- Juni 1983
N
716
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
#ST# 81.065
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
(D. Bundesgesetz über Beiträge
an die Kantone Graubünden und Tessin zur Förderung
ihrer Kultur und Sprache)
Confédération et cantons.
Nouvelle répartition des tâches
(D. Loi fédérale sur les subventions en faveur de la cul-
ture et de la langue dans les cantons des Grisons et du
Tessin)
Botschaft. Beschluss- und Gesetzentwürfe vom 28. September 1981
(BBI III, 737)
Message, projets de ioi et d'arrêté du 28 septembre 1981 (FF III, 705)
Beschluss des Ständerates vom 31. Januar 1983
Décision du Conseil des Etats du 31 Janvier 1983
Antrag der Kommission
Eintreten
Proposition de la commission
Entrer en matière
M. Kohler Raoul, rapporteur: Nous avons à examiner
aujourd'hui, pour la première fois, le dossier de la nouvelle
répartition des tâches entre la Confédération et les can-
tons.
Le Conseil des Etats a traité le premier train de mesures au
cours des deux dernières sessions, celle d'hiver 1982 et la
session extraordinaire de janvier 1983. Depuis lors, la com-
mission du Conseil national a étudié, au cours de quatre
séances de deux jours la plupart des propositions du
Conseil fédéral et des décisions prises par le Conseil des
Etats. Les affaires encore pendantes seront traitées ors de
deux réunions prévues pour les mois de juillet et de novem-
bre.
Pourquoi avant même d'aborder le débat fondamental,
soumettons-nous séparément dès maintenant, au plénum,
une décision touchant le premier train de mesures, à savoir
la loi fédérale sur les subventions en faveur de la culture et
de la langue dans les cantons des Grisons et du Tessin? Le
Conseil fédéral a plusieurs fois déclaré qu'il désirait instam-
ment mettre en vigueur au 1
er
janvier 1984 la loi qui vous est
proposée. Cela n'est possible que si le projet est adopté au
cours de la présente session car la mise en vigueur ne peut
se faire qu'une fois le délai référendaire écoulé. Le Conseil
fédéral souhaite pouvoir verser dès que possible des sub-
ventions plus élevées au canton des Grisons et par lui aux
associations Ligia Romantscha et Lia Rumantscha et Pro
Grigioni Italiano, et relayer ainsi des mesures provisoires
limitées à fin 1983.
Notre commission a décidé, dans sa majorité, de donner
suite à ce vœu et a prié la Conférence des présidents de
groupe de mettre l'arrêté D à l'ordre du jour de la présente
session, indépendamment des autres mesures. Nous
regrettons toutefois que le soutien à accorder aux minori-
tés linguistiques soit ainsi séparé de l'ensemble des
mesures à prendre en vue de réaliser une nouvelle réparti-
tion des tâches entre la Confédération et les cantons. En
effet, le projet de loi fait ressortir que cette répartition n'a
pas uniquement pour conséquence de supprimer des sub-
ventions fédérales, mais qu'elle consiste aussi à soutenir
efficacement les cantons dans l'accomplissement de
tâches ayant une importance nationale.
Qu'entreprend actuellement la Confédération pour soutenir
les efforts faits par les Grisons et le Tessin en vue de déve-
lopper leur culture et de défendre leur langue? Actuelle-
ment, les deux cantons reçoivent un supplément dit «lin-
guistique» en vertu de l'article 5 de la loi de 1953 subven-
tionnant l'école primaire publique - 440 000 francs environ
sont versés annuellement à ce titre au Tessin et 220000
environ aux Grisons. Le Tessin reçoit en outre une subven-
tion annuelle de 1,5 million de francs, conformément à la loi
de 1980 lui allouant une aide financière pour la sauvegarde
de sa culture et de sa langue. La Confédération verse
d'autre part 450 000 francs par an à la Ligia Romantscha/Lia
Rumantscha et 190 000 francs par an à Pro Grigioni Italiano,
en vertu de l'arrêté fédéral de 1974 allouant une aide finan-
cière à ces deux associations. Enfin, le Conseil fédéral a
décidé en automne 1981 d'augmenter la subvention
annuelle à la Ligia Romontscha/Lia Rumantscha de 350 000
francs et celle destinée à Pro Grigioni Italiano de 50 000
francs pour les années 1982 et 1983. Ces dernières subven-
tions sont prélevées sur des fonds spéciaux - collectes du
1
er
août, recettes de la vente de timbres Pro patria et de
médailles commémoratives. Ces mesures spéciales ont été
prises à la suite de la requête présentée le 20 janvier 1981
par les deux associations. La Ligia Romontscha/Lia
Rumantscha avait demandé que la subvention de 450 000
francs qui lui était accordée soit portée à 1,9 million de
francs, tandis que Pro Grigioni Italiano sollicitait une aug-
mentation de sa subvention de 190000 francs à 450000
francs.
En quoi ces mesures sont-elles liées à la nouvelle réparti-
tion des tâches entre la Confédération et les cantons? Le
Conseil fédéral propose, dans le cadre du premier train de
mesures, d'abroger l'article 27
1
"» de la constitution et la loi
de 1953 sur les écoles primaires. De ce fait, les subventions
versées aux cantons pour les écoles primaires, de même
que le supplément linguistique versé actuellement aux Gri-
sons et au Tessin, seront supprimés. Les fonds ainsi libérés
seront utilisés pour soutenir les efforts que les Grisons et le
Tessin entreprennent en vue de la sauvegarde de leur cul-
ture et de leur langue. Le canton du Tessin reçoit une aide
majorée depuis 1980. Il s'agit à présent surtout de soutenir
plus efficacement les minorités linguistiques des Grisons.
Cela correspond aux objectifs de la Ligia Romontscha/Lia
Rumantscha et de Pro Grigioni Italiano qui ont élaboré un
programme d'action pour la sauvegarde du romanche et de
l'italien.
Comme vous le voyez sur le tableau synoptique, le texte
adopté par le Conseil des Etats diffère de la proposition
faite initialement par le Conseil fédéral. A la suite des pre-
mières délibérations de la commission du Conseil des
Etats, le Département fédéral de l'Intérieur et celui de Jus-
tice et Police ont présenté, avec l'assentiment du Conseil
fédéral, un rapport complémentaire dans lequel ils propo-
sent de fixer désormais la subvention annuelle à verser au
canton des Grisons à 3 millions de francs. Sur cette
somme, 1,5 million de francs au moins seront destinés à la
Ligia Romontscha/Lia Rumantscha et 450 000 francs à Pro
Grigioni Italiano. En outre, les dispositions transitoires ont
été modifiées afin de permettre la mise en vigueur de cette
nouvelle loi avant même que la loi subventionnant l'école
primaire publique ne soit abrogée.
Notre commission a approuvé à l'unanimité les décisions du
Conseil des Etats. Elle est persuadée que la nouvelle répar-
tition des tâches entre la Confédération et les cantons
devrait aller de pair avec la poursuite des efforts entrepris
par la Confédération pour la sauvegarde des minorités lin-
guistiques. Plutôt que d'éparpiller des subventions baga-
telles, il convient de soutenir efficacement les groupes qui
ont besoin d'une aide. Notre commission sait fort bien que
des mesures d'ordre financier ne suffisent pas, à elles
seules, à sauvegarder la culture et la langue de groupes
dont l'identité est menacée. Elle a appris avec satisfaction
que le Conseil fédéral a décidé de prendre des mesures
juridiques et administratives sur recommandation d'un
groupe de travail du Département de l'intérieur en faveur de
ces minorités. (La traduction en romanche, par exemple,
des principaux textes légaux).
Il est toutefois important également que les cantons inté-
ressés fassent eux-mêmes un effort supplémentaire. Le
canton des Grisons s'est déclaré prêt à doubler les subven-
Confédération et cantons
717
N 13 juin 1983
tiens qu'il verse à la Ligia Romantscha/Lia Rumantscha et à
Pro Grigioni Italiano si les subventions fédérales le sont
également. Le projet qui vous est soumis subordonne le
versement des subventions fédérales à ces mesures. Je
vous renvoie à ce sujet, à l'article 1
er
, 3
e
alinéa.
Le nouveau projet de loi permettra d'accorder un soutien
efficace aux minorités culturelles et linguistiques dans
l'intérêt du pays tout entier. Il s'agit d'un geste de solidarité
confédérale. Il y va de la sauvegarde de la diversité de notre
pays et de l'encouragement des efforts qui sont faits dans
ce sens. Nous estimons que c'est du fédéralisme bien com-
pris. Je vous prie d'entrer en matière et d'adopter le projet
conformément aux décisions que notre commission a
prises à l'unanimité.
Nebiker, Berichterstatter: Wir beginnen die Beratungen
über das erste Paket der Neuverteilung der Aufgaben zwi-
schen Bund und Kantonen eigentlich mit einem «Sünden-
fall»: Wir öffnen das Paket, das ein Ganzes darstellt, und
nehmen eine einzelne Gesetzesvorlage zur separaten
Behandlung heraus. Zudem handelt es sich noch um ein
Subventionsgesetz, das Mehrausgaben für den Bund
bringt. Aber es gibt ja schliesslich auch andere Dinge, die
mit einem Sündenfall begonnen haben. Wir leiden heute
noch darunter. Einige sind aber trotzdem gut herausgekom-
men; hoffen wir, dass letzteres auch in diesem Falle eintref-
fen wird.
Die Gründe, die dafür sprechen, das Bundesgesetz über
Beiträge an die Kantone Graubünden und Tessin zur Förde-
rung ihrer Kultur und Sprache vorzuziehen, sind tatsächlich
gut. Bei der Neuverteilung der Aufgaben zwischen Bund
und Kantonen geht es nicht nur darum, Aufgaben, die der
Bund im Laufe der Zeit übernommen hat, an die Kantone zu
delegieren und Subventionen abzubauen, es geht vielmehr
auch darum, gezielt Aufgaben der Kantone zu fördern, die
von landesweiter Bedeutung sind und die von den betroffe-
nen Kantonen nicht allein gelöst werden können. Es geht
dabei um echten Föderalismus, der auch auf Solidarität
angewiesen ist.
Zu solchen Aufgaben gehören zweifellos die Förderung und
Erhaltung von sprachlichen Minderheiten, insbesondere der
rätoromanischen Sprache. Wie Sie wissen, besteht aus vie-
len Gründen die grosse Gefahr, dass die rätoromanische
Sprache verschwindet. Massenmedien, Tourismus, Abwan-
derung, fehlende wirtschaftliche Entwicklung und die engen
Kultur- und Sprachräume tragen zu dieser bedauerlichen
Entwicklung bei. Mit Idealismus und Begeisterung allein
lässt sich das Problem nicht bereinigen. Es braucht auch
entsprechende finanzielle Mittel zur Sprachförderung, für
Übersetzungen, für Lehrmittel, für Ausbildung und für kultu-
relle Veranstaltungen. Das verstärkte Engagement des Bun-
des für die sprachlichen Minderheiten wird kaum von einer
Seite bestritten.
Der Bundesrat hat mehrfach und eindringlich den Wunsch
geäussert, das vorgesehene neue Bundesgesetz zur För-
derung der sprachlichen Minderheiten auf den I.Januar
1984 in Kraft zu setzen. Dies ist nun aber wegen der Refe-
rendumsfrist nur möglich, wenn es jetzt auch vom National-
rat ausserhalb des Paketes «Aufgabenteilung» verabschie-
det wird. Die zeitliche Dringlichkeit der Inkraftsetzung des
neuen Gesetzes auf den 1. Januar 1984 ergibt sich aus dem
Umstand, dass auf diesen Termin hin Beiträge des Bundes
aus Sondermitteln auslauten. Dabei handelt es sich um
400000 Franken aus der Bundesfeierspende, aus dem
Pro-Patria-Markenerlös wie Prägegewinn aus Sondermün-
zen. Es geht also nicht nur um zusätzliche Beiträge, son-
dern auch um den Ersatz von bisherigen Unterstützungs-
beiträgen.
Der Ständerat hat dem neuen Bundesgesetz einstimmig
zugestimmt. Er hat, wie Sie das der Fahne entnehmen kön-
nen, aufgrund einer Eingabe der Regierung des Kantons
Graubünden und eines Zusatzberichtes des Bundesrates
den ursprünglich vorgesehenen Beitrag an den Kanton
Graubünden zur Förderung der rätoromanischen Kultur und
Sprache sowie zur Förderung der Kultur und Sprache in
den Talschaften italienischer Sprache von 2 Millionen Fran-
ken pro Jahr auf 3 Millionen Franken heraufgesetzt. Die ein-
gehende Prüfung durch eine vom EDI eingesetzte Arbeits-
gruppe ergab, dass dieser Betrag für eine sinnvolle Förde-
rung der sprachlichen Minderheiten notwendig ist.
Die vorberatende Kommission des Nationalrates beantragt
Ihnen einstimmig Eintreten >und Zustimmung zu den
Beschlüssen des Ständerates.
Zur Erläuterung der Gesetzesvorlage seien die gegenwärtig
geltenden Unterstützungsmassnahmen des Bundes zugun-
sten der sprachlichen Minderheiten und die entsprechen-
den Änderungen kurz dargestellt.
Die beiden Kantone Tessin und Graubünden erhalten -
gestützt auf Artikel 5 des Bundesgesetzes betreffend die
Unterstützung der öffentlichen Primarschulen von 1953 -
einen Sprachzuschlag: Tessin rund 440 000 Franken, Grau-
bünden rund 220 000 Franken. Mit der Aufhebung der Pri-
marschulsubvention des Bundes an die Kantone im Rah-
men des ersten Paketes Neuverteilung der Aufgaben sollen
diese Beträge aufgehoben werden. Das bedeutet die Strei-
chung des Artikels 27bis Bundesverfassung und des Pri-
marschulgesetzes von 1953. Damit entfallen auch die
Sprachzuschläge. Bei der jetzt vorgezogenen Behandlung
des Gesetzes wird lediglich Artikel 5 des Primarschulgeset-
zes, der sich auf die Sprachzuschläge bezieht, aufgehoben.
Dies entspricht Artikel 4 in der jetzt vorliegenden Gesetzes-
vorlage.
Einen besonderen Beitrag erhält der Kanton Tessin im wei-
teren gestützt auf das Bundesgesetz über den Beitrag an
den Kanton Tessin zur Wahrung und Förderung seiner kul-
turellen und sprachlichen Eigenart von 1980, und zwar jähr-
lich 1,5 Millionen Franken. Dieses Gesetz von 1980 wird bei
Annahme der jetzigen Gesetzesvorlage aufgehoben.
Weitere Unterstützungen richtet der Bund an private Orga-
nisationen aus. Der Bund unterstützt gemäss Bundesbe-
schluss von 1974 die Ligia Romontscha/Lia Rumantscha -
das ist die Dachorganisation der verschiedenen Vereinigun-
gen zur Förderung des Rätoromanischen - mit einem jährli-
chen Beitrag von 450 000 Franken und die Vereinigung Pro
Grigioni Italiano mit 190000 Franken. Auch dieser Bundes-
beschluss wird aufgehoben.
Schliesslich hat der Bundesrat im Herbst 1981 beschlos-
sen, für die Jahre 1982 und 1983 der Ligia Romontscha/Lia
Rumantscha je 250 000 Franken und der Pro Grigioni Ita-
liano aus Sondermitteln je 50 000 Franken pro Jahr zuzu-
wenden. Wie schon erwähnt, fehlen ab 1984 diese entspre-
chenden Beiträge.
Insgesamt fliessen nach der jetzigen Regelung unter ver-
schiedenen Titeln für die Förderung der sprachlichen Min-
derheiten 1 260 000 Franken in den Kanton Graubünden.
Diese Beiträge sollen durch einen einheitlichen Beitrag an
den Kanton in der Höhe von 3 Millionen Franken abgelöst
werden mit der Auflage, mindestens 1,5 Millionen Franken
der Ligia Romontscha zur Förderung der rätoromanischen
Kultur und Sprache weiterzuleiten und mindestens 450 000
Franken der Vereinigung Pro Grigioni Italiano auszurichten.
Der nichtgebundene Teil des Bundesbeitrages steht dem
Kanton Graubünden für seine besonderen Aufwendungen
zugunsten der sprachlichen Minderheiten zur Verfügung:
Übersetzungen, Lehrmittel, Ausbildung von Lehrkräften,
Kulturbeiträge usw. Die Aufwendungen des Kantons
machen pro Jahr 5,5 Millionen Franken für Italienischbün-
den und etwa 10,6 Millionen Franken für das rätoromani-
sche Sprachgebiet aus.
Die bisherigen Beiträge an den Kanton Tessin betragen ins-
gesamt 1 940 000 Franken pro Jahr. Diese Beiträge sollen
durch einen einheitlichen Bundesbeitrag von 2 Millionen
Franken pro Jahr abgelöst werden, also nur eine sehr
geringe Erhöhung.
Die Zustimmung der Kommission des Nationalrates zu den
Beschlüssen des Ständerates sind von der Überlegung
getragen, dass auch im Rahmen der Neuverteilung der Auf-
gaben zwischen Bund und Kantonen bedrohte Minderhei-
ten weiterhin vom Bund gefördert werden sollen. Anstelle
von Subventionen nach dem Giesskannenprinzip an ver-
- Juni 1983
718Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
schiedene Trägerschaften sollen gezielte Beiträge an jene,
die es wirklich nötig haben, treten.
Die Kommission ist sich auch bewusst, dass mit mehr finan-
ziellen Mitteln vom Bund allein die Existenz der kulturellen
und sprachlichen Eigenarten unseres Landes nicht gesi-
chert werden kann. Es braucht auch verstärkte Anstrengun-
gen der Kantone selbst. Diese sind durch Erhöhung der
eigenen Beiträge dazu bereit. Es braucht aber insbeson-
dere auch die Anstrengung der betroffenen Minderheiten
selbst. Das Rätoromanische kann nur erhalten bleiben,
wenn es die Rätoromanen selbst wollen, wenn sie die Spra-
che tatsächlich sprechen und wenn die Sprache auch wei-
tergegeben wird. Der Staat kann hier wie in anderer Berei-
chen nur die entsprechenden günstigen Rahmenbedingun-
gen schaffen.
Ich beantrage Ihnen also, der einstimmigen Kommission
zuzustimmen und auf den Gesetzesvorschlag einzutreten,
Cantieni: Namens der CVP-Fraktion beantrage ich Ihnen
Eintreten auf die Vorlage und Zustimmung gemäss Antrag
der Vorberatungskommission. Mit der Anerkennung des
Rätoromanischen als vierte Landessprache durch die denk-
würdige Volksabstimmung vom 20. Februar 1938 haben alle
Schweizer für dessen Fortbestand und Gedeihen eine Mit-
verantwortung übernommen. Der Fortbestand der romani-
schen Sprachkultur ist damit ein nationales Anliegen gewor-
den. Die Anerkennung des Rätoromanischen als National-
sprache hat insbesondere auch die Romanen selbst ermun-
tert und ermutigt, die eigene Sprache bewusster zu wahren
und zu pflegen. Wir dürfen heute mit Genugtuung festhal-
ten, dass sowohl von den Sprachgesellschaften äs auch
von einzelnen in den vergangenen Jahren Anstrengungen
unternommen und Leistungen erbracht wurden, eie vom
ungebrochenen Willen zeugen, die angestammte Mutter-
sprache auch unter erschwerten Bedingungen zu erhalten.
Die Ligia Romontscha/Lia Rumantscha ist die Dachgesell-
schaft von Vereinigungen, die sich zum Ziele gesetzt haben,
die rätoromanische Sprache und Kultur zu erhalten und zu
fördern. Sie ist aber auch die Vertreterin aller Romanen.
Gemäss dem Zweckartikel ihrer Statuten hat die Ligia
Romontscha/Lia Rumantscha die rätoromanische Sprache,
ihren Geist und ihre Entwicklung, ihren Einfluss in Familie,
Schule, Kirche und im öffentlichen Leben zu wahren und zu
fördern. Das ist eine umfassende und schwierige Aufgabe.
Um ihr auch heute und in naher Zukunft gerecht werden zu
können, hat die Ligia Romontscha in Zusammenaroeit mit
den ihr angeschlossenen Gesellschaften ein Aktionspro-
gramm entwickelt, das in der Eingabe dargelegt und erläu-
tert wurde. Die Verwirklichung dieses neuen Aktionspro-
grammes und damit die Erfüllung der verantwortungsvollen
Aufgabe der Lia Rumantscha und ihrer affilierten Gesell-
schaften ist nur dann möglich, wenn Bund und Kantone wie
bis anhin bereit sind, die Anstrengungen der Lia Rumant-
scha (Ligia Romontscha) und des ganzen romanischen Vol-
kes tatkräftig zu unterstützen und die mit der Anerkennung
des Rätoromanischen verbundene Mitverantwortung auch
weiterhin zu tragen.
Der Vorstand der Lia Rumantscha hat die Eingabe der
Regierung des Kantons Graubünden mit der Bitte um
Kenntnisnahme und Weiterleitung an den Bundesrat einge-
reicht. Der Kanton Graubünden hat in der Beschaff jng von
Lehrmitteln für alle Schulstufen, in der Aus- und Fortbildung
der rätoromanischen Lehrkräfte, in der Übersetzungspraxis
und in der Realisierung von rätoromanischen Sammlungen
der wichtigsten Gesetzeserlasse Wesentliches in d e Wege
geleitet und bereits realisiert. Für eine verstärkte Pflege des
Rätoromanischen an den bündnerischen Mittelschulen und
insbesondere für die Anerkennung des Rätoromanischen
als zählendes Maturafach wurden vom Kanton wichtige Ent-
scheide getroffen und im Einvernehmen mit den zuständi-
gen Bundesorganen in der Zwischenzeit verwirklicht.
Einen entscheidenden Beitrag zur Erhaltung des Rätoroma-
nischen leistet die romanischsprachige Presse in Graubün-
den. Sie gewährleistet auch den so bedeutenden Kontakt
mit den Romanischsprachigen in den anderen Kantonen.
Der Erhaltung und Stärkung der bestehenden Zeitungen
und Zeitschriften in romanischer Sprache kommt auch für
die Zukunft prioritäre Bedeutung zu.
Gemäss Eingabe der Lia Rumantscha aus dem Jahre 1980
benötigt sie zur Realisierung ihres Arbeitsprogrammes
einen Beitrag von 2,1 Millionen Franken. Die Arbeitsgruppe
des Bundesrates ihrerseits weist darauf hin, dass die in der
erwähnten Eingabe dargelegten Gesamtaufwendungen von
2,1 Millionen Franken für das Aktionsprogramm der Lia
Rumantscha nur durch teilweise erhebliche Selbstein-
schränkung auf diesem Plafond gehalten werden konnten.
In diesem Zusammenhang möchte ich Herrn Bundesrat
Friedrich eine Frage stellen:
Ist der Bundesrat der Auffassung, dass die Regierung des
Kantons Graubünden befugt ist, aus dem Bundesbeitrag
von total 3 Millionen Franken höhere Anteile an die Sprach-
vereinigungen auszurichten als die im Gesetz vorgesehe-
nen Mindestbeiträge von 1,5 Millionen Franken für die Lia
Rumantscha bzw. 450 000 Franken für die Pro Grigioni Ita-
liano?
Lassen Sie mich noch ein paar Worte aus der Eingabe der
Pro Grigioni Italiano in den Schlussfolgerungen zitieren. Es
wird dort unter anderem festgehalten:
«Una delle principali richezze del nostro paese o la sua
diversità linguistico-culturale, una diversità che favorisce e
sviluppa lo spirito di comprensione e di tolleranza, cioè quei
valori su cui essa stessa ed il nostro Stato democratico si
fondano.
Il Grigione Italiano ha salutato con vivo piacere il recente
aumento del sussidio federale al canton Ticino per la pro-
mozione della lingua e della cultura italiana. Come parte
integrante della Svizzera italiana, le nostre valli sperano che
le lodevoli Autorità competenti sappiano considerare in
modo equo anche questa richiesta, dando così una nuova
prova della loro sensibilità culturale, nonché di alta
coscienza di quelli che sono i compiti di uno Stato
moderno.»
Namens der Bündner Delegation möchte ich hier noch ein
Dankeswort aussprechen an Herrn alt Bundesrat Hürlimann
für seiner Einsatz, an die Arbeitsgruppe des Bundesrates
und die Herren Dörig und Christoph Reichenau. Danken
möchte ich aber auch namens unserer Delegation Herrn
Bundesrat Friedrich und dem Gesamtbundesrat, dem Parla-
ment und unseren Miteidgenossen aus dem deutsch-, fran-
zösisch- und italienischsprachigen Bereich.
Gestatten Sie, dass ich ganz kurz auch noch ein Dankes-
wort abstatte in romanischer Sprache?
An nom dalla delegaziun grischuna less ia angraztger cor-
dialmaintg a tots parlamentaris per igl mussamaint da soli-
daritad exprimia.
Nous angraztgagn a noss compatriots da lungatg tudestg,
franzos e taliang per igl sustign moral e finanziai an sar-
vetsch dalla promoziun da lungatg e cultura dallas minori-
tads rumantschas e taliangas digl Grischun.
Noss angraztgamaint sä drezza er agi Cunsegl federai ed
alla cumischung parlamentara.
Schliesslich danke ich dem Bundesrat und der Kommission,
dass sie sich bereit erklärt haben, auch im Sinne des
Beschlusses des Ständerates, diese Gesetzesvorlage
angesichts der gegebenen Dringlichkeit vorzuziehen, und
ich danke Ihnen, sehr geschätzte Kolleginnen und Kollegen,
für Ihre Zustimmung.
M. Bonnard: Le groupe libéral accepte le projet. Il regrette
cependant que ce projet ait été sorti du paquet de la répar-
tition des tâches. Il trouve aussi les formalités administra-
tives de l'article 3 terriblement compliquées.
Ceci dit, nous constatons que le projet n'est pas contesté.
Si sympathiques que soient les propos que nous venons
d'entendre, si sympathique que soit ce que nous enten-
drons encore, c'est un de ces cas type où on aurait dû au
fond appliquer l'article 64 de notre règlement et renoncer à
un débat d'entrée en matière. Je pense donc que je vous
rends service en quittant cette tribune.
Confédération et cantons719
N 13 juin 1983
Le président: Je crois que M. Bonnard a été entendu avant
même d'avoir parlé puisque je peux vous communiquer que
le groupe du PdT/PSA/POCH renonce à s'exprimer et qu'il
soutiendra le projet.
Vetsch: Nachdem unser Bündner Kollege schon so herzlich
gedankt hat, werden wir uns dieser Vorlage wohl kaum ver-
schliessen. Tatsächlich handelt es sich um einen unauffälli-
gen Vorläufer aus dem ersten Aufgabenneuverteilungspa-
ket. Es handelt sich nicht um ein «Schwergewicht» im Han-
del zwischen Bund, Kantonen und den Interessengruppen,
aber um ein für die Betroffenen und - weil es um den
staatspolitisch bedeutenden Schutz und die Förderung von
sprachlichen Minderheiten geht - für uns alle wichtiges
Bundesgesetz.
Durch ihre dringliche Interpellation haben die Bündner Stän-
devertreter auf den Überlebenskampf der rätoromanischen
Sprache und Kultur vor zwei Jahren aufmerksam gemacht.
Mit Nachdruck haben die Ligia Romontscha und die Pro
Grigioni Italiano sowie die Regierung des Kantons Graubün-
den die Erhöhung der Bundesbeiträge anbegehrt; der Kan-
ton Graubünden mit dem Angebot, seine Unterstützung
ebenfalls um 50 Prozent zu erhöhen.
Der Bundesrat hat nun seine Vorschläge im Rahmen der
Neuverteilung der Aufgaben eingebracht. Die Ständerats-
kommission hat, gestützt auf einen Zusatzbericht aus dem
zuständigen Departement, die Beiträge einstimmig erhöht.
Der Ständerat ist seiner vorberatenden Kommission eben-
falls einstimmig gefolgt.
Die nationalrätliche Kommission übernimmt die Anträge des
Ständerates einmütig. Da der Bundesrat die Beiträge für
1982 und 1983 durch Sondermassnahmen nur befristet
erhöhen konnte, sollte diese Rechtsgrundlage ohne Verzug
erlassen werden können. Die freisinnig-demokratische
Fraktion stimmt deshalb schon heute den gut begründeten
erhöhten Bundesbeiträgen zugunsten unserer romanisch-
und italienischsprachigen Freunde und Miteidgenossen in
den Kantonen Graubünden und Tessin zu. Es handelt sich
unseres Erachtens um eine gezielte und hoffentlich wirk-
same Solidaritätsmassnahme.
M. Loetscher: Le groupe socialiste a pris connaissance
avec satisfaction de la décision de la commission et de la
Conférence des présidents de groupe de statuer sur cet
objet à la présente session et de permettre ainsi à la nou-
velle loi d'entrer en vigueur le 1
er
janvier 1984, c'est-à-dire
au moment où prendront fin les mesures transitoires actuel-
lement en vigueur.
La requête du Conseil fédéral de soumettre séparément la
loi sur les subventions en faveur de la culture et de la lan-
gue dans les cantons des Grisons et du Tessin se justifie
donc pleinement et rencontre notre approbation. Le groupe
socialiste appuie sans réserve les propositions qui lui sont
faites et qui prévoient un subside annuel de trois millions
pour les Grisons et de deux millions pour le Tessin afin de
favoriser cultures et langues rhéto-romanes et italiennes. Il
insiste sur le fait que de ces montants, 1,5 million au moins,
et 450 000 francs au moins doivent être alloués à la Lia
Rumantscha, ainsi qu'à l'Association Pro Grigioni Italiano
respectivement. Le terme «au moins» est important car il
sied de relever que ces chiffres sont inférieurs à ceux
demandés par lesdites associations et peuvent être consi-
dérés comme des prestations minimales. Il faut souhaiter
que les cantons des Grisons et du Tessin sauront rester
attentifs et surtout tout mettre en oeuvre, y compris une
augmentation des montants aujourd'hui discutés, afin de
permettre à ces associations culturelles de remplir leur rôle
à satisfaction. Le groupe de travail mis sur pied par le
Conseil fédéral est arrivé à la conclusion qu'il fallait non
seulement, compte tenu de la menace manifeste qui pèse
sur les minorités linguistiques, augmenter les subventions
dans une mesure permettant pour le moins à la Ligia
Romontscha/Lia Rumantscha et à l'Association Pro Gri-
gioni Italiano de réaliser les programmes de travail actuels
mais qu'il était encore nécessaire d'y ajouter un certain
nombre de mesures qui viseraient par exemple, «à publier
en romanche les textes importants émanant du Palais fédé-
ral; à utiliser le romanche en matière de formules et de
signalisation, ainsi que dans les publications officielles; à
développer les programmes de radio et de télévision en lan-
gue romanche; à déclarer le romanche branche de matu-
rité; à faire de la langue romanche un objet de l'enseigne-
ment et de la recherche universitaires; à faire bénéficier
plus largement les régions concernées des mesures de la
Confédération en matière de politique régionale, de politi-
que du marché du travail et de politique d'aménagement du
territoire; à transférer des services fédéraux dans les
régions rhéto-romanches et de langue italienne des Gri-
sons; enfin, à créer à l'Office fédéral de la culture des ser-
vices voués aux problèmes du romanche et de l'<italianità>
dans les cantons des Grisons et du Tessin; à assurer aux
Grisons de langue romanche et italienne une représentation
suffisante à tous les niveaux de l'administration fédérale».
Nous partageons l'avis du groupe de travail et du Conseil
fédéral selon lequel des mesures directes de sauvegarde
des langues, soutenues par des subventions, ne peuvent
être vraiment efficaces que si elles sont accompagnées de
mesures indirectes visant au maintien des structures éco-
nomiques, culturelles et sociales des régions concernées.
Nous attendons donc avec intérêt le rapport promis pour la
fin de l'année et, dans cette attente, vous prions, chers col-
lègues, d'entrer en matière et d'accepter les propositions
selon les décisions du Conseil des Etats.
Martignoni: Obwohl die Vorlage nicht umstritten zu sein
scheint, rechtfertigt ihre Bedeutung doch einige Bemerkun-
gen von selten der Fraktionen.
Die SVP-Fraktion stimmt der Vorlage in der ständerätlichen
Fassung zu, wobei allerdings in unserem Kreise auch einige
wenige kritische Bemerkungen gefallen sind.
Wir können im Prinzip davon ausgehen, dass bisher im drei-
sprachigen Kanton Graubünden keine Probleme des Spra-
chenverständnisses manifest wurden. Wir können im weite-
ren davon ausgehen, dass zwar universell und historisch
die beiden letzten Jahrhunderte durch den Übergang vom
Machtstaat zum Sprach- und Kulturstaat, zur Sprach- und
Kulturnation gekennzeichnet waren, wogegen unser Land
dank tieferer geschichtlicher Wurzeln das Neben- und Mit-
einander von Sprachen und Kulturen intakt aufrechterhalten
konnte. Dies gilt auch für die Kantone Graubünden und Tes-
sin. Und wir können schliesslich davon ausgehen, dass die
Ligia Romontscha und die weiteren Vereinigungen ähnli-
cher Art seit Jahren eine verdankenswerte Tätigkeit entfal-
ten, die ein gutes Fundament für die Verstärkung bildet.
Materiell darf das erhöhte Engagement des Bundes bei der
Förderung kultureller und sprachlicher Minderheiten
begrüsst werden, handelt es sich doch um eine ausgespro-
chene Bundesaufgabe mit langfristigem Charakter, und der
Zeitpunkt für diese Massnahme ist wirklich gekommen.
Vorbehalte respektive Abgrenzungen sind am Platze hin-
sichtlich Kontrollen dieser doch beträchtlichen Mittel, die
aus Steuergeldern fliessen. Unsere Fraktion legt Wert dar-
auf, dass die beiden Kantone eine zweckmässige Verwen-
dung der Mittel aufmerksam überwachen und regelmässig
auch Rechenschaft fordern. Es muss wie bisher haushälte-
risch mit den Mitteln umgegangen werden, und es darf
nicht einfach eine Aufblähung mit neuen Organigrammen,
mehr Papierproduktion und Beschäftigungstherapie für
einige wenige Engagierte aufkommen. Vielmehr sollen die
Mittel für eine breite Basisarbeit, für das tägliche Leben in
der kulturellen Gemeinschaft verwendet werden.
In diesem Zusammenhang ist in unserer Fraktion auch die
Frage aufgeworfen worden, ob bei den elektronischen
Medien die romanischen Sendungen nicht am zweckmäs-
sigsten beim Radio della Svizzera Italiana integriert werden
könnten. Dies nur als Zwischenbemerkung, weil in dieser
Beziehung gegenwärtig ja auch andere Varianten im
Gespräche sind.
Hemmungen gegenüber der Vorlage tauchen aus formellen
Gründen auf. Sie sind bereits verschiedentlich erwähnt wor-
- Juni 1983
720
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben
den. Nach der Neuregelung der Zivilschutzbeiträge, die vor
zwei Jahren im Rahmen des Sparprogramms aus dem Kon-
zept der Aufgabenteilung herausgebrochen wurde, passiert
nun in dieser Beziehung eine zweite Inkonsequenz, es ist
sogar von einem Sündenfall gesprochen worden, und zwar
wiederum aus reiner politischer Opportunität. Was wir tun,
ist aus der Sicht der Aufgabenteilung zweifellos nicht gut.
Diesem grossen Auftrag, den das Parlament selber erteilt
hat und den es zu verwirklichen im Begriffe steht, wi'd Sub-
stanz entzogen. Wenn die unbestrittenen und teilwe se, wie
hier, sehr sympathischen Rosinen aus dem Kuchen heraus-
genommen werden, verliert das ganze Paket der ohnehin
heiklen Neuverteilung von Aufgaben zwischen Bund und
Kantonen an Substanz. Wir diskontieren vorzeitig den Teil-
betrag eines Blankochecks.
Es gilt aus diesem Grunde, in dieser Situation abzuwägen,
was schwerer gewichtet, die zeitliche Dringlichkeit der Kul-
turförderung in den beiden Kantonen Graubünden und Tes-
sin oder die mindestens ebenso bedeutende Aufgabentei-
lung. Da letztere allem Anschein nach doch noch länger auf
sich warten lässt als angenommen, kann sich die SV
3
-Frak-
tion dem nun eingeleiteten Verfahren anschliessen. Sie
erwartet aber, dass die Aufgabenteilung nicht weiter dena-
turiert wird.
Mme Bacciarini: Je regrette de ne pas pouvoir suivre le
conseil et l'exemple de M. Bonnard.
Il s'agit pour moi de témoigner de la solidarité du Tessin aux
Grisons de langue italienne et romanche.
Sapessi il romancio interverrei oggi nella quarta lingua
nazionale, a significare non solo simpatia per la cultura
ladina, ma anche e soprattutto per indicare che il mio inter-
vento non vertirà sull'articolo 2 della legge che stiamo
discutendo, cioè sul sussidio al Canton Ticino, ma si con-
centrerà sulla problematica del romancio. Sbarazzo quindi
subito il terreno parlando brevemente dell'articolo che con-
cerne il mio cantone. Il messaggio 81.065 sulla ripartizione
dei compiti è esplicito in proposito. Non si tratta di stabilire,
con questo articolo, un aumento del sussidio di 1,5 milioni
votato con legge del 19 dicembre 1980. Si tratta semplice-
mente di una compensazione. Secondo la nuova riparti-
zione vengono soppressi i sussidi concessi ai cantoni di
montagna per la scuola primaria. Il Canton Ticino, compreso
nella rosa di questi cantoni, perde circa 440 mila ''ranchi.
Questa somma viene compensata con l'aumento previsto
dall'articolo 2, il messaggio è esplicito in proposito. Ben
altra e più profonda motivazione ha il sussidio per il Gri-
gioni, onde favorire la lingua e la cultura italiana e romancia.
Il Consiglio federale propone un sussidio annuale di 2
milioni. Il Consiglio degli Stati ha aumentato questo sussidio
a 3 milioni. Appoggio evidentemente la proposta degli Stati.
«La quarta Svizra ei periclitada, il rumänisch è en privel da
vita» - con questa affermazione si segnala appunto il peri-
colo di v:ta che sta correndo il romancio. Che questa affer-
mazione sia vera, lo documentano le 267 pagine del rap-
porto redatto dal gruppo di lavoro del Consiglio federale e
per esso dai funzionari Hans-Rudolf Dörig e Christoph Rei-
chenau. Già il titolo di questo rapporto sintetizza la situa-
zione. Quadrilinguismo svizzero ridotto a due e mezzo?
Che vuoi dire in altre parole che, senza un deciso muta-
mento di rotta, c'è l'imminente pericolo che la Svizzera resti
con due lingue e mezzo, cioè con il tedesco, il francese più
un mezzo italiano, ma senza il romancio. Dunque necessa-
ria, indispensabile, egregi Colleghi, la proposta dell'articolo
1 di questa legge. Ma basterà la sovvenzione di 3 milioni a
far mutare la rotta, a ripristinare l'uso del romancio, a evi-
tare tutte quelle operazioni, entrate, ahimè, nell'uso legisla-
tivo, amministrativo, scolastico, economico, commerciale, e
che hanno determinato la situazione attuale?
Penso sia utile rammentare a chi siede in questo Parla-
mento, ma anche a chi sta fuori, che i problemi della soprav-
vivenza di una lingua, di una cultura, non si risolvono auto-
maticamente con un sussidio. Anzi c'è, secondo me, da
superare un nuovo pericolo, quello di credere che così sia.
Soprattutto per i romanci sarà utile ricordare quanto è suc-
cesso in Manda, dove il gaelico non si è salvato nonostante
le ingenti somme devolute dallo Stato. Fortunatamente una
legge, una decisione del Consiglio federale e del nostro
Parlamento, non è fine a se stessa, ha un effetto civico,
educativo e di sensibilizzazione dell'opinione pubblica. Il
problema del romancio è stato rilanciato, così come osiamo
sperare quello dell'italianità, proprio da questi banchi. L'on.
Hürlimann affermò: «La lingua è vita, è patria. Il quadrilingui-
smo è un aspetto essenziale del nostro Stato federativo» e
quindi aggiungo io: «Tutti gli svizzeri devono difendere que-
sto quadrilinguismo.» Fortunatamente, ancora prima del
voto su questa legge, qualche cosa si è mosso in favore del
romancio. Il Tribunale federale ha affermato che il romancio
va riconosciuto nelle sedi giudiziarie, essendo lingua uffi-
ciale nel Canton Grigioni. Il romancio è ora riconosciuto
come materia d'esame per la maturità.
Dopo l'Università di Friburgo anche quella di Zurigo avrà
una cattedra di lingua e di letteratura romancia. Le PTT
cominciano a usare la quarta lingua. La Confederazione
sembra appoggiare la postulata realizzazione dell'Istituto
retico per la ricerca. Il romanista Heinrich Schmid ha elabo-
rato «II rumänisch grischun» che sta iniziando il suo rodag-
gio. Ma il romancio, a differenza dell'italiano, egregi Colle-
ghi, non ha retrolerra culturale. Sarebbe quindi opportuno
potesse inlrattenere contatti più stretti con il ladino del
Friuli e delle Dolomili.
È naia, da un anno, una Commissione culturale consultiva
italo-svizzera, della «Consulla». Il prolocollo è slalo firmalo
dai rappresenlanli dei due governi a Berna, il 28 gennaio
- L'arlicolo 1 di queslo prolocollo definisce i compiti
della Consulta: promuovere la cooperazione, gli scambi cul-
turali, particolarmente per quanlo riguarda i rapporti fra la
Repubblica e il Canton Ticino e il Canton Grigioni da una
parte, e le istituzioni culturali avente sede in Lombardia e
Piemonte dall'altra. Come si constata, sono escluse da
parte italiana quelle regioni che coslituiscono appunto il
retroterra culturale per le zone ladine dei Grigioni e cioè il
Friuli, la Venezia Giulia, il Trentino e l'Alto Adige. Capo della
Consulta è l'Ambasciatore Sommaruga. Certa della sensibi-
lità del Capo del Dipartimento e dei suoi collaboratori, in
particolare, nel caso preciso, dell'Ambasciatore Somma-
ruga, chiedo all'on. Friedrich, in virtù della collegialità del
Consiglio federale, di esprimersi sulla possibilità di ampliare
la circoscrizione delle regioni italiane interessale alla Con-
sulta. Solo operando in tal senso si potrà salvare la vitalità
della lingua e della cultura romance. Vi esorlo a volare
l'entrata in materia e ad approvare la legge.
Präsident: Die Kommissionssprecher verzichten auf das
Wort.
Bundesrat Friedrich: Ich danke Ihnen für die gute Auf-
nahme dieser Botschaft. Da sie offensichtlich unbestritten
ist, beschränke ich mich auf ein paar ganz kurze Bemerkun-
gen.
Wir ziehen diese Vorlage aus der Aufgabenteilung deshalb
vor, weil die bisherigen Soforlmassnahmen aus Sondermit-
teln Ende 1983 auslauten. Der Bund unterstützl schon seit
längerer Zeit die Bestrebungen der Kantone Graubünden
und Tessin zur Förderung der rätoromanischen und der ita-
lienischen Sprache. Im Rahmen der Aufgabenteilung ergab
sich das Bedürfnis, diese Unterslützung zu verstärken. Auf
der einen Seite geht es nun um eine formale Bereinigung
der bisherigen Rechtsgrundlagen, um zu vermeiden, dass
die Unterstützung auf drei verschiedene Gesetze abge-
stützt werden muss. Auf der anderen Seite gehl es um eine
Verslärkung dieser Unterstützung.
Anstoss gab die Bündner Kantonsregierung mit einer Ein-
gabe an den Bundesrat, in der sie um verstärkte Finanzmit-
tel nachsuchte. Der Bundesrat hat dieses Anliegen durch
eine Arbeilsgruppe überprüfen lassen. Er ist zum Schluss
gekommen, dass es berechtigt ist. Er hat die sländerätliche
Kommission entsprechend unterrichlel. Das Resultat war
die Aufstockung der Kredite durch den Ständerat, so wie
sie jetzl auch von Ihrer Kommission empfohlen werden.
Assurance-chômage
721
N 13 juin 1983
Ich habe noch die Frage von Herrn Cantieni zu beantwor-
ten, ob der Kanton Graubünden an die Dachorganisationen
auch höhere Anteile ausrichten kann, als im Gesetz vorge-
sehen ist. Es ist selbstverständlich nicht Sache des Bun-
desrates, sich in innerbündnerische Angelegenheiten einzu-
mischen. Der Kanton Graubünden kann das nach unserer
Auffassung ohne weiteres tun.
Ich beantrage Ihnen Eintreten und Zustimmung zum Antrag
Ihrer Kommission.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1-5
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1 à 5
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Gesetzentwurfes 131 Stimmen
(Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
#ST# 83.029
Arbeitslosenversicherung.
Höchstzahl der Taggelder
Assurance-chômage.
Nombre maximum des indemnités journalières
Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. März 1983 (BBI II, 271)
Message et projet d'arrêté du 23 mars 1983 (FF II, 291)
Antrag der Kommission
Eintreten
Proposition de la commission
Entrer en matière
Mme Spreng présente, au nom de la Commission de la
sécurité sociale, le rapport écrit suivant:
Par l'arrêté fédéral du 20 juin 1975 instituant, dans le
domaine de l'assurance-chômage et du marché du travail,
des mesures propres à combattre le fléchissement de
l'emploi et des revenus, le Conseil fédéral et l'Assemblée
fédérale ont été autorisés à augmenter le nombre maximum
des indemnités journalières de 120 à 180.
Le Conseil fédéral a largement épuisé la compétence qui lui
a été attribuée. Le présent arrêté tend à autoriser le Conseil
fédéral à augmenter le nombre maximum d'indemnités jour-
nalières de 180 à 240 par année civile, si la situation du
marché du travail l'exige. Cette solution correspond à l'arti-
cle 32, 4
e
alinéa, de la loi fédérale du 22 juin 1951 sur l'assu-
rance-chômage. Celle-ci prévoit que la durée maximale
d'indemnisation de 180 jours peut être prolongée, par voie
d'arrêté fédéral de portée générale, non soumis au référen-
dum.
La commission approuve la proposition du Conseil fédéral.
Celle-ci offre l'avantage de pouvoir établir à temps une
réglementation qui soit adaptée aux modifications de la
situation du marché du travail. Elle permet en outre de fixer
de manière différenciée, selon les conditions du moment, la
durée maximale d'indemnisation, par exemple pour cer-
taines régions ou catégories de personnes, et de ne faire
usage de la compétence que partiellement.
A l'unanimité moins une abstention, la commission vous
propose d'adopter le projet d'arrêté.
Allenspach: Die FdP-Fraktion wird der Vorlage und damit
der Kompetenzerteilung an den Bundesrat, die Höchstzahl
der Taggelder in der Arbeitslosenversicherung von 180 bis
auf 240 Tage zu erhöhen, zustimmen. Beigefügt seien zwei
persönliche, allgemeine Bemerkungen:
- Der Parlamentsbeschluss betrifft nur das Jahr 1983.
Nachher gelten die Bestimmungen des neuen Arbeitslosen-
versicherungsgesetzes, von dem wir hoffen, es werde auf
den I.Januar 1984 in Kraft treten. Die heutige Vorlage ist
damit kein Präjudiz für den Bundesrat, die im neuen Gesetz
verankerten Kompetenzen voll auszuschöpfen und die dort
vorgesehenen Höchstzahlen der Taggelder ebenfalls zu
verlängern. Jedenfalls erwarten wir vom Bundesrat, dass er
unter dem neuen Gesetz die Sozialpartner konsultiert, denn
die Arbeitgeber und die Arbeitnehmer - und nicht der Bund
- haben die Kosten der Verlängerungsbeschlüsse zu tra-
gen.
- Es ist wohl weltweit einzigartig, dass die Arbeitslosen-
versicherung keine öffentlichen Subventionen erhält und
ausschliesslich von den Arbeitgebern und den Arbeitneh-
mern finanziert wird. Dieses System, das wir begrüssen,
verlangt aber, dass Arbeitslose, die kaum mehr in den
Arbeitsprozess eingegliedert werden können, nach
Erschöpfung des normalen Taggeldbezuges von einem
kantonalen Auffangnetz getragen werden. In diesem Sinne
haben denn auch die meisten Kantone, in denen mehr als
drei Viertel aller Arbeitslosen leben, in den verschiedensten
Formen und unter den verschiedensten Namen Arbeitslo-
senbeihilfenordnung erlassen, auf die ausgesteuerte
Arbeitslose mit Rechtsanspruch zurückgreifen können.
In all diesen Kantonen hat der heutige Verlängerungsbe-
schluss doch eher nur eine Lastenverschiebung von den
Kantonen auf die Sozialpartner zur Folge. Das ist zwar nicht
der Sinn der Vorlage, aber kaum zu vermeiden. Ich bitte
deshalb den Bundesrat, dies bei seinen Beschlüssen zu
berücksichtigen. Es ist bedauerlich, dass noch nicht alle
Kantone kantonale Arbeitslosenbeihilfenordnungen einge-
richtet haben. Ich appelliere an diese Kantone, die beste-
henden Lücken zu schliessen und bitte auch den Bundes-
rat, in gleichem Sinne zu wirken.
Die heutige Vorlage wird aus Zeitgründen im Dringlichkeits-
verfahren beraten. Dabei sind bei der Vorbereitung der
Beratung einige Unebenheiten vorgekommen, die nicht hät-
ten sein müssen, und mit denen wir in Zukunft nicht mehr
konfrontiert werden möchten.
Die freisinnig-demokratische Fraktion wird für Eintreten
stimmen. Aus Zeitökonomie möchte ich jetzt schon
bekanntgeben, dass wir den Antrag Dafflon zu Artikel 1
ablehnen. Der Gesetzgeber hat den von Herrn Dafflon ver-
langten unbeschränkten Taggeldbezug zu wiederholten
Malen klar abgelehnt. Es wäre meines Erachtens nicht statt-
haft oder mindestens politisch unklug, durch einen nicht
referendumspflichtigen Bundesbeschluss einen vollständi-
gen Systemwechsel mit unbekannten, aber enormen
Kostenfolgen zu beschliessen. Dazu kommt, dass ab
I.Januar 1984 ohnehin ein neues Gesetz in Kraft treten
wird, das wir mit dieser Vorlage hier weder abändern kön-
nen noch abändern wollen.
In diesem Sinne beantrage ich Eintreten und bitte Sie, den
Antrag Dafflon abzulehnen.
Präsident: Die SVP-Fraktion stimmt dem Bundesbeschluss
zu und lehnt den Antrag Dafflon ab. Zustimmung zum Bun-
desbeschluss und Ablehnung des Antrages Dafflon bean-
tragt auch die unabhängige und evangelische Fraktion. Das
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Bund und Kantone. Neuverteilung der Aufgaben (D. Bundesgesetz über Beiträge an die
Kantone Graubünden und Tessin zur Förderung ihrer Kultur und Sprache)
Confédération et cantons. Nouvelle répartition des tâches (D. Loi fédérale sur les
subventions en faveur de la culture et de la langue dans les cantons des Grisons et du
Tessin)
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
81.065
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
13.06.1983 - 14:30
Date
Data
Seite
716-721
Page
Pagina
Ref. No
20 011 463
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