Bekämpfung des organisierten Verbrechens
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94.005
StGB. Schaffung einer Zentralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens CP. Création d'un office central de lutte contre le crime organisé
Botschaft und Gesetzentwurf vom 12. Januar 1994 (BBI ! 1145) Message et projet de loi du 12 janvier 1994 (FF | 1125) Beschluss des Ständerates vom 16. Juni 1994 Décision du Conseil des Etats du 16 juin 1994
Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Mehrheit Eintreten Minderheit
(Rechsteiner, de Dardel, von Felten, Herczog) Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat mit dem Auftrag:
a. das Bundesgesetz über kriminalpolizeiliche Zentralstellen des Bundes auf seine Verfassungsmässigkeit zu prüfen;
b. ein Vernehmlassungsverfahren durchzuführen;
c. ein Konzept über die verschiedenen vorhandenen und ge- planten polizeilichen Zentralstellen des Bundes, ihre Aufga- ben und ihre Einreihung unter die Bundesämter vorzulegen.
Proposition de la commission Majorité
Entrer en matière Minorité
(Rechsteiner, de Dardel, von Felten, Herczog)
Entrer en matière et renvoyer le projet au Conseil fédéral avec mandat:
a de réexaminer la constitutionnalité de la loi fédérale sur les Offices centraux de police criminelle de la Confédération;
b. d'effectuer une procédure de consultation;
c. de présenter un concept sur les Offices centraux de police de la Confédération actuels et à l'état de projet ainsi que sur leurs tâches et sur leur position hiérarchique parmi les offices fédéraux.
Stamm Judith (C, LU), Berichterstatterin: Unter der Geschäfts- nummer 94.005 hat der Bundesrat seinerzeit dem Parlament eine Botschaft über die Änderung des Strafgesetzbuches zu- geleitet. In den Artikeln 351octies bis 351quindecies wollte er die Schaffung einer Zentralstelle zur Bekämpfung des organi- sierten Verbrechens regeln.
Der Ständerat hat die Vorlage als Erstrat behandelt und schlägt uns vor, die Materie in einem Bundesgesetz zu regeln. Das hat den Vorteil, dass allgemeine Bestimmungen für be- reits bestehende und allenfalls noch zu schaffende Zentralstel- len erlassen werden können. Der Bundesrat ist mit dem Sy- stemwechsel einverstanden, die Kommission für Rechtsfra- gen des Nationalrates auch.
Ihre Kommission für Rechtsfragen hat das Bundesgesetz an ihrer Sitzung vom 15. August 1994 beraten. Der Eidgenössi- sche Datenschutzbeauftragte, Odilo Guntern, wurde ange- hört. Vom Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartement waren neben Bundesrat Arnold Koller die Herren Anton Wid- mer, Direktor des Bundesamtes für Polizeiwesen, Herr Marcel Bebié, damals Chef der Zentralstellendienste des Bundesam- tes für Polizeiwesen, sowie Herr Keller vom Generalsekretariat beratend anwesend.
Ein Rückweisungsantrag Rechsteiner, der Ihnen auch heute vorliegt, wurde nach eingehender Debatte mit 17 zu 4 Stim- men bei 2 Enthaltungen abgelehnt. In der Gesamtabstim- mung wurde das Gesetz in der Kommission mit 16 zu 3 Stim- men bei 4 Enthaltungen angenommen. Worum geht es?
Der Bundesrat nennt die Botschaft 94.005 «Zusatzbotschaft zur Botschaft über die Revision des Schweizerischen Strafge- setzbuches und des Militärstrafgesetzes betreffend die Revi- sion des Einziehungsrechts, die Strafbarkeit der kriminellen Organisation sowie das Melderecht des Financiers». Diese Revision trat 1994 in Kraft. Sie ergänzte bekanntlich die Straf- vorschriften von 1990 über Geldwäscherei und mangelnde Sorgfalt bei Finanzgeschäften.
Die Zentralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbre- chens, über die wir heute beraten, soll eine Dienstleistung des Bundes erbringen und die Kantone in ihrer Strafverfolgungstä- tigkeit gegen das organisierte Verbrechen unterstützen.
Wie wir alle wissen, kann das materielle Strafrecht noch so gut und umfassend sein, wirksam wird es erst bei seiner Anwen- dung und Durchsetzung in der Praxis.
Hier stossen wir in unserem Lande immer wieder an die Gren- zen unseres kantonalen Strafverfolgungssystems. Dies wirkt sich besonders dort aus, wo Straftaten nicht an Kantons- und Ländergrenzen haltmachen. Dies ist beim organisierten Ver- brechen vielfach der Fall, wie wir das bei der Behandlung der materiellen Vorschriften des Strafgesetzbuches einlässlich be- sprochen haben.
Die neue Zentralstelle soll nicht etwa selbst Ermittlungen vor- nehmen oder Strafverfahren führen, wie dies bei der bereits bestehenden Zentralstelle für die Bekämpfung des unerlaub- ten Betäubungsmittelverkehrs vorgesehen ist. Die neue Zen- tralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens soll möglichst frühzeitig Informationen beschaffen. In Artikel 3 ist genau umschrieben, welche Quellen sie benutzen kann. Es sollen Polizeiverbindungsleute im Ausland stationiert wer- den - Verbindungsleute ausländischer Staaten halten sich bereits in der Schweiz auf -; dazu soll in diesem Gesetz die rechtliche Grundlage geschaffen werden.
Das Gesetz enthält auch die Grundlagen für die Führung spe- zieller Datenbanken, also rechtliche Grundlagen, wie sie das Datenschutzgesetz vorschreibt. Abgesehen vom Rückwei- sungsantrag Rechsteiner, der Ihnen auch heute wieder vor- liegt, gab die Sonderordnung über Auskunftsrecht der Betrof- fenen und Auskunftspflicht der Datenbankführenden in der Kommission am meisten zu reden. Wir werden in der Detailbe- ratung darauf zurückkommen. Es standen sich die Interessen einer effizienten Informationsbeschaffung im Bereich des or- ganisierten Verbrechens und der Anspruch auf Transparenz für betroffene Bürgerinnen und Bürger gegenüber.
Die Mehrheit der Kommission hat sich nach intensiver Diskus- sion, auch mit Blick auf ausländische Regelungen, in diesem Punkt für das vom Ständerat akzeptierte Modell entschieden. Die Kommission beantragt Ihnen mit 16 zu 3 Stimmen bei 4 Enthaltungen, das Gesetz in der Form, wie es Ihnen vorliegt, anzunehmen.
Poncet Charles (L, GE), rapporteur: On l'a rappelé tout à l'heure, la problématique du crime organisé a jusqu'ici épar- gné notre pays pour l'essentiel. Malheureusement, tout indi- que que cette situation privilégiée ne saurait durer et que nous allons être confrontés à un sérieux problème de crime orga- nisé dans les années et même dans les mois à venir.
Le crime organisé d'aujourd'hui concerne une série d'activités et il émane d'organisations bien plus diversifiées et, par consé- quent, plus redoutables à certains égards qu'une hypothéti- que mafia centralisée et unique. Les «zones à risque», si l'on peut employer cette expression, vont du trafic de drogue au racket pur et simple, notamment dans les communautés immi- grées, en passant par les réseaux de prostitution, la corruption des marchés publics, la fabrication d'articles de contrefaçon, la fausse monnaie, la falsification de titres boursiers - les bons du Trésor italien, par exemple - et, en règle générale, toute ac- tivité illégale et rémunérations laquelle de gros profits peuvent être réalisés par un groupe de gens déterminés à vio- ler systématiquement la loi pour s'assurer de confortables bé- néfices.
Le crime organisé a fort heureusement de la peine à se déve- lopper dans les pays stables et de petites dimensions, ce qui est le cas de la Suisse. A l'évidence, si vous voulez racketter les commerçants de tel ou tel quartier, il est plus facile de le
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faire dans une mégalopole comme New York ou Bangkok qu'à Sursee ou à Tolochenaz! A l'évidence aussi, un pays sta- ble, prospère et solide se défendra mieux que les Bahamas ou que les îles Caïmans contre la mainmise des trafiquants de drogue.
Nous avons donc été épargnés jusqu'ici, nous ne le serons plus à l'avenir. L'Europe est en effet devenue un marché en croissance, si vous me passez l'expression, pour la cocaïne et pour l'héroïne en provenance d'Amérique du Sud et d'Asie du Sud-Est. Le marché américain étant saturé, les trafiquants se sont tournés vers l'Europe avec un intérêt et un zèle accrus. Que leurs organisations de distribution soient efficaces, c'est évident pour tout observateur, il suffit de se promener dans nos villes pour le constater. En outre, les prix de la drogue ont tendance à baisser, ou en tout cas ils n'augmentent pas, ce qui démontre que l'offre est bien adaptée à la demande et que, par conséquent, les campagnes répressives entreprises en Europe ont une efficacité des plus limitée.
Les fonds qui proviennent du trafic de drogue alimentent la cri- minalité organisée, et celle-ci trouve dans les nouveaux pays européens un terreau des plus fertile. Bon nombre d'anciens pays communistes - on serait tenté de dire leur intégralité - ont été laissés dans un tel état par leurs anciens dirigeants que plus rien n'y fonctionne. Il n'est donc guère surprenant que l'activité économique qui s'y développe le mieux soit le crime. Nous ne resterons pas indéfiniment à l'abri de ce phénomène, car, dans l'économie libérale à laquelle nous sommes et de- meurons attachés, les hommes d'affaires ne sont pas les seuls à circuler librement. Il est certain que des investisseurs étran- gers, russes par exemple, lorsqu'ils acquièrent de petites entreprises suisses ou fondent chez nous des sociétés com- merciales, le font avec des moyens financiers dont l'origine est parfois criminelle. Il ne faut pas céder à la panique, certes, Ge- nève et Zurich ne deviendront ni le Chicago des années trente ni l'équivalent européen de Medellín ou de Cali, mais nous au- rons et, à dire vrai, nous avons déjà, en tout cas à Genève, à lut- ter contre des formes nouvelles de criminalité qui appellent donc des moyens nouveaux.
Dans son message du 12 janvier 1994, le Conseil fédéral nous a proposé une série d'adjonctions à l'article 351 du Code pé- nal afin de créer un office central de lutte contre le crime orga- nisé, en plus de l'office déjà existant en matière de trafic de drogue. Le Conseil des Etats a été d'un autre avis, et il a rem- placé le projet du Conseil fédéral par un texte de loi plus systé- matique, soit une loi fédérale sur les Offices centraux de police criminelle de la Confédération.
Cette loi contient des dispositions générales d'abord, puis deux titres consacrés l'un à l'Office central de lutte contre le crime organisé l'autre à l'Office central de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants, et enfin un dernier titre qui s'occupe du problème du traitement des données personnelles.
La solution du Conseil des Etats n'était certes pas la seule pos- sible, mais votre commission a retenu qu'elle était dans l'en- semble bienvenue. Outre le fait qu'il est peu satisfaisant d'ad- ditionner des articles octies, duodecies, etc., dans un Code pénal, c'est-à-dire dans un texte qui doit, en principe, s'occu- per d'abord et surtout du droit pénal matériel, la systématique du texte du Conseil des Etats est meilleure et plus claire. C'est la raison pour laquelle votre commission s'y est ralliée sans hésitation.
Très rapidement, les points principaux de la modification lé- gislative sont donc les suivants.
Création du nouvel Office central de lutte contre le crime orga- nisé. Cet office, comme l'a souligné Mme la relatrice de langue allemande, n'a pas de compétence d'enquête directe. Il coor- donne les efforts des cantons et il les encourage. Il faudra aller plus loin à l'avenir, et tel est le sens de la motion et du postulat que vous propose la commission. On ne luttera pas de ma- nière efficace contre le crime organisé sans que cet office cen- tral puisse aller lui-même sur le terrain, en étroite collaboration avec les autorités cantonales bien sûr, et sans employer un certain nombre de techniques nouvelles comme, notamment, l'infiltration des organisations criminelles et le recours à leurs membres comme témoins avec un programme pour assurer leur protection et leur anonymat si nécessaire.
Seule l'urgence du projet, soulignée par le Conseil fédéral, a justifié le fait que ces questions soient renvoyées à plus tard, mais la commission a clairement exprimé son souhait que le Conseil fédéral nous saisisse à bref délai du message propo- sant les mesures demandées dans la motion et dans le postu- lat de la commission.
Le second élément important, c'est la création d'une base lé- gale pour les agents de liaison chargés de représenter notre pays auprès de certains gouvernements ou de certaines orga- nisations internationales et d'y nouer les contacts nécessaires à une bonne collaboration dans le domaine de la criminalité organisée.
Le troisième et dernier élément important, c'est la création d'une base légale formelle pour l'établissement en matière de crime organisé d'un ou de plusieurs systèmes de bases de données permettant la collecte d'informations.
S'il est vrai que toute activité policière suppose la recherche et la conservation d'informations, cela est encore plus flagrant pour ce qui est du crime organisé. C'est en classant, en com- parant, en recueillant des informations sur les organisations criminelles qu'on s'arme pour les combattre. Des systèmes du type Dosis sont donc absolument indispensables à une politi- que criminelle efficace dans ce domaine.
Enfin, la commission s'est également préoccupée des ques- tions liées à la protection des données. Par définition, en ef- fet, la lutte contre le crime organisé suppose la collecte d'in- formations, et elle pose donc des problèmes de protection des données.
Qu'il soit cependant permis au rapporteur de langue française de dire son étonnement, ou tout au moins sa surprise, face à l'importance que nous avons accordée à cette question. En débattant de la lutte contre le crime organisé, on pouvait s'at- tendre à ce que l'on parlât du crime d'abord, et du «Daten- schutz» ensuite. Or, c'est presque le contraire qui s'est pro- duit. Et votre commission a paradoxalement consacré l'essen- tiel, ou tout au moins une grande partie de ses travaux, à cet aspect qui me paraît pourtant secondaire. Autant il est légitime et nécessaire d'éviter que les abus d'un certain passé ne se re- produisent, autant, face au crime organisé, la première préoc- cupation devrait être la lutte contre les criminels, et non pas la protection de droits hypothétiques dont la plupart d'entre eux ne feront d'ailleurs jamais usage.
La loi fédérale sur la protection des données est entrée en vi- gueur le 1er juillet 1993. Elle exige que les données personnel- les soient collectées et traitées dans le respect d'un certain nombre de principes, tels que la spécialité - ne pas utiliser les données à d'autres fins que celles pour lesquelles elles ont été recueillies -, ou encore le principe de proportionnalité, etc. Mais la règle probablement la plus importante de la nouvelle loi est évidemment le droit d'accès, autrement dit le principe aux termes duquel chacun peut demander à connaître les données recueillies sur son compte. Poussée à l'extrême, une telle règle est évidemment en contradiction complète avec la notion même du travail policier en matière de crime organisé. Obliger la police à notifier à des criminels qu'elle recueille des informations sur eux, ou donner accès à des criminels aux in- formations que la police détient sur eux, c'est priver le travail policier de toute efficacité.
Chacun, ou presque, admet donc qu'en matière de crime or- ganisé des limites doivent être posées au droit d'accès. Et la question est alors de savoir comment définir ces limites, c'est tout le problème qui nous occupera tout à l'heure, lors de la discussion de l'article 14, où plusieurs opinions divergentes s'opposent.
A ce stade, qui est celui de l'entrée en matière, il convient sim- plement de souligner que la majorité de la commission a re- tenu que le projet du Conseil fédéral méritait d'être examiné et que diverses questions, notamment celle de la protection des données, avaient reçu des réponses justifiant amplement l'en- trée en matière et l'examen d'un projet dont le Conseil fédéral nous dit - et on le comprend - que, dans les circonstances ac- tuelles, il présente une urgence réelle.
C'est la raison pour laquelle votre commission est entrée en matière à l'unanimité.
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Rechsteiner Paul (S, SG), Sprecher der Minderheit: Der Bun- desrat will laut seiner Botschaft, er hat das so erklärt, eine Zen- tralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens ein- richten. Das klingt so weit, so gut wie unbedenklich. Das sollte den Gesetzgeber, das Parlament, aber trotzdem nicht davon entbinden, die Vorlage etwas genauer zu betrachten. Der Bun- desrat will mit diesem Gesetz nicht nur eine Zentralstelle schaf- fen, sondern gleichzeitig - das ist wesentlich - das daten- schutzrechtlich garantierte Einsichtsrecht praktisch abschaf- fen, wobei diese faktische Abschaffung des Einsichtsrechts als Pilotregelung gleich für alle polizeilichen Dateien gelten soll. Der Ständerat hat es bei diesem Handstreich nicht be- wenden lassen, wie wir inzwischen wissen.
Wie Ständerat Zimmerli als Kommissionspräsident ausgeführt hat, soll jetzt die Gunst der Stunde genutzt und gerade ein neues Bundesgesetz über die kriminalpolizeilichen Zentral- stellen des Bundes geschaffen werden, was nichts anderes ist als die Grundlage für ein kleines schweizerisches BKA, ein kleines schweizerisches Bundeskriminalamt. Das alles ohne Vernehmlassungsverfahren und ohne Botschaft, und getra- gen von Parteien, die für sich immer wieder reklamieren, nach dem Grundsatz zu handeln - wie gerade jetzt wieder am frei- sinnigen Jubiläum -: Wenn es nicht nötig ist, ein Gesetz zu machen, ist es nötig, kein Gesetz zu machen.
Der Basler Professor Mark Pieth, der im Auftrag des Bundes eine Studie über das organisierte Verbrechen in der Schweiz verfasst hat, hat darauf hingewiesen, dass der Begriff der orga- nisierten Kriminalität eine beträchtliche Unschärfe aufweist. Das organisierte Verbrechen spiele in der Schweiz zurzeit praktisch nur dort - aber immerhin dort - eine Rolle, wo der Fi- nanzplatz Schweiz als Dienstleistungs- und Finanzierungs- drehscheibe dient. Wenn in diesem Zusammenhang - und be- schränkt darauf - eine neue Zentralstelle eingerichtet würde, wäre das überhaupt nicht bestritten. Problematisch wird es, wenn dieses beschränkte Anliegen gleich in ein allgemeines Gesetz über polizeiliche Zentralstellen umfunktioniert wird und vor allem, wenn dabei elementare Datenschutzprinzipien ausgehöhlt werden.
Mit dem Rückweisungsantrag soll erreicht werden, dass der Bundesrat diese Konzeption noch einmal überdenkt. Der Rückweisungsantrag zielt in drei Richtungen:
Es ist verwunderlich, dass sich hier die Föderalisten nicht mel- den. Die früheren Anläufe für Polizeigesetze des Bundes -den- ken wir an die Busipo, an die Diskussion um das KIS in den sieb- ziger Jahren oder an das Ripol - wurden jedenfalls nie auf Arti- kel 64bis der Bundesverfassung, sondern allenfalls auf Arti- kel 85 der Bundesverfassung abgestützt. Seltsamerweise sieht hier niemand verfassungsmässige Probleme mit der schlei- chenden Übertragung von Polizei- und Strafverfolgungskom- petenzen auf den Bund, obwohl es sich gerade bei diesen Kom- petenzen um klassische Domänen der Kantone handelt.
Inzwischen hat Bundesrat Koller bereits eine Expertenkom- mission für ein einheitliches Strafprozessrecht eingesetzt. Weshalb wird in diesem Zusammenhang nicht zuerst, was ei- gentlich logisch wäre, die Verfassungsgrundlage geklärt?
Das zweite Anliegen des Rückweisungsantrages, der An- trag auf Durchführung eines Vernehmlassungsverfahrens, steht mit dem ersten in unmittelbarem Zusammenhang. Dass kein Vernehmlassungsverfahren durchgeführt wurde, mag beim Entwurf des Bundesrates zur Ergänzung des Strafge- setzbuches zur Not noch angehen. Dass durch den Ständerat aber ein ganz neues Bundesgesetz mit heute nur schwer ab- sehbaren Konsequenzen geschaffen wird - das Gesetz ist ja ausbaufähig -, ohne dass ein Vernehmlassungsverfahren durchgeführt worden ist, ist höchst merkwürdig; dies um so mehr, als mit dem Vorschlag eben grundlegende Prinzipien des Datenschutzes ausgehebelt werden sollen.
Die Rückweisung ist schliesslich auch deshalb sinnvoll, weil über die Konzeption beim Aufbau der verschiedenen kriminal- polizeilichen Zentralstellen des Bundes keine Klarheit besteht. Der Ständerat hat beispielsweise, obwohl dazu keine Bot- schaft vorliegt, die Bestimmungen bezüglich die Zentralstelle für die Bekämpfung des unerlaubten Betäubungsmittelver- kehrs in das neue Bundesgesetz integriert. Heute sind diese Bestimmungen über die Zentralstelle im Betäubungsmittelge- setz angesiedelt, das aber unverändert belassen wird. Andere Zentralstellen sollen offenbar bei der Bundesanwaltschaft ver- bleiben. Wenn jetzt ein neues Polizeigesetz des Bundes erlas- sen wird, mit heute, wie gesagt, schwer absehbaren Konse- quenzen, dann sollte wenigstens die Konzeption sichtbar ge- macht werden.
Der Hinweis im Ständerat, dass wegen der laufenden Kampa- gnen zur inneren Sicherheit die Gunst der Stunde - das heisst ja nichts anderes als das Fehlen der Opposition - genutzt wer- den müsse, ist eine schlechte Rechtfertigung für einen chaoti- schen Gesetzgebungsprozess und auch eine schlechte Rechtfertigung für die Missachtung sonst allgemein üblicher Regeln.
Wenn gegen den Rückweisungsantrag eingewendet werden wird, dass es jetzt pressiere und dass man nicht mehr warten könne, dann muss ich darauf hinweisen, dass der Fahrplan gemäss Botschaft - also die gemeinsame Behandlung der materiellen Strafbestimmungen über die kriminelle Organisa- tion mit dieser Zentralstelle - ohnehin nicht eingehalten wer- den konnte.
Wenn der Ständerat mit seinen Beschlüssen weit über die ur- sprünglichen Absichten des Bundesrates hinausgegangen ist, hat dies seinen Preis, indem folgerichtig die für den Erlass von neuen Bundesgesetzen vorgesehenen Regeln eingehal- ten werden müssen. Die kleine Verzögerung, die sich aus ei- nem raschen Vernehmlassungsverfahren ergibt, ist bei der Tragweite dieser Gesetzgebung für die Zukunft ein bescheide- ner Nachteil, der in Kauf genommen werden muss.
Noch etwas: Wie schwer man sich mit den rechtsstaatlichen Bedenken - auch mit den Bürgerrechten bei den neuen Poli- zeigesetzen - inzwischen tut und unter welchem Druck der Gesetzgebungsprozess angesichts der Kampagnen zur inne- ren Sicherheit inzwischen steht, illustriert der Umgang mit dem Datenschutzbeauftragten gerade bei diesem Gesetz. Ob- wohl der Datenschutzbeauftragte nichts anderes tut als seine Pflicht und an die Notwendigkeit der Einhaltung der daten- schützerischen Minimalanforderungen erinnert, findet er bei den zuständigen Behörden im EJPD kaum Gehör. Teilweise wird er mit seinen Bedenken, seinen Mahnungen in seinem hervorragenden ersten Datenschutzbericht offen bekämpft und unterlaufen. Nach der Publikation - jetzt möchte ich Sie persönlich ansprechen, Herr Bundesrat Koller - des Berichtes des Datenschutzbeauftragten mussten wir in der «NZZ» lesen, dass das EJPD «für einmal noch bereit» sei - so lauteten die Aussagen von Herrn Walpen, dem Generalsekretär -, die War- nungen des Datenschutzbeauftragten, der immerhin ein ehe- maliger CVP-Ständerat und ein unverdächtiger Parteigänger von Herrn Bundesrat Koller ist, «als vorläufige Überreaktion» hinzunehmen. Und dann wird Herr Walpen weiter zitiert: Wenn es mit dieser Kritik aber so weitergehe, dann werde man im Departement die bisherige Zurückhaltung aufgeben und «hart zurückschlagen».
Herr Bundesrat Koller, wie weit sind wir denn wieder in der Dunkelkammer EJPD, wenn sich schon der Datenschutzbe- auftragte, der ja von Gesetzes wegen unabhängig ist, eine solche Behandlung durch Ihren Generalsekretär gefallen las- sen muss, obwohl er nur eine Kritik anbringt, wie sie prak- tisch genau gleich auch vom Sonderbeauftragten für Staats- schutzakten, Herrn Dr. René Bacher, geäussert wird, der dies aufgrund seiner praktischen Erfahrungen wissen muss? Hat das EJPD die Versprechen, die Sie selber nach den PUK- Skandalen gegeben haben, nämlich die Einhaltung der Bür- gerrechte - und zu diesen Bürgerrechten gehört elementar das Einsichtsrecht -, bereits vergessen?
Herr Bundesrat Koller, es sind in diesem Zusammenhang ein paar Antworten fällig. Die Art und Weise, wie diese Vorlagen in jüngster Zeit vom Bundesrat und vom Ständerat behandelt
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worden sind, lassen nicht viel Gutes ahnen. Eine Korrektur die- ser Haltung ist allenfalls noch bei Artikel 14 möglich. Wir wer- den dann sehen, wie die Debatte verläuft.
Comby Bernard (R, VS): Au nom du groupe radical-démocra- tique, je salue cette réforme préconisée par le Conseil fédéral dans le but, précisément, de lutter de manière plus efficace contre le crime organisé. Ces mesures s'inscrivent dans le ca- dre d'un dispositif plus vaste comprenant notamment des ac- tions contre le blanchiment d'argent sale et la lutte contre le trafic des stupéfiants.
Nous appuyons le texte issu des travaux de la commission, fondé d'ailleurs sur la décision du Conseil des Etats qui a en- tièrement remanié le projet du Conseil fédéral. Le Conseil des Etats a fort justement retenu la forme d'une loi fédérale sur les Offices centraux de police criminelle de la Confédération. Cette solution, comme on l'a dit tout à l'heure, a le mérite d'une plus grande clarté et d'une meilleure cohérence. Toutefois, les modifications apportées étant plutôt de nature formelle, il n'est pas nécessaire, à notre avis, d'entreprendre une nouvelle consultation à ce sujet. En outre, la loi proposée est conforme à la constitution. Dès lors, il nous semble urgent de mener une lutte plus active dans le domaine du crime organisé.
Pour toutes ces raisons, le groupe radical-démocratique com- bat la proposition de minorité Rechsteiner demandant le ren- voi du projet au Conseil fédéral après l'entrée en matière. Il considère que l'application de la loi fédérale sur la protection des données ne devrait en aucun cas rendre inopérante la lutte sans merci qu'il faut mener contre le crime organisé. Il exige également, de la part du Conseil fédéral, une meilleure coordination entre les divers offices centraux qui oeuvrent dans ce domaine. L'application de cette disposition relève en majeure partie de la compétence des cantons. Étant donné la dimension supracantonale et internationale du crime orga- nisé, il était indispensable de prévoir la création d'un Office central de lutte contre le crime organisé, rattaché à l'Office fé- déral de la police. Mais ce nouvel organisme ne conduira pas lui-même des procédures pénales. Son rôle consistera plutôt à coordonner les procédures, à recueillir et à transmettre des informations sur le crime organisé, ainsi qu'à assurer le contact avec les services étrangers. A l'instar des autres pays dotés d'instruments adéquats de lutte contre le crime orga- nisé, la Suisse disposera donc d'un office central qui pourra envoyer à l'étranger, dans des endroits stratégiquement im- portants, ces fameux agents de liaison qui collaboreront acti- vement à la lutte contre ce fléau.
Certes, dans un premier temps, il faudra agir avec des moyens relativement limités, mais à la lumière des premières expérien- ces concrètes et des résultats obtenus, le Conseil fédéral de- vra proposer des instruments plus performants, afin de mener plus énergiquement encore le combat contre le crime orga- nisé. C'est dans cet esprit que le groupe radical-démocratique transmettra la motion ainsi que le postulat de la commission. Il est vrai que nous sommes attachés au fédéralisme comme à la prunelle de nos yeux, mais il faut bien constater, dans le do- maine de la lutte contre le crime organisé, que les structures actuelles sont souvent inadéquates, voire désuètes. De plus, des dispositions importantes en matière d'organisation judi- ciaire et de procédure pénale, qui devraient en principe être du ressort exclusif des cantons, sont en réalité et depuis long- temps entièrement soumises et régies par la jurisprudence du Tribunal fédéral, et surtout par celle de la Cour européenne des droits de l'homme.
Je terminerai mon intervention, Monsieur le Conseiller fédéral, en posant trois questions: premièrement, les règles d'organi- sation judiciaire et de procédure pénale, notamment pour l'instruction, ne devraient-elles pas être uniformisées sur le plan fédéral? Deuxièmement, ne pensez-vous pas qu'il fau- drait doter les cellules cantonales de lutte contre le crime orga- nisé de moyens supplémentaires permettant de garantir l'effi- cacité nécessaire à une telle action? Il faut éviter l'exercice alibi en promulguant ces nouvelles dispositions légales. Enfin et troisièmement, à mon avis, il n'y a aucune raison de créer une espèce de police supracantonale, et j'aimerais bien connaître l'avis du Conseil fédéral à ce sujet
Ostermann Roland (G, VD): Il est bien évident que des armes doivent être trouvées pour lutter contre le crime organisé. A son organisation doit répondre celle de la société qui ne sau- rait se laisser miner par des pratiques criminelles, conçues parfois à grande échelle. Les structures politique et judiciaire de la Suisse font qu'actuellement elle se contente, avec déter- mination certes, mais naïveté aussi, d'opposer une sorte de guérilla cantonale à des opérations aussi crapuleuses que le recyclage de capitaux acquis d'une manière criminelle. Les verts souscrivent donc à la création d'un organisme central fa- vorisant la circulation des informations entre des cantons di- versement équipés, mais également menacés. Un tel orga- nisme se révèle indispensable pour faciliter les contacts avec des répondants, nous avons failli dire des milieux, étrangers. On ne saurait vouloir attraper de gros poissons en se conten- tant de pêcheurs à la ligne s'ignorant les uns les autres. Ce qui ne signifie pas qu'il faille utiliser des filets flottants retenant tout sans discernement, car nous ne voulons sous aucun prétexte voir donner la possibilité de recommencer la récolte aveugle de renseignements qui a perturbé ce pays. Nous entendons bien qu'il s'agit de lutter contre le crime organisé, mais nous ne pouvons nous empêcher de nous souvenir du personnage de Knock dans «Le triomphe de la médecine» qui, à la plus grande joie des médecins et pharmaciens, voyait dans cha- que être bien portant un malade qui s'ignore. N'y a-t-il pas en- core parmi ceux qui pourraient être appelés à récolter des ren- seignements quelques personnages pas tout à fait désintoxi- qués qui auraient toujours la tentation de voir en chaque ci- toyen un criminel qui s'ignore?
Certes, nous sommes dans cette salle à l'abri des dérapages puisque la deuxième phrase du message du Conseil fédéral déjà se veut rassurante: « .... la criminalité organisée n'est pas parvenue dans notre pays à étendre son influence typique sur la politique et l'économie.» Voilà qui est réconfortant! Il n'em- pêche que la prudence s'impose. Un exemple: l'article 11 alinéa 2 dit que «des données sensibles et des profils de la personnalité au sens de la loi fédérale sur la protection des données peuvent être exploités, à condition et aussi long- temps qu'ils s'avèrent nécessaires à l'exécution des tâches in- combant à celui-ci», c'est-à-dire, dans le contexte, incombant au système de traitement des données. S'agit-il d'une erreur de rédaction? On peut craindre que ces tâches finissent par devenir une fin en soi et qu'il n'y ait pas de véritable limite d'in- vestigation et de conservation dans la mesure où la prévention peut servir de prétexte à n'importe quoi.
Nous sommes donc favorables à l'entrée en matière, mais restons attentifs à la question de la protection des données. La prudence incite une partie du groupe écologiste à soute- nir le renvoi au Conseil fédéral pour complément d'étude. L'autre partie propose à ce stade de suivre la majorité de la commission, tout en portant dans le cadre de la loi proposée toute son attention à la question de l'information des person- nes concernées.
Nous faisons don du reste de notre temps de parole au Bureau.
Borradori Marco (D, TI): «Il crimine organizzato è in guerra con la società e non si sa chi vincerà questa guerra » Parole, pronunciate tempo fa al Consiglio degli Stati, che riassumono perfettamente la situazione. E' solamente con l'unione delle forze e delle informazioni che lo Stato può cercare di frenare l'infiltrazione della criminalità organizzata in Svizzera
La creazione di un ufficio centrale di lotta contro il crimine orga- nizzato consentirà di ridurre lo scarto tra il potere della mafia e quello, ben più modesto, purtroppo, della giustizia. Gli scopi sono presto detti: rafforzare l'arsenale giuridico di cui dispo- niamo e applicare meglio le norme legali e penali che, a mano a mano, approviamo e mettiamo in vigore.
La Svizzera dispone di una rete di servizi finanziari al di sopra della media nonché di un sistema di comunicazioni e di tra- sporti ben strutturato. Inoltre gode dei privilegi della stabilità politica e della centralità della posizione geografica. Tutto ciò fa sì che il nostro Paese eserciti un indubbio fascino su chi deve investire i proventi di attività criminose e procedere al rici- claggio di denaro sporco. In altri termini: il crimine organizzato
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è in grado di utilizzare ad arte tutti i canali offerti dalla piazza fi- nanziaria elvetica.
Le attività delittuose legate ad organizzazioni criminali aumen- tano e si manifestano in modi diversi, sempre più sfaccettati, sempre più sofisticati. Il rischio è che gettino un'ombra sul no- stro Paese. Una lotta mirata ed efficace contro il fenomeno della criminalità organizzata deve pertanto essere condotta in modo assolutamente prioritario. In gioco vi è la credibilità stessa del nostro Stato di diritto.
Di una cosa bisogna comunque dare atto. La lotta contro il cri- mine organizzato sta acquisendo e assumendo una fisiono- mia ben definita anche da noi. A poco a poco stiamo recupe- rando il terreno perduto nei confronti dei Paesi vicini, i quali possono contare su degli strumenti giuridici e antimafia ben più avanzati e sofisticati dei nostri.
La creazione di un ufficio centrale si inserisce nel solco di tale tendenza positiva. Questo strumento migliorerà la coordina- zione tra loro dei diversi organismi preposti a combattere la cri- minalità a livello nazionale, cantonale ed internazionale.
Aprire delle nuove strade, snellire le procedure, rendendole più rapide, raccogliere e concentrare le informazioni nonché sostenere i Cantoni: questo è quanto ci si prefigge di rag- giungere.
Negli ultimi anni abbiamo messo in vigore diverse norme pe- nali importanti, vere e proprie pietre miliari nell'ambito della lotta al crimine organizzato. Si sa però che le migliori leggi non servono a nulla se gli organi di polizia non dispongono di stru- menti investigativi, moderni e centralizzati. Il testo su cui dibat- tiamo oggi colma questa lacuna.
Le organizzazioni criminali non si fermano di fronte ai confini, né cantonali, né nazionali. A detta degli esperti, da noi il cri- mine organizzato non si è ancora infiltrato in maniera profonda e capillare nei centri decisionali dell'economia e della politica. La situazione non è ancora drammatica, però occorre prestare attenzione. Non possiamo abbassare la guardia.
Parecchi osservatori, anche prestigiosi, concordano nel rite- nere che il graduale assotigliarsi delle frontiere tra gli Stati eu- ropei comporterà uno spostamento e un incremento sicuro del fenomeno del crimine organizzato da sud verso il nord del continente.
Da tempo l'Italia combatte una lotta senza quartiere contro questo flagello. Uno degli strumenti più efficaci si è rivelato es- sere il «pentitismo», ossia la collaborazione con la giustizia prestata da ex-membri della mafia. Senza questo genere di collaborazione, nei cui confronti molti avanzano ancora - e non a torto - più di una perplessità, lo Stato italiano non sa- rebbe riuscito ad ottenere nessun risultato tangibile nei con- fronti della mafia. Lo strumento del pentitismo diviene indi- spensabile quando lo Stato non è più in grado di combattere la criminalità organizzata. Molto probabilmente l'efficienza del nostro Paese non è oggi ancora minacciata a tal punto. Però le situazioni evolvono, spesso in fretta. Sarebbe dunque oppor- tuno che anche la nostra legislazione ci consentisse di interve- nire tempestivamente, e di essere pronti.
Accettare lo strumento del pentitismo implica una decisione politica di principio, molto delicata; ad essa sono connessi nu- merosi dubbi, numerosi interrogativi. Può uno Stato trattare con criminali, in nome di un interesse superiore, oppure deve limitarsi a giudicare e - se del caso - a condannare senza scendere a compromessi? Malgrado le perplessità, la que- stione non può essere semplicemente archiviata senza di- scussione.
Salutiamo dunque con piacere il postulato della Commissione degli affari giuridici che sollecita un approfondimento della problematica.
Per tornare all'ufficio centrale, qualche rammarico rimane. Forse ci si sarebbe potuti spingere oltre. Si sarebbe ad esem- pio potuto prevedere la competenza dell'ufficio ad avviare delle inchieste penali in modo autonomo. Si sarebbe potuto affrontare la questione spinosa degli agenti infiltrati. Ma forse, considerata l'urgenza di agire, è meglio così.
Vale la pena spendere ancora qualche parola sulla delicata questione del diritto d'informazione del cittadino. La prote- zione dei dati è un tema ad alta sensibilità, vista la recente po- lemica - il recente scandalo, si sarebbe tentati di dire - sulle
schedature. Fondamentale è qui il principio della proporziona- lità, che deve porre in relazione due esigenze legittime, ma an- che contraddittorie, quali possono essere la tutela della sfera privata del singolo cittadino e la protezione dell'interesse pub- blico. Bisogna sapere cosa si vuole. Bisogna in particolare evi- tare che la protezione dei dati consenta a dei delinquenti di sottrarsi a procedure e inchieste che li riguardano. Non dob- biamo mettere la polizia nella spiacevole situazione di dover dire alle persone inquisite e oggetto di un'inchiesta, che l'in- chiesta stessa è in corso. La lotta contro il crimine organizzato implica che la protezione della sfera privata ceda in una certa misura il passo di fronte alle esigenze di efficienza che uno Stato deve osservare nella lotta contro la criminalità organiz- zata. E' questo, indubbiamente, il bene superiore.
Con queste parole, a nome del gruppo Democratici svizzeri/ Lega dei Ticinesi, vi invito ad entrare in materia.
Engler Rolf (C, Al): Ich möchte Ihnen namens der CVP-Frak- tion beantragen, auf die Vorlage einzutreten und den Rückwei- sungsantrag abzulehnen.
Recht, das nicht vollzogen wird - das wissen wir alle -, ist schlecht. Es ist schlechter als Lücken des Rechtes. Wir erle- ben an verschiedensten Orten den Nichtvollzug von Recht. Ich denke an den Letten; ich denke an den Bereich Ausländer- recht; ich denke aber auch an Fragen des Bauverfahrens, an Baubewilligungen, an das Baupolizeirecht.
Schwächen im Vollzug werden generell und systematisch ausgenützt, vor allem im Bereich des organisierten Verbre- chens. Wenn man den Rechtsstaat zugrunde richten will, muss man Gesetze erlassen und sie mit System nicht mehr vollziehen. Es geht darum, dass wir die Gesetze, die wir erlas- sen haben, auch vollziehen können.
Bei der Zentralstellenvorlage handelt es sich um das formale Pendant zu den bereits erlassenen materiellen Vorschriften über die Strafbarkeit der kriminellen Organisation, das Einzie- hungsrecht und das Melderecht des Financiers. Ohne Zentral- stelle, ohne Mitwirkung des Bundes sind, davon bin ich über- zeugt, die Kantone überfordert. Erfolg- und Wirkungslosigkeit in diesem Bereich wird bestraft, und wir werden die Folgen in erheblichem Ausmasse zu tragen haben. Das organisierte Verbrechen hält sich nicht an Kantonsgrenzen; es hält sich nicht an Landesgrenzen. Es ist im Gegenteil so, dass das or- ganisierte Verbrechen die Grenzen gezielt ausnutzt. Es wer- den in verschiedenen Staaten einzelne Taten begangen, die zum Teil nicht einmal strafbar sind, aus denen nicht erkennbar ist, wie weit eine Handlung überhaupt reicht, wie gross das kri- minelle Potential dahinter ist. Obwohl die Strafverfolgungs- kompetenz beim organisierten Verbrechen bei den Kantonen bleibt und nach dieser Vorlage auch bleiben soll, ist eine Koor- dination notwendig, nicht nur in der Schweiz unter den Kanto- nen, sondern vor allem auch mit dem Ausland.
Nachdem es sich um eine Hilfestellung des Bundes handelt, kann auch keine Rede davon sein, dass die Kompetenzord- nung der Bundesverfassung geritzt würde.
Es ist für die CVP-Fraktion unverständlich, wieso von Vertre- tern der SP-Fraktion ein Rückweisungsantrag gestellt wird. Dieser verzögert das Inkrafttreten der Bestimmungen und da- mit die Vollzugsmöglichkeiten. Wir sind der Meinung, dass eine effiziente Bekämpfung des organisierten Verbrechens nicht vertagt werden kann, auch nicht unter formalen Ge- sichtspunkten - man soll noch einmal eine Vernehmlassung durchführen, nur weil der Ständerat das System geändert hat und obschon die Kantone eigentlich nichts dagegen einzu- wenden haben.
Wir sind sogar überzeugt, dass Artikel 14 eine andere Bedeu- tung hat. Dort geht es effektiv um wichtige Rechtsgüter, die ge- geneinander abgewogen werden müssen, aber für den Rück- weisungsantrag fehlt uns jegliches Verständnis.
Auch das Einverlangen einer Konzeption für weitere Zentral- stellen scheint uns im Moment weder dringlich noch gefordert. Wir werden erneut über eine Vorlage zu befinden haben. Bei der Gelegenheit wird noch verschiedenes geschehen, und es wird dort auch möglich sein, eine Vernehmlassung durchzu- führen.
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Bei allem Verständnis für die Diskussion des Artikels 14, des Persönlichkeitsschutzes, fehlt uns in diesem Punkt das Ver- ständnis. Der Systemwechsel, wie er von Herrn Zimmerli im Ständerat eingebracht wurde, ist auch nicht der Grund: Herr Rechsteiner hat immer gesagt, dass auch dann der Rückwei- sungsantrag gestellt bliebe, wenn die Konzeption des Bun- desrates wiedergewählt würde. Es ist auch nicht die Haltung des Datenschutzbeauftragten, welcher verlangt hätte, man solle hier die Vorlage zurückweisen oder eine Vernehmlas- sung durchführen.
Es ist ein Minderheitsantrag, für den die Fraktion der CVP kein Verständnis hat, weil er zu einer Verzögerung führt in einem Bereich, der keine mehr verträgt.
Wir bitten Sie, den Rückweisungsantrag abzulehnen.
Vetterli Werner (V, ZH): Die Fraktion der SVP ist für Eintreten. Wir können es überhaupt nicht verstehen, dass man von sei- ten der SP versucht, mit einem Rückweisungsantrag eine Ver- zögerung oder Abblockung dieses absolut notwendigen Ge- setzes zu erreichen.
Dieses Bundesgesetz ist die logische Fortsetzung des soge- nannten zweiten Massnahmenpaketes, in dem wir bekannt- lich in der Märzsession zur Bekämpfung der Geldwäscherei und des organisierten Verbrechens folgende drei neuen Rechtsnormen geschaffen haben: den eigenen Strafbestand betreffend kriminelle Organisationen; die verbesserte Rege- lung der Einziehung von kriminellen Geldern; das Melderecht des Financiers.
Dieses zweite Massnahmenpaket braucht jetzt eine Fortset- zung, eben die Schaffung einer Zentralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens. Damit schafft man zum Bei- spiel die Möglichkeit, Polizeiverbindungsleute in ausgewähl- ten ausländischen Stationen zu plazieren, wie zum Beispiel bei der Drug Enforcement Administration in Washington oder bei der Interpol in Lyon. Logischerweise muss man aber auch die Rechtsgrundlage dafür schaffen, dass im Gegenrecht aus- ländische Spezialisten in der Schweiz stationiert werden kön- nen. Dies ermöglicht eine effizientere, schnellere Zusammen- arbeit in der internationalen Fahndung. Darum brauchen wir diese neue Zentralstelle, ähnlich wie andere Zentralstellen des Bundes auch: jene gegen illegalen Betäubungsmittelhandel, Falschgeldkriminalität oder Menschenhandel.
Das organisierte Verbrechen wird immer raffinierter, grenz- überschreitender, skrupelloser und brutaler. Gemäss der De- vise «Wehret den Anfängen» muss man sich jetzt wappnen und so rasch wie möglich modernste Abwehr- und Fahn- dungssysteme realisieren. In der zentral gelegenen Schweiz haben sich längst Drogenhändlerorganisationen, Geld- wäscher- und Geldfälschergruppen, Luxusauto-Diebes- und -Schiebergruppen, Schutzgelderpresser, Kriminaltouri- sten und Frauenhändlerorganisationen breitgemacht und ein- genistet. Dagegen muss man selbstverständlich mit mode- rnsten elektronischen Datenbanken operieren. Dies bedingt wiederum, dass gemäss unserem Datenschutzgesetz strenge Datenschutzbestimmungen eingehalten werden müssen, vor allem deshalb, weil die Zusammenarbeit mit den Kantonen über sogenannte On-line-Systeme funktioniert.
Die Koordination zwischen den Kantonen und mit dem Aus- land ist die Hauptaufgabe dieser Zentralstelle, weil das inter- nationale organisierte Verbrechen ja längst kantonsübergrei- fende und internationale Dimensionen angenommen hat. Die Strafverfolgungskompetenz liegt immer noch bei den Kanto- nen, die durch die Zentralstelle vor allem logistisch unterstützt werden.
Wie die Kommission für Rechtsfragen empfiehlt Ihnen auch die Fraktion der SVP, dem Ständerat zu folgen, auch im Kern- stück dieses Gesetzes, dem Artikel 14, in dem das Informa- tionsrecht der Betroffenen geregelt wird.
Es ist für uns eine Selbstverständlichkeit, dass sich organi- sierte Verbrecher mit einer speziellen Behandlung abzufinden haben. Wer mit dem Vorsatz in unser Land kommt, unser Recht bewusst und schwerstens zu brechen, muss in Kauf nehmen, dass er keine Auskunft darüber erhält, ob gegen ihn ein Verfahren vorliegt oder nicht. Mit dieser Art von Ausspionie- rerei würde sonst eine seriöse Fahndung platzen. Betroffene
erhalten also immer nur eine stereotype Auskunft, eine Ant- wort, aus der man keine Schlüsse ziehen kann, ob allenfalls eine Fahndung läuft, mit der man also die Fahndung selber nicht gefährdet. Dieses System oder ähnliche werden übri- gens in umliegenden Ländern bereits mit Erfolg angewandt und praktiziert.
Wir befürworten also in Artikel 14 das zweistufige sogenannte englische Modell, sind aber gegen die Ergänzung durch einen vierten Absatz. Im Hinblick auf eine weitere Effizienzsteigerung im Kampf gegen das immer raffiniertere organisierte interna- tionale Verbrechen unterstützen wir selbstverständlich auch die Motion «Bekämpfung des organisierten Verbrechens» und das Postulat «Verwendung von 'Reumütigen'» der Kommis- sion für Rechtsfragen.
Wir bitten auch Sie, Eintreten zu beschliessen und dieses Ge- setz anzunehmen.
De Dardel Jean-Nils (S, GE): On a dit de divers côtés que l'on s'étonnait de la proposition de renvoi de la minorité Rechstei- ner, et cet étonnement m'étonne à mon tour. Nous avons bien précisé, et je le répète fermement une fois de plus, que nous sommes pour l'entrée en matière sur ce projet. Nous sommes parfaitement conscients de la nécessité de la lutte contre le crime organisé. Nous définissons le crime organisé dans no- tre pays surtout comme l'utilisation, l'infiltration de l'argent du crime au plan international dans notre système. Le problème du blanchiment d'argent sale est pour nous tout à fait priori- taire par rapport à tous les autres aspects du crime qui ont été énoncés jusqu'à maintenant.
Dans cette optique, il est bien clair que la centralisation de l'ac- tion de la police est une chose nécessaire. Simplement, cette centralisation doit se faire selon une procédure démocratique, non pas parce que nous sommes des démocrates formels, mais parce que nous ne voulons pas que l'on évite, que l'on transgresse les dispositions démocratiques qui impliquent, le cas échéant, une modification de la constitution et, automati- quement, une votation populaire, si cela est nécessaire.
A notre avis, ce qui a été dit par l'administration, à savoir que l'article 64bis de la constitution donnait une base légale suffi- sante à ce projet de loi, n'est pas vrai. L'article 64bis consacre la compétence des cantons en matière de poursuite pénale, de procédure, de police, de justice. Par conséquent, cette dis- position ne peut pas être invoquée pour justifier une compé- tence fédérale, puisqu'elle dit exactement le contraire de ce qu'on veut lui faire dire.
Quant à la référence faite à l'article 85 chiffre 7 de la constitu- tion - il s'agit de la référence à la sûreté intérieure de l'Etat -, nous estimons que c'est une disposition beaucoup trop floue, beaucoup trop vague, pour pouvoir déroger de manière vala- ble à ce que dit l'article 64bis de la constitution. Un problème constitutionnel se pose donc vraiment face à ce projet de loi, et la moindre des choses aurait été de faire étudier la question par, par exemple, une commission d'experts indépendants.
L'autre problème que nous invoquons, et c'est toujours dans le même souci qu'une loi aussi importante doit respecter, en ce qui concerne son élaboration, les procédures démocrati- ques élémentaires, c'est la procédure de consultation. Cette loi introduit, que ce soit par le projet du Conseil fédéral ou que ce soit par la décision du Conseil des Etats, reprise par la ma- jorité de notre commission, une dérogation massive aux dis- positions démocratiques de la loi fédérale sur la protection des données. Cette dérogation massive aboutit en fait à déna- turer complètement le droit d'accès aux données. Ce qui nous importe, Monsieur Poncet, ce n'est pas le sort des criminels qui, dans l'immense ou la quasi-totalité des cas, ne demande- ront jamais à accéder à leurs fiches et aux informations les concernant; ce qui nous importe, ce sont les innocents qui, le cas échéant, seraient enregistrés de manière inexacte et erro- née dans les banques de données de la police.
A ce sujet d'ailleurs, les discussions sur l'article 14 de la loi sont extrêmement vives, et M. Rechsteiner a eu raison d'insis- ter sur l'opinion de M. Odilo Guntern, car celui-ci, préposé fé- déral à la protection des données, est précisément là pour dé- fendre la liberté individuelle, aujourd'hui peu défendue mal- heureusement par le parti qui porte son nom. C'est une cons-
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tatation que nous devons faire. M. Odilo Guntern, dans son intervention, a bien indiqué que le système de la loi fédérale sur la protection des données était suffisant, puisque des limi- tations sont précisément prévues par cette loi en matière de police, de poursuite pénale, de crime organisé, voire de sûreté de l'Etat. Ces limitations existent donc et il n'est pas néces- saire d'en inventer d'autres, supplémentaires, qui dénaturent en définitivement complètement l'accès des individus aux in- formations les concernant. Une consultation de l'opinion pu- blique dans toutes ses composantes essentielles est donc ab- solument nécessaire. Il est parfaitement justifié de demander par une proposition de renvoi que cette consultation ait lieu.
Dernier élément: tout le monde s'accorde à reconnaître que l'actuel processus de réorganisation de l'Office fédéral de la police et du Ministère public de la Confédération se fait de ma- nière chaotique, difficile. Il y a un manque de clarté évident dans ce projet de l'administration et du Conseil fédéral. Un seul exemple: cette loi qui nous occupe aujourd'hui prévoit la création un Office central de lutte contre le crime organisé. Or, le projet de loi fédérale sur des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure prévoit aussi la création d'un office et a éga- lement pour but la lutte contre le crime organisé. Alors, lequel des deux offices s'occupera finalement du crime organisé? On peut se poser la question. Il y a donc des confusions extrêmes et il est tout à fait légitime de notre part de demander que l'ad- ministration exprime ses intentions précises en la matière dans une conception globale, générale.
Je répète donc quelle est notre position: nous sommes pour l'entrée en matière, mais nous demandons le renvoi du projet pour les raisons démocratiques que j'ai exposées.
Grendelmeier Verena (U, ZH): Es ist schon fast alles gesagt worden. Ich kann bekanntgeben, dass auch die LdU/EVP- Fraktion für Eintreten auf diese Vorlage ist. Zwei Aspekte cha- rakterisieren diese Vorlage:
Es handelt sich erstens um ein weiteres und, wie mir scheint, unabdingbares Glied in der Kette von Massnahmen, die es braucht, um das organisierte Verbrechen zu bekämpfen bzw. um die Länge der Spiesse im Kampf zwischen Rechtsstaat und Kriminalität etwas auszugleichen. Ich glaube nicht, dass es gelingen wird, die Spiesse je ganz gleich lang zu machen. Der zweite zentrale Aspekt dieser Vorlage ist von einem sehr grundsätzlichen Dilemma, der Gratwanderung zwischen dem Schutz des Rechtsstaates und dem seiner einzelnen Bürger, gekennzeichnet. Es geht um das weite Feld des Datenschutz- gesetzes, d. h. um das Auskunftsrecht einerseits und das Be- richtigungsrecht, und zwar des einzelnen Bürgers, anderer- seits.
Wollen wir nun den Rechtsstaat vor dem organisierten Verbre- chen wirksam schützen, ist es unumgänglich, das Auskunfts- recht in gewissen Fällen einzuschränken. Ich habe sehr viel Verständnis für die Bedenken von Herrn Rechsteiner, über- haupt für die Bedenken von jener Seite. Wir sind alle etwas «fi- chengeschädigte» Leute. Wir wollen aus gutem Grund verhin- dern, dass so etwas noch einmal passieren kann.
Hier aber stehen sich zwei Rechtsgüter gegenüber, und es geht darum, sich zu entscheiden, welches Rechtsgut in die- sem Moment und in diesem Zusammenhang als höher einzu- stufen ist. Das Berichtigungsrecht muss zwangsläufig hinfällig werden, denn Berichtigungen sind natürlich nur da möglich, wo vorher Einblick in die Daten möglich ist. Sind diese Daten- banken verschlossen, kann man auch nicht darauf bestehen, ein Berichtigungsrecht in Anspruch zu nehmen.
Mit diesem Problem haben aber auch andere Staaten zu kämpfen. Wir haben ja drei verschiedene Modelle vorgesetzt bekommen und in der Kommission diskutiert: das britische, das deutsche und das französische. Es wurde Ihnen bereits erläutert, und ich will es nicht mehr wiederholen. Wir haben auch darüber geredet, dass der Europarat eine Empfehlung herausgegeben hat, die noch viel weiter geht. Unsere heutige Entscheidung muss also lediglich auf dieser Güterabwägung, wie ich sie eben geschildert habe, basieren.
Nachdem das zweite Massnahmenpaket zur Bekämpfung der Geldwäscherei und des organisierten Verbrechens seit Au- gust dieses Jahres in Kraft ist, folgt nun ein drittes: die Schaf-
fung einer neuen Zentralstelle, wie Sie Ihnen im Detail geschil- dert worden ist. Eine solche scheint uns eine Bedingung zu sein, damit das zweite Paket überhaupt funktionieren kann.
Das organisierte Verbrechen zeichnet sich unter anderem da- durch aus, dass es grenzüberschreitende Tätigkeiten ent- wickelt, nicht nur in bezug auf die Kantone, sondern vor allem international und interkontinental. Somit ist es nur logisch, dass wir auch ein zentrales Organ schaffen, das die Koordina- tion der schweizerischen Ermittlungsverfahren sicherstellt, be- sonders auch im internationalen Umfeld. Dabei ändert sich nichts, das wurde auch gesagt, an der Strafverfolgungskom- petenz der Kantone, mindestens vorderhand nicht. Es ist durchaus denkbar, dass wir auch da einmal einen Schritt wei- ter gehen müssen.
Die geplante Zentralstelle ist als eine Dienstleistung zu se- hen - nicht mehr und nicht weniger -, um eine effizientere Ar- beit der Kantone und der Länder zu ermöglichen.
Ganz wichtig scheint mir noch, dass wir zur Einsicht kom- men, dass wir unter ungeheurem Zeitdruck stehen. Das orga- nisierte Verbrechen hat nämlich gegenüber dem Rechtsstaat einen ganz bedeutenden Vorsprung. Es verfügt über fast un- beschränkte Mittel. Das könnte man von den Staaten im all- gemeinen und von der Schweiz im besonderen zurzeit nicht sagen.
Vor allen Dingen aber wird das organisierte Verbrechen von keinerlei Skrupeln bezüglich Rechtsverletzungen geplagt, d. h., es gilt das Recht des Stärkeren ohne jede Rücksicht auf Verluste, während im Gegensatz dazu der Rechtsstaat selber nur nach Massgabe der ihm zugewiesenen, sehr knappen Mit- tel handeln kann, und zwar unter Berücksichtigung aller Ge- setze, die er sich zu seinem Schutze selber gegeben hat. So- mit bleibt er immer im Hintertreffen. So ist es zwingend not- wendig, dass wir ihm so schnell wie möglich taugliche Instru- mente zur Verfügung stellen, damit er sich selber verteidigen kann.
Ich möchte zum Schluss wiederholen, was ich an dieser Stelle schon einmal gesagt habe, in einer früheren Debatte in die- sem Zusammenhang: Das organisierte Verbrechen führt ei- nen veritablen Krieg gegen die Institution des Rechtsstaates, wo immer dieser Rechtsstaat stattfindet. Diesen Rechtsstaat zu verteidigen sind wir heute aufgerufen. Es sind immer nur kleine Möglichkeiten, die uns auf einmal bleiben, aber die soll- ten wir ergreifen. Es geht um eine echte Verteidigung dieses Landes und unserer Demokratie.
Die LdU/EVP-Fraktion stimmt der Vorlage zu, und ich möchte Sie bitten, Eintreten zu beschliessen.
Leuba Jean-François (L, VD): Le groupe libéral vous invite à entrer en matière sur le projet de loi qui vous est proposé et à repousser la proposition de renvoi de la minorité Rechsteiner. Sans doute le Conseil fédéral a-t-il raison de dire que le crime organisé n'a pas encore infiltré, en tout cas d'une manière im- portante, la politique et l'économie en Suisse. Il n'en reste pas moins que des mesures préventives sont nécessaires; la lutte contre le crime organisé est naturellement importante. Beau- coup l'ont déjà souligné à cette tribune, le crime organisé s'en prend non seulement à la vie et à la liberté de nos concitoyens, mais aussi - Mme Grendelmeier vient de le dire et je crois qu'elle a parfaitement raison - à la sûreté de l'Etat, à nos insti- tutions, puisque par un enchaînement inévitable le crime orga- nisé doit, pour pouvoir se développer, pénétrer les institutions étatiques.
A cet égard, la sûreté de l'Etat, qui est un des éléments de la lutte contre le crime organisé, revêt deux aspects: c'est d'abord la défense de nos institutions démocratiques, leur fonctionnement normal, sans perturbation par les milieux du crime organisé; mais c'est aussi nos relations extérieures dans la mesure où, évidemment, elles peuvent être compromi- ses dès le moment où les Etats avec lesquels nous sommes en relation trouveraient en Suisse une zone beaucoup plus fai- ble, une zone où se développeraient des actions du crime or- ganisé contre leur propre population et contre leurs propres institutions. Il est important à cet égard, et c'est dans ce sens que nous comprenons le projet de loi qui nous est soumis, que les offices centraux, au niveau fédéral, puissent traiter
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avec les autorités étrangères des problèmes de caractère mondial que représente le crime organisé. On ne peut pas, na- turellement, exiger des autorités étrangères qu'elles aient des relations avec chacune de nos polices cantonales. Par défini- tion, le crime organisé a des ramifications internationales. C'est une tâche de la Confédération - à ce niveau et c'est là que nous le plaçons - de s'occuper de ces problèmes dans les ramifications internationales.
Bien entendu, le problème soulevé par le groupe socialiste n'est pas un problème que l'on peut négliger, et nous avons prêté beaucoup d'attention aux observations de M. de Dardel, même s'il pense que le Parti socialiste est le seul à défendre les libertés individuelles, ce qui n'est évidemment pas notre conception. Mais nous disons que l'on doit, à cet égard, aussi voir qu'il y a deux intérêts contradictoires. Comme vient de le souligner Mme Grendelmeier dans son intervention, d'une part, il y a des renseignements qui doivent être collectés sur les ci- toyens, mais de manière parfaitement exacte - c'est d'ailleurs l'intérêt premier de la police d'avoir des renseignements exacts et non inexacts - et ces renseignements doivent pou- voir être contrôlés et corrigés si nécessaire correctement. D'autre part, il est évident qu'on ne peut pas ouvrir ces rensei- gnements à tout un chacun pour que la lutte contre le crime or- ganisé puisse rester efficace. Aussi la décision du Conseil des Etats à l'article 14 nous paraît véritablement celle qui s'im- pose, puisque c'est une solution à deux degrés qui remplit d'abord les conditions de la protection légitime des droits des citoyens et n'empêche pas ensuite la police d'accomplir les travaux qu'elle doit accomplir.
Enfin, le groupe libéral soutient la motion de la commission dans la mesure où faute, et c'est précisément là que nous di- sons faute, d'une compétence constitutionnelle expresse, nous considérons que dans le cadre des compétences consti- tutionnelles actuelles la Confédération ne pourra pas empiéter sur la compétence de police des cantons. C'est pour cette rai- son que nous croyons qu'il ne faut pas changer les compéten- ces constitutionnelles.
Dans la lutte contre le crime organisé, rien ne serait plus cata- strophique que d'avoir deux polices parallèles qui s'occupent du même domaine. Vous savez très bien que le crime que j'ap- pellerai ordinaire, ou la criminalité ordinaire, et le crime orga- nisé ont naturellement des connections, ils ont des points d'accrochage. Il est important qu'il y ait un ordre très clair des responsabilités. Il nous semble que si l'on interprète la motion de la commission dans le cadre des dispositions constitution- nelles actuelles, nous avons la garantie qu'il n'y aura pas cette interpénétration des compétences et que l'action de coordina- tion accordée à la Confédération n'interférera pas sans une parfaite coordination avec les cantons dans un domaine de compétences des cantons.
Je crois que c'est cela qu'il faut retenir et c'est dans ce sens que nous souhaitons que les dispositions légales et la motion de la commission soient interprétées.
Präsidentin: Die Fraktion der Freiheits-Partei lässt mitteilen, dass sie den Minderheitsantrag ablehnt.
Stamm Judith (C, LU), Berichterstatterin: Es hat sich niemand von Ihnen gegen Eintreten gewehrt. Wir haben uns daher mit dem Rückweisungsantrag Rechsteiner zu befassen, der auch der Kommission schon vorlag, der aber in Ihren Voten nur vom Votanten der sozialdemokratischen Fraktion unterstützt wurde.
Herr Rechsteiner verlangt vom Bundesrat die Überprüfung der kriminalpolizeilichen Zentralstellen des Bundes auf ihre Ver- fassungsmässigkeit. Sie haben in der Botschaft gesehen, dass das Bundesgesetz sich auch auf Artikel 64bis der Bun- desverfassung abstützt Damit wir wissen, wovon wir spre- chen: Artikel 64bis Absatz 1 lautet: «Der Bund ist zur Gesetz- gebung im Gebiete des Strafrechts befugt » Absatz 2 lautet: «Die Organisation der Gerichte, das gerichtliche Verfahren und die Rechtsprechung verbleiben, wie bis anhin, den Kanto- nen.» Absatz 3 befasst sich mit dem Strafvollzug.
Die Kommission hat sich mit dieser Frage auseinandergesetzt und ist der Meinung, dass diese Dienstleistung des Bundes
zuhanden der kantonalen Strafverfolgungsbehörden absolut verfassungsmässig sei und auf Absatz 1 von Artikel 64bis ab- gestützt werden könne, denn es handelt sich hier weder um die Organisation von Gerichten noch um ein gerichtliches Ver- fahren, noch um Rechtsprechung. Anders wäre es, wenn diese Bundesstelle Ermittlungen führen oder Strafverfahren durchführen würde. Aber diese Kompetenz ist in diesem Bun- desgesetz nicht vorgesehen. Die Kommissionsmehrheit hat also dieses Argument als nicht valabel erachtet
Zweitens verlangt Herr Rechsteiner, es sei ein Vernehmlas- sungsverfahren durchzuführen. Da muss ich Sie auf die Ver- ordnung über das Vernehmlassungsverfahren hinweisen. Es ist in keiner Art und Weise so, dass für alle Bundesgesetze ein Vernehmlassungsverfahren vorgeschrieben ist Sie erinnern sich, dass in der Bundesverfassung, zum Beispiel im Rahmen des Wirtschaftsrechts, vorgeschrieben ist, dass beispiels- weise die Sozialpartner kontaktiert werden. Für die übrigen Bundesgesetze heisst es in der Verordnung über das Ver- nehmlassungsverfahren weiter, dass ein Vernehmlassungs- verfahren auch durchgeführt werden müsse «zu Erlassen und völkerrechtlichen Verträgen, die von erheblicher politischer, wirtschaftlicher, finanzieller oder kultureller Tragweite sind». Ich denke, dieses Gesetz hat eine politische Tragweite, aber in einem andern Sinn. Es hat eine politische Tragweite in dem Sinn, dass alle Instanzen, Behörden, die mit diesem Problem der organisierten Kriminalität befasst sind, darauf warten, dass der Bund jetzt endlich die Instrumente zur Verfügung stellt, da- mit sie handeln können.
Im weiteren verlangt Herr Rechsteiner ein Konzept für die ver- schiedenen vorhandenen und geplanten Zentralstellen. Da muss ich Sie darauf aufmerksam machen, dass gemäss Arti- kel 6 dieses Gesetzes im Bund nicht einfach Zentralstellen wie wild geschaffen werden können, sondern da braucht es weitere Staatsverträge oder Bundesgesetze. Ich meine, die Wortwahl, die hier in diesem Saal gebraucht wird, indem von «centralisation de la police» gesprochen wird - es wird keine Polizei zentralisiert, sondern es wird eine Hilfsfunktion errich- tet - oder indem man vom «kleinen Bundeskriminalamt» redet, sei eher irreführend. Ich erwarte, dass Herr Bundesrat Koller noch über sein Konzept für diese verschiedenen Stellen sprechen wird, möchte aber auch darauf hinweisen, dass es Sache des Bundesrates ist, seine Verwaltung zu or- ganisieren.
Das schwerwiegendste Argument ist das Argument der Son- derordnung für den Datenschutz. Darauf werden wir dann bei Artikel 14 nochmals zurückkommen. Da haben wir uns wirk- lich Mühe gegeben. Aber ich möchte im Namen der Kommis- sionsmehrheit Aussagen wie «massive Aushöhlung des Da- tenschutzes» hier zurückweisen. Eine Einschränkung der Ordnung des Datenschutzgesetzes muss gesetzmässig sein, im öffentlichen Interesse und verhältnismässig. Gesetzmäs- sig ist sie, wenn wir sie hier festlegen. Im öffentlichen Inter- esse ist sie sicher auch, weil sie zur Bekämpfung des organi- sierten Verbrechens dient. Ob es verhältnismässig ist, diese Einschränkung zu postulieren, damit das organisierte Verbre- chen in unserem Land effizient bekämpft werden kann - da war die Kommissionsmehrheit der Meinung, dieses System könne gewählt werden. Sie hat es mit einem zusätzlichen Absatz noch verbessert
Die Kommissionsmehrheit hat sich mit 17 zu 4 Stimmen, nach Auseinandersetzung mit den Argumenten von Herrn Rech- steiner und Mitunterzeichnenden, dafür entschieden, diesen Rückweisungsantrag abzulehnen. Ich bitte Sie, dasselbe zu tun.
Poncet Charles (L, GE), rapporteur: L'entrée en matière étant acquise à l'unanimité, il reste à examiner le problème de la proposition de renvoi de la minorité Rechsteiner au Conseil fédéral.
Une précision tout d'abord. Cette proposition de renvoi n'est pas la proposition de renvoi du groupe socialiste, elle est la proposition de renvoi d'un certain nombre de nos collègues. M. Leuenberger Moritz, membre de notre commission, n'a pas cosigné cette proposition de renvoi. Cette précision a une certaine importance, compte tenu des fonctions que notre col-
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lègue occupe au plan cantonal. Permettez-moi donc de parler de la proposition de renvoi de la minorité Rechsteiner.
M. Rechsteiner a fondé la proposition de la minorité sur trois critiques qu'il formule à l'égard du projet du Conseil fédéral, et il en a ajouté une quatrième tout à l'heure dans la motivation qu'il a développée ici. Il estime que la base constitutionnelle est insuffisante, il regrette l'absence d'une procédure de consultation, et il estime qu'un concept plus précis et plus af- finé des offices centraux de police de la Confédération devrait être présenté par le Conseil fédéral. Ce point a été illustré, par- fois de manière humoristique, par M. de Dardel tout à l'heure, qu'il en soit ici remercié!
S'il est exact qu'il n'y a pas eu de procédure formelle de consultation, il faut souligner que la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et de police a expressé- ment approuvé le texte qui vous est soumis aujourd'hui. Les premiers intéressés au maintien de la souveraineté cantonale, les ministres cantonaux de justice et de police, ont donc donné leur accord et on ne voit guère ce qu'une procédure for- melle de consultation pourrait apporter de plus à cet égard.
Pour ce qui est du second argument, c'est-à-dire celui de l'ab- sence d'une conception générale des offices centraux de po- lice, M. Koller, conseiller fédéral, a convaincu notre commis- sion sur ce point par son exposé. Il n'est pas nécessaire que je refasse cet exposé ici - je souligne simplement qu'il a convaincu la majorité de la commission - il le fera lui-même lundi, compte tenu du fait que l'heure avance.
S'agissant du problème de la protection des données, comme Mme Stamm Judith l'a souligné tout à l'heure, on ne peut pas motiver ici une demande de renvoi au Conseil fédéral en di- sant que ce texte consacrerait en quelque sorte un démontage de la loi fédérale sur la protection des données. A supposer que les dispositions de l'article 14 soient mal rédigées, ce sera l'objet de notre débat de détail, il appartient au Parlement de les corriger, mais le fait qu'un article aurait été mal conçu ne saurait en lui-même justifier la demande de renvoi au Conseil fédéral.
Reste alors, et enfin, le problème de la constitutionnalité qui pose une question relativement délicate. Nous l'avons vu tout à l'heure, ce projet concerne en réalité deux offices centraux: le nouvel Office central de lutte contre le crime organisé et l'Of- fice central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants qui, lui, existe déjà Conceptuellement, il est évident que cette sépara- tion n'est qu'une apparence, car qui dit trafic de stupéfiants dit forcément crime organisé, sous une forme ou sous une autre. Au plan juridique en revanche, la distinction est importante. L'Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants a une compétence d'enquête directe. Il peut, en d'autres ter- mes, procéder lui-même à des opérations sur le terrain. Il tire cette compétence de l'article 69bis de la constitution, base constitutionnelle claire et indiscutable, qui, cependant, n'a pas d'équivalent en matière de crime organisé.
S'agissant du second office, on pourrait essayer de déduire une compétence d'enquête directe d'une interprétation relati- vement acrobatique de l'article 85 chiffre 7 de la constitution, auquel M. de Dardel a fait allusion tout à l'heure, qui donne à la Confédération la compétence d'intervenir pour le maintien de la sécurité intérieure. Cet exercice serait périlleux, mais il faut souligner que ce n'est précisément pas ce que fait le projet dont nous débattons aujourd'hui.
La réponse à la préoccupation exprimée par M. Rechsteiner est par conséquent ailleurs. Le nouvel Office central de lutte contre le crime organisé n'aura pas de compétence d'enquête directe, ce que l'on peut d'ailleurs regretter, et c'est l'objet de la motion de la commission. Il ne porte ainsi atteinte en rien à la compétence cantonale en matière d'organisation judiciaire et de procédure telle qu'elle résulte de l'article 64bis de la consti- tution. La Confédération a incontestablement le droit, Mon- sieur de Dardel, de se doter d'organes d'appoint, d'organes qui soutiennent, qui coordonnent, qui appuient les autorités cantonales. En le faisant, elle ne viole absolument pas l'article 64bis de la constitution.
Telles sont donc les raisons pour lesquelles la majorité de la commission a rejeté par 17 voix contre 4 et avec 2 abstentions la proposition de minorité de renvoi au Conseil fédéral.
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.55 Uhr La séance est levée à 12 h 55
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
StGB. Schaffung einer Zentralstelle zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens CP. Création d'un office central de lutte contre le crime organisé
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1994
Année
Anno
Band
III
Volume
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Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.005
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 22.09.1994 - 08:00
Date
Data
Seite
1423-1431
Page
Pagina
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20 024 442
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