Interpellation Moser
2019
les autorités fédérales résolvent à l'amiable le problème de cette portion de Suisse romande si souvent oubliée et contes- tée entre Berne et le Jura
Un immense espoir est né, mais comme Hérode, certains veu- lent le tuer aussitôt. Les laisserons-nous faire? Nous laisse- rons-nous intimider par quelques ultras, criant plus fort que les citoyens raisonnables, au risque de laisser la Question juras- sienne empoisonner la vie confédérale durant des décennies? Je voudrais invoquer ici la clairvoyance du général de Gaulle dans l'affaire algérienne, mais aussi celle des Suisses à Kap- pel, qui ont privilégié la négociation au détriment du conflit.
Le Conseil fédéral, et le Parlement avec lui, ont choisi de confier à des experts, connus pour leur sagesse et leur culture, le soin de formuler des propositions. Que leur rapport puisse choquer certains, il fallait s'y attendre et nous nous y atten- dions. Mais l'essentiel de ce document ne réside pas tant dans les conclusions ultimes auxquelles il aboutit - et auxquelles je souscris évidemment - que dans la procédure, dont le maître mot, le mot clé, s'appelle dialogue et négociation.
Allons-nous gâcher cette chance unique? Allons-nous suivre Dame Aubry, dont le souci de modération n'est pas la vertu majeure? Allons-nous laisser échapper, pour complaire aux plus extrémistes, la chance de permettre aux citoyens raison- nables de son champ d'exprimer enfin leur opinion? Allons- nous laisser le champ libre aux Hérode du Jura-Sud demeuré bernois? C'est notre crédit envers l'opinion publique suisse qui est en jeu. Comment expliquerons-nous aux Confédérés qu'un document pensé, pesé, soupesé par des experts dési- gnés également par le gouvernement bernois lui-même doit être ignoré, parce qu'il excite quelques excités? De quoi au- rions-nous l'air?
La vérité, c'est que la raison a enfin une occasion de se faire entendre et qu'une grande partie des électeurs du Jura méri- dional y aspire. Si une fraction s'y oppose, c'est qu'elle en sent le danger pour elle. Les interventions de nos deux collègues visent un but, un seul: c'est à vous cacher, à vous qui recher- chez la paix, qu'une moitié au moins des citoyens ayant voté pour Berne en 1975 sont désireux d'une solution négociée. Les interventions Aubry et Schmied Walter visent à désavouer le Conseil fédéral, à prolonger un conflit inutile, à vous dé- considérer, en fin de compte, devant l'opinion publique.
Pour ma part, je vous demande de ne pas suivre cette voie, mais au contraire d'entretenir, de raviver cette flamme d'espoir qui doit réunir, autour de la même table, des gens qui se sont combattus et souhaitent maintenant conclure une paix des braves, tant il est vrai que les Jurassiens de tous horizons ne sont pas fondamentalement divisés et qu'ils ont en commun un même destin.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 14. Juni 1993 Siehe Stellungnahme zu Vorstoss 93.3202 hiervor Rapport écrit du Conseil fédéral du 14 juin 1993
Voir rapport sur l'intervention 93.3202 ci-devant
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes nicht befriedigt und verlangt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
offensichtliche Mehrheit Minderheit
Verschoben - Renvoyé
93.3338
Interpellation Moser Aufenthaltsbewilligung für Asylbewerber Autorisations de séjour pour requérants d'asile
Wortlaut der Interpellation vom 17. Juni 1993
Erneut hat der Vorsteher des Eidgenössischen Justiz- und Po- lizeidepartementes (EJPD) mit Schreiben vom 16. März 1993 die Polizeidirektionen der Kantone aufgefordert, im Rahmen einer humanitären Aktion für Asylbewerber, deren Asylverfah ren seit mehr als vier Jahren hängig sind, beim Bundesamt für Ausländerfragen Anträge auf Erteilung einer B-Aufenthaltsbe- willigung zu stellen.
Ich bitte den Bundesrat, folgende Fragen zu beantworten:
Wie viele Umwandlungen erwartet der Bundesrat bei dieser neuerlichen B-Aufenthaltsbewilligungsaktion?
Wie begründet der Bundesrat, dass er bereits nach zwei Jahren schon wieder eine Globallösung anstrebt, anstatt sich strikte an Artikel 13 Buchstabe f der Verordnung vom 6. Okto- ber 1986 über die Begrenzung der Zahl der Ausländer zu hal- ten? Dieser Artikel besagt klar, dass eine Umwandlung in eine B-Aufenthaltsbewilligung nur möglich ist, wenn die Verweige- rung der Aufenthaltsbewilligung für den Gesuchsteller äus- serst schwerwiegende Folgen im Sinne der bundesgerichtli- chen Rechtsprechung hätte.
Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass jetzt endlich Schluss gemacht werden muss mit der sogenannten humani- tären Regelung von Asylgesuchen, welche älter als vier Jahre sind? Sollten diese nicht vielmehr durch Entscheide und Weg- weisungen erledigt werden?
Ist der Bundesrat bereit, die Familiennachzüge der ehemali- gen Asylgesuchsteller mit B-Aufenthaltsbewilligung statistisch zu erfassen? Eine klare Transparenz zur Beurteilung der Ent- wicklung solcher humanitärer Aktionen ist dringend not- wendig.
Texte de l'interpellation du 17 juin 1993
Par sa lettre du 16 mars 1993, le chef du Département fédéral de justice et police a de nouveau invité les directions de la police des cantons à présenter à l'Office fédéral des étrangers, dans le cadre d'une action humanitaire, des propositions en vue de l'octroi d'autorisations de séjour B pour les requérants d'asile dont la procédure est pendante depuis plus de quatre ans. A ce sujet, je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes:
De l'avis du Conseil fédéral, combien de permis B seront accordés dans le cadre de cette nouvelle action humanitaire? 2. Comment le Conseil fédéral peut-il justifier que, deux ans à peine après une action semblable, on doive s'efforcer de nou- veau de chercher une solution globale au lieu d'appliquer strictement l'article 13 lettre f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers? Cet article indique clai- rement qu'une transformation en autorisation de séjour B ne peut intervenir que si le refus d'une telle autorisation devait avoir des conséquences d'une extrême gravité au sens de la jurisprudence du Tribunal fédéral.
Le Conseil fédéral n'estime-t-il pas lui aussi qu'il faut mainte- nant mettre un terme au règlement dit humanitaire des deman- des d'asile qui datent de plus de quatre ans? Ne convient-il pas plutôt de liquider ces cas en prenant des décisions et en procédant à des renvois?
Le Conseil fédéral est-il disposé à établir une statistique concernant les membres de la famille d'anciens requérants d'asile ayant obtenu un permis B et qui sont venus les rejoin- dre? Il est absolument indispensable de pouvoir analyser avec toute la transparence voulue les effets de telles actions huma- nitaires.
Interpellation Aguet
2020
N
8 octobre 1993
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bischof, Borer Roland, Dreher, Giezendanner, Jenni Peter, Keller Rudolf, Kern, Mauch Rolf, Scherrer Jürg, Scherrer Werner, Stamm Luzi, Steinemann (12)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Bereits 1991 hat der Bundesrat durch eine vergleichbare Ak- tion über 24 000 Asylgesuchsteller, welche zum Teil hart- näckig länger als vier Jahre alle rechtsstaatlichen Mittel ausge- schöpft haben, mit einer B-Aufenthaltsbewilligung «belohnt». Diese Umwandlungen werden uns mit Sicherheit noch weitere 40 000 Familiennachzügler bescheren.
Wenn also die Praxis der periodischen Umwandlungen weiter- geführt wird, dann können wir sicher sein, dass weiterhin viele Asylbewerber mit ausserordentlichen Rechtsmitteln oder Rechtsbehelfen eine definitive Entscheidung auf über vier Jahre hinaus verschleppen werden. Ein weiteres Problem stellt sich bei Asylgesuchstellern aus dem Kosovo oder ande- ren Gebieten Rest-Jugoslawiens. Das Bundesamt für Flücht- linge (BFF) ist bei der Fällung von Asylentscheiden bezüglich Personen aus diesen Gebieten eher zurückhaltend. Anstelle von Wegweisungen verfügt das BFF in grosser Zahl vorläufige oder gruppenweise vorläufige Aufnahmen, selbst wenn die Flüchtlingseigenschaften verneint werden (bewilligungsfreie Ausländer aus Ex-Jugoslawien mit und ohne Visum: 72 000, und Ausländer aus der Aktion Bosnien: 10 799). Diese vorläu- fig aufgenommenen Personen werden wohl in der überwie- genden Mehrheit für immer in der Schweiz bleiben und dann- zumal auch die Familienangehörigen nachziehen.
Angesichts der verschärften Asylpolitik in den umliegenden europäischen Ländern müssen wir zudem mit einer Umlen- kung der Asylströme durch die Schlepperorganisationen in die Schweiz rechnen. Leider ist in der schweizerischen Asyl- politik der politische Willen für eine härtere Gangart nicht in Sicht. Die Praxis des EJPD bezüglich erneut angestrebter Umwandlung in B-Aufenthaltsbewilligungen ist in aller Form zu verurteilen.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 8. September 1993 Rapport écrit du Conseil fédéral du 8 septembre 1993
In seiner Antwort zur Interpellation Moser vom 28. November 1991 hat der Bundesrat die seit Inkrafttreten des Bundesbe- schlusses vom 22. Juni 1990 über das Asylverfahren vom Eid- genössischen Justiz- und Polizeidepartement verfolgte re- striktive Praxis bezüglich der Erteilung von Aufenthaltsbewilli- gungen an abgewiesene Asylbewerber erläutert. Das er- wähnte Departement hat seither seine Haltung in diesem Be- reich nicht geändert. Es hält sich an die geltende Rechtspre- chung des Schweizerischen Bundesgerichts und hat nicht die Absicht, für Asylbewerber, deren Gesuche in den Jahren 1987, 1988 und 1989 gestellt worden sind, eine Aufenthaltsregelung im Sinne einer Globallösung vorzunehmen. Es hat indessen den Willen des Gesetzgebers zu beachten, der den Kantonen ausdrücklich die Möglichkeit geben wollte, für einen Asylbe- werber, der sein Begehren vor mehr als vier Jahren einreichte, eine Aufenthaltsbewilligung zu beantragen.
Ausgehend von diesen einleitenden Bemerkungen können die Fragen wie folgt beantwortet werden:
Gemäss Artikel 17 Absatz 2 des Asylgesetzes kann der Kan- ton einem Asylbewerber eine Aufenthaltsbewilligung erteilen, sofern sein Asylbegehren vor mehr als vier Jahren gestellt wurde. Nach dem Willen des Gesetzgebers ist der Kanton in- dessen zu einer massvollen Interpretation dieser Bestimmung verpflichtet. Will er aber von dieser gesetzlich vorgesehenen Möglichkeit Gebrauch machen, hat er davon der Bundesbe- hörde ausdrücklich Kenntnis zu geben. Wie viele Anträge auf Erteilung von Aufenthaltsbewilligungen an Asylbewerber die Kantone dem Bundesamt für Ausländerfragen unterbreiten werden, lässt sich demzufolge nicht zum voraus bestimmen. Dies gilt ebenso für die Anzahl jener Gesuchsteller, die zuge- lassen werden können, weil von einem persönlichen Härtefall im Sinne der bundesgerichtlichen Praxis auszugehen ist
Wie in den einleitenden Ausführungen erwähnt, beabsich- tigt das Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement nicht, die pendenten Fälle im Rahmen einer Globallösung abzu- bauen. Es wird vielmehr jeder positive kantonale Antrag durch das Bundesamt für Ausländerfragen einzeln geprüft. Eine Bewilligung nach Artikel 13 Buchstabe f der Verordnung vom 6. Oktober 1986 über die Begrenzung der Zahl der Aus- länder kann nur dann in Erwägung gezogen werden, wenn die Verweigerung einer Aufenthaltsbewilligung für den Gesuchs- teller und seine Familienmitglieder äusserst schwerwiegende Folgen im Sinne der bundesgerichtlichen Rechtsprechung hätte.
In seiner Botschaft vom 25. April 1990 zum Bundesbe- schluss über das Asylverfahren (AVB) hat der Bundesrat fest- gestellt, dass das Asylrecht nicht weiter den Charakter eines Rechts auf Einwanderung ausserhalb der für Ausländer gene- rell anwendbaren Gesetzgebung haben dürfe. Wie das Eidge- nössische Justiz- und Polizeidepartement in seinem Schrei- ben vom 16. März 1993 an die kantonalen Fremdenpolizeibe- hörden dargelegt hat, soll dieses Ziel dadurch erreicht wer- den, dass die Fälle von Asylbewerbern, die ihr Gesuch in den Jahren 1987, 1988 und 1989 eingereicht haben, prioritär be- handelt werden. Damit sollen optimale Voraussetzungen da- für geschaffen werden, dass in den nächsten Jahren keine sol- chen Asylbewerber mehr wegen Vorliegens eines persönli- chen Härtefalles aufgenommen werden müssen.
Aus den statistischen Erhebungen des Bundesamtes für Ausländerfragen geht nur die Gesamtzahl jener Ausländer hervor, die im Rahmen des Familiennachzuges eine Be- willigung erhalten haben. Vom 1. Januar 1986 bis 31. Dezem- ber 1992 erhielten 26 545 abgewiesene Asylbewerber eine Aufenthaltsbewilligung. In den meisten Fällen waren die Fami- lienmitglieder bereits in der Schweiz anwesend. Deshalb ist in der genannten Zahl auch ein Teil der Angehörigen enthalten. Das Bundesamt für Ausländerfragen wird jedoch prüfen, ob in diesem Bereich inskünftig eingehendere statistische Angaben zweckmässig sind.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes nicht befriedigt und verlangt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
offensichtliche Mehrheit Minderheit
Verschoben - Renvoyé
93.3284
Interpellation Aguet Verhalten des EMD im Abstimmungskampf Engagement du DMF dans le débat démocratique
Wortlaut der Interpellation vom 10. Juni 1993
Volk und Stände haben am 6. Juni über zwei Volksinitiativen entschieden. Die Abstimmungsergebnisse lassen sich auf mancherlei Art interpretieren, aber niemand bestreitet sie. Auf- grund von ein paar Informationen scheint es hingegen erfor- derlich, über die Art und Weise der politischen Auseinander- setzung gründlich nachzudenken.
Generalstabschef Liener hat erklärt, er habe sich seit seinem Amtsantritt ganz diesen beiden Initiativen gewidmet. Anderer- seits vertraten Medienleute nach der Bekanntgabe der Abstim- mungsresultate einhellig die Meinung, dass der Erfolg einem anderen, eigens mit dieser Aufgabe betrauten Beamten zu ver- danken sei, nämlich Daniel Eckmann, dem Informationschef des EMD.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Moser Aufenthaltsbewilligung für Asylbewerber Interpellation Moser Autorisations de séjour pour requérants d'asile
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1993
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3338
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
08.10.1993 - 08:00
Date
Data
Seite
2019-2020
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Pagina
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