibilité de convertir l'emprunt en
actions nominatives d'une valeur nominale de 100 francs et
en bons de jouissance de 100 francs dans le rapport de un
à dix. La réalisation de l'opération permettrait à la Confédé-
ration d'avoir connaissance des résultats géologiques et
énergétiques dans les limites des concessions. Pour cha-
que communication des résultats des sondages à des tiers,
la Confédération doit avoir l'autorisation de Swisspetrol et
de ses partenaires.
Il est utile de souligner à ce propos que le résultat des
prospections envisagées présente, en plus de la décou-
verte éventuelle de gisements d'hydrocarbures, un énorme
intérêt pour la connaissance du sous-sol, connaissance qui
est aujourd'hui assez limitée. Il ne s'agit pas seulement de
percer des secrets géologiques (composition des roches,
étanchéité, etc.), mais de reconnaître l'hydrologie de pro-
fondeur, donc l'énergie géothermique. Dans ce contexte, la
commission a voulu s'informer dans quelles conditions les
connaissances acquises par la Swisspetrol pourraient être
profitables à la CEDRA, société qui s'occupe de l'entrepo-
sage des déchets radioactifs.
Si la Confédération a certainement intérêt à ce que la Com-
mission suisse pour la géothermie puisse disposer de don-
nées relatives à la température des eaux en profondeur, elle
a aussi intérêt à ce que la CEDRA, dont la Confédération
est partenaire, connaisse la composition de notre sous-sol.
Il importe de noter, à ce propos, que la Swisspetrol est dis-
posée à un échange d'informations avec la CEDRA, à
condition que les dispositions fixées dans les concessions
le lui autorisent. Le droit régalien des cantons - ce sont les
cantons qui octroyent les concessions - ne doit pas être
touché.
La commission a aussi examiné les aspects juridiques de
l'aide à la Swisspetrol. A ce propos, il faut retenir ce qui
suit: le projet du Conseil fédéral, en préambule de l'arrêté
fédéral, cite comme base légale l'article 85,10" chiffre, de la
constitution, tandis que le message propose, au chiffre.241,
pour l'autorisation de l'emprunt, l'article 14 de la loi sur la
préparation de la défense nationale économique. L'article
14 de cette loi contient une autorisation pour le Conseil
fédéral: Le Conseil fédéral a la compétence d'octroyer
l'emprunt à la Swisspetrol et de conclure le contrat, mais il
doit, auparavant, requérir l'approbation de l'Assemblée
fédérale pour disposer des moyens nécessaires.» Si
l'emprunt de 10 millions de francs était versé en une seule
fois, les Chambres le discuterait au budget annuel. Mais
l'engagement que le Conseil fédéral prend contractuelle-
ment vis-à-vis de la Swisspetrol porte sur dix ans. Selon les
articles 23 et 24 de la loi sur les finances de la Confédéra-
tion, le Conseil fédéral est donc tenu d'obtenir des conseils
- Oktober 1982 N
1355
Swisspetrol AG.. Bundeshilfe
législatifs un crédit d'engagement. La compétence de
l'Assemblée fédérale se limite donc à l'octroi du crédit.
Pour cette raison, la référence à l'article 85 de la constitu-
tion en préambule est exacte. La commission a aussi traité
la question de savoir si l'article 14 de la loi sur la prépara-
tion économique de la défense nationale représente une
base juridique suffisante pour l'octroi de l'emprunt à la
Swisspetrol. A ce propos, on a observé que la crise énergé-
tique - la crise du pétrole - permet de parler d'une période
de fortes difficultés économiques. Dans la nouvelle loi sur
l'approvisionnement économique du pays, und disposition
identique est prévue à l'article 21 sous le titre: «Exploitation
de ressources indigènes.» Le Conseil fédéral est compé-
tent pour l'application et l'interprétation de l'article 14 de la
loi sur la préparation de la défense nationale économique et
de l'article 21 de la loi sur l'approvisionnement du pays. Il
apparaît clairement que ces interprétations peuvent chan-
ger avec le temps et qu'il faut s'inspirer de considérations
réalistes. On pourrait aussi se poser la question de savoir, si
l'aide à la Swisspetrol ne pourrait pas être accordée sur la
base de l'article 27
se><ies
de la constitution, article qui se
réfère à la recherche scientifique. Cela n'est pas possible,
car l'article 43, 1
er
alinéa, de la loi sur les rapports entre les
conseils précise que pour un arrêté fédéral simple - et celui
à l'examen en est un - la base légale doit être indiquée. Une
loi sur la recherche n'existant pas encore, la base légale
pour l'opération proposée ne peut être que la loi sur la pré-
paration de la défense nationale économique et la loi sur
l'approvisionnement économique du pays. Je vous invite à
voter l'entrée en matière et à accorder, à la Swisspetrol,
l'aide de 10 millions aux conditions que j'ai précisées.
Stucky, Berichterstatter: Seit fast 30 Jahren wird in der
Schweiz systematisch nach dem Vorhandensein von Koh-
lenwasserstoffen, also von Erdöl.und Erdgas, geforscht.
Der Erfolg ist bisher recht mager, wurde doch lediglich eine
Erdgaslagerstätte, nämlich in Finsterwald/Luzern entdeckt,
deren Nutzung erst noch am Rande der Wirtschaftlichkeit
liegt. Es ist daher verständlich, wenn im Zusammenhang mit
einer Bundeshilfe an die Swisspetrol Holding AG, Zug,
zuerst die Frage gestellt wird, ob eine weitere Forschungs-
tätigkeit überhaupt noch sinnvoll sei.
Vergleicht man die geologischen Verhältnisse der Schweiz
mit den Erdölgebieten anderer Staaten, so kann festgestellt
werden, dass die Muttergesteine, also die Schichten, wo
sich Kohlenwasserstoffe haben bilden können, also auch
die Speichergesteine, durchaus vorhanden sind, dass aber
die gesamte Geologie sehr viel komplizierter ist als ver-
gleichsweise in den grossen marinen Sedimentbecken des
Persischen Golfs, von Nordafrika oder etwa von Texas. Wir
wissen heute, dass das schweizerische Mittelland grund-
sätzlich gleiche Charakteristika aufweist wie der süddeut-
sche Raum, wo Erdöl und Erdgas gefunden wurden. Wir
wissen auch, dass das Voralpengebiet zum Teil über die
Molasse geschoben wurde, und man dort somit ebenfalls
Erdöl finden könnte. Wir können auch nicht ausschliessen,
dass im Jura einmal Erdöl gefunden wird, wenn die techni-
schen Mittel, namentlich die Seismik, verbessert werden.
Der Vergleich mit dem süddeutschen Raum ist in zweierlei
Hinsicht besonders interessant, erstens einmal, um die
Erwartungen über die zukünftigen Funde nicht allzusehr ins
Illusionäre steigen zu lassen, und zweitens, um die Bohrin-
tensität abschätzen zu können. Zu den Funderwartungen:
Im süddeutschen Raum ist das Feld Ampfing der bisher
beste Fund gewesen; er hat rund 100000 Tonnen Öl pro
Jahr während mehreren Jahren geliefert. Die Produktion ist
zurzeit im Absinken. Im Vergleich zum Verbrauch der
Schweiz von rund 11 Millionen Tonnen Öl würde ein glei-
cher Fund also nicht einmal 1 Prozent unseres Bedarfs
abdecken. Das grösste Gasfeld in Süddeutschland ist das
Feld Vilsiburg-Wasserburg mit rund 1 Milliarde Kubikmetern
Gas, was ungefähr unserem Jahresbedarf an Erdgas ent-
spricht. Hier wäre ein gleicher Erfolg für Schweizer Verhält-
nisse also bedeutend, international gemessen allerdings
immer noch gering. Eine alte Erfahrung der Ölwirtschaft
lehrt aber, dass man dort, wo man einmal Öl gefunden hat,
in der Nachbarschaft noch mehr findet. Es ist also durchaus
denkbar, dass es uns gelingt, mehrere, wenn auch beschei-
• dene Felder aufzuspüren und damit doch einen Beitrag für
unsere Landesversorgung zu leisten.
Vergleichen wir mit der Bohrtätigkeit in Süddeutschland, so
stellen wir fest, dass die Zahl der Bohrungen in diesem
Raum unverhältnismässig grösser ist als die bisher 31 Tief-
bohrungen in der Schweiz. Dabei sollte es gerade umge-
kehrt sein, weil der schweizerische Untergrund viel schwie-
riger zu erforschen ist. Einmal spielt die Überschiebung der
Alpen und die damit hervorgerufene tektonische Beanspru-
chung eine Rolle. Im weiteren lehren die bisherigen Bohr-
resultate, dass namentlich Porosität und Permeabilität der
Trägerschichten sehr starken Schwankungen unterliegen.
Zum dritten weichen auch die Schichtfolgen auf relativ
engem geographischem Raum stark voneinander ab. Als
Beispiel können wir die Resultate der Bohrungen Herdern
und Berlingen im Thurgau anführen. Die beiden Bohrungen
sind nur 5 Kilometer voneinander entfernt. Oder die Boh-
rungen im Waadtland: Eclépens und Essertines, 5,5 Kilome-
ter voneinander weg, aber mit völlig verschiedener Permea-
bilität und zum Teil auch Porosität.
Vielleicht muss ich die beiden Ausdrücke erklären, was am
Beispiel des Emmentalerkäses wahrscheinlich am leichte-
sten geht. Die Porosität bezieht sich auf die Löcher und die
Permeabilität auf die Durchlässigkeit. Wenn Sie den
Emmentalerkäse drücken und kneten, erhält er Risse; in
diesem Fall hätte er Permeabilität, sonst nur Porosität.
Oder ich kann als drittes Beispiel die Bohrungen Pfaffnau
und Finsterwald erklären, wo in Finsterwald das Grundge-
birge bei rund 5000 Metern, in Pfaffnau bei 2000 Metern
gefunden wurde. Laienhaft gesehen kann man von einem
helvetischen Untergrund sprechen, der in viele Einzelblöcke
mit verschiedenster Ausgestaltung zerfällt und quasi das
Spiegelbild der Vielgestaltigkeit unseres Landes an seiner
Oberfläche bildet. Das heisst nichts anderes, als dass man
entsprechend viele Bohrungen abteufen muss, um zu
einem Resultat zu kommen.
Wenn im internationalen Durchschnitt auf zehn Bohrungen
eine fündig wird und auf zehn fündige Bohrungen eine zu
einem grösseren, wirtschaftlich nutzbaren Fund führt, dann
dürften in der Schweiz die Verhältnisse insofern schlechter
liegen, als wir mit einer kleineren Erwartungsrate, also mit
noch mehr Bohrungen rechnen müssen; 31 Bohrungen
genügen eindeutig nicht.
Selbst unter diesen 31 Bohrungen gibt es recht zahlreiche,
die Spuren von Kohlenwasserstoffen aufweisen. Ich
erwähne besonders die Bohrung von Essertines-sur-Yver-
don, in der rund 80 Tonnen Öl in einem Förderversuch hat-
ten produziert werden können.
Gesamthaft darf deshalb gesagt werden, dass die Suche
nach Erdöl und Erdgas sinnvoll ist, ein Erfolg sich vermut-
lich in Grenzen halten und der Aufwand relativ hoch sein
wird, weil der schweizerische Untergrund äusserst komplex
ist. Ein Zeichen für diese Beurteilung bildet die Tatsache,
dass die grossen Erdölgesellschaften Esso, Shell und die
Société Nationale Elf-Aquitaine - also die französische Erd-
ölgesellschaft - bereit sind, ihre Forschungsarbeiten in der
Schweiz fortzusetzen, wobei selbstverständlich die Überle-
gung eine Rolle spielt, dass Verträge in der Schweiz noch
eingehalten werden, eine Nationalisierung nicht droht bzw.
die politischen Verhältnisse stabil sind, ein allfälliger Fund in
Konsumnähe liegt und auch die Währungsverhältnisse gün-
stig sind. Es stellt sich somit die Frage, ob es sinnvoll ist,
dass der Bund der Swisspetrol ein Darlehen zur weiteren
Forschung gewährt.
In diesem Zusammenhang muss auf die gewünschte Ket-
tenreaktion hingewiesen werden. Wenn der Bund die 10 Mil-
lionen Franken Darlehen gewährt, sind auch die Kantone,
respektive die Privatinteressenten zur Darlehensgewährung
von insgesamt 5 Millionen Franken bereit. Entsprechende
Entschlüsse sind in den Kantonen der Nordost- und Zen-
tralschweiz, aber auch in Bern und Freiburg bereits gefasst
worden. Bekanntlich liegt das Bergregal bei den Kantonen.
Swisspetrol SA. Aide
1356
N 6 octobre 1982
Diese sind für die Ölkonzessionen auch zuständig, und
somit erklärt sich die kantonale Bereitschaft, die Forschung
am Leben zu erhalten.
Erhält die Swisspetrol ein Gesamtdarlehen von 15 Millionen
Franken, so kann sie aufgrund ihrer Verträge mit den Erdöl-
gesellschaften Esso, Shell und Elf-Aquitaine ihren Anteil
von 10 Prozent an den Forschungskosten berappen. 90
Prozent werden vertragsgemäss von den genannten Gesell-
schaften übernommen. Dies stellt eine äusserst vorteilhafte
Lösung für die Swisspetrol dar, die international gesehen
keineswegs gebräuchlich ist. Mit 15 Millionen Franken wer-
den also weitere 135 Millionen Franken ausgelöst, die zur
Fortsetzung der Bohrkampagne, selbstverständlich nach
vorgenommener und verdichteter Seismik, führen soll. Mit
150 Millionen Franken dürfte eine Grössenordnung erreicht
sein, die ein einigermassen abschliessendes Urteil über das
Vorhandensein von Kohlenwasserstoffen im schweizeri-
schen Untergrund erlauben sollte. Selbstverständlich kön-
nen damit nicht ebenso viele Bohrungen ausgeführt werden
wie mit den bereits bisher investierten rund 200 Millionen
Franken, zumal die Bohrungen in der Regel tiefer werden
und die zum Teil arbeitsintensive Exploration die Teuerung
ebenfalls zu spüren bekommt.
Das Bundesdarlehen soll uns also ein Bild von unserem
Untergrund verschaffen, wobei es doch weit besser ist, zu
wissen, dass wir allenfalls über keine abbaubaren Kohlen-
wasserstätten verfügen, als in der Ungewissheit zu leben,
dass eventuell doch etwas vorhanden ist, was mangels Mit-
tel nicht nutzbringend gefördert werden kann.
In diesem Zusammenhang ist auch auf die Nebenwirkungen
einer Forschungstätigkeit zu verweisen. Die Bohrtätigkeit
erlaubt auch Rückschlüsse von wissenschalftlichem Wert
für unsere geologischen Landeskenntnisse und ist Voraus-
setzung für die Forschung nach Erdwärme. Bereits bei den
in den letzten Jahren abgeteuften Bohrungen sind Messun-
gen vorgenommen worden, wobei die dadurch entstehen-
den Kosten vom Bund, aber auch den Kantonen, zum Bei-
spiel in Herdern vom Kanton Thurgau, übernommen wur-
den. Die Koordination findet durch eine eidgenössische
Kommission statt, die auf der Ebene der Fachleute mit den
Erdöltechnikern festlegt, auf welcher Tiefe welche Versuche
durchgeführt werden sollen. Diese Zusammenarbeit hat
sich bewährt. Für die Forschung nach Erdwärme allein wäre
der Aufwand für Tiefbohrungen viel zu hoch.
In der Kommission wurde eine Ergänzung des Textes des
vorliegenden Bundesbeschlusses beantragt, dass nicht nur
die Erdöl- und Erdgasforschung weitergeführt, sondern
auch die Forschung nach Géothermie ermöglicht werden
soll. Aus dem bereits Gesagten ergibt sich, dass eine sol-
che Textergänzung faktisch nicht notwendig ist. Der
Absicht stünde auch der rechtliche Umstand entgegen,
dass sich die Swisspetrol als forschende Gesellschaft für
Kohlenwasserstoffe vertraglich gegenüber dem Bund gar
nicht verpflichten kann, dass sie selbst auch nach Erd-
wärme forscht. Ihre Aktivität ist nämlich statutengemäss auf
die Suche nach Kohlenwasserstoffen beschränkt. Sie
müsste somit eine Statutenänderung vornehmen.
Im übrigen muss darauf verwiesen werden, dass auch hier
das Bergregal der Kantone gilt. Entsprechend haben die
Kantone, die im Konkordat der schweizerischen Erdöl-
Aktiengesellschaft verbunden sind - es handelt sich um die
Kantone der Nordostschweiz sowie Zug und Schwyz -, eine
Ergänzung ihrer Ölkonzession in dem Sinne beschlossen,
dass die Forschung nach Erdwärme systematisch in
Zusammenarbeit mit der Erdölforschung ermöglicht wird.
Eventuell führt die Forschung auch zum Ergebnis, dass ein
Erdgasfeld entdeckt wird, das sich als Erdgasspeicher ver-
wenden liesse. Voraussetzung einer solchen Operation ist
natürlich, dass sich die Speichergesteine dafür eignen. Hin-
gegen sind die Forschungsergebnisse für die Lagerung von
radioaktiven Abfällen, also für die Tätigkeit der NAGRA, nur
von sehr untergeordneter Bedeutung, aus dem einfachen
Grund, weil die Bohrziele verschieden sind, indem die
NAGRA am kristallinen Grundgebirge interessiert ist, wo
man sicher keine Kohlenwasserstoffe findet, weil diese nur
in den marinen Ablagerungen und in den darüberliegenden
Schichten zu erwarten sind.
In der Kommission hat die rechtliche Abstützung des Bun-
desbeschlusses einige Diskussionen ausgelöst. Der Ent-
wurf des Bundesrates zum Ingress des Bundesbeschlus-
ses erwähnt als Rechtsgrundlage nämlich nur Artikel 85 Zif-
fer 10 BV, also die allgemeine Budgelkompetenz des Parla-
mentes, während in der Botschaft selbst für die Darlehens-
gewährung Artikel 14 des Kriegsvorsorgegesetzes, der
dem Artikel 21 im neuen Landesversorgungsgesetz ent-
spricht, als Rechtsgrundlage angegeben wird. Dies ist im
ersten Moment überraschend.
Es ist aber darauf hinzuweisen, dass Artikel 14 des Kriegs-
vorsorgegesetzes eine Ermächtigung an den Bundesrat
enthält. Die Kompetenz für die Darlehensgewährung bzw.
zum Vertragsabschluss mit der Swisspetrol liegt daher
beim Bundesrat. Er hat jedoch an die Bundesversammlung
zu gelangen, damit ihm die dafür nötigen Mittel zur Verfü-
gung gestellt werden. Würde der Darlehensbetrag von 10
Millionen Franken auf einmal ausbezahlt, so hätte der Bun-
desrat diesen Betrag ins Budget aufgenommen, und die
Räte hätten bei der Budgetberatung entscheiden können,
ob sie den Betrag bewilligen wollen oder nicht. Nun aber
erstreckt sich die Verpflichtung des Bundesrates, die er im
Darlehensvertrag eingehen will, auf zehn Jahre, wobei jähr-
lich nicht mehr als 2 Millionen Franken ausgegeben werden
sollen. Nach Artikeln 23 und 24 des Finanzhaushaltgesetzes
muss daher der Bundesrat von den Räten mit der vorliegen-
den Botschaft einen Verpflichtungskredit einholen.
Die Kompetenz der Bundesversammlung beschränkt sich
daher auf die Kreditgewährung, was durch den Verweis auf
Artikel 85 Ziffer 10 BV zum Ausdruck kommt.
Es wurde auch die Frage diskutiert, ob Artikel 14 des
Kriegsvorsorgegesetzes, der im Kapitel «Massnahmen in
unsicheren Zeiten» steht, eine genügende Rechtsgrundlage
für die Darlehensgewährung darstelle. Es wurde darauf hin-
gewiesen, dass heute von unsicheren Zeiten gesprochen
werden könne. Im neuen Landesversorgungsgesetz ist
übrigens die gleiche Bestimmung mit der Überschrift «Nut-
zung einheimischer Reserven» versehen und eine Anwen-
dung von Massnahmen gemäss Artikel 21 auch in normalen
Zeiten möglich. Für Anwendung und Interpretation des
Kriegsvorsorgegesetzes bzw. des Landesversorgungs-
gesetzes ist der Bundesrat zuständig. Es liegt auf der Hand,
dass diese Bestimmung dem Bundesrat die Freiheit der
Anwendung entsprechend bestehenden Notwendigkeiten
gewährt. Die Ausbeutung von Bodenschätzen ist ein klassi-
scher Fall der Urproduktion. Wenn der Bundesrat also
Finanzhilfen geben will gemäss dem zitierten Artikel 14 für
«Studien und Versuche», kann in einer weitgehenden Ausle-
gung darunter auch «Forschung» ganz allgemein verstan-
den werden. Deshalb liegt es nahe zu prüfen, ob die Hilfe
nicht auf den Forschungsartikel der Bundesverfassung,
d. h. auf Artikel 27 BV, abgestützt werden könnte. Dies ist
jedoch nicht der Fall, da Artikel 43 Absatz 1 des Geschäfts-
verkehrsgesetzes bestimmt, dass bei Einfachen Bundesbe-
schlüssen die Gesetzesgrundlage anzugeben sei. Ein For-
schungsgesetz besteht aber noch nicht und liegt nur im
Entwurf vor. Einstweilen bleibt also das Kriegsvorsorge-
gesetz bzw. Landesversorgungsgesetzes die einzig mögli-
che Rechtsgrundlage.
Die Kommission hat sich auch mit dem Vertragsentwurf
zwischen dem Bund und der Swisspetrol beschäftigt,
obwohl dies Sache der Exekutive ist. Sie konnte sich von
der Zweckmässigkeit der vorgesehenen Regelung überzeu-
gen, zumal der Vertrag die Herausgabe von Forschungser-
gebnissen an den Bund vorsieht, gemäss den geltenden
Konzessionsbestimmungen und nach den gleichen Rech-
ten und Pflichten, wie sie für Konzessionskantone gelten.
Selbstverständlich muss der Bund ebenfalls die Geheim-
haltungspflicht gegenüber Dritten einhalten. Die Rückzah-
lung des Darlehens ist flexibel genug formuliert und erlaubt
eine Umwandlung in Aktien und Genussscheinskapital der
Swisspetrol. Davon bleibt die in den Verträgen zwischen
den Betriebsgesellschaften und den Konzessionskantonen
- Oktober 1982 N
1357
Swisspetrol AG. Bundeshilfe
vorhandene Klausel, dass in den Ausbeutungsgesellschaf-
ten - falls etwas gefunden wird - 51 Prozent des Aktienka-
pitals in schweizerischen Händen liegen müssen, unbe-
rührt.
Zusammenfassend kann gesagt werden, dass die Kommis-
sion zum Schluss kam, die Forschungstätigkeit nach Erdöl-
und Erdgasvorkommen in der Schweiz sollte fortgesetzt
werden können und das Darlehen des Bundes löse beacht-
liche Forschungsmittel Dritter aus, die Gewähr bieten, dass
nach fachgerechten Regeln und mit neuester Technologie
eine zügige Exploration stattfinden kann. Die rechtlichen
Grundlagen werden als gerade noch genügend betrachtet.
Die Kommission hat deshalb bei einer Enthaltung dem Bun-
desbeschluss in unveränderter Form zugestimmt.
M. Cavedini: On a dit et répété, que la diversification de nos
sources d'énergie était une des priorités indiscutées pour
tendre à «l'approvisionnement suffisant et sûr» dont parle
l'article constitutionnel que nous avons adopté. On a
démontré sans difficulté que le pétrole entrait pour une pro-
portion voisine de 70 pour cent dans notre bilan, on a en
outre constaté que nous dépendions de l'étranger dans
une mesure plus forte encore. Ces trois évidences: la diver-
sification nécessaire, la prépondérance du pétrole et la
dépendance de l'étranger, nous conduisent alors très natu-
rellement à entrer en matière sur la proposition du Conseil
fédéral de verser une contribution totale de 10 millions à la
SA Swisspetrol Holding pour assurer la poursuite de la
prospection de gisements de pétrole et de gaz naturel sur
le territoire suisse. On nous permettra cinq remarques.
Premièrement, nous approuvons la ligne de conduite du
Conseil fédéral qui a demandé aux cantons de veiller, dans
l'octroi de concession, à l'indépendance et à la neutralité
du pays, c'est dire que seules les sociétés suisses sous
contrôle helvétique se voient accorder de telles autorisa-
tions. La SA Swisspetrol Holding répond à cette définition.
Deuxièmement, la prospection pétrolière et gazière est par-
ticulièrement délicate dans notre pays. Les coûts en sont
élevés en raison de la structure géologique du sous-sol et
des précautions techniques qu'il convient de prendre. Si les
perspectives énergétiques demeurent réservées, nous
devons néanmoins saisir chaque occasion d'augmenter nos
ressources, c'est dire l'intérêt du programme de 130 mil-
lions que l'on a voulu développer entre 1973 et 1982. Les
forages effectués dans les cantons de Fribourg, de Vaud,
de Lucerne et de Thurgovie ont donné des indications varia-
bles mais non négligeables. Les perspectives du futur pro-
gramme de 150 millions sont plus positives encore et nous
sommes d'accord avec l'aide fédérale de' 10 millions qui
permettra à la société de libérer les 15 millions représentant
le 10 pour cent de ce nouveau programme.
Troisièmement, la promotion de recherche d'agents éner-
gétiques indigènes relève pour une part d'une politique de
prévoyance en cas de guerre et de crise. On a évoqué le
cas particulier du gaz qui pourrait être prometteur dans ces
recherches. La difficulté de son utilisation réside dans son
stockage qui serait facilité en cas de production indigène.
Quatrièmement, la loi donne la possibilité à la Confédéra-
tion «d'encourager par des subventions, des prêts et
d'autres moyens appropriés les études, recherches et
autres préparatifs ayant trait à l'utilisation des ressources
naturelles du pays»; c'est l'article 14 de la loi fédérale sur la
préparation de la défense nationale économique. Le projet
qui nous est proposé va à l'évidence dans ce sens.
Cinquièmement, le contrat prévu est favorable à l'intérêt
public. Si le prêt, en principe, est consenti sans intérêt, il
n'en irait pas de même en cas de rentabilité des
recherches. En outre, les résultats de ces mêmes
recherches qui auraient été financées partiellement par les
subsides fédéraux seront mis à disposition de la Confédé-
ration. Le Conseil fédéral se réserve la possibilité de partici-
per à Swisspetrol jusqu'à concurrence du montant des
contributions fournies.
En conclusion, le groupe libéral entrera en matière pour la
réalisation de ce projet intéressant parce qu'il permettra de
mieux mettre en valeur les ressources du sous-sol, qu'il
favorisera l'étude de différents stockages gaziers. La forme
de la participation des pouvoirs publics dans cette entre-
prise est intéressante dans la mesure où nous pouvons
avoir la certitude qu'une éventuelle société d'exploitation
serait sous contrôle helvétique. Nous demandons au
Conseil fédéral de nous redonner cette assurance et de
préciser que la convention à passer avec Swisspetrol le
garantira.
Meier Kaspar: Die freisinnige Fraktion stimmt dem Bundes-
beschluss zu. Wenn ich mich hier äussere, so deshalb, weil
ich seit mehr als 20 Jahren die Bemühungen um die Suche
nach Erdöl und Erdgas in der Schweiz aus nächster Nähe
verfolge. Als nebenamtlicher Geschäftsführer der LEAG
(der Aktiengesellschaft für luzernisches Erdöl) bin ich,
wenn auch nicht direkt, so doch zum Teil an der Gewährung
dieses Darlehens interessiert, denn die Swisspetrol ist zu
rund einem Drittel Aktionär der LEAG. Ich lege Wert darauf,
diese Interessenbindung meinerseits offen bekanntzuge-
ben.
In der bundesrätlichen Botschaft sind die Gründe für die
Gewährung des Darlehens eingehend dargelegt, und der
Kommissionspräsident wie auch der Referent deutscher
Sprache haben ja sehr ausführlich berichtet. Diesen Aus-
führungen habe ich nichts beizufügen.
Dagegen kann ich noch etwas zum Gasfund in Finsterwald
sagen, und zwar etwas mehr als auf Seite 10 der Botschaft
enthalten ist. Wie Sie der Botschaft entnehmen können,
rechnen die Fachleute mit einem Gasvolumen von 70 bis
170 Millionen Kubikmeter Gas. Da man in der Regel nur
etwa 80 Prozent des Volumens fördern kann, verbleibt also
eine förderbare Menge von 56 bis maximal 136 Millionen
Kubikmeter. Bei einem heutigen mittleren Gaspreis von
etwa 30 Rappen pro Kubikmeter würden Einnahmen ermög-
licht in der Grössenordnung von 16,8 (um genau zu sein)
bis 40,8 Millionen Franken. Die Förderung des Gases in Fin-
sterwald kann nicht auf einen Schlag durchgeführt werden.
Sie muss sich auf mehrere Jahre erstrecken, weil die
Gefahr eines gewissen Wassereinbruches entsteht, wenn
zu grosse Gasentnahmen auf einmal erfolgen. Wir haben in
der Versuchszeit in der Stunde bis zu 10000 Kubikmeter
Gas abgefackelt, und es hat sich gezeigt, dass man diese
Menge nicht längere Zeit entnehmen kann. Bevor das Gas
verkauft werden kann, sind noch verschiedene Investitionen
notwendig, wie die Förderanlage in Finsterwald, dann eine
Gastrockungsanlage, eine Pipeline (glücklicherweise befin-
det sich die Transitgasleitung Holland-Italien in etwa 5 Kilo-
meter Entfernung, man kann also das Gas von Finsterwald
in diese Transitleitung einführen); dann muss man auch mit
jährlichen Kosten für die Überwachung, die Wartung usw.
rechnen. Berechnungen haben ergeben, dass zur Auswer-
tung dieses Gases nochmals 10 bis 12 Millionen Franken
notwendig sind, neben den rund 30 Millionen Franken, die-
die ganze Suche in Finsterwald allein gekostet hat. Wir
ersehen daraus, dass im pessimistischsten Falle die Neuin-
vestitionen gedeckt sind, aber sehr wenig verbleibt zur
Deckung der übrigen Kosten. Nicht einmal im optimistisch-
sten Fall könnten die ganzen Kosten der Unternehmung
Finsterwald gedeckt werden. Es wurde auch eingehend die
Frage studiert, ob nicht diese Lagerstätte als Speicher ver-
wendet werden kann. Bekanntlich sucht ja die Gasindustrie,
die eine Verpflichtung hat, Vorräte für schlechte Zeiten
anzulegen, nach Gasspeichern. Leider eignet sich diese
Lagerstätte in Finsterwald nicht als Gasspeicher. Aus geo-
logischen Gründen ist das nicht möglich, weil sich der Spei-
cher in einem sogenannten Karstgestein befindet.
Es wurde ferner die Frage aufgeworfen, ob man das Gas-
vorkommen als Notvorrat verwenden könnte. Auch dies
muss verneint werden. Einmal ist dieser Vorrat natürlich
sehr gering. Zum anderen - das habe ich bereits ausgeführt
- kann er nur sehr langsam entnommen werden. Es muss
auch festgestellt werden, dass wir in der Schweiz nun ein-
mal Versuche machen sollten, Gas zu fördern, um weitere
wissenschaftliche Erkenntnisse zu erhalten. Die einge-
Swisspetrol SA. Aide
1358
N 6 octobre 1982
hende Prüfung der Frage Notvorrat musste also ebenfalls
negativ entschieden werden.
Ich glaube, gerade der Gasfund in Finsterwald zeigt, dass
es richtig ist, wenn hier die Forschung weitergetrieben wird.
Es bestehen doch gewisse Chancen - das haben auch die
Herren Referenten ausgedrückt -, dass man in der Schweiz
Oel oder Gas findet, wenn auch aller Voraussicht nach lei-
der nicht in gleichen Mengen wie in Saudi-Arabien oder in
anderen nahöstlichen Ländern.
Ich möchte noch darauf hinweisen, dass das Darlehen des
Bundes nicht etwa - wie man etwa meinen Ausführungen
entnehmen könnte - für die Finanzierung der Aufwendun-
gen in Finsterwald verwendet wird. Der Beitrag des Bundes
wird ausschliesslich für neue Forschungszwecke verwen-
det. Erfreulicherweise wird die Privatwirtschaft auch im
neuen Programm - Sie haben das gehört - den Grossteil
der Kosten tragen. Ich bitte Sie im Namen der freisinnig-
demokratischen Fraktion, dem Bundesbeschluss zuzustim-
men.
M. Borei: En étudiant le message du Conseil fédéral
concernant l'aide à Swisspetrol SA, le groupe socialiste a
relevé un certain nombre d'aspects positifs et un certain
nombre d'aspects négatifs. Le positif lui semblant l'empor-
ter, la majorité du groupe a décidé de voter le crédit qui
nous est demandé.
Je commencerai par les points qui nous paraissent négatifs
et j'en enumererai cinq.
- Certains milieux demandent à la Confédération de dimi-
nuer ses prestations, de renoncer à certaines de ses
tâches et d'en refuser de nouvelles. Et voici que ces
mêmes milieux, dont un des illustres porte-parole est M. le
rapporteur de langue allemande, viennent tendre la main
pour 10 millions de subventions en faveur d'une de leurs
protégées, la SA Swisspetrol! Si nos sentiments l'empor-
taient sur notre raison, nous refuserions cette intervention
de l'Etat dans l'économie, pour confronter MM. Stucki et
consorts avec leurs principes.
- Il est évident que la forme de l'aide, un prêt, et la struc-
ture juridique de la société ne nous conviennent pas entiè-
rement. Nous aurions préféré que la recherche pétrolière
en Suisse soit dirigée par une société d'économie mixte
plutôt que par une société anonyme dont les pouvoirs
publics ne sont pas actionnaires. Plutôt que d'accorder un
prêt, la Confédération aurait pu participer au capital-action
et encourager les cantons à faire de même. Les pouvoirs
publics auraient ainsi eu l'occasion de contrôler la gestion
et d'influer directement sur les options concernant les
forages qui seront faits dans notre sous-sol.
- La Confédération accorde 10 millions pour faire des
recherches de gisements pétroliers ou gaziers. Elle
n'accorde que 15 millions pour la recherche concernant
des énergies nouvelles. Comparé à son effort en matière de
forages, l'effort de la Confédération en faveur des énergies
dites «douces» devrait être bien plus important.
- Nous regrettons que la Confédération n'ait pas plus de
garanties pour utiliser à son gré les renseignements obte-
nus grâce aux forages prévus. Nous espérons que Swiss-
petrol SA, qui garde, à notre avis, un trop grand pouvoir de
contrôle sur les résultats de ses recherches, saura faire
preuve d'un esprit de collaboration avec les services com-
pétents de la Confédération.
- La SA Swisspetrol est une société suisse allemande. En
particulier son conseil d'administration, de 19 membres, ne
comporte que trois otages représentants des trois minori-
tés romande, tessinoise et grisonne. A partir du moment où
la Confédération accorde une aide qui correspond au tiers
du capital-action actuel, on pourrait espérer que la SA
Swisspetrol s'ouvre un peu sur les minorités.
Venons-en maintenant aux aspects positifs qui nous parais-
sent d'une importance suffisante pour apporter notre adhé-
sion au projet. J'en citerai cinq.
- On se plaint souvent de ne pas trouver en Suisse de
capital-risque. Or, pour financer des forages pétroliers, il
faut trouver un tel capital-risque. La contribution de la
Confédération aura un effet multiplicateur puisque 10 mil-
lions provenant du ménage fédéral susciteront des investis-
sements d'au moins 150 millions, financés pour l'essentiel
avec des capitaux allemands. Pour autant que l'on juge ces
forages utiles, il faut admettre que, proportionnellement, ils
ne coûteront pas cher à la Confédération.
- On sait l'importance que jouent et joueront les questions
énergétiques pour l'avenir de notre pays. Dans ce contexte,
nous ne pouvons refuser un investissement relativement
modeste qui nous permettra de savoir dans quelle mesure
le sous-sol du pied des Alpes recèle ou non des gisements
intéressants. Ce refus serait d'autant plus incompréhensi-
ble que le dernier forage, réalisé à Finsterwald, a mis en évi-
dence un gisement de gaz relativement important.
- On l'a déjà rappelé, les gisements gaziers peuvent être
comparés à des bouteilles. On peut commencer par les
vider, mais on peut aussi, souvent - et ce n'est malheureu-
sement pas le cas pour Finsterwald - les remplir par la
suite. Si l'on mettait en évidence quelques réservoirs dans
notre sous-sol, cela n'aurait bien sûr pas de conséquences
extraordinaires sur notre approvisionnement global en
énergie, mais cela aurait des conséquences très impor-
tantes sur la sécurité de cet approvisionnement. A l'heure
actuelle de nos connaissances, c'est vraisemblablement le
seul moyen de stocker des quantités de gaz aussi impor-
tantes. Ce sera la tâche des cantons concernés et de la
Confédération de gérer au mieux de tels gisements.
- Pour de très nombreuses raisons, il serait opportun de
mieux connaître le sous-sol du pied des Alpes. Je pense ici
tout particulièrement à la géothermie et à la sismologie.
Mais, de manière générale, les connaissances sur la géolo-
gie de la Suisse sont encore très limitées et mériteraient
d'être développées. Les forages suscités par Swisspetrol
SA devraient fournir dans ces domaines des sous-produits
intéressants.
- Il est prévu dans le projet de convention entre Swisspe-
trol et la Confédération, que cette dernière pourra déléguer
un à deux représentants dans les organes de direction de
chaque projet de recherche. Cette collaboration, dans cha-
que cas concret, entre services de la Confédération et
chercheurs, me paraît extrêmement positive.
J'en arrive à la conclusion. Le groupe socialiste, en votant le
crédit qui nous est proposé, est parfaitement conscient du
fait que le prêt que nous accordons à Swisspetrol SA sera,
selon toute vraisemblance, une contribution à fonds per-
dus. Il est fort probable que les forages ne seront pas ren-
tables, au sens économique du terme. Leurs retombées
scientifiques nous paraissent cependant suffisamment
importantes pour mériter un soutien financier de la part de
la Confédération.
Nous souhaiterions que la Confédération prenne des res-
ponsabilités plus importantes dans ces domaines. Le projet
de convention entre la Confédération et Swisspetrol prévoit
la possibilité, pour un représentant de la Confédération, de
siéger au Conseil d'administration. Monsieur le Conseiller
fédéral, avez-vous l'intention de faire usage de cette possi-
bilité? Je souhaiterais que ce soit le cas.
Je vous invite à entrer en matière et à voter le crédit qui
nous est proposé.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.15 Uhr
La séance est levée à 12 h 15
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Swisspetrol AG. Bundeshilfe
Swisspetrol SA. Aide
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1982
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
12
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
82.046
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
06.10.1982 - 08:00
Date
Data
Seite
1353-1358
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