1983
CH_VB_001Ch Vb28 nov. 1983Ouvrir la source →
#ST# Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Nationalrat - Conseil national 1983 Wintersession - 1. Tagung der 42. Amtsdauer Session d'hiver- 1 re session de la 42 e législature #ST# Erste Sitzung - Première séance Montag, 28. November 1983, Nachmittag Lundi 28 novembre 1983, après-midi 15.30 h Vorsitz - Présidence: MM. Soldini/Gautier Nachruf - Eloge funèbre M. Soldini, doyen d'âge: Je déclare ouverte la première séance de la 42 e législature. Le 6 novembre nous parvenait la triste nouvelle de la mort de notre collègue Gilbert Duboule décédé la veille, alors qu'il passait quelques jours de vacances au Portugal. Elu en 1975 au Conseil national, Gilbert Duboule manifesta d'emblée un vif intérêt pour notre politique étrangère. La solution des problèmes frontaliers lui tenait spécialement à cœur mais ses préoccupations étaient aussi plus générales. C'est ainsi qu'il intervint en faveur d'une protection accrue des droits de l'homme ou qu'il fit le point sur nos relations avec l'ONU il y a six ans. Dans ces circonstances, Gilbert Duboule faisait toujours preuve d'une pénétrante lucidité. Lorsqu'il présentait des rapports sur la continuation de notre aide humanitaire ou sur les banques internationales de développement, on sentait son adhésion exigeante aux principes de la morale et de la justice. Son esprit d'ouver- ture, sa générosité l'avaient conduit à accepter la prési- dence de l'Association Suisse-Israël et celle de l'Union euro- péenne, section de Genève. Il s'était également fortement engagé dans la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme. C'est à Gilbert Duboule que revint l'honneur, en tant que président du Conseil d'Etat, de recevoir le page Paul VI lors de la visite qu'il fit en 1969 à Genève au siège de l'Organisa- tion internationale du travail. A cette occasion, il prononça un discours d'une haute élévation de pensée, pénétré d'un œcuménisme profondément vécu. La question de la norma- lisation des relations de la Confédération avec le Saint-Siège avait incité le protestant qu'il était à interpeller le Conseil fédéral. Ses dons de synthèse, sa capacité d'aller à l'essentiel fai- saient merveille chaque fois qu'il assumait la charge de rapporteur pour des affaires délicates comme la loi sur l'entraide internationale en matière pénale ou la loi sur l'Office fédéral de l'organisation. Les principes de l'économie libérale avaient trouvé en Gil- bert Duboule un ardent défenseur. Dans ce rôle, il se révélait un debater à la fois redoutable et percutant. Fort de l'expérience acquise au Gouvernement cantonal, au sein duquel il avait siégé pendant douze ans, Gilbert Duboule intervenait de manière persuasive chaque fois que la défense des intérêts de Genève l'exigeait. A la tête du Département de l'intérieur et de l'agriculture, il fit preuve de son sens inné de l'Etat, s'imposant avec une autorité natu- relle. Son air détaché trahissait son souci constant de remplir au plus près de sa conscience les mandats que le peuple lui avait successivement confiés, d'abord comme conseiller municipal, puis comme député et comme conseiller d'Etat et, en dernier lieu, comme conseiller national. Dans l'exer- cice de ces charges, notre collègue a été aidé par sa bril- lante intelligence et par la finesse d'un humour qui s'exer- çait d'abord à ses propres dépens. Fidèle à des convictions radicales qu'il avait épousées très tôt, Gilbert Duboule n'en manifestait pas moins une ouver- ture aux opinions des autres. Il fit honneur à sa profession d'avocat notamment quand il plaidait des causes difficiles. Ses conseils étaient recherchés car Gilbert Duboule dispo- sait d'une aptitude presque instinctive à voir juste. Le parlementaire qui nous a quittés trop tôt laisse le souve- nir d'un magistrat droit, fin et cultivé qui a beaucoup donné à sa ville, à son canton et à son pays. Nous perdons un collègue qui ne voulut que ce qui était juste et que ce qui était bien. Au nom du Conseil national, je présente à Mme Duboule, à son fils David, à sa famille ainsi qu'au groupe radical- démocratique nos condoléances émues. Dans l'épreuve qui est la leur aujourd'hui, je les assure de la profonde sympa- thie de ses anciens collègues et de ceux qui n'auront pas le privilège de connaître un homme que sa riche personnalité rendait extrêmement attachant. Der Rat erhebt sich zu Ehren des Verstorbenen von den Sitzen L'assistance se lève pour honorer la mémoire du défunt M. Soldini, doyen d'âge: Une semaine avant les élections, nous apprenions la mort de M. Willi Ritschard, conseiller fédéral. Il appartiendra au président de l'Assemblée fédérale de prononcer le 7 décembre l'hommage solennel que notre Parlement entend rendre au magistrat que nous avons aimé et qui nous a quittés sans avoir pu jouir de la retraite méritée à laquelle il aspirait. Pour l'instant, nous adressons à Mme Ritschard nos condoléances émues et nous nous associons à la peine de la famille endeuillée. Eröffnungsansprache des Alterspräsidenten Discours d'ouverture du doyen d'âge M. Soldini, doyen d'âge: II m'appartenait donc, en ma qualité de doyen d'âge de notre assemblée, d'ouvrir la première session de la 42 e législature. Permettez-moi de saluer très cordialement mes anciens collègues et d'apporter mes souhaits de bienvenue à celles 199-N
Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 28.11.1983 Date Data Seite 1577-1577 Page Pagina Ref. No 20 012 014 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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