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Asylpolitik und Ausländerfragen
gion, Nationalität, Zugehörigkeit zu einer bestimmten sozia-
len Gruppe oder wegen ihrer politischer! Anschauungen
ernsthaften Nachteilen ausgesetzt sind.» Ich beantrage die
Fortsetzung zu streichen. Sie heisst:... «oder begründete
Furcht haben, solchen Nachteilen ausgesetzt zu werden.»
Absatz 2 von Artikel 3: «Als ernsthafte Nachteile gelten
namentlich die Gefährdung von Leib, Leben oder Freiheit.»
Die Fortsetzung («sowie Massnahmen, die einen unerträgli-
chen psychischen Druck bewirken») beantrage ich zu strei-
chen.
Artikel 5 (Zweitasyl) Dieser Artikel ist ersatzlos zu strei-
chen, da es sich herumgesprochen hat, dass Zweitasylan-
ten in der Schweiz besonders gehegt und gepflegt werden.
Und nun noch Artikel 7 (Familienvereinigung) Absatz 1 :
«Ehegatten von Flüchtlingen und ihren minderjährigen Kin-
dern wird Asyl gewährt, wenn die Familie durch Flucht
getrennt wurde und sich in der Schweiz vereinigen will.»
Dieser Absatz ist in Ordnung.
Hingegen ist der folgende Absatz 2 ersatzlos zu streichen.
Es heisst dort: «Unter den gleichen Voraussetzungen kann
auch einem anderen nahen Angehörigen einer in der
Schweiz lebenden Person Asyl gewährt werden, wenn
besondere Umstände für eine Wiedervereinigung in der
Schweiz sprechen.»
Da nach diesem Absatz nahen Angehörigen einer in der
Schweiz lebenden Person Asyl gewährt werden kann, wird
sich die Zahl der polnischen Asylanten bald verdreifachen,
eine Entwicklung, die bei den Tschechen und Ungarn heute
noch anhält. Beinahe täglich treffen noch motorisierte
Flüchtlinge aus diesen Ländern bei Verwandten in der
Schweiz ein. Allerdings werden dann aus den sogenannten
Verwandten bald gewöhnliche Asylanten, die neben einem
kaum zu bewältigenden Verwaltungsaufwand noch eine
zusätzliche Belastung der Bundeskasse zur Folge haben.
So wurde zum Beispiel der Voranschlag 1982 von 33 Millio-
nen um über 39 Millionen überschritten, so dass die Bun-
deskasse 1982 mit über 72 Millionen Franken für Flüchtlinge
und Asylanten belastet wurde.
Entgegen den bundesrätlichen Beteuerungen hat die Mehr-
heit des Schweizervolkes kein Verständnis mehr für die
gegenwärtige Flüchtlingspolitik. Der Zusammenbruch der
Spendefreudigkeit ist ein Beweis dafür. Mit meinen Anträ-
gen will ich dem Missbrauch des Asylgesetzes einen Riegel
schieben, damit jener beschränkten Zahl von Flüchtlingen,
für die unser Land wirklich zur rettenden Insel werden
könnte, jederzeit Asyl gewährt werden kann.
Ich ersuche Sie, meiner Motion zuzustimmen.
#ST# 82.432
Interpellation Soldini.
Asylgesetz. Anwendung
Loi sur l'asile. Application
Text des Vorstosses vom 21. Juni 1982
Die Anwendung des Asylgesetzes vom 5. Oktober 1979 hat
offensichtlich zu einer Konfliktsituation und damit zu Span-
nungen zwischen Bundesbehörden und einzelnen Kantons-
regierungen geführt. In der Tat ist seit der Inkraftsetzung
dieses Gesetzes der Zustrom von - echten oder unechten
- Flüchtlingen namentlich in den Westschweizer Kantonen
immer stärker geworden, und es scheint, dass die Alarm-
schwelle erreicht ist.
Ich bitte den Bundesrat, folgende Fragen zu beantworten:
a. 45 000 Flüchtlinge haben in unserem Land Asyl gefun-
den. Welches sind die Zahlen für die Jahre 1980/81 und für
das erste Halbjahr 1982?
b. Wie vielen Bewerbern haben die Bundesbehörden in der
gleichen Periode politisches Asyl gewährt, und wie viele
Gesuche haben sie zurückgewiesen?
c. Gibt es Bewerber, die - von «Schleppern» bearbeitet -
eher aus wirtschaftlichen als aus politischen Motiven
gekommen sind und denen man deshalb nicht bewilligt hat,
in der Schweiz zu wohnen und zu arbeiten?
d. Ist der Bundesrat bereit, für die Aufnahmestellen der
Grenzkantone die Kriterien näher zu umschreiben, nach
denen die Personen, die um politisches Asyl ersuchen, pro-
visorisch aufgenommen werden können, und ist er bereit,
den Kantonen mehr Kompetenzen einzuräumen?
e. Ist der Bundesrat bereit, die Frist, in der das Bundesamt
für Polizeiwesen die von den kantonalen Stellen übermittel-
ten Dossiers zu behandeln hat und in der die Kantone und
ihre Hilfsorganisationen für das körperliche und geistige
Wohl besorgt sein müssen, zu verkürzen?
f. Denkt er nicht, dass Aufnahmezentren, wie sie das
Schweizerische Rote Kreuz kürzlich eröffnet hat, für die
unechten Flüchtlinge in gewissem Masse abschreckend
wirken?
g. Stellen solche zentralen Aufnahmestellen für die mit
Gesuchen überschwemmten Kantone nicht eine erhebliche
Erleichterung dar, und sollte man den Aufenthalt in solchen
Zentren für die Flüchtlinge während des Verfahrens nicht
obligatorisch erklären?
h. Findet der Bundesrat nicht, in diesem besonderen
Bereich der Asylpolitik sei die Alarmschwelle erreicht, und
sieht er nicht eine Gesetzesrevision vor, um die Bedingun-
gen und das Verfahren für die Aufnahme von Flüchtlingen in
der Schweiz näher zu umschreiben, um die Flut der Asylge-
suche etwas einzudämmen?
Der • Interpellant verzichtet auf eine Begründung und
wünscht schriftliche Beantwortung.
Texte de l'interpellation du 21 juin 1982
II est devenu manifeste que l'application de la loi sur l'asile
du 5 octobre 1979 a créé dans notre pays une situation
conflictuelle qui se traduit par un malaise croissant entre
l'autorité fédérale et certains gouvernements cantonaux.
En effet, depuis la promulgation de ce texte législatif,
l'afflux de réfugiés - vrais ou faux - n'a pas cessé de se
manifester, dans les cantons romands notamment, et la
cote d'alerte semble atteinte.
Aussi, je prie le Conseil fédéral de dire:
a. Quelle est, pour les 45 000 réfugiés qui ont trouvé asile
dans notre pays, la proportion de ceux qui sont arrivés en
1980, 1981 et pendant le premier semestre de 1982?
b. Quel est le nombre des candidats à l'asile politique qui,
pendant cette même période, ont été acceptés par les ins-
tances fédérales et ceux qui ont été refusés?
c. Si certains candidats qui avaient des motifs beaucoup
plus économiques que politiques pour demander l'asile,
mais qui étaient manipulés par des filières de placement
n'ont pas été autorisés à s'installer à demeure sur sol hel-
vétique et à y travailler.
d. Si notre gouvernement est prêt à préciser, à l'intention
des organismes d'accueil des cantons-frontière, quels sont
les critères retenus pour l'admission provisoire des candi-
dats à l'asile politique et à donner aux gouvernements can-
tonaux des compétences élargies.
e. S'il est disposé à raccourcir les délais nécessaires à
l'Office fédéral de la police des étrangers pour traiter les
dossiers transmis par les offices cantonaux, délais pendant
lesquels les cantons et leurs organisations sociales doivent
subvenir aux besoins matériels et moraux des réfugiés poli-
tiques.
f. S'il ne pense pas que les centres d'accueil ouverts
récemment par la Croix-Rouge suisse ont un certain effet
dissuasif envers les faux réfugiés.
Politique de l'asile et problème des étrangers
242
N 7 mars 1983
g. Si ces centres ne constituent pas un soulagement
appréciable pour les cantons par trop sollicités et s'il ne
conviendrait pas de rendre ces lieux d'hébergemenl obliga-
toires pendant la durée des procédures d'examen des dos-
siers.
h. S'il ne considère pas que dans ce domaine particulier de
l'asile politique la cote d'alerte a été atteinte et s'il n'envi-
sage pas une révision pour préciser les conditions et les
modalités d'accueil des réfugiés sur sol helvétique, afin de
diminuer quelque peu le flot des demandeurs d'asile.
L'interpellateur renonce à un développement, superflu dans
les circonstances actuelles, et demande une réponse
écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
Rapport écrit du Conseil fédéral
Depuis quelques années, le nombre des personnes recher-
chant l'asile va sans cesse croissant. Alors qu'elles étaient
853 encore en 1976, leur nombre a passé à 1085 en 1977,
1389 en 1978, 1882 en 1979, 3020 en 1980 et 4226 per-
sonnes en 1981. Cette année encore, davantage de
demandes ont été présentées. A mi-novembre déjà, il y en
avait plus de 3600 concernant 5400 requérants.
L'évolution ci-dessus, constatée en Suisse, le fut égale-
ment dans les pays environnants.
La nouvelle loi sur l'asile est entrée en vigueur en plein
milieu de cette période d'accroissement des demandes, ce
qui d'emblée, l'a mise à rude épreuve. Après deux ans de
validité seulement, il est prématuré de prétendre que l'aug-
mentation est due à la loi. En revanche, on constats que la
question des réfugiés qui, pendant longtemps et jusqu'aux
années septante, semblait rester un problème européen est
devenue une problématique mondiale dans laquelle la
Suisse est également impliquée. Les mouvements de "réfu-
giés, d'un continent à l'autre, touchent par conséquent tou-
jours davantage la Suisse. Alors qu'au début des années
70, plus de 90 pour cent des requérants étaient encore ori-
ginaires de pays européens, leur proportion n'atteint plus
aujourd'hui que 25 pour cent. Le renforcement des disposi-
tions de police des étrangers dans différents pays, avec
pour corollaire la suppression de l'embauche a également
contribué à créer cette situation difficile en Suisse. Il en est
résulté, qu'ensuite de mesures correspondantes, beaucoup
d'étrangers cherchant une protection, un refuge ou simple-
ment une existence assurée dans d'autres pays d'Europe
se virent renvoyés et entrèrent finalement en Suisses. A cela
s'ajoute le fait que la situation économique de notre pays
reste enviable par rapport à celles des autres pays tradition-
nels d'asile.
Le Conseil fédéral s'en tient à la pratique de l'asile adoptée
jusqu'ici. L'application ne doit cependant pas permettre
l'acceptation de demandes présentées pour deia motifs
autres que ceux donnant droit à l'asile. La proportion des
refus représentait, dans les années septante, entre 10 et 20
pour cent mais elle a augmenté, au cours des dernières
années, en raison de demandes injustifiées croissantes.
Cette évolution devrait se poursuivre durant l'année en
cours. S'agissant des demandes rejetées, elles se rappor-
tent, en partie, à des réfugiés déjà acceptés dans un pays
tiers, en partie, à des personnes venues en Suisse pour des
raisons personnelles ou économiques surtout. L'indignité
ou la mise en danger de la sûreté de l'Etat sont beaucoup
plus rarement la cause de refus. L'appréciation des
demandes montre, une fois de plus, que les requêtes mani-
festement abusives ne sont pas fréquentes. Leur motivation
résulte d'un ensemble de difficultés d'existence ou d'ordre
économique. Il n'est pas toujours certain non plus que les
détenteurs du pouvoir de l'Etat agissent de manière à occa-
sionner les persécutions reconnues en matière d'asile, plu-
tôt que de façon légitime, tout simplement dans le but de
maintenir l'ordre public. Une clarification correspondante
des faits nécessite une assimilation en profondeu- d'infor-
mations variables. Il ne s'agit en l'occurrence pas de diffi-
cultés d'interprétation dans l'application de la loi - la défini-
tion de la qualité de réfugié est claire et fait l'objet d'une
abondante littérature - mais au contraire, de procurer et de
faire apprécier les informations par un collaborateur familia-
risé avec leur arrière-plan politique, sociologique, religieux
et ethnique. Il n'y a, pour ainsi dire, pas de solution simple
en pratique.
Präsident: Der Interpellant kann erklären, ob er von der
Antwort befriedigt ist.
M. Soldini: Je ne suis pas satisfait de la réponse que le
Conseil fédéral a donnée à mes questions. Conformément à
l'article 71, 2° alinéa, de notre règlement, je vous demande
de m'autoriser à prendre part à la discussion.
Resident: Herr Soldini beantragt Diskussion. Es wird kein
anderer Antrag gestellt. Das Wort hat Herr Soldini.
M. Soldini: Au lendemain de la votation fédérale du 6 juin
1982, qui vit le refus par le peuple suisse comme par le
corps électoral genevois, de la loi sur les étrangers mise
sur pied par le Conseil fédéral et appuyée par la quasi-tota-
lité des instances politiques, économiques et syndicales de
la Confédération, de nombreuses voix se sont fait entendre
dans le pays comme au Parlement pour réclamer une révi-
sion de la loi sur l'asile, adoptée par les Chambres fédérales
le 5 octobre 1979. On se souviendra peut-être de ce que le
30 septembre 1980, j'avais attiré l'attention du Conseil
national sur le problème des soi-disant réfugiés politiques -
Turcs et Zaïrois entre autres - qui arrivaient en rangs serrés
en Suisse, et tout particulièrement à Genève. Je soulignais
aussi l'existence de filières organisées par certains milieux
pour faire venir en Suisse des travailleurs étrangers rési-
dant jusqu'alors dans des pays limitrophes qui avaient
décidé de réduire de manière draconienne, les quotas de
main-d'œuvre immigrée.
Dans sa réponse, M. Furgler, conseiller fédéral, avait
confirmé que ce problème était bien réel, mais que la solu-
tion devait être trouvée dans le cadre de la loi sur l'asile
entérinée une année auparavant et dans son application par
les gouvernements cantonaux intéressés.
Appâtés par de fallacieuses promesses du genre «Venez en
Suisse, à Genève, vous y trouverez un accueil chaleureux,
le gîte et le couvert et surtout du travail!», ces immigrés
passaient la frontière et entraient sans problème dans notre
pays où certains hommes de loi les incitaient à déposer une
demande d'asile politique. Car, selon une pratique récente,
toute personne qui a le sentiment de pouvoir bénéficier du
droit d'asile pour raisons politiques ou humanitaires, reçoit
durant le temps d'étude de son dossier - et cela peut durer
deux ans - une attestation qui a, en quelque sorte, valeur
de passeport suisse provisoire. Parallèlement, le candidat a
le droit de travailler hors contingentement de main-d'œuvre
étrangère et il bénéficie d'une aide matérielle du canton de
résidence qui lui assure pour le moins son logement et sa
pension.
Où en est-on actuellement en Suisse, dans le domaine de
l'accueil des réfugiés prétendument politiques? Dans sa
réponse à mon interpellation du 21 juin 1982, ainsi qu'à celle
de M. Hofmann du 23 septembre de la même année, le
Conseil fédéral a donné les précisions suivantes: depuis
quelques années, le nombre des personnes recherchant
l'asile en Suisse va sans cesse croissant. Alors qu'elles
étaient 853 encore en 1976, leur nombre a passé à 1085 en
1977, à 1389 en 1978, à 1882 en 1979, à 3020 en 1980 et à
4226 en 1981. Pour 1982, le chiffre officieux est de 7135. La
nouvelle loi sur l'asile est entrée en vigueur en plein milieu
de la période d'accroissement des demandes, ce qui
d'emblée l'a mise à rude épreuve. J'ajouterai à titre person-
nel que cette loi a montré en l'occurrence les limites de son
efficacité. Sept mille candidats réfugiés en 1982, c'est beau-
coup trop! Deux-groupes importants en constituent pres-
que la moitié, les Chiliens et les Turcs, les autres se répar-
tissant en une cinquantaine de nationalités. Toutefois, la
grande nouveauté en est la forte proportion des candidats
- März 1983 N
243Asylpolitik und Ausländerfragen
réfugiés en provenance du tiers monde et plus particulière-
ment d'Afrique. Permettez-moi, à ce propos, de citer une
remarque récente de l'un de nos anciens collègues, M. Guy
Fontanet, actuellement chef du Département de justice et
police du canton de Genève: «Un de mes grands soucis,
c'est la forte proportion des Africains à Genève, entre 30 et
40 pour cent des réfugiés. Si l'on ne fait rien, Genève aura
dans dix ans une «ville noire> de 10000 habitants. Il ne fau-
drait pas que nous connaissions les drames des grandes
villes américaines.» En effet, l'afflux des réfugiés en Suisse
devient surtout une affaire romande et zurichoise: plus de
la moitié des candidatures en 1982 - 3792 sur 7135 - est
annoncée dans les six cantons francophones, notamment à
Genève, Fribourg, Neuchâtel et Vaud. C'est sans doute
pourquoi, lors du sommet tenu le 24 février dernier à Berne
entre M. Friedrich, conseiller fédéral, et les chefs des
départements cantonaux de justice et police, les représen-
tants de la Suisse romande ont attiré l'attention du Conseil
fédéral sur cette région du pays et sur le malaise qui y
règne.
C'est sans doute aussi la raison pour laquelle alors que les
réponses du gouvernement aux interventions parlemen-
taires relatives à l'application de la loi sur l'asile et à une
révision éventuelle de cette dernière étaient très négatives
jusqu'en décembre 1982, on a vu lors de la présente ses-
sion, le Conseil fédéral revenir sur sa décision de rejeter le
postulat Cavadini du 20 septembre 1982 et, dans une nou-
velle version qui nous a été distribuée très récemment,
accepter le postulat de notre collègue neuchâtelois.
En matière de politique, la peur du peuple est le commen-
cement de la sagesse. C'est pourquoi, ayant appuyé l'acte
parlementaire susmentionné, et après avoir déposé ma pro-
pre interpellation sur le même sujet, je ne puis que féliciter
le nouveau chef du Département fédéral de justice et police
de vouloir empoigner ce problème délicat et de ne pas se
contenter de déclarations lénitives concernant des modifi-
cations de détail de la procédure. Le temps n'est plus d'une
thérapeutique de l'emplâtre sur une jambe de bois: une
révision rapide de la loi sur l'asile du 5 octobre 1979
s'impose et nous veillerons à ce que cela soit fait dans un
proche avenir.
Präsident: Auf die Interpellation Soldini wird der Bundesrat
im Zusammenhang mit der Interpellation Leuenberger ant-
worten.
#ST# 82.480
Postulat Cavadini
Asylgesetz. Revision
Loi sur l'asile. Modification
Wortlaut des Postulates vom 20. September 1982
Der Bundesrat wird eingeladen, das Asylgesetz vom
- Oktober 1979 zu überprüfen, um insbesondere eine Ver-
besserung des Entscheidverfahrens vorzuschlagen.
Es wird zudem gebeten, dafür zu sorgen, dass die Ausfüh-
rungsbestimmungen schneller angewendet werden können.
Texte du postulat du 20 septembre 1982
Le Conseil fédéral est invité à reprendre l'examen de la loi
sur l'asile du 5 octobre 1979 afin de proposer en particulier
une amélioration de la procédure de décision.
Il est prié en outre de veiller à ce que les dispositions d'exé-
cution puissent être appliquées avec plus de rapidité.
Mitunterzeichner- Cosignataires: Borei, Brélaz, de Chasto-
nay, Coutau, Deneys, Frey-Neuchâtel, Gautier, Jeanneret,
Junod, Massy, Petitpierre,.Soldini, Spreng, Teuscher, Thé-
voz ' (15)
Schriftliche Begründung - Développement écrit
Depuis plusieurs mois, les problèmes les plus ardus sont
posés aux cantons par un afflux croissant de candidats
réfugiés. La majorité de ces personnes sont, à coup sûr,
victimes des régimes politiques en vigueur dans leur pays
de départ mais, dans d'autres cas, il est indiscutable que
c'est abusivement qu'on se réclame d'un tel accueil. Néan-
moins, les cantons se trouvent dans l'obligation de tous les
recevoir.
L'article 16 de la loi sur l'asile donne compétence à tout
requérant d'être entendu par l'Office fédéral de la police.
L'intéressé peut, en outre, être appuyé par un organisme
reconnu d'aide aux réfugiés. Il peut enfin prendre un inter-
prète de son choix.
Ces précautions, voulues par le législateur, sont une garan-
tie quant à la correction de la procédure mais il est indiscu-
table qu'un malaise très sérieux est enregistré au niveau
des cantons qui ont procédé à l'audition du requérant et qui
n'ont pas de préavis à donner, d'autant plus que cela ne
dispense pas, cas échéant, la Confédération d'ordonner
une enquête complémentaire.
Or, l'accroissement du nombre des réfugiés a contraint cer-
tains cantons à utiliser 6 à 8 mois pour constituer le dossier
qui est ensuite transmis aux autorités fédérales qui statuent
et notifient la décision au requérant. Toutefois, ce dernier
peut, bien entendu, recourir tout d'abord au Département
de Justice et Police, puis après au Conseil fédéral.
Dans certains cas, deux ans se sont passés entre la date
d'accueil et une décision finale de refoulement qui n'est
pratiquement plus applicable ... pour de nombreuses rai-
sons évidentes, dites humanitaires.
Ensuite, la Police fédérale des étrangers est chargée de
notifier la décision de refoulement au requérant, lequel, une
fois encore, peut faire recours contre ladite décision.
Tout cela rend très difficile l'application normale de la loi.
On peut rappeler d'ailleurs qu'aucune décision fédérale n'a
été prise pour les cas de demandes d'asile enregistrées en
1982 et que plus de la moitié des cas de 1981 n'a pas
encore reçu de réponse.
De nombreux abus manifestes de demandes sont enregis-
trés ces derniers temps.
Il convient, dans les meilleurs délais, de reprendre l'examen
de cette loi sur l'asile, afin d'en modifier les procédures
décrites. Ces dernières se révèlent souvent inapplicables.
En outre, nous demandons au Conseil fédéral de veiller à
une meilleure répartition du nombre des réfugiés sur le ter-
ritoire de la Confédération.
Enfin, il s'agit de prendre toute précaution pour distinguer,
parmi les demandes présentées, celles'qui émanent de per-
sonnes réellement persécutées sur le plan politique.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
Rapport écrit du Conseil fédéral
Le nombre des personnes recherchant l'asile en Suisse a
sans cesse augmenté au cours de ces dernières années.
Alors que cela ne concernait que quelque 850 personnes
en 1976, elles seront quelques 6000 en 1982 à avoir
demandé l'asile dans notre pays. Les requêtes émanent en
général des grandes villes, ce qui provoque une concentra-
tion des requérants, de laquelle résultent des difficultés
d'hébergement et de placement. Les problèmes précités
sont encore accentués par le retard qui intervient dans le
traitement des demandes par certains cantons et pour la
Confédération.
L'évolution décrite ci-dessus ne va pas sans préoccuper le
Conseil fédéral. Il s'est mis en rapport avec les cantons afin
que des efforts communs soient entrepris pour résoudre
les problèmes les plus apparents. Une réunion des gouver-
nements cantonaux a eu lieu en août 1982, au cours de
laquelle un accord très large sur ce qu'il convenait d'entre-
prendre fut obtenu. D'autres réunions sont prévues.
La mesure dans laquelle l'augmentation des demandes
d'asile serait due à la nouvelle loi ne peut être déterminée
aujourd'hui déjà, deux ans après son entrée en vigueur.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
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Interpellation Soldini. Asylgesetz. Anwendung
Interpellation Soldini. Loi sur l'asile. Application
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans
Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
82.432
Numéro d'objet
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Datum
07.03.1983 - 15:30
Date
Data
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241-243
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