N 6 octobre 1995
2178
Initiative parlementaire (Dünki)
gence. Elle propose de transmettre le postulat 95.3084 priant le Conseil fédéral d'actualiser périodiquement l'étude pilote «Le Budget social de la Suisse» réalisée dans le cadre d'un projet du Fonds national, de combler les lacunes actuelles en matière de données et de procéder en outre à une analyse des effets des mesures.
Antrag der Kommission Die Kommission beantragt:
der Initiative keine Folge zu geben (mit 21 zu 1 Stimmen);
das Postulat 95.3084 zu überweisen (mit 22 zu 0 Stimmen).
Proposition de la commission La commission propose:
de ne pas donner suite à l'initiative (par 21 voix contre 1);
de transmettre le postulat 95.3084 (par 22 voix sans oppo- sition).
Zisyadis Josef (-, VD): J'ai déposé mon initiative parlemen- taire l'année passée. Elle veut combler une importante la- cune qui a été relevée notamment par la presse. Elle reflète une situation difficile où nous avons des chiffres et où nous connaissons différents aspects de la sécurité sociale, mais où nous ne disposons d'aucun organisme qui récolte les dif- férentes informations sur les nombreux secteurs d'activités du domaine social. En comparaison notamment avec les autres pays européens, nous constatons ainsi un flou de con- naissances statistiques relevant le manque de coordination entre les actions et les modes de financement. Pourtant les sommes concernées sont énormes, et, dans la situation éco- nomique actuelle, il faut remettre en cause cette méconnais- sance qui limite la réflexion, les innovations possibles et sur- tout la recherche d'efficacité sociale réelle dans différents do- maines. Le budget social veut établir un cadre de référence nécessaire à une vue d'ensemble de toutes les activités du domaine social et des coûts qui s'y réfèrent. Il s'agit de répon- dre à plusieurs questions, par exemple: Qui bénéficie de la politique sociale? Qui la finance? Comment évoluent les montants et comment sont répartis les financements des pouvoirs publics entre les assurances sociales et le domaine privé?
La complexité de cette question, qui est due à notre fédéra- lisme et au grand nombre d'institutions privées, ne permet pas de définir quelle est l'approche la plus judicieuse. La re- cherche de ce panorama statistique doit comprendre des élé- ments quantitatifs et qualitatifs. Je plaide pour un budget qui soit remis à jour annuellement. Ces comptes devraient être établis de manière à ce qu'une comparaison avec d'autres pays soit possible.
J'ai déposé cette initiative parlementaire afin d'avoir le droit de demander un outil de travail qui nous permette de débattre des questions les plus actuelles. Vu les difficultés budgé- taires de la Confédération, nous devons aborder plusieurs sujets, traiter les conflits d'interprétation de la sécurité sociale, définir une aide sociale plus ciblée sur le plan social et viser aussi l'efficacité sociale, et non le gaspillage institu- tionnel. Pour cela, nous avons besoin de sortir de la fragmen- tation actuelle de l'information.
La commission est entrée en définitive dans ces mêmes vues. Elle a acquis la conviction qu'il était nécessaire d'avoir un budget social. Par contre, elle a rejeté mon initiative par- lementaire par le fait qu'elle estimait que ce n'était pas le moyen adéquat pour aboutir à cette conclusion. Elle propose de la sorte de transmettre un postulat au Conseil fédéral dans lequel elle dit bien qu'elle considère que l'établissement du budget social s'impose d'urgence.
En conséquence, et vu la décision de la commission, je retire mon initiative parlementaire au profit du postulat de la com- mission.
Zurückgezogen - Retiré
95.3084
Postulat SGK-NR (94.418) Periodische Erstellung einer Gesamtrechnung der sozialen Sicherheit Postulat CSSS-CN (94.418) Etablissement périodique d'un compte global de la sécurité sociale
Wortlaut des Postulates vom 17. Februar 1995
Der Bundesrat wird aufgefordert, in Erfüllung seiner Richt- linien der Regierungspolitik 1991-1995 die im Rahmen des Nationalen Forschungsprogramms Nr. 29 realisierte Pilotstu- die «Le Budget social de la Suisse» (Datenlage 1990) peri- odisch zu aktualisieren und die bestehenden Datenlücken, insbesondere in der Statistik der Sozialhilfe und bezüglich der Leistungen an die Familien, zu schliessen. Zudem soll eine Wirkungsanalyse vorgenommen werden.
Texte du postulat du 17 février 1995
Le Conseil fédéral est prié, dans la mise en oeuvre de ses Grandes lignes de la politique gouvernementale 1991-1995, d'actualiser périodiquement l'étude pilote «Le Budget social de la Suisse» réalisée dans le cadre du programme national de recherche Nº 29 (état de 1990) et de combler les lacunes actuelles, en particulier dans la statistique de l'aide sociale et des prestations versées aux familles. Il devra en outre être procédé à une analyse des effets des mesures.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates vom 24. Mai 1995 Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegenzunehmen.
Déclaration écrite du Conseil fédéral du 24 mai 1995 Le Conseil fédéral est prêt à accepter le postulat.
Überwiesen - Transmis
94.421
Parlamentarische Initiative (Dünki) Schaffung eines Bundesamtes für Familienfragen Initiative parlementaire (Dünki) Création d'un office fédéral de la famille
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 5. Oktober 1994
Im Eidgenössischen Departement des Innern ist ein neues Bundesamt für Familienfragen zu schaffen, welches die Be- mühungen für die Familie koordiniert und mindestens einmal pro Amtsdauer einen Bericht des Bundesrates zur Lage der Familie vorbereitet. Dieser Bericht gibt den eidgenössischen Räten einen Anstoss, periodisch die Wirksamkeit bereits be- schlossener Massnahmen zu überprüfen und, wenn nötig, neue Massnahmen zu beschliessen.
Parlamentarische Initiative (Dünki)
2179
Die Schaffung des neuen Bundesamtes für Familienfragen hat kostenneutral, d. h. ausschliesslich zu Lasten anderer Bundesämter oder ihrer Kompetenzen, zu erfolgen.
Texte de l'initiative du 5 octobre 1994
Il convient de créer un nouvel office fédéral de la famille, rat- taché au Département fédéral de l'intérieur, qui coordonne les efforts déployés en faveur de la famille et qui effectue, une fois par mandat, les travaux préalables à la rédaction d'un rapport du Conseil fédéral sur la situation de la famille. Ce rapport permettra aux Chambres fédérales de réexaminer périodiquement l'efficacité des mesures déjà prises et, le cas échéant, de décider d'autres mesures.
La création du nouvel office fédéral de la famille ne doit pas entraîner de dépenses supplémentaires, mais s'effectuer ex- clusivement à charge des autres offices fédéraux ou de leurs compétences.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Gonseth Ruth (G, BL) unterbreitet im Namen der Kommis- sion für soziale Sicherheit und Gesundheit (SGK) den folgen- den schriftlichen Bericht:
Die Kommission hat an ihrer Sitzung vom 6. April 1995 die von Herrn Dünki am 5. Oktober 1994 eingereichte parlamen- tarische Initiative gemäss Artikel 21ter des Geschäftsver- kehrsgesetzes vorgeprüft.
Die Initiative verlangt die Schaffung eines neuen Bundesam- tes für Familienfragen, welches die Bemühungen für die Fa- milie koordinieren soll. Die Schaffung des neuen Bundesam- tes soll kostenneutral erfolgen. Die Finanzierung ist durch Einsparungen bei andern Bundesämtern zu gewährleisten.
Begründung des Initianten
Im Gegensatz zu fast allen europäischen Staaten kennt die Schweiz kein «Familienministerium». Das von der Uno er- klärte Internationale Jahr der Familie bietet Anlass, diese unbefriedigende Situation durch die Einführung mindestens eines spezifischen Bundesamtes zu ändern. Dadurch würde der Stellenwert der Familie und ihrer für die Öffentlichkeit erbrachten Leistungen eine Aufwertung erfahren.
Erwägungen der Kommission
Artikel 34quinquies Absatz 1 der Bundesverfassung lautet: «Der Bund berücksichtigt in der Ausübung der ihm zustehen- den Befugnisse und im Rahmen der Verfassung die Bedürf- nisse der Familie.» Die Zentralstelle für Familienfragen, wel- che in das Bundesamt für Sozialversicherung eingegliedert ist, nimmt innerhalb der Bundesverwaltung diese Funktion wahr. Sie nimmt Stellung zu allen familienpolitisch wichtigen Anträgen an den Bundesrat. Ferner sind ihr die Koordination in familienpolitischen Bereichen wie auch die Aufgabe, die Öffentlichkeit über diese Themen zu informieren, übertragen. Eine ganze Reihe von Vorlagen ist zurzeit in Beratung, wel- che in direktem Zusammenhang zur Familienpolitik stehen: die Mutterschaftsversicherung, die parlamentarische Initia- tive Fankhauser «Leistungen für die Familie» (mit Familien- zulagen auf Bundesebene und Bedarfsleistungen an Eltern), der Bericht zur Kindesmisshandlung in der Schweiz sowie Massnahmen im Sinne der Uno-Konvention über die Rechte des Kindes.
Nach Ansicht der Befürworter der Initiative muss der Aspekt Familie in der Bundespolitik vermehrt in den Vordergrund ge- rückt werden. Der zentralen Bedeutung und den Leistungen der Familie für den Staat muss auch in der Bundesverwal- tung besser Rechnung getragen werden. Unsere Nachbar- staaten verfügen ausnahmslos entweder über ein eigenes Ministerium für Familienfragen oder zumindest über ein selb- ständiges Staatssekretariat. Im Sinne einer neuen Prioritä- tensetzung soll sichergestellt werden, dass die Wahrung der Interessen der Familie in der Organisation der Bundesver- waltung angemessen berücksichtigt wird. Dazu braucht es eine Verwaltungsabteilung, die hierarchisch so eingestuft ist, dass sie sich gegenüber anderen Bundesämtern behaupten
kann. Die mit diesem Ausbau verbundenen Mehrkosten sol- len bei anderen Verwaltungsstellen eingespart werden. Es ist unvoreingenommen zu prüfen, bei welchen Bundesämtern durch die gewandelten Bedürfnisse ein Abbau oder gar eine Aufhebung möglich ist.
Unterschiedliche Auffassungen bestehen teilweise darüber, was unter einer aktiven Familienpolitik zu verstehen ist. Soll dabei vor allem die Förderung der Familie im traditionellen Sinn im Vordergrund stehen, oder müssen insbesondere mehr Anstrengungen unternommen werden, um den ver- schiedenen neuen Formen des Zusammenlebens gerechter zu werden? Verwiesen wurde hier etwa auf die zunehmende Zahl von Alleinerziehenden. Als Forderungen im Raum ste- hen z. B. Verbesserungen der Vereinbarkeit von Familie und Erwerbsarbeit sowie die Anerkennung der vornehmlich von Frauen geleisteten Arbeit in der Familie.
Es blieb unbestritten, dass eine Verstärkung der Zentralstelle für Familienfragen, primär durch eine personelle Aufstok- kung, eventuell auch durch eine selbständigere Stellung in- nerhalb der Bundesverwaltung, der Bedeutung ihrer Aufgabe angemessen wäre. Allerdings war die überwiegende Mehr- heit der Kommission der Auffassung, dass die Forderung nach einem eigenen Bundesamt in Anbetracht der gegebe- nen finanzpolitischen Situation zumindest unrealistisch ist. Die Notwendigkeit eines eigentlichen Bundesamtes wurde aber zum Teil auch grundsätzlich in Frage gestellt, gehe es doch nicht darum, die Familie zu «verwalten». Gefragt sei vielmehr eine Fachstelle etwa im Sinne des Büros für die Gleichstellung von Frau und Mann. Es wurde auch vor der Tendenz zur Segmentierung der Interessen gewarnt, die eher kontraproduktive Resultate zeitige. Gefragt ist globales Denken. Untrennbar verbunden mit der Familienpolitik sind auch die Fragen der Kinder- und Jugendpolitik, die Fragen des Alters und der Beziehungen zwischen Jung und Alt, die Gleichberechtigung von Frau und Mann wie auch die ver- schiedensten neuen Beziehungsformen.
Die Mehrheit der Kommission spricht sich zwar für eine Ver- stärkung der heutigen Zentralstelle für Familienfragen aus, lehnt aber die Forderung der Initiative nach einem eigenen Bundesamt - bei einem Stimmenverhältnis von 8 zu 2 Stim- men bei 8 Enthaltungen - ab.
Die Kommissionsminderheit (Zwygart, Keller Rudolf) bean- tragt, der Initiative Folge zu geben.
Gonseth Ruth (G, BL) présente au nom de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) le rapport écrit suivant:
Réunie le 6 avril 1995, la commission, conformément à l'article 21ter de la loi sur les rapports entre les Conseils, a procédé à l'examen préalable de l'initiative parlementaire déposée le 5 octobre 1994 par M. Dünki.
L'auteur de ladite initiative propose que soit créé un office fé- déral de la famille chargé de coordonner les efforts déployés en faveur de la famille. La création de ce nouvel office, qui ne devrait pas entraîner de dépenses supplémentaires, devrait être financée au moyen d'économies réalisées sur les bud- gets d'autres offices fédéraux.
Développement de l'auteur de l'initiative
Contrairement à la grande majorité des Etats européens, la Suisse ne possède pas de ministère de la famille. L'Année internationale de la famille décrétée par l'ONU nous offre aujourd'hui l'occasion d'y remédier au moins par la création d'un office fédéral spécifique, ce qui permettrait de revalo- riser le statut de la famille et de ses prestations d'intérêt pu- blic.
Considérations de la commission
L'article 34quinquies alinéa 1er de la constitution prévoit que «la Confédération, dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont conférés et dans les limites de la constitution, tient compte des besoins de la famille». L'administration fédérale remplit cette mission par le truchement de la Centrale pour les ques- tions familiales. Ce service, qui fait partie de l'Office fédéral
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Initiative parlementaire (Dünki)
des assurances sociales, émet un avis sur les principales propositions soumises au Conseil fédéral qui concernent la famille. Il assure par ailleurs une coordination dans les do- maines touchant la famille, ainsi que l'information du public. Un certain nombre de projets ayant un rapport direct avec la politique familiale sont examinés actuellement, comme: l'as- surance-maternité, l'initiative parlementaire Fankhauser inti- tulée «Prestations familiales» qui prévoit le versement d'allo- cations familiales fédérales ainsi que de prestations particu- lières en cas de besoin, le rapport sur les mauvais traite- ments infligés aux enfants ou encore des mesures inspirées de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant. Les députés qui souhaiteraient qu'il soit donné suite à l'initia- tive ont fait valoir qu'il serait opportun de remettre la famille au coeur de l'action de la Confédération. L'administration fé- dérale, notamment, devrait mieux tenir compte du rôle priori- taire de la famille et de sa vocation d'institution d'utilité publi- que. Nos Etats voisins ont tous institué, sinon un ministère de la famille, du moins un secrétariat d'Etat chargé uniquement des questions y afférentes. Il conviendrait de redéfinir les priorités de telle sorte que l'administration fédérale prenne en considération de manière appropriée les intérêts de la fa- mille. Ce réaménagement exigerait la création d'un service qui, hiérarchiquement, serait situé à un échelon suffisam- ment élevé pour qu'il puisse faire valoir ses vues face aux autres offices fédéraux. Les fonds nécessaires à la mise en place et au fonctionnement de ce service proviendraient d'économies réalisées sur les budgets d'autres services fédéraux. Il serait préalablement nécessaire de déterminer les offices où des coupes, ou même des suppressions, se- raient possibles.
Les opinions divergent parfois quant à ce que doit être une politique familiale active. S'agit-il avant tout d'encourager la famille au sens traditionnel du terme, ou faut-il prendre en compte davantage les nouvelles et diverses formes de vie commune que l'on rencontre aujourd'hui (voir par exemple le nombre croissant des familles monoparentales)? Parmi les demandes qui ont été formulées, on peut citer une meilleure conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, ou encore la reconnaissance du travail domestique, accompli par les femmes essentiellement.
Il n'a pas été contesté qu'il serait légitime, compte tenu des missions qui incombent à la Centrale pour les questions fa- miliales, de renforcer ce service, au moyen, d'abord, d'une augmentation des effectifs, mais aussi, le cas échéant, d'un nouveau statut qui lui conférerait plus d'indépendance au sein de l'administration fédérale. A une large majorité, la commission a toutefois considéré que, face aux contraintes budgétaires actuelles, il serait peu réaliste de demander la création d'un office fédéral chargé uniquement de la famille. Certains ont d'autre part fait valoir que la nécessité d'un tel office n'était pas avérée, dans la mesure où il n'était pas question de «gérer» la famille, et qu'un service du type «bu- reau de l'égalité» serait en l'occurrence plus indiqué. Il a éga- lement été rappelé la nécessité d'adopter en la matière une vision globale plutôt que de privilégier les intérêts particuliers de chacun. Enfin, certains ont souligné que la politique fami- liale posait plus largement des questions touchant l'action de l'Etat en matière de jeunes, de troisième âge, touchant éga- lement les relations entre ces tranches d'âge, ou encore les problèmes d'égalité entre hommes et femmes et les formes nouvelles de relations humaines.
La majorité de la commission rejette - par 8 voix contre 2 et avec 8 abstentions - la proposition de créer un office chargé spécifiquement de la famille, même si elle approuve l'idée d'un renforcement de la Centrale pour les questions fami- liales.
La minorité de la commission (Zwygart, Keller Rudolf) pro- pose de donner suite à l'initiative.
Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 8 zu 2 Stimmen bei 8 Enthal- tungen: Mehrheit Der Initiative keine Folge geben
Minderheit (Zwygart, Keller Rudolf) Der Initiative Folge geben
Proposition de la commission
La commission propose par 8 voix contre 2 et avec 8 absten- tions: Majorité Ne pas donner suite à l'initiative Minorité (Zwygart, Keller Rudolf) Donner suite à l'initiative
Dünki Max (U, ZH): Es wäre eine Illusion, zu glauben, dieser Initiative würde heute morgen Folge gegeben. Das zeigt die Kommissionsabstimmung eindeutig: 8 Kommissionsmitglie- der lehnten die Initiative ab, nur 2 stimmten ihr zu. Und was sensationell ist: 8 Kommissionsmitglieder übten Stimment- haltung. Das gibt mir zu denken.
Das Internationale Jahr der Familie liegt hinter uns. Was hat es gebracht? Grosse Worte, kleine Taten. Es hat vor allem zwei Dinge gezeigt: Die Statistiken in unserem Lande können die Familie nicht mehr erfassen, und Familienpolitik existiert nur in den Sonntagsreden der Politiker. Die Zeitung «Brük- kenbauer» schrieb am 29. Juni 1994 zu Recht: «Jahr der Familie hin oder her, wer in der Schweiz Kinder hat, wird vom Staat, vom Vater Staat, nicht gerade belohnt. Und es gibt kaum Parteien, die dies ernsthaft ändern wollen. Arme Fa- milie!»
Alle umliegenden Länder haben erkannt, dass keine gesell- schaftliche Institution so viele Aufgaben zu erfüllen hat wie die Familie. Die Schweiz ist einmal mehr ein Sonderfall. Sie hat kein Familienministerium. Sie hat nur eine personell völlig unterdotierte «Zentralstelle für Familienfragen», die erst noch am falschen Ort angesiedelt ist, nämlich beim Bundesamt für Sozialversicherung. Das ist lächerlich. Nur ein kleines Bun- desamt ist in der Lage, die Bemühungen für die Familie zu koordinieren.
Die Spatzen pfeifen es vom Dach: Es gibt Bundesämter, die ohne Schaden abgebaut werden könnten. Ich denke bei- spielsweise an die Zentralstelle für Gesamtverteidigung. Da- durch könnte meine Forderung nach Kostenneutralität erfüllt werden.
Ich bin natürlich sehr enttäuscht, dass mein Anliegen auf we- nig Verständnis stösst. Ich hätte erwartet, dass meine Initia- tive wenigstens von der CVP-Fraktion unterstützt würde. Im Schwerpunkte- und Parteiprogramm der CVP wird nämlich der Familienpolitik ein grosser Stellenwert eingeräumt. Soll dies nur ein Lippenbekenntnis sein?
Ein zentrales Problem kann nicht gelöst werden, wenn man immer das Wenn und Aber in den Vordergrund stellt. Ich will mich nicht grämen, aber es ist leider so: Schöne Worte und konkrete Taten sind zweierlei.
Zum Schluss richte ich noch einen Appell an Sie: Ich wäre Ih- nen dankbar, wenn Sie mein Anliegen unterstützen könnten. Sie würden damit noch kein neues Bundesamt bewilligen, würden aber mithelfen, dass in Zukunft auf Bundesebene ernsthaft über die Familienpolitik diskutiert wird. Das wäre eine Priorität, und das wäre schon sehr viel. Ich danke Ihnen für Ihr Wohlwollen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit (keine Folge geben) 74 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit (Folge geben) 50 Stimmen
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Parlamentarische Initiative (Dünki) Schaffung eines Bundesamtes für Familienfragen Initiative parlementaire (Dünki) Création d'un office fédéral de la famille
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06.10.1995 - 08:00
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