Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 12
N 5 mars 1984
hung der Zahl der ordentlichen Bundesrichter notwendig
ist. Entscheiden wir heute, wird diese OG-Revision zum
vorneherein in einem wichtigen Punkt präjudiziert. Wir kön-
nen also erst zusammen mit der Revision des OG auch über
die Zahl der ordentlichen Bundesrichter befinden.
Zum Votum des Herrn Aregger möchte ich bemerken: Es ist
zu Recht gesagt worden, dass es als Ersatzrichter qualifi-
zierte Leute braucht. Es ist tatsächlich so: Wenn wir qualifi-
zierte Leute haben wollen, müssen wir sie auch entspre-
chend honorieren. Im übrigen besteht in dieser Honorierung
auch für den einzelnen Ersatzrichter ein gewisser Anreiz,
mehr Fälle zu übernehmen. Das ist natürlich auch einer der
«Zwecke der Übung». Der Bundesrat ist nicht der Meinung,
dass mit diesen Ansätzen übertrieben werde.
In diesem Sinne stelle ich Antrag, auf die Vorlage des
Bundesrates einzutreten. Den Änderungen, welche die vor-
beratende Kommission beschlossen hat, stimmt der Bun-
desrat zu.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission (Eintreten) 104 Stimmen
Für den Antrag Weber-Arbon (Nichteintreten) 44 Stimmen
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1 und 3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 et 3
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 2
Antrag der Kommission
... Ersatzrichter nicht anzurechnen. (Rest des Artikels strei-
chen)
Art. 2
Proposition de la commission
... le nombre maximum de suppléants. (Biffer le reste de
l'article)
Angenommen - Adopté
Art. 4
Antrag der Kommission
Abs. 1
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Abs. 2
... gilt bis zum 31. Dezember 1988.
Art. 4
Proposition de la commission
Al. 1
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Al. 2
... a effet jusqu'au 31 décembre 1988.
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes
' Dagegen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
105 Stimmen
35 Stimmen
#ST# 81.065
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
Confédération et cantons.
Nouvelle répartition des tâches
Botschaft, Beschluss- und Gesetzentwürfe vom 28. September 1981
(BBI III, 737)
Message, projets de loi et d'arrêté du 28 septembre 1981 (FF III, 705)
Beschlüsse des Ständerates vom 2. und 6. Dezember 1982 und vom
31.Januar 1983
Décisions du Conseil des Etats des 2 et 6 décembre 1982 et du
31 janvier 1983
Antrag der Kommission
Eintreten
Proposition de la commission
Entrer en matière
Antrag Braunschweig/Carobbio
Rückweisung der Vorlage an den Bundesrat mit dem Auf-
trag, eine Vorlage zu unterbreiten, die Massnahmen zur
materiellen Steuerharmonisierung und die Schaffung von
Rahmengesetzen vorsieht, vor allem in den sozialen Berei-
chen (im weitesten Sinne des Wortes), um Mindestleistun-
gen auf dem ganzen Gebiet der Eidgenossenschaft auf-
rechtzuerhalten und zu verbessern.
Proposition Braunschweig/Carobbio
Renvoi du projet au Conseil fédéral en l'invitant à présenter
un nouveau projet qui prévoie des mesures au titre de
l'harmonisation fiscale matérielle ainsi que la création de
lois-cadres, notamment en matière sociale (au sens le plus
large du terme), de manière à sauvegarder ou à améliorer les
prestations minimales sur tout le territoire de la Confédéra-
tion.
Allgemeine Eintretensdebatte
Débat général d'entrée en matière
M. Kohler Raoul, rapporteur: Le problème de la nouvelle
répartition des tâches entre la Confédération et les cantons
est en discussion depuis plus de dix ans. La motion de notre
ancien collègue, Julius Binder, approuvée par notre conseil
le 3 octobre 1972 et par le Conseil des Etats le 20 mars 1973,
qui chargeait le Conseil fédéral notamment d'élaborer des
propositions en vue d'une nouvelle répartition des tâches
publiques entre la Confédération, les cantons et les com-
munes, puis d'indiquer comment les ressources financières
seraient réparties et de proposer aux Chambres fédérales
les mesures constitutionnelles et législatives indispensa-
bles, cette motion donc, a déclenché une série d'opérations
de grande envergure sous la forme d'enquêtes, d'études,
d'inventaires, de propositions, de constatations et finale-
ment de contacts au plus haut niveau. Il faut remercier ici le
Conseil fédéral, et plus particulièrement MM. Furgler et
Friedrich, conseillers fédéraux, ainsi que tous les collabora-
teurs qui les ont aidés dans cette tâche, mais aussi tous les
gouvernements cantonaux et leurs représentants au sein du
groupe de contact des cantons, d'avoir abordé, examiné en
profondeur et mené à chef une première phase d'une
grande opération à la fois difficile et délicate. La tâche est
très loin d'être achevée, certes, mais elle nous permet
aujourd'hui d'aborder le sujet de façon très concrète. Il
serait bien trop long de revenir ici sur tous les travaux qui
ont conduit aux propositions relatives aux premières
mesures pour une nouvelle répartition des tâches entre la
Confédération et les cantons. Je me bornerai donc à relever
un certain nombre de réflexions qui ont marqué cette lon-
gue démarche. Tout d'abord le constat. Un groupe de travail
- März 1984 N13
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
chargé de faire un inventaire aussi complet que possible des
attributions de la Confédération d'une part et de celles des
cantons d'autre part, appréciait en 1974 les résultats de ces
travaux de la manière suivante: «La répartition actuelle des
tâches entre la Confédération et les cantons se caractérise
par un enchevêtrement extraordinairement poussé des
compétences fédérales et cantonales. Il n'existe guère d'au-
tre Etat fédératif où les attributions de l'Etat central et celles
des Etats fédérés soient autant entremêlées. Cela paraît
avoir deux causes principales. La première est que, sur le
terrain fédéral, on préfère procéder par petits pas et que les
règles de compétences adoptées par la Confédération sont
souvent rédigées de manière détaillée. La seconde est que
les compétences fédérales ont été établies suivant des prin-
cipes divers. Au cours des décennies, ces règles ont foi-
sonné à un point tel qu'il n'existe plus guère de domaines où
la Confédération n'ait plus accès. Les compétences canto-
nales sont devenues simultanément des compétences rési-
duelles qu'il est toujours plus difficile de définir et que les
cantons peuvent de moins en moins exercer de leur propre
autorité.»
Le remède à cette situation toujours plus confuse: faire de
l'ordre, démêler, redistribuer. Mais une nouvelle répartition
des tâches ne pourra pas être réalisée d'un seul coup, en
faisant table rase de ce qui existe actuellement et qui est le
fruit d'une longue histoire. Il faudra plutôt désenchevêtrer
progressivement tâches et compétences dans des domaines
particuliers, cette démarche revêtant davantage la forme
d'un correctif que celle d'une modification fondamentale du
système. Il sera préférable de commencer à démêler les
tâches dans les domaines où les cantons ont eu de tout
temps leur mot à dire et qui doivent leur être conservés.
Les objectifs de la nouvelle répartition des tâches ont été
définis de la façon suivante: redonner des domaines de
compétences bien définis aux cantons, libérer les cantons
de la part qui leur échoit dans l'accomplissement des tâches
que la Confédération devra assumer intégralement, empê-
cher les doubles emplois et les dépenses administratives
disproportionnées, accorder la priorité à la compétence
politique plutôt qu'à l'enchevêtrement administratif, enfin,
rétablir la transparence du système des subventions fédé-
rales.
La nouvelle répartition des tâches donne donc la priorité au
maintien et au renforcement de notre structure federative et
à la revalorisation des cantons en tant que centres auto-
nomes de décision. Cette vaste opération devra se faire en
appliquant le processus du désenchevêtrement, en retenant
le critère de la subsidiarité* c'est-à-dire le critère selon lequel
les tâches publiques doivent incomber aux collectivités infé-
rieures aussi longtemps qu'elles sont capables de les maîtri-
ser elles-mêmes et en veillant à faire coïncider la compé-
tence matérielle avec la compétence financière.
Il est bien évident que la nouvelle répartition des tâches
implique inévitablement une nouvelle répartition des
charges et il est non moins évident que les répercussions
financières qui en résultent chargent plus fortement les
cantons financièrement faibles que les cantons financière-
ment forts. Mais, il y a lieu de se réjouir de ce qu'une
solution préconisée par la Conférence des directeurs canto-
naux des finances ait rencontré le consensus de toutes les
parties; elle exprime bien la solidarité qui existe entre les
cantons. Cet accord sur la compensation des effets finan-
ciers est un des piliers de l'ensemble des mesures que nous
allons examiner en détail tout à l'heure. Il consiste en un
relèvement du taux actuel de 7,5 pour cent à 13 pour cent de
la quote-part des rentrées de l'impôt fédéral direct destinée
à la péréquation financière; 10 pour cent seront répartis en
fonction de la capacité financière et 3 pour cent seront
réservés à la compensation des cas de rigueur. Les calculs
détaillés ont confirmé que les charges entre les cantons ont
ainsi pu être réparties uniformément et équitablement,
compte tenu de leur force fiscale.
Une remarque encore concernant la procédure d'adaptation
et la mise en vigueur des mesures qui nous sont proposées.
Le premier train de mesures comprend 19 modifications
d'actes législatifs au moyen desquelles il s'agit de réviser six
articles constitutionnels et quatorze lois. Dans les domaines
suivants: école obligatoire, subsides de formation, santé
publique, encouragement à la construction de logements,
part des cantons au produit net des droits de timbre et aux
recettes nettes provenant de l'imposition des boissons distil-
lées, le Conseil fédéral propose simultanément une modifi-
cation de la constitution et une modification de la loi. Cette
procédure législative accélérée, c'est-à-dire le traitement
simultané de dispositions constitutionnelles et de disposi-
tions législatives se justifie objectivement mais doit, après
son adoption par l'Assemblée fédérale, être à nouveau sépa-
rée en raison des droits populaires. Aussi, le Conseil fédéral
a-t-il l'intention de faire tout d'abord procéder aux votations
obligatoires sur les modifications constitutionnelles. C'est
seulement après l'adoption de l'article constitutionnel par le
peuple et les cantons que la loi y relative sera publiée dans la
Feuille Fédérale, le délai référendaire de trois mois commen-
çant à courir à partir de cette date. Les dispositions finales
préciseront que la loi devient caduque si la révision constitu-
tionnelle y relative est rejetée.
Dans les domaines suivants: exécution des peines et des
mesures, protection civile, gymnastique et sports, AVS-mai-
sons de retraite, prestations complémentaires à l'AVS/AI,
aide aux réfugiés et péréquation financière, le Conseil fédé-
ral ne propose qu'une révision de loi. Les arrêtés y relatifs
seront publiés dans la Feuille Fédérale dès que les deux
conseils les auront approuvés dans les dispositions finales.
C'est à ce moment-là que le délai référendaire commencera
à courir.
Pour tous les arrêtés, ainsi que pour les modifications cons-
titutionnelles et de lois, l'entrée en vigueur sera fixée par le
Conseil fédéral. On pourra ainsi mettre en vigueur les
mesures dans certains domaines bien qu'il faille attendre
encore les votations populaires dans d'autres domaines
touchés par le premier train de mesures. Le Conseil fédéral
devra se charger de la coordination permettant d'exécuter
les mesures. Cela signifie que les dispositions finales n'au-
ront pas forcément besoin d'être adoptées simultanément
par les conseils pour toutes les modifications d'actes légis-
latifs.
Une mesure proposée par le Conseil fédéral dans le cadre
du premier train de mesures a déjà été adoptée par nos deux
conseils. Il s'agit de la loi fédérale sur les subventions en
faveur de la culture et de la langue dans les cantons des
Grisons et du Tessin. Le délai référendaire étant expiré sans
avoir été utilisé, cette loi est entrée en vigueur le 1" janvier
de cette année.
Nous tenons à préciser que d'autres projets ont un rapport
avec la nouvelle répartition des tâches entre la Confédéra-
tion et les cantons. Il y a lieu de mentionner, en particulier, la
révision partielle de l'assurance-maladie qui a été examinée
par la commission du Conseil national.
Votre commission a examiné au cours de six séances, dont
quatre de deux jours, les problèmes que pouvaient poser la
nouvelle répartition des tâches en général et chacune des
mesures en particulier. Elle a prêté une très grande attention
aux domaines qui avaient été l'objet d'une vive opposition
que ce soit lors de la procédure de consultation ou lors des
débats au Conseil des Etats. Il s'agit de l'exécution des
peines et des mesures, des subsides de formation, de l'AVS-
maisons de retraite et des prestations complémentaires
ainsi que de l'encouragement à la construction de loge-
ments. Elle a tenu à entendre, chaque fois que cela était
possible, des membres de gouvernements cantonaux. Elle a
invité à de nombreuses auditions partisans, mais surtout
adversaires des propositions du Conseil fédéral dans cha-
cun de ces domaines particuliers, de sorte qu'avec la volu-
mineuse documentation dont chaque membre a été gratifié,
une information aussi complète que possible a pu être
donnée et toutes les questions ont pu être posées chaque
fois aux experts des deux parties. Deux directeurs canto-
naux des finances, accompagnés du chef de l'Administra-
tion des finances du canton de Zurich, ont donné leur avis
sur la péréquation financière et les parts cantonales. Les
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 14
N 5 mars 1984
débats de la commission se sont tous déroulés avec la
participation de M. Friedrich, conseiller fédéral, ainsi que
celle de tous les collaborateurs directement concernés de
son département. Assistaient aussi aux débats un représen-
tant du Département fédéral des finances, de même que les
directeurs d'offices fédéraux qui étaient concernés par l'une
ou l'autre des mesures.
M. Lanz, des services du Parlement, a parfaitement préparé
le travail et organisé les séances de la commission. Il a été,
pour le président, un collaborateur extrêmement précieux.
J'en viens maintenant, et pour terminer, au débat d'entrée
en matière au sein de la commission. Il y a lieu de relever
que personne ne s'est opposé à ce que l'on entre en matière.
Une seule proposition de renvoi a été déposée; elle visait à
obtenir que le Conseil fédéral joigne à ses propositions
concernant la nouvelle répartition des tâches des disposi-
tions légales qui garantissent des prestations minimales
dans le pays tout entier. En outre, des propositions touchant
l'harmonisation fiscale sur le plan intercantonal étaient exi-
gées. Cette proposition de renvoi a été rejetée par 15 voix
contre une et de nombreuses abstentions.
Une autre proposition de renvoi, rejetée par 12 voix contre 8,
exigeait du Conseil fédéral la présentation d'un rapport
complémentaire sur les relations entre les projets visant une
nouvelle répartition des tâches et la révision totale de la
constitution, ainsi que les diverses conceptions globales,
sur les possibilités de lois-cadres et sur les répercussions
financières des deux premiers trains de mesures.
Le chef du département et ses collaborateurs ont, depuis,
donné les renseignements demandés par écrit ou orale-
ment.
Bien que l'entrée en matière n'ait pas été contestée au cours
du débat général, les avis sur le projet différaient considéra-
blement quant au fond. La majorité de la commission esti-
mait, sans faire de réserve, qu'il fallait entrer en matière au
sujet des propositions concernant les premières mesures
pour une nouvelle répartition des tâches entre la Confédéra-
tion et les cantons. On fit notamment remarquer que les
responsabilités et les attributions de la Confédération et des
cantons se sont fortement imbriquées au cours de ces
dernières années, que la Confédération s'est vu attribuer un
nombre sans cesse croissant de nouvelles tâches dont l'exé-
cution a été confiée aux cantons, que des difficultés en ont
résulté et qu'il a même été question d'une crise dans l'exé-
cution des tâches. Le projet du Conseil fédéral permet, dans
une certaine mesure, selon la majorité de la commission, de
mieux répartir les attributions, d'alléger et de rationaliser le
système ainsi que de clarifier la situation.
Le soin de régler les tâches de l'Etat et de les financer doit
être délégué davantage aux cantons et aux communes, afin
de faciliter le contact avec le citoyen. Il est particulièrement
important, du point de vue politique, que les responsabilités
et les charges financières coïncident davantage, à l'avenir. Il
est fâcheux que les cantons fassent des contributions nota-
bles à l'AVS, par exemple, sans avoir la possibilité d'exercer
une influence sur la législation y relative. A l'inverse, les
tâches que les cantons peuvent mieux résoudre que la
Confédération doivent être entièrement confiées aux can-
tons, c'est-à-dire que ces derniers devront en assumer le
financement et la réglementation. Les différences dans
l'exécution des tâches par les cantons découlent de la
structure fédéraliste elle-même. Elles doivent être accep-
tées.
Certains membres de la commission ont émis des réserves
de principe envers les conceptions du Conseil fédéral sur la
répartition des tâches. Ils estiment qu'il faut mettre l'accent
sur la coopération et la solidarité entre la Confédération et
les cantons, et non sur ce qui les sépare. La plupart des
difficultés qu'il convient de résoudre actuellement ne peu-
vent l'être que par un effort commun. Ils reprochent aussi au
Conseil fédéral d'avoir accordé la priorité, dans son projet,
au principe fédéraliste et à la désimbrication des tâches, et
d'avoir fait passer au second plan le souci d'assurer un bon
rendement des activités de l'Etat et son efficacité, ainsi que
le sens des responsabilités envers les personnes les plus
faibles de notre société. Ils doutent que les cantons, et
surtout les cantons économiquement faibles, veuillent pren-
dre en charge les tâches que l'on entend désormais leur
confier, par une nouvelle répartition des attributions, et ils
doutent aussi qu'ils soient en mesure de le faire. Ils crai-
gnent que les différences ne s'accentuent entre les régions,
que l'Etat social ne soit affaibli et que l'égalité des citoyens
devant la loi ne soit plus assurée. Ils soulignent aussi le fait
que les subventions de la Confédération ont jusqu'ici forte-
ment déterminé les prestations des cantons. Afin de garantir
un niveau minimal dans toute la Suisse, ils demandent que
la Confédération fasse un usage accru des lois-cadres. Cette
suggestion a cependant été rejetée par de nombreux mem-
bres de la commission. Ceux-ci ont fait remarquer que les
lois-cadres n'ont généralement pas donné satisfaction et
qu'elles sont incompatibles avec l'objectif principal d'une
nouvelle répartition des tâches qui est de séparer clairement
les responsabilités et les attributions des cantons d'une part
et de la Confédération d'autre part. Aussi recommandent-ils
de ne recourir que modérément aux lois-cadres.
Répondant à l'objection principale des opposants, la majo-
rité constate que les cantons sont parfaitement en état de
compenser les subventions de la Confédération que l'on
entend supprimer. La nouvelle répartition des tâches n'ap-
portera pas une modification profonde de celle des charges.
Elle confiera simplement aux cantons la pleine responsabi-
lité dans les domaines dans lesquels ils ne l'exercent pas
entièrement.
Il faut aussi prendre en considération le fait que la péréqua-
tion financière sera considérablement renforcée, de sorte
que l'on pourra exiger, même des cantons économiquement
faibles, qu'ils prennent en charge les tâches qu'on leur
confiera. On ne saurait concevoir de fédéralisme sans con-
fiance et celle que l'on a dans la capacité des cantons de
pouvoir faire face à la situation se justifie pleinement.
Il faut enfin relever que les dispositions transitoires ont été
conçues dans un esprit particulièrement généreux. La majo-
rité ne dénie pas que la Confédération a joué un rôle de
locomotive dans certains domaines, par exemple dans celui
des bourses, mais les cantons sont maintenant en mesure
de prendre ces prestations à leur charge. Cela permettra
aussi à la Confédération de se consacrer à de nouvelles
tâches.
Quelques membres de la commission ont fait remarquer que
la nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et
les cantons est liée à un assainissement des finances fédé-
rales. Si l'on réalise toutes les propositions du Conseil
fédéral visant à cette nouvelle répartition, que la commis-
sion soutient, ainsi que la réduction prévue des charges
fédérales en matière d'assurance-maladie, les cantons
devront consentir des dépenses supplémentaires de 99 mil-
lions de francs à partir de 1990. L'amélioration de la situa-
tion des finances fédérales qui en résultera sera une consé-
quence bienvenue de la nouvelle répartition des tâches
entre la Confédération et les cantons certes, mais son
importance restera tout de même fort modeste dans l'en-
semble.
En résumé, on peut affirmer que la commission a admis
unanimement qu'il est nécessaire de procéder à un examen
de la répartition des tâches entre la Confédération et les
cantons, et qu'il s'agit d'ailleurs en l'occurrence d'une obli-
gation permanente de tout Etat fédéral. Les premières
mesures proposées à cet effet par le Conseil fédéral et que
le Conseil des Etats a déjà approuvées permettent d'entre-
prendre une révision souhaitable des rapports entre la Con-
fédération et les cantons. Leur importance ne doit être ni
sous-estimée ni exagérée. L'essentiel est qu'elles consti-
tuent un pas dans la bonne direction. La poursuite de la
grande opération qui a été déclenchée il y a plus de dix ans,
ainsi que le succès de toutes les démarches futures pour
une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et
les cantons, dépendront pour une large part du sort qui sera
réservé par notre conseil à ce premier train de mesures.
Au nom de la commission, je vous prie d'entrer en matière et
d'examiner les premières mesures proposées par le Conseil
- März 1984 N15
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
fédéral pour une nouvelle répartition des tâches entre la
Confédération et les cantons.
Nebiker, Berichterstatter: Zuerst zu den Kommissionsbera-
tungen: Der Ständerat hat bekanntlich im Januar 1983 seine
Beratungen über das Geschäft «Neuverteilung der Aufga-
ben zwischen Bund und Kantonen» abgeschlossen. Er ist
mit seinen Beschlüssen im wesentlichen den Anträgen des
Bundesrates gefolgt, mit Ausnahme allerdings der beiden
rein finanzpolitischen Geschäfte, die mit der Aufgabentei-
lung nichts zu tun haben: das sind die unbefristete Aufhe-
bung der Kantonsanteile am Reingewinn der Alkoholverwal-
tung unter Beibehaltung des Alkoholzehntels und die Aufhe-
bung der Kantonsanteile am Reinertrag der Stempelsteuer.
Im Gegensatz zum Ständerat beantragt Ihnen die national-
rätliche Kommission, auch auf die beiden finanzpolitischen
Vorlagen einzutreten.
Die vorberatende Kommission des Nationalrates konnte die
Beratungen nach zehn Sitzungstagen am 10. November
1983 abschliessen. Für die wichtigsten und namentlich für
die umstrittensten Vorlagen wurden Experten angehört, und
zwar bei den Leistungen des Bundes für den Straf- und
Massnahmenvollzug, bei den Ausbildungsbeiträgen, bei den
Anträgen bezüglich AHV und Altersheime, bei den Bundes-
beiträgen für die Wohnbauförderung und schliesslich für die
Bereiche Finanzausgleich und Kantonsanteile.
Die Beratungen waren für die Kommission sehr anspruchs-
voll, weil sich die Vorschläge für die Neuverteilung der
Aufgaben zwischen Bund und Kantonen auf ganz verschie-
dene Sachgebiete beziehen. Es wurde auch deutlich, dass
es relativ einfach ist, sich zum Prinzip der Aufgabenentflech-
tung zu bekennen, dass die Meinungen aber dann hart
aufeinanderprallen, wenn es darum geht, im einzelnen und
konkret dem Bund oder den Kantonen bestimmte Aufgaben
zuzuweisen, namentlich wenn dies finanzielle Konsequen-
zen hat. Das wird auch bei den Beratungen in diesem Rate
nicht anders sein.
Das Eintreten zum gesamten ersten Paket der Neuverteilung
der Aufgaben zwischen Bund und Kantonen war in der
Kommission nicht bestritten. Wir beantragen Ihnen also
Eintreten.
Der Kommission lagen allerdings zwei Rückweisungsan-
trägevor. Dereine verlangte zusätzliche gesetzliche Bestim-
mungen, die für das gesamte Gebiet der Eidgenossenschaft
Mindestleistungen garantieren. Ein ähnlicher Antrag liegt
auch jetzt auf dem Tisch dieses Rates: der Antrag Braun-
schweig. Der andere Rückweisungsantrag verlangte einen
Zusatzbericht über das Verhältnis der Vorschläge zur Total-
revision der Bundesverfassung und zu den verschiedenen
Gesamtkonzeptionen sowie über die Möglichkeiten von
Rahmengesetzen mit der Vorschrift von Mindestleistungen.
Beide Rückweisungsanträge sind abgelehnt worden. Der
Bundesrat hat aufgrund dieser Anträge der Kommission
weitere Unterlagen über die Zusammenhänge mit der Total-
revision der Bundesverfassung und den verschiedenen
Gesamtkonzeptionen zur Verfügung gestellt.
(
Um Ihnen den Überblick zu erleichtern, fasse ich die Haupt-
entscheide der Kommission kurz zusammen. Im wesentli-
chen ist die Kommission des Nationalrates den Anträgen
des Bundesrates bzw. des Ständerates gefolgt, allerdings
mit folgender Ausnahme:
Bei der Wohnbauförderung stimmte die Kommission mit 15
zu 13 Stimmen für Nichteintreten, und bei den Leistungen
des Bundes für den Straf- und Massnahmenvollzug und für
die Ausbildungsbeiträge sind die Übergangsfristen gegen-
über dem Beschluss des Ständerates um je drei Jahre ver-
längert worden. Stark umstritten waren namentlich die fol-
genden Vorlagen: Kommissionsmehrheit und Bundesrat
wollen die Leistungen des Bundes für den Straf- und Mass-
nahmenvollzug auf die Baubeiträge beschränken, also die
Betriebsbeiträge, streichen. Eine starke Minderheit will an
den Betriebsbeiträgen festhalten. Bei den Ausbildungsbei-
trägen (Stipendien) wollen Mehrheit und Bundesrat die Bei-
träge des Bundes aufheben; Ausbildung und Erziehung sei
in erster Linie Aufgabe der Kantone. Eine starke Minderheit
votiert für Nichteintreten, d. h. Beibehalten der Bundesbei-
träge. Bei der Wohnbauförderung schliesslich votiert eine
sehr knappe Mehrheit der Kommission für Nichteintreten,
d. h. Beibehalten der Bundesbeiträge; die Minderheit
möchte die Wohnbauförderung voll kantonalisieren.
Zur Ausgangslage für die gesamte Vorlage: Es ist für jeder-
mann unbestritten, dass die Schweiz ein föderalistisches
Staatswesen ist. Dies entspricht der Vielfalt unseres Landes
und der geschichtlichen Entwicklung. Zum Föderalismus
gehört, dass der Bund nur diejenigen Aufgaben erfüllen soll,
die nicht durch die Kantone bewältigt werden können. Das
gleiche Prinzip der Subsidiarität gilt auch im Verhältnis
zwischen den Kantonen und ihren Gemeinden. Das Prinzip
des Föderalismus und eben der Subsidiarität findet seinen
rechtlichen Ausdruck in Artikel 3 der Bundesverfassung, der
lautet: «Die Kantone sind souverän, soweit ihre Souveränität
nicht durch die Bundesverfassung beschränkt ist, und üben
als solche alle Rechte aus, welche nicht der Bundesgewalt
übertragen sind.»
Trotz der seit 1848 unverändert gebliebenen föderativen
Struktur unseres Landes hat sich nun die staatliche Tätigkeit
von den Kantonen weg zum Bund verschoben. Besonders in
den Nachkriegsjahren 1950 bis 1970 wurden dem Bund
grosse und neue Aufgaben übertragen, namentlich im
Sozialbereich, im Wirtschaftsbereich, im Bereich des
Umweltschutzes und auf anderen Gebieten. Dem Bund wur-
den stets neue Kompetenzen eingeräumt, und er sorgte mit
teils grosszügigen Subventionen dafür, dass die Kantone
ihre eigenen Aufgaben und Infrastrukturprobleme-bewälti-
gen konnten. Vielfach wurden die Kantone auf einem Gebiet
erst aktiv, wenn Bundesbeiträge in Aussicht standen. Es gibt
heute kaum ein Tätigkeitsfeld, in dem der Bund nicht in
irgendeiner Form mitwirkt.
Diese Übernahme von Aufgaben durch den Zentralstaat war
zweifellos in vielen Fällen richtig und effizient. Sie führte
aber auch zu unübersichtlichen Verflechtungen der Zustän-
digkeitsbereiche, zu Doppelspurigkeiten und verwöhnte die
Kantone, indem sie nicht mehr bereit waren, Aufgaben selb-
ständig zu lösen. Die Aufgabenneuverteilung gehört beim
Bund schon seit Jahren zum Schwerpunkt seiner Regie-
rungspolitik. Die Frage wurde auch im Parlament durch eine
Motion des seinerzeitigen National rates Julius Binder aufge-
griffen. Das war vor elf Jahren. Nach verschiedenen Vorstu-
dien und einem Vernehmlassungsverfahren bei den Kanto-
nen hat eine Studienkommission, die Kommission Voyame,
konkrete Vorschläge zur Aufgabenteilung ausgearbeitet.
Diese wurden im Jahre 1980 einem erneuten Vernehmlas-
sungsverfahren unterbreitet. Die angestrebte Neuverteilung
der Aufgaben nach Sachgebieten wurde mehrheitlich
begrüsst. Die Aufgabenteilung wurde allgemein befürwortet
und als staatspolitisches Vorhaben beurteilt. Die finanzpoli-
tischen Überlegungen, eine Entlastung des Bundes, sollten
nur zweitrangige Bedeutung haben.
Das Hauptziel der Aufgabenneuverteilung ist unbestrittener-
massen ein staatspolitisches. Dies ging aus allen Verhand-
lungen in der Kommission und aus dem Vernehmlassungs-
verfahren hervor. Es geht darum, den Föderalismus zu stär-
ken und den Kantonen nicht Aufgaben zu entziehen, die sie
ebensogut selbst lösen können. Den Kantonen sollen wieder
mehr Eigenständigkeit, Verantwortung und Kompetenzen'
eingeräumt werden. Die Aufgabenteilung darf nun aber
nicht zu einem Leistungsabbau führen. Gegner der Vorlage
und Gegner einzelner Abschnitte befürchten, dass die Dele-
gation von Aufgaben an die Kantone einen Leistungsabbau
zur Folge habe. Dies ist nicht Absicht der Gesamtvorlage.
Echter Föderalismus setzt voraus, dass die Kantone,
genauso wie der Bund, gewillt sind, das für seine Bürger zu
tun, was zu tun notwendig ist. Kantone und Gemeinden sind
heute finanziell stärker. Sie sind bereit und in der Lage,
Aufgaben zu übernehmen. Sie haben sich im Vernehmlas-
sungsverfahren eindeutig dazu bekannt. Die Aufgabenerfül-
lung wird zweifellos von Kanton zu Kanton unterschiedlich
sein. Auch dies entspricht dem föderalistischen Gedanken
und der schweizerischen Vielfalt.
Aufgabenteilung bedeutet auch Entflechtung der Aufgaben.
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 16
N 5 mars 1984
Kompetenz, Verantwortung und Finanzierung müssen über-
einstimmen, bei der gleichen staatlichen Instanz liegen. Wer
befiehlt, soll auch bezahlen. Die Kantone sind nicht nur
Vollzugsorgane des Bundes. Wenn ihnen schon eine Auf-
gabe zur Finanzierung übertragen wird, sollen sie auch über
die Aufgabe selbst entscheiden können. Dies bedeutet, dass
man mit der Rahmengesetzgebung und mit Vorschriften für
Mindestleistungen - was von gewissen Antragstellern
gewünscht wird, zum Beispiel im Antrag Braunschweig -
eher zurückhaltend sein sollte.
Aus der Aufgabenteilung erhofft man eine gewisse Einspa-
rung an administrativem Aufwand, das Vermeiden von Dop-
pelspurigkeiten und von unnötigem Perfektionismus und
auch eine Einsparung von Personal.
Die Stelleneinsparung beim Bund allerdings dürfte beschei-
den sein. Eine Übersicht ergab eine Einsparung von 27
Stellen, wovon 18 allein beim Bundesamt für Wohnungswe-
sen, einem Bereich, bei dem die Mehrheit der Kommission
die weitere Beteiligung des Bundes befürwortet.
Von der Aufgabenentflechtung erwartet man aber, dass die
Entscheide für den Bürger übersichtlicher, verständlicher
und demokratischer - kurz: bürgernäher - werden. Das
heute bestehende komplizierte Gefüge zwischen Gemein-
den, Kanton und Bund führt zu Unübersichtlichkeit und
Kompliziertheit. Der Bürger versteht den Ablauf nicht und
resigniert.
Zu den finanziellen Folgen: Obschon - wie mehrfach
erwähnt - die Aufgabenteilung grundsätzlich ein staatspoli-
tisches Problem darstellt, wird für den Bund auch eine
bescheidene finanzielle Entlastung angestrebt. Dies ist auf-
grund der bekannten finanziellen Situation beim Bund not-
wendig. Mit dem ersten hier vorliegenden Paket gemäss
Anträgen der Kommissionsmehrheit würde der Bund ab
1990, nach Inkrafttreten aller Massnahmen, um rund 99
Millionen entlastet. Sie haben eine zusätzliche Dokumenta-
tion, finanzielle Auswirkungen Stand 1983, erhalten. Mit
dem zweiten Paket, das sich in Vorbereitung befindet, ist
eine weitere Entlastung des Bundes um 70 Millionen Fran-
ken vorgesehen. Insgesamt ist mit dem ersten und zweiten
Paket der Aufgabenneuverteilung zusammen eine Entla-
stung des Bundes von rund 170 Millionen bis 190 Millionen
in Aussicht genommen. Wie erwähnt, sind die Kantone
grundsätzlich bereit, diese Mehrbelastung auf sich zu neh-
men; allerdings ist der Finanzausgleich zu verstärken, denn
mit der Neuverteilung der Aufgaben werden besonders die
finanzschwachen Kantone, also die Kantone mit den höch-
sten Subventionsansätzen, am stärksten betroffen. Im Rah-
men des ersten Paketes der Aufgabenneuverteilung ist des-
halb auch eine deutliche Verbesserung des Finanzausglei-
ches vorgesehen. Der Kantonsanteil der direkten Bundes-
steuer von 30 Prozent wird beibehalten; hingegen wird die
Finanzausgleichsquote von 7,5 Prozent auf 13 Prozent
erhöht. Diese Auswirkung sehen Sie ebenfalls in der ausge-
teilten Dokumentation auf Seite 13 oder in der Botschaft. Die
Mehrbelastung für den Kanton Zürich nach den neuen Zah-
len beträgt beispielsweise, nach Finanz- und Härteaus-
gleich, rund 18 Millionen Franken, für den Kanton Basel-
Stadt 4,6 Millionen Franken, für den Kanton Bern 11,8 Millio-
nen Franken und für den Kanton Luzern beispielsweise 3,1
Millionen Franken. Das sind also Beiträge, die unter Berück-
sichtigung des staatspolitischen Zieles der Aufgabenvertei-
lung durchaus tragbar sind.
Diese Gesamtzahlen sind wichtig, wenn Sie bei der Detailbe-
ratung der einzelnen Vorlagen die finanzielle Tragbarkeit
beurteilen. Auf das Endergebnis für die einzelnen Kantone
kommt es an, nicht auf die finanziellen Konsequenzen aus
den einzelnen Teilbereichen. Insgesamt entspricht die Mehr-
belastung der Kantone aus der Aufgabenteilung nur 0,44
Prozent der Steuerkraft. In den beiden Kantonen Appenzell
und Obwalden treten sogar Entlastungen ein.
Bei der Beurteilung des Saldos aus der Aufgabenteilung,
also im ersten Paket 99 Millionen Franken, wird man den
finanziellen Ergebnissen der Aufgabenteilung nicht gerecht.
In Wirklichkeit sind viel grössere Geldströme betroffen.
Einerseits beträgt der Abbau von Bundesbeiträgen an die
Kantone in elf Bereichen rund 400 Millionen Franken, das
sind 20 Prozent der gesamten Bundesbeiträge an die Kan-
tone; andererseits sollen die Kantonsbeiträge an die AHV
von rund 800 Millionen Franken aufgehoben werden. Diese
werden teilweise kompensiert durch den Abbau von Bun-
desbeiträgen an die Krankenkassen von 490 Millionen. Netto
vermindern sich also die Leistungen der Kantone an den
Bund um rund 300 Millionen. Die Aufgabenneuverteilung
nach dem ersten Paket betrifft mit anderen Worten einen
Finanzstrom von rund 800 Millionen Franken, der zwischen
Bund und Kantonen hin und her geschoben wird.
Mit dem Antrag auf Eintreten befürwortet die vorberatende
Kommission grundsätzlich das Prinzip der Aufgabenteilung.
Die Aufgabenteilung ist staatspolitisch von Bedeutung. Sie
bedeutet die Stärkung des föderalistischen Gedankens und
vereinfacht die Entscheidungsabläufe durch Übereinstim-
men von Verantwortung und Finanzierungszuständigkeit.
Einige Kommissionsmitglieder melden grundsätzliche Vor-
behalte an. Sie betonen, dass Kooperation, Solidarität zwi-
schen Bund und Kantonen im Vordergrund stehen sollte
und nicht das Trennende. Sie bezweifeln, dass die Kantone,
insbesondere die finanzschwächeren, bereit und fähig sein
werden, die durch die Neuverteilung der Aufgaben zusätz-
lich entstehenden Lasten auf sich zu nehmen. Sie befürch-
ten, dass sich regionale Unterschiede veschärfen und dass
der Sozialstaat geschwächt werde und der Bürger rechtsun-
gleich behandelt werde. Diese Kommissionsmitglieder wün-
schen vermehrt Rahmengesetze, die einen Mindeststandard
garantieren. Doch gerade diese Rahmengesetze widerspre-
chen nach Meinung der Kommissionsmehrheit dem Prinzip
der Aufgabenteilung und fördern den Vollzugsnotstand bei
den Kantonen.
Das erste Paket der Aufgabenneuverteilung stellt nur einen
ersten Schritt zur besseren Gestaltung des Verhältnisses
zwischen Bund und Kantonen dar. Es ist nach Meinung der
Kommissionsmehrheit ein wichtiger Schritt in der richtigen
Richtung. Es wird das zweite Paket folgen. Im weiteren ist
die Aufgabenteilung eine permanente Aufgabe, auch im
Bereiche unserer weiteren gesetzgeberischen Arbeit.
Zum Schluss möchte ich Herrn Bundesrat Friedrich und
seinen zahlreichen Mitarbeitern herzlich danken für die
Begleitung und Beratung während der Kommissionssitzun-
gen. Wir wurden jeweils sehr gut dokumentiert. In den Dank
einschliessen möchte ich auch die ausserparlamentarische
Kommission und namentlich das Kontaktgremium mit sei-
nem Verständnis für die Aufgabenteilung zwischen Bund
und Kantonen.
Im Namen der Kommission bitte ich Sie, auf die ersten
Massnahmen zur Neuverteilung einzutreten.
Präsident: Es folgen die Fraktionssprecher. Für die Fraktion
der PdA/PSA/POCH spricht Herr Carobbio, der zugleich
seinen Rückweisungsantrag begründen wird.
M. Carobbio: Le groupe du Parti du travail, du PSA et des
Organisations progressistes, prenant position sur la ques-
tion générale qui est soumise à la discussion aujourd'hui,
tient à fixer et à mettre en évidence quatre points principaux
qui, dans une certaine mesure, constituent les critères selon
lesquels nous avons examiné aussi bien le message du
Conseil fédéral que la copieuse documentation mise à notre
disposition, critères qui tiennent également compte des
considérations qui viennent d'être exposées par nos deux
rapporteurs.
Tout d'abord, à notre avis, un réexamen des tâches entre
Confédération et cantons constitue en soi une idée valable
et sous certains aspects une nécessité. Sur ce point, nous
rejoignons la position de la commission unanime. Ensuite,
un tel examen ne peut pas oublier le fait que dans plusieurs
domaines les tâches du pouvoir central et celles des pou-
voirs locaux ne sont pas alternatives mais bien complémen-
taires, c'est-à-dire que l'activité des uns serait difficilement
possible, surtout pour les cantons à faible capacité finan-
cière, sans la contribution de l'autre. D'autre part, toute
proposition dans ce domaine ne peut pas et ne doit pas faire
- März 1984 N
17
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
abstraction des réalités géographiques, économiques et
sociales des diverses régions du pays. Cela signifie qu'une
mesure qui serait valable, ou tout au moins supportable
pour un canton riche comme Zurich, Baie ou d'autres, ne le
sera pas nécessairement pour une autre région ou un can-
ton tel que le Tessin ou les Grisons. Enfin, toute mesure que
nous adopterons, au-delà des aspects institutionnels et juri-
diques des rapports entre les deux collectivités concernées,
vise et touche en définitive des personnes, des citoyens et
des couches sociales dont les conditions ne sont pas identi-
ques.
De ces quatre constatations, presque banales dirai-je, notre
groupe tire une première indication: il faut être très prudent
lorsqu'on propose des mesures pour une nouvelle réparti-
tion des tâches entre la Confédération et les cantons. Toute
mesure dans ce domaine devrait notamment éviter soigneu-
sement, premièrement, de favoriser une accentuation des
disparités régionales et sociales; deuxièmement, de remet-
tre en discussion des acquis, notamment sur le plan social,
dont la réalisation a été possible grâce au rôle de la Confé-
dération; troisièmement, d'aggraver les difficultés finan-
cières des régions et des cantons économiquement faibles.
Cela ne veut absolument pas dire que nous sommes par
principe contre la recherche de mesures concrètes visant à
mieux définir les tâches entre les deux collectivités.
Sur le plan du principe, comme le dit le message du Conseil
fédéral, nous sommes également d'avis qu'un renforcement
du fédéralisme est aujourd'hui important. Que ce soit du
point de vue de la participation démocratique des citoyens
aux affaires qui les concernent, mais également du point de
vue d'une élimination ou tout au moins d'une limitation des
entraves bureaucratiques qui compliquent souvent les acti-
vités des pouvoirs publics.
Nous croyons aussi qu'aujourd'hui, dans notre société
suisse confrontée à la crise économique et les problèmes
financiers de l'Etat, une meilleure utilisation des ressources
dont nous disposons et le dépassement de l'Etat-providence
ainsi que de la pratique de la dispersion des interventions et
des contributions financières, ne vont pas sans une meil-
leure définition des compétences et des tâches des collecti-
vités locales, régionales, cantonales et fédérales.
Mais si nous considérons les conceptions globales du Con-
seil fédéral dans ce domaine, et plus particulièrement les
propositions concrètes de ce premier train de mesures,
nous devons malheureusement constater que si l'idée de
départ était bonne en soi, le résultat final est plutôt discuta-
ble et dans quelques cas - bourses d'études, logement- fort
critiquable. A ce propos une première remarque d'ordre
générale s'impose à l'adresse du Conseil fédéral et des
rapporteurs. En effet, à notre avis, tout l'exercice que nous
proposent le Conseil fédéral et la majorité de la commission,
et notamment celui dont nous discutons aujourd'hui, se
base sur une insuffisance, volontaire ou pas, je l'ignore,
voire une grave lacune de départ. A notre avis, le renforce-
ment du fédéralisme et du rôle des collectivités régionales et
locales ainsi que tout discours sur une nouvelle répartition
des tâches dont il est question, présupposent avant tout et
en priorité la prise de mesures dans le domaine de la
distribution de la richesse, donc de la fiscalité et de la
politique économique régionale. Cela afin de créer une base
minimale commune à toutes les régions du pays et, je le
souligne, à toutes les couches sociales.
A mon avis, c'est justement cet aspect-là qui n'est pratique-
ment pas pris en considération dans les propositions qui
nous sont soumises. Je pense ici en particulier au domaine
de l'harmonisation fiscale matérielle qui est autre chose que
la simple péréquation prévue dans le projet et qui constitue
en soi une mesure positive - je suis d'accord sur ce point
avec les rapporteurs et le Conseil fédéral.
Afin de mieux préciser mon point de vue, je dirais que tant
qu'il n'est pas possible en Suisse de contrôler fiscalement
les personnes morales qui peuvent déplacer leurs revenus
d'un canton à l'autre au mieux de leurs intérêts, il n'y aura
jamais de renforcement du fédéralisme et toute répartition
nouvelle des tâches risque d'être contradictoire. On pourrait
3-N
faire les mêmes considérations à propos de la décentralisa-
tion des activités économiques. Le fait que, dans le projet en
discussion, de telles mesures soient pratiquement inexis-
tantes, constitue à notre avis la plus grande limite à tout
l'exercice, c'est un élément négatif important qu'en tant que
groupe, nous devons prendre en considération lors du juge-
ment que l'on portera sur les propositions en discussion. En
outre, les mesures qui nous sont proposées soulèvent de
notre part trois autres réserves d'importance. La première
concerne le fait que, contrairement aux bonnes intentions
initiales selon lesquelles la nouvelle répartition des tâches
aurait dû être financièrement neutre, l'exercice s'est trans-
formé, chemin faisant, en une occasion pour la Confédéra-
tion d'entériner des mesures financières et d'économie.
Certes, par rapport au projet initial du Conseil fédéral, l'on
est descendu de 180 millions à 100 millions, pour ce premier
train de mesures, mais à cela il faut ajouter les 290 millions
des quotes-parts sur les droits de timbre et sur l'alcool qui
constituent une mesure qui touche particulièrement les can-
tons faibles. Il faut encore ajouter les 70 millions pour le
deuxième train de mesures, sans parler des diverses
mesures de compensation, en particulier dans le domaine
de l'assurance-maladie. Plutôt que de nouvelle répartition
des tâches, je crois qu'il faudrait parler ici de nouvelle
répartition des charges, d'autant plus que dans divers cas,
par exemple celui de l'exécution des mesures et des peines,
il n'y a pas de transfert de compétences mais seulement des
charges. Le résultat d'une telle orientation sera que, dans la
pratique, les cantons et les régions les plus faibles seront
pénalisés ainsi que les couches de la population à revenus
modeste et les couches marginalisées.
Ma deuxième remarque concerne le fait que dans ce pre-
mier train de mesures, on propose le pur et simple désiste-
ment de la Confédération dans le domaine du logement, de
la formation, qui, à mon avis, sont des tâches typiques de la
Confédération plutôt que des cantons et dans lesquelles le
rôle de la Confédération est important et indispensable.
Accepter de telles dispositions, non accompagnées de
mesures sur le plan de la fiscalité et de la répartition des
richesses, reviendrait à admettre le principe que de telles
prestations peuvent être mises en discussion ou même,
dans certains cantons, abandonnées. Ce sera le cas en
particulier, je le rappelle, pour les cantons qui connaissent
déjà des difficultés financières. Or, la péréquation financière
prévue ne suffira pas à modifier cette situation.
La troisième réserve que nous formulons concerne le fait
que, souvent, l'on nous propose un transfert des charges
qui, en soi, pourrait être acceptable, mais sans fixer des
prestations minimales, lesquelles devraient être assurées à
tous les citoyens suisses. Ne pas le prévoir, revient à admet-
tre le principe que la nouvelle répartition des tâches pourrait
bien se traduire par une accentuation des disparités et des
discriminations soit régionales, soit sociales.
Partant de toutes ces considérations, le groupe du Parti du
travail, du Parti socialiste autonome et du POCH a décidé de
reprendre la proposition - que j'avais faite en séance de
commission - de renvoi du projet au Conseil fédéral, propo-
sition qui malheureusement avait été repoussée par 15 voix
contre une, la mienne.
Aujourd'hui, je constate avec plaisir que les socialistes, avec
la proposition du collège Braunschweig, reprennent cette
idée. Il est positif qu'ils aient finalement décidé de prendre
une position plus claire par rapport à la politique du gouver-
nement. Ma proposition demande au Conseil fédéral, tout
d'abord, que le projet soit revu avec la présentation de
propositions qui concernent le domaine de la fiscalité, en
particulier de l'harmonisation fiscale matérielle concernant
les personnes morales. Deuxièmement, que les propositions
contenues dans ce premier train de mesures concernant le
droit au logement, les subsides de formation, ne soient plus
proposées comme mesures de transfert de compétences- il
serait mieux de parler de transfert de charges - aux cantons.
Troisièmement, que des dispositions-cadre légales soient
fixées dans tous les domaines où l'on propose de transférer
des compétences aux cantons, afin que soient assurées des
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 18
N 5 mars 1984
prestations minimales à tous les citoyens suisses, quelle que
soit leur situation.
En conclusion, nous ne sommes pas opposés en principe à
examiner, dans les cas concrets, le problème des nouvelles
répartitions des tâches, mais nous nous refusons à considé-
rer cette opération comme une opération à buts financiers,
de délégation des charges de la Confédération aux cantons.
Et nous nous opposons en particulier aux mesures dans le
domaine de la formation, de la construction des logements à
bon marché et nous demandons de fixer aussi des lois-
cadres qui réglementent équitablement la situation pour
tous les citoyens de notre pays. De plus, comme cela sera
précisé au cours de la discussion de détail, nous nous
opposons aussi à ce que soit ajoutée à ce premier train de
mesures la question des quotes-parts des cantons sur l'im-
pôt sur l'alcool et sur le droit de timbre. Au vu de ces
considérations, je vous invite donc à appuyer ma proposi-
tion de renvoi du projet au Conseil fédéral, afin qu'il soit
revu dans le sens que je vous ai expliqué.
Braunschweig: Im Namen der sozialdemokratischen Frak-
tion beantrage ich Ihnen Rückweisung dieser ersten Neuver-
teilungsvorlage.
Ausserdem schlagen wir Ihnen die Überweisung der vorlie-
genden Petition für die Weiterführung der Bundesbeiträge
an Erziehungsheime für Kinder und Jugendliche sowie der
Petition der Schweizerischen Studentenschaften «gegen
den Subventionsabbau-für gerechtere Stipendien» vor, mit
dem Ersuchen an den Bundesrat, die Vorschläge der Peten-
ten in einer neuen Vorlage zu berücksichtigen.
Der Wichtigkeit, der Transparenz und der politischen Klar-
heit zuliebe verlangen wir für die Abstimmungen über drei
Teilvorlagen den Namensaufruf.
Die Vernehmlassungsantworten der sozialdemokratischen
Partei und des Gewerkschaftsbundes waren schon vor vier
Jahren sehr zurückhaltend bis strikte ablehnend gewesen.
Im gleichen Sinne argumentierten im Ständerat unsere ehe-
maligen Kollegen Frau Lieberherr und Willy Donzé und in
der nationalrätlichen Kommission Anton Muheim und Féli-
cien Morel. Sie befürchteten - und wir befürchten heute -
mit guten Gründen einen schleichenden Sozialabbau, der
durch die Kantone höchstens teilweise vermindert werden
kann. Dabei denken wir in erster Linie an die Betriebsbei-
träge für Erziehungseinrichtungen und Altersheime, an die
Stipendien für Studenten und Lehrlinge (immer sind es die
Jugendlichen, die daran glauben müssen!) und an die
Wohnbauförderung des Bundes.
Das erste Beispiel, die Betriebsbeiträge an Erziehungsein-
richtungen für Kinder und Jugendliche: Ich weiss, dass
Bundesrat und Kommissionsmehrheit diesen Sozialabbau
bestreiten - wer gibt schon den Sozialabbau zu? - und auf
die Verlagerung der Verantwortung auf die Kantone verwei-
sen. Darauf werde ich zurückkommen. Aber gerade in bezug
auf die Erziehungseinrichtungen zeigte die Erfahrung der
letzten Jahre, dass die Kantone aus politischen und anderen
Gründen nicht in der Lage waren, die Fristen des Jugend-
massnahmenrechtes einzuhalten, und in der vorletzten Ses-
sion mussten wir mit Zorn und Zerknirschung gesetzliche
Fristen verlängern. Nun sollen wir glauben, dass die Kan-
tone auch noch die Betriebsbeiträge übernehmen, von
denen sich der Bund befreien will!
Das zweite Beispiel betrifft die Stipendien. Ausgerechnet in
einer wirtschaftlich sehr schwierigen Zeit, da wir alle spüren,
dass unser Land auch auf einzelnen Gebieten der Ausbil-
dung in Rückstand geraten ist, in einer Zeit, da wir als
Kleinstaat Mühe haben, europäisch und weltweit Schritt zu
halten, bauen wir eidgenössische Beiträge an Stipendien ab
und verlassen uns auf den kantonalen Weg der Unsicher-
heit. Wir verlangen für diese Abstimmung den Namensauf-
ruf; Studenten, Schüler, Lehrlinge, junge Menschen auf
dem zweiten Bildungsweg haben ein Anrecht darauf, zu
wissen, wer Stipendien gewährleistet und wer nicht.
Das dritte Beispiel: Die Änderung des AHV-Gesetzes ist
vergleichbar einer sehr bitteren Pille. Zuerst kommt der
Zuckerguss: die Entlastung der Kantone von den bisherigen
AHV-Beiträgen - obwohl durch Abgeltung früherer Fürsor-
geleistungen auch heute noch begründet -; diese Entla-
stung wird aber sogleich verrechnet mit den Beiträgen des
Bundes an die Krankenversicherungen. Wir rechnen mit
Sicherheit auf Rückwirkungen auf die Spitalkosten, zum
Nachteil der Patienten und der Krankenkassen. Zum bitteren
Teil gehört der Verzicht auf die Altersheimbeiträge, obwohl
der Nachholbedarf an Altersheimplätzen lange nicht in allen
Kantonen abgebaut ist; ganz abgesehen davon, dass dieser
Verzicht den heutigen Anforderungen an ein Altersheim
nicht Rechnung trägt.
Die Vorlage bringt aber auch noch unter dem folgenden
Buchstaben L eine Reduktion der Bundesbeiträge an die
kantonalen Ergänzungsleistungen von 35 bis 70 auf 10 bis
35 Prozent, und das wird zur Folge haben: weniger Maximal-
renten und Verzicht auf Ausschöpfung möglicher Rentener-
höhungen.
Ich höre den Schlachtruf der Neuverteiler, der in der Kom-
mission zur Ideologie hochstilisiert worden ist: Habt Ver-
trauen in die Kantonel Ja, wir haben Vertrauen in die Kan-
tone, aber kein blindes Vertrauen, sondern Vertrauen ver-
bunden mit Voraussicht und Klugheit. Es ist kein Zufall, dass
man auf die Kantonalisierung der Ergänzungsleistungen
verzichtet, der entsprechenden Verfassungsrevision aus
dem Weg ging und die politische Auseinandersetzung
scheute. Wir verlangen auch für diesen Teil der Vorlage die
Abstimmung mit Namensaufruf, denn auch ältere Mitbürge-
rinnen und Mitbürger haben ein Recht, zu wissen, wer zur
AHV steht und wer am System «nagt».
Als viertes und letztes Beispiel nenne ich die Wohnbauförde-
rung durch den Bund. Die Diskussion wird später stattfin-
den, nachdem die Mehrheit der Kommission befunden hat,
auf diesen Sozialabbau sei zu verzichten. Es versteht sich
von selbst, dass wir den Eintretensantrag von Kollege Jean-
neret bekämpfen und im Interesse der Wohnungssuchen-
den und der Mieter den Namensaufruf verlangen.
Soweit vier Beispiele des Sozialabbaus und der Leistungs-
verschlechterung, gegen die sich unser Rückweisungsan-
trag richtet.
Fairerweise bestreiten wir nicht, dass einzelne Teilvorlagen
sinnvoll und zeitgemäss sind, zum Beispiel die Aufhebung
der Beiträge für den Primarschulunterricht. Aber diese Aus-
nahmen ändern an der Tendenz des schleichenden Sozial-
abbaus nichts.
Nach der politischen Praxis zu den grundsätzlichen Bemer-
kungen: Ursprünglich lagen der Idee der Neuverteilung der
Aufgaben föderalistische Absichten zugrunde. Ihnen stan-
den wir positiv gegenüber. Bürgernähe, sich wohl fühlen im
Staat, weniger Anonymität und weniger Bürokratie, mehr
menschliche und direkte Beziehungen, Förderung der klei-
nen Gemeinschaft, des Dorfes und des Quartiers; solchen
Postulaten stimmen wir gerne und mit Freude zu.
Im Verlaufe der Ausarbeitung dieser Vorlage wurde aber
diese Richtung durch fremde Tendenzen ergänzt und ver-
drängt. Bundesfinanzpolitische Überlegungen Hessen die
Leistungsfähigkeit des Staates und die soziale Wirksamkeit
vergessen. Diese Tendenzwende ist zu offensichtlich, als
dass sie in Abrede gestellt werden könnte. Eine Kurve bleibt
eine Kurve, auch wenn der rasende Automobilist geradeaus
rast. Was nützen uns die schönen Worte von Herrn Bundes-
rat Friedrich über den Sozialstaat als konstitutives Element,
wenn föderalistische Ideen in einseitigerweise über soziale
Errungenschaften siegen! Wenn schon finanzpolitische
Aspekte, dann müsste auch die materielle Steuerharmoni-
sierung Bestandteil dieser Vorlage sein. Die Vorlage ist aus
dem Gleichgewicht geraten, und gegen dieses Ungleichge-
wicht richtet sich der Rückweisungsantrag. Der Bundesrat
soll und muss diese Vorlage ins Lot bringen, und wenn das
nicht möglich ist, dann muss er das Paket aufknüpfen und
uns Teilvorlagen unterbreiten.
Seit Jahren wiederholen wir: Den Sozialstaat lassen wir uns
nicht abstehlen, auch nicht auf Schleichwegen. Föderalis-
mus auf Kosten sozialer Einrichtungen, das riecht nach
«Zurück zum Staatenbund». Bürgernähe darf nicht auf
Kosten des Schwächeren erkauft werden. Wenn es um die
- März 1984 N19
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
Solidarität zwischen den Bessergestellten und den Weniger-
gutgestellten geht, gibt es für uns keinen Kompromiss, kein
Markten und kein Taktieren.
In der Kommission wurde uns immer wieder gesagt, es gehe
nicht um Sozialabbau, sondern um Verlagerung von Verant-
wortlichkeiten auf die Kantone; die Mehrheit der Kantone
hätte Bereitschaft und Fähigkeit signalisiert, die neuverteil-
ten Aufgaben ohne Leistungseinbusse zu übernehmen. Wir
zweifeln nicht am guten Willen, müssen aber feststellen:
Diese Zusagen gehen teilweise auf das Jahr 1977 zurück. In
der Zwischenzeit hat sich die Wirtschaftslage wesentlich
verschlechtert. Wie steht es mit der Minderheit der Kantone,
die nicht willens und nicht fähig sind, neue Aufgaben zu
übernehmen? Im Falle der Wohnbauförderung sind es bei-
spielsweise zehn Kantone.
Unsere Kommission war mehrheitlich recht unkritisch. Das
ist nicht verwunderlich. Sie setzte sich fast zur Hälfte aus
aktiven oder ehemaligen Regierungsräten zusammen, die
von Amtes oder von Ansehens wegen die Kapazität der
Kantone nicht hinterfragen durften. Vier Kommissionsmit-
glieder waren gleichzeitig Mitglieder des ständigen Kontakt-
gremiums der Kantone. Typisch schweizerischer Polit-Filz
durch und durch! Daneben gab es auch noch eine Studien-
kommission der Kantone. Wozu ist eigentlich der Ständerat
noch gut? Von Verfassungs wegen wäre er das ständige
Kontaktgremium der Kantone. Aber offenbar hat bei uns das
Parlament nur noch am Ende, wenn alle Aspekte in vielen
Kommissionen gekaut und zerkaut worden sind, ja und
amen zu sagen, sehr feierlich natürlich. Auf Umwegen hör-
ten wir aus verschiedenen Kantonen ganz andere Stimmen;
das gab beachtliche Disharmonien zur Einheitsmeinung,
wie sie in der Kommission vertreten worden ist.
Einem Bericht zum Staatsvoranschlag 1984 des Kantons
Luzern entnehmen wir: «Gesamthaft sind die den Kantonen
zugemuteten Lastenverschiebungen als untragbar zu
bezeichnen ... Die Kantone können das im Gespräch ste-
hende gesamte Massnahmenpaket nicht akzeptieren.» (Sei-
ten 10 und 11.) Offenbar ist es kein Zufall, dass der Ständerat
zur Aufhebung des Kantonsanteils am Reinertrag für Stem-
pelabgaben und zur Neuverteilung des Reinertrages aus der
fiskalischen Belastung gebrannter Wasser Nichteintreten
beschlossen hat.
Nehmen wir dennoch an, die Mehrheit der Kantonsregierun-
gen könnte ihre Versprechungen einhalten : Welche Gewähr
ist geboten, dass auch jedes kantonale Parlament mithält?
Und das Volk? Wir pflegen Volksentscheide zu respektieren,
wir sind ja hier im Berner Bundeshaus und nicht am Genfer
Autosalon.
Sie spüren, wir haben handfeste Gründe, weswegen wir
nicht auf das strapazierte Vertrauen in die Kantone ein-
schwenken können. Unsere Bedenken sind sorgfältig erwo-
gen, bedacht und sondiert worden. Wir dürfen keinen Lei-
stungsabbau zu Lasten jener riskieren, die in einer Zeit der
Wirtschaftskrise und der Arbeitslosigkeit Unterstützung und
Schutz am nötigsten haben.
Vergeblich haben wir in der Kommission nach Rahmen- und
Harmonisierungsgesetzen, nach Mindestgarantien und
Besitzstandgarantien gerufen, wohlwissend, welche Funk-
tionen der Lenkung, der Koordination, des Anreizes und der
Ausstrahlung in der Vergangenheit eidgenössische Erlasse
und Beiträge gehabt haben. Das erschwere die Aufgabe der
Kantone und schränke ihre Freiheit ein. Wirklich eine sehr
magere Begründung! Auch Herr Nebiker konnte im heutigen
Referat keine bessere Begründung hinzufügen. Der Bundes-
rat sagte uns, der Bund müsse sich freimachen, um neue
Aufgaben zu übernehmen. Vielleich dachte er an die neue
Aufgabe der Gewaltopferentschädigung, die wir ihm voraus-
sichtlich noch in dieser Session in Zusammenarbeit mit den
Kantonen übertragen werden. In dieser Woche versuchen
wir zu entflechten, und übernächste Woche werden wir
wieder verflechten, auf dass unsere Nachkommen in 20
Jahren vielleicht das wieder entflechten, was wir heute ver-
flechten und - wer weiss - auch wieder verflechten, was wir
heute entflechten. Das ist der Lauf der Zeit, der Leerlauf der
Zeit.
Zum Schluss: Föderalismus könnte auch anders verstanden
werden^ Nicht Stärkung der Kantone allein mit dem Risiko
des Sozialabbaus, sondern Stärkung der Mitwirkung der
Kantone im Bunde durch Kooperation, Koordination in
bezug auf Leistungsfähigkeit, Wirksamkeit und Vollzug.
Weil es bessere Lösungen gibt, bitte ich Sie, das Vorlagen-
paket zurückzuweisen.
M. Jeanneret: Vous allez entendre pendant quelques
minutes un langage quelque peu différent de ce que vous
venez d'entendre de M. Braunschweig ou de M. Carobbio,
vous vous en doutez.
En effet, le dossier de la répartition des tâches entre les
cantons et la Confédération a toujours été considéré par le
Parti libéral suisse comme devant bénéficier d'une priorité
essentielle. Ce langage, nous l'avons toujours tenu, dès
l'origine de ce dossier, que ce soit au sein des gouverne-
ments des cantons où nous sommes représentés, dans le
cadre du groupe contact entre les conseils d'Etat et le
Conseil fédéral, au niveau de la consultation sur les projets
de textes constitutionnels ou législatifs, lors des débats au
Conseil des Etats - où M. Jean-François Aubert est beau-
coup intervenu et de manière décisive en la matière - enfin,
à l'occasion de nos congrès politiques et de la campagne du
renouvellement des Chambres fédérales l'automne dernier.
Nous n'avons pas cessé d'apporter notre appui à tout ce qui
pouvait contribuer à clarifier et simplifier les rapports qui
existent par essence entre les deux composants de notre
Etat fédératif, à savoir la Confédération et les cantons.
En apportant notre adhésion sans réserve à ce qu'il est
convenu d'appeler le «premier paquet» et en vous propo-
sant de rejeter les propositions minoritaires qui viennent de
vous être faites, nous n'hésitons pas à parler d'un choix
politique essentiel tant il est vrai que le fédéralisme est, à
côté de la démocratie directe, l'un des deux piliers sans
lesquels nos institutions ne seraient pas ce qu'elles sont et
la Suisse ne serait pas ce qu'elle est.
Au moment de l'entrée en matière sur l'ensemble des
mesures - et nous aurons prochainement l'occasion de
redire pourquoi nous combattons la non-entrée en matière -
nous soulignerons les trois points suivants.
Tout d'abord la répartition des tâches est conforme à la
nature des choses. Une communauté comme la Suisse,
reposant constamment sur un équilibre fragile, doit être
conduite selon des principes qui trouvent leur enracinement
dans l'histoire. Nous devons bannir tout ce qu'il peut y avoir
chez nous d'artificiel provenant de concepts abstraits
importés ou ne reflétant aucun besoin légitime. C'est pour-
quoi nous n'avons jamais cru à une hypothétique révision de
la Constitution fédérale ne reposant sur aucune nécessité
réelle et profonde; sans régénération politique il n'y a pas de
nouvelle charte et la Suisse n'a pas besoin de révolution. De
même, comme beaucoup, nous sommes fatigués de ces
conceptions globales qui permettent de belles définitions
générales mais ne conduisent finalement à aucune réforme
utile et souhaitée. Par contre, un Etat fédératif est fait
d'incessants mouvements à la fois verticaux et horizontaux.
Il convient de les harmoniser et de les canaliser. Lorsqu'ils
sont devenus trop touffus par la réalité complexe des préoc-
cupations techniques et quotidiennes, il devient indispensa-
ble de désengorger et de procéder à ce désenchevêtrement.
Il est urgent aussi de trouver un équilibre entre des lois-
cadres nécessaires - M. Braunschweig a parlé des lois-
cadres - et de prescriptions souvent trop détaillées, qui
étouffent l'esprit d'entreprise et la souple liberté d'action
dont devraient jouir ceux qui appliquent les décisions de
principe.
Enfin, nous ne voulons pas de solution qui nous soit con-
traire. Les communes, les districts, les cantons font partie de
notre paysage commun; il est par contre de fausses décen-
tralisations régionales et de pseudo-démocraties de quartier
qui ne reposent sur rien.
Il est étonnant à cet égard que la gauche qui tient mainte-
nant à durcir le ton dans ce débat, qui ne cesse de réclamer
que l'Etat se rapproche plus du citoyen, combatte justement
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 20
5 mars 1984
la répartition des tâches qui est la manière la plus naturelle
d'établir des relations à mesure humaine entre les collecti-
vités publiques et les individus. Elle est la réponse la plus
positive à ceux qui ne cessent, avec raison, de réclamer une
meilleure adéquation entre financement et responsabilités,
entre efficacité technologique et sensibilité politique, et qui
souhaitent une administration proche de l'homme.
La répartition des tâches doit ensuite être un état d'esprit et
même un état d'esprit permanent. L'entreprise à laquelle
nous nous sommes attelés avec lé Conseil fédéral n'a rien
de figé, elle est au contraire le reflet d'un pays qui vit. Elle ne
saurait être réglée une fois pour toutes de manière statique,
bien au contraire. Comme son nom l'indique d'ailleurs, c'est
à un premier paquet que nous travaillons. La réalité politi-
que est constamment parcourue par des forces centripètes
et centrifuges. Il convient d'ajuster périodiqement le tir et
nous devrons régulièrement revoir l'équilibre des forces de
la Confédération. Etat d'esprit, parce qu'elle veut mettre fin
au mythe de l'uniformisation abstraite et schématique. A
cette occasion, nous réaffirmons le droit inaliénable de
l'homme, donc également des communautés sociales,
d'être dissemblables dans leur mécanisme et leur sensibi-
lité. Il y a entre les cantons suisses un droit à la différence
qui ne peut leur être contesté et qui de surcroît est bénéfi-
que au pays tout entier, tant il est vrai que la solidarité
confédérale ne repose pas seulement sur ce qui nous réunit
mais aussi sur ce qui fait la richesse de chaque canton.
La répartition des tâches est aussi un état d'esprit dans la
mesure où elle contraint à répondre de manière constructive
à ceux qui expriment des craintes quant à son application
par les cantons. Ces craintes nous paraissent infondées. Les
gouvernements cantonaux ont manifesté tout au long de la
procédure la ferme volonté d'assumer, selon le génie propre
de leur Etat, les responsabilités qui ne seraient plus exclusi-
vement ou complètement d'ordre fédéral. Il est faux de
croire que le progrès n'est envisageable chez nous que s'il
est conçu dans un moule commun, bien au contraire. Toute
l'histoire suisse enseigne que les initiatives les meilleures
partent le plus souvent des différentes régions du pays,
qu'elles sont ensuite développées sur un plan plus général,
et qu'en maintes occasions ce n'est qu'après un lent et
délicat processus qu'elles deviennent une réalité nationale.
Les textes que nous allons voter ne brisent en rien une
nécessaire harmonie de la législation fédérale, ils ajustent
modestement le tir. En redéfinissant les compétences au
niveau où il est préférable qu'elles soient exercées, il n'y a
aucune intention de mettre en cause les principes sociaux
sur lesquels repose la solidarité confédérale, il s'agit au
contraire de les mettre en œuvre de manière à toucher le
citoyen de façon précise, directe et efficace.
Enfin, il s'agit d'un dossier qui exige un dialogue permanent
entre autorités responsables, plus particulièrement entre
Conseil fédéral et conseils d'Etat. C'est en effet au niveau
des magistrats de nos vingt-sept exécutifs que la Confédéra-
tion et les cantons doivent être conduits ensemble et jour-
nellement. Il convient une fois encore de remettre les choses
bien au point quant à l'objectif poursuivi. Ce que nous
faisons est d'abord œuvre politique tendant à mieux définir
la répartition des tâches, Monsieur Braunschweig, et non un
exercice d'ordre financier consistant à se renvoyer de part et
d'autre des charges. Certes, la situation des finances fédé-
rales est rapidement devenue une toile de fond particulière-
ment claire de nos débats, mais ici aussi il faut savoir se
dégager de la conjoncture pour apprécier des questions de
principe.
En parlant de magistrats, tant au niveau fédéral que canto-
nal, nous voulons aussi dire qu'ils doivent s'imposer ferme-
ment à un corps de fonctionnaires fédéraux et cantonaux de
grande qualité mais peut-être enclins à régler entre eux et
selon le seul ordre de vue de leurs préoccupations des
problèmes qui doivent être traités politiquement. Il faut
savoir distinguer les choses verticalement, mais il faut plus
encore que Confédération et cantons aient une vue horizon-
tale claire de leur propre ménage.
Dialogue permanent avons-nous dit, mais surtout dans la
confiance. Nous en appelons à un rassemblement des éner-
gies entre le Conseil fédéral et les gouvernements canto-
naux pour assurer à l'avenir clairement mais solidairement
les responsabilités quant à la marche du pays, qui se trou-
vent dans le projet qui vous est présenté aujourd'hui et que
nous vous invitons à soutenir en rejetant les propositions de
non-entrée en matière.
Martlgnoni: Am 17. Mai 1967, also vor rund 17 Jahren,
veröffentlichte der Bundesrat eine Botschaft über Einspa-
rungen bei Bundesbeiträgen. Es handelte sich dabei um
modifizierte Anträge einer Expertengruppe, welche unter
dem Vorsitz von Prof. Stocker im Auftrage des Parlamentes
eine Überprüfung der Bundessubventionen vorgenommen
hatte. Es mag in unserem Zusammenhang irrelevant sein,
dass die damalige Übung mit einem totalen Fiasko endete.
Die vom Bundesrat vorgeschlagenen 110 Millionen Franken
Kürzungen bei damaligen Gesamtausgaben von 5,9 Milliar-
den Franken strich das auftraggebende Parlament praktisch
auf ein Nichts zusammen. Wenn man die Anträge auf Nicht-
eintreten auf unseren Tischen sieht, könnte fast ein ähnli-
ches Schicksal unserer heutigen Vorlage befürchtet werden.
Das Programm unserer heutigen Aufgabenteilung - oder
besser gesagt: Aufgabenentflechtung - wurde nämlich im
erwähnten Bericht Stocker schon damals fest umrissen. Es
kann im folgenden Satz ausgedrückt werden: «Je mehr
Entscheidungen auf Bundesebene getroffen werden, desto
mehr verliert die Tätigkeit in den kantonalen und lokalen
Behörden an Gewicht und Anziehungskraft.»
Bekanntlich hat sich die Bundespolitik in den sechziger
Jahren und zu Beginn der siebziger Jahre nicht an diesen
Satz gehalten. Es wäre nun zweifellos unfair, den damals
verantwortlichen Bundesbehörden, die notabene kräftig von
den Kantonen unterstützt wurden, alle Schwarzpeterkarten
in die Taschen zu stecken. Bei aller Kritik an der heutigen
Situation dürfen nämlich die positiven Seiten nicht überse-
hen werden. Die enge Verquickung von Kompetenzen und
Finanzströmen zwischen Bund und Kantonen hat auf zahl-
reichen Gebieten öffentlicher Tätigkeit zu einheitlichen
Regelungen im ganzen Bundesgebiet geführt, die sonst
unmöglich geworden wären. In einzelnen Bereichen, zum
Beispiel im Sozialwesen oder bei der beruflichen Ausbil-
dung, wurde ein Wettrennen zwischen finanzstarken und
finanzschwachen Kantonen vermieden. Und schliesslich
kam auf indirektem Wege ein ausserordentlich substantiel-
ler Finanzausgleich unter den Kantonen zustande, welcher
verhinderte, dass die finanzstarken Stände noch stärker und
die finanzschwachen Stände noch schwächer wurden. Es
darf auch nicht übersehen werden, dass die Aufgabenver-
flechtung mit zahlreichen neuen und teuren Automatismen
und Mechanismen in eine Zeit fiel, da eine schier uner-
schöpfliche Wachstumsrate in der Wirtschaft geradezu nach
öffentlichen Massnahmen für eine einigermassen gerechte
Verteilung des Wirtschaftsertrages rief.
Es kommt nicht von ungefähr, dass der Anstoss zu einer
Aufgabenentflechtung in jene Zeit fällt. Verstärkt machten
sich nämlich Abnutzungserscheinungen und Friktionen
bemerkbar. Zum Beispiel: Institutionen und Kantone unter-
stützen Subventionsgesuche an den Bund, weil damit Bun-
desmittel in die betreffende Region fliessen, und nicht etwa,
weil die damit finanziell unterstützte Sache erste Priorität
hat. Oder: Der Bund seinerseits veranlasst Kantone und
Gemeinden zur Realisierung von Projekten, die in den Kan-
tonen nicht erste Priorität haben. Oder: Entscheidung und
Übernahme der finanziellen Konsequenzen liegen nicht auf
derselben Ebene. Der Bund entscheidet beispielsweise
allein über die AHV, die Kantone brauchen nur zu zahlen.
Und umgekehrt: In den Kantonen wird souverän über Spital-
tarife entschieden; die finanziellen Konsequenzen trägt aber
der Bund mit seinen Beiträgen an die Krankenkassen.
Die SVP-Fraktion ist der Auffassung, dass es auch im nach-
hinein nicht zu spät sei, einige Gedanken des Stocker-
Berichtes zu reaktivieren. Nach unserer Auffassung beruht
der Föderalismus auf zwei Grundgedanken, nämlich auf
jenem der Solidarität und jenem der Anerkennung einer
- März 1984 N
21
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
Vielfalt. Unter diesem Gesichtspunkt kann auf jeden Fall im
Zusammenhang mit unseren Vorlagen nicht von einem
«retour à l'ancienne Confédération d'Etats» gesprochen
werden, wie das im Ständerat behauptet wurde. Vielmehr
wird der Versuch unternommen, den Kantonen wieder ver-
mehrt Eigenverantwortung zu übertragen. Nicht nur in
bezug auf den inneren Gehalt des echt gelebten Föderalis-
mus stellen sich Ermessensfragen ein, sondern ebensosehr
hinsichtlich Sicherstellung der Leistung. Bereits im Stände-
rat hat die SVP-Fraktion dargelegt, dass die Erhaltung des
Leistungsniveaus zentrales Anliegen bleibt. Wir drängten
deshalb auch auf angemessene Übergangsfristen, damit
sich die Kantone gründlich auf die neuen Verantwortungen
vorbereiten können.
Unsere Fraktion schliesst sich jener Gruppe an, die im
Zusammenhang mit den uns unterbreiteten Vorlagen vom
Prinzip ausgeht: im Zweifel der Kanton. Wir werden in der
Folge immer wieder vor die Frage gestellt werden, ob im
Zweifel dem Bund und damit der zentralen Lösung oder den
Kantonen, d.h. der föderativen Vielfalt, der Vorzug zu geben
sei. Wir sind in der SVP zur Überzeugung gelangt, dass die
kantonalen Parlamente und Souveräne durchaus in der
Lage sind, die ihnen wieder zurückdelegierten Aufgaben zu
lösen, und damit keinen kantonalen Weg der Unsicherheit
einschlagen, wie das hier an der Tribüne Herr Braunschweig
dargelegt hat. Dies ist die eine Reihe von Gründen, welche
unsere Fraktion veranlasst, das ganze Paket der Aufgaben-
teilung zu unterstützen.
Die zweite Überlegung zielt in Richtung der Referendums-
demokratie. Es wäre für breiteste Volkskreise recht unver-
ständlich, wenn das Parlament nun nach jahrelanger inten-
siver Vorarbeit klein beigäbe und dem Volk einen Entscheid
vorenthielte. Ich muss Sie nun einmal fragen: Wer hat
eigentlich Angst vor Virginia Woolf, oder: wer hat eigentlich
Angst vor dem Entscheid von Volk und Ständen? Eine stille,
eine heimliche Beerdigung der Vorlagen würde nicht staats-
politische Trauer, vielmehr aber staatspolitischen Schaden
auslösen.
Für die SVP-Fraktion handelt es sich bei diesem Vorlagen-
paket letzten Endes trotz allen Unkenrufen um eine Vertrau-
ensfrage, nämlich ob das Vertrauen in die Kantone vorhan-
den ist, dass sie die neugewonnenen Kompetenzen und
Verantwortungen auch wirklich wahrnehmen. Ob Vertrauen
vorhanden ist auch in unseren Bundesstaat, dass er Rege-
lungen in wichtigen Bereichen öffentlicher Tätigkeit erträgt,
die gleichwertig, aber auch verschiedenartig und damit
nicht deckungsgleich sind.
Die SVP-Fraktion bejaht dieses Vertrauen, und sie wird auf
die unterbreiteten Vorlagen eintreten.
Biel: Unserem Land geht es - weltweit gesehen - ausge-
zeichnet; das ist nicht unser Verdienst, das wissen wir. Denn
wir wissen gleichzeitig, dass einiges nicht stimmt an unse-
ren Institutionen, sonst würden wir nicht eine solche
Debatte wie heute führen. Es ist in dem Zusammenhang
doch interessant, wie schon vor 20 Jahren Max Imboden in
seinem berühmten «Helvetischen Malaise» festgehalten hat:
«Unsere staatlichen Institutionen sind gewiss nicht überholt,
aber sie stehen in vielem schief. Sie greifen im einen zu weit
und im anderen zu kurz. Hier überfordern sie, und da blei-
ben sie stumpf. Dieses Verharren bei dem, was unter ganz
anderen soziologischen Gegebenheiten im vergangenen
Jahrhundert Verfassungsrecht wurde, hat unsere Haltung
zur Umwelt und zu uns selbst von Grund auf geändert. Im
- Jahrhundert waren wir eine revolutionäre Nation, heute
sind wir eine der konservativsten der Welt.»
Die Schweiz ist effektiv staatlich ein ausserordentlich kom-
pliziertes Gebilde geworden. Wir haben eine engmaschige
Verzahnung, die uns allen die Übersicht erschwert oder gar
verunmöglicht. Wir haben einmal auf der rein staatlichen
Ebene die komplizierte Verzahnung Bund/Kantone und Kan-
tone/Gemeinden. Wir haben aber auch im Verhältnis Staat/
Wirtschaft eine immer engere Verzahnung. Als Drittes haben
wir auch die enge Verflechtung Staat/einzelner Bürger.
Rein quantitativ ist diese Verflechtung beeindruckend.
Wenn Sie nur die Grundzüge der Aufgabenlösung im Bun-
desstaat ansehen, haben wir hier ein Buch von 104 breiten
Seiten, in dem alles nur in den Grundzügen beschrieben ist.
Allein das zeigt Ihnen doch, wie weit wir schon gekommen
sind mit dieser Verflechtung. Hinzu kommt das rein Finan-
zielle: Zwischen Bund und Kantonen bzw. Kantonen und
Gemeinden werden Jahr für Jahr 8,5 Milliarden Franken hin-
und hergeschoben. Das sollte uns doch zu denken geben.
Ein weiterer bekannter Autor, nämlich Herbert Lüthy, hat
dazu - auch vor 20 Jahren; es ist interessant - in seiner
Philippika «Geist und Ungeist des Föderalismus» geschrie-
ben: «Die Durchwässerung der Eidgenossenschaft mit Bun-
dessubventionen und die wachsende Komplexität der
Finanzausgleiche sind die greifbarsten Indizien dafür
geworden, dass die formal so eifersüchtig gewahrten Kom-
petenzausscheidungen zwischen dem Bund und den Glie-
dern längst keiner sauberen und sachgerechten Verteilung
der Aufgaben mehr entsprechen.»
Zwar ist unsere Bundesverfassung wahrscheinlich jene, die
am meisten geändert wurde, aber es war eine «Einbahn-
strasse». Wir haben nichts anderes getan, als dem Bund
neue Kompetenzen zu geben, und die Gesetzgebung hat
ihrerseits immer wieder dazu geführt, dass die Verflechtung
noch enger geworden ist. Das führt letztlich dazu, dass sich
zahlreiche Bürger von diesem Staat distanzieren. Man sieht
nicht mehr durch; man fühlt sich eigentlich nicht verant-
wortlich. Auf diese Haltung passt ein Satz, den Balzac in
seiner bekannten Physiologie des Beamten schon vor 140
Jahren geschrieben hat: «Der Staat ist heute jedermann,
und jedermann kümmert sich um niemanden.» Wenn wir so
weitermachen mit der Verflechtung, dann sind wir soweit.
Und wir haben gelegentlich sogar Anlass, anzunehmen,
dass diese Haltung bei vielen Leuten vorhanden ist.
Welches sind nun die Ziele, die wir mit der Neuverteilung der
Aufgaben eigentlich anstreben? Nach dem, was ich heute
gehört habe, habe ich den Eindruck, wir sollten diese Ziele
doch noch einmal kurz ansehen. Einmal möchten wir damit
die Erhaltung und Stärkung der bundesstaatlichen Ordnung
fördern: das bedeutet andererseits, dass die Kantone eben-
falls genügend Raum brauchen, um ihre Angelegenheiten
regeln zu können. Dann haben wir aber auch das zweite
Zielbündel zu verfolgen, nämlich die Erhaltung und Steige-
rung der Leistungsfähigkeit der öffentlichen Hand. Mit ande-
ren Worten: Wir wollen durch eine Neuverteilung der Aufga-
ben mithelfen, dass sachgerechtere Lösungen möglich wer-
den. Schliesslich gibt es das dritte Ziel, nämlich die Wirt-
schaftlichkeit der bundesstaatlichen Aufgabenerfüllung,
dass wir im ganzen Bereich ein vernünftigeres Kosten/Nut-
zen-Verhältnis erzielen. Wenn Sie an den Streit um die
sogenannte Staatsquote denken (ein Streit, der immer viru-
lenter geworden ist), dann sehen Sie auch, dass wir in
diesem Bereich ansetzen müssen. Worum geht es? Es geht
darum, dass wir mit gleichen oder sogar weniger Mitteln
eine bessere Aufgabenerfüllung erzielen. Für mich ist das
ein wesentliches Ziel, das wir anstreben müssen.
Nun gibt es natürlich verschiedene Kriterien, nach denen wir
dieses Ziel verfolgen können. Da sind sicher einmal die
staatspolitischen Kriterien, die immer wieder genannt wer-
den, Kriterien der Subsidiarität und damit verbunden der
Selbstverantwortung. Es gibt aber auch das Kriterium der
nationalen Ziele, die vor allem auf nationaler Ebene verfolgt
werden sollen, und es gibt auch das Kriterium der Gleichbe-
handlung der Regionen. Man möchte eine angemessene,
gleichmässigere Aufgabenerfüllung, eine gleichmässige
Versorgung der Regionen mit öffentlichen Gütern. In die-
sem Bereich sind wir schon sehr weit gekommen, nicht
zuletzt durch den Ausbau des Finanzausgleiches. Dann
haben wir aber auch finanzwirtschaftliche und technisch-
institutionelle Kriterien. Eine Ebene muss die finanziellen
Möglichkeiten haben, um ihre Aufgaben zu erfüllen. Sie
muss technisch-administrativ dazu geeignet sein, und sie
muss auch die nötige Flexibilität haben.
Sodann haben wir vor allem auch die ökonomischen Krite-
rien. Es geht einmal darum, dass ein öffentliches Gemeinwe-
sen die erforderliche Grosse haben muss, um bestimmte
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches 22
N 5 mars 1984
Aufgaben zu erledigen. Schliesslich - hier hapert es am
meisten; Sie haben einige Beispiele von Kollege Martignoni
gehört-erwähne ich die sogenannten externen Effekte. Die
Entscheidungsbefugnis sollte haben, wer den Nutzen aus
öffentlichen Einrichtungen zieht und auch für ihre Finanzie-
rung aufkommt. Hier haben wir wahrscheinlich am meisten
gesündigt, und das hat mit dazu geführt, dass allgemein
Unzufriedenheit herrscht.
Dazu kommt ein weiteres Kriterium-und ich habe, wenn ich
alle verteilten Anträge ansehe, den Eindruck, dass das letzt-
lich im Nationalrat das wichtigste ist -: ich nenne es das
opportunistische Kriterium. Dieses heisst: Im Prinzip bin ich
für die Aufgabenneuverteilung - selbstverständlich -, aber
genau hier nicht, bei dem Thema, das wir jetzt diskutieren.
Wenn wir so weitermachen, werden wir natürlich nie zu
einer Neuverteilung der Aufgaben kommen.
In diesem Zusammenhang muss auch wieder einmal ein
Problem aufgeworfen werden. Ist es tatsächlich so, dass nur
der Bund sozial ist? Sind die Kantone, in denen Sie alle mit
Ihren Parteien ja mitbestimmen, nicht viel unsozialer als der
Bund? Wir haben ja einiges getan. Wir bauen jetzt wieder
mit der Vorlage den Finanzausgleich weiter aus, damit
genau auch die Kantone in der Lage sind, ihre Aufgaben zu
lösen. Da sollte man mit dem Begriff sozial oder unsozial
etwas vorsichtiger sein. Ich habe schon wiederholt in Debat-
ten gesagt: Das Unsozialste ist ein Staat, der überfordert ist,
der grosse Defizite hat und nicht mehr in der Lage ist, seine
Aufgaben richtig zu erfüllen. Wir sind heute so weit, dass wir
den Bund überfordert haben.
Unsere Fraktion ist für Eintreten auf die Vorlage. Wir legen
grosses Gewicht auf die Entflechtung. Allerdings werden
einzelne der verschiedenen Vorlagen unterschiedlich
gewertet. Wenn wir versuchen, nach den drei Grundzielen,
die ich genannt habe, und nach den verschiedenen Kriterien
diese Vorschläge zu gewichten, komme ich gelegentlich zu
anderen Schlüssen. Das trifft insbesondere auf den Woh-
nungsbau zu. Das ist ein sehr gutes Beispiel dafür, wie man
eben eine Aufgabenneuverteilung nicht vornehmen soll,
weil wir genau in diesem Bereich eine wirtschaftliche Aufga-
benerfüllung erschweren oder sogar verunmöglichen. Mir
scheint, dort sollten wir zurückhalten.
Uns bleibt aber kein anderer Weg, wenn wir überhaupt
vorwärts kommen wollen, als diese mühsame Arbeit des
Auseinandernehmens von Strukturen, die nicht nur alle
gewachsen sind, sondern die wir gelegentlich, vor allem zu
Zeiten, als es dem Bund finanziell recht gut ging, auf die
eidgenössische Ebene verschoben haben. Wir müssen nun
versuchen, sie von dort wieder wegzuschieben.
Für uns ist eines klar: Es bleibt kein anderer Weg als eine
neue, angemessene Form des Förderalismus, auch in der
Schweiz von 1984, zu finden.
Noch einmal ein Wort von Herbert Lüthy. Er hat ebenfalls
gemahnt: «Der Föderalismus ist die Staatsform der Zukunft.
In der schweigenden Zersetzung der klassischen Staatssou-
veränitäten, die überall im Gange ist, bleibt zwischen tödli-
cher Balkanisierung und unmöglicher Universalmonarchie
nirgends ein anderer Weg als der des Föderalismus, so
schwer es auch fällt, ihn zu finden.» Wir sind dazu da, diese
schwere Aufgabe des Zurückgehens miteinander zu gehen,
miteinander zu diskutieren, aber vergessen wir nicht das
Ziel, das wir eigentlich ursprünglich vor Augen haben soll-
ten: das Ziel einer Entflechtung dort, wo es eben sinnvoll ist.
Vetsch: Unser Rat hat sich für diese Woche die anspruchs-
volle wie auch zeitgemässe Aufgabe gestellt, über das Ver-
hältnis zwischen Bund und Kantonen nachzudenken, und
nicht nur nachzudenken, sondern auch Entscheide zu fäl-
len. Dies ist eine anspruchsvolle Aufgabe, weil wir grund-
sätzliche Staatspolitik über tatsächliche und vermeintliche
finanzpolitische Alltagssorgen stellen müssen, und eine zeit-
gemässe Aufgabe, weil ein Umdenken dringend nötig
geworden ist, wenn wir verhindern wollen, was der Bundes-
rat in seiner Botschaft zutreffend schreibt: «Die unteren
staatlichen Ebenen beziehen ihr Recht und ihre Mittel mehr
und mehr vom Bund, so dass auf die Dauer ihre Autonomie
im Kern geschwächt wird. Damit büsst der Föderalismus als
politisches Organisationsprinzip an Gestaltungskraft ein.
Die Staatlichkeit der Kantone, sichtbar in ihrer eigenen
Verfassung, in ihrer demokratischen Organisation, in ihrer
Steuerhoheit, würde überflüssig oder zum blossen Ritual,
mit dem vergangene Grosse zelebriert wird.»
Wer unseren föderalistischen Staatsaufbau auch für die
Zukunft bejaht, wer den Bürgerschaften unserer Gemeinden
und Kantone noch politischen Gestaltungsraum belassen
will, unterstützt die eingeleiteten Bemühungen um eine
sach- und stufengerechte Zuteilung der öffentlichen Aufga-
ben an Kantone und Bund. Dabei geht es nicht darum, zur
Ordnung der sogenannten guten alten Zeit zurückzukehren.
Mit dieser könnten wir die Bedürfnisse unserer modernen
Gesellschaft nicht mehr befriedigen. Der Einfluss des Bun-
des musste sich ausweiten. Damit verbunden war aber
unvermeidlich ein Verlust kantonaler Souveränität. Es gilt
jetzt, die Grenzen der Kräfteverschiebung wieder besser
sichtbar zu machen. Es geht darum, sich auf den Wert
grösstmöglicher Eigenständigkeit und Verantwortlichkeit
der unteren und kleineren politischen Gebietseinheiten für
das Funktionieren unserer direkten Demokratie (sprich Bür-
gernähe) und für die Erhaltung der Vielfalt unserer Kulturen
und regionalen Eigenheiten zu besinnen.
Es ist richtig, was im Ständerat gesagt worden ist: Der
Föderalismus muss der staatlichen Aufgabenerfüllung för-
derlich sein; er ist nicht Selbstzweck. Ebenso gilt aber, dass
die staatliche Aufgabenerfüllung nicht zu unkontrollierbarer
staatlicher Aktivität und unnötiger Belastung oder gar Über-
lastung des Zentralstaates unter gleichzeitiger Schwächung
der Gliedstaaten führen darf.
Kollege Biet hat es gesagt: Das Unsozialste, was uns begeg-
nen könne, sei ein überlasteter Staat, in unserem konkreten
Fall, ein überlasteter Bund. Das wäre zum Schaden von
Demokratie und Wohlfahrt. Unsere Vorlage steckt sich also
ein hohes Ziel. Sie ist denn auch mit der ihr gebührenden
Gründlichkeit zusammen mit den Kantonen vorbereitet wor-
den. Sie kann sich auf weitgehende Übereinstimmung
abstützen. Es handelt sich einmal mehr und richtigerweise
nicht um einen grossen Wurf, dafür aber um so mehr um
einen ersten Schritt in der richtigen Richtung.
Im grundsätzlichen sind wir uns hier in diesem Saal weitge-
hend einig. Leider aber befürchten viele einen Leistungsab-
bau. Ein solcher ist nicht beabsichtigt. Vertrauen wir den
Kantonen, dass sie die in ihrer Kompetenz liegenden Aufga-
ben erfüllen. Sie taten das schon bis jetzt. Die politische
Willensbildung liegt auch in den Kantonen letztlich und
noch näher als im Bund beim Stimmvolk und den Parteien.
Zugegeben: Die Autonomie der Kantone bejahen bedeutet
auch, unterschiedliche Lösungen zwischen den Kantonen
akzeptieren. Bei sachgerechter Aufteilung der Zuständigkei-
ten bedeutet dies keinen Nachteil, sondern den regionalen
Bedürfnissen angemessenere Lösungen.
Aus den genannten Gründen befürwortet die FDP-Fraktion
Eintreten auf das erste Gesamtpaket und Zustimmung zu
allen Einzelvorlagen. Wir hoffen, dass dieser erste Schritt
zur Stärkung von Bund und Kantonen gelingt, so dass ihm
weitere folgen können. Dies im Interesse einer optimalen
Aufgabenerfüllung mit und für unser Volk auch in Zukunft.
Frau Blunschy: Es geht bei diesem ersten Massnahmenpa-
ket zur Neuverteilung der Aufgaben zwischen Bund und
Kantonen nicht etwa um ein kleinliches Herumflicken an
verschiedenen Verfassungs- und Gesetzesbestimmungen,
die von aussen gesehen gar nicht viel Gemeinsames aufwei-
sen. Eine grosse Idée steht dahinter. Der Föderalismus, der
ein Wesenselement unseres Staates ist, soll gestärkt
werden.
Die CVP-Fraktion befürwortet diese Bestrebungen. Sie
entsprechen dem von uns hochgehaltenen Subsidiaritäts-
prinzip, wonach das untergeordnete Gemeinwesen diejeni-
gen Aufgaben lösen soll, die es aus eigener Kraft lösen
kann. Damit wird die staatliche Tätigkeit überschaubarer
und bürgernäher.
Im Laufe der Zeit wurden immer mehr Aufgaben mit den
- März 1984 N23
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
damit verbundenen finanziellen Konsequenzen dem Bund
zugeschoben. Die unterschiedliche wirtschaftliche Entwick-
lung in den Kantonen hat die Verschiebung der Aufgaben
nach oben gefördert. Die Kantone sind jedoch selbständige
Staaten und nicht einfach Verwaltungsbezirke des Bundes.
Wenn nun Aufgaben an die Kantone zurückdelegiert wer-
den, dann wird die Bedeutung und Stellung der Kantone
gestärkt. Es sei daran erinnert, dass Anfang der siebziger
Jahre von CVF-Seite, nämlich durch die Motion Binder, ein
wesentlicher Anstoss zu einem Neuüberdenken der Aufga-
benteilung gegeben wurde. Staatsaufgaben sind mit Kosten
verbunden. Mehr Verantwortung für die Kantone bedeutet
daher stärkere finanzielle Belastung der Kantone und Entla-
stung des Bundes. Das ist ein nicht ganz unerwünschter
Nebeneffekt der Aufgabenteilung, dem aber keineswegs
erste Priorität zukommt. Mit dem verbesserten Finanzaus-
gleich soll es auch finanzschwachen Kantonen möglich
sein, die Verlagerung der Kosten zu verkraften. Der Saldo
zugunsten der Bundeskasse ist mit etwas mehr als 100
Millionen Franken nicht derart spektakulär, dass die finan-
zielle Seite allein vom Bund aus gesehen die komplizierte
Übung rechtfertigen würde. Die Stärkung des Föderalismus
bleibt das erste und wichtigste Ziel. Das ist die positive Seite
der Aufgabenneuverteilung.
In diesem Zusammenhang muss aber auch auf mögliche
negative Folgen hingewiesen werden. Wenn bisher einheit-
lich dem Bund zustehende Kompetenzen den Kantonen
zugeteilt werden, besteht die Gefahr der rechtsungleichen
Behandlung der Bürger. Wer den Föderalismus bejaht,
nimmt in Kauf, dass kantonale Regelungen unterschiedlich
sein können. Es geht hier um die Frage des Masses.
Unser besonderes Augenmerk muss darauf gerichtet sein,
dass sozial schwächere Kreise durch die Aufgabenneuver-
teilung nicht benachteiligt werden. Die Aufgabenteilung darf
nicht zum Abbau wichtiger Staatsaufgaben führen, vor
allem nicht im sozialen Bereich. Zwar besteht eine grund-
sätzliche Bereitschaft der Kantone, die neuen Verantwortun-
gen zu übernehmen, doch sind auch für die Kantone die
fetten Jahre der Hochkonjunktur vorbei. Der gute Wille der
Kantone könnte an mangelnden Finanzen scheitern. Wir
müssen daher bei jeder einzelnen Vorlage prüfen, ob die
Kantone tatsächlich die vom Bund abgegebenen Aufgaben
übernehmen können und es auch tun werden.
Die CVF-Fraktion ist in Übereinstimmung mit der Kommis-
sionsmehrheit für Eintreten auf die einzelnen Vorlagen mit
Ausnahme der beiden Vorlagen N und O betreffend die
Wohnbauförderung. In diesem Punkt unterstützen wir den
Nichteintretensantrag der Kommissionsmehrheit. Kantone
und Gemeinden brauchen den Anstoss und den finanziellen
Zustupf des Bundes für die Wohnbau- und Eigentumsförde-
rung. Ohne sie wäre der Anreiz für die Erstellung preisgün-
stiger Wohnungen nicht mehr in gleichem Masse vorhan-
den. Das wäre weder im Interesse der Familien und der
kleineren Einkommensbezüger noch im Interesse des Bau-
gewerbes, das um die Erhaltung der Arbeitsplätze bangt. Die
CVF-Fraktion ist somit mit Ausnahme der beiden Wohnbau-
vorlagen für Eintreten.
Nachdem seitens der SP-Fraktion Abstimmungen unter
Namensaufruf angekündigt wurden, muss ein Zweifaches
klargestellt werden:
- Soweit wir für Eintreten stimmen, heisst das keineswegs,
dass wir für den Abbau von staatlichen Aufgaben sind. Es
wird selbstverständlich erwartet, dass dort, wo der Bund
sich von Aufgaben zurückzieht, die Kantone voll in die
Lücke treten. Zustimmung bedeutet nicht Abbau von Staats-
aufgaben, sondern Verlagerung auf die Kantone, die näher
an den Problemen sind und die sie auch besser überblicken
können.
- Dort, wo wir für Eintreten stimmen, behalten wir uns vor,
Minderheitsanträge zu unterstützen, die in Teilbereichen
gewisse Bundeskompetenzen beibehalten wollen, und zwar
gezielt dort, wo aus sozialen Gründen eine Weiterführung
der Bundesaufgabe angezeigt ist. So wird die Mehrheit
unserer Fraktion bei Vorlage A, wo es um die Reduktion der
Leistungen des Bundes für den Straf- und Massnahmenvoll-
zug geht, den Antrag der Kommissionsminderheit zu
Abschnitt 2bis unterstützen. Der Bund soll weiterhin
Betriebsbeiträge gewähren an Erziehungsheime für Kinder,
Jugendliche und junge Erwachsene. Die Bemühungen der
Kantone um den Abschluss eines interkantonalen Konkor-
dates über die Jugendheime haben bisher nicht zum Erfolg
geführt, was beweist, dass die einzelnen Kantone durch die
diesbezüglichen Vorschriften des Strafgesetzbuches über-
fordert und versucht sind, zu Verlegenheitslösungen zu grei-
fen, wie Unterbringung von jugendlichen Straffälligen in
psychiatrischen Anstalten oder in Strafanstalten für Erwach-
sene. Der Bund darf sich hier nicht einfach aus der Mitver-
antwortung zurückziehen, geht es doch um junge Men-
schen, die einer guten erzieherischen Beeinflussung noch
zugänglich sind.
Schliesslich hat unsere Fraktion auch die Fragen bespro-
chen, die sich aus dem Abbau der Ausbildungsbeiträge von
Seiten des Bundes ergeben. Obwohl Bedenken geäussert
wurden, ist die Mehrheit der CVF-Fraktion der Auffassung,
dass die Kantone den Ausfall der Bundesleistungen bei den
Stipendien wettmachen können sollten. Ein Teil unserer
Fraktion wird den Minderheitsantrag unterstützen, wonach
der Bund die Bestrebungen der Kantone auf Harmonisie-
rung der Stipendienansätze unterstützt und Beiträge im
Rahmen der Mindestansätze an die Aufwendungen der Kan-
tone gewähren kann.
Auch bei der definitiven Festlegung der Kantonsanteile an
der Alkoholsteuer auf 5 Prozent sind Bedenken aus der
Sicht der Volksgesundheit nicht von der Hand zu weisen,
dient doch dieser Anteil der Bekämpfung des Alkoholismus.
Da die Kantone in anderen Bereichen, namentlich bei der
Mitfinanzierung der AHV, wesentlich entlastet werden, darf
von den Kantonen erwartet werden, dass sie diese freiwer-
denden Mittel dort einsetzen, wo sich der Bund inskünftig
von der Mitfinanzierung zurückzieht.
Wir dürfen die verschiedenen Vorlagen nicht einzeln und
losgelöst vom ganzen Massnahmenpaket beurteilen. Die
Neuverteilung der Aufgaben ist mit einem grossen Gebäude
vergleichbar: Man kann ohne weiteres auf den einen oder
anderen Balkon oder Anbau verzichten. Aber wenn tragende
Elemente herausgebrochen werden, dann fällt das ganze
Gebäude zusammen. Was verbleiben würde, wäre eine
Ruine.
Abschliessend halte ich fest, dass die CVF-Fraktion voll
hinter den grossen Zielen der Neuverteilung der Aufgaben
steht, die Aufwertung der Eigenständigkeit der Kantone
begrüsst und in einer Stärkung des Föderalismus eine not-
wendige Korrektur gegenüber der Entwicklung der letzten
Jahrzehnte sieht. Wir behalten uns vor, in Einzelfragen wei-
terhin für eine Bundeskompetenz einzutreten, so bei der
Wohnbauhilfe, bei der Gewährung von Betriebsbeiträgen an
Erziehungsheime und bei der Harmonisierung der Stipen-
dienansätze.
Im übrigen vertrauen wir darauf, dass die Kantone die Neu-
verteilung der Aufgaben nicht zum Anlass für Aufgaben-
abbau nehmen, sondern die ihnen vom Bund abgetretenen
Aufgaben in eigener Verantwortung zum Wohl der Bürger
weiterführen werden.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 19.40 Uhr
La séance est levée à 19 h 40
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1984
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
01
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
81.065
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
05.03.1984 - 15:30
Date
Data
Seite
12-23
Page
Pagina
Ref. No
20 012 220
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