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problème que l'on pourrait éventuellement craindre, c'est ce- lui des résidences secondaires pour les communes où il y en a trop. Cela pourrait empêcher les habitants de la commune de trouver une habitation à des conditions raisonnables. Au Tes- sin et certainement ailleurs en Suisse, ce problème est mainte- nant résolu dans la plupart des communes par des règle- ments sur l'aménagement du territoire. Des dispositions pré- voient que seul un certain nombre d'habitations de la com- mune peuvent être destinées à des résidences secondaires, la majorité restant réservées à des habitations primaires. Le but de cette législation et d'éviter que des communes soient prati- quement vides à certaines périodes de l'année, qu'elles ne soient occupées qu'une petite partie de l'année par des gens qui demandent des infrastructures relativement importantes. Ma proposition vise à permettre aux communes qui ont réglé le problème des résidences secondaires par une loi sur l'amé- nagement du territoire de ne pas appliquer la lex Friedrich. Il y a déjà un frein, il est inutile d'appliquer une deuxième limitation qui, elle, ne regarde pas la fonctionnalité et l'importance de la présence des étrangers sur le sol de la commune, mais s'oc- cupe uniquement de la nationalité, ce qui est inutile à l'écono- mie locale.
C'est avec M. Jagmetti que j'ai élaboré cette proposition. Si cette initiative devait devenir une initiative de la commission, elle aurait plus de chance d'être acceptée.
Il n'est pas inutile de vous rappeler que cette loi est considé- rée, dans beaucoup de régions de notre pays, comme injuste et inutilement vexatoire en ce qui concerne la liberté d'indus- trie et de commerce et la liberté personnelle.
Considérations de la commission
Dans sa séance des 1er et 2 septembre 1993, la commission a traité l'ensemble des problèmes posés par la lex Friedrich. A l'issue d'un débat approfondi en relation avec l'initiative du canton de Genève (93.304) ainsi que la présente initiative par- lementaire, elle a décidé de déposer une motion de commis- sion (93.3378) ainsi qu'un postulat de commission (93.3379). A ce propos, la commission renvoie au rapport circonstancié sur l'initiative du canton de Genève (93.304). Du moment que le rapport demandé au Conseil fédéral par voie de postulat est en étroite relation avec l'initiative parlementaire Salvioni et qu'il fera foi pour le traitement à suivre, la commission estime qu'il sera possible de prendre une décision sur l'initiative seule- ment après le dépôt du rapport du Conseil fédéral.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt, die Frist für die Behandlung der parlamentarischen Initiative bis zum Vorliegen des vom Bun- desrat verlangten Berichts zum Kommissionspostulat vom 2. September 1993 (93.3379) zu verlängern.
Proposition de la commission
La commission propose de prolonger le délai de traitement de l'initiative parlementaire jusqu'au dépôt du rapport du Conseil fédéral demandé par un postulat de la commission, du 2 septembre 1993 (93.3379).
93.3081
Motion Reymond Aufhebung der Lex Friedrich Abrogation de la lex Friedrich
Wortlaut der Motion vom 8. März 1993
Ich ersuche den Bundesrat, die Lex Friedrich (Bundesgesetz über den Erwerb von Grundstücken durch Personen im Aus- land) vollständig und definitiv aufzuheben oder ihre Anwen- dung den Kantonen zu überlassen.
Im Eurolex-Paket, das das Parlament im letzten Herbst gutge- heissen hat, war eine etappenweise Liberalisierung der Lex Friedrich vorgesehen. Diese Liberalisierung ging jedoch nicht weit genug. Die Lex Friedrich ist nämlich mittlerweile unnütz und kontraproduktiv geworden. Beispielsweise werden die den Kantonen gewährten Kontingente schon seit mehreren Jahren nicht mehr ausgeschöpft. Unser Land übt keine so grosse Anziehungskraft mehr aus, dass massenweise Zweit- wohnungen verkauft werden könnten. Würde die Lex Friedrich aufgehoben, so könnte einerseits dieser Markt in den Frem- denverkehrsregionen besser funktionieren, mit Preisen, die dem Realwert nahekommen, und andererseits könnte sich der Bausektor stabilisieren.
Aus allgemeinerer und schliesslich auch grundsätzlicherer wirtschaftlicher Sicht könnte die Aufhebung der Lex Friedrich auf der einen Seite zu neuen ausländischen Investitionen in den Wohnungsbau in den Talgebieten führen und anderer- seits ausländischen Unternehmen, die sich bei uns niederlas- sen wollen, den Erwerb von Grundstücken in unserem Land ermöglichen.
Die Aufhebung der Lex Friedrich brächte also neue Möglich- keiten der Finanzierung und der privaten Investitionen mit sich. Das Belebungsprogramm des Bausektors, das gewisse Kreise dem Staat überbinden möchten, könnte so aus privaten Quellen finanziert werden. Eine weitere Verschlechterung der Bundesfinanzen könnte somit vermieden werden. Zugleich würden damit neue Mittel in den Grundstückmarkt gepumpt.
Texte de la motion du 8 mars 1993
J'invite le Conseil fédéral à abroger complètement et définiti- vement la lex Friedrich (loi fédérale sur l'acquisition d'immeu- bles par des personnes à l'étranger) ou à laisser chaque can- ton libre de son application.
Dans le paquet Eurolex adopté par le Parlement en automne dernier, il était prévu de libéraliser, par étapes, la lex Friedrich. Cette libéralisation n'allait pas assez loin. La lex Friedrich est en effet devenue, de nos jours, inutile et perverse. Par exem- ple, les contingents permettant des ventes à des étrangers ac- cordés aux cantons ne sont plus épuisés depuis de nombreu- ses années déjà. Notre pays ne possède plus un attrait suffi- sant pour la vente massive de résidences secondaires. Dans les régions touristiques, une abrogation de la lex Friedrich per- mettrait, d'une part, à ce marché particulier de mieux fonction- ner, avec des prix proches de la vérité, et, d'autre part, à celui de la construction de se stabiliser.
Sur un plan économique plus général - mais aussi, en fin de compte, plus fondamental -, l'abrogation de la lex Friedrich permettrait, d'un côté, de nouveaux investissements immobi- liers étrangers en plaine pour des logements et, de l'autre, à des entreprises étrangères encore désireuses de s'établir dans notre pays de pouvoir acquérir des biens immobiliers. Ainsi, une abrogation de la lex Friedrich permettrait de nouvel- les possibilités de financement et d'investissements privés. Le programme de relance de la construction que certains vou- draient voir confier à l'Etat pourrait ainsi être financé par des fonds privés, évitant ainsi une détérioration plus marquée en- core des finances de la Confédération et un apport d'argent frais sur le marché des capitaux destinés à l'économie immo- bilière.
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29 septembre 1993
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bisig, Bloetzer, Büttiker, Ca- vadini Jean, Cottier, Coutau, Delalay, Flückiger, Frick, Huber, Kündig, Martin Jacques, Petitpierre, Rhyner, Rüesch, Salvioni, Schiesser, Schule
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Zimmerli, Berichterstatter: Die Regelung des Grundstücker- werbs durch Personen im Ausland scheint zum Dauerbrenner der schweizerischen Bodenpolitik zu werden. Je nach Kon- junktur, je nach dem Stand des Ausländeranteils in der Schweiz, je nach dem Klima, das jeweils für die gerade aktu- elle Diskussion um die Europaverträglichkeit unserer Rechts- ordnung herrscht, wird die Diskussion über die Rechtfertigung von bodenrechtlichen Verfügungsbeschränkungen zu Lasten von Personen im Ausland mit anderen Vorzeichen oder zumin- dest mit wesentlichen Nuancen anders geführt. Und wenn der Bundesrat im fortgeschrittenen Stadium der Diskussion dann jeweilen noch die neuesten Zahlen der erteilten Erwerbsbewil- ligungen produzieren kann, ist für eine differenzierte politische Beurteilung ohnehin gesorgt.
Doch blicken wir kurz zurück: Die Bundesgesetzgebung über den Erwerb von Grundstücken durch Personen im Ausland war seit jeher eine Art multifunktionaler gesetzgeberischer Hu- sarenritt. Der Bundesrat räumt in seiner jüngsten Stellung- nahme zur Standesinitiative Genf, die wir jetzt behandeln, ein, dass folgende Motive für die Gesetzgebung ins Feld geführt wurden:
Knappheit des verfügbaren Bodens;
teilweise beträchtliche Nachfrage nach Immobilien;
Druck auf den Zweitwohnungsmarkt;
Gefährdung der kulturellen Eigenart;
Gefährdung der wirtschaftlichen Unabhängigkeit;
Gefährdung der militärischen Sicherheit;
Berücksichtigung des Volkswillens im Anschluss an die äusserst knappe Ablehnung der Volksinitiative gegen den Ausverkauf der Heimat im Jahre 1984.
Also so multifunktional ist das! Fürwahr eine beeindruckende Fülle von Gründen für ein griffiges gesetzliches Instrumenta- rium. Oder etwa doch nicht? So lautet die Frage.
Wie dem auch sei: Auf innenpolitischer Ebene stellt der Erwerb von Grundstücken durch Personen im Ausland allemal einen sensiblen Bereich dar, weil sowohl wirtschaftliche Interessen als auch soziale, kulturelle und psychologische Aspekte eine wichtige Rolle spielen, wie der Bundesrat das immer wieder zu Recht betont hat.
Aber auch aussenpolitisch steht die Lex Friedrich im Schau- fenster, ja mehr noch, sie kollidiert schlicht mit internationalem Recht und steht überdies im Widerspruch zu bilateralen Nie- derlassungsverträgen, welche die Schweiz abgeschlossen hat. Ich brauche in diesem Zusammenhang nur den jüngsten Konflikt mit Italien zu erwähnen, der Ihnen allen nach der sei- nerzeitigen Intervention unseres Ratskollegen Gadient sicher noch bekannt ist.
Das alles war mehr als Grund genug, im Zusammenhang mit dem Rechtsetzungsunternehmen Eurolex, im Lichte der EWR-Vorlage also, über die Bücher zu gehen und zu deregu- lieren, wie es heute so schön heisst. Der harte Kern der Lex Friedrich - gemeint sind vor allem die reinen Kapitalanlagen - wäre noch bis 1998 aufrechterhalten worden. Im übrigen hätte man den Grundstückerwerb für Angehörige von EWR-Län- dern weit geöffnet. Sorgfältige Abklärungen seitens des Bun- desrates hatten in der Tat ergeben, dass bei einer mittelfristi- gen Aufhebung der Lex Friedrich mit keinen wesentlichen Nachteilen für unser Land mehr zu rechnen ist. Daran hat sich auch nach dem Nein von Volk und Ständen zum EWR-Abkom- men vom 6. Dezember 1992 grundsätzlich nichts geändert. Nur kann man die Liberalisierung heute nicht mehr auf die An- gehörigen der EWR-Länder beschränken.
Wenn wir auf dem eingeschlagenen Weg weiterschreiten wol- len, müssen wir vielmehr den Kapitalverkehrskodex der OECD politisch gewichten, auch wenn wir dazu seinerzeit einen Vor- behalt angebracht haben. Weiter haben wir uns auch hier sorgfältig mit den Ergebnissen der Uruguay-Runde des Gatt auseinanderzusetzen. Eine vollständige Aufhebung der Lex Friedrich - hier besteht ein breiter Konsens - ist aber nur noch eine Frage der Zeit.
Vor diesem Hintergrund muss die Diskussion zur Standesin- itiative Genf und zur parlamentarischen Initiative Salvioni ge- führt werden.
Mit beiden Vorstössen hat sich die Kommission für Rechtsfra- gen intensiv und sorgfältig befasst. Die Ergebnisse der Kom- missionsberatungen liegen in Form von zwei schriftlichen Be- richten vor, auf die ich verweisen kann und will.
Ich erlaube mir aber mit Rücksicht auf die Bedeutung der beiden Geschäfte, ein paar zusätzliche Bemerkungen anzu- bringen:
Die Kommission für Rechtsfragen teilt voll und ganz die Auffas- sung des Grossen Rates von Republik und Kanton Genf, dass die Lex Friedrich gerade für den Kanton Genf vollständig quer in der politischen und rechtlichen Landschaft liegt. Der Kanton Genf braucht dringend eine sehr weitgehende Oeffnung des Immobilienmarktes. Die Gründe dafür brauche ich hier nicht näher zu erläutern; sie sind bekannt, und ich bin überzeugt, dass sie im Verlaufe der heutigen Debatte nochmals unter- strichen werden.
Die Kommission war jedenfalls einhellig der Meinung, dass der Standesinitiative grundsätzlich Folge zu geben sei, d. h., dass in der Tat eine vollumfängliche Aufhebung der Lex Friedrich anzustreben sei. Gestützt auf diesen Grundsatzbe- schluss lud die Kommission den Bundesrat gemäss Arti- kel 36 Absatz 2 des Geschäftsreglementes unseres Rates zur Stellungnahme ein. Damit sah sich der Bundesrat seinerzeit unter Zugzwang. Er stellte sich der Herausforderung, trat mit seinem Bericht vom 25. August 1993 an die Oeffentlichkeit und fand damit ein grosses Echo, auch in der Kommission. Wir konnten uns aber mit der bundesrätlichen «Diagnose» und «Therapie» nicht vollständig befreunden, vor allem des- halb nicht, weil der Bundesrat einen für uns etwas gar vor- sichtigen Zeitplan für die vorgesehene Liberalisierung und Deregulierung vorschlägt und weil er nach unserer Meinung allzu vieles auf die Expertenebene verschiebt. Ich verweise auf unseren Bericht. Die Kommission wünscht ein rascheres Vorgehen, als dies der Bundesrat in seiner ursprünglichen Stellungnahme mit dem Ablehnungsantrag zur Standesinitia- tive Genf vorschlägt.
Die Kommission anerkennt durchaus, dass wir uns in einem politisch hochsensiblen Umfeld bewegen. Sie wünscht indes- sen eine möglichst rasch wirksame Oeffnung, die als klares Si- gnal für eine Liberalisierung des Bodenmarktes erkennbar ist, aber zu keiner Verunsicherung führt. Wir brauchen - das sei unterstrichen - einen breiten Konsens. Nichts wäre einer wohl- verstandenen Deregulierung hinderlicher als ein Referendum gegen eine verfrühte, vorzeitige Totalaufhebung der Lex Fried- rich, ein Referendum, das alle gutgemeinten Bemühungen schlagartig zunichte machen könnte.
Deshalb schlägt Ihnen die Kommission einstimmig vor, die Ih- nen vorgelegte Kommissionsmotion (93.3378) und das damit in Zusammenhang stehende Kommissionspostulat (93.3379) zu überweisen. Wir möchten damit eine klare Prioritätenord- nung im Rahmen des heute politisch Machbaren schaffen. Nach dem Willen der Kommission muss den eidgenössischen Räten bis spätestens im Mai des nächsten Jahres eine Vorlage unterbreitet werden, welche die Bewilligungspflicht unter Be- achtung der staatsvertraglichen Verpflichtungen der Schweiz grundsätzlich auf reine Kapitalanlagen sowie auf den Erwerb von Ferien- und Zweitwohnungen und diesen Objekten gleichzustellenden Gegenständen beschränkt.
Die Kommission fordert, dass man bei der Neuumschreibung der Bewilligungsgründe für diese wenigen verbleibenden be- willigungsbedürftigen Transaktionen ganz besonders auf die Bedürfnisse und Anliegen der Wirtschaft sowie der Tourismus- und Bergregionen Rücksicht nimmt. Das bedeutet, dass unter bestimmten, vom Gesetzgeber zu umschreibenden Voraus- setzungen auch reine Kapitalanlagen zugelassen werden sol- len. So ist nach Meinung der Kommission beispielsweise nicht einzusehen, weshalb ausländische Investoren in Genf nicht Geschäfts- oder Wohnliegenschaften zu Kapitalanlage- zwecken erwerben können sollten.
Im übrigen fordert die Kommission den Bundesrat auf, sich bei der Neukonzeption der Bewilligungspflicht von ausländischen Gesetzgebungen leiten zu lassen, die politisch nötige Er-
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werbsbeschränkungen vorsehen, aber mit dem Recht der EG und des Gatt vereinbar sind.
Wir denken hier, ohne dass wir das ausdrücklich sagen, vorab an die von der EG in Maastricht akzeptierte dänische Gesetz- gebung über den Erwerb von Zweitwohnungen. Natürlich ist auch das Ergebnis von Beitrittsverhandlungen anderer Staa- ten mit zu berücksichtigen.
Zum Postulat der Kommission für Rechtsfragen: Hier verlangt die Kommission ebenfalls bis zum Mai 1994 einen detaillierten Bericht darüber, mit welchen gesetzgeberischen Massnah- men der Bundesrat die Lex Friedrich integral abzulösen ge- denkt Damit sollen die Deregulierung und die Liberalisierung im Sinne der bundesrätlichen Zielsetzungen beschleunigt werden.
Ich bitte Sie, diesen beiden von der Kommission einstimmig verabschiedeten Vorstössen zu folgen, sie zu überweisen und der Standesinitiative Genf auf diese Weise mindestens teil- weise Folge zu geben. Folgen Sie diesem Antrag, so kann die Behandlung der parlamentarischen Initiative Salvioni, die eine Föderalisierung der Bewilligungspflicht verlangt, bis zum Vor- liegen des bundesratlichen Berichtes im Sinne des Postulates der Kommission ausgesetzt werden. Auch das beantragen wir Ihnen mit einem schriftlichen Bericht.
Herr Salvioni hat sich mit dieser Fristverlängerung einverstan- den erklärt, wenn antragsgemäss über die Standesinitiative Genf entschieden wird.
Die Kommission für Rechtsfragen hofft, dass mit diesen Anträ- gen im Gesamtinteresse rasch eine vernünftige, politisch kon- sensfähige Oeffnung der sachlich unbestrittenermassen weit- gehend überholten Bodenrechtsordnung für Personen im Ausland erreicht werden kann.
Ich bitte Sie deshalb, den Kommissionsanträgen zuzu- stimmen.
M. Reymond: La motion que j'ai proposée le 8 mars 1993 re- joint l'initiative du canton de Genève demandant l'abrogation totale de la lex Friedrich.
On a vu que le Conseil fédéral et la Commission des affaires juridiques sont d'accord d'entrer en matière, en procédant len- tement, par la nomination d'une commission d'étude, suivie bien sûr d'un rapport, puis d'une procédure de consultation et enfin, peut-être ou certainement, d'une proposition de modi- fier quelque peu des dispositions dépassées, lourdes et tra- cassières qui existent depuis plusieurs années.
Ma motion offre un volet supplémentaire: laisser aux cantons la liberté d'appliquer ou non la loi fédérale sur l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger. Après tout, je conçois tout à fait que des cantons - mon canton en tout cas ainsi que celui qui nous accueille durant cette session - puis- sent se passer de ces dispositions légales, d'une autre épo- que, alors qu'ailleurs en Suisse on voudrait maintenir les re- strictions et l'administration existantes. Cela ne me choque nullement si les sensibilités varient d'un endroit à l'autre de no- tre pays, pourvu qu'on laisse la liberté à ceux qui la désirent, parce que cette liberté correspond à leur pensée profonde, à leur ouverture sur l'étranger et aussi, il ne faut pas le cacher, à leur besoin impérieux - je dis bien impérieux - et urgent de trouver quelque moyen de sortir de la crise économique et de faire diminuer le nombre des chômeurs. Ainsi donc, je suis persuadé qu'il est nécessaire d'abroger au plus vite et totale- ment, dans mon canton et dans celui qui nous reçoit pour cette session, la lex Friedrich.
Pour avoir l'appliquée dans le canton de Vaud, à travers la commission chargée d'examiner les requêtes des étrangers, personnes physiques et morales, je suis frappé par ce que j'ai pu lire ces derniers temps au sujet de ce texte légal. Je rap- pelle que le but de cette loi est de prévenir l'emprise étrangère sur le sol suisse. Pour cela, toute acquisition est soumise à au- torisation, avec droit de recours cantonal et fédéral, et l'autori- sation ne peut être consentie qu'à des conditions bien préci- ses, compliquées, tracassières. Par exemple, pour une rési- dence principale, la surface de la parcelle ne doit pas dépas- ser 1000 mètres carrés, et celle de plancher ne doit pas être supérieure à 200 mètres carrés. Pour une résidence se- condaire, le plancher ne doit pas excéder 100 mètres carrés,
et l'acquéreur doit prouver qu'il entretient des relations régu- lières - de simples vacances ne suffisent pas - avec le lieu où se trouve l'immeuble.
En ce qui concerne les achats par les entreprises, la surface ne doit pas excéder ce qu'exige l'exploitation même de l'entre- prise au jour où elle s'installe dans le pays. Il n'y a pas de ré- serve de place ou de terrain possible pour un développement futur. Avec de telles conditions, les entreprises choisissent d'autres pays d'implantation. On en a même vu une, récem- ment, qui a quitté la Suisse, faisant ainsi disparaître plusieurs dizaines d'emplois, simplement parce que son directeur s'était vu refuser l'achat d'une villa dont la parcelle dépassait de peu 1000 mètres carrés. Bref, les restrictions et les condi- tions posées en cas d'autorisation sont démesurées. Les pro- cédures sont longues, décourageantes, parfois vexantes pour bien des étrangers habitant notre pays ou habitués à venir de l'étranger pour y passer leur séjour.
Aujourd'hui, les arguments ne manquent pas pour mettre fin à ce régime xénophobe, qu'il s'agisse des appels à la dérégle- mentation de l'économie, des appels à l'ouverture sur l'Eu- rope, des appels à la situation économique avec son long cor- tège de chômeurs.
S'il a déclaré ne pas être opposé au principe, d'après ce que j'ai pu lire dans la presse et dans le rapport de la commission, le Conseil fédéral l'a assorti de restrictions et de temporisa- tions telles que la législation semble en tout cas assurée de vi- vre encore plusieurs générations. Les quelques gestes, sous forme d'allègements, dont on a entendu parler, sont en effet dérisoires. Il s'agit de détails qui rendraient l'application un peu moins tracassière, certes, mais qui nécessiteraient néan- moins chaque fois l'ouverture d'un dossier d'examen admini- stratif disproportionné et coûteux. En particulier, le gouverne- ment, malgré la pression de la Commission des affaires juridi- ques, se refuse à toucher au noyau dur de la loi, le contingen- tement d'une part et l'interdiction des purs placements de ca- pitaux d'autre part.
Deux raisons majeures sont avancées: primo, le contrôle de l'aménagement du territoire; secundo, la prise en compte de facteurs sociaux, culturels et psychologiques. Ces deux rai- sons rejoignent en réalité la crainte que le bradage du sol na- tional ne redevienne un slogan à la mode. Or, ce ne sont pas là de bonnes raisons. L'aménagement du territoire, c'est le pro- blème, réel, des volets fermés durant onze mois par an, ce qui n'embellit pas nos stations touristiques, mais cela est-il dû seulement aux résidences secondaires en mains étrangères? Bien sûr que non! Les Suisses sont propriétaires de 80 pour cent des résidences secondaires.
Quant au nombre d'acquisitions par des étrangers, s'il a at- teint 1833 cas en 1992 alors qu'il n'y en avait que 1113 en 1991, il faut se souvenir qu'il y en avait 5950 en 1980 et que les contingents ont été réduits de plus de 3000 à moins de 2000 unités entre 1980 et 1989. De plus, les étrangers proprié- taires qui vendent leur résidence secondaire après dix ou vingt ans ne peuvent le faire qu'à des Suisses. Or, la statistique n'a jamais tenu compte de ce retour de propriété en mains indigè- nes. D'ailleurs, lorsqu'on sait que 80 pour cent de ces résiden- ces secondaires sont en mains suisses, nous posons la ques- tion: les stations valaisannes ou vaudoises craignent-elles vraiment plus l'invasion dans leurs résidences secondaires des Italiens que celle des Lausannois, des Bâlois ou des Ge- nevois? Et nos amis grisons, tremblent-ils vraiment à la pers- pective d'accueillir des Allemands dans leurs résidences se- condaires alors qu'ils jubileraient à l'arrivée des Zurichois?
Toute cette question des volets clos et des stores baissés, que je comprends et que personnellement je n'aime pas non plus, relève uniquement des règles sur l'aménagement du territoire. La nationalité de l'acquéreur ou du constructeur est ici sans importance. Or, c'est aux cantons et aux communes qu'in- combent les mesures concrètes, en matière d'aménagement du territoire pour les premiers, en matière d'évitement de constructions désordonnées destinées à des volets clos onze mois sur douze pour les secondes. Que ces logements de va- cances soient destinés à des Suisses ou à des étrangers ne change rien aux excès éventuels de la parahôtellerie. D'ail- leurs, lorsqu'ils le veulent, cantons et communes ne se privent
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pas de prendre des mesures adéquates. Pensez par exemple à Zermatt, ce haut lieu de vacances et de résidences secondai- res, où la construction de ces dernières a tout simplement été stoppée depuis plusieurs années, précisément parce que l'autorité locale estimait qu'il y avait assez de volets clos et qu'elle n'en voulait pas davantage.
A ce noyau dur que le Conseil fédéral ne veut pas toucher et qui concerne les résidences secondaires qu'il persiste à vou- loir contingenter, il reste le placement pur et simple de capi- taux que l'autorité persiste aussi à vouloir prohiber. Qu'est-ce que le placement de capitaux prohibé au sens de la lex Friedrich? C'est l'achat qui n'est pas lié à un besoin immédiat, d'un acheteur pour lui-même, c'est-à-dire que l'immeuble ne peut pas être acquis au sens de la loi s'il est mis totalement ou partiellement en location. De même pour les entreprises, toute réserve de développement futur est exclue. Eh bien, la Suisse interdit cela et j'affirme qu'une telle interdiction n'est pas rai- sonnable, elle est même contre-productive. D'abord, quel est le pays qui refuse aussi systématiquement que nous les inves- tisseurs étrangers dans le secteur de l'immobilier? A part la Suisse, je n'en vois vraiment point. J'ajoute que dans les cir- constances actuelles, où le marché immobilier est sinistré à Genève et en Suisse romande, une ouverture immédiate par arrêté fédéral urgent, mettant fin de suite et pour deux ans seu- lement à la lex Friedrich, serait un moyen de sauver quelques entreprises et beaucoup de places de travail. Ce n'est pas dans 12 ou 18 mois qu'il faudra agir, c'est immédiatement.
Y a-t-il un risque d'invasion des propriétaires étrangers sur le sol et sur l'immobilier helvétiques? A cette question, on peut répondre négativement. D'abord, cette invasion n'a jamais eu lieu et pour cause. Hormis la sécurité juridique du droit de pro- priété, qui est encore quelque chose dans notre pays, les pla- cements immobiliers en Suisse ont toujours présenté un faible intérêt. Les terrains et la construction sont chers. Les frais gre- vant les transactions atteignent des sommets. Les prescrip- tions régissant la construction et la location sont parfois inextri- cables. De plus, les éventuels investisseurs peuvent obtenir de leurs immeubles jusqu'à 9 pour cent de rendement brut dans les pays de la Communauté économique, mais guère plus de 4 à 5 pour cent en Suisse. Vraiment, il n'y a, au- jourd'hui comme hier, aucun risque d'une invasion d'investis- sements étrangers sous forme de placements de capitaux dans l'immobilier de notre pays.
A côté du risque d'invasion exprimé en nombre d'étrangers pro- priétaires ou de mètres carrés en mains étrangères, dont nous venons de voir qu'il est inexistant, il se pose la question du ris- que de reprise de la surchauffe et de la folie des prix des années 1988 à 1990, de sinistre mémoire, en cas d'ouverture du marché aux étrangers. Sur ce plan-là, il convient de relever que les em- ballements et les excès constatés et dénoncés ont été le fait uni- que, exclusif des Suisses, les étrangers n'y ont pas joué le moin- dre soupçon de rôle, pour la simple et bonne raison que la lex Friedrich était en vigueur et que le placement de fonds des étrangers était prohibé dans ce secteur. Il n'est donc vraiment pas honnête aujourd'hui, lorsque toute la Suisse romande de- mande l'abrogation pure et simple de la lex Friedrich, de brandir l'épouvantail de la spéculation-comme ne l'a pas fait le Conseil fédéral, je le précise, mais je l'ai lu quelque part-, qui a été le fait des Suisses et de personne d'autre.
Enfin, j'aimerais dire encore que la Suisse abrite en perma- nence 20 pour cent d'étrangers. Pourquoi serait-il choquant qu'une certaine proportion de nos immeubles locatifs - je n'irai même pas jusqu'à 20 pour cent - soit la propriété d'étrangers, même des immeubles locatifs de rapport? Cela est d'autant plus vrai et nécessaire que notre pays est un peu- ple de locataires. Nulle part ailleurs dans les pays à économie de marché, il n'y a si peu de propriétaires. Nous avons chez nous une concentration de la propriété immobilière dans peu de mains. Cela a même donné lieu, Monsieur le Conseiller fé- déral, à un arrêté fédéral urgent qui voulait empêcher cette concentration. Nous n'avons donc vraiment rien à craindre d'une ouverture de ce marché aux étrangers, nous pouvons même affirmer que si le nombre de propriétaires suisses et étrangers réunis était plus grand, le marché serait et aurait été plus stable, plus réaliste et moins spéculatif.
Pour terminer, je ferai deux commentaires sur la motion et le postulat proposés par notre Commission des affaires juridi- ques, que je vais bien sûr soutenir, car ils vont dans le bon sens, dans la bonne direction, mais, à mes yeux pas assez loin. J'aimerais dire, d'abord, au sujet de la motion que la vo- lonté de limiter le régime de l'autorisation au noyau dur, repré- senté par les purs placements de capitaux et l'achat de rési- dences secondaires, est en fait une illusion de procédure qui a été démontrée par le passage successif de la lex von Moos à la lex Furgler puis à la lex Friedrich. L'examen des dossiers exige, en effet, de passer par une procédure qui, dans chaque cas, devra prouver le besoin propre. Dès lors, par sa motion, la commission démontre, elle-même, qu'elle ne veut pas dépas- ser, qu'elle ne veut pas toucher au noyau dur de la loi, ce qui aura inévitablement pour conséquence - tous ceux qui prati- quent, aujourd'hui, la lex Friedrich vous le diront - de mainte- nir dans tous les cas des procédures administratives qui sont très longues, très tracassières et sclérosantes.
Quant au postulat de la commission, il confirme le fait que ce sont des mesures d'aménagement du territoire qui résoudront le problème des volets clos et des stores baissés. Même si les dossiers en question ou si le problème en question relève de la compétence des cantons et des communes, je voterai le postulat de la commission parce qu'il me paraît reconnaître que la solution n'est pas dans la lex Friedrich, mais bel et bien dans des mesures d'aménagement du territoire.
Pour toutes ces raisons, je considère que ma motion rejoint tout à fait l'initiative du canton de Genève tout en offrant au législateur la possibilité de laisser aux cantons la liberté de dé- cider de l'application d'une loi qui, aujourd'hui, va à l'encontre de la déréglementation, de l'ouverture sur le monde et de nos intérêts économiques, en tout cas en Suisse romande, les plus évidents.
Je vous demande donc de soutenir ma motion.
Küchler: Wir haben es gehört: Es gibt in der Tat valable Gründe, die für eine sofortige und ersatzlose Aufhebung der Lex Friedrich sprechen: Eine Gesetzgebung, die der Inländer- gleichbehandlung zuwiderläuft und auf das diskriminierende Kriterium der Nationalität abstellt, passt an und für sich schlecht in ein sich integrierendes Europa. Sie bringt uns auch immer wieder in Konflikt mit Niederlassungsverträgen, welche die Schweiz ja mit fast allen europäischen Ländern abge- schlossen hat. Es ist auch nicht gerade einsichtig, dass wir Ausländern Rechte nicht zugestehen wollen, die wir für uns selber ohne weiteres als selbstverständlich beanspruchen. Es darf doch nicht sein, dass beispielsweise die Italiener oder Franzosen Schweizern verwehren, in der Toskana, im Pie- mont, in der Provence oder in der Ardèche mit «harten Fran- ken» einen Ferienwohnsitz zu kaufen. Angesichts der gerade in der Westschweiz - vor allem in Genf und im Unterwallis - hohen Arbeitslosigkeit, aber auch der desolaten Lage der Bau- und Immobilienwirtschaft wäre es willkommen, wenn ausländische Personenunternehmungen in die klaffende Nachfragelücke springen könnten.
Aus all diesen Gründen ist die Versuchung tatsächlich gross, dem Kanton Genf - der uns ja für diese Session grosszügiger- weise Gastrecht gewährt -, der die sofortige Aufhebung der Lex Friedrich verlangt, zu entsprechen.
Doch gibt es ebenso genügend gute, vor allem auch wirt- schaftliche Gründe, die gegen die sofortige Aufhebung der Lex Friedrich sprechen. Als Vertreter eines Tourismus- und Bergkantons möchte ich folgende Gründe in den Vordergrund rücken:
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den Bau- und Immobilienwirtschaft willkommene Impulse ge- geben werden. Wenn man sich aber vor Augen hält, dass bei uns in den Berg- und Tourismusregionen die Parahotellerie im Vergleich zur eigentlichen klassischen Hotellerie weniger be- schäftigungswirksam, weniger einkommenswirksam ist, weni- ger haushälterisch mit dem Boden umgeht, den Standortge- meinden höhere Kosten für eine weniger gleichmässig ausge- lastete Infrastruktur auferlegt und schliesslich einen qualitativ weniger hochstehenden Tourismus begünstigt, so ist die kon- trollierte Oeffnung der Lex Friedrich mittelfristig eindeutig vor- zuziehen. Sie entspricht denn auch dem Leitbild der Förde- rung des umweltverträglichen Qualitätstourismus besser.
Mit der sofortigen «Oeffnung der Schleusen» für die Parahotel- lerie laufen wir in unseren Berg- und Tourismusgebieten Ge- fahr, intakte und vor allem attraktive Landschaften auf dem Al- tar kurzfristiger und partikulärer Interessen unwiderruflich zu opfern. Gerade diese Irreversibilität des Bodens muss uns doch zur Vorsicht mahnen. Der Boden als nicht vermehrbares Gut legt uns eine langfristige Sichtweise auf, dies auch im In- teresse der kommenden Generationen. Wir sind schliesslich verpflichtet, diesen Gestaltungsräume offenzuhalten. Das müssen wir bedenken, bevor wir in der heutigen rezessiven Phase dem «Reiz des raschen Geldes» erliegen.
Kurzum, wenn wir die Nachfrage des Auslandes nach schwei- zerischen Immobilien einschätzen wollen, bewegen wir uns nicht mehr auf sicherem Boden, sondern in einem Meer von lauter Ungewissheiten. In dieser ungewissen Situation sind wir gut beraten, wenn wir uns auf eine pragmatische Navigations- hilfe verlassen und zuerst mit einer gelockerten Lex Friedrich Erfahrungen sammeln, bevor wir das Kind mit dem Bad aus- schütten. Wenn wir positive Erfahrungen damit machen, kön- nen wir die Lex Friedrich immer noch in einer zweiten Etappe ganz aufheben.
Ich erinnere bloss an die damaligen Aengste weiter Bevölke- rungskreise unter den Stichworten: Ueberfremdung, Ausver- kauf der Heimat, Verlust der nationalen Identität usw. Solche Aengste schlummern tief, und solche Aengste wären sehr, sehr rasch wieder geweckt. Auch unter diesem Aspekt drängt sich meines Erachtens ein pragmatisches, schrittweises Vor- gehen auf.
Aus all diesen Ueberlegungen bin ich also für ein schrittweises Vorgehen gemäss dem Antrag unserer vorberatenden Kom- mission - d. h. für eine sofortige Lex Koller, eine Lex Koller, die den heutigen und künftigen Bedürfnissen optimal Rechnung trägt - und gleichzeitig für ein möglichst rasches Vorgehen, für einen möglichst raschen Bericht des Bundesrates im Sinne des Postulates unserer Kommission.
Ich beantrage Ihnen aus diesen Gründen, die Motion von Kol- lege Reymond abzulehnen.
M. Coutau: Il n'est vraiment pas étonnant que l'initiative que nous traitons aujourd'hui, et qui demande l'abrogation de la lex Friedrich, émane du canton de Genève.
Ici, le marché immobilier est moribond. M. Reymond le traitait de sinistré; l'un vaut l'autre. Tout ce qui empêche le redémar- rage des opérations immobilières, normales, saines et néces- saires, est considéré comme un non-sens. Or, la lex Friedrich est une entrave à la reprise de ce marché. Certes, l'écroule- ment du marché immobilier genevois ne provient pas de cette seule disposition législative. D'abord, il y a le prix, il faut le re- connaître, des excès enregistrés précédemment. La sanction a pris la forme de la hausse brutale des taux hypothécaires, mais les arrêtés fédéraux urgents sur les ventes immobilières sont venus de surcroît, tardivement et inutilement à mes yeux, assommer ce qui restait encore et ce qui résistait sur ce marché.
C'est sur cette toile de fond que la lex Friedrich est aujourd'hui ressentie dans ce canton comme un blocage dissuasif et tota- lement intempestif. Il l'est d'autant plus que cette loi, ici, dans ce canton, a toujours provoqué de grosses difficultés d'appli- cation, en raison de la complexité de ses dispositions. D'abord, en raison de la forte population étrangère, souvent de passage et qui, elle, est habituée, plus que les Genevois peut-être, à l'acquisition de son logement. Ensuite, parce que l'histoire immobilière genevoise a traditionnellement été mar- quée par l'investissement étranger, et ceci ne date pas d'hier, cela date en tout cas du XVIIe siècle. En outre, par la concen- tration des représentations diplomatiques et par la présence d'un très grand nombre de sièges de sociétés multinationales, le besoin de propriété est aussi renforcé. Enfin, dans le do- maine industriel et commercial, les restrictions ont fait office de repoussoir et de dissuasion de l'investissement immobilier stable. J'insiste sur ce terme de stable.
Je ferai également une allusion au problème européen. En ef- fet, le canton de Genève a massivement adhéré à l'Espace économique européen, en votant à 80 pour cent en faveur de sa ratification, le 6 décembre 1992. Et l'argument selon lequel, grâce à Swisslex lié à l'Espace économique européen, la lex Friedrich serait en tout cas assouplie, sinon éliminée, n'a pas été le dernier des arguments qui ont poussé les Genevois à adopter l'Espace économique européen. C'est la raison pour laquelle le rejet de cet Espace économique européen a provo- qué une profonde déception dans notre population, et très spécifiquement sur les effets que cela avait sur l'abandon de cet assouplissement de la lex Friedrich.
On peut se demander d'ailleurs, Monsieur le Conseiller fédé- ral, comment il est possible que, dans ce qui était la suite d'Eu- rolex, c'est-à-dire le paquet Swisslex, la lex Friedrich ait sim- plement été oubliée, et qu'on n'ait pas voulu adopter, avec les autres modifications de notre législation, également la modifi-
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cation portant sur l'acquisition d'immeubles par des person- nes domiciliées à l'étranger.
Le marché immobilier commercial, sur lequel se fonde l'inves- tissement professionnel, conduirait, s'il était réanimé par l'abandon de la lex Friedrich, à un important investissement lo- cal. Et cela, une fois encore, est tout à fait souhaitable, car il est bon que nous puissions tirer parti des avantages que les in- vestisseurs étrangers voient dans la situation suisse, c'est-à- dire la stabilité monétaire, la stabilité politique, la douceur du paysage, la dimension restreinte de nos agglomérations, la qualité de nos infrastructures. Il y a là effectivement, comme l'a dit M. Reymond, un élément de revitalisation de notre écono- mie, de déréglementation et de compatibilité européenne. En ce qui me concerne, j'ai été déçu par la timidité des propo- sitions initiales du Conseil fédéral. Je pense qu'effectivement le danger d'invasion n'est plus ce qu'il a pu être à d'autres épo- ques, et ceci pour une longue période. Je pense que la de- mande étrangère ne peut pas être considérée comme poten- tiellement excessive.
Nous avons donc voulu, en commission, contrairement aux propositions initiales du Conseil fédéral, donner formellement suite à l'initiative du canton de Genève. C'était montrer notre volonté d'accélérer la procédure d'allègement. D'ailleurs on peut se demander, Monsieur le Conseiller fédéral, si ce que vous prévoyez comme procédure de consultation, pour les quelques allègements que vous envisagez, est véritablement nécessaire, tant l'avis des uns et des autres est aujourd'hui très largement connu. Et puis, je crois qu'à Berne, comme dans les cantons, les fonctionnaires chargés de l'application de cette loi auraient d'autres missions à remplir qui seraient autrement plus profitables à l'ensemble de notre économie, plutôt que de se casser la tête sur des cas d'application diffici- les à résoudre, ainsi que sur des recours compliqués et longs dans leur procédure.
Je me suis finalement rallié à l'unanimité de la commission, précisément parce que la commission était unanime et qu'elle a imposé au Conseil fédéral un certain nombre de demandes qui allaient au-delà de ses propositions initiales. D'abord, comme l'a souligné le président de la commission, la commis- sion a imposé des délais contraignants au Conseil fédéral. Personnellement, je considère ces délais comme un maxi- mum, et je considérerais comme tout à fait possible qu'ils soient raccourcis. Ensuite, sur le fond, nous avons élargi la de- mande de modification que le Conseil fédéral avait envisagée spontanément. C'est la raison pour laquelle, finalement, je me suis rallié à cette unanimité.
Il s'agissait, évidemment, de tenir compte des avis diver- gents - nous venons d'entendre M. Küchler à cet égard - se- lon lesquels ce serait mettre en péril, par une abrogation im- médiate, les possibilités d'assouplissement qu'une grande majorité reconnaît comme nécessaire. Mais la nécessité d'al- ler vite est impérative. Il convient donc de donner suite à l'initia- tive du canton de Genève. Fautes de grives, mangeons des merles.
Mais, à mes yeux, il ne me semble pas qu'approuver les conclusions de la commission soit incompatible avec le sou- tien de la motion Reymond. J'estime qu'il n'y a pas d'incompa- tibilité, car cette motion, par l'encouragement qu'elle donne au Conseil fédéral, est de nature à renforcer encore les inten- tions d'allègement que le Conseil fédéral se propose de pré- senter dans un avenir que j'espère aussi proche que possible. C'est la raison pour laquelle, en ce qui me concerne, je sou- tiendrai à la fois les conclusion de la commission et la motion Reymond, de façon que, véritablement, il y ait une volonté poli- tique indéniable qui se manifeste pour que l'allègement pro- posé et envisagé, et attendu avec impatience, soit substantiel. C'est dans ce sens que je vous prie de suivre cette motion et les propositions présentées.
Frau Meier Josi: Es war ein Ansturm von Fluchtkapitalien, der seinerzeit den schweizerischen Immobilienmarkt überflutete, die Landpreise für Einheimische in die Höhe trieb und indirekt eine rapide Veränderung unserer Landschaften bewirkte, was wiederum grosse Belastungen für die Infrastruktur zur Folge hatte. Das bewirkte eine scharfe politische Reaktion: die Lex
von Moos. Es war aber entgegen vielen Annahmen nicht die- ses Gesetz, das von den Kantonen übrigens sehr unterschied- lich angewandt wurde und wird, sondern die Aenderung aus- ländischer Steuergesetzgebungen, welche der Kapitalflucht in die Schweiz später den Riegel vorschob.
Schon damals wurde zu Recht festgestellt, dass der Begriff «Ausverkauf der Heimat» einen falschen Eindruck vermitteln kann. Das den Ausländern verkaufte Land verschwindet ja nicht ins Ausland; es bleibt dort, wo es immer war, nämlich in der Schweiz. Es ist auch falsch, die Ausländer hier zu Sünden- böcken stempeln zu wollen. Das Land wurde ihnen in aller Re- gel von Schweizern verkauft Es waren seither auch zu vier Fünfteln Schweizer, welche mit Zweitwohnungen die Land- schaft veränderten und teilweise verfremdeten. Den damit ge- schaffenen Problemen haben wir - hier hat Kollege Reymond sicher recht - vorab mit Raumplanungs-, eventuell auch mit anderen Bodenrechtsmassnahmen beizukommen. Die bishe- rigen Massnahmen der Lex mit dem wandelbaren Namen kön- nen das Problem nicht lösen; wir wissen das heute.
Eurolex sah angesichts der kulturellen Probleme eine fünfjäh- rige Frist für Ersatzregelungen vor. Was wir mit den heutigen Kommissionsvorstössen beabsichtigen - ich stehe hier voll hinter all dem, was der Kommissionspräsident sagte -, ist ein noch schnelleres Vorgehen beim Umpolen der Massnahmen, als es eigentlich in Eurolex vorgesehen war. Dabei sollen diese Massnahmen auf die Entwicklungsbedürfnisse von Berggegenden und den Kapitalbedarf von Städten wie Genf sowie auf die kulturellen Bedürfnisse der schützenswerten Landschaften gleicherweise Rücksicht nehmen.
Ich empfehle Ihnen daher die Ueberweisung beider Kommis- sionsvorstösse, die, so meine ich, auch die Anliegen von Kol- lege Reymond zu einem guten Teil berücksichtigen. Aller- dings glaube ich auch, dass man seine Motion gleichzeitig un- terstützen kann, obwohl ich mir vorstelle, dass der Bundesrat wahrscheinlich eine Umwandlung in ein Postulat verlangen wird.
M. Delalay: J'avoue que j'ai quelque peine à saisir toutes les subtilités que le rapporteur de la commission nous a présen- tées aujourd'hui dans son rapport. Je m'explique.
Au mois de juin 1993, la commission déclare donner en prin- cipe suite à l'initiative du canton de Genève et elle a de très bonnes raisons pour le faire, puisqu'elle fait état du projet Eu- rolex qui avait prévu l'abrogation de la lex Friedrich. Elle men- tionne la situation difficile dans le domaine immobilier, le fait que les contingents ne sont pas partout épuisés en Suisse et qu'il n'y a, par conséquent, pas de danger dans l'abrogation de la lex Friedrich. Elle relève également que les investisse- ments en Suisse ne sont plus très attractifs et, finalement, que les cantons gardent toute liberté pour prendre des mesures destinées à limiter la vente d'immeubles aux étrangers. J'ai re- levé toute cette argumentation dans le rapport de la commis- sion lors de la séance du mois de juin 1993.
Or, après ces déclarations d'intention très précises, en sep- tembre 1993, à la suite du rapport du Conseil fédéral, la com- mission décide tout à coup de ne pas donner suite à l'initiative du canton de Genève ou, du moins, de n'y donner suite que partiellement et dépose simultanément une motion et un pos- tulat de la commission, allant dans le sens d'une réflexion plus prolongée en ce qui concerne l'abrogation et prévoyant une suppression de la lex Friedrich par étapes avec un remplace- ment simultané par d'autres dispositions relatives à l'aména- gement du territoire. J'ai donc une raison d'élever quelques commentaires devant ce qui m'apparaît comme une sorte de contradiction.
Mais j'ai une deuxième raison d'être préoccupé par l'argu- mentation présentée dans le rapport écrit de la commission. En effet, on dit au bas de la page 2, parlant de la nécessité de soumettre au Parlement jusqu'en mai 1994 au plus tard un projet pour une révision rapide de la loi sur l'acquisition d'im- meubles par des personnes à l'étranger: «L'assujettissement au régime de l'autorisation devra en principe être limité au pur placement de capitaux ainsi qu'à l'acquisition de résidences secondaires, de logements de vacances ou d'objets analogues, .... » Un peu plus loin dans ce même rapport, à la
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page 3, tout près de la conclusion: «Dans ce contexte, on tien- dra compte, en particulier, des intérêts des régions de monta- gne, des besoins de l'économie, de l'industrie et du secteur fi- nancier ainsi que des obligations internationales de la Suisse.»
Je vois dans ces déclarations d'intention également une contradiction: d'une part, l'assujettissement à l'autorisation devrait être limité - donc, j'interprète aussi: devrait être mainte- nue - pour le placement de capitaux et l'acquisition de rési- dences secondaires et de logements de vacances. Puis arrive, d'autre part, à la dernière page, la vague promesse de prendre en compte l'intérêt des régions de montagne, de l'économie, de l'industrie et du secteur financier. Avouez que ça fait beau- coup de monde pour que la promesse puisse être prise vrai- ment au sérieux. D'où ma première question: y aurait-il volonté d'une déréglementation et d'une revitalisation à deux vitesses, c'est-à-dire l'une pour l'industrie, et, par conséquent, plus pré- cisément pour le Plateau suisse, et l'autre pour les régions tou- ristiques?
Quelqu'un a écrit que la lex Friedrich est la loi la plus hypocrite de notre pays. Il s'expliquait en disant que n'importe quel étranger peut acquérir des actions de société jusqu'au point de la dominer économiquement, mais un étranger ne peut pas sans autorisation acheter un appartement de vacances ou, si l'autorisation lui est délivrée, encore faut-il que cet apparte- ment ait moins de 100 mètres carrés. Je vous pose la ques- tion: est-il plus dangereux pour notre indépendance nationale de dominer une société commerciale ou de détenir un appar- tement de vacances? D'où ma question précise à M. Koller, conseiller fédéral - et je sais qu'il va y répondre: quelles sont fi- nalement les intentions du Conseil fédéral quant au rythme d'abrogation de la lex Friedrich et, surtout, quant aux possibili- tés données aux cantons d'un retour à des contingents plus élevés que ceux que nous connaissons aujourd'hui, et qui per- mettent soit de compenser les contingents qui n'ont pas été utilisés à un certain moment par certaines régions, ou alors qui serviront à compenser des contingents qui ne sont pas utilisés dans d'autres régions?
J'espère que vous comprenez, Monsieur le Conseiller fédéral, le ballon d'oxygène que vous pourriez donner de la sorte à des régions qui souffrent durement du chômage, et cela, sans qu'il n'en coûte quoi que ce soit à la Confédération. Au contraire, l'intérêt de la Confédération est d'améliorer ses recettes fisca- les et cela grâce à une économie qui fonctionne correctement. A une époque où le chômage est le problème Nº1 de notre pays, il est dans notre intérêt d'écarter tout fondamentalisme nationaliste pour nous ouvrir par notre législation et abroger des mesures qui nous placent d'ailleurs hors jeu dans nos re- lations avec nos voisins.
Des assurances que vous pourrez me donner, Monsieur le Conseiller fédéral, sur les questions posées, je déterminerai ma position quant aux propositions de la commission, à l'ini- tiative du canton de Genève et à la motion Reymond, et je vous remercie d'ores et déjà des réponses que vous pourrez me donner au terme de ce débat.
Gadient: Bereits drei Bundesräte hatten die Ehre, der heute zur Diskussion stehenden Gesetzesmaterie ihren Namen zu geben, und der vierte ist auf dem besten Wege dazu. Vielleicht könnte man das übernächste Mal dann anstelle eines Bundes- rates den Kommissionspräsidenten nennen, dies in Anbe- tracht des parlamentarischen Beitrages, und zumal Herr Bun- desrat Koller kaum Wert auf den Eintrag in das Guinness-Buch der Nomenklatura der Lex legen dürfte.
In einer dringlichen Interpellation habe ich in der Sommerses- sion 1992 auf gravierende Ungereimtheiten in der Anwendung und auf die krass unterschiedliche Vollzugstreue der Kantone hingewiesen (AB 1992 S 478). Aufmerksam habe ich dabei auf den so problematischen Tatbestand gemacht, den der Kom- missionspräsident heute erwähnt hat. Demgemäss hat der Bundesrat - unter dem Druck angedrohter italienischer Retor- sionsmassnahmen und der Ankündigung Italiens, ein interna- tionales Schiedsgericht anzurufen - der Bündner Regierung nahelegt, die hängigen Verfahren durch Vergleiche zu erledi- gen und von der Vollstreckung der rechtskräftigen Zivilurteile
des Bundesgerichtes gegenüber drei ausländisch beherrsch- ten Immobiliengesellschaften abzusehen.
Dazu schrieb damals die «NZZ»: «Der Vorgang ist in den Au- gen des Normalbürgers erschütternd. So komplex die Um- stände und die Beweggründe des Bundesrates im einzelnen sein mögen, die Tatsache, dass die politische Exekutive in den klaren und mehrfach bestätigten rechtlichen Befund des ober- sten Gerichts bzw. in dessen Vollzug eingreift, ist gegeben und auch mit Hinweisen auf zuvor lange nicht angerufene in- ternationale Abkommen nicht wegzupolieren.»
Es ist in der Tat an der Zeit, dass die erforderlichen Korrekturen im Gesetz selber gemacht werden. Eine völlige Aufhebung des Erlasses dürfte mit den innenpolitischen Rahmenbedin- gungen sowie dem emotionsgeladenen Umfeld in dieser Ma- terie kaum vereinbar und in Einklang zu bringen sein, dürfte auch kaum nötig sein. Gerechtfertigt sind dabei allerdings die von der Kommission in der Motion formulierten Leitplanken.
Offensichtlich hatten das Eidgenössische Justiz- und Polizei- departement und der Bundesrat seinerzeit die staatsvertragli- chen Verpflichtungen unterschätzt. Die Frage der Konformität des Bundesgesetzes vom 16. Dezember 1983 über den Er- werb von Grundstücken durch Personen im Ausland sei nicht neu, hat der Bundesrat der Bündner Regierung gegenüber er- klärt; seine diesbezüglichen Bedenken habe er bereits in der Ausarbeitungsphase des Gesetzes vorgebracht. Wenn sich der schweizerische Gesetzgeber - so der Bundesrat - trotz- dem entschloss, den bewilligungsfreien Erwerb von Grund- stücken vom Recht auf Niederlassung in der Schweiz abhän- gig zu machen und damit Ausländer gegenüber Ausland- schweizern zu diskriminieren, so geschah dies im Bewusst- sein, dass eine solche Regelung mit völkerrechtlichen Ver- pflichtungen der Schweiz im Widerspruch steht. So weit die bundesrätliche Stellungnahme, welche grosszügig über die Botschaft vom 19. November 1969 zur Verlängerung des sei- nerzeitigen Bundesbeschlusses hinweggeht. Dort bestätigte der Bundesrat ausdrücklich - lange vor Ihrer Amtszeit, Herr Bundesrat Koller -, dass die Auslandschweizer in einer völker- rechtlich gerade noch vertretbaren Form von der Bewilli- gungspflicht ausgenommen werden können. Bei diesem Prin- zip blieb es auch beim neuen Erlass zu Beginn der achtziger Jahre.
Das Bundesgericht hat dies im Jahre 1986 festgestellt: «Mit Bezug auf den Bewilligungsbeschluss steht jedoch fest, dass sich der Bundesgesetzgeber der möglichen Verletzung von in- ternationalem Recht bewusst war und dies in Kauf genommen hat. Das Bundesgericht ist daher nach Artikel 113 Absatz 3 Bundesverfassung gehalten, diesen Erlass anzuwenden.» (BGE 112 || 13) Diese Praxis wurde bestätigt und sogar in der Vernehmlassung von 1991 seitens des Bundesamtes für Ju- stiz als massgeblich bezeichnet. In der Antwort auf die parla- mentarischen Vorstosse von Nationalrat Gianfranco Cotti hat der Bundesrat Ende 1990 geantwortet, dass weder eine dies- bezügliche Aenderung der Lex Friedrich notwendig noch eine Amnestie für die Engadiner Fälle opportun sei.
Dann kam die fatale Wende, die Anweisung an die Bündner Regierung, rechtskräftige Zivilurteile des Bundesgerichtes nicht zu vollstrecken.
Das Vorgehen des Bundesrates in dieser Sache musste um so mehr berühren, als sich ja andere Kantone - auch das muss hier fairerweise gesagt werden - bei der Anwendung der Lex Friedrich nicht annähernd so kooperativ verhalten hatten wie der in der dargelegten Sache vom Bundesrat zurechtgewie- sene Kanton Graubünden.
Bei der Vorbereitung der Lex Friedrich, an der ich seinerzeit beteiligt war, hatte das Bundesamt für Justiz mitgeteilt, dass im Kanton Wallis im damaligen Zeitpunkt 20 000 Bewilligun- gen mit Auflagen erteilt worden seien. Auf unsere Frage, wie die Ueberprüfung der Einhaltung dieser Auflagen dann statt- finde, antwortete man: «Ueberhaupt nicht!> Geltend gemacht wurde dabei, die Walliser Regierung sehe sich ausserstande, das dafür erforderliche Personal freizumachen; ein stichpro- benweises Vorgehen halte sie für willkürlich. Auch so kann man es machen, und so ist es akzeptiert worden.
In Genf sollen damals in mehreren Fällen unter dem Titel «so- zialer Wohnungsbau» sogar Geschäftslokalitäten gebaut wor-
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den sein. Mit Erfolg verhinderte man dann bei der Revision der Lex, dass für die Bestimmung dessen, was unter dem Begriff «sozialer Wohnungsbau» zu verstehen sei, auf Bundesdefini- tionen abzustellen ist. Es blieb bei der Zuständigkeit der Kan- tone und den entsprechenden Interpretationsmöglichkeiten, die massgeblichen Voraussetzungen zu umschreiben - und damit auch bei den entsprechenden Unterschieden im Praxisalltag.
In der neuen Lex sind gestützt auf diese Erfahrungen unmiss- verständliche Tatbestände - das ist zu folgern - zu schaffen und alle Vorkehren zu treffen, die auch einen einheitlichen Voll- zug gewährleisten. Nach dem Konzept der Kommission soll die Regelung gemäss Eurolex-Vorlage übernommen werden; das ist ohne Zweifel gerechtfertigt. Daran führt ohnehin keine Assoziationsform vorbei.
Mit dem damit verbundenen Postulat will die Kommission für Rechtsfragen (RK) - anstelle der in der Eurolex vorgesehenen Uebergangsfrist - vom Bundesrat einen Bericht darüber, bis wann er die Lex durch andere gesetzgeberische Massnahmen zu ersetzen gedenke.
Ich meine, dass es hier nun besser ist - ich bitte den Bundes- rat, diesen Vorschlag im Rahmen des verlangten Berichts dann ebenfalls zu prüfen -, wenn der Erlass nur noch für eine bestimmte Frist, der Uebergangsfrist der Eurolex-Vorlage ent- sprechend, in Kraft bleibt. Die Kantone haben alsdann Gele- genheit und genügend Zeit, die von ihnen gewünschten Auf- fangmassnahmen vorzubereiten. Auf alle Fälle braucht man dazu keine neuen Bundeskompetenzen und keine neuen Bundesvorschriften. Es gibt Praxisbeispiele genug, die grei- fend sind und die durchaus dokumentieren, dass sogar die Gemeinden es bereits heute in der Hand haben, wirksamen Vorschub zu leisten, wenn sie ihn wirklich leisten wollen. Das Vorgehen der RK ermöglicht Ende des kommenden Jahres eine Lagebeurteilung; alsdann kann über das weitere Vorge- hen befunden werden. Es ist dabei nicht zu übersehen, dass sich die Verhältnisse in unserem Lande - das attestiere ich den Gegnern - durchaus grundlegend geändert haben.
Ergänzend zu dem, was gesagt worden ist, möchte ich nur noch darauf hinweisen, dass zum Beispiel die Zeit der Begren- zung der ausländischen Wohnbevölkerung - Sie erinnern sich alle noch: eine Million, hiess es damals - längst vorbei ist. Der Anteil beträgt heute 18 Prozent, in einzelnen Kantonen deut- lich mehr. Dutzende unserer Schweizer Unternehmen, altein- gesessene Firmen, sind unter ausländische Kontrolle geraten. Tausende von Arbeitsplätzen sind davon betroffen. Das sind volkswirtschaftliche und staatspolitische Konsequenzen, die ebensosehr ins Gewicht fallen. Wir haben seitens der Bergge- biete immer wieder auf diese Ungleichheiten und diese unge- rechte Entwicklung hingewiesen. Aber es ist uns gesagt wor- den, das sei unvermeidlich; unsere Industrie müsse sich in der Welt draussen behaupten und müsse die gleiche Standort- gunst auch im Ausland finden. Man riskiere Retorsion, wenn man das nicht entsprechend handhabe. Es wurde getan, der politische Druck war gross genug. Ich würde sagen: Die Not- wendigkeit war in hohem Masse dokumentiert.
Wenn ich die alteingesessenen Unternehmer erwähnt habe, dann erinnern Sie sich auch an die Namen Suchard, Tobler, Asea Brown Boveri, Hauptbeispiele für diesen Transfer. Schliesslich gilt es, mit Blick auf die sich anbahnende Integrati- onssituation natürlich jede Regelung zu vermeiden, die an- fechtbare Diskrimination schafft. Die Motion will das mit der entsprechenden Formulierung auch tun.
Obschon ich mich den Argumenten jener nicht verschliesse, die für eine Liquidation der Lex plädieren, meine ich aus den erwähnten Gründen, dass eine sehr beschränkte, zeitlich be- grenzte Vorlage - verbunden mit der Möglichkeit der Kantone, anschliessende Folgemassnahmen soweit örtlich erforderlich zu dekretieren - der realistischere Weg sei.
On. Salvioni: Intervengo perché ho firmato la mozione Rey- mond, e dopo l'evoluzione che ha avuto luogo alla commis- sione con la proposta dei due atti parlamentari, cioè la mo- zione ed il postulato, sono perplesso per quanto concerne il voto sulla mozione Reymond.
Sono infatti convinto che la legge Friedrich è nettamente sor- passata dagli eventi e che deve essere fortemente rimaneg- giata. Penso, tuttavia, che una sua abolizione totale comporte- rebbe degli aspetti negativi. Se ho firmato la mozione è perché, tutto sommato, se debbo fare un confronto tra l'aboli- zione della legge Friedrich o il suo mantenimento nella forma attuale, ritengo che gli aspetti negativi del suo mantenimento nella forma attuale siano preponderanti. E quindi, se dovessi essere posto di fronte alla scelta tra mantenere la legge Friedrich, così com'è, oppure abolirla, opterei certamente per abolirla.
Tuttavia, se esiste una possibilità intermedia nella direzione segnata dai due atti parlamentari della commissione, penso che la via mediana dovrebbe essere quella giusta.
Ora, il Consigliere federale Koller, nel dibattito alla commis- sione, ha praticamente fatto una promessa - se ho capito bene - che verrà molto presto, cioè probabilmente per la ses- sione primaverile o comunque per quella estiva del 1994, con delle proposte di modifica che vanno nel senso delle conside- razioni esposte qui da tutti coloro che hanno sostenuto l'inizia- tiva del Cantone di Ginevra e la mia iniziativa. Per, attualmente non sappiamo quali saranno le norme e quali saranno le pro- poste di questa modifica. E se io debbo basarmi sul criterio che era stato - credo - proferito dal federalista Madison negli Stati Uniti d'America, nel senso che le costituzioni devono es- sere costruite sulla base della diffidenza, perché se dovessimo costruirle sulla base della fiducia, non sarebbe nemmeno ne- cessario fare delle costituzioni, debbo concludere che voterò a favore della mozione Reymond, ritenendo che questo voto però è chiaramente condizionato dal fatto che se domani le proposte che verranno fatte dal Consiglio federale saranno - a mio giudizio - sufficienti, opterò per la soluzione proposta dal Consiglio federale. Cioè - a mio giudizio - si può votare la mo- zione Reymond, intesa ad abolire completamente la legge Friedrich, ma considerare questo voto come un voto condizio- nato in attesa delle proposte del Consiglio federale.
Ed era questa la dichiarazione che volevo fare perché restasse negli atti ufficiali e per spiegare anche una mia personale posi- zione, perché io personalmente credo che l'on. Koller pro- porrà delle modifiche che daranno ampia soddisfazione a co- loro che oggi chiedono questa ristrutturazione della legge im- portante, e a quel momento, evidentemente, si potrà rinun- ciare alla pretesa di un'abolizione totale, perché, come ho detto all'inizio, l'abolizione totale ha certi aspetti negativi che non si possono nemmeno ignorare.
In questo senso io dichiaro che voterò la mozione Reymond, tuttavia con la riserva di abbandonare questo appoggio al mo- mento in cui conoscerò le proposte che ci perverranno dal Consiglio federale.
Bisig: In der Botschaft vom 18. Mai 1992 zur Genehmigung des Abkommens über den Europäischen Wirtschaftsraum (92.052; Ziff. 7.52 Bst. c) schrieb der Bundesrat, dass Kantone und Gemeinden schon heute über wichtige raumplanerische Instrumente verfügten, um unerwünschte Auswirkungen in- folge der Marktöffnung bekämpfen zu können. In dieser Bezie- hung hat sich seit letztem Jahr nichts geändert. Geändert hat sich hingegen die Lage auf dem Immobilienmarkt, vor allem in den Regionen, die von der immer noch andauernden Wirt- schaftskrise besonders hart betroffen sind. Die Begehren auf Aufhebung der Lex Friedrich kommen nicht von ungefähr aus der Westschweiz und aus dem Tessin. Die Investitionsunlust im Immobilienbereich hat ein wohl kaum je erwartetes Aus- mass angenommen, und das trotz neuerdings äusserst attrak- tiven Finanzierungsangeboten. Die Banken bleiben auf dem Mittelzufluss aus dem Ausland und auf den stark angestiege- nen Spargeldern sitzen. Es sollen inzwischen über 300 Milliar- den Franken sein. Auch wenn die sinkenden Hypothekarzin- sen für Hauseigentümer und Mieter erfreuliche Perspektiven eröffnen und die Zahl der Baugesuche wieder zuzunehmen scheint, ändert das nichts an der Tatsache, dass die Baubran- che nicht ausgelastet ist und sich mit Dumpingofferten aus- höhlt.
Nationalrat Christoph Blocher mag noch so laut und immer wieder den erhöhten Mittelzufluss aus dem Ausland und die
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mindestens teilweise damit zusammenhängende Verbilligung des Geldes als Beweis für die Richtigkeit seiner EWR-Nein- Theorien darstellen: Wenn damit keine Investitionen getätigt werden, ist dieser Mittelüberhang bestenfalls gefährlich. Vor nicht allzu langer Zeit haben sich die Banken in einer ähnli- chen Situation zu einer Kreditpolitik verleiten lassen, die sich im nachhinein als selbstmörderisch erwiesen hat.
Investitionen sind eben nur dann sinnvoll und erfolgverspre- chend, wenn eine Nachfrage vorhanden ist oder mittelfristig geschaffen werden kann. Das scheint im Immobiliensektor bis auf weiteres höchstens im weniger attraktiven preisgünstigen Wohnungsbau der Fall zu sein. Es wird noch Jahre dauern, bis der Ueberhang an leerstehenden Büro- und Gewerbebauten sowie Luxuswohnungen abgebaut ist. In dieser Situation ist die Lex Friedrich, wie Kollege Reymond in seiner Begründung ausführt, tatsächlich nicht nur unnötig, sondern sogar kontra- produktiv. Wenn sie je einmal aufgehoben werden soll, ist jetzt der beste Zeitpunkt dafür.
Die Kommission für Rechtsfragen sieht das grundsätzlich auch nicht anders. Auch für sie stellt die Aufhebung der Lex Friedrich einen Schritt in die richtige Richtung dar, im Sinne ei- ner Oeffnung gegenüber Europa und zugunsten der Ankurbe- lung der Investitionen im Bausektor. Das mit Referendumsbe- denken begründete zögerliche Vorgehen der Kommission ist aus meiner Sicht nicht angebracht. Wenn wir die Lex Friedrich abschaffen wollen, dann jetzt, wann denn sonst! Die Lex Fried- rich hat ihren Zweck erfüllt. Sie hat zusammen mit den dringli- chen Bundesbeschlüssen den Druck vom Boden- und Immo- bilienmarkt weggenommen. Eine Aufhebung ist jetzt zwin- gend, wenn keine kontraproduktive Wirkung in Kauf genom- men werden soll. Die Anlagevorschriften für institutionelle An- leger haben sich als falsch erwiesen und sind am 28. März 1991 aufgehoben worden. Die Bau- und Immobilienbranche wartet noch heute auf die Rückkehr der institutionellen Anle- ger. Auch die Sperrfrist hat ihren Dienst getan, auch sie kann gehen. Die Pfandbelastungsgrenze war sowieso einseitig auf die Probleme der Einfamilienhaus-Bauherren und Eigentums- wohnungskäufer zugeschnitten. Die spezifischen Kreditbe- dürfnisse der Immobilienbranche gingen dabei unter. Die Pfandbelastungsgrenze ist heute nicht unwesentlich dafür ver- antwortlich, dass bewilligte Projekte nicht oder verspätet zur Ausführung gelangen. Ich komme um den Eindruck nicht herum, dass im Bodenrecht vielfach aufgrund von negativen Einzelfällen legiferiert oder - besser gesagt - reagiert wird. Das «stop and go» war bis jetzt die Praxis, Herr Kollega Küch- ler, oder besser gesagt das «go and stop».
Eine etwas umfassendere Sicht zeigt doch mit aller Deutlich- keit, dass wir jetzt vor allem günstigen Wohnraum benötigen und dies nicht durch via Konkurse verbilligte Bauten, sondern durch investitionsfreundliche Rahmenbedingungen. Die Sperrfrist, die Pfandbelastungsgrenze und auch die Lex Fried- rich stehen hier im Wege. Gegenwärtig laufe im Genfer Woh- nungsbau praktisch nichts mehr, habe ich am Samstag in ei- ner Tageszeitung gelesen. Diese Feststellung gilt nicht nur für Genf.
Tun wir also etwas dagegen, und ersuchen wir den Bundesrat, die Lex Friedrich jetzt aufzuheben! In diesem Sinne unter- stütze ich die Standesinitiative Genf und die Motion Reymond.
Cavelty: Im Kanton Graubünden können wir nach meiner Ueberzeugung mit oder ohne Lex Friedrich leben, dies des- halb, weil Kanton und Gemeinden die Situation schon längst meistern. Zudem hat die weltweite Konjunkturlage dem Thema weitgehend die Brisanz genommen; bei uns ist das In- teresse in den letzten zehn Jahren gewaltig zurückgegangen, so dass Graubünden das Kontingent bei weitem nicht aus- schöpft. Ich könnte daher im Sinne der Deregulierung einer Aufhebung der Lex Friedrich zustimmen, wenn die Sorge nicht wäre, welche auch in den Kommissionsvorstössen zum Aus- druck kommt, nämlich: dass in Zukunft der Wind drehen könnte und ein gewisser Schutz, eine rechtzeitige Prävention von Nutzen sein könnten. Dazu kommt - wie Herr Küchler ge- sagt hat - die emotionelle Bedeutung der Lex Friedrich beim Volk, das eine totale Aufhebung gegenwärtig kaum verstehen könnte.
Vereinfacht gesagt: Ich wäre heute gegen die Schaffung einer Lex Friedrich. Da sie aber schon da ist und für die Zukunft eine gewisse Bedeutung haben könnte, sollte sie nicht total aufge- hoben werden: nicht Gesetzgebung auf Vorrat, aber auch nicht Abschaffung eines bestehenden Gesetzes auf Vorrat, z. B. mit Blick auf eine zweite EWR-Abstimmung - über die man ja nicht reden darf, wie wir gestern beschlossen haben! Hingegen scheint auch mir die Modifizierung der Lex Friedrich zu einer Lex Koller richtig zu sein. Ich gratuliere Herrn Bundes- rat Koller, dass er auch zu einem Gesetz seines Namens kommt. Ich habe mich übrigens gefragt: Was muss man tun, damit das passiert? Meine Antwort: Man muss dem Gesetz ei- nen so langen offiziellen Namen geben, dass niemand gewillt ist, diesen jeweils auszusprechen!
Für den Fall einer Modifizierung habe ich zwei Wünsche - das ist auch der Grund meiner Intervention -:
Behandlung eines bereits für den Verkauf an Ausländer be- willigten Grundstücks: Für die Handänderung bei einem sol- chen Verkauf sollte keine neue Bewilligung erforderlich sein. Die gegenwärtige Gesetzgebung, gemäss welcher ein Aus- länder eine Wohnung, die er mit Bewilligung gekauft hat, nur noch an einen Schweizer weiterverkaufen kann, beinhaltet eine unnötige Härte und eine unnötige schlechte Behandlung unserer ausländischen Gäste. Diese Bestimmung sollte ver- schwinden.
Kauf einer Betriebsstätte durch einen Ausländer oder durch eine ausländisch beherrschte Gesellschaft: Er ist heute mög- lich, wenn der Ausländer die Betriebsstätte selbstverantwort- lich leitet. Der Sinn dieser Bestimmung ist wohl, dass keine rei- nen Kapitalanlagen durch Ausländer erfolgen sollen. Selbst wenn man dies noch bejahen möchte, sollte die Bedingung der Selbstbewirtschaftung irgendwann einmal nicht mehr gel- ten bzw. verjähren. Dies ist heute nicht der Fall. Wenn z. B. eine ausländisch beherrschte Gesellschaft - beispielsweise eine Seilbahnunternehmung - ein Hotel aufgrund einer Bewil- ligung kauft und gemäss Auflage während Jahren selbst be- treibt, dann sollte irgendwann der Zeitpunkt gekommen sein, wo man sagt: Jetzt darf diese Gesellschaft das Hotel auch ver- pachten.
Das sind meine zwei Wünsche, die ich im Zusammenhang mit dem Postulat der Kommission, dessen Ueberweisung ich zu- stimme, anmelden möchte.
Zimmerli, Berichterstatter: Gestatten Sie mir, dass ich dieser interessanten Debatte aus der Sicht des Kommissionspräsi- denten ein paar wenige Sätze beifüge. Die Debatte hat die ganze Komplexität des Geschäftes aufgezeigt. Es ist eben nicht das gleiche, ob wir aus der Sicht eines Berg- oder Touris- muskantons mit Kontingenten für Zweit- und Ferienwohnun gen argumentieren oder ob wir uns aus der Sicht des Kantons Genf oder des Kantons Waadt mit dem Investitionsbedürfnis auf ganz anderer Ebene auseinandersetzen. Das hat die Kom- mission dazu geführt, zu differenzieren, das Geschäft sorgfäl- tig anzupacken und Ihnen nichts vorzuschlagen, was schief- laufen könnte.
Herr Delalay hat an den Kautelen Anstoss genommen, die wir in der Motion formuliert haben. Herr Reymond hat kritisiert, dass nach den Vorstellungen der Kommission noch eine Be- willigungspflicht, wenn auch im harten Kern, beibehalten werde. Wenn wir einen harten Kern beibehalten wollen oder politisch müssen, geht es nicht ohne Bewilligungsverfahren, und dann geht es also auch nicht ohne Verwaltungsverfahren. Entscheidend ist aber, wie wir die Bewilligungsgründe formu- lieren. Hier stimmen wir jedoch alle miteinander überein, dass das bisherige Recht zu kompliziert und zu differenziert sei. Mit ihrer Motion bezweckt die Kommission lediglich, möglichst genau zu sagen, wo bei der Umschreibung der verbleibenden Bewilligungspflicht die Schwergewichte gesetzt werden sol- len. Ich vermag an den Vorschlägen der Kommission nichts Widersprüchliches zu erkennen.
Herr Salvioni hat auf die Motion Reymond Bezug genommen und erklärt, er werde deren Ueberweisung zustimmen. Wenn wir jetzt abstimmen, müssen wir uns Rechenschaft darüber geben, dass mit allen Kalibern der vereinigten gesetzgeberi- schen Artillerie auf die Lex Friedrich geschossen wurde: er-
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stens einmal mit der parlamentarischen Initiative Salvioni, dann mit der Motion Reymond, schliesslich mit der Standesin- itiative Genf, die für uns nach den massgebenden Verfahrens- vorschriften rein formell Priorität hat. Das hat auch die Anträge der Kommission beeinflusst. Wir können der Standesinitiative Genf nicht einfach so Folge geben, wenn wir die Lex Friedrich nicht sofort integral aufheben wollen. Das Geschäftsverkehrs- gesetz sieht nämlich vor, dass das Parlament im Falle eines Folgegebens selber kurzfristig eine Vorlage vorbereiten muss, dies praktisch mit einem einzigen Artikel, der lauten würde: «Die Lex Friedrich wird aufgehoben.» So einfach geht es nach Meinung der Kommission nicht. Deshalb möchten wir der Standesinitiative Genf teilweise Folge geben und den Bundes- rat beauftragen, selber eine entsprechend differenzierte Vor- lage vorzulegen.
Was heisst das in bezug auf die Motion Reymond? Aus verfah- rensrechtlichen Gründen hat sich die Kommission nicht mit dieser Motion befassen können. Aber vieles aus dieser Motion wurde diskutiert, das weiss Herr Reymond bereits. Je nach- dem, wie man jedoch Gewichte in seinen Vorschlägen setzt - ich verweise auf den Wortlaut seiner Motion -, kann man die- ser Motion heute zustimmen, man kann sich der Stimme ent- halten oder man kann die Motion ablehnen: je nachdem, ob man für die mehr oder weniger schnelle Aufhebung der Lex Friedrich ist
Ich möchte festhalten: Wer der Kommissionsmotion oder dem Kommissionspostulat zustimmt, kann ohne weiteres auch der Motion Reymond zustimmen, je nachdem, wie man persön- lich die Schwergewichte setzt. Ich sehe hierin keinen Wider- spruch. Was wir aber nicht können, ist, der Standesinitiative Genf tel quel, integral, zuzustimmen. Aber ich möchte, dass man anerkennt, dass sich die Kommission bemüht hat, durch ihre beiden Vorstösse dieser Initiative, soweit nach dem Ver- fahren immer möglich, Folge zu geben. Wenn Sie das tun, dann stehen die Eckwerte für die Revision fest Auch die Leit- planken stehen.
Ich bin überzeugt, dass auch das Parlament mit tunlicher Be- schleunigung die Vorschläge des Bundesrates behandeln wird.
Bundesrat Koller: Es ist unbestritten, dass im Bereich des Bundesgesetzes über den Erwerb von Grundstücken durch Personen im Ausland ein Handlungsbedarf besteht, denn ein Gesetz, das als massgebliches Kriterium auf die Nationalität abstellt, passt heute schon rein politisch schlecht in die Land- schaft der europäischen Integration. Es kommt hinzu - das hat Herr Gadient in seinem Votum noch einmal ausführlich darge- legt -, dass dieses Gesetz im Widerspruch zu gewissen älte- ren Niederlassungsverträgen unseres Landes mit Nachbar- ländern steht. Dieser übrigens vom Parlament - das möchte ich festhalten - in Kauf genommene Widerspruch mit älteren Niederlassungsverträgen hat gerade im Kanton Graubünden gegenüber Italien zu sehr, sehr unangenehmen Erfahrungen geführt. Ich glaube, ich muss darauf nicht mehr zurückkom- men. Wir müssen diesbezüglich den Blick nach vorne lenken und Widersprüche zwischen dem nationalen Recht, der Lex Friedrich, und den bestehenden Niederlassungsverträgen ausmerzen.
Ich habe auch Verständnis dafür, dass sich vor allem Stände- räte aus der West- und Südschweiz für die sofortige Aufhe- bung der Lex Friedrich einsetzen. Sie sehen darin ein Mittel, um aus der Wirtschaftsrezession, vor allem in der Bauwirt- schaft, herauszukommen. Allerdings muss ich feststellen, dass die Kontingente, die der Bundesrat den Kantonen ge- währt hat - auch im letzten Jahr, diesem sehr von der Rezes- sion geprägten Jahr -, nur von drei Kantonen ausgenützt wor- den sind, nämlich vom Kanton Wallis, vom Kanton Graubün- den und vom Kanton Tessin, von allen andern nicht. Die Ge- samtausnützungsquote lag nur bei 60,2 Prozent. Das zeigt na- türlich auch den relativen Stellenwert einer Aufhebung der Lex Friedrich im Hinblick auf ein Wiederaufleben der Konjunktur in diesen Gebieten.
Aber wir haben das alles gesehen, und der Bundesrat hat dementsprechend gehandelt. Wir haben letztes Jahr, als wir die Kontingente für die Jahre 1993 und 1994 festgelegt haben,
in Berücksichtigung dieser eminenten volkswirtschaftlichen Interessen die Kontingente für 1993 und 1994 nicht, wie es das Gesetz eigentlich verlangt, herabgesetzt, sondern wir haben von der Ausnahmemöglichkeit Gebrauch gemacht und die vorjährigen Kontingente beibehalten. Der Bundesrat ist im Dialog mit den betroffenen Kantonen sogar noch weiter ge- gangen. Wir haben in Ausnutzung der gesetzlichen Möglich- keiten beispielsweise dem Kanton Wallis eingeräumt, er könne schon heute das Kontingent des nächsten Jahres nut- zen, also genau gleich, wie nichtausgenutzte Kontingente des Jahres 1993 auf das Jahr 1994 übertragen werden können, weil das durchaus mit dem Text der Lex Friedrich vereinbar ist. Es ist also nicht so, dass der Bundesrat diesen Anliegen ge- genüber überhaupt kein Verständnis gehabt hätte.
Wie möchte der Bundesrat weiter vorgehen? Wir sind uns alle darin einig, dass die Lex Friedrich reformbedürftig ist. Die Mei- nungen gehen lediglich darüber auseinander, auf welchen Zeitpunkt und in welchem Umfang diese Gesetzgebung geän- dert oder ob sie sogar gänzlich aufgehoben werden soll. Und hier ist für den Bundesrat eben eine Ueberlegung ganz ent- scheidend. Die Lex Friedrich hat gewiss eine ökonomische Seite. Die vom Bundesrat bereits getroffenen Massnahmen und die weiteren Liberalisierungsmassnahmen werden sicher auch einen Beitrag für die Wirtschaftserneuerung in diesen hauptbetroffenen Kantonen leisten.
Die Lex Friedrich hat aber auch eine eminent staatspolitische Seite; davon bin ich zutiefst überzeugt. Es ist diese eminent staatspolitische Seite - Stichwort Ueberfremdungsgefahr -, die den Bundesrat dazu bewegt, zwar sofort Reformen vorzu- sehen, aber in einer besonnenen, durchdachten Weise. We- gen dieser staatspolitischen Problematik ist der Bundesrat der Ueberzeugung, dass eine sofortige, ersatzlose Aufhebung der Lex Friedrich nicht zu verantworten wäre, sondern dass eine kontrollierte Oeffnung vorzusehen ist.
In diesem Zusammenhang liegt mir daran, noch einen Bezug zur Eurolex-Vorlage herzustellen. Wenn hier geltend gemacht worden ist, die Eurolex-Vorlage hätte die Aufhebung der Lex Friedrich bedeutet, trifft das natürlich nicht zu. Sie wissen ganz genau, dass wir im EWR-Vertrag eine fünfjährige Uebergangs- periode für die Aufhebung der Lex Friedrich eingeräumt erhiel- ten; unsere Pläne zur Reform der Lex Friedrich bewegen sich vollständig in diesem Zeitrahmen der fünfjährigen Ueber- gangsfrist, die wir auch gemäss EWR-Vertrag zur Ablösung der Lex Friedrich gehabt hätten.
Der Bundesrat möchte daher unter dem Leitmotiv einer kon- trollierten Oeffnung jetzt in zwei Phasen vorgehen. Wir möch- ten Ihnen sofort - d. h., ich werde die Vernehmlassung noch vor Weihnachten eröffnen - einen Entwurf zur Teilrevision der Lex Friedrich unterbreiten, den Sie dann hoffentlich im Parla- ment auch schnell bearbeiten werden. Gleichzeitig wird eine Expertenkommission vertieft analysieren, ob eine totale Aufhe- bung der Lex Friedrich zu verantworten ist oder ob ein so weit- gehender Schritt nur im Zusammenhang mit gewissen Ersatz- massnahmen möglich ist.
Nun hat vor allem Herr Reymond kritisiert, wenn ich ihn richtig verstanden habe - auch Herr Coutau hat sich kritisch geäus- sert -, diese sofortige Teilrevision sei marginal. Ich glaube, es ist sogar das böse Wort «dérisoire» gefallen. Ich möchte Sie einfach bitten, die Bedeutung dieser sofortigen Teilrevision nicht zu unterschätzen. Mit dieser Teilrevision werden wir ih- nen nämlich folgende Reformprojekte unterbreiten - das ist auch eine Antwort an Herrn Salvioni -:
Wir werden eine Swisslex-plus-Vorlage unterbreiten, d. h., wir gehen in der Liberalisierung noch über die Eurolex-Vorlage hinaus, indem wir nämlich in einem ersten Punkt vorsehen, dass generell alle in der Schweiz wohnhaften oder arbeiten- den Ausländer von der Lex Friedrich ausgenommen sind. Also machen wir hier eine Liberalisierung «erga omnes», nicht nur gegenüber Angehörigen der EWR-Staaten, wie das im Eurolex vorgesehen war, sondern, damit diese Teilrevision dann auch gleich Gatt- und Gats-konform ist, eine Oeffnung gegenüber Angehörigen aller Staaten.
Dann wird die Liberalisierung der Betriebsstätten, wie sie in der Eurolex-Vorlage vorgesehen war und wie sie hier auch ge- fordert worden ist, ein weiterer Bestandteil dieser sofortigen
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Teilrevision sein. Wir werden zugunsten der Bergregionen keine Anrechnung an das Kontingent mehr vorsehen, wenn der Verkauf zwischen Ausländern erfolgt. Wir werden ferner die Härtefälle, wie sie im Gesetz heute vorgesehen sind, also beispielsweise, wenn jemand infolge einer Scheidung oder ei- ner anderen wirtschaftlichen Notlage verkaufen muss - ja, die Scheidungen können zu wirtschaftlichen Notlagen führen, Herr Huber! - , nicht mehr an die Kontingente anrechnen. Wir prüfen ferner, ob wir nicht ein Bonussystem einführen können und wollen, wonach Verkäufe von Ausländern an Schweizer eben einen Bonus im Rahmen des Gesamtkontingentes erge- ben. Sie sehen also, das sind sehr, sehr massgebliche Libera- lisierungen.
Ich kann Ihnen beispielsweise sagen, dass allein diese Ver- käufe von Ausländern an Schweizer im letzten Jahr 370 Ein- heiten ausgemacht haben. Ich weiss auch, dass beispiels- weise im Kanton Wallis der Verkauf von Ausländern an Auslän- der über 50 Einheiten ausgemacht hat, bei einem Gesamtkon- tingent des Kantons Wallis von 310 Einheiten.
Ich glaube, Herr Reymond und Herr Coutau, nachdem Sie das gehört haben, können Sie sicher nicht mehr sagen, das sei marginal oder «dérisoire», was wir Ihnen in dieser ersten Phase der Revision der Lex Friedrich unterbreiten.
Wir werden Ihnen im Rahmen dieser Swisslex-plus-Vorlage, die Sie nächstes Jahr beraten werden, alle Liberalisierungen vorschlagen, mit Ausnahme eben des sogenannt harten Kerns der Lex Friedrich, also der reinen Kapitalanlagen und des Bewilligungssystems im Bereich der Ferienwohnungen.
Wie es mit diesem harten Kern der Lex Friedrich weitergehen soll, das soll eine Expertenkommission analysieren, die ich möglichst schon nächste Woche einsetzen werde, wenn Sie diesem Plan des Bundesrates folgen. Der Bundesrat ist der fe- sten Ueberzeugung, dass in einem so sensiblen Bereich wie dem Grundstückerwerb durch Personen im Ausland zwar rasch, aber doch besonnen und überlegt gehandelt werden muss; denn hier spielen neben den ökonomischen eminente ideelle, gesellschaftliche und politische Faktoren eine bedeut- same Rolle. Ich gebe unseren Romands gerne zu, dass dieses Ueberfremdungsproblem in der Westschweiz und in der Deutschschweiz nicht gleich empfunden wird. Ich meine, das hat auch die EWR-Abstimmung gezeigt. Aber all jene, die sich in der Deutschschweiz für den EWR engagiert haben, haben feststellen müssen, dass diese Ueberfremdungsängste nicht nur im freien Personenverkehr, sondern eben auch im Bereich der Lex Friedrich nach wie vor ein sehr, sehr wichtiger Grund dafür gewesen sind - und wahrscheinlich heute noch wären, wenn wir wieder abstimmen würden -, dass der EWR in der Deutschschweiz abgelehnt worden ist.
In bezug auf die politische Realisierbarkeit einer sofortigen Aufhebung der Lex Friedrich möchte ich Ihnen hier, weil es nicht zur Sprache gekommen ist, doch bekanntgeben, dass bereits der Mieterverband Opposition angemeldet hat, dass die Natur- und Umweltschutzorganisationen bereits ihre Miss- billigung über den bundesrätlichen Beschluss über die Beibe- haltung der letztjährigen Kontingente kundgetan haben.
Herr Reymond, wenn Sie sagen, die Schweiz sei allein mit sol- chen Massnahmen à la Lex Friedrich, dann muss ich Sie doch daran erinnern, dass viele Länder ähnlich strenge Bestimmun- gen haben, dass auch Oesterreich, Dänemark und Liechten- stein solche Vorschriften haben. Am meisten hat mich folgen- des verblüfft: In einem Bericht von diesem Sommer über den Stand der Beitrittsverhandlungen der Efta-Staaten stand, dass eine der grossen Knacknüsse in bezug auf die Beitrittsver- handlungen praktisch aller Efta-Staaten - also Oesterreich, Finnland, Schweden und Norwegen - die Bestimmungen seien, die unserer Lex Friedrich entsprächen.
Sie sehen also, dieses staatspolitische Problem wird offenbar nach wie vor nicht nur in unserem Land - und hier vielleicht vor allem in der Deutschschweiz -, sondern in allen anderen Efta- Staaten als ein akutes Problem betrachtet. Wir werden daher durch diese Expertenkommission eben auch EG-kompatible Ersatzlösungen prüfen lassen müssen, also beispielsweise das sogenannte Dänische Modell. Gemäss diesem Däni- schen Modell sind Personen, welche nicht in Dänemark wohnen oder nicht früher während mindestens fünf Jahren in
Dänemark gewohnt haben, für den Erwerb von Ferien- und Zweitwohnungen der Bewilligungspflicht unterstellt. Ich habe gehört, dass auch andere nordische Länder dieses Dänische Modell übernehmen möchten.
Selbstverständlich wird diese Expertenkommission auch ei- nen Ersatz der Lex Friedrich durch raumplanerische Massnah- men prüfen müssen. Aber bevor wir das nicht wirklich sorgfäl- tig studiert haben, wäre es nach Auffassung des Bundesrates nicht zu verantworten, die Kantone und Gemeinden einfach in die Selbstverantwortung zu entlassen.
Dass übrigens das Problem virulent bleibt, zeigen auch die Zahlen der letztjährigen Bewilligungen. Nach achtjährigem ständigem Rückgang der Bewilligungen sind sie letztes Jahr wieder um zwei Drittel angestiegen, und die Bewilligungen in bezug auf die Ferienwohnungen haben sich verdoppelt
Das sind die wesentlichen Gründe, weshalb der Bundesrat überzeugt ist, dass nur eine kontrollierte Oeffnung zum politi- schen Ziel führen kann, dass eine ersatzlose, sofortige Aufhe- bung nicht zu verantworten wäre.
Selbstverständlich werden wir im Rahmen der Expertenkom- mission auch die interessanten Ideen von Herrn Salvioni und von Herrn Reymond prüfen, ob wir das ganze Problem nicht auf föderalistischer, also kantonaler Ebene lösen können. Aber auch das bedarf zunächst sorgfältiger Analyse. Es wäre auch mit dem Gleichbehandlungsprinzip nicht vereinbar, wenn wir das jetzt einfach plötzlich, ohne jegliche Kontrolle über die Erfüllung der Rahmenbedingungen in den Kantonen, den Kantonen und Gemeinden überlassen würden.
Wir sind daher der Ueberzeugung, dass dieser Weg der kontrollierten Oeffnung der Lex Friedrich in zwei Phasen in je- der Hinsicht - ökonomisch, staatspolitisch, auch aussenpoli- tisch - der bessere, ja der einzig verantwortbare ist.
Ich kann daher erklären, dass ich die Motion Ihrer Kommission und auch das Postulat gerne entgegennehme. Wenn Sie uns gleichsam zu einem Wettbewerb um die Zeit in bezug auf die Teilrevision auffordern, dann nehme ich diesen Wettbewerb gerne an. Vielleicht werden wir Ihnen die entsprechende Vor- lage sogar noch früher als im Mai 1994 unterbreiten. Ich hoffe es. Ich erwarte dann allerdings, dass das Parlament selber bei der Behandlung dieser Teilrevision auch rasch vorwärts- macht
Ich bin Ihnen sehr dankbar, wenn Sie diesem Plan des Bun- desrates Folge leisten. Er stimmt ja mit der Motion und dem Postulat Ihrer Kommission überein. Das bedeutet, dass wir zu- stimmen, dass der Standesinitiative Genf in diesem Sinne Folge gegeben wird. Ein vollständiges Folgegeben ist nicht möglich, weil das nach dem Wortlaut heissen würde: sofor- tige, ersatzlose Aufhebung, und das ist nicht zu verantworten. Die Motion Reymond möchten wir aus ähnlichen Gründen nur als Postulat entgegennehmen. Wir gehen mit Herrn Reymond betreffend die Oeffnung einig; aber wir möchten das eben in zwei Phasen machen.
M. Reymond: J'aimerais d'abord vous remercier, Monsieur le Conseiller fédéral, de l'intelligence et de la compétence que vous avez manifestées dans ce débat et des réponses pleines de sensibilité que vous avez apportées à des préoccupations qui, je le ressens, sont quelque peu différentes d'un canton à l'autre de notre pays.
Avant de prendre position, j'aimerais répondre à quatre pro- blèmes qui ont été soulevés pendant le débat, que j'ai trouvé, lui aussi, de haute qualité.
D'abord, un seul point qui concerne l'intervention de M. Küchler. M. Küchler a dit qu'il faut maintenir quelques volets de la lex Friedrich parce que ce sera un élément de réciprocité dans les négociations futures avec la Communauté économi- que européenne. Qu'est-ce que c'est que la réciprocité? Quand on limite ou qu'on interdit des investissements dans son pays, je crois que les pays voisins sont bien contents que les in- vestisseurs potentiels ne puissent pas investir chez le voisin, ce qui les contraint à le faire chez eux. Je crois que là, nous n'avons véritablement rien à offrir. Nous restreignons pour nous- mêmes, alors que les gens de la Communauté gardent leur ar- gent pour eux et n'investissent pas chez nous. J'en prends note, je ne crois pas que ce soit un élément de négociation.
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J'aimerais maintenant revenir sur trois points soulevés par M. Koller, conseiller fédéral. M. Koller nous a dit: A quoi bon supprimer la lex Friedrich, les contingents cantonaux ne sont pas atteints? Il a aussi dit, à la fin de son exposé, presque le contraire: «En 1992, il s'est vendu près de 2000 résidences se- condaires contre 1113 en 1991.» Monsieur le Conseiller fédé- ral, ce que nous ne voulons pas, c'est une procédure qui est dissuasive, et je dois dire que, si les contingents ne sont pas atteints dans mon canton, c'est qu'ils ne s'appliquent qu'aux communes à vocation touristique dont la liste est fixée dans l'annexe de la loi; or, de ces communes-là, dans un canton comme le mien où il y a 385 communes, il n'y en a guère que 45. Toutes les autres n'entrent pas dans le calcul du contin- gent. Cela montre bien combien les dispositions actuelles sont contraignantes et vexantes pour les communes qui ne sont pas dites «à vocation touristique»: on ne peut pas y ven- dre la moindre résidence secondaire.
Deuxième élément: vous avez dit, Monsieur le Conseiller fédéral, que les propositions de la commission (que je sou- tiens) allaient certainement plus loin que Swisslex il y a une année. Je crois que c'est juste, mais pourquoi n'a-t-on pas repris Swisslex au printemps dernier, avec les 27 projets de loi? C'est regrettable, ça n'a pas été fait, c'est trop tard maintenant.
Enfin, j'aimerais terminer en disant que ma motion qui va un tout petit peu plus loin que les propositions de la commission, mais qui n'est pas révolutionnaire, propose aussi la cantonali- sation des dispositions d'une loi dont la base constitutionnelle est douteuse. On n'en a pas parlé, mais elle est douteuse, cela avait été démontré au départ et ce n'est pas parce que c'était douteux en 1960 à l'époque de la loi von Moos que ce ne l'est plus aujourd'hui. C'est toujours douteux, du point de vue constitutionnel. Alors, quand on dit qu'on laisserait aux can- tons la possibilité de l'appliquer, je crois que c'est une ouver- ture tellement belle pour un fédéraliste que je ne peux pas me permettre, Monsieur le Conseiller fédéral, d'abandonner ma motion.
Dès lors, je la maintiens en soulignant bien que j'ai apprécié votre réponse et que je voterai moi-même les deux proposi- tions que vous avez admises et qui concernent tant la motion que le postulat de la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats.
Bundesrat Koller: Nur noch ganz kurz, warum wir die Swiss- lex-Vorlage nicht mit dem anderen Paket gebracht haben: Das war eine überlegte Strategie. Wir haben überall dort, wo wir in den Eurolex-Vorlagen Uebergangsfristen vorgesehen hatten, keine Swisslex-Vorlagen präsentiert. Wir sind der Meinung, dass es sich dort, wo wir Uebergangsfristen ausgehandelt hat- ten, um sehr, sehr komplexe Materien handelt. Ich bin sogar überzeugt, dass sich dieses Verfahren gelohnt hat. Wenn es jetzt so läuft, wie wir es Ihnen - mit Unterstützung der Kommis- sion - vorschlagen, werden wir im nächsten Sommer eine Swisslex-plus-Vorlage haben, ein halbes Jahr später als die Swisslex-Vorlagen, die in der Liberalisierung aber bedeutend weiter geht als die Eurolex-Vorlage.
Initiative 93.304
Präsident: Der Standesinitiative Genf wird durch die Ueber- weisung der Kommissionsvorstösse teilweise Folge gegeben.
Motion 93.3378, Postulat 93.3379 Ueberwiesen - Transmis
Initiative 93.426
Präsident: Hier beantragt die Kommission Fristverlängerung.
Zustimmung - Adhésion
Motion 93.3081
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
23 Stimmen 11 Stimmen
Schluss der Sitzung um 10.45 Uhr La séance est levée à 10 h 45
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Motion Reymond Aufhebung der Lex Friedrich Motion Reymond Abrogation de la lex Friedrich
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1993
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IV
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Herbstsession
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Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3081
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Datum
29.09.1993 - 08:00
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Data
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713-724
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