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CH_VB_001Ch Vb4 oct. 1982Ouvrir la source →
Développement et formation technologiques 1278 N 4 octobre 1982 Differenzen zu den ständerätlichen Beschlüssen geschaf- fen. In fünf Fällen hat sich der Ständerat vergangene Woche unsern Beschlüssen angeschlossen. Es bleibt also noch eine Differenz, nämlich bei Artikel 24octies Absatz 1 Lite- ra c; es handelt sich um die sogenannte Förderungskompe- tenz. Der Bundesrat hat vorgeschlagen, die Entwicklung von Techniken zu fördern, die der sparsamen und rationel- len Energieverwendung, der Nutzung neuer Energien und der breiten Fächerung der Energieversorgung dienen. Der Ständerat hatte folgende Fassung beschlossen: «... ratio- nellen Energieverwendung, der Nutzbarmachung herkömm- licher und neuer Energien ...» Der Ständerat findet seine Fassung aus folgenden Gründen besser:
In der Förderung und Entwicklung sollen alle Energien eingeschlossen sein, zum Beispiel auch die hydraulische.
Mit dem Ausdruck «herkömmlich» weise man in der Ziel- setzung eher auf das Postulat Sparen hin, mit nur «neue Energien» lediglich auf das Substituieren. Beide Zielsetzun- gen seien aber nötig.
Dem Ausdruck «herkömmlich» entspreche eher «die Nutzbarmachung» statt der Nutzung neuer Energien. • Unsere Kommission hat sich am vergangenen Donnerstag mit der Differenz auseinandergesetzt und sie beantragt Ihnen einstimmig (bei einer Enthaltung), sich der ständerät- lichen Fassung anzuschliessen. Damit hätten wir die letzte Differenz bereinigt, und der Energieartikel wäre am Ende der Beratung in unseren Räten. M. Cavedini, rapporteur: Six divergences nous séparaient du Conseil des Etats. Celui-ci s'est rallié sur cinq points à la position de notre conseil. Il ne subsiste donc plus qu'une dernière divergence qui ne devrait pas nous arrêter très longtemps et qui est la suivante: le Conseil des Etats pro- pose de «tirer profit des énergies conventionnelles et nou- velles...» alors que notre conseil suggère seulement de «recourir à des énergies nouvelles...». Puisque la Chambre haute maintient sa position, votre commission, à l'unanimité moins une abstention, vous demande de suivre ladite cham- bre dans sa décision. En effet, la proposition du Conseil des Etats n'offre pas d'opposition fondamentale à la doc- trine suivie dans la discussion de cet article. Si l'on veut que soit maintenue la notion d'énergie conventionnelle, il convient simplement de garder la formule: «tirer profit», au lieu de chercher à conserver la notion d'un recours systé- matique à des énergies nouvelles qui nous entraînerait trop loin. En résumé, nous vous prions de vous rallier à la proposition du Conseil des Etats et de supprimer ainsi cette dernière divergence. Angenommen - Adopté An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 82.008 Technologische Entwicklung und Ausbildung Développement et formation technologiques Botschaft und Beschlussentwurf vom 3. Februar 1982 (BEI l, 1263) Message et projet d'arrêté du 3 février 1982 (FF I, 1278) Beschluss des Ständerates vom 24. Juni 1982 Décision du Conseil des Etats du 24 juin 1982 Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière M. Morel, rapporteur: Le message relatif à des mesures destinées à promouvoir le développement et la formation technologiques comprend trois parties. La première porte sur l'évolution conjoncturelle et les pers- pectives de croissance à long terme. La deuxième présente un bilan intermédiaire du premier programme d'impulsion que notre Parlement a décidé en 1979. Dans une troisième partie, le Conseil fédéral nous propose quatre séries de mesures nouvelles destinées à encourager la formation et le perfectionnement technologiques, ainsi qu'à renforcer systématiquement le développement de la technologie. Les crédits d'engagement demandés portent sur un mon- tant total de 51 millions de francs, à répartir sur six ans. Etant donné la nécessité de procéder à certains travaux préparatoires urgents, le Conseil fédéral nous demande, en outre, de lui accorder un crédit supplémentaire de 2,9 mil- lions de francs, à valoir sur le budget 1982. D'aucuns peuvent se demander pourquoi le Conseil fédéral consacre une large partie de son message à l'évolution conjoncturelle et aux perspectives de croissance à long terme. Lors des délibérations parlementaires sur le nouvel article conjoncturel, le Conseil fédéral proposait de nous soumettre un rapport annuel sur la situation conjoncturelle et sur les mesures prises. Nous avions alors renoncé à un compte rendu périodique et décidé que le Conseil fédéral devrait nous présenter une vue d'ensemble lors des propo- sitions de mesures de politique conjoncturelle et de crois- sance, d'où le rapport conjoncturel exhaustif qui se trouve dans le présent message. Le Conseil fédéral a en l'occasion, lors du débat de la semaine dernière sur la situation économique, de nous rap- peler son analyse de la situation. Afin d'éviter des redites, je me contenterai de mentionner que déjà dans son message du 3 février 1982, le Conseil fédéral était d'avis que la situa- tion économique actuelle ne justifiait pas la mise en œuvre d'un programme général de relance visant à soutenir l'emploi. Son opinion n'a donc pas changé, vous avez pu vous en rendre compte la semaine dernière. En revanche, le Conseil fédéral se déclare prêt à prendre des mesures ponctuelles en faveur de l'adaptation technologique de notre industrie, là où des points faibles se font sentir, d'où les quatre trains de mesures proposés. Notre commission unanime, après avoir entendu divers experts, a décidé d'entrer en matière sur ces propositions. I. Le Conseil fédéral prévoit tout d'abord l'organisation de cours de perfectionnement en informatique de gestion. La technique informatique permet aux entreprises d'économi- ser des coûts dans les domaines de la vente et de l'admi- nistration. Pour y parvenir, les entreprises doivent pouvoir disposer d'un personnel maîtrisant cette nouvelle techni- que. Les offres d'emplois dans les journaux confirment que la pénurie de personnel dans le domaine de l'informatique commerciale et administrative est très grande. C'est la rai-
Oktober 1982 N 1279 Technologische Entwicklung und Ausbildung son qui incite le Conseil fédéral à proposer la création d'une Ecole suisse d'informatique de gestion, qui aura un siège à Zurich et un autre à Lausanne. Le programme complet de la formation s'étendra sur quatre mois. Il comprendra un cours de programmation de quatre semaines, un cours d'informatique moderne et d'introduction à l'analyse de sys- tème de six semaines et un cours de direction de projet de six semaines. Les personnes ayant suivi cet enseignement dans ces écoles de jour posséderont une formation d'assistant de chef de projet. Diverses associations et organisations sont disposées à conclure un contrat avec la Confédération en vue de la création de cette école et sont prêtes à assurer la respon- sabilité de l'exécution des cours. Il est prévu d'organiser au maximum huit cycles de cours annuels en Suisse alémani- que et quatre en Suisse romande. La Confédération s'engage à prendre à sa charge la plus grande partie des frais d'organisation des cours. L'économie privée partici- pera pour plus de la moitié du coût total en assumant les pertes de salaire, les frais supplémentaires éventuels pour le logement et l'entretien des élèves, ainsi qu'une partie de l'écolage. Le Conseil fédéral nous demande, par consé- quent, de lui accorder un crédit d'engagement portant sur six ans, s'élevant à 13 millions de francs. De plus, un crédit supplémentaire de 1 350 000 francs est nécessaire pour l'exercice budgétaire 1982. II. La deuxième mesure proposée porte sur l'organisation de cours de perfectionnement dans le secteur de la construction des machines. Comme le relève le Conseil fédéral dans son message, le ralentissement de la crois- sance démographique et économique des pays industriels traditionnels freine leurs besoins en machines sophisti- quées, dont l'emploi ne se justifie que par une augmenta- tion considérable de la production. En revanche, la demande s'accroît de machines et d'installations pouvant être utilisées de manière flexible et sans grands investisse- ments d'adaptation, en cas de modification de la gamme de production. La production de telles machines et installa- tions, qui permettent un abaissement du coût salarial et une réduction des dépenses en énergie, est maintenant possi- ble grâce à la micro-électronique, à l'informatique et à l'amélioration des techniques de réglage et de mesures. Au cours des dix dernières années, les importations de biens d'investissement ont augmenté bien plus fortement que les exportations. Le tableau 11 dans les annexes du message le prouve. Cela laisse supposer un affaiblissement de notre base de production intérieure. L'évolution des cours des changes n'explique pas toute cette tendance nouvelle. Des lacunes en matière de formation ont égale- ment joué un rôle négligeable. Or, si la Suisse veut conser- ver sa position parmi les quinze principaux pays exporta- teurs de machines, elle ne pourra le faire durablement en consentant des sacrifices sur les marges de bénéfices, ce qui a été le cas ces dernières années. Si l'on ajoute à cela que, d'une part, les effectifs de diplômés formés par nos écoles polytechniques fédérales stagnent alors que, d'autre part, les nombreux étrangers disposant d'une profession technique, et ayant quitté notre pays lors de la récession du milieu des années 1970, n'ont pas été remplacés par des travailleurs aussi qualifiés, il faut en conclure que seul un renforcement de la formation de nos cadres techniques permettra de relever le défi technologique que nous lance nos concurrents étrangers. L'insuffisance de la relève en ingénieurs, la remontée du franc suisse vont augmenter l'attrait de méthodes de travail recourant aux microprocesseurs et aux mini-ordinateurs dans la construction des machines. Cependant, le recours à ces nouvelles techniques ne va pas sans poser un certain nombre de problèmes. Les programmes que l'on peut acheter ne sont pas suffisamment adaptés aux exigences spéciales d'une entreprise. Seule une formation supplé- mentaire des ingénieurs et techniciens permet d'assurer le contrôle et le développement d'un système, sans avoir à traverser une longue période d'insécurité et d'improvisa- tion. Actuellement, aucune des options de formation offertes aux ingénieurs n'est à même de leur inculquer toutes les connaissances spécialisées requises simultané- ment. Un groupe de travail, composé de personnes issues de l'économie et de nos hautes écoles techniques, est arrivé à la conclusion qu'il serait possible, grâce à des cours de perfectionnement, de faciliter sensiblement le processus d'adaptation et de recyclage. Il propose, et le Conseil fédé- ral a fait sienne cette conception, un programme en trois points: d'abord, organiser des cours de formation complé- mentaire pour spécialistes, d'une durée totale de 300 heures. L'activité professionnelle des participants ne devrait pas être interrompue. D'autre part, organiser des études pour postgradués d'une durée de cinq à six mois. Dans ce cas également, il n'est pas prévu d'interrompre l'activité professionnelle des participants et, enfin, il est prévu d'organiser des séminaires pour cadres supérieurs. Le groupe d'experts recommande de concentrer les cours prévus dans les écoles techniques supérieures de Berne, Lausanne et Winterthour. L'organisation de cours à plein temps pourra également être envisagée selon la demande. La Confédération participera pour moitié aux coûts de l'organisation des cours, le reste étant supporté par l'éco- nomie privée et par les participants. Le crédit d'engage- ment qui nous est demandé s'élève à 17 millions de francs, répartis sur une période de six ans également. Un crédit supplémentaire de 1 350 000 francs est demandé pour l'exercice 1982. III. Le Conseil fédéral nous propose, en outre, de promou- voir le développement technologique des capteurs pour la technique de mesures et de réglage. C'est le troisième volet de son programme. Sans vouloir entrer dans des considérations trop techni- ques, il faut préciser que les robots industriels, les installa- tions de production automatisée, les appareils d'analyse requièrent des appareils, appelés capteurs ou sondes, qui procèdent à des mesures et les convertissent en signaux électroniques qui, eux, alimentent des calculateurs. Il ressort de sondages effectués par divers instituts suisses de recherche, que l'acquisition de capteurs pour les besoins de notre industrie devient de plus en plus difficile. Les fournisseurs hésitent à répondre favorablement aux demandes relatives à des exécutions spéciales qui impli- quent des technologies partiellement nouvelles et dont les débouchés sont encore limités. Une collaboration avec des instituts de recherche paraît indispensable. C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral propose d'accorder un cré- dit d'engagement de six millions de francs, limité à six ans, en faveur de la promotion du développement des capteurs. L'économie privée prendra à sa charge la moitié du coût de ces développements, les divers projets devront, en outre, être approuvés par la Commission pour l'encouragement de la recherche scientifique. IV. Enfin, le Conseil fédéral nous propose des mesures en faveur des installations techniques des bâtiments. En Suisse, le chauffage des locaux et des habitations, ainsi que le chauffage de l'eau, accaparent près de la moitié de l'énergie totale consommée. Or, diverses études ont permis de constater que la consommation moyenne d'énergie des immeubles existants pouvait être réduite de vingt à trente pour cent dans les vingt prochaines années. Le programme que nous propose le Conseil fédéral porte sur la formation de base et la formation complémentaire dans le domaine des installations techniques des bâtiments, ainsi que sur les tests et mesures nécessaires des installations et appa- reils techniques des bâtiments. Il est prévu d'organiser deux types de cours d'appui professionnel: l'un sera consa- cré aux installations techniques complexes, l'autre, en revanche, s'occupera de réalisations plus simples. Il est prévu également d'organiser des cours relatifs à la coordi- nation des installations techniques des bâtiments. Enfin, le problème du contrôle et du réglage ultérieur des installa- tions fera l'objet de cours qui seront précédés par la mise sur pied d'un programme systématique de mesures et d'essais.
Développement et formation technologiques 1280 N 4 octobre 1982 Tous ces cours seront organisés par les associations et les écoles existantes. Les coûts de l'élaboration de la docu- mentation, ainsi que ceux du programme de mesures et d'essais, devront être pris en charge par la Confédération. Les participants devront payer une contribution et l'écono- mie privée prendra à sa charge environ la moitié des coûts de formation. Le montant global à la charge de la Confédération est estimé à 15 millions de francs à répartir sur une période de six ans. De plus, un crédit supplémentaire de 200 000 francs devra être prévu dans le budget de 1982. Pour l'ensemble de ces quatre projets, l'engagement de la Confédération représente donc 51 millions de francs répar- tis sur six ans. Le montant n'a pas pu être retenu dans le plan financier de l'année 1983 et dans les perspectives pour 1984 et 1985. Le Conseil fédéral part de l'idée que les moyens visant à animer l'économie doivent être mis à dis- position en dehors des dépenses prévues dans les plans financiers. Il faut ajouter que les montants prévus pour la formation complémentaire dans le domaine de l'informati- que de gestion et de la construction des machines, ainsi que pour la promotion du développement technologique, tombent sous le coup de l'arrêté fédéral du 20 juin 1980 réduisant certaines prestations de la Confédération en 1981, 1982 et 1983. C'est pourquoi les parts de crédit d'engagement prévues pour les années 1982 et 1983 doi- vent être réduites de 10 pour cent. Si la prolongation de cet arrêté est décidée définitivement par nos deux conseils, elle sera appliquée également à ces objets. Il n'y aura pas d'engagement de fonctionnaires supplémentaires et l'exé- cution de ces mesures n'entraînera aucune charge supplé- mentaire aux cantons et aux communes. La question s'est posée en commission de savoir quelle relation ces mesures pouvaient avoir avec la politique conjoncturelle. Il est en effet légitime de se demander si elles ne servent pas purement et simplement à combler des lacunes en matière de politique de la formation. Le Conseil fédéral considère que la politique de croissance qui doit être appliquée aujourd'hui, appelée également «économie de l'offre», doit viser le renforcement et la restructuration de l'offre. Cette politique est censée exercer un effet stimu- lant sur l'accroissement de la productivité du travail et, par- tant, une influence favorable sur les coûts et les prix. En l'état actuel de notre développement économique et compte tenu de la concurrence internationale, il faut consi- dérer que la formation et la recherche sont les principales sources de développement de notre économie. Il est donc opportun de considérer les mesures qui nous sont propo- sées dans le cadre de la politique conjoncturelle de la Confédération. Un autre problème, évoqué en commission, a été celui du choix entre l'aménagement des programmes de nos écoles techniques et l'intensification de la formation continue. En réalité, l'un n'exclut pas l'autre. Il faut toutefois se rendre à l'évidence que l'ajustement des programmes d'enseigne- ment et des données institutionnelles exige un temps considérable. Plusieurs années s'écoulent jusqu'à ce que les premiers diplômes quittent les écoles. D'autre part, nous allons assister ces prochaines années à une diminu- tion du nombre des étudiants et des apprentis. Afin de pou- voir suivre révolution des connaissances, il est donc impé- rieux d'encourager systématiquement la formation complé- mentaire. Ceci d'autant plus que la réaction des travailleurs et des milieux intéressés par ces mesures d'impulsion est très positive et très encourageante aussi. Le bilan intermé- diaire du premier programme d'impulsion que nous avons décidé en 19179 peut, en effet, être qualifié de très favora- ble. L'Ecole suisse de logiciel de Berne, qui a été créée grâce à ce premier programme d'impulsion, a affiché «com- plet» dès le début, et l'on ne constate aucun fléchissement de la demande de la part des étudiants. Le rayonnement souhaité sur d'autres établissements de formation s'est également amorcé. Les deux écoles poly- techniques fédérales ont, depuis lors, créé une formation pour des ingénieurs de l'informatique technique. D'autre part, certaines écoles d'ingénieurs de notre pays ont également mis l'informatique à leur programme. Les cours de perfectionnement relatifs à l'assainissement tech- nique des bâtiments, qui était un autre volet du premier pro- gramme d'impulsion, ont été fréquentés par plus de 5000 architectes, ingénieurs et spécialistes de tous les échelons des professions de la construction jusqu'à la fin de 1981. Les autres mesures prises en 1979 en faveur de l'Associa- tion suisse des électriciens pour la mise sur pied du Centre suisse d'essais des composants électroniques, à Neuchâ- tel, la somme investie pour encourager la recherche et le développement axé sur la pratique, ainsi que les mesures prises pour favoriser l'accès aux banques de données et à la littérature technique concernant les brevets, peuvent toutes être qualifiées de très positives. Pour toutes ces raisons, nous pensons qu'il est indispensa- ble d'entrer en matière sur le deuxième programme d'impulsion que nous propose le Conseil fédéral. La com- mission a décidé, le 19 août 1982, par 18 voix contre 0 et aucune abstention, de vous recommander l'adoption des mesures qui nous sont proposées par le Conseil fédéral. Frau Segmüller, Berichterstatterin: Mit der vorliegenden Botschaft unterbreitet Ihnen der Bundesrat ein Massnah- menpaket zur Förderung der technologischen Entwicklung und Ausbildung, kurz Impulsprogramm II genannt. Die Bot- schaft gibt im ersten Teil einen Überblick über die konjunk- turelle Lage, der zweite Teil enthält eine Zwischenbilanz des Impulsprogramms l von 1978, das auf vier Jahre befristet ist und Ende 1982 ausläuft, und im dritten Teil werden neue Massnahmen zur Förderung der technologischen Entwick- lung und Ausbildung beantragt. Zum ersten Teil, zur Wirtschaftslage. Als ernst, aber nicht dramatisch, so liesse sich die zweitägige Wirtschaftsde- batte von letzter Woche zusammenfassen. Obschon sich die Beschäftigungslage in unserem Land in den letzten Monaten merklich, verschlechtert hat (Beispiel Uhren- und Maschinenindustrie), drängen sich gegenwärtig keine umfassenden Arbeitsbeschaffungsprogramme auf. Dies ist das Fazit sowohl der vorliegenden bundesrätlichen Bot- schaft vom Februar 1982 als auch der Diskussion zur Wirt- schaftslage in unserem Rat. Einmütigkeit besteht aber darin, dass sich Schwachstellen unserer Wirtschaft abzeichnen im Bereich der technologischen Anpassung, der Mikroelektronik. Zum Impulsprogramm l: Die Anpassung der Erstausbildung an neue Erkenntnisse braucht Zeit. Immer grössere Bedeu- tung erhält daher - neben der Erstausbildung - die Förde- rung der systematischen Weiterbildung. Mit dem Impulspro- gramm l von 1978 wurden neben anderen Massnahmen bereits zwei solche befristete Weiterbildungsprogramme geschaffen: die Softwareschule Schweiz in Bern und Kurse für die wärmetechnische Gebäudesanierung. Das Impuls- programm l hat sich bewährt. Dies kann man als Zusam- menfassung festhalten. Das Programm der Softwareschule wird bereits in die bestehenden Hochschulen und techni- schen Lehranstalten integriert. Die Kurse für Gebäude- sanierung haben sich allein schon dadurch für den Bund ausbezahlt, als die Kurskosten bereits wettgemacht wurden durch die aufgrund der erworbenen Kenntnisse erfolgte Gebäudesanierung und die entsprechende Energieeinspa- rung. Die Kurse für Gebäudesanierung wurden von insge- samt 5000 Fachleuten besucht. Die erarbeiteten Unterlagen bleiben wertvoll für die Anstrengungen im Energiesparen für Kantone und Gemeinden. Zum Impulsprogramm l gehörten aber auch Arbeitsbe- schaffungsmassnahmen, unter anderem Militärhemden für 30 Millionen Franken. Solche direkt beschäftigungspolitisch wirksamen Massnahmen sind im neuen Impulsprogramm II, das heute vorliegt, nicht vorgesehen. Und nun zu diesem Impulsprogramm II. Von grösster Bedeutung für die Anpassungsfähigkeit einer Wirtschaft ist neben den Faktoren Ertrag und Kapital das «Humankapital», das Fachwissen. Im Bereich der technischen Ausbildung ist ein weltweiter Mangel an Ingenieuren spürbar. Dies vor
Développement et formation technologiques 12824 octobre 1982 von vier Fachleuten über die Informatik, das computerunter- stützte Zeichnen und Konstruieren, die Bedeutung der Sen- 1 soren für die Mess- und Regeltechnik und die Haustechnik informieren. Die Kommission zeigte sich beeindruckt von der Ausbildungslücke im gesamten Bereich der Elektronik. Sie begrüsst daher die vorgeschlagenen Massnahmen. Sie betrachtet die geplanten, zeitlich auf sechs Jahre befriste- ten Bildungsvorhaben als sinnvolle und notwendige Über- brückungsmassnahmen angesichts der personellen Eng- pässe im Bereich der Technologie. Diese Massnahmen die- nen dazu, die Einführung moderner Technologien vor allem bei Klein- und Mittelbetrieben zu erleichtern, und helfen mit, künftigen Strukturschwächen besser zu begegnen. Den bestehenden Bildungsinstitutionen geben sie Anreiz, die neuen Bildungsinhalte beschleunigt in die regulären Lehr- pläne einzubauen durch die Bereitstellung von Unterlagen und Dokumentationen. Langfristig sollen ja Erst- und Wei- terbildung auch auf diesen Gebieten wieder von den ange- stammten Bildungsträgern und Unternehmen übernommen werden. Die Technologie ist gekennzeichnet durch eine rasante Ent- wicklung. Die Erstausbildung dauert lange, eine Bildungs- lücke ist da. Zurzeit fehlen in der Wirtschaft ausgebildete Fachleute für die Mikroelektronik. Leidtragende sind vor allem Klein- und Mittelbetriebe. An sie richtet sich dieses Programm mit den zwei Hauptstossrichtungen «Praxis- orientierte Forschungsförderung» und «Aus- und Weiterbil- dungskurse», um Lücken zu schliessen. Bildung und Aus- bildung sind Staatsaufgaben. Daher sind ordnungspoliti- sche Bedenken gegenüber diesem Programm nicht nötig. Es geht darum, das Vorwärtsschreiten der Grenzen des Wissens zu gewährleisten. Im Unterschied zum Impulspro- gramm l enthält dieses zweite Programm keine nachfrage- wirksamen Impulse, keine Beschaffung von Militärhemden oder ähnliches, keine Bauinvestitionen. Damit ergeben sich auch keine sofort wirksamen Massnahmen für die Beschäf- tigungslage. Auf einen Nenner gebracht: das Impulspro- gramm II enthält keine staatlichen Strukturerhaltungsmass- nahmen, sondern es geht darum, notwendige Anpassungs- prozesse mit staatlicher Hilfe etwas zu erleichtern in der Erkenntnis, dass die Chancen zur Bewältigung der Zukunft in der Innovationsfähigkeit der Unternehmen durch den Ein- satz moderner Technologien und im Know-how der Mitar- beiter liegen. Ich komme zum Schluss. Die vorberatende Kommission beantragt Ihnen einstimmig, auf die Vorlage einzutreten und dem Bundesbeschluss zuzustimmen. Der Ständerat hat in der Junisession diese Vorlage einstimmig gutgeheissen. M. Crevoisier: Le message qu'on nous demande d'approu- ver est daté du 3 février 1982, ce qui signifie qu'il a vraisem- blablement été rédigé en 1981 déjà. Ceci explique-t-il le ton relativement optimiste qui s'en dégage, malgré quelques réserves sur la durée de la crise que nous traversons? On nous signale en effet, dans le message, qu'il ne faut pas s'attendre à en sortir avant la fin des années 80 voire après, mais on trouve pourtant des phrases qui ont aujourd'hui une résonance particulière si l'on se réfère spécialement au débat, sur le même sujet, que nous avons eu la semaine dernière. Ne lit-on pas en effet ceci au préambule du mes- sage: «En Suisse comme ailleurs, on observe un refroidis- sement du climat économique sans pour autant que la situation de l'emploi soit menacée. C'est pourquoi le Conseil fédéral est d'avis que la situation économique actuelle ne justifie pas la mise en oeuvre d'un programme de mesures visant à procurer du travail.» On est en droit de demander tout de même au Conseil fédéral, après les cris d'alarme lancés du haut de cette tri- bune il y a quelques jours, s'il continue de penser ce qu'il affirmait aussi péremptoirement au début de cette année. Ceci sera ma première interrogation. Je me réfère encore, pour ma deuxième interrogation, à une réponse que le Conseil fédéral avait donnée à mon interpel- lation du 10 mars 1980 sur la sauvegarde de l'emploi. Je fai- sais référence alors à une recommandation votée, en jan-- vier 1980, par l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui demandait notamment aux Etats membres de «mettre en œuvre d'énergiques programmes de reconver- sion professionnelle pour les travailleurs qui perdraient leur emploi du fait de l'informatisation de leurs tâches, d'adapter rapidement la nature et le contenu des programmes sco- laires aux réalités économiques et sociales nouvelles en y incluant l'initiation à l'informatique appliquée à tous les niveaux de l'enseignement.» Après avoir souligné qu'une recommandation n'avait aucun caractère contraignant pour les Etats membres - comme si le problème était posé là -, après avoir rappelé les quelques rares actions de la Confédération allant dans le sens indi- qué, tout en précisant que la formation était du ressort des cantons et des communes, le Conseil fédéral concluait - nous étions en 1980 - comme suit: «Le Conseil fédéral per- siste dans sa conviction que les mesures prises traduisent bien le degré de préparation de notre pays aux éventuelles difficultés d'emploi que pourrait provoquer une propagation rapide de la micro-électronique. La clef de voûte de tout cela ne réside pas dans des mesures prises ou à prendre par les pouvoirs publics mais au contraire dans l'aptitude et les dispositions des travailleurs et employeurs à saisir l'évo- lution des temps et à savoir s'y adapter avec lucidité.» C'était soit du cynisme, soit de l'imprévoyance. Penchons plutôt, par générosité, pour la deuxième explication puisque aujourd'hui la Confédération nous propose - enfin, dira-t-on
Développement et formation technologiques1284N 4 octobre 1982 winden. Dass dabei schwierige Anpassungsprobleme zu bewältigen sind, das will ich nicht bestreiten. Dazu kommt die Erfahrung, dass technologische Neuerun- gen nicht aufzuhalten sind. Wer konkurrenzfähig bleiben will, muss sie anwenden. Verschwundene oder gegenwärtig verschwindende Produkte wie Überseesegelschiffe, Dampf- lokomotiven, mechanische Rechnungsmaschinen, mechani- sche Uhren oder Rechenschieber belegen dies. Das Risiko bei der Einführung neuer Technologien ist kleiner als das Risiko bei der Nichteinführung. Für die Schweiz gilt die Notwendigkeit für die Anwendung modernster Methoden ganz besonders. Es wurde vorhin auch von Herrn Wellauer angetönt: Wir sind ein Land ohne Rohstoffe, das vor relativ - geschichtlich gesehen - kurzer Zeit noch ein Entwicklungsland war. Unser Wohlstand ist nur haltbar, wenn wir importierte Rohstoffe mit Intelligenz veredeln. Es wird der Wirtschaft häufig vorgeworfen, sie sei zu wenig innovationsfreundlich, sie hätte einen Rückstand - das wurde auch vorhin angetönt -, und sie habe zu lange auf ihren Lorbeeren ausgeruht. Ich glaube nicht, dass das so pauschal stimmt; aber es ist nicht zu bestreiten, dass es eine Reihe von Innovationshemmnissen gibt, deren Über- windung nicht leicht ist. Ein grosserTeil der Menschen mag Veränderungen nicht und sperrt sich gegen neue Ideen und Methoden. Das hat Konsequenzen sowohl im Bildungssy- stem als auch in der Wirtschaft. Es scheint uns bedenklich, dass anscheinend im Angebot unserer Hochschulen und Techniken die neuen Technologien nur zögernd Eingang finden und dass es spezieller Impulse bedarf, um etwas Selbstverständliches zu erreichen, nämlich die Bildungsin- stitute auf der Höhe der Zeit zu halten. Ähnliches ist in der Wirtschaft feststellbar. Die Durchset- zung einer Innovation ist äusserst delikat und schwierig. Der Motivations- und der Überzeugungsaufwand sind oft fast grösser als der eigentliche technische Aufwand. Zudem finden sich Widerstände nicht etwa nur bei Arbeitnehmern, sondern auch bei Kadern bis hinauf zu den höchsten Stu- fen. Ohne den unerbittlichen Druck des Marktes würde sich die Wirtschaft wohl schwerlich so rasch anpassen können. Dazu kommen weitere Probleme: Engpässe bei Fachleuten, die in den neuen Technologien bewandert sind - Sie kön- nen das in der Botschaft nachlesen -, aber auch das Pro- blem, dass die kleineren und mittleren Firmen, die bei uns die Wirtschaftsstruktur prägen, den Zugang zu Forschung und Entwicklung wesentlich schwerer finden als grosse. Dadurch wird für sie die Nutzung der neuen Basistechnolo- gien erschwert. Ich glaube nicht, dass dies vornehmlich ein finanzielles Problem ist. Man müsste den Zugang der klei- neren Firmen zu den Forschungs- und Entwicklungsinstitu- tionen, die ja meist staatlich sind, wohl auch rein organisa- torisch erleichtern. Einige Handelskammern unternehmen hier ohne den Staat sehr nützliche Anstrengungen; im Aar- gau beispielsweise wird gegenwärtig ein vielversprechen- des Modell aufgebaut. Die freisinnige Fraktion ist der Meinung, die Stossrichtung der vorgeschlagenen Massnahmen sei aus all dem Gesag- ten grundsätzlich richtig. Die Weiterbildungsmassnahmen betreffen Sachgebiete, deren Bedeutung auch aus Sicht der Wirtschaft stark zunehmen wird, bei denen personelle Engpässe an Fachleuten bestehen und bei denen die Erst- ausbildung nicht genügen wird, weil das Basiswissen sonst nicht genügend rasch der Wirtschaft zur Verfügung steht. Wir bejahen deshalb die erste Frage, die ich eingangs gestellt habe, und meinen, die Massnahmen würden die wirtschaftliche Struktur in der richtigen Richtung beeinflus- sen. Nun zur ordungspolitischen Problematik. Es ist verschie- dentlich die Frage aufgeworfen worden, warum sich die Wirtschaft so häufig wehre, wenn man ihr finanziell helfen wolle, und warum auch hier wieder die alte Platte der ord- nungspolitischen Problematik aufgelegt werde. Wir sind nach wie vor der Überzeugung, die Wirtschaft müsse und könne auch unter erschwerten Bedingungen ihre Probleme in erster Linie selber lösen. Direkte staatliche Subventionen seien abzulehnen, weil sie erstens den Wett- bewerb verzerren, weil zweitens die Erfahrung zeigt, dass die Droge der Subvention eigene Widerstandskräfte sehr häufig recht rasch erlahmen lässt und weil es drittens unse- res Erachtens keine zentrale Instanz gibt, die so klug ist, dass sie jederzeit entscheiden könnte, welche Strukturen gefördert werden müssen und welche nicht. Wie ist nun das Impulsprogramm unter diesem Aspekt zu beurteilen? Bei der Weiterbildung auf den Gebieten der Informatik, des Maschinenbaus und der Haustechnik haben wir keine Bedenken. Die Erstausbildung war nach unserem Ordnungsverständnis ja schon immer eine Staatsaufgabe. Weiterbildung ist heute nötig, um bei der raschen Umwäl- zung der Technik neues Wissen rasch genug in die Praxis einfliessen zu lassen. Sie ist damit nahezu so wichtig wie die Erstausbildung geworden, und wir meinen, dass sie durchaus auch als Staatsaufgabe akzeptierbar sei. In die- sem Sinne begrüssen wir diese Impulse zur Weiterbildung. In Wirklichkeit könnte man ja fast ebenso sehr von einem Impulsprogramm für unser Bildungswesen wie für unsere Wirtschaft sprechen. Etwas mehr Mühe haben wir mit der Förderung der Senso- renentwicklung. Auch Forschung ist durchaus eine Staats- aufgabe, auch angewandte, wenn deren Resultate allge- mein verfügbar sind. Beiträge an konkrete Projekte konkre- ter Firmen hingegen scheinen vielen von uns problema- tisch. Die unternehmerischen Risiken bestimmter Firmen werden so gemindert, und die Gefahr von Wettbewerbsver- zerrungen ist nicht auszuschliessen. Sicherlich wird die Nachfrage aus der Wirtschaft nach solchen Hilfen gross sein. Es ist auch für den Unternehmer nicht leicht, der Ver- suchung zu widerstehen, wenn Manna aus Bern angeboten wird. Wir geben auch durchaus zu, dass hier gewisse Siche- rungen eingebaut sind, beispielsweise durch die Kostenbe- teiligung, welche dem Unternehmen doch noch ein gewis- ses unternehmerisches Risiko zuordnet. Zudem sind derar- tige Hilfen nicht neu. Der ordnungspolitische Sündenfall wurde gewissermassen schon früher begangen. Deshalb und um das Inkrafttreten nicht zu verzögern, verzichten wir auf einen Streichungsantrag. Ich empfehle Ihnen im Namen der freisinnigen Fraktion Ein- treten und Zustimmung zur Vorlage. Man wird von den 51 Millionen Franken kein Wunder erwarten dürfen, aber man wird doch mit ihnen wertvolle Impulse geben können, die eine günstige Langzeitwirkung für unsere Wirtschaft entfal- ten werden. Schnyder-Bern: Die SVP-Fraktion ist einstimmig für Eintre- ten auf die Vorlage und dankt dem Bundesrat für die ausge- zeichnete Botschaft, die einmal mehr zur Darstellung bringt, dass wir als rohstoffarmes Land darauf angewiesen sind, den anderen Staaten auf dem Gebiete der Technologie und Entwicklung um eine Nasenlänge voraus zu sein. Um so mehr sind wir erstaunt, ja erschrocken darüber, dass wir offenbar auf dem Gebiet der Wissenschaftsinformatik im elektronischen Bereich, unter anderem in der Softwaretech- nik, im Rückstand sind, von gewissen Industriestaaten überholt worden sind. Wir unterstützen deshalb alle Anstrengungen, die darauf abzielen, die Konkurrenzfähig- keit der schweizerischen Wirtschaft zu verbessern, zumal unsere Wirtschaft nur durch ein möglichst breites Angebot an Spezialprodukten überleben kann. Dies setzt entspre- chendes Wissen und Können voraus, dessen unsere Fach- leute, insbesondere auch unsere Kader, bedürfen. Wenn nun das Impulsprogramm zur Förderung der technologi- schen Entwicklung und Ausbildung, das wir 1978 beschlos- sen haben, durch ein Sechsjahresprogramm erweitert wer- den soll - ein Programm, das die Weiterbildung auf dem Gebiete der Wirtschaftsinformatik, auf dem Gebiete des Maschinenbaus, die Förderung der technologischen Ent- wicklung von Sensoren für die Mess- und Regeltechnik und die Weiterbildung auf dem Gebiete der Haustechnik zum Ziele hat -, so schliessen wir uns diesen Massnahmen ein- hellig an. Nach unserem Dafürhalten ist es die Aufgabe des Staates, für die umfassende Aus- und Weiterbildung nicht
Développement et formation technologiques 1286 N 4 octobre 1982 M. Coutau: Le groupe libéral apporte son soutien à ce pro- jet de second programme d'impulsion. Nous y souscrivons essentiellement parce qu'il est aux antipodes d'une attitude de protection, de repli et de sclérose devant la détérioration de la situation économique. Certes, ce n'est pas avec un crédit de 51 millions ouvert pour une durée de six ans que nous apporterons dans l'immédiat un soulagement décisif aux régions touchées par le chômage. En revanche, ce crédit s'inspire d'une vision active, dynamique, de l'innovation à venir et nous avons bien vu mardi dernier à quel point l'innovation était un facteur essentiel de l'activité économique et de l'emploi. Ainsi, contrairement à ceux que les difficultés entraînent dans les pièges du protectionnisme sous toutes ses formes, le Conseil fédéral nous suggère de favoriser les chances que nous avons d'adpater notre économie aux conditions de vie de demain. De plus, le secteur d'aide choisi nous semble opportun. En effet, l'informatique va, en très peu de temps, devenir le pain quotidien de toute une série d'activités dans notre pays s'il ne l'est pas déjà. Les réalisations potentielles de cette technique imposent une investigation sur les méthodes et un perfectionnement de langage particulière- ment rapides. Or, dans de nombreux centres de formation, on n'a pas toujours anticipé avec toute l'efficacité voulue sur les besoins correspondants. Il faut d'autant plus saluer les cantons et les organismes - tant privés que publics - qui ont compris cette nécessité de longue date et regretter que certains organes de l'administration ne leur aient pas toujours donné jusqu'ici l'appui nécessaire, comme nous avons eu l'occasion, M. Petitpierre et moi-même, de le signaler à M. le président de la Confédération. Mais aujourd'hui, où l'on nous demande d'aller dans cette voie, nous appuyons ce projet sans faire la fine bouche car le temps presse. Cet effort spécifique et mesuré dans un domaine qui relève traditionnellement de la compétence de l'Etat en matière de formation professionnelle - cela pour l'essentiel du projet - et avec la collaboration étroite des entreprises, que nous souhaitons, entre dans cette notion d'encouragement dyna- mique des conditions générales de l'activité économique, que nous approuvons. Certes, une petite épine est venue se glisser dans ce projet avec l'encouragement à la recherche dans le secteur des capteurs. Nous estimons qu'il y a là quelque chose de peut- être discutable mais nous pensons que l'administration a bien vu un créneau potentiel de développement de la recherche appliquée et nous sommes intéressés par la col- laboration qui peut s'établir, en matière de recherche appli- quée, entre les universités et les entreprises dans ce domaine très spécifique et très particulier des capteurs. C'est la raison pour laquelle le groupe libéral vous recom- mande d'entrer en matière et d'approuver ce projet. M. Houmard: Sans vouloir donner dans le pessimisme, force est de reconnaître que la crise que traversent cer- taines branches du secteur secondaire est bien différente de celle des années 1974/1975. Le débat de la semaine passée l'a d'ailleurs prouvé si cela était encore nécessaire. Lors du premier choc pétrolier, les réserves importantes des entreprises permirent un financement avantageux des mesures de restructuration. La politique salariale modérée pratiquée par les partenaires sociaux et les sacrifices consentis sur les marges bénéficiaires eurent, en outre, un effet bénéfique sur le redressement de la situation conjonc- turelle en Suisse. Depuis le début des années 1980, nous sommes confrontés à une évolution technologique galopante que nous avons de la peine à dominer. Les aspects techniques, la qualité, la précision, la fiabilité, le service après-vente et toutes ces vertus typiquement suisses sont et doivent rester un atout prépondérant. Mais les entreprises sont aujourd'hui confrontées spécialement à deux problèmes: le finance- ment de l'exportation et la maîtrise des technologies de pointe. Ces deux problèmes sont, dans une économie libé- rale, l'affaire de l'industrie privée, nous en convenons. Nous ne pouvons toutefois pas oublier les efforts consentis jusqu'à ce jour, dans ces deux domaines, par cette même industrie. Les fonds de la garantie à l'exportation ont été - comme vous le savez - depuis cinquante ans auto-portants. Bien des secteurs de l'industrie ont financé de grands pro- grammes de recherche. L'industrie mécanique comme l'industrie horlogère sont aujourd'hui, malheureusement, touchées de plein front. Il est en conséquence vital de conjuguer les efforts du secteur privé et de l'Etat pour maintenir les places de travail. Pour y parvenir, il nous faut nous attaquer aux difficultés essentielles déjà mentionnées. Si le problème de la garantie aux exportations ne trouve pas sa place dans ce contexte, en revanche, le deuxième problème, celui de la maîtrise des technologies de pointe, doit faire l'objet du deuxième programme d'impulsion. En effet, le perfectionnement ne saurait relever uniquement du domaine privé. Les coûts particulièrement élevés de la for- mation complémentaire plaident en faveur d'une participa- tion financière de l'Etat. Afin de compléter la compétitivité de notre économie, il est important que l'accès au potentiel de recherche et de développement soit facilité aux petites et moyennes entreprises et c'est dans ce domaine que la Confédération peut et doit intervenir efficacement. L'indus- trie des machines se voit confrontée à une demande accrue de centres d'usinage flexibles en cas de modification de la gamme de production. Ces exigences ne sont réalisables que .grâce à la microélectronique, à l'informatique et à l'amélioration des techniques de réglage et de mesures. Ces dernières ont malheureusement été plus rapidement intégrées dans les centres d'usinage japonais. Le retard ne peut être comblé qu'en ayant recours à la formation d'ingé- nieurs maîtrisant ces techniques de pointe. Des cours de perfectionnement dans les techniques de construction des machines assistés par ordinateurs doivent être organisés pour donner aux spécialistes les connaissances de base nécessaires à l'application de nouvelles technologies. Ces mesures permettront, d'une part, d'entrer plus rapidement dans une ère nouvelle plus compétitive et, d'autre part, d'abaisser les frais unitaires tout en augmentant la flexibi- lité. La promotion des capteurs concerne particulièrement les régions horlogères touchées par l'évolution technologique. En effet, les capteurs de mesures étant de très petites dimensions, ils requièrent une main-d'œuvre tout aussi inventive qu'habile. Le potentiel d'innovation que l'on trouve au niveau des cadres, comme des ouvriers spécialisés de l'arc horloger, doit être utilisé. Les travailleurs de ces régions ne demandent qu'à mettre leurs qualités et leur conscience professionnelles à la disposition des cher- cheurs et innovateurs entreprenants. Ils vous lancent un appel pour leur aider à supporter les mutations profondes auxquelles ils doivent faire face. Une étude du marché laisse entrevoir un prodigieux développement dans le traite- ment électronique des données. Les contrôles de qualité exigeant souvent de très nombreux essais, on fera appel à l'avenir, dans une proportion toujours plus importante, à des systèmes automatiques de mesure. Il en ira de même dans les tâches de surveillance. C'est donc un secteur où la micro-mécanique pourrait fournir de nouveaux débouchés. Nous vous demandons donc, Monsieur le président de la Confédération, une intervention positive en faveur de cette société industrielle qui bouge. Le troisième sujet proposé concerne les cours d'appui pour les cadres du bâtiment. Dans ce domaine également, on demande un effort parallèle à l'économie privée, aux partici- pants et à l'Etat. Le premier programme a permis de réduire la consommation d'énergie. Un effort supplémentaire per- mettra encore des progrès. Rappelons-nous qu'il n'y a rien de plus payant, pour notre avenir, que les économies d'énergie. J'ai d'ailleurs pu m'en rendre compte dernière- ment, lors d'un récent voyage en Scandinavie où, grâce à la recherche et à la formation de spécialistes, on a réussi à réduire de 65 pour cent la consommation d'énergie dans les appartements.
Développement et formation technologiques 1288 N 4 octobre 1982 gelegt, dass mein Departement eine Arbeitsgruppe einge- setzt hat, um das Problem des Wagniskapitals - nicht zuletzt auch in Zusammenarbeit mit den Banken - zu stu- dieren. Das österreichische System ist uns bekannt. Es wäre denkbar, dass man daraus etwas entnehmen könnte, das sich auch für unsere Verhältnisse eignen würde. Ich hoffe, dass die Arbeiten in dieser Kommission auf Ende des Jahres abgeschlossen werden können. Ich danke Ihnen und möchte Sie bitten, auf die Vorlage ein- zutreten. Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière Detailberatung - Discussion par articles Titel und Ingress, Art. 1-3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Titre et préambule, art. 1 à 3 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Antrag der Kommissionsminderheit (Jaggi, Morel, Ott, Reimann, Rothen, Uchtenhagen) Art. 3a (neu) Abs. 1 Neben der Vermittlung von technischem Wissen sollte in den Kursen die Notwendigkeit hervorgehoben werden, bei der Anwendung neuer Technologien menschlichere Arbeitsbedingungen zu erarbeiten und einzuführen. Abs. 2 Die Durchführung und Erarbeitung der Kurse erfolgen unter Mitarbeit der Arbeitgeber- und Arbeitnehmerverbände. Proposition de la minorité de la commission (Jaggi, Morel, Ott, Reimann, Rothen, Uchtenhagen) Art. 3a (nouveau) AI. 1 A côté de la transmission de connaissances techniques, les cours mettent en évidence la nécessité d'humaniser les conditions de travail lors de l'application de technologies nouvelles. Al. 2 La préparation et la réalisation des cours ont lieu avec la collaboration des organisations d'employeurs et de sala- riés. Mme Jaggi, porte-parole de la minorité: Les trois cin- quièmes, en chiffre rond, des crédits qu'il est question d'allouer, par l'arrêté fédéral que nous sommes en train de discuter, concernent des cours pour la formation, pour le perfectionnement de spécialistes dans des professions d'avenir, dans lesquelles il existe des réserves avérées de travail, des professions mettant en œuvre de nouvelles technologies liées principalement aux possibilités de l'ordi- nateur. Tout le monde est d'accord sur la nécessité de pas- ser par ces développements, même s'ils peuvent bousculer pas mal de nos habitudes, même s'ils exigent une mobilité qui peut être douloureuse, même s'ils inquiètent. Cet accord correspond d'ailleurs à une contrainte désormais difficile à discuter. Former des spécialistes, c'est fort bien, mais les spécia- listes, y compris les professionnels de la politique que notre système de milice nous empêche de devenir, sont des gens dangereux. Naturellement passionnés par leur domaine d'activité, par leurs préoccupations, par l'objet de leurs recherches, ils en oublient les problèmes et les réalités des autres, spécialement les problèmes des exécutants. En l'occurrence, il semble pour le moins justifié que les pro- grammes de cours prévoient qu'on attire l'attention des participants sur les problèmes de ceux qui travaillent avec les techniques qu'ils auront appris eux-mêmes à mieux maîriser. Les problèmes de ceux qui travaillent avec l'ordinateur, à l'écran du terminal, par exemple, sont connus. Ils ont notamment donné lieu aux revendications récemment pré- sentées par les employés - par ailleurs modèles - que sont ceux des banques. La fatigue des yeux et des nerfs, repré- sentée par un tel travail, oblige à raccourcir les temps de travail, à rendre les pauses plus fréquentes et à envisager de nouvelles formes d'organisation des horaires et des divi- sions du travail, par exemple. A notre avis, celui qui se perfectionne en informatique de gestion ou en conception assistée par ordinateur ne doit pas pouvoir ignorer les problèmes sociaux liés à ces tech- nologies et à leur application. Et les reconnaître ne suffit pas! Il faut en tirer des conséquences pratiques, dans le sens qu'a démontré l'ergonomie, tant au niveau de l'aména- gement physique des postes de travail que du développe- ment d'un dialogue censé, j'allais dire presque d'un échange «humain» entre le programmeur et la machine. Vous objecterez que tous ces problèmes sont connus, que de toute manière les programmes des cours sont déjà suffi- samment chargés et que la formation accélérée envisagée, ou plutôt le perfectionnement visé par ce deuxième pro- gramme d'impulsion s'accommode mal de ces «distractions extratechniques». Mais justement, les notions qu'il serait souhaitable d'apporter ne demandent pas des développe- ments considérables. Il devrait s'agir bien davantage de rappels, mais de rappels indispensables. L'expérience démontre qu'après deux ou trois ans déjà de formation spécialisée, à plus forte raison de pratique professionnelle, les considérations propres à d'autres types d'étude ou de vie professionnelle ont tendance chez chacun de nous à disparaître. L'exemple de l'école polytechnique fédérale de Lausanne est frappant à cet égard. De crainte de fabriquer des espèces de «Fachidioten», d'ultraspécialistes, d'ingé- nieurs tout entier consacrés à leur spécialité, la direction de l'EPF de Lausanne a lancé les programmes dits «Hommes- Techniques-Environnement''. Selon ces programmes, les étudiants, qui semblent avoir tout oublié de la formation générale couronnée par un baccalauréat ou par une matu- rité avant leur entrée à l'école d'ingénieurs, doivent se (re)familiariser, en suivant un cours à option et en effec- tuant un travail personnel, avec l'approche des problèmes tels que la pratique, les sciences humaines, c'est-à-dire avec une approche non expérimentale, plus intuitive des problèmes. Pour être associée à la réalisation de ces pro- grammes, je puis attester que cette introduction des sciences humaines est des plus nécessaires, tellement les futurs ingénieurs sont déjà des spécialistes et plus du tout des bacheliers. Ils sont déjà désensibilisés aux aspects sociaux et économiques, aux aspects humains de leur tech- nologie. Ils sont cependant encore assez réceptifs pour que le travail de sensibilisation soit relativement facile. Il en serait de même, je suppose, des participants aux cours prévus dans le cadre de ce deuxième programme d'impul- sion. C'est en pensant à eux, aussi bien aux futurs ingénieurs qu'aux futurs participants à ces cours, et en pensant aussi à ceux qui travailleront avec eux, à ceux dont ils détermine- ront largement les conditions de travail, qu'au nom de la minorité de votre conseil, je me permets de faire la proposi- tion d'un nouvel article 3a, qui devrait compléter l'arrêté en discussion allouant des crédits supplémentaires destinés à promouvoir le développement et la formation technologi- ques. Cet article 3a devrait comprendre deux alinéas: le premier relatif à la nécessité d'une sensibilisation au pro- blème de l'humanisation des conditions de travail, le second qui préconise expressément une application déjà partiellement réalisée, à savoir la collaboration requise des organisations d'employeurs et de salariés pour la prépara-
Développement et formation technologiques 1290 4 octobre 1982 det hat, im Schosse des Schweizerischen Gewerkschafts- bundes entstanden ist, weil man dort das Bedürfnis hat, zu dieser wichtigen Frage etwas zu sagen. Entsprechend ihrem eigenen Programm und ihrem geschichtlichen Auftrag sind es die Gewerkschaften, die die menschlichen Folgen einer wirtschaftlichen Entwicklung besonders ins Auge fassen müssen. Sie haben die mensch- lichen Interessen zu wahren und dafür zu sorgen, dass die Weichen nicht falsch gestellt werden. Das ist eine Aufgabe, die sich gerade bei diesem Technologieschub der Mikro- elektronik mit besonderer Schärfe stellt. Zugegeben, der vorliegende Minderheitsantrag streift nur einen kleinen Sektor der Probleme, die sich stellen, nämlich die Verhältnisse am Arbeitsplatz. Anderes, ebenso Wichti- ges wird sukzessive zu bedenken sein. Zum Beispiel ist es doch wohl unrealistisch, wenn man erwarten wollte, dass die Entwicklung der Mikroelektronik.ohne Einfluss auf die Beschäftigungslage bleiben wird. Sie wird neue Arbeits- plätze schaffen, sie wird andere zerstören. Denken Sie an die Elektronisierung vieler Abläufe im Bürobereich oder an den Einsatz von Industrierobotern. Wie es per Saldo dann aussieht, steht noch nicht fest. Es ist ebenso eine Illusion zu meinen, dass diese Entwicklung ohne Einfluss auf unser ganzes Bildungssystem bleiben würde. Wir dürfen heute zur Kenntnis nehmen, dass die internationale Diskussion über die Folgen der Mikroelektronik schon längst im Gange ist. Dabei stehen sich eine evolutionistische und eine revo- lutionistische These gegenüber. Die eine erwartet nur vor- übergehende kleinere Einbrüche auf dem Arbeitsmarkt, die andere einschneidende Veränderungen der wirtschaftlichen Landschaft. Wer in diesem Punkte recht hat, oder ob die Wahrheit am Schluss irgendwo in der Mitte liegt, wird man erst im nachhinein wissen. Jedenfalls müssen wir die gesell- schaftlichen Entwicklungen, die durch diese technische Entwicklung angebahnt werden, auch als Politiker im Auge behalten. Der gewerkschaftliche Vorschlag in Form eines Minderheitsantrages scheint mir trotz seinem zugegeben nur partiellen Charakter - er bezieht sich nur auf die Ver- hältnisse am Arbeitsplatz - ein Versuch zu sein in einer not- wendigen Richtung. Darum unterstütze ich den Minderheitsantrag von Frau Jaggi. Reimann: Ich bitte Sie, dem Antrag Jaggi zuzustimmen. Die neuen Arbeitsmethoden, die neuen Techniken und die neuen Materialien bilden eine zunehmende und zusätzliche Gefährdung der Arbeitnehmer, welche damit zu tun haben. Ich stelle fest, dass die Arbeitsmedizin in unserem Lande dieser Entwicklung zuwenig Rechnung trägt. Es wäre des- halb naheliegend - und mir scheint, das sei auch zumutbar -, in den Kursen wenigstens auf diese Gefahren aufmerk- sam zu machen. Die öffentliche Hand als Förderin der neuen Technologien trägt dafür auch eine entsprechende Verantwortung. Ich glaube nicht, dass dadurch dieses Pro- gramm, das ich in allen Teilen unterstütze, eine Verzöge- rung erfahren würde. Ich glaube zudem, es sollte nicht schwierig sein, in den Kursen auch noch auf die Gefahren aufmerksam zu machen, die mit diesen neuen Technologien verbunden sind. Ich bitte Sie deshalb, dem Antrag Jaggi zuzustimmen. M. Morel, rapporteur: La commission a examiné la proposi- tion de minorité de Mme Jaggi avec beaucoup d'attention. Elle ne nie pas l'existence d'un problème humain lié à l'application des techniques nouvelles dans le domaine de l'électronique. Il lui semble même aller un peu de soi que ces problèmes soient évoqués dans le cadre des cours; ceci semble également être l'avis du Conseil fédéral. Le deuxième alinéa de la proposition de minorité demande que la préparation et la réalisation des cours aient lieu avec la collaboration des organisations d'employeurs et de sala- riés. Je dirai que c'est en réalité déjà un peu le cas. Je don- nerai l'exemple de l'Ecole suisse d'informatique de gestion qui va être créée grâce à la prise de ces mesures. La Confédération passera un contrat en vue de l'organisation et de l'exploitation de cette école, aussi bien avec l'Asso- ciation suisse de l'organisation de bureau qu'avec la Société suisse des employés de commerce, qui semble bien être un syndicat, et avec l'Union centrale des associa- tions patronales. Il y a donc accord sur le fond entre la majorité et la minorité de la commission. La majorité, qui vous recommande pourtant de rejeter cette proposition par 12 voix contre 5, part de l'idée qu'il n'est pas opportun d'inclure dans un arrêté de caractère essentiellement finan- cier - M. Allenspach l'a relevé tout à l'heure - des disposi- tions quelque peu étrangères à l'objet, bien que compré- hensibles. D'autre part, le Fonds national suisse de la recherche a été chargé d'effectuer un certain nombre d'investigations sur l'humanisation des conditions de tra- vail. Le résultat de ces recherches nous dira si des mesures particulières doivent être prises. Il faut donc d'abord en attendre le résultat. Enfin, et cet argument me semble avoir été déterminant dans le cadre des travaux de la commission, il serait inop- portun, en cette troisième semaine de session, de créer une divergence avec le Conseil des Etats, qui pourrait retar- der d'une session l'adoption des mesures proposées par le Conseil fédéral. Etant donné l'urgence de ces mesures, il est absolument indispensable que le vote final ait lieu encore à la fin de cette session. Telles sont les raisons qui ont poussé la majorité de la com- mission à vous inviter à rejeter la proposition de minorité; j'ajouterai cependant que je l'ai personnellement signée, d'une part parce qu'il ne faut pas dramatiser son influence et, d'autre part, parce que s'il y a des choses qui vont de soi, elles vont encore mieux en le disant. F-au Segmüller, Berichterstatterin: Der Antrag Jaggi hat der Kommission vorgelegen, und wir haben darüber disku- tiert. Ganz allgemein darf ich sagen, dass das Anliegen «menschliche Arbeitsplätze» ernstgenommen wurde. Die- ses Thema heute und besonders im Zusammenhang mit der Einführung neuer Technologien zu diskutieren, er- scheint jedermann gerechtfertigt. Ich möchte erklären, warum die Kommission trotzdem zu einem Nein kam und den Antrag mit 12 zu 5 Stimmen ablehnte. Formal und inhaltlich gilt es hier zu unterschei- den: Formal wollte man in einem Kreditbeschluss nicht Kursinhalte festlegen. Dies wurde von Herrn Allenspach bereits erwähnt. Inhaltlich kam man zum Schluss, dass der Antrag dort, wo er überhaupt realisierbar wäre, eigentlich offene Türen einrennt. Vom Departement wurde uns versichert, dass das gesi- cherte Wissen in diesem Bereich bescheiden sei, die Kurse aber nicht auch noch Forschungsaufgaben übernehmen könnten. Dies sei Aufgabe der nationalen Forschungspro- gramme. Was aber an einigermassen gesichertem Wissen vorhanden sei, werde in den Kursen zur Sprache kommen. Ich bin davon überzeugt, dass das gerade auch die von Herrn Reimann angetönten Gefahren - speziell der Bild- schirmarbeit - betrifft. Die Probleme, die aber aufgeworfen sind, sind so gross, dass - wie gesagt - nationale For- schungsprogramme zu deren Studium bestehen. Die umfangreichen Mittel, die dafür zur Verfügung stehen, zei- gen, dass das Problem eben nicht einfach in diesen Kursen, die doch der Weiterbildung dienen, gelöst werden kann. Zum Abschnitt 2. Der Einbezug der Arbeitnehmer- und Arbeitgeberverbände. Dies ist ohnehin der Fall; sie sind an den Grobkonzepten beteiligt. Die Nennung der Arbeitge- ber- und Arbeitnehmerverbände würde eine Einengung bedeuten; denn massgeblich an der Ausarbeitung der Kurse sind vor allem die Fach- und Berufsvereinigungen beteiligt. Im übrigen wurde auch in der Kommission erwähnt, dass die Nennung menschlicherer Arbeitsbedingungen die Ver- mutung aufkommen lässt, wir hätten heute unmenschliche Arbeitsbedingungen. Auch aus diesem Grunde wurde die- ser Antrag abgelehnt. Das letzte Argument - es wurde schon genannt -: keine Differenz zum Ständerat schaffen. In unser aller Interesse
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Technologische Entwicklung und Ausbildung Développement et formation technologiques In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1982 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 10 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.008 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 04.10.1982 - 15:30 Date Data Seite 1278-1291 Page Pagina Ref. No 20 010 782 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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