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bat sur l'Europe. Ou alors le débat sur l'Europe aurait été quel- que chose de très concret, de très précis, et, dans ce cas-là, on aurait gêné le travail de nos négociateurs. On ne peut pas né- gocier en devant dire en permanence les prises de position et les options des négociateurs, en définissant les options de ceux avec qui on négocie. Donc, ça n'était pas possible d'avoir un débat sérieux avec ces prises de position, ici.
Il aurait donc fallu faire des déclarations générales et créer ainsi une grande frustration dans l'ensemble de la population qui aurait cru, parce que vous avez soulevé des espoirs trop grands, que lors de ce débat on prendrait des décisions nou- velles à Genève et qu'on pourrait réorienter la politique d'inté- gration. Vous saviez que ce n'était pas le cas. Vous saviez que cela n'était pas possible et que, par conséquent, ce débat, loin d'aider la cause européenne, aurait créé une grande frustra- tion. Tout le reste, c'est un show pour la presse ou pour faire plaisir à certains représentants de la presse. Nous ne l'avons pas voulu. Nous avons voulu un travail sérieux comme nous l'avons fait durant ces dernières semaines.
Raison pour laquelle il était juste de refuser ce débat européen et nous espérons que le Conseil des Etats y renoncera aussi.
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Milchwirtschaftsbeschluss 1988. Aenderung Arrêté sur l'économie laitière 1988. Modification
Botschaft und Beschlussentwürfe vom 21. April 1993 (BBI II 602) Message et projets d'arrêtés du 21 avril 1993 (FF II 588)
Kategorie III, Art 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Mehrheit
Eintreten
Minderheit
(Ledergerber, Baumann, Bodenmann, Borel François, Häm- merle, Jaeger, Strahm Rudolf, Thür)
Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag, eine Revision des MWB vorzulegen, die
mit weniger Detailregelungen auskommt;
die Interessen der Berg- und Hügelzonen berücksichtigt;
der ökologischen Milchproduktion zum Durchbruch verhilft;
die Verwertungskartelle liberalisiert.
Proposition de la commission Majorité
Entrer en matière Minorité
(Ledergerber, Baumann, Bodenmann, Borel François, Häm- merle, Jaeger, Strahm Rudolf, Thür)
Entrer en matière et renvoi au Conseil fédéral
avec la proposition de soumettre au Parlement une révision de l'AEL
moins détaillée;
tenant compte des intérêts des zones de montagne et des collines;
contribuant à la percée de la production écologique de lait;
permettant de libéraliser les cartels de la commercialisation.
M. Couchepin, rapporteur: On a parfois comparé des change- ments de cap politiques aux manoeuvres qui sont liées aux changements de cap d'un grand paquebot. Si la comparaison est exacte, elle est encore plus exacte dans le cas de la politi- que agricole. Changer le cap de la politique agricole, comme le veulent le Conseil fédéral et la majorité de ce Parlement, est une opération très difficile. Il faut le faire avec prudence et en coordonnant les différentes actions. Il faut changer de direc-
tion, c'est clair, nous l'avons déjà dit et décidé, en acceptant des modifications de la loi sur l'agriculture, contenues dans les fameux articles 31a et 31b qui permettent les paiements directs.
Aujourd'hui, c'est un nouveau pas qui est fait dans le sens de l'adaptation aux marchés. Le Conseil fédéral avait donné un si- gnal en abaissant le prix du lait de 10 centimes. Maintenant, on fait un pas de plus dans la rationalisation et la libéralisation du marché, par la possibilité, en particulier, de vendre des contin- gents, d'adapter les paiements en fonction de la production saisonnière, et aussi d'adapter les normes qualitatives.
Nous verrons que si la direction générale du projet ne suscite pas de grand débat, c'est dans le détail que les intérêts s'af- frontent, parce qu'à chaque article des intérêts très concrets sont en opposition, mais la direction générale est admise à la quasi-unanimité. Il faut s'ouvrir aux marchés, il faut rationali- ser, il faut plus de libéralisation. Changer le cap d'un paquebot doit aussi se faire sans provoquer la panique dans l'équipage, sans provoquer l'insécurité chez les paysans, raisons pour lesquelles certaines propositions, qui vont beaucoup plus loin que ce qui est demandé, ont été repoussées par la majorité de la commission.
Nous vous prions également de les rejeter, notamment celles qui veulent aller beaucoup plus vite que le Conseil fédéral dans la prise en compte des intérêts écologiques, comme cela est prévu dans les fameux articles 31a et 31b de la loi sur l'agri- culture.
Il faut donner à l'équipage un temps pour s'adapter, tout en maintenant clairement le cap. C'est tout l'objet de la discus- sion d'aujourd'hui et c'est la raison pour laquelle, notamment, nous vous demanderons de refuser la proposition de minorité Ledergerber qui voudrait renvoyer au Conseil fédéral l'arrêté sur l'économie laitière, parce que c'est précisément une de ces propositions qui provoqueraient l'affolement dans l'équi- page, dans la paysannerie, en voulant aller beaucoup plus vite dans la réforme de ce secteur important de l'agriculture. Nous vous invitons à entrer en matière.
David, Berichterstatter: Die schweizerische Landwirtschaft steht in den neunziger Jahren vor einer Herausforderung, die wahrscheinlich die grösste ist seit dem Zweiten Weltkrieg. Wir haben bei der Behandlung des 7. Landwirtschaftsberichtes ausführlich darüber gesprochen. Heute geht es für die Politik darum, die Rahmenbedingungen so anzupassen, dass die Landwirtschaft im neuen nationalen und internationalen Um- feld bestehen kann. Ohne eigene Anstrengungen der Land- wirtschaft wird es allerdings nicht gehen. Wie die Unternehmer und Beschäftigten in anderen Wirtschaftszweigen werden sich die Landwirte in Zukunft sehr intensiv um den Absatz ihrer Pro- dukte auf dem Nahrungsmittelmarkt kümmern müssen.
Hinsichtlich der staatlichen Rahmenbedingungen haben wir im vergangenen Jahr einen ersten wichtigen Schritt vollzogen, und zwar mit der Schaffung der gesetzlichen Grundlagen für die Direktzahlungen im Landwirtschaftsgesetz in den Arti- keln 31a und 31b. Mit diesen Direktzahlungen werden jene Leistungen der Landwirtschaft abgegolten, die sie im überge- ordneten öffentlichen Interesse für unser Land erbringt Be- sonderes Gewicht haben wir dabei auf die Entschädigung der ökologischen Leistungen gelegt, und dieser wird - wie Sie wis- sen - in Zukunft noch grösseres Gewicht zukommen. Diese Direktzahlungen sind nur die eine Säule der zukünftigen Land- wirtschaftspolitik.
Die zweite unverzichtbare Säule ist die Annäherung der land- wirtschaftlichen Produktion an den Markt. Die Produkte der schweizerischen Landwirtschaft müssen auf den europäi- schen und auf den aussereuropäischen Märkten verkauft wer- den können. Mit Direktzahlungen allein wäre die schweizeri- sche Landwirtschaft nicht überlebensfähig. Die Verbesserung des Marktzuganges hat eine aussenwirtschaftliche und eine binnenwirtschaftliche Komponente. Insbesondere die schwei- zerische Milchwirtschaft setzt von ihrer Verkehrsmilchproduk- tion einen Viertel im Käseexport ins Ausland ab, und 80 Pro- zent dieses Käses gehen in die Länder der Europäischen Ge- meinschaft. Wir ersehen daraus die grosse Bedeutung der Be- ziehungen zur Europäischen Gemeinschaft. Das Nein zum
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EWR ist nicht ohne Folgen für den aussenwirtschaftlichen Be- reich geblieben. Mit einiger Ueberraschung musste die schweizerische Landwirtschaft feststellen, dass sie sich an den Zollstationen vor neuen Schranken sieht. Deutschland und Frankreich verlangen seit einigen Monaten Veterinärkon- trollen an der Grenze. Die Schweiz muss sich, wenn sie weiter exportieren will, den EG-Hygienerichtlinien und der Kontrolle durch EG-Inspektoren unterziehen. Die im EWR ausgehandel- ten Verbesserungen für Raclettekäse, Tommes und Reibkäse sind dahingefallen, ebenso die Verbesserungen des Marktzu- ganges für grössere Konsumentenpackungen. All dies kann man im Jahresbericht 1992/93 des Verbandes Schweizeri- scher Käseexporteure nachlesen. Eine Verbesserung unserer aussenwirtschaftlichen Beziehungen zur EG ist für die Zukunft der schweizerischen Milchwirtschaft von vitalem Interesse, und je näher das Gatt rückt, um so wichtiger wird dieser Punkt. Wenn wir im Moment aussenwirtschaftlich nicht gross voran- kommen, so ist es um so wichtiger, dass wir auf dem Binnen- markt die Marktfähigkeit der Landwirtschaft verbessern. Um dieses Ziel zu erreichen, muss das Korsett, das der Landwirt- schaft in den letzten Jahren eng geschnürt worden ist, drin- gend gelockert werden. Die Ihnen vorgelegten Aenderungen des Milchwirtschaftsbeschlusses und des Milchbeschlusses sollen zementierte Strukturen aufbrechen und der Landwirt- schaft die Anpassung an die Marktbedürfnisse erleichtern. Ins- besondere zu diesem Zweck muss die Milchkontingentierung flexibilisiert werden. Mit dieser Zielsetzung befinden wir uns auch im Einklang mit der Kartellkommission, die in ihrem Be- richt über die Wettbewerbsverhältnisse am Milchmarkt aus- drücklich dasselbe gefordert hat. Neben der Annäherung an den Markt soll mit der vorgelegten Aenderung dieser beiden Beschlüsse tendenziell auch ein weiteres Ansteigen des Milli- ardendefizits der Milchrechnung vermieden werden, und zwar indem die Mengenausweitung durch marktnähere Strukturen besser unter Kontrolle gehalten werden kann. Ich muss nicht betonen, dass dies bei der heutigen Lage der Bundesfinanzen von einiger Bedeutung ist.
Die Kontingentsübertragung ist materiell der Kern der Vorlage. Damit sollen die erwähnte Flexibilisierung in der Milchkontin- gentierung und die damit verbundene Strukturverbesserung ermöglicht werden. Bei der letzten Diskussion über diese Ma- terie, bei Erlass des Milchwirtschaftsbeschlusses 1988, über- wogen in diesem Rat noch die grundsätzlichen Bedenken ge- gen eine Kommerzialisierung der Kontingente. Indessen - das hat man in der Zwischenzeit klar erkannt - bestehen kaum va- lable Alternativen zu einer solchen Lösung. Einmal ist aus fi- nanzpolitischen Gründen eine Aufhebung der Kontingentie- rung unter Beibehaltung der Preisgarantie völlig ausgeschlos- sen. Die Bundeskasse würde einen Kollaps erleiden. Ebenso ausgeschlossen ist eine Aufhebung der Kontingentierung un- ter gleichzeitiger Aufhebung der Preisgarantie. Damit würde in unserer Landwirtschaft ein Einkommenszusammenbruch ein- treten, der in seinen Auswirkungen auf die Bevölkerung agrar- politisch und staatspolitisch unverantwortlich wäre.
Aber die Kommission hat auch den Bedenken, die 1988 gegen den Kontingenthandel vorgebracht worden sind, Rechnung getragen, insbesondere indem sie eine ökologische Rahmen- bedingung gesetzt hat und Ihnen in Artikel 2a Absatz 4bis vor- schlägt, dass nach einer Uebergangszeit von 5 Jahren die Kontingentsübertragungen nur noch auf IP-Betriebe und Bio- betriebe möglich sein sollen.
Ich komme zum Rückweisungsantrag der Minderheit Leder- gerber. Herr Ledergerber listet mit seiner Minderheit durchaus ernst zu nehmende Anliegen auf. Die Annahme dieses Antra- ges würde aber für die Landwirtschaft und die Bundeskasse zu einer sehr nachteiligen Verzögerung des angestrebten Strukturwandels am Milchmarkt führen. Die Zulassung der Kontingentsübertragung ist der erste, aber nicht der letzte Schritt auf dem eingeschlagenen Reformweg. Wenn die Min- derheit Ledergerber jetzt bereits umfassendere Lösungen will, dann heisst das keineswegs, dass man deswegen den ersten Schritt, um den es heute geht, nicht tun soll, im Gegenteil: Man soll diesen Schritt um so eher tun! Der Bundesrat wird uns - wie in der Botschaft ausgeführt ist - in nächster Zeit eine Total- revision von Milchbeschluss und Milchwirtschaftsbeschluss
vorlegen, und wir werden dann weitere Reformschritte, insbe- sondere den Uebergang vom jetzigen Festpreissystem zu ei- nem Richtpreissystem, zu diskutieren haben.
Namens der einstimmigen Kommission beantrage ich Ihnen, auf die Vorlage einzutreten; und mit einer Mehrheit der Kom- mission (15 zu 7 Stimmen) beantrage ich Ihnen, den Rückwei- sungsantrag der Minderheit Ledergerber abzulehnen.
Ledergerber, Sprecher der Minderheit: Herr Kommissions- sprecher David hat durchblicken lassen, dass er im Grunde genommen eine ähnliche Position einnehme, dass die vorge- legte Lösung des Bundesrates bezüglich Aenderung des Milchwirtschaftsbeschlusses völlig ungenügend sei. Seine Ar- gumentation, man dürfe den Rückweisungsantrag nicht unter- stützen, weil er den Strukturwandel verzögere, entbehrt jeder Grundlage. Im Gegenteil, wir wollen ja mit diesem Antrag auf Rückweisung den Strukturwandel beschleunigen.
Was Sie als kleine Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses vorliegen haben, genügt den Anforderungen bei weitem nicht. Was Sie hier neu haben, ist mehr oder weniger lediglich die Einführung des Kontingenthandels, d. h., Sie pfropfen heute einer vollständig bürokratischen, nicht marktkonformen Pro- duktionsweise ein neues Element auf. Sie können mit den Kontingenten, die durch staatliche Akte gesprochen werden, jetzt auch noch eine Kontingentrente erzielen. Aber die Milch- wirtschaft ist ja heute in einer absolut desolaten Situation, wenn wir die Bundesfinanzen anschauen - nicht von der Pro- duktionsmenge her, da ist die Milchwirtschaft tatsächlich sehr produktiv; aber das ist ja das Problem.
Ich möchte Sie einladen, einmal kurz ein paar Globalzahlen zu betrachten. Der Bund gibt heute pro Jahr allein für die Ueber- schussverwertung beim Käse rund 600 Millionen Franken aus - 600 Millionen Franken! Wenn man sich vorstellt, dass zur Produktion der Milch, die zu dieser Ueberschussproduk- tion beim Käse geführt hat, vorher schon Subventionen in der Grössenordnung von 200 Millionen Franken bezahlt worden sind, dann können Sie ermessen, in welchem Abgrund hier dieser helvetische agrarbürokratische, planwirtschaftliche Ap- parat angelangt ist. Es kann so nicht mehr weitergehen.
Wir haben etwas Aehnliches bei der Butter. Der Bund gibt zur Butterverwertung heute 430 Millionen Franken pro Jahr aus, zur Ueberschussverwertung bei der Butter. Sie müssen sich einmal vorstellen, welche Notstände, welcher Bedarf an Struk- turwandel tatsächlich bestehen.
Wenn ich allein die 600 Millionen Franken für den Käseexport, für die Käseverwertung, nehme und davon ausgehe, dass die Bauern keine Ueberschussmilch produzieren würden, son- dern dass man ihnen durch Flächenbeiträge dieses Geld ver- teilen würde, dann könnten Sie dem Durchschnittsbauern praktisch 60 000 Franken aus diesen Verwertungssubventio- nen bezahlen, ohne dass er einen Liter Milch produziert - und ohne dass alle übrigen Subventionen in diesem riesigen Ge- bäude, bei dem niemand mehr den Ueberblick hat, auch noch bezahlt würden. Der Käse wird subventioniert, wenn er gewa- schen, wenn er verpackt wird; der Käse wird subventioniert, wenn er gelagert wird; die Milch wird subventioniert. Und vor- gelagert haben Sie Subventionen von der Infrastruktur bis zu weiss ich was.
Heute gibt es in der Schweiz nur ganz wenige Leute, die den Ueberblick haben, wie denn tatsächlich diese Milchwirt- schaftsrechnung aussieht. Da meine ich nun: Es genügt nicht mehr, dass wir hier den Kontingenthandel einführen, der kurz- fristig gesehen wohl eine gewisse Verbesserung bringt; es ge- nügt nicht mehr, dass wir uns damit begnügen. Wir brauchen eine grundsätzliche und schnelle Revision dieses Milchwirt- schaftsbeschlusses und der ganzen Milchwirtschaft. Wir brau- chen mehr Markt, mehr Verantwortung bei den Bauern. Wir wollen nicht die Bauern abschaffen. Wir wollen sie mit Flä- chenbeiträgen entschädigen, die an ökologische Auflagen ge- bunden sind. Das wird die Zukunft unserer Landwirtschaft sein und die Bauern von Agrarbeamten wieder zu Unternehmern machen.
Ich bitte Sie, diesen Rückweisungsantrag zu unterstützen und dem Bundesrat den Auftrag zu geben, möglichst rasch eine Revision vorzulegen, die mehr Markt und ökologische Aufla-
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gen beinhaltet, die vor allem die Berg- und Hügelzonenbauern schützt, die aber endlich Schluss macht mit diesen Abertau- senden von Detailregelungen, die uns finanzpolitisch in eine Katastrophe geführt haben.
Steffen: Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der Lega dei Ticinesi ist für Eintreten auf die beiden Vorlagen. Sie lehnt den Rückweisungsantrag der Kommissionsminderheit ab.
Wir sind zwar bereit, Anträge zu unterstützen, die die Inter- essen der Berg- und Hügelzonenbauern gezielt berücksichti- gen und auch die ökologische Milchproduktion fördern. Wir begrüssen den Antrag der Kommissionsmehrheit, der in Arti- kel 2a Absatz 4bis (neu) bestimmt, dass der Bundesrat nach einer Frist von fünf Jahren bestimmen kann - ich betone: kann -, dass Milchkontingente nur noch auf Betriebe übertra- gen werden, welche die Mindestanforderungen für die inte- grierte Produktion oder den Biolandbau erfüllen.
Wir sind mehrheitlich auch der Meinung, dass Betriebe im Berggebiet in den Zonen I bis IV sowie Biolandbau-Betriebe von der saisonalen Preisdifferenzierung im Rahmen von Mass- nahmen zum Ausgleich der saisonalen Schwankungen der Milcheinlieferungen auszuschliessen sind, wie dies die Min- derheit Hämmerle bei Artikel 5a Absatz 5 (neu) vorschlägt
Wir unterstützen mehrheitlich auch den Antrag der Minderheit Hämmerle, welche den Artikel 2b Absatz 3 dahin ergänzt, dass für die Festlegung des Kontingents die hofeigene Futter- basis massgebend sein soll.
Abschliessend noch ein paar grundsätzliche Gedanken zur Milchwirtschaftspolitik: Seit Anfang dieses Monats erhält der Bauer 10 Rappen weniger für seine Milch, und das zur Freude von uns Konsumenten. Die Eidgenössische Preiskontroll- stelle sprach von einem überzeugenden Start, indem die Han- delspreisreduktion bei der Milch bekanntlich pro Liter 10 Rap- pen, bei Vollrahm 25 Rappen und bei Halbrahm 15 Rappen pro Viertelliter, bei Vorzugs- und Käsereibutter 10 Rappen pro 100 Gramm und bei Kochbutter 15 Rappen pro 250 Gramm beträgt. Mit diesen Preismassnahmen hat man sich, wie das so schön heisst, «auf den langen und steinigen Weg zurück zum Markt» begeben. So jedenfalls hat sich die «NZZ» kürzlich ausgedrückt. Aber Preisreduktionen, Milchkontingentskür- zungen und das Gatt-Abkommen sind Damoklesschwerter, die bedrohlich über den Produzenten, Verarbeitern und Händ- lern hängen und für Verwirrung und Verunsicherung beim Bauernstand sorgen.
Die Vertreter der Schweizer Demokraten in unserer Fraktion werden sich bei der Beratung der vorliegenden Beschlussent- würfe an das Legislaturprogramm unserer Partei halten, wel- ches folgendes fordert: Uebergang zu naturnahen landwirt- schaftlichen Produktionsmethoden, Förderung des biologi- schen Anbaus und Wiederbelebung der Berglandwirtschaft.
M. Perey: Comme l'a relevé le Conseil fédéral dans le 7e rapport sur l'agriculture, la production laitière est l'un de nos meilleurs atouts pour affronter un avenir qui s'annonce difficile.
Vis-à-vis de l'étranger, la production laitière présente un rap- port de coût parmi les moins défavorables. Le fromage est le seul véritable produit d'exportation de notre agriculture et de- vrait encore pouvoir trouver de la place sur les marchés étran- gers, car nos exportations sont extrêmement faibles - moins de 1 pour cent de la consommation totale de fromage de la Communauté européenne. Notre économie laitière n'est donc pas dépourvue d'atouts. Il faut pourtant constater qu'ils ne sont pas mis à profit comme ils devraient l'être. La faute en in- combe moins aux acteurs des différentes filières du lait qu'à la manière dont leurs activités sont réglées. Le régime en place est paralysant à tous les niveaux. C'est pourquoi il faut saluer avec satisfaction que le Conseil fédéral revienne devant les Chambres avec des modifications de l'arrêté sur l'économie laitière 1988.
Il peut paraître surprenant qu'un arrêté fédéral datant de cinq ans seulement soit déjà remis en question. Il faut se rappeler que, lors de la discussion, en 1988, le problème du transfert des contingents avait déjà été soulevé, et il avait été estimé
prématuré d'insérer, dès son entrée en vigueur, la base légale permettant le transfert des contingents. Le Conseil fédéral nous avait donné l'assurance qu'il se préoccuperait très rapi- dement du problème. Le Conseil des Etats avait même adopté un postulat demandant au Conseil fédéral d'ouvrir très rapide- ment une procédure de consultation, ce qui a été fait et nous amène aujourd'hui à étudier les modifications proposées.
Il est bien clair que, dans son message, le Conseil fédéral ne s'attaque toutefois qu'à une partie du problème, le plus facile à résoudre par le biais de la modification de l'arrêté sur l'écono- mie laitière 1988. Une autre urgence sera la révision générale de la législation laitière.
Dans l'immédiat, le groupe radical votera à l'unanimité l'entrée en matière et vous invite à en faire de même.
La proposition de renvoi au Conseil fédéral demandé par la minorité Ledegerber doit être rejetée pour deux raisons: en de- mandant moins de détails, on compliquerait le tout, et les mo- difications proposées vont dans le sens de la protection des intérêts de la montagne. N'oubliez pas cependant qu'il y a aussi des producteurs de lait dans les autres régions.
En ce qui concerne le détail des propositions, et vu le nombre important de propositions de minorité, nous ne reviendrons pas sur chacune d'entre elles. On s'aperçoit que, dans l'arrêté sur l'économie laitière, sur les 14 propositions de minorité, sept sont déposées par le duo rouge-vert Hämmerle/Bau- mann, lesquels veulent introduire dans toutes les lois ou arrê- tés leurs idées écolo-biologiques.
Le groupe radical les repoussera toutes.
Il en fera de même des quatre propositions de minorité Gobet, qui n'ont pas l'appui des organisations professionnelles. Par contre, aux articles 2 et 2a, les minorités Schwab, Perey et Binder méritent d'être soutenues. Nous y reviendrons dans la discussion de détail.
En conclusion, le groupe radical votera l'entrée en matière, puis rejettera la proposition de renvoi de la minorité Leder- gerber.
Jaeger: Ich habe mit Vergnügen den Ausführungen des frei- sinnigen Vorredners zugehört. Ich bin immer wieder erstaunt, wie grundsätzliche liberale Vorstellungen wieder relativiert werden.
Hier geht es um einen Bereich, wo es ganz klare und eindeu- tige Interessenpositionen gibt. Dafür habe ich Verständnis. Aber etwas mehr Grundsatztreue würde sich auch in der Agrarpolitik durchaus lohnen; denn was wir in der Agrarpolitik zu reformieren haben, ist ein staatsbürokratisch administrier- ter Bereich par excellence. Es geht um einen Markt, der admi- nistriert ist; es geht darum, dass wir uns öffnen, im Zeichen von Deregulierung, im Zeichen der Oeffnung unserer Wirtschaft gegenüber unserer Umwelt, gegenüber der Weltwirtschaft - Stichwort Gatt Wenn wir schon nicht in der Lage sind, im ein- zelnen die Deregulierungen durchzuziehen, sollten wir doch mindestens grundsätzlich unsere Sympathie für liberale Lö- sungen dokumentieren. Aber schon in der Kommission war davon wenig zu hören. Denn immer wieder wurde in der Kom- mission angedeutet, dass man, beispielsweise bei der Milch, dafür sorgen müsste, dass die Importe zurückgedrängt wer- den. Es ist doch klar, dass sich solche Grundeinstellungen grundsätzlich gegen marktwirtschaftliche Vorstellungen, aber auch gegen eine moderne Aussenhandelspolitik richten.
Wir müssen uns bewusst sein, dass wir uns im Rahmen des Gatt in einem Prozess befinden, in dem früher oder später - ich würde sagen, eher früher als später - der Industriehandel gegen den Agrarhandel ausgespielt wird. Hier haben wir nicht mehr viele Trumpfkarten, und wir werden früher oder später, «Gatt sei Dank», zu einer Liberalisierung gezwungen werden. Es ist in keinem Bereich so deutlich wie in der Agrarpolitik, dass marktwirtschaftliche Lösungen letztlich auch einen öko- logischen Nutzen bringen. Es mag zutreffen - ich gebe das durchaus zu -, dass Importe heute mit grösseren Transport- wegen verbunden sind. Dies ist aber keine Folge der Liberali- sierung, sondern eine Folge mangelnder Kostenwahrheit im Transportbereich; denn wäre die Kostenwahrheit vorhanden, müsste das Transportgewerbe seine externen Kosten tragen, und dann würde es sicher nicht so weit kommen, wie von den
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Administratoren und von den Anhängern der planwirtschaftli- chen Lösungen befürchtet wird. Die verzerrte Struktur der Transportpreise wird sich sicher entflechten; auch von hier her werden sich letzten Endes Liberalisierungslösungen auf- drängen.
Zu den Vorschlägen im einzelnen: Die Kontingentsübertra- gung stellt sicher eine Flexibilisierung, also einen ersten richti- gen Schritt, dar. Dadurch wird es auch möglich, die Kontin- gente gesamtwirtschaftlich besser zu steuern; der Prozess ist marktnäher. Nach meiner Auffassung gibt es für diese System- reform im Moment keine Alternative.
Ich kann den Bundesrat verstehen, dass er mit seinen Reform- absichten an gewisse Grenzen stösst Ich bin auch in der Lage, die realpolitische Situation in der Schweiz richtig einzu- schätzen. Wir haben ja einen Eindruck davon bekommen, und wir haben es auch in der Kommission hören können, wie schwierig es ist, konkret effektive Deregulierungsarbeit zu lei- sten, in Bereichen, wo traditionellerweise sozusagen die Ad- ministrierungsgeschichte Strukturen geschaffen hat, die sehr schwer zu verändern sind, weil damit auch Umverteilungspro- zesse ausgelöst werden. Dafür habe ich volles Verständnis. Aber Herr Bundesrat, Sie werden mich sicher verstehen, wenn ich hier für weiter gehende Liberalisierungsmassnahmen plä- diere - wenn ich beispielsweise dafür plädiere, dass nicht ein- fach nur der Milchpreis sinken muss, sondern dass wir hier be- reit sind, diese Preisgarantien allmählich abzugeben, abzu- schaffen; das würde natürlich bedeuten, dass die Milchpreise sinken würden.
Ich bin auch der Meinung, dass wir das ganze System der Ab- lieferungs- und Abnahmepflicht liberalisieren, flexibilisieren sollten, und da muss ich mir noch eine boshafte Zwischenbe- merkung erlauben: Mit den Solidaritätsbeiträgen stärken Sie einmal mehr die Stellung der Verbände, und das wirkt gegen marktwirtschaftliche, wettbewerbliche Zustände. Ich war über- rascht, wie vorhin beim Antrag Baumann die geschlossene li- beral-bürgerliche Mehrheit gegen eine marktwirtschaftliche Lösung gestimmt hat. Ich habe durchaus Verständnis dafür, dass einzelne Interessenvertreter und vor allem die direkt Be- troffenen hier anders stimmen. Herr Binder, Sie haben den Kopf geschüttelt; es ist klar, für Sie habe ich grosses Verständ- nis. Aber es gibt liberale Ordnungspolitiker, die bei solchen Lösungen aus Grundsatztreue schlicht und einfach nein sa- gen sollten. Das war meine boshafte Zwischenbemerkung. Aus all diesen Gründen möchte ich den Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber unterstützen. Wir sind nicht mit al- len Vorschlägen einverstanden, die von dieser Seite kommen. Aber wir sind für sämtliche Lösungen, die in Richtung einer weiteren Liberalisierung gehen, und wir lehnen alle Vor- schläge ab, die an bestehenden administrierten Strukturen festhalten oder sie sogar noch verstärken wollen. Eine Agrar- politik, wie wir sie heute haben, können wir auf die Dauer aus ordnungspolitischen Gründen nicht mehr verantworten. Wir können sie aber auch aus aussenpolitischen Gründen nicht aufrechterhalten.
Zuletzt ist zu sagen: Wir werden auch finanzpolitische Pro- bleme bekommen. Denn wenn heute die Verwertungskosten insgesamt - Herr Ledergerber hat Ihnen das vorgerechnet - auf über 1,3 Milliarden Franken angestiegen sind und dieser Prozess so weitergehen würde, dann ist das eine Agrarwirt- schaft, die letzten Endes auch dem Produzenten, dem produ- zierenden Bauern, nicht das bringt was er eigentlich haben sollte; vielmehr gehen da die Ressourcen volkswirtschaftlich in eine falsche Richtung, sie werden falsch verteilt, und letzten Endes geht es hier darum, dass das Agrobusiness davon pro- fitiert.
Ich habe jetzt etwas weit ausgeholt, aber es geht mir darum, dass wir uns im Bereich der Landwirtschaft wirklich ehrlich und eindeutig in Richtung Marktwirtschaft und Deregulierung be- wegen. Und wenn es dann Probleme gibt, gibt es noch die Möglichkeit der Direktzahlungen. Wir kennen die Systeme, wir kennen die Mechanismen; darum sind wir überzeugt, dass un- sere Bauern nicht darben müssen. Es geht einfach um volks- wirtschaftlich effizientere Lösungen. Dafür kämpfe ich hier, wenn auch auf verlorenem Posten. Mein Nachredner wird mir die Leviten lesen, aber ich kann das gut vertragen.
Schwab: Herr Jaeger, ich werde Ihnen nicht die Leviten lesen; ich werde nur zur Sache reden und im Gegensatz zu Ihren Ausführungen dafür plädieren, dass wir hier einen Antrag ha- ben, der in die richtige Richtung geht, der das System nicht auf einen Schlag mit einer «Brecheisenpolitik» umstellen möchte, die die Bauern auf der ganzen Linie kaputtmachen würde.
Wohl noch nie in der Nachkriegszeit befand sich die schweize- rische Landwirtschaft dermassen an einem Wendepunkt wie gerade heute. Wenn auch unter den Bauern die Einsicht in die Notwendigkeit von Veränderungen zugenommen hat, ist auf der anderen Seite bis heute doch kein klares Konzept erkenn- bar, wie diese Veränderungen schrittweise in der Politik umge- setzt werden sollen. Unsicherheit und Zweifel an den Zu- kunftsaussichten der Landwirtschaft nehmen deshalb zu. In vier Punkten will ich diese Situation darstellen:
Die Landwirtschaft läuft Gefahr, laufend Marktanteile und damit Beschäftigung zu verlieren. Das ist bei einem tiefen Ei- genversorgungsgrad von unter 70 Prozent eine äusserst frag- würdige Entwicklung. Bei der vorliegenden Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses werden wir alles daransetzen, dieser Tendenz nicht noch Vorschub zu leisten.
Der Bewegungsspielraum des einzelnen Bauern ist schon heute sehr eng und droht, abgesehen von der wirtschaftlichen Entwicklung, noch weiter eingeschränkt zu werden.
Die SVP-Fraktion wird alle Anträge aus der links-grünen Ecke, die den Bauern neue Auflagen machen und damit ihren Hand- lungsspielraum weiter einengen möchten, bekämpfen.
In den Gatt-Verhandlungen droht der Handlungsspielraum des Staates massiv eingeschränkt zu werden. Zudem droht den Milchbauern eine Kontingentskürzung in der Grössenord- nung von 5 bis 10 Prozent mit all ihren negativen Folgen im Bereich der Sicherung des Einkommens oder im ökologi- schen Bereich. Das heisst für uns, dass wir nicht aus inner- staatlichen Ueberlegungen freiwillig auf Produktionsanteile verzichten. Eine solche Politik würde sich als kurzsichtig und unklug erweisen.
Der Landwirtschaft droht Gefahr, in strukturelle Probleme hineinzugeraten, die schlicht und einfach nicht zu bewältigen sind. Wir werden uns zur Wehr setzen, wenn mit der vorliegen- den Aenderung des Milchwirtschaftsbeschlusses den Bauern Milchkontingentsanteile entschädigungslos weggenommen werden sollten. Das muss ich all jenen sagen, die im Irrglau- ben leben, die Milchkontingente seien ein Geschenk Gottes oder eine freundliche Geste des Staates. Dass dem nicht so ist, ist ganz klar. Milchkontingente wurden von jedem Bauern selber erarbeitet. Da hat die ganze Familie geschuftet, von morgens früh bis abends spät, jahraus, jahrein. Da wurde inve- stiert, in Maschinen und Gebäude, da mussten Schulden ge- macht werden. Die schweizerische Landwirtschaft hat einen Schuldenberg in der Grössenordnung von 15 Milliarden Fran- ken zu verzinsen. Da kann doch nicht einfach der Gesetzgeber kommen und Kontingentsanteile ohne Abgeltung einziehen! Ein solches Vorgehen würde auch gegen Treu und Glauben verstossen. Die SVP-Fraktion wird sich in der Detailberatung dem bundesrätlichen Vorschlag widersetzen.
Mit Schlagworten wie Deregulierung, mehr Markt, weniger Staat und mehr Eigenverantwortung der Bauern will man den Weg weisen, um aus den Schwierigkeiten herauszukommen, in denen die schweizerische Landwirtschaft steckt.
Die vorliegende Teilrevisionen des Milchwirtschaftsbeschlus- ses und des Milchbeschlusses zielen in die richtige Richtung. Mehr Markt, mehr Eigenverantwortung - aber nur dann, wenn wir nicht neue Auflagen erhalten, die die Vorlage belasten, und nur dann, wenn der Bund weiterhin willens ist, die Milchpro- duktion als tragende Säule für eine prosperierende Landwirt- schaft zu unterstützen.
Zum Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergeber: Herr Ledergerber, Sie prangern die Kosten für Käse an. Sie pran- gern die Kosten für die Butterverwertung in der Grössenord- nung von rund 420 Millionen an. Dieser Betrag kommt voll und ganz unseren Konsumenten zugute! Mit diesen Kosten der Milchrechnung wird eine multifunktionale Aufgabe abgegol- ten, die unsere Bauern tagtäglich erfüllen: Landschaftspflege zugunsten des Tourismus, der Oekologie. Wer glaubt, ohne Produktion von Milch würde die Landschaft gleichwohl ge-
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pflegt, der irrt sich. Oder glaubt etwa jemand, bezahlte Land- schaftspfleger kämen den Staat billiger zu stehen? Wohl kaum.
Ich bitte Sie im Namen der SVP-Fraktion, auf die Vorlage einzu- treten und den Rückweisungsantrag abzulehnen.
Baumann: Die Ställe dürften durch die Revision des Milchwirt- schaftsbeschlusses (MWB) wohl etwas durchgelüftet wer- den - das schon. Die Amtsstuben der Milchverbände und die Käsekeller bleiben aber fest verschlossen, die zahlreichen Pfründe der Exporteure und Händler unangetastet. Oder in un- serem Fall: Man revidiert den Milchwirtschaftsbeschluss und müsste eigentlich die Käsemarktordnung endlich neu fassen. Die enormen Aufwendungen der Milchrechnung werden sich durch die Revision des MWB kaum merklich vermindern. Drin- gend wäre eine Totalrevision der Käsemarktordnung, um die «Exportsubventioniererei» aufzuheben oder mindestens zu beschränken.
Der Hauptgrund für die Revision des MWB ist sicher, den Ver- kauf der Milchkontingente zu ermöglichen. Wir haben die Han- delbarkeit der Produktionsrechte immer abgelehnt; dafür ha- ben wir verschiedene Gründe. Der Bund hat die Kontingente in den siebziger Jahren den einzelnen Produzenten unentgelt- lich, gestützt auf früher abgelieferte Milchmengen, zugeteilt; nota bene nach einer längeren Zeit, in der alle Produzenten aufgefordert wurden, aus Solidaritätsgründen die Milchpro- duktion einzuschränken - aus Solidaritätsgründen. Die solida- rischen Bauern wurden mit tiefen Milchkontingenten erstmals bestraft und werden jetzt, wenn die Kontingente handelbar werden, gleich das zweite Mal bestraft
Wenn Kontingente handelbar werden, können die Bauern dar- aus beim Verkauf Kapital schlagen: grosse Bauern viel, kleine Bauern wenig. Geld bekommt, wer die Produktion aufgibt; zahlen muss, wer produzieren will. Ich frage mich nur, wie so eine kostengünstige, europafähige Produktion realisiert wer- den soll. Das ist meines Erachtens grossbauernfreundliche Planwirtschaft.
Wenn so etwas wie Chancengleichheit zwischen Gross- und Kleinbauern herrschen sollte, dann müsste die Basismilch- menge vorerst gleichmässig auf alle Milchproduzenten aufge- teilt werden. Grossbetriebe müssten dann weitere Produk- tionsrechte zukaufen, kleinere Betriebe könnten sie verkaufen. Aber leider findet hier einmal mehr das Prinzip «Wer hat, dem wird gegeben», wie das bei den agrarpolitischen Massnah- men so üblich ist, Anwendung.
Hinzu kommt, dass die Produzenten, wenn sie nach den Re- geln des Staates - die wir ja jetzt festlegen - Milchkontingente einmal gekauft haben, nicht ganz zu Unrecht von wohlerwor- benen Rechten sprechen werden. Ein entsprechender Antrag ist bereits gestellt. Damit dürften Kürzungen der globalen Milchkontingente - sie müssten beispielsweise bei einem Gatt-Abschluss in der Grössenordnung von 9 Prozent gekürzt werden - sehr viel schwieriger werden. Die staatlich gelenkte Milchwirtschaft wird uns dann wohl über alle Zeiten hinweg er- halten bleiben.
Die grüne Fraktion unterstützt den Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber. Wir haben Anträge eingereicht, damit bei einer generellen Kürzung der Milchkontingente auch end- lich ökologische Kriterien berücksichtigt werden. Wir werden die Vermietung der Milchkontingente bekämpfen. Wir lehnen einmal mehr die Zwangsabgaben zur Finanzierung des Zen- tralverbandes ab. Wir unterstützen ökologische Leitplanken beim Milchkontingentshandel.
Mit der Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses 1988 wer- den vielleicht ein paar Weidezäune weiter gesteckt Man hütet sich aber, den Stier bei den Hörnern zu packen. Die Käse- marktordnung lässt die Käserei in der Vehfreude, und die Milch der frommen Denkungsart wird uns weiterhin täglich - täglich! - fast 4 Millionen Franken kosten; 365mal pro Jahr!
Hämmerle: Fast jede landwirtschaftspolitische Debatte be- ginnt mit ellenlangen Deklamationen und Bekenntnissen zu einer neuen Agrarpolitik: mehr Markt, mehr Flexibilität, mehr Oekologie, weniger produktgebundene Subventionen, aber
auch weniger Ueberschüsse, weniger Ueberschussverwer- tungskosten. So begann es beim 7. Landwirtschaftsbericht, und auch heute sind wir sozusagen mitten in diesem Ritual. Aber jedesmal hapert es bei der konkreten Umsetzung dieser hehren Prinzipien. Die Agrarpolitiker tun sich unglaublich schwer damit, sich von den liebgewordenen, aber gescheiter- ten Abläufen und Einrichtungen zu trennen. So ist es auch diesmal. Wirklich spannend sind ja nicht die Deklamationen. Spannend wäre die Umsetzung der neuen Agrarpolitik in den einzelnen konkreten Bereichen, und besonders spannend wäre diese Umsetzung in der Milchpolitik, denn sie bildet das Zentrum der überregulierten, überschussproduzierenden, de- fizitverursachenden herkömmlichen Landwirtschaftspolitik. Also wäre gerade hier der Handlungsbedarf eindeutig am grössten.
Betrachten wir die Vorlage unter diesem Gesichtspunkt: Wo liegt bei dieser Revision die Neuorientierung? Wo wird hier im zentralen Sektor «Milch» eine Oekologisierung eingeleitet oder auch nur angestrebt? Niemand hat mir das zeigen kön- nen, und niemand wird es mir zeigen können. Wie wird mit die- sem Beschluss der Ueberschussproduktion entgegengetre- ten? Wie wird das Problem der Ueberschussverwertungsko- sten gelöst? Es wird nicht angegangen und nicht gelöst.
Die SP-Fraktion unterstützt aus diesen grundsätzlichen Ueberlegungen den Rückweisungsantrag der Minderheit Le- dergerber. Sogar der Bundesrat, sogar das Bundesamt für Landwirtschaft sind für eine grundlegende Revision der Milch- ordnung. Es ist in der Botschaft auf Seite 6f. nachzulesen. Nur wollen sie dies erst in einem zweiten Schritt, in ein paar Jahren tun. Sie machen für dieses Vorgehen zeitliche Gründe gel- tend. Ein Neubau dieses Hauses brauche Zeit.
Hiezu ist doch immerhin etwas anzumerken: Die Probleme in der Milchordnung sind nicht neu, sie sind nicht von heute, son- dern sie bestehen seit vielen, vielen Jahren, und gerade un- sere Seite hat seit vielen, vielen Jahren auf diese Probleme hin- gewiesen und Aenderungsvorschläge gemacht. Jetzt sind Sie unter Zeitdruck, weil jetzt das Gebäude nicht mehr zu retten ist. Unter Zeitdruck aber - das wissen wir alle - arbeitet man am besten. Gerade deshalb ist der Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber sehr hilfreich.
Noch ein grundsätzliches Wort zum zentralen Punkt dieser Re- vision: die Uebertragung der Kontingente durch Kauf oder Miete. Auch diese Geschichte läuft pikanterweise unter dem Stichwort «Liberalisierung». Ich bitte Sie, sich vorzustellen, was da tatsächlich abläuft. Die Milchkontingente sind staatlich festgelegte Quoten, mit deren Realisierung ein staatlich garan- tierter Preis erzielt werden kann. Wenn man nun mit diesen Quoten handeln kann, ändert das nichts daran, dass die Quo- ten nach wie vor staatlich festgelegt worden sind. Der Bauer, der also sein Kontingent abgibt, realisiert mit staatlich festge- legten Quoten ein Einkommen ohne dafür zu arbeiten. Was daran liberal ist, ist relativ schwer einzusehen. Trotzdem kann die SP-Fraktion unter gewissen Voraussetzungen und Bedin- gungen dem Kauf und Verkauf von Kontingenten zustimmen, allerdings nicht unter dem Titel «Liberalisierung». In der Logik dieses Beschlusses sind diese Käufe und Verkäufe aber nur mit klaren staatlichen Auflagen möglich. Es geht ja immerhin um staatliche Quoten.
Und diese klaren Auflagen müssen sich nach den Oberzielen der neuen Agrarpolitik richten. Wir erläutern dies dann anhand der einzelnen Anträge in der Detailberatung. Der Kontingents- vermietung aber können wir nun wirklich mit dem besten Willen keinen Sinn abgewinnen. Wir sind da gleicher Auffas- sung wie die Kartellkommission und werden das auch noch erläutern.
Im Namen der SP-Fraktion bitte ich Sie, auf die Vorlage einzu- treten und dann dem Rückweisungsantrag der Minderheit Le- dergerber zuzustimmen.
M. Borel François: Le groupe socialiste vous recommande de renvoyer ce projet au Conseil fédéral, non pas parce que le Conseil fédéral ne va pas dans la bonne direction, mais vérita- blement parce qu'il y va de manière trop timide. Des réformes sont indispensables, mais c'est à la fin de la décennie que nous devons être au bout de ces réformes, et pas dans un siè-
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
1641
cle, ce qui serait le cas si nous allions au rythme que nous pro- pose le Conseil fédéral.
Un rythme plus soutenu est d'ailleurs dans l'intérêt du monde paysan. La situation actuelle nécessite un certain nombre de sacrifices de la part de toutes les couches de la population. Des décisions ont été prises concernant l'assurance-maladie, concernant l'assurance-chômage, d'autres seront encore à prendre, certaines difficiles à prendre. Les paysans doivent également faire leur part du sacrifice. S'ils ne font pas d'efforts, s'ils n'acceptent pas de faire des efforts dans la situation ac- tuelle, on court le risque qu'ils conservent une image d'enfants gâtés - qu'ils ne méritent d'ailleurs pas, mais qui risque de se conforter et de leur coûter très cher d'ici quelques années.
Nous souffrons d'avoir trop de lait, et ce trop de lait nous coûte trop cher. Il conviendrait également d'intervenir à l'intention des barons de la commercialisation du lait, car ce ne sont pas seulement les producteurs, et loin de là, qui sont responsables de nos difficultés. Pouvons-nous encore accepter longtemps de voir des titres comme aujourd'hui dans ce journal où on lit: «Genève à court de lait»? Les responsables de la commerciali- sation du lait se font une guerre commerciale aux dépens de nous, les contribuables, et nous les laissons faire. Nous ne pouvons pas souffrir cela et nous voudrions, en renvoyant au Conseil fédéral son projet, qu'il nous revienne avec un projet plus directement agressif à l'égard de ces gens qui, dans une situation acquise, abusent de leur pouvoir.
Nous attendons aussi d'un projet nouveau du Conseil fédéral qu'il accentue encore son soutien à une production écologi- que qui, outre ses avantages écologiques bien sûr, a l'avan- tage annexe de diminuer la production.
Nous attendons encore du Conseil fédéral, dans son nouveau projet, qu'il intervienne également sur la quantité de lait, et pas seulement marginalement en prélevant quelques pour cent sur les contingents lors d'échanges par achat-vente ou loca- tion, mais bien avec l'objectif de diminuer, à terme, d'un pour- centage important les contingents laitiers de manière, pour le moins, à rendre possible sans à-coups pour la paysannerie notre entrée dans les nouveaux Accords du Gatt.
Nous vous invitons donc, au nom du groupe socialiste, à ren- voyer le projet au Conseil fédéral.
Kühne: Zuerst möchte ich meine Interessen offenlegen. Ich bin Präsident des Zentralverbandes schweizerischer Milch- produzenten und habe die Aufgabe, die Interessen der 50 000 schweizerischen Verkehrsmilchproduzenten zu vertreten, die insgesamt - erlauben Sie mir, diese Zahl zu nennen - 2,5 Pro- zent der westeuropäischen Milch produzieren. Längerfristig liegen diese Interessen sicher in der Stärkung der Konkurrenz- fähigkeit im Rahmen fairer Rahmenbedingungen, auch wenn dieser Weg hart ist.
Die CVP-Fraktion hält fest, dass sowohl innen- wie auch aus- senpolitische Gründe den Bundesrat und das Parlament ver- anlasst haben, eine Aenderung in der Landwirtschaftspolitik vorzunehmen. Ein erster Schritt erfolgte mit dem 7. Landwirt- schaftsbericht und dem Beschluss zur Einführung von pro- duktionsungebundenen Direktzahlungen. Dafür werden die garantierten Preise nicht mehr steigen oder - wie bei der Milch ab 1. September 1993 - sogar merklich sinken.
Wenn hier nun dargetan wird, es sei eine zaghafte Kurs- änderung, oder wenn sogar behauptet wird, von einer Kurs- änderung sei nichts zu spüren, dann beweisen diese Redner, dass sie von der wirklichen Situation nichts begriffen ha- ben. Ab 1. September 1993 werden die Konsumenten jährlich um 150 Millionen Franken entlastet, die Milchrechnung wird um 150 Millionen Franken entlastet, und die Portemonnaies der Bauern werden um 300 Millionen Franken Milchgeld «ent- lastet».
Die CVP-Fraktion ist einverstanden mit den Bestrebungen des Bundesrates, durch die Revision des Milchwirtschaftsbe- schlusses mehr Bewegungsspielraum für die Milchproduzen- ten zu schaffen. Zudem sollen die Möglichkeiten zur Selbst- hilfe am Markt verstärkt werden. Dies ist notwendig, weil sich ja der Staat allmählich aus dem Markt zurückzieht und seinen Schutz abbaut. Durch Abschöpfungen bei den Kontingents- übertragungen, den Ausgleich saisonaler Schwankungen
und die Möglichkeit von Gehaltsbeschränkungen können zu- dem Kosten in der Milchrechnung eingespart werden.
Durch eine grundsätzlich neue Milchgesetzgebung will der Bundesrat in einem zweiten Schritt eine weiter gehende Libe- ralisierung verfolgen. Nach Auffassung der CVP-Fraktion soll der Umbau so gestaltet werden, dass er eine zuverlässige Grundlage für eine qualitativ hochstehende Milchwirtschaft in der Schweiz darstellt. Milchwirtschaft und Viehhaltung sind die wirtschaftlich und ökologisch sinnvollsten Wirtschaftsweisen in weiten Gebieten unseres Landes. Die komparativen Kosten- unterschiede zum Ausland sind kleiner als bei anderen Pro- dukten. Punkto Qualität und Produktevielfalt stehen wir heute schon an der Spitze, und weitere Verbesserungen sind anzu- streben.
Die Milch ist das strategisch mögliche Erfolgsprodukt der schweizerischen Landwirtschaft. Wir unterstützen die Bestre- bungen, die Milch zu marktgängigen Erzeugnissen zu ver- edeln. Dazu ist vermehrte Flexibilität notwendig. Um aber an- dererseits gewisse Produkte, wie Käse, herstellen zu können, sind verlässliche Rahmenbedingungen unabdingbar. Wer will denn sonst die entsprechenden Investitionen vornehmen? Ohne geregelte Verhältnisse in der Käseproduktion und auf dem Käsemarkt müsste die Milcherzeugung in unserem Land massiv reduziert werden. Zudem muss die Neuordnung si- cherstellen, dass die Milch in Zukunft nicht nur bei grossen Bauern entlang der Hauptstrassen, sondern auch in entlege- nen Gebieten abgeholt wird. Die Liberalisierung darf also nicht zum Abbruch führen; eine sanfte Renovation ist gefordert. Wir wollen nicht unter dem Titel - oder unter dem Deckmantel - der Liberalisierung ein einseitiges Preisdiktat der Abnehmer und den Zusammenbruch des Käseexportes erleiden.
Die CVP-Fraktion ist der Auffassung, dass der Bundesrat ins- besondere in der Frage der Gatt-Verhandlungen die ganzheit- lichen Interessen unseres Landes im Auge behalten muss. Ei- nerseits ist die schweizerische Volkswirtschaft zur Sicherung von genügend Arbeitsplätzen auf offene Weltmärkte angewie- sen, aber ebenso hat die Schweiz Interesse daran, über genü- gend politischen Handlungsspielraum in mehr binnenorien- tierten Bereichen wie der Umwelt- und der Agrarpolitik zu ver- fügen. In den Verhandlungen über das Agrardossier verlan- gen wir, dass sich der Bundesrat insbesondere für Ausnah- men im Milchsektor stark macht. Es muss verhindert werden, dass die schweizerische Milchwirtschaft wegen den Ergebnis- sen in den Gatt-Verhandlungen Marktanteile einbüsst.
Ein weiteres wichtiges Thema sind die Zutritte zum europäi- schen Markt. Ich verweise auf die Ausführungen von Herrn Da- vid und möchte lediglich festhalten, dass Italien, Frankreich und Deutschland unsere wichtigsten Kunden auf diesem Ge- biet sind.
Der Milchwirtschaftsbeschluss 1988 wurde stark geprägt durch das Bestreben, die Milcherzeugung möglichst gerecht zu verteilen, die kleinen Betriebe zu erhalten und günstige Be- dingungen für das Berggebiet zu schaffen. Ein enges Netz von Vorschriften und Regelungen ermöglichte einen vergleichs- weise hohen Produzentenpreis. Anderseits wurde dadurch aber der Bewegungsspielraum der Produzenten sehr stark eingeschränkt, die Strukturen zementiert und die Konkurrenz- fähigkeit geschwächt. Wenn nun die Minderheit Ledergerber verlangt, dass die Vorlage an den Bundesrat zurückgewiesen wird mit dem Auftrag, eine Revision vorzulegen, die mit weni- ger Detailregelungen auskommt, die Interessen der Berg- und Hügelzonenbauern berücksichtigt, der ökologischen Milch- produktion zum Durchbruch verhilft und die Verwertungskar- telle liberalisiert, so ist das ein Widerspruch in sich selbst. We- niger Detailregelung und mehr Liberalisierung bewirken, dass sich die Milchproduktion auf die günstigsten Regionen in un- serem Lande konzentriert und dadurch Berg- und Hügelge- biete das Nachsehen haben.
Herr Ledergerber, Sie haben sich ja in neuerer Zeit durch die Präsentation wirtschaftlicher Konzepte hervorgetan. Sie müss- ten eigentlich wissen, dass man nicht gleichzeitig «Ballen- berg» und Konkurrenzfähigkeit mit den Holländern anstreben kann; Ihr Rückweisungsantrag ist daher abzulehnen.
Die CVP-Fraktion ist der Auffassung, dass mit der Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses keine weiteren Erlösminderun-
Arrêté sur l'économie laitière 1988
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N
28 septembre 1993
gen für die Bauern verbunden werden dürfen, wie dies der Bundesrat mit Artikel 5 Absatz 2bis vorgeschlagen hat. Der Bundesrat hat am 26. April 1993 den Milchgrundpreis um 10 Rappen gesenkt und damit das Versprechen verbunden, in dieser Legislatur keine weiteren Preissenkungen mehr vorzu- nehmen. Wir halten dafür, dass gegebene Zusicherungen ein- gehalten werden müssen. Um die Milchrechnung zu entla- sten, ist den Produzenten zusätzlich innert Jahresfrist die Ein- führung einer saisonalen Milchpreisstaffelung und die finan- zielle Beteiligung bei der Lösung des Magermilchproblems zugemutet worden. Wir sollten diese Anstrengungen der Pro- duzenten zur Senkung der Verwertungsverluste honorieren. In diesem Sinne empfehle ich Ihnen, auf die Vorlage einzutre- ten und den Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber abzulehnen.
M. Friderici Charles: En 1988, lors de la révision de l'arrêté sur l'économie laitière, le Parlement avait longuement débattu de la possibilité de transférer des contingents entre producteurs de lait. Acceptées dans un premier temps par le Conseil des Etats, ces dispositions avaient par la suite été supprimées lors des navettes avec le Conseil national.
La situation est aujourd'hui différente. Comme l'écrit le Conseil fédéral dans le 7e rapport sur l'agriculture, et comme l'a relevé M. Perey tout à l'heure, la production laitière est l'un de nos meilleurs atouts pour affronter un avenir qui s'annonce diffi- cile. Il faut constater avec les agriculteurs eux-mêmes que cet atout n'est pas mis à profit aussi bien qu'il devrait l'être - la faute en incombe moins aux acteurs des différentes filières du lait qu'à la manière dont les activités sont régies.
Depuis son introduction, il y a une quinzaine d'années, le ré- gime des quotas est demeuré d'une extrême rigidité. Il a favo- risé le maintien d'une production atomisée à l'excès, le sous- emploi des capacités de production et, finalement, la per- sistance de coûts élevés pour la production de la matière première.
La réglementation de l'utilisation du lait n'est pas adéquate non plus. La répartition de la matière première entre les utilisa- teurs dépend de décisions administratives, selon des critères qui ne sont pas conformes aux exigences du marché. Pour de nombreux produits, dont le fromage et le beurre, la prise en charge et les marges sont garanties, ce qui ne favorise pas une émulation nécessaire à l'amélioration des performances du secteur.
Dans le contexte de nos relations internationales, il est impéra- tif d'adapter nos structures de production et de mise en valeur du lait. Le Conseil fédéral et l'Office fédéral de l'agriculture re- connaissent dans le 7e rapport sur l'agriculture qu'il faut ren- dre les réglementations plus flexibles et introduire un système de prix indicatif, avec un prix d'intervention pour le lait servant à produire du beurre qui sera fixé à un niveau plus bas.
Comme dans de nombreux secteurs industriels, les produc- teurs de lait devront désormais adapter leurs coûts au prix en question et non l'inverse. Cette réalité exige que nous levions les obstacles à l'abaissement des frais de production. L'im- possibilité de transférer des contingents en est un. Il s'oppose à une spécialisation et à une rationalisation des exploitations agricoles et aux économies d'échelle qu'elles pourraient pro- curer. Il n'est pas exigible des producteurs qu'ils fournissent une matière première à meilleur compte si, parallèlement, les utilisateurs continuent de bénéficier de garanties inchangées. La baisse du prix du lait décidée au printemps n'a de sens que si elle est accompagnée d'une déréglementation générale, propre à garantir que l'allocation de la matière première et la rétribution des utilisateurs soient dorénavant la résultante des performances réalisées sur le marché.
Les modifications que nous adoptons aujourd'hui ne sont qu'une étape avant la révision générale de la législation lai- tière. Or, celle-ci devra être entreprise sans délai, faute de quoi la situation continuera à se dégrader, avec même une détério- ration brutale si, d'aventure(!) les négociations du Gatt abou- tissaient
De l'avis du groupe libéral, il convient de laisser un maximum de responsabilités aux milieux agricoles eux-mêmes. Le Conseil fédéral n'y est d'ailleurs pas opposé dans la majorité
des cas, puisqu'il entend même verser des indemnités appro- priées à l'Union centrale des producteurs suisses de lait et aux fédérations laitières pour certaines prestations de nature ad- ministrative qui relèvent du droit public comme l'application du contingentement laitier et l'activité des inspecteurs. Sur ce point, et à titre personnel, je peux déclarer à M. Kühne, qui m'a précédé à cette tribune, combien le président de l'Astag envie son homologue de l'Union centrale des producteurs suisses de lait. Il sera sans doute nécessaire que nous ayons une dis- cussion afin qu'il me transmette sa recette pour obtenir une pareille reconnaissance de la part du Conseil fédéral!
La production de lait est en général adaptée aux conditions lo- cales et écologiques. Le groupe libéral ne pense pas qu'il soit nécessaire de prévoir des dispositions permettant, après un temps d'adaptation de cinq ans, des reports de contingents uniquement sur des exploitations remplissant les conditions minimales de la culture biologique ou de la production inté- grée. De telles dispositions pourraient au contraire restreindre l'adaptation nécessaire de notre agriculture aux conditions internationales et créer des disparités dommageables.
Fidèle aux principes de la responsabilisation de la production et de la déréglementation, principes par ailleurs affichés par le Conseil fédéral, le groupe libéral soutient également les mesu- res qui, dans la modification de l'arrêté sur le statut du lait, transmettent certaines compétences à l'Union centrale des producteurs suisses de lait. Ces dispositions nous semblent mieux répondre aux nouvelles conditions du marché et corres- pondent au désir de dérégulation souvent exprimé au sein de notre Parlement. Il ne faudrait cependant pas que les modifica- tions apportées aux deux arrêtés fédéraux que nous traitons aujourd'hui conduisent à des situations de quasi-monopole ou permettent des abus de position dominante. C'est la raison pour laquelle une majorité du groupe libéral accepte que les fédérations laitières puissent bénéficier d'une certaine priorité quant à la fourniture de matière première, l'application de cette disposition étant par ailleurs également assurée par l'Union centrale des producteurs suisses de lait.
En conclusion, le groupe libéral est favorable aux modifica- tions apportées aux deux arrêtés fédéraux qui nous sont sou- mis. Il vous recommande d'entrer en matière et de ne pas les renvoyer au Conseil fédéral.
En ce qui concerne les projets d'amendement, il soutiendra toutes les propositions qui délèguent des compétences aux producteurs eux-mêmes, à leurs associations ou aux fédéra- tions laitières, et qui favorisent une plus grande souplesse d'adaptation aux conditions du marché.
Ledergerber, Sprecher der Minderheit: Kollege Kühne hat festgehalten, wir würden hier ungetrübt von Sachverstand operieren, und wir möchten gleichzeitig «Ballenberg» realisie- ren und holländische Landwirtschaftsverhältnisse. Dazu muss ich doch noch etwas sagen .
Herr Kollege Kühne, wir wissen doch heute, dass das Einkom- men der Landwirtschaft, dass jeder Franken, der in der Land- wirtschaft verdient wird, zu 80 Prozent aus Subventionen oder staatlich hochgehaltenen Preisen besteht; nur 20 Rappen sind direkte Marktleistungen. Das können wir so auf die Dauer nicht halten. Wir müssen es verändern. Es gibt ein einfaches System, das diese Widersprüche auflöst und nicht zu Ueber- produktionen und grossen Verwertungskosten führt. Das kann man, Herr Kollege Kühne, in vier Punkten zusammenfas- sen - vier Punkte, die absolut konsistent und machbar sind, nämlich:
Wir hören mit der agrarbürokratischen Planwirtschaft auf.
Wir setzen die Subventionen mit Direktzahlungen an die Bauern im Gebirge, in den Hügelzonen und im Flachland fest. 3. Wir knüpfen diese Flächenbeiträge an ökologische Bedin- gungen, und der Bauer muss nach den Marktbedürfnissen produzieren und muss eine hohe Qualität bringen.
Wir haben dann plötzlich aus 120 000 Agrarbeamten wieder Unternehmer gemacht, die sich dem Markt anpassen, und wir helfen dem Staat relativ grosse Mengen an Subventionen zu sparen.
Damit haben wir sowohl den Gebirgszonen wie den Hügel- zonen eine faire Chance zum Ueberleben gegeben, und die
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
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Landwirtschaft kann auch exportieren; aber das heisst, sie muss Spitzenqualität leisten, sie muss ökologisieren, und dann kann sie auch auf internationalen Märkten bestehen.
M. Couchepin, rapporteur: La minorité Ledergerber veut ren- voyer ce projet au Conseil fédéral avec l'ordre de revenir avec une révision de l'AEL 1988 «moins détaillée; tenant compte des intérêts des zones de montagne et des collines; contri- buant à la percée de la production écologique de lait» et «per- mettant de liberaliser les cartels de la commercialisation».
«Moins détaillée» tout d'abord: vous verrez tout au long du débat sur cet objet que les gens qui sont proches de M. Leder- gerber, et M. Ledergerber lui-même, à plusieurs reprises, pro- posent d'introduire des dispositions complémentaires dans les articles proposés par le Conseil fédéral. C'est donc la preuve par l'acte que M. Ledergerber ne veut pas ou ne peut pas vouloir une révision moins détaillée que celle-là. Il veut au contraire la compléter à plusieurs reprises par certaines préci- sions.
«Tenant compte des intérêts des zones de montagne et de col- lines»: il y a dans l'arrêté une proposition de minorité Häm- merle, en particulier, qui introduit des dispositions favorables aux zones de montagne et de collines. Il n'y a pas besoin de renvoyer au Conseil fédéral tout le projet pour décider si on veut tenir compte de ces intérêts particuliers.
«Contribuant à la percée de la production écologique du lait»: vous voyez à la première page déjà une minorité Baumann qui demande en substance que soient mieux respectées les dis- positions de l'article 31b de la loi sur l'agriculture. Or, c'est pré- cisément l'article qui suscite la percée dans le sens de la prise en compte des intérêts écologiques.
Enfin, «permettant de libéraliser les cartels de la commerciali- sation», c'est probablement le point le plus intéressant et celui sur lequel nous pourrions être d'accord. Néanmoins, dans la pratique, même si on devait renvoyer le projet au Conseil fédé- ral, il faudrait plusieurs années, deux à trois ans, avant que des dispositions permettant cette libéralisation puissent être pro- posées au Parlement avec toute la procédure que l'on connaît, y compris la procédure de commercialisation.
Donc, dans la pratique, en votant cet arrêté, nous n'entravons en rien la libéralisation future des cartels de la commercialisa- tion, qui est souhaitée et nécessaire. Simplement, nous pre- nons dans l'immédiat des mesures qui vont dans le bon sens, sans pour autant préjuger de l'étape suivante qui viendra dans deux, trois ou quatre ans, c'est-à-dire à peu près le même temps que nous aurions à attendre si la proposition de mino- rité Ledergerber était admise.
Par conséquent, il n'y a pas lieu aujourd'hui de renvoyer le pro- jet au Conseil fédéral. Ceux qui sont d'accord avec la minorité Ledergerber peuvent voter les propositions de détail complé- mentaires présentées qui vont dans le sens de ce qu'elle sug- gère; les autres peuvent les repousser. Liquidons le problème aujourd'hui et avançons.
David, Berichterstatter: Der Rückweisungsantrag der Minder- heit Ledergerber hat - das hat auch die Diskussion klar ge- zeigt - zwei grosse Mängel:
Er bleibt in den Deklarationen stecken. Genau das aber wol- len wir jetzt in der Landwirtschaftspolitik aufgeben. Gefragt sind jetzt in der Gesetzgebung konkrete erste Schritte bei der Milchkontingentierung. Da nützen uns Deklarationen, wie sie Herr Ledergerber wieder an den Bundesrat richten will, wenig. Er hat auch in seinen mündlichen Ausführungen keine prakti- kablen Vorschläge zur Umsetzung vorgetragen, die über das hinausführen würden, was wir vor uns haben. Die Umsetzung ist das Problem, nicht die Deklaration. Es bleibt ihm selbstver- ständlich unbenommen, weitere Anträge in diese Debatte ein- zubringen, die konkrete Umsetzungen sind.
Ein weiterer Mangel dieses Minderheitsantrages - Herr Kühne hat es mit Recht hervorgehoben -: Er ist widersprüch- lich. Man kann auf der einen Seite die Notwendigkeit der Oekologisierung herausstreichen und auf der anderen Seite mit aller Kraft Deregulierung und Liberalisierung fordern. Herr Jaeger hat dasselbe getan. Hier bestehen grosse Konflikte.
Wir müssen diese Konfliktfelder im Einzelfall sorgfältig ange- hen. Mit den vorgelegten Anträgen versuchen wir, konkrete Lösungen für den ökologischen Anbau auf der einen Seite und für ein marktnäheres Produzieren auf der anderen Seite zu finden.
Aus diesen Gründen führt uns der Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber nicht weiter, sondern nur in eine Sack- gasse. Ich bitte Sie daher, ihn abzulehnen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: La transformation profonde de la politique agricole que le 7e rapport sur l'agriculture a lan- cée s'accomplit inexorablement. La première grande décision parlementaire d'application de cette nouvelle politique fut na- turellement l'introduction dans la loi sur l'agriculture des articles 31a et 31b. Aujourd'hui, avec le projet du Conseil fédé- ral qui consiste à de prendre deux arrêtés sur le lait, qui vien- dront relayer les arrêtés actuels, nous agissons dans un sec- teur extrêmement important de notre agriculture - n'oublions pas que le lait constitue le tiers du rendement brut des pay- sans suisses - et nous agissons, là encore, dans le bon sens. En ce qui concerne le lait, précisément, il y a eu une première étape le 26 avril dernier, lorsque le Conseil fédéral a décidé l'introduction du nouveau prix du lait - réduction de 10 centimes -, à valoir dès le 1er septembre 1993. Parallèle- ment à cette mesure, la réduction des marges dans le secteur du beurre et de la crème, un train de mesures dans le secteur du fromage, pour encore mieux promouvoir la production de qualité et améliorer le marketing, étaient l'essentiel de cette première étape. Cette baisse de prix, il faut le signaler ici, est reportée intégralement sur les prix à la consommation dans les secteurs du lait et de la crème de consommation ainsi que des produits frais, cependant qu'elle l'est en partie dans le secteur du beurre, et qu'elle servira à abaisser de quelque 100 millions de francs les pertes à la charge du compte laitier dans le secteur du fromage. Cette première étape, décidée par le Conseil fédéral, a donc comme conséquence une améliora- tion réelle de la compétitivité de l'agriculture dans le secteur du lait.
La deuxième étape, c'est celle d'aujourd'hui. En vous propo- sant les arrêtés que vous avez sous les yeux, nous pourrons assouplir le système du contingentement laitier. D'une part, cela permettra aux producteurs de s'adapter et d'abaisser ainsi leurs coûts de production pour être mieux à même de faire face à la baisse du prix du lait et, d'autre part, cela don- nera la possibilité à la Confédération d'adapter avec beau- coup plus de souplesse le volume de la production aux possi- bilités réelles du marché, par le prélèvement d'une part des contingents transférés. Cette révision, par ailleurs, aura pour effet de diminuer l'ampleur des fluctuations saisonnières de li- vraison du lait, de maîtriser la production de matière grasse du lait, et d'adapter le contrôle de la qualité du lait.
La troisième étape - parce que cette deuxième étape n'est nul- lement une fin en elle-même - parachèvera le mouvement et transformera encore plus profondément le secteur de la pro- duction et de la commercialisation du lait. Il s'agit d'une étape ambitieuse que nous situons pour les années 1997/1998, et qui conduira à un assouplissement de la garantie du prix du lait par l'introduction d'un prix indicatif - je vous prie de noter l'adjectif essentiel: par l'introduction d'un prix «indicatif> et non plus d'un prix «administré» - et d'un prix d'intervention pour les principaux produits. Elle se caractérisera par un assouplis- sement des obligations de livraison et de prise en charge du lait et, enfin, par la suppression des garanties de marges pour les fabricants.
Vous êtes situés exactement dans le grand mouvement de cette transformation du secteur laitier. Nous n'en sommes qu'au début du parcours. Vous voyez précisément comment s'articule dans le temps l'intention et la volonté d'appliquer au secteur du lait le 7e rapport sur l'agriculture. C'est une inten- tion logique, c'est une intention volontaire.
Il faut alors que je m'explique sur un point qui fait l'objet de plu- sieurs interventions et d'une proposition de minorité: c'est ce- lui du rythme de cette transformation. Je le dis très clairement, on ne peut pas aller plus vite que ce que je viens d'énoncer, et en particulier la troisième étape ne peut pas se situer avant
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Arrêté sur l'économie laitière 1988
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l'échéance 1997/98. Elle exige, en effet, une adaptation des structures, une adaptation des institutions, une adaptation des règles si profonde, qu'elle concernera, au bout du compte, quelque 50 000 producteurs dans ce pays. Vous ne pouvez pas accoucher d'une telle réforme à la petite semaine ou du jour au lendemain. L'importance de cette réforme et de ce parachèvement de la troisième étape exige au minimum - mais n'exigera pas davantage - le temps que je viens de dé- crire. Dès lors, la proposition de renvoi n'a pas de sens. Elle ne nous ferait pas gagner de temps, mais elle aurait comme in- convénient majeur de perpétuer les institutions de 1988 qui sont dépassées, et de nous faire renoncer au bénéfice de l'étape améliorée que nous vous proposons aujourd'hui.
Voyez-vous ce que nous vous proposons aujourd'hui, c'est comme qui dirait les CFF qui veulent transformer la gare et qui, pendant les travaux, maintiennent intégralement le trafic et le service de cette gare. Tandis qu'en demandant le renvoi, vous nous demandez de fermer la gare le temps d'adapter nos structures et de ne pas gagner un seul jour sur le programme des travaux. Ne vous laissez pas aller au leurre de ce renvoi. Il a pour inconvénient majeur de nous faire rater une étape inter- médiaire, celle d'aujourd'hui, qui est déjà porteuse en elle- même de suffisamment d'avantages par rapport au système actuel et par rapport aux deux arrêtés actuels. Il serait lâche, il serait regrettable, il serait erroné de sauter cette étape et d'évi- ter ainsi cette amélioration graduelle, notamment dans le sys- tème d'assouplissement des contingents.
Et puis, j'ai une dernière remarque dans ce débat d'entrée en matière où je vous invite très fermement à réfléchir sur les conséquences de cette proposition de minorité. J'ai une deuxième remarque, particulièrement à l'intention de M. Borel François, qui d'ailleurs motionne à ce sujet et qui voudrait que non seulement nous intervenions comme nous l'avons fait sur le prix du lait, mais encore que nous intervenions systémati- quement sur les quantités de lait. Nous ne pouvons pas conduire toutes les politiques à la fois.
Nous avons opéré d'une manière claire et nette et nous pour- rons dans x années continuer d'opérer sur le prix du lait. En agissant de surcroît et en même temps, dans un court délai, sur les contingents, ce n'est pas à une amélioration des struc- tures que nous serions conduits, mais bel et bien au démantè- lement de l'agriculture et du secteur producteur de lait. L'agri- culture doit améliorer sa compétitivité. C'est ce que vous de- mandez, c'est ce que l'agriculture elle-même veut réussir. Et elle le réussira en baissant les coûts. Mais si en même temps on réduit systématiquement et fortement les contingents, on lui coupe les bras pour agir et l'on ne peut pas espérer cette amélioration déjà robuste, déjà exigeante, déjà profonde, telle que les prix le demandent, au regard des 60 ans d'économie de guerre que nous avons pratiquée. Il faut laisser une chance à nos paysans.
La motion de la minorité Borel François dont il sera question tout à l'heure - mais M. Borel a parlé de cette nécessité de ré- duire les contingents pour appuyer la proposition de minorité de renvoi au Conseil fédéral - ne laisserait aucune chance à la paysannerie.
En effet, dois-je illustrer cela par quelques chiffres et par quel- ques délais? Si au Gatt, dont un orateur a dit tout à l'heure qu'il pourrait peut-être miraculeusement s'accomplir, la pro- position du Conseil fédéral, l'offre suisse, était retenue, nous devrions réaliser une diminution de la production du lait, donc un contingentement, qui signifierait une diminution d'environ 5 pour cent jusqu'en l'an de grâce 2006, tandis que la motion de la minorité de la commission demande, elle, une réduction de la quantité de lait de 10 pour cent d'ici au printemps 1998. C'est véritablement être plus royaliste que le roi. J'aurais tendance à dire à M. Borel François ce que M. Jaeger a dit tout à l'heure: «Gatt sei dank». «Gatt sei dank>, lui dire que nous avons précisément des exigences internationales, pourtant dures, qui vont moins loin, beau- coup moins loin et beaucoup moins vite que le brutal «assai- nissement» que signifiera cette opération simultanée sur les contingents et sur les prix.
J'ai parlé de cette motion parce que, en filigrane, elle sous-ten- dait certains propos à l'appui de l'intervention de renvoi au
Conseil fédéral et parce qu'il faut bien voir de quoi on parle quand on parle d'un renvoi au Conseil fédéral.
Gardons cette étape que le Conseil fédéral vous propose. En- trons en matière.
Il y aura mille détails dans la discussion qui va suivre qui pour- ront être discutés, mais le cap est bon. Il s'oriente dans la bonne direction. Ne perdons pas pied aujourd'hui.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
98 Stimmen 51 Stimmen
Detailberatung - Discussion par articles
A. Milchwirtschaftsbeschluss 1988 (MWB 1988) A. Arrêté sur l'économie laitière 1988 (AEL 1988)
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, ch. I introduction Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 2 Abs. 3 Einleitung Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Schwab .... von der Gesamtmilchmenge erhöht oder gekürzt werden
Art. 2 al. 3 introduction Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Schwab .... ou réduire des contingents individuels ...
Schwab: Mein Antrag richtet sich nicht gegen die Möglichkeit, auf Beginn eines Milchjahres Kontingente zu erhöhen oder zu kürzen. Mir ist bewusst, dass sich die Landwirtschaft von mor- gen dem Markt anzupassen hat. Dabei ist aber zu berücksich- tigen, dass die Milchproduzenten eine wichtige, multifunktio nale Aufgabe zu erfüllen haben: Landschaftspflege, Touris- mus, Oekologie. Kontingentskürzungen aus der Sicht von in- nerstaatlichen Ueberlegungen kommen für mich nicht in Frage. Die Verlagerung in andere Produktionssektoren bringt auch Probleme; ich meine, sie bringe mehr Nachteile als Vor- teile.
Sollte aus Gründen, die heute nicht auf dem Tisch liegen, doch gekürzt werden müssen, so darf eine solche staatliche Mass- nahme nur gegen Entgelt geschehen; denn hinter jedem Kontingentsanteil stecken Leistungen. Es stecken Arbeit, Schweiss, es steckt eine grosse Zuchtarbeit dahinter, die auch mit finanziellen Aufwendungen und Leistungen verbunden ist. Es stecken Investitionen für Maschinen, für Gebäude dahinter. Auch in anderen Branchen wurden staatliche Interventionen entschädigt.
Hier geht es nicht um Subventionen, sondern es geht um ei- nen normalen marktwirtschaftlichen Vorgang. Der Bauer gibt Milchkontingente ab, er verzichtet auf einen Teil seines Ein- kommens. Der Staat kauft ihm diese Milchkontingente ab, er zahlt dafür. Die grossen Ueberschüsse im Ausland drücken auch auf unseren Markt; sie sind auch mitschuldig, dass wir unter einen Produktionsdruck kommen.
Ich möchte Sie bitten, meinem Antrag zuzustimmen und den Ausdruck «ohne Entschädigung» zu streichen.
M. Couchepin, rapporteur: La proposition de minorité Schwab tend à tenir compte, lorsqu'on doit fixer les contin- gents individuels, des livraisons inférieures ou supérieures
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
1645
aux contingents individuels effectués au cours de l'année lai- tière précédente.
Dans le projet du Conseil fédéral, qui est repris sur ce point par la majorité de la commission, on ne parle simplement que «du respect du contingent individuel au cours de l'année laitière précédente».
La proposition de minorité Schwab tend donc à favoriser et à donner aussi une compensation aux paysans qui auraient fait une livraison de lait inférieure durant l'année précédente. Le résultat, c'est qu'il y aurait toujours une compensation lorsque quelqu'un aurait livré moins que son contingent l'année précé- dente. Globalement, cela tendrait donc à augmenter le contin- gent de l'ensemble des coopératives du pays, et c'est un des buts que l'on veut éviter.
Il faut donc s'en tenir à la version plus restrictive du Conseil fé- déral et de la majorité de la commission, et ne pas permettre la compensation pour le paysan qui n'aurait pas livré la totalité de son contingent au cours de l'année précédente.
David, Berichterstatter: Die Kommission muss in ihrer Mehr- heit den Antrag der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe g MWB zur Ablehnung empfehlen. Sie müssen sich im klaren sein, dass die Milchkontingentierung ein be- stimmtes Ziel verfolgt, nämlich die Beschränkung der Milch- menge. Der Antrag der Minderheit läuft tendenziell in die Ge- genrichtung, indem er die Mengenbeschränkung teilweise un- terlaufen will.
Der Hauptgrund aber, weshalb wir diesen Antrag ablehnen, ist der, dass für die Bauern bereits eine Flexibilität besteht, näm- lich im Rahmen des genossenschaftlichen Ausgleichs, den sie während des Jahres unter sich, innerhalb der Genossen- schaft, ohne Ueberlieferungsabgabe nach Artikel 3 Absatz 2 MWB in Verbindung mit Artikel 12 der Verordnung über die Er- hebung von Abgaben und Beiträgen der Milchproduzenten vornehmen können. Es wäre unseres Erachtens verfehlt, die Mengenbeschränkung nochmals zusätzlich zu lockern und damit die Milchrechnung zusätzlich zu belasten. Ich glaube, gerade jene Damen und Herren, denen die Bundesfinanzen am Herzen liegen, werden darauf achten müssen, die Schleu- sen nicht zu weit zu öffnen.
Ich bitte Sie daher, den Antrag der Minderheit Schwab abzu- lehnen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Pour éviter que nous ayons un dialogue de sourds, je précise que je parle uniquement de la proposition individuelle Schwab qui demande de biffer les termes «sans indemnisation». Je parlerai plus tard de l'autre proposition, celle de la minorité de la commission dont ont parlé les rapporteurs.
Pour ce qui concerne la proposition Schwab, je pense que le Conseil fédéral a la possibilité de choisir entre les deux solu- tions qui s'offrent à lui. La suppression de ces termes ne ferme aucune possibilité au Conseil fédéral, parce qu'il est déjà libre d'indemniser ou non la réduction des contingents. Il s'est re- fusé à une telle solution jusqu'ici. Les solutions d'indemnisa- tion de réductions sont certes utilisées dans la Communauté, mais elles ne sont pas en usage chez nous. Par conséquent, en maintenant la formule originelle, vous créez, je dirais, une certitude plus grande dans l'application du droit.
La suppression formelle que voudrait apporter M. Schwab ne changera pas la pratique. Elle me paraît cependant moins claire dans l'expression. Voilà où est le choix. Il n'est nulle part ailleurs.
M. Couchepin, rapporteur: Nous avons parlé de la proposi- tion de minorité Schwab à la lettre g de l'article 2 alinéa 3. Entre temps M. Schwab a présenté une proposition indivi- duelle concernant l'introduction de cet alinéa, où il suggère de supprimer les termes «sans indemnisation».
Cette proposition est évidemment grave parce qu'elle coupe les ailes à l'innovation majeure de cette loi, c'est-à-dire la pos- sibilité, d'une part, de vendre les contingents et, d'autre part, la possibilité pour le Conseil fédéral de majorer ou réduire les contingents, sans indemnisation.
Sil'on accepte la proposition Schwab, on aboutit à un blocage au niveau économique et financier, ce qui est tout à fait con- traire à l'esprit du nouvel arrêté.
David, Berichterstatter: Der Antrag Schwab zu Artikel 2 Ab- satz 3 Einleitung, der Ihnen als Nummer 6 der Anträge ausge- teilt worden ist, ist bei weitem schwerwiegender als der Antrag der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe g, zu dem wir vorhin Stellung genommen haben.
Der Antrag Schwab will Kontingentskürzungen vom Bund ent- schädigen lassen. Mit der Gutheissung dieses Antrages würde dem Bund von einem Tag auf den anderen eine riesige Schuld aufgeladen, nämlich die Verpflichtung, alle bestehen- den Kontingente im Falle einer Reduktion zu entschädigen. Da bewegen wir uns nicht in Beträgen in Millionen-, sondern in Milliardenhöhe.
Ich glaube, Herr Schwab verkennt, dass sein Antrag eine ge- fährliche Auswirkung auf die Bauern haben würde. Die Konse- quenz wäre nämlich nicht, dass man entschädigen würde, sondern man würde und könnte gar nichts anderes tun, als die Preis- und Abnahmegarantie abzuschaffen.
Die Kontingentierung besteht ja nur wegen der Preis- und Ab- nahmegarantie. Wenn Sie für die Kontingentskürzungen Geld wollen, wird der Bund diese Garantien abschaffen müssen. Ich warne Sie, meine Damen und Herren aus der Landwirt- schaft, das Spiel zu weit zu treiben, indem Sie diese Entschädi- gung fordern und damit letztlich den Bund zwingen, die Preis- und Abnahmegarantie zurückzunehmen. Sie würden damit den Bauern einen schlechten Dienst erweisen!
Ich bitte Sie dringend, den Antrag Schwab, der in die falsche Richtung geht und weit über das Ziel hinausschiesst, abzu- lehnen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral a pro- posé les termes «sans indemnisation» dans son texte parce qu'il voulait rappeler un principe qui, en Suisse, a toujours été appliqué, à savoir qu'un contingent ne peut pas faire l'objet d'un prix payé par la Confédération. La Confédération n'a ja- mais payé de contingent. Elle n'en paiera jamais et c'est la rai- son pour laquelle il lui paraissait préférable de mettre les points sur les i à propos du texte qui se trouve ici. C'est la rai- son pour laquelle, toujours, nous nous opposons à la proposi- tion Schwab, mais j'ajoute que si, d'aventure, cette proposi- tion l'emportait, il est bien clair que le Conseil fédéral, même sans cette précision verbale, ne débuterait pas une autre politi- que et il ne commencerait pas à payer des contingents pour qu'ils soient supprimés ou réduits.
La conséquence fondamentale serait donc la même, mais le moyen d'y arriver est formellement plus précis et mieux défini si l'on retient la version du Conseil fédéral. C'est ce que je vous invite à faire.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Schwab
78 Stimmen 29 Stimmen
Art. 2 Abs. 3 Bst. g Antrag der Kommission
Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Minderheit
(Schwab, Binder, Gobet, Kühne, Nebiker, Stucky)
g. die Unter- und Ueberschreitungen des Einzelkontingentes im vorangegangenen Milchjahr.
Art. 2 al. 3 let. g Proposition de la commission
Majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Minorité
(Schwab, Binder, Gobet, Kühne, Nebiker, Stucky)
g. Des livraisons inférieures et supérieures aux contingents in- dividuels effectuées au cours de l'année laitière précédente.
N
28 septembre 1993
1646
Arrêté sur l'économie laitière 1988
Schwab, Sprecher der Minderheit: Kontingentskürzungen sind stets negativ zu beurteilen; das habe ich bereits in einem vorherigen Votum im Zusammenhang mit der entschädi- gungslosen Kürzung von Kontingenten angebracht. Ich bin der Meinung, dass Kontingentskürzungen nur im Zusammen- hang mit internationalen Gegebenheiten vorgenommen wer- den sollten.
Nun ist es so, dass jeder Produzent ein Kontingent hat, dass jeder Produzent versucht, sein Kontingent auszulasten, zu «melken», nicht zuletzt aus Angst, dass ihm dieses bei Nichter- füllung vom Staate her gekürzt werden könnte. Aus dieser Sicht scheint es mir nötig zu sein, dass wir in diesem Artikel eine flexiblere Lösung einbauen, eine Lösung, die dem Produ- zenten die Möglichkeit einräumt, auch «Unterlieferungen» auf das nächste Jahr zu übertragen. Auf den ersten Blick gesehen könnte eine solche Lösung zu mehr Milchproduktion führen. Mittelfristig gesehen dürfte das jedoch nicht der Fall sein. Es würde wie erwähnt einen gewissen Produktionszwang weg- nehmen und eine bessere Verteilung ergeben.
Ich meine, dass man diesem Antrag zustimmen könnte, dass dieser Antrag auch keine Kostenfolge hat, und möchte bei die- ser Gelegenheit noch eine Antwort auf das Votum von Herrn David geben.
Mein Antrag, den Sie abgelehnt haben, hätte nicht Milliarden von Franken zuungunsten der Bundeskasse zur Folge ge- habt, das nicht! Er hätte nur auf Recht und Gerechtigkeit ba- siert: Der Staat hätte dem Bauern für ein Kontingent, das mit all seinen finanziellen Konsequenzen erarbeitet wurde, eine Ent- schädigung zurückerstattet, wenn der Staat das Kontingent hätte einziehen müssen. Das wäre der Sinn gewesen, und erst noch in der Kann-Formel, Herr David, in der Kann-Formel!
M. Couchepin, rapporteur: Nous avons déjà répondu tout à l'heure au sujet de la proposition de minorité Schwab. Nous répétons que le résultat de cette proposition, si elle était ac- ceptée, ce serait de pousser à l'utilisation totale et systémati- que, sur la durée, de tous les contingents et ainsi de provoquer une hausse de la production de lait, ce qui n'est pas le but re- cherché.
David, Berichterstatter: Die Kommissionssprecher haben be- reits zum Antrag der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe g MWB gesprochen. Die Kommission empfiehlt Ih- nen, diesen Antrag abzulehnen.
Nach dem bestehenden Recht (Art. 3 Abs. 2 MWB in Verbin- dung mit Art. 12 der Verordnung über die Erhebung von Abga- ben und Beiträgen der Milchproduzenten) besteht bereits eine Flexibilisierungsmöglichkeit innerhalb der Genossenschaft für Kontingentsübertragungen unter Genossenschaftsmitglie- dern im laufenden Milchjahr. Wir sind der Meinung, dass es nicht angeht, die Mengenbeschränkung nochmals weiter zu lockern. Wir müssen die Menge im Griff behalten.
Darum beantragen wir Ihnen, diese zusätzlichen Möglichkei- ten einer Mengenausweitung abzulehnen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je vous invite à rejeter la proposition de la minorité Schwab, dont un des effets pervers serait de contribuer, année après année, à rétablir, sinon à ren- forcer certains contingents individuels et, par conséquent, à réduire à néant la possibilité que nous voulons nous donner, avec ce nouvel arrêté, de pouvoir infléchir vers le bas le sort des contingents.
Si, comme le citait M. Schwab, un producteur connaît une an- née exceptionnellement difficile, où toutes sortes de raisons familiales ou techniques l'ont conduit à livrer beaucoup moins de lait que son contingent individuel, le rééquilibrage, l'année suivante, à l'intérieur de la société dont il fait partie, est toujours possible. Nous préférons cette souplesse-là à une attribution du contingent individuel définitivement fixé.
Avec la proposition de minorité Schwab, nous nous alienons une possibilité de souplesse. C'est la raison pour laquelle je vous invite à accepter la proposition de la majorité de la com- mission.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
78 Stimmen 31 Stimmen
Art. 2 Abs. 3 Bst. h (neu) Antrag der Kommission Mehrheit
Ablehnung des Antrages der Minderheit Minderheit
(Baumann, Bodenmann, Borel François, Hämmerle, Leder- gerber, Strahm Rudolf, Thür)
h. die Einhaltung der Bestimmungen gemäss Artikel 31b des Landwirtschaftsgesetzes.
Art. 2 al.3 let. h (nouvelle) Proposition de la commission Majorité
Rejeter la proposition de la minorité
Minorité
(Baumann, Bodenmann, Borel François, Hämmerle, Leder- gerber, Strahm Rudolf, Thür)
h. Du respect des dispositions de l'article 31b de la loi sur l'agriculture.
Baumann, Sprecher der Minderheit: Der Bundesrat hat ge- mäss Artikel 2 Absatz 3 die Kompetenz, Kontingente nach ge- wissen Kriterien zu kürzen. Die generelle Erhöhung der Kon- tingente dürfte ja kaum einmal Anwendung finden und gehört in die Kategorie Wunschdenken.
Hingegen wird der Bundesrat in Zukunft wohl nicht darum her- umkommen, die globale Kontingentsmenge zu kürzen. Bei ei- nem allfälligen Gatt-Abschluss würde beispielsweise die ge- forderte Kürzung der Käseexportmengen eine Reduktion des Globalkontingentes um 9 Prozent bedingen. Es liegt auf der Hand, dass bei der Verteilung der Kürzungen auf die einzelnen Betriebe sinnvollerweise gewisse Kriterien zur Anwendung ge- langen sollen; sie sind unter den Buchstaben a bis g aufge- führt.
Die Minderheit möchte diesen Kriterienkatalog um eine Be- stimmung ergänzen: Betriebe, die nach den ökologischen Kri- terien gemäss Artikel 31b des Landwirtschaftsgesetzes produ- zieren - das sind integriert produzierende Betriebe, biologisch produzierende Betriebe -, sollten von generellen Kontingents- kürzungen verschont werden. Das lässt sich mit der Tatsache begründen, dass diese Betriebe an und für sich für ihre Fläche wenig Milch produzieren, kleine Milchkontingente haben.
Bisher haben sich erst etwa 10 Prozent der Betriebe entschlos- sen, nach diesen Bestimmungen des Artikels 31b des Land- wirtschaftsgesetzes zu wirtschaften, weil die ökologischen Di- rektzahlungen diese zusätzlichen Auflagen offenbar nur unge- nügend entschädigen. Es ist daher naheliegend, dass diese Betriebskategorien bei allen sich bietenden Gelegenheiten begünstigt werden sollen. Nur dann wird es möglich sein, der- einst die Mehrheit der Betriebe zu veranlassen, besonders um- weltschonend zu wirtschaften.
Ich beantrage Ihnen namens der Minderheit, das zusätzliche Kriterium aufzunehmen. Der Bundesrat hat ohnehin noch ei- nen fast unermesslichen Ermessensspielraum bei der Ver- gabe dieser Produktionsrechte.
Ruckstuhl: Ich bin Milchproduzent und im Vorstand eines re- gionalen Milchverbandes. Ich empfehle Ihnen im Namen der CVP-Fraktion, den Antrag der Minderheit Baumann zu Arti- kel 2 Absatz 3 Buchstabe h abzulehnen, und zwar aus folgen- den Gründen:
Wir haben vor rund einem Jahr das Landwirtschaftsgesetz re- vidiert und die Artikel 31a und 31b neu gefasst. In Artikel 31a machen wir der Landwirtschaft die Auflage, dass sie markt- und konsumentengerecht zu produzieren hat und dass sie in der Produktion die Natur und die Umwelt nachhaltig zu scho- nen hat. In Artikel 31b offerieren wir den Bauern eine Entschä- digung für zusätzliche Leistungen in diesem Bereich, d. h., wenn sie besonders ökologisch und umweltschonend bewirt- schaften, erhalten sie für den Mehraufwand und die Ertrags- einbusse eine bescheidene Entschädigung, die aber immer-
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
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hin finanziell interessant sein soll. Artikel 31b beruht aufgrund unserer Diskussion in diesem Rat eindeutig auf Freiwilligkeit. Es soll ein finanzieller Anreiz, aber keine Verpflichtung ge- schaffen werden, Artikel 31b in der Produktion zu berücksich- tigen. Die Praxis läuft nun an, und in bezug auf Artikel 31b wird von den Bauern exakt studiert, wieweit die Möglichkeit be- steht, durch besonders ökologische Bewirtschaftung hier zu- sätzliche Mittel zu erreichen. Die Verordnung dazu - das darf man wohl sagen - ist nicht ausgereift und gibt in der Praxis noch Probleme auf, insbesondere bei kleinen Betrieben, die im Bereiche der Tierhaltung zusätzliche Investitionen anführen müssen.
Bei der heutigen Revision sind wir nun beim Milchwirtschafts- beschluss und nicht beim Natur- und Heimatschutzgesetz oder beim Landwirtschaftsgesetz. Es geht nicht an, dass wir diese gesetzlichen Bestimmungen miteinander verknüpfen und damit den Vollzug zusätzlich erschweren. Es käme nie- mandem in diesem Saal in den Sinn, beim Luftfahrtgesetz z. B. den Schutz der einheimischen Vogelarten hinein- zuinterpretieren.
In diesem Sinne bitte ich Sie im Namen der CVP-Fraktion, den Antrag der Minderheit Baumann abzulehnen.
Strahm Rudolf: Es ist üblich geworden, dass jeder Referent hier vorne die Interessen offenlegt. Es gibt auch noch ein Inter- esse der Wassertrinker: Alle sollten ein Interesse haben, dass in diesem Land, vor allem im Mittelland, die Nitratwerte beim Trinkwasser nicht weiter ansteigen. Es ist nicht nur ungesund, sondern kostet die Gemeinden sehr viel. Der Artikel, über den wir hier diskutieren, hat sehr viel mit den Nitratwerten im Was- ser zu tun; wir sollten nämlich von der Ueberdüngung und der sehr intensiven Produktion wegkommen, vor allem von der Maisproduktion, die erwiesenermassen - es gab dazu ver- schiedene langjährige Forschungsprogramme - sehr stark mitverantwortlich ist für die Nitratmisere im schweizerischen Mittelland.
Bei Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe h geht es um eine Kann- Bestimmung, d. h., der Bundesrat kann, wenn es darum geht, Kontingente aus dem Verkehr zu ziehen, diejenigen Bauern, diejenigen Betriebe bei der Kontingentskürzung bevorzugen, die nach Artikel 31b produzieren. Artikel 31b des Landwirt- schaftsgesetzes betrifft ja jene Betriebe, die sich um die Oeko- logisierung und Extensivierung bemühen, die zum Beispiel IP-Richtlinien oder Richtlinien über den biologischen Landbau einhalten.
Ich muss hier Herrn Ruckstuhl eine Antwort geben. Wenn Sie jetzt Artikel 31b so leichtfertig mit dem Natur- und Heimat- schutzgesetz in Verbindung bringen, machen Sie diesen Arti- kel 31b kaputt. Wir haben in der Kommission - ich war dabei, als dieser Artikel beraten wurde - nie daran gedacht, dass das nur ein Heimatschutzartikel sei, sondern es geht hier um die Zukunft der Landwirtschaft, der Landwirtschaftspolitik, wie sie auch im 7. Landwirtschaftsbericht festgehalten ist. Es geht hier um die Landwirtschaftspolitik und nicht um den Natur- schutz. Wir haben mit den Direktzahlungen ein Lenkungsin- strument, um die Betriebe, die nach Artikel 31b produzieren, also in Richtung Oekologisierung, zu bevorzugen.
Beim Antrag der Minderheit Baumann geht es nun um ein Len- kungsinstrument, das den Bund nichts kostet: Der Bund kann Steuern bei der Erhöhung oder Kürzung von Milchkontingen- ten erheben. Mir scheint, Buchstabe h liegt im Rahmen der Ziele des 7. Landwirtschaftsberichts; er geht in jene Richtung, die der Bundesrat für die Zukunft der Landwirtschaft auf- gezeigt hat, in Richtung Extensivierung und ökologischere Produktion.
Ich muss hier in Klammern noch ein Wort zur Frage der Direkt- zahlungen einflechten. Es ist vom Parlament beschlossen worden - gegen den Willen des Bundesrates und der Verwal- tung -, dass die Direktzahlungen in Zukunft nach einer Ueber- gangszeit von einigen Jahren hälftig nach Artikel 31a und hälf- tig nach Artikel 31b geleistet werden sollen. Im ersten Jahr der Verwirklichung dieser Direktzahlungen hat man 400 Millionen Franken basierend auf Artikel 31a und 40 Millionen Franken basierend auf Artikel 31b ausgerichtet, also im Verhältnis 10 zu 1. Wie Sie innert fünf Jahren, Herr Bundesrat - das ist
auch an das Bundesamt für Landwirtschaft gerichtet -, vom Verhältnis 10 zu 1 zum Verhältnis 1 zu 1 kommen wollen, das ist mir schleierhaft. Ich muss hier schon die Frage stellen, ob es sich da nicht um eine dieser Beteuerungen handelt, mit der Sie dann auch Misstrauen säen. Ich möchte hier die Klammer schliessen, das war eine Bemerkung zu den Direktzahlungen. Hier geht es aber um ein Lenkungsinstrument, das den Bund nichts kostet. Es wäre ein zusätzliches Kriterium; der Bundes- rat hätte zusätzlich auch ein sanftes Lenkungsinstrument in der Hand, um die Landwirtschaft in Richtung Produktion nach Artikel 31b zu lenken. Dieses Mittel kostet nichts und ent- spricht - wie ich das bis jetzt verstanden habe und wie auch meine Fraktion es verstanden hat - der Philosophie der neuen Landwirtschaftspolitik.
Deswegen bitte ich Sie, dieses sanfte Lenkungsinstrument zu befürworten. Es kostet für einmal nichts und ist ein wichtiges Signal an die Landwirtschaft, dass es in Richtung des 7. Land- wirtschaftsberichts gehen soll.
M. Perey: Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors de l'entrée en matière, nous avons, tout au long des discussions sur ces propositions de minorité, l'occasion de dire la même chose. Je ne le ferai pas, je ne m'exprimerai que cette fois-ci, et c'est vala- ble pour les sept propositions de minorité qui sont déposées, comme je l'ai dit, par le duo Baumann/Hämmerle qui, chaque fois, dans toutes les lois, reviennent avec leurs theories et leurs idées écolo-biologiques. Grand bien leur fasse si c'est leurs idées, mais il ne faut pas les mettre dans toutes les lois. Nous avons discuté l'année dernière les articles 31a et 31b de la loi sur l'agriculture qui règlent ce problème et il est faux de chaque fois, à toute occasion, revenir avec les mêmes objets.
C'est pourquoi le groupe radical, dans sa majorité, à l'unani- mité même, refusera les sept propositions de minorité présen- tées soit par M. Hämmerle soit par M. Baumann.
M. Couchepin, rapporteur: Comme l'a dit M. Perey, nous abordons une discussion qui reviendra à plusieurs reprises, puisque sept fois - il a fait le compte - la même idée a été mise sur le tapis par M. Baumann et les autres membres de la minorité.
Il faut tout d'abord dire que l'argument de M. Baumann, relatif à l'approbation du Gatt et à l'obligation éventuelle de réduire la production de lait, ne doit pas être pris en compte maintenant. S'il y a des événements nouveaux - le Gatt ou d'autres - qui obligent à procéder à une modification du contingent, il sera juste et justifié d'en tenir compte lors de la décision et en fonc- tion exactement de la réalité du moment. Il faut donc traiter cette proposition en fonction de la situation actuelle et en fonc- tion de cette situation seulement. Il faut rappeler que cet alinéa n'a pas pour but de réorienter la production en soi, mais d'or- ganiser le marché.
La proposition de minorité Baumann qui est une «Lenkungs- vorschlag», une proposition d'orientation, est complémentaire à l'organisation du marché. Elle doit venir dans d'autres procé- dures et, en particulier, à travers les paiements directs prévus à l'article 31b. On tient objectivement compte, tout au long de l'arrêté, des besoins de l'écologie, notamment à travers la limi- tation de la production à l'hectare. Ce n'est pas à cet article qu'il faut introduire cela, ce n'est pas nécessaire puisqu'on en tient compte ailleurs, et ce n'est pas conforme à l'esprit de cet article qui, lui, est en rapport direct avec l'organisation du marché.
David, Berichterstatter: Beim Antrag der Minderheit Baumann geht es eigentlich nicht um das Ziel einer ökologisch ausge- richteten Landwirtschaft, sondern um die Instrumente, mit de- nen dieses Ziel erreicht werden soll.
Die Minderheit schlägt uns eine neue Verbots- oder Sanktions- regulierung vor. Die Kommissionsmehrheit ist dagegen der Meinung, dass es richtiger ist, positiv wirkende Lenkungsin- strumente zu wählen, also nicht mehr mit Verboten, Geboten und Sanktionen zu arbeiten, sondern mit Anreizen. Das ist ei- gentlich das, was uns Herr Ledergerber einleitend vorgeschla- gen hat: Deregulierung bedeutet in unserem Zusammen- hang, mit Anreizen, insbesondere mit Beeinflussung des
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Arrêté sur l'économie laitière 1988
1648
N
28 septembre 1993
Geldflusses die zielkonformen Verhaltensweisen zu bewirken, und nicht mit Verboten und Geboten. Wenn Sie hier zusätzli- che Verbote und Gebote einführen, führen Sie wieder eine zu- sätzliche Bürokratie mit entsprechendem administrativem Auf- wand ein, was wir für falsch halten. Das Ziel aber ist richtig. Wir wollen in Richtung ökologischere Landwirtschaft vorankom- men. Die Kommissionsmehrheit hat darum in Artikel 2a dem Absatz 4bis zugestimmt. Ich hoffe, Sie tun das nachher auch. Das ist ein klarer einkommensorientierter Anreiz für den Um- stieg auf die IP- und Bioproduktion. Das sind die richtigen In- strumente, und nicht die Schaffung von neuen Verboten und Geboten. Das muss ich auch Herrn Strahm Rudolf sagen. Er erklärte soeben, dieser Artikel koste ja nichts. Dies trifft tat- sächlich zu: Wenn wir regulieren und Verbote und Gebote auf- stellen, kostet das den Staat nichts. Aber es wirkt regulierend, einschränkend und demotivierend für die Betroffenen. Gerade im Umweltbereich - und da, glaube ich, ist Herr Strahm der gleichen Meinung wie ich - müssen wir von der Praxis der Ver- bote und Gebote eher wegkommen. Wir müssen mit den Geldflüssen, mit den öffentlichen Mitteln, die wir ja nicht erhö- hen, sondern nur in andere Kanäle leiten, das richtige Handeln bei den Betroffenen auslösen.
Darum lehnt die Kommissionsmehrheit den von der Minder- heit neu vorgeschlagenen Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe h ab und empfiehlt Ihnen, Artikel 2a Absatz 4bis zuzustimmen.
Ein letztes Wort zur Entwicklung der Direktzahlungen nach Ar- tikel 31b des Landwirtschaftsgesetzes: Die Steuerung wirkt Sie können, Herr Strahm, die ersten Ergebnisse vor Ort bei den Bauern wahrnehmen. Die Bauern reagieren bereits. Im Jahre 1994 sind 114 Millionen Franken an Direktzahlungen nach Artikel 31b Landwirtschaftsgesetz vorgesehen, 1995 sind es 197 Millionen, 1996 sind es 322 Millionen und 1997 schliesslich 472 Millionen. Sie können das in der Antwort des Bundesrates auf die Interpellation Hämmerle nachlesen. Der finanzielle Einsatz ist beträchtlich und geht in die richtige Rich- tung der ökologisch orientierten Einkommensanreize.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je vous invite à suivre la ma- jorité de votre commission, car la minorité mélange les genres. Dans cet arrêté, il s'agit du marché du lait, de l'adaptation de la production et des moyens de production au marché, et il s'agit d'orienter vers le marché cette production du lait par les assou- plissements que nous proposons.
Le respect des valeurs écologiques, qui est indispensable et qui se renforce, trouve place ailleurs dans l'arsenal législatif, notamment à l'article 31b lui-même. Il serait toutefois superfé- tatoire, dans un arrêté concernant le marché du lait comme ce- lui que nous discutons ce matin, de vouloir ajouter encore aux critères qui permettent au Conseil fédéral la majoration ou la réduction des contingents, celui de l'application de l'article 31b. C'est une confusion des genres, et il faut que l'église reste au milieu du village.
J'observe, à l'égard de la minorité Baumann, que si nous sui- vions sa proposition, il se pourrait que le Conseil fédéral, contraint de procéder à des réductions de contingent, n'y oblige pas les producteurs s'inspirant des méthodes écologi- ques, alors que ceux-ci sont bel et bien dans le marché, y parti- cipent, le surchargeant peut-être, au même titre que les autres producteurs. Je ne vois pas pourquoi, du point de vue du mar- ché qui est le point de vue que l'on retient ici, ils devraient bé- néficier d'une situation d'exception et pouvoir ainsi se sous- traire précisément aux règles du marché auxquelles tous les autres producteurs sont astreints.
C'est dans cet esprit de clarté quant au lieu où sont définies les exigences de la politique agricole que je vous invite à suivre la majorité de votre commission.
Si vous me le permettez, j'aimerais ajouter encore - et ce sera la dernière fois que je le ferai - une notation fondamentale sur la production laitière, à savoir le constat que la production lai- tière, en tant que telle, est certainement l'une des productions agricole, botanique ou animale les plus écologiques et qu'elle donne un exemple de respect des conditions écologiques d'autant plus clair que le contingent maximum par hectare a été fixé en tenant très largement compte du but écologique précisément.
Ne compliquons donc pas, par des surcharges inutiles et des contre-appels, ce que le législateur a somme toute fort bien fait jusqu'ici, et suivons avec confiance et clarté la majorité de la commission.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
offensichtliche Mehrheit Minderheit
Art. 2a Titel, Abs. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 2a titre, al. 1 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 2a Abs. 2 Antrag der Kommission ... . die Gebiete fest. Er kann dabei die prioritätsgerechte Milch-
verwertung berücksichtigen.
Antrag Wyss William Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 2a al. 2 Proposition de la commission .... les régions. Ce faisant, il peut prendre en considération l'utilisation prioritaire du lait.
Proposition Wyss William Adhérer au projet du Conseil fédéral
Wyss William: Mich stort der letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 im Antrag der Kommission, der wie folgt lautet: «Er kann dabei die prioritätsgerechte Milchverwertung berücksichtigen.» Ich begründe, warum ich Ihnen im Namen der SVP-Fraktion bean- trage, der Fassung des Bundesrates zustimmen.
Die Artikel 2a und 2b regeln, unter welchen Bedingungen die Uebertragung der Einzelkontingente möglich ist Der jeweils letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 gemäss Fassung der Kom- mission enthält für den Milchproduzenten die Auflage, dass er sein Einzelkontingent durch Uebertragung eines Zusatzkon- tingentes nur erhöhen könne, wenn er seine Milch der priori- tätsgerechten Milchverwertung zuführe.
Diese Bestimmung ist falsch. Sie kann vom einzelnen Produ- zenten gar nicht berücksichtigt werden. Warum? In der Vorla- ge B (Milchbeschluss), die heute auch zur Diskussion steht, haben wir in Artikel 5 die Bestimmung, der Milchproduzent müsse seine Verkehrsmilch der angestammten Milchsammel- stelle abliefern. Er ist also verpflichtet, seine Verkehrsmilch an die örtliche Milchsammelstelle abzuliefern. Sie werden sich nun fragen, wer die Verantwortung für die kostengünstige Milchverwertung trage. Da gibt es das jährliche nationale Milchverwertungs-Lenkungsprogramm. Es hat zum Ziel, die Milch so kostengünstig wie möglich zu verwerten. Dieses Len- kungsinstrument steht heute nicht zur Diskussion. Der letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 ist also systemfremd. Er war auch in der Vorlage des Bundesrates nicht vorgesehen.
Ich bitte Sie im Namen der SVP-Fraktion, im Interesse einer korrekten Gesetzgebung der Fassung des Bundesrates zuzu- stimmen.
M. Couchepin, rapporteur: La proposition Wyss William tend à revenir à la version du Conseil fédéral à l'article 2a alinéa 2. Au sein de la commission, la majorité avait accepté de rajouter à cet alinéa la mention: «Ce faisant, il peut prendre en considération l'utilisation prioritaire du lait.» Derrière cette adjonction, il y a une bataille entre paysans, relative à la protec- tion des fromageries.
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
1649
Il y avait une proposition Gobet qui voulait que l'on précise, d'une manière encore plus claire, qu'on devait tenir compte dans le transfert des contingents de l'utilisation du lait, l'utilisa- tion en particulier en faveur des fromagers. Finalement, la pro- position retenue a été plus modérée que la proposition Gobet Aujourd'hui elle n'a pas l'heur de plaire à M. Wyss qui est le re- présentant d'une autre catégorie de paysans. Il s'agit finale- ment d'un combat entre des gens qui sont plus directement intéressés à la production fromagère et d'autres qui pensent qu'il faut rester beaucoup plus libéral dans ce domaine, et ne pas donner de priorité à la production fromagère.
Comme le fromage est finalement en cause et que c'est un des seuls produits agricoles exportables, j'aurais tendance à vous recommander, avec la majorité de la commission, de favoriser l'utilisation prioritaire du lait, dans le sens de la production fro- magère et de ce qui est le plus exportable, et de compléter le projet du Conseil fédéral, comme vous le propose la majorité de la commission, bien que ça n'aille pas dans le sens de la dérégulation.
David, Berichterstatter: Der letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 in der Fassung der Kommission will auf die örtlichen Käserei- strukturen angemessen Rücksicht nehmen. Es handelt sich allerdings - das muss klar festgehalten werden - im Text des Gesetzes nur um eine Kann-Vorschrift. Es ist also dem Bun- desrat durchaus unbenommen, hier nur mit Zurückhaltung Strukturen zu erhalten. Er soll nur dort Massnahmen ergreifen, wo es wegen grosser Vorinvestitionen aus früherer Zeit kaum gerechtfertigt wäre, sofort bestehende, hochwertige Käserei- Infrastrukturen schutzlos preiszugeben.
Insgesamt geht die Entwicklung sicher eher in Richtung des Antrages Wyss William. Die Kommission hat sich aber dafür entschieden, dem Bundesrat die Möglichkeit zu belassen, der Kontingentsübertragung gewisse Schranken zum Schutz der bestehenden Käsereien zu setzen. Es scheint mir in der jetzi- gen Situation, wo wir den Wechsel vollziehen, richtig, diese Möglichkeit zu belassen, damit die Betroffenen nicht zu schnell und zu unvermutet ins kalte Wasser springen müssen. Aus diesen Gründen empfehle ich Ihnen, dem Antrag der Kommission zu folgen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Derrière ces mots anodins, il y a un combat de geants entre les laiteries et les fédérations et entre deux conseillers nationaux issus du même canton. Je ne vais pas arbitrer définitivement ce débat. Je vous dirai simplement que la version du Conseil fédéral, telle que M. Wyss William voudrait l'établir et la faire prévaloir, est in- contestablement un meilleur signe vers l'économie de mar- ché, vers la souplesse des structures, et donne au Conseil fé- déral, d'une manière plus ample, l'outil de la libéralisation. Les mots qui ont été ajoutés par la commission - à l'unanimité , je crois - voulant tenir compte de l'usage prioritaire du lait, sont, quant à eux, en réalité une petite protection des fromageries, lesquelles me sont très sympathiques, mais qui peuvent se protéger elles-mêmes.
C'est la raison pour laquelle je vous inviterai à suivre la propo- sition Wyss William.
Wyss William: Wir sehen anhand der Diskussion, dass nie- mand weiss, was prioritätsgerecht heisst. Für mich heisst prio- ritätsgerecht, so kostengünstig wie möglich. Das hat nichts mit Schutz von irgendwelchen Einrichtungen von Betrieben zu tun, sondern es geht um die kostengünstige Milchverwertung, und auf diese kann der einzelne Produzent nicht Einfluss neh- men. Das ist mein Anliegen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Wyss William
72 Stimmen 41 Stimmen
Art. 2a Abs. 2bis (neu) Antrag der Kommission
Der Bundesrat sorgt dafür, dass keine Kontingente oder Kon- tingentsteile aus den Bergzonen I bis IV des Viehwirtschaftska- tasters durch Verkauf ins Talgebiet übertragen werden.
Art. 2a al. 2bis (nouveau)
Proposition de la commission
Le Conseil fédéral veille à ce que le transfert de contingents ou de parties de contingents par la vente ne puisse avoir lieu des zones de montagne I à IV du cadastre de la production agri- cole vers la région de plaine.
Angenommen - Adopté
Art. 2a Abs. 3 Antrag der Kommission Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Minderheit
(Hämmerle, Baumann, Bodenmann, Borel François, Leder- gerber, Strahm Rudolf, Thür)
.... unterschiedlich festlegen. Massgebend ist, dass das ge- samte Milchkontingent grundsätzlich mit der hofeigenen Fut- terbasis realisiert werden kann.
Art. 2a al. 3 Proposition de la commission Majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Minorité
(Hämmerle, Baumann, Bodenmann, Borel François, Leder- gerber, Strahm Rudolf, Thür)
.... de celles-ci. L'essentiel est que le contingent laitier total puisse en principe être produit à partir de la base fourragère de l'exploitation.
Hämmerle, Sprecher der Minderheit: Der Antrag der Minder- heit Hämmerle entspricht vollständig den Zielen der neuen Agrarpolitik. Die hofeigene Futterbasis müsste in einer halb- wegs ökologischen Landwirtschaft oberstes Prinzip jeder Tier- haltung sein. Dies ist einmal ökologisch sinnvoll und selbstver- ständlich, fällt doch nur soviel hofeigener Dünger an, wie mit hofeigenem Futter gehaltene Kühe oder Tiere abgeben können. Der Kreislauf stimmt; die Gewässer werden es uns danken.
Zudem ist es ökonomisch richtig, wird doch mit diesem Prin- zip - wenn es konsequent und durchgehend in der ganzen Landwirtschaft angewendet wird - der kostspieligen Ueber- produktion ein definitiver Riegel geschoben. Hier geht es vor- erst darum, beim Kontingenthandel ein erstes Zeichen zu set- zen, einen ersten Pflock in diese Richtung einzuschlagen.
Beachten Sie bitte - bevor Sie den Antrag ablehnen - auch noch die genaue Formulierung: «Massgebend ist, dass das gesamte Milchkontingent grundsätzlich mit der hofeigenen Futterbasis realisiert werden kann.»
Das heisst folgendes:
Wenn ein Bauer zwar sein bisheriges, sein eigenes Kontin- gent mit der hofeigenen Futterbasis erzeugen kann, aber das zusätzlich zu kaufende nicht, dann kommt er als Käufer sinn- vollerweise nicht mehr in Frage. Dies ist sicher richtig, wird doch damit der unseligen inneren Aufstockung nicht noch weiter Vorschub geleistet. Neue Instrumente müssen doch so ausgestaltet werden, dass sie alte Fehler wenigstens nicht noch fortsetzen oder gar noch verstärken.
Die Formulierung ist auch ein bisschen elastisch. Sie ver- langt die hofeigene Futterbasis nicht absolut, sondern nur grundsätzlich, d. h., Engpässe oder Spitzen in schwierigen Fällen dürfen auch mit hoffremdem Futter bewältigt werden. Dieser Grundsatz gilt übrigens auch beim biologischen Land- bau schon lange, und er hat sich dort bewährt und nicht zu nennenswerten Schwierigkeiten geführt.
Es wird nun gegen diesen Minderheitsantrag eingewendet, dass damit das Berggebiet benachteiligt werde, weil man dort besonders auf Kraftfutterzukauf angewiesen sei. Dies trifft nicht zu. Der Bauer hat sich im Berggebiet genauso nach den natürlichen Produktionsbedingungen zu richten wie an- derswo. Uebrigens ist das dort zugekaufte Futter auch teurer als anderswo, weil die Wege weiter und schwieriger sind.
Eine grundsätzliche Bemerkung: Es ist in der Debatte immer wieder betont worden, das Anliegen der Oekologie und der
Arrêté sur l'économie laitière 1988
1650
N
28 septembre 1993
Extensivierung werde in Artikel 31b des Landwirtschaftsgeset- zes geregelt und es werde dort abschliessend geregelt. Das ist ein völlig verfehltes Kästchendenken. Es geht nämlich darum, der Neuorientierung der Agrarpolitik in allen landwirt- schaftlichen Sektoren zum Durchbruch zu verhelfen, sie über- all umzusetzen. Sonst bleibt Artikel 31b einfach ein Fremdkör- per in der Agrargesetzgebung, mit dem eigentlich niemand et- was anfangen kann. So war das nicht gemeint.
Für die SP-Fraktion ist der Antrag der Minderheit Hämmerle zentrale Voraussetzung für die Annahme dieses Beschlusses. Es geht hier - Herr David - nicht darum, irgendwelche neuen Vorschriften oder Gebote zu erlassen, sondern es geht um eine Voraussetzung. Beim Handel mit staatlich zugesicherten Quoten wird der Staat wohl noch das Recht haben, Vorausset- zungen zu formulieren, unter welchen mit diesen staatlichen Quoten Handel getrieben werden kann. Das - und nur das - ist der Sinn des Antrages der Minderheit.
Bürgi: Die CVP-Fraktion lehnt den Antrag der Minderheit Häm- merle ab. Ich kann den Kleinbauernvertreter Hämmerle nicht verstehen; er verlangt, dass das gesamte Milchkontingent mit der hofeigenen Futterbasis realisiert werden soll. Wenn wir diese Minderheit unterstützen, treffen wir genau die Kleinbau- ern im Berggebiet Der Grossbetrieb im Ackerbaugebiet kann das Kraftfutter für sein Milchvieh auf seinem eigenen Hof pro- duzieren. Für ihn bedeutet dieser Minderheitsantrag über- haupt keine Einschränkung. Dem Kleinbauern im Berggebiet steht diese Ackerfläche nicht zur Verfügung. Er muss daher die Gelegenheit haben, einen kleinen Anteil an Kraftfutter zu- zukaufen, um eine gesunde, für den Stoffwechsel ausgewo- gene Ernährung der Milchkühe zu gewährleisten.
Dieser Antrag widerspricht auch der überbetrieblichen Zu- sammenarbeit. Man möchte ja den Ackerbau im Berggebiet reduzieren und damit eine vernünftige Arbeitsaufteilung zwi- schen Berg- und Talbauern fördern. Darum dürfen wir nicht solche Einschränkungen in den Milchwirtschaftsbeschluss einbringen. Im Kanton Schwyz sind z. B. drei Viertel der Land- wirtschaftsbetriebe Kleinbetriebe im Berggebiet. Mit diesem Antrag der Minderheit Hämmerle straft man nur diese Klein- bauern, denen kein Ackerland zur Verfügung steht.
Grundsätzlich wird das Anliegen der bodenbewirtschaftenden Landwirtschaft durch die verschiedenen Direktzahlungen und das Gewässerschutzgesetz bereits berücksichtigt. Der Antrag der Minderheit Hämmerle ist nur eine weitere unnötige Regu- lierung und bewirkt das Gegenteil von Transparenz in der Agrargesetzgebung, die auch von der Linken gefordert wird. Ich bitte Sie darum im Namen der CVP-Fraktion, die Anträge der Minderheit Hämmerle bei Artikel 2a Absatz 3 und Arti- kel 2b Absatz 3 abzulehnen.
M. Borel François: Le groupe socialiste vous invite à soutenir la proposition de minorité Hämmerle. Il nous semble que c'est là un aspect crucial de cette loi et nous ne comprenons guère les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral et la majorité de la commission ne peuvent pas se rallier à cette proposition très modérée.
Il s'agit de placer un garde-fou. Nous avons regretté, dans l'en- trée en matière, que le Conseil fédéral fasse de trop petits pas. Nous disions qu'il les faisait cependant dans la bonne direc- tion. Encore faut-il prévoir dans la loi qu'il ne puisse pas y avoir d'évolution dans un sens contraire à ce que souhaite le Conseil fédéral dans son message.
Il ne s'agit pas que le commerce de contingents laitiers - soit par des achats-ventes soit par des locations - aboutisse à ren- forcer encore les quelques producteurs qui sont ce qu'on ap- pelle des producteurs de lait «de gare», c'est-à-dire qui achè- tent leur fourrage à la gare.
L'énoncé de la proposition de minorité Hämmerle insiste bien sur la question du principe: « ... L'essentiel est que le contin- gent laitier total puisse en principe être produit à partir de la base fourragère de l'exploitation.» C'est ce que propose M. Hämmerle, et en commission, comme ici en plénum, il a été critiqué en ce sens qu'il ne tenait pas compte des nécessités de l'équilibre fourrager du bétail qui pouvait nécessiter l'achat occasionnel de fourrage.
La proposition de minorité Hammerle ne vise pas à interdire ce genre d'achat pour équilibrer l'alimentation du bétail. Il ne s'agit pas non plus d'interdire à titre exceptionnel l'achat de fourrage dans des périodes de pointe, mais il s'agit bien qu'en principe la base fourragère doit être à disposition dans l'ex- ploitation elle-même.
C'est la raison pour laquelle nous vous invitons très vivement à soutenir la proposition de minorité Hämmerle. Il s'agit de don- ner un signal dans la bonne direction, c'est-à-dire vers une agriculture plus extensive, plus liée directement au sol qui est exploité, et c'est pourquoi nous avons demandé un vote par appel nominal et du résultat de ce vote dépendra aussi très vraisemblablement notre approbation ou non de cette loi au vote sur l'ensemble.
Schwab: Im Namen der SVP-Fraktion bitte ich Sie, den Antrag der Minderheit Hämmerle abzulehnen. Es ist ja interessant: Aus der gleichen Ecke wird behauptet, die Agrarpolitik sei zu kompliziert, man müsse sie auf einer einfacheren Basis ab- wickeln. Die von den gleichen Leuten lancierte Volksinitiative soll eine Vereinfachung bringen. Die gleichen Leute versu- chen bei jeder Gesetzesberatung, neue Auflagen aufzuneh- men, die mit neuen Kontrollapparaten versehen werden müs- sen, die neue Kosten verursachen und die für den Bauern ei- nen neuen Formularkrieg heraufbeschwören.
Mit diesen Worten habe ich bereits gesagt, dass die Einhal- tung eines solchen Artikels kaum kontrolliert werden könnte; es bräuchte ja einen immensen Kontrollapparat, um auf jedem Betrieb die Produktion in diesem Sinne zu kontrollieren. Auch im Berggebiet wäre eine solche Auflage uninteressant, Herr Hämmerle, insbesondere in den oberen Regionen, wo die Bauern auf etwas fremdes Futter angewiesen sind; im Talge- biet könnte man sich einrichten.
Noch ein Punkt: Der Bauer merkt schnell einmal, wo er Kosten senken kann. Dies ist mit Rauhfutter der Fall. In der Zucht ist man daran, eine Rauhfutterkuh zu züchten - wir haben sie be- reits -, die Rauhfutter aufnehmen kann und die aus diesem Futter günstige Milch gibt. Da brauchen wir im Gesetz nicht eine solche Auflage aufzunehmen, die verkompliziert, ver- teuert und verunmöglicht.
Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit Hämmerle abzu- lehnen.
Bühler Simeon: Bei jeder Milchviehfütterung, aber auch bei der Mast ist eine minimale Zugabe von Ergänzungsfutter - sprich Getreide - notwendig, wenn die Gesundheit der Tiere nicht aufs Spiel gesetzt werden soll. Im Talgebiet und in den unteren Bergzonen können die Bauern dieses Ergänzungsfut- ter selber produzieren. In den oberen Bergregionen ist dies hingegen nicht möglich. Der Antrag der Minderheit Hämmerle trifft somit ausgerechnet diese oberen Bergregionen. Ich bitte Sie daher, diesen Antrag abzulehnen.
M. Couchepin, rapporteur: En demandant le vote par appel nominal, M. Hämmerle et ses amis donnent à cet article et à son contenu une importance qu'il n'a pas. A nos yeux, c'est plus un prétexte pour refuser l'ensemble du projet qu'un réel combat.
Regardons le texte que nous propose M. Hämmerle. Il dit qu'il veut combattre - comme l'a dit M. Borel François - les pay- sans de gare, qu'il veut empêcher les fabriques d'animaux, qu'il veut empêcher que l'on puisse produire du lait sans avoir de terrains, sans avoir les contingents liés au terrain. C'est im- possible pour deux raisons.
Tout d'abord, si vous regardez le dépliant, l'alinéa 3 indique précisément que le Conseil fédéral fixe - non seulement il peut, mais il doit - par hectare, le contingent qui ne peut pas être dépassé à la suite d'un achat. Il y a donc un rapport très étroit entre la propriété du terrain et la possibilité de produire, avec la bénédiction, des contingents. Il n'est donc pas possi- ble, déjà en fonction de cette disposition, de produire artificiel- lement des quantités importantes de lait, même si l'on veut ignorer - puisque ce n'est pas l'objet de la discussion actu- elle - les dispositions de la loi fédérale sur la protection des eaux qui fixe le nombre maximum d'animaux en fonction de la
Milchwirtschaftsbeschluss 1988
1651
surface d'une exploitation agricole. Cette proposition a pour but de combattre un mal qui ne peut exister et qui n'existera pas en fonction même des dispositions de la loi.
Mais on peut aller encore plus loin et constater que la proposi- tion de minorité Hammerle introduit le terme «en principe» parce que M. Hämmerle, qui est paysan de montagne, sait, comme tous les paysans de montagne et tous ceux qui ont étudié ce problème, que l'apport de fourrage extérieur à l'ex- ploitation est souvent nécessaire pour des raisons de santé du bétail, voire indispensable pour l'équilibre de l'alimentation du bétail, plus particulièrement en région de montagne. Pour cela M. Hämmerle a dû introduire le terme «en principe» et par là- même il liquide l'intérêt que pourrait avoir sa proposition et il divise ses arguments.
Alors, je vous invite avec la majorité de la commission à dire non à la proposition de minorité Hämmerle, bien que l'intro- duction du terme «en principe» n'interdise pas l'utilisation du fourrage venant de l'extérieur, absolument nécessaire pour la santé du bétail, et bien que, même si on ne vote pas cette pro- position, on ne pourra pas produire plus que la quantité fixée par le Conseil fédéral à l'hectare et en fonction de la loi fédérale sur la protection des eaux.
Votez non à cette proposition de minorité Hämmerle, non pas parce que c'est un «Schicksalsartikel», un article décisif comme l'ont laissé entendre ceux qui ont demandé le vote par appel nominal, mais simplement parce que c'est une ad- jonction inutile qui complique l'esprit de la loi, sans rien lui apporter.
David, Berichterstatter: Ich teile die Meinung von Kollege Couchepin, dass diesem Artikel eine Bedeutung zugemessen wird - auch mit der Namensabstimmung -, die er gar nicht hat. An sich ist die Zielrichtung des Antrages der Minderheit Häm- merle durchaus richtig. Aber diese Zielrichtung ist in der gel- tenden Gesetzgebung bereits realisiert. Wir haben in Artikel 8 Absatz 3 bzw. Artikel 10 Absatz 3 der Kontingentierungsver- ordnungen die Vorschrift, wonach die Höchstmengen be- schränkt sind: im Tal bis zu einer Betriebsgrösse von 15 Hek- taren auf 8000 Kilo pro Hektare und bei über 15 Hektaren auf 7500 Kilo pro Hektare; die Einzelkontingente sinken dann im Berggebiet degressiv bis auf 4000 bzw. 3500 Kilo pro Hektare ab. Das Ziel, dass die Rauhfutterbasis bei der Festlegung der Kontingentsgrösse beachtet werden muss, ist damit gesetz- geberisch bereits erfasst. Es ist verfehlt, wenn wir dasselbe nochmals regulieren und ins Gesetz hineinschreiben.
Herr Hämmerle will ja mit seinem Antrag - so wie er hier steht - auch nicht, dass bei jedem einzelnen Kontingentskauf der Bauer den Nachweis der hofeigenen Rauhfutterbasis erbrin- gen muss, sondern er will, dass dieses Kriterium generell bei der Festlegung der Kontingentsmenge je Hektare durch den Bundesrat berücksichtigt werden muss. Das will er laut An- tragstext. Diese Bestimmung haben wir aber - wie gesagt - bereits im Gesetz. Herr Hämmerle müsste weit über seinen Antrag hinausgehen, wenn er den einzelnen Kontingentskauf regulieren und jedem Kontingentskäufer verbieten wollte, über seine Rauhfutterbasis hinaus Futter zuzukaufen.
Mit anderen Worten: Das, was Herr Hammerle mit dem Text seines Antrages will, haben wir bereits; das, was er mit seiner Begründung zum Teil ausgeführt hat, würde wesentlich über seinen Antrag hinausgehen. Das wäre meines Erachtens aber - gerade wenn ich an die kleinbäuerlichen Verhältnisse denke - auch nicht richtig, wie das einige der Vorredner ge- sagt haben.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie namens der Kommissions- mehrheit, auf diesen Zusatz der Minderheit Hämmerle zu ver- zichten.
Hämmerle, Sprecher der Minderheit: Ich möchte nur ein Wort zu Herrn Bühler Simeon sagen: Es ist einfach nicht wahr, dass mit diesem Antrag der Minderheit das Berggebiet benachtei- ligt wird. Im Berggebiet sind die biologisch geführten Betriebe am meisten verbreitet, gerade im Kanton Graubünden. Und im Biolandbau gilt genau diese Vorschrift. Weshalb ist es denn so, dass im Berggebiet die Biobetriebe die grössten Chancen haben? Erklären Sie mir das einmal im persönlichen Ge-
spräch. Es ist einfach nicht wahr, dass mit diesem Antrag das Berggebiet benachteiligt wird. Wenn doch, dann wird etwas falsch gemacht.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Quel étrange combat que le combat autour de cette proposition qui demande d'introduire le principe voulu par la minorité Hammerle!
En effet, le principe du ravitaillement des bêtes avec les res- sources propres au domaine est déjà ancré dans l'article 2 alinéa 5 lettre e de notre arrêté. Il est ancré, ensuite, dans les ordonnances sur le contingentement. Il se trouve qu'il est an- cré, en outre, dans la nouvelle loi fédérale sur la protection des eaux qui pose des conditions très claires quant au nombre d'animaux pouvant être détenus par unité de surface. Et per- mettez-moi de donner la traduction concrète de cette loi sur la protection des eaux: le nombre maximum d'unités de gros bé- tail par hectare est fixé de manière à ce que leur ravitaillement puisse être exclusivement réalisé à partir des fourrages récol- tés sur le domaine. Monsieur Hämmerle, Mesdames et Mes- sieurs qui soutenez la minorité: les garanties absolues du respect de cette modération écologique légitime que vous appelez de vos voeux, sont déjà contenues dans trois sources différentes.
Il est totalement superfétatoire de l'introduire encore dans une quatrième source et, politiquement, singulièrement dispropor- tionné de vouloir, autour de cette proposition, construire une sorte de monument politique en recourant au côté spectacu- laire et dramatique du vote par appel nominal. Vous votez sur rien du tout, et on en fait un appel nominal. Les garanties sont déjà contenues ailleurs, je vous en donne ma parole, puisque c'est vous-mêmes qui les avez prises, notamment en votant la loi fédérale sur la protection des eaux.
Non, on ferait mieux de consacrer notre temps à autre chose et de se rendre compte que, tout à l'heure, on aura un petit alinéa 4bis qui n'a pas recueilli l'avis de la plupart de ceux qui sont dans la minorité aujourd'hui. Je le regrette parce que ce petit alinéa 4bis a, lui, un contenu écologique supplémentaire et il indique quelque chose de plus dans la direction écologi- que que ce que disent les sources auxquelles on se réfère et que ce que dirait cet amendement de minorité.
Essayons d'être crédibles, votons avec la majorité de la com- mission.
Namentliche Abstimmung - Vote par appel nominal
Für den Antrag der Mehrheit stimmen:
Votent pour la proposition de la majorité:
Allenspach, Aregger, Baumberger, Bezzola, Binder, Bircher Peter, Bischof, Blatter, Borer Roland, Borradori, Bühler Si- meon, Bührer Gerold, Bürgi, Caccia, Camponovo, Chevallaz, Comby, Cotti, Couchepin, Daepp, Darbellay, David, Deiss, Dettling, Dormann, Dreher, Dünki, Eggly, Engler, Epiney, Eti- que, Eymann Christoph, Fasel, Fehr, Fischer-Hägglingen, Fi- scher-Seengen, Fischer-Sursee, Frey Claude, Friderici Char- les, Fritschi Oscar, Früh, Giger, Gobet, Graber, Gros Jean- Michel, Grossenbacher, Gysin, Hari, Heberlein, Hegetschwei ler, Hess Otto, Hess Peter, Hildbrand, Iten Joseph, Jaggi Paul, Jenni Peter, Keller Anton, Keller Rudolf, Kern, Kühne, Leu Jo- sef, Leuba, Loeb François, Mamie, Maspoli, Mauch Rolf, Miesch, Moser, Mühlemann, Müller, Nabholz, Narbel, Nebi- ker, Neuenschwander, Perey, Philipona, Pidoux, Raggen- bass, Reimann Maximilian, Rohrbasser, Ruckstuhl, Rutishau- ser, Sandoz, Savary, Scherrer Jürg, Scheurer Rémy, Schmied Walter, Schnider, Schwab, Segmüller, Seiler Rolf, Spoerry, Stalder, Stamm Judith, Steffen, Steinegger, Steinemann, Stei- ner Rudolf, Stucky, Suter, Theubet, Tschuppert Karl, Vetterli, Wanner, Wick, Wittenwiler, Wyss Paul, Wyss William, Zölch, Zwahlen, Zwygart (111)
Für den Antrag der Minderheit stimmen: Votent pour la proposition de la minorité:
Aguet, Bär, Baumann, Bäumlin, Bodenmann, Borel François, Brügger Cyrill, Bühlmann, Bundi, Carobbio, Caspar-Hutter, Danuser, de Dardel, Diener, Duvoisin, Fankhauser, von Fel- ten, Gonseth, Grendelmeier, Gross Andreas, Haering Binder,
Arrêté sur l'économie laitière 1988
1652
N
28 septembre 1993
Hafner Rudolf, Hafner Ursula, Haller, Hämmerle, Herczog, Hollenstein, Jaeger, Jeanprêtre, Jöri, Leemann, Leuenberger Ernst, Leuenberger Moritz, Maeder, Marti Werner, Matthey, Mauch Ursula, Meier Hans, Meier Samuel, Misteli, Rebeaud, Rechsteiner, Ruffy, Schmid Peter, Sieber, Steiger Hans, Strahm Rudolf, Tschäppät Alexander, Vollmer, Weder Hans- jürg, Wiederkehr, Ziegler Jean (52)
Abwesend sind - Sont absents:
Aubry, Béguelin, Berger, Blocher, Bonny, Bortoluzzi, Brunner Christiane, Cavadini Adriano, Cincera, Columberg, Ducret, Eggenberger, Frey Walter, Gardiol, Giezendanner, Goll, Hu- bacher, Ledergerber, Maitre, Maurer, Meyer Theo, Oehler, Pini, Poncet, Robert, Ruf, Rychen, Scherrer Werner, Seiler Hanspeter, Spielmann, Stamm Luzi, Thür, Tschopp, Zbinden, Zisyadis, Züger (36)
Präsident Schmidhalter stimmt nicht M. Schmidhalter, président, ne vote pas
Art. 2a Abs. 4
Antrag der Kommission Mehrheit Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Minderheit (Perey, Binder, Couchepin, David, Friderici Charles, Mauch Rolf, Schwab, Spoerry) Die Produzenten können die Kontingentsübertragungen di- rekt unter sich vereinbaren. Der Bundesrat bezeichnet die Stelle, welche die Uebertragungen prüft und vollzieht
Eventualantrag Leu Josef (falls der Antrag der Minderheit abgelehnt wird) Die Produzenten können die Kontingentsübertragungen di- rekt unter sich vereinbaren. Der Bundesrat bestimmt die Vor- aussetzungen für die Uebertragungen und bezeichnet die Stelle, welche die Uebertragungen prüft und vollzieht.
Art. 2a al. 4 Proposition de la commission Majorité Adhérer au projet du Conseil fédéral Minorité (Perey, Binder, Couchepin, David, Friderici Charles, Mauch Rolf, Schwab, Spoerry) Les producteurs peuvent convenir directement entre eux des transferts de contingents. Le Conseil fédéral désigne le ser- vice qui contrôle et enregistre les transferts.
Proposition subsidiaire Leu Josef (en cas de rejet de la proposition de la minorité) Le producteurs peuvent convenir directement entre eux des transferts de contingents. Le Conseil fédéral définit les condi- tions pour les transferts et désigne le service qui contrôle et enregistre les transferts.
M. Perey, porte-parole de la minorité: L'alinéa 4 traite de la méthode de transfert. Aussi avons-nous proposé une version quelque peu différent de celui du Conseil fédéral, version qui dit, à l'alinéa 4: «Les producteurs peuvent convenir directe- ment entre eux des transferts de contingents. Le Conseil fédé- ral désigne le service qui contrôle et enregistre les transferts.» La procédure de transfert doit être définie de manière à répon- dre aux besoins des intéressés, sans quoi elle est inutile. Pour cela, les producteurs doivent pouvoir, dès l'introduction de la mesure, convenir directement entre eux des transferts. Ceux-ci devraient ensuite être annoncés au service compétent pour enregistrement. Le seul motif de refus doit être le dépas- sement de la limite de contingent par hectare prévue à l'alinéa 3 de l'article 2a. D'autres restrictions ne sont pas né- cessaires. La limite du contingent par hectare associée aux dispositions de la législation foncière rurale et à celles con- cernant l'affermage sont suffisantes pour prévenir aussi bien l'accaparement de contingents qu'une production par trop intensive.
La méthode de transferts contrôlés par l'intermédiaire d'un service central à laquelle le Conseil fédéral souhaite donner priorité présente pour sa part de nombreux inconvénients, no- tamment par le fait qu'elle est administrativement beaucoup plus compliquée, qu'elle fausserait le marché en incitant les cédants et les preneurs potentiels à formuler des offres à des prix ou trop bas ou trop élevés, ce qui ne les engage à rien. Il est prévisible que la demande dépasse largement l'offre, du moins dans un premier temps. La répartition de quantités limi- tées entre un grand nombre d'amateurs conduirait à des attri- butions individuelles extrêmement modiques, qui ne satisfe- ront personne et ne résoudront pas les problèmes structurels pour lesquels l'introduction d'une procédure de transfert de contingents est précisément la réponse envisagée.
Pour toutes ces raisons, je vous invite, au nom du groupe radi- cal, à suivre notre proposition. Si vous l'acceptez - ce dont je ne saurais douter - il faudra également en faire de même pour l'article 2b alinéa 4.
Je profite de ma présence à cette tribune pour vous informer que le groupe radical soutiendra également la proposition de minorité Binder suivante.
Leu Josef: Mit meinem Eventualantrag für den Fall, dass der Antrag der Minderheit Perey abgelehnt werden sollte, möchte ich die Vorteile der beiden zur Diskussion stehenden Lösun- gen in einem Kompromiss zusammenführen.
Einerseits ist die direkte Vereinbarung von Kontingentsüber- tragungen zwischen Produzenten zu begrüssen. Sie fördert die unternehmerische Eigeninitiative und Selbstverantwor- tung. Die direkte Vereinbarung minimiert aber auch den admi- nistrativen Aufwand. Andererseits erkenne ich aber auch das berechtigte Bedürfnis, dass im Sinne der Transparenz allge- meinverbindliche Rahmenbedingungen bestehen müssen. Damit ist gewährleistet, dass wir mit der Neuerung der Direkt- übertragung Flexibilität erhalten. Gleichzeitig wird von einer übergeordneten Stelle dafür gesorgt, dass wir diese neue Ent- wicklung mit einer gewissen Vorsicht anpacken.
In diesem Sinne bitte ich Sie, je nach Ausgang der Abstim- mung, meinem Kompromissvorschlag zuzustimmen.
Binder: Es geht hier um die Frage, ob die Uebertragung von Kontingenten direkt von Bauer zu Bauer stattfinden soll oder ob eine vom Staat bezeichnete Stelle Verkaufsangebote und auf der anderen Seite Kaufofferten entgegennehmen soll. Es wird den ganzen Morgen über Marktwirtschaft gespro- chen; besonders Herr Jaeger hat das getan. Es wird im wei- teren über weniger Agrarbürokratie gesprochen; Herr Leder- gerber hat das sehr ausführlich getan. Es wird über mehr Transparenz in der Agrarpolitik philosophiert. Der Minder- heitsantrag Perey erfüllt all diese Forderungen ausgezeichnet. Der unternehmerische Handlungsspielraum für die Bauern wird dadurch wesentlich erweitert Gleichzeitig wird mit die- sem marktwirtschaftlichen Instrument dem Bauern auch Ver- antwortung übertragen.
Wie stark die Kontingentsübertragung einsetzt, lässt sich nicht verbindlich sagen. Dies wird massgeblich von den wirtschaftli- chen Rahmenbedingungen, die wir unserer Landwirtschaft setzen, abhängig sein. Vor allem aber Betriebsgemeinschaf- ten und Betriebszweiggemeinschaften melden ein grosses Bedürfnis an. Sie können auch kostengünstig produzieren. Gerade auch angesichts der Grenzen der Direktzahlungen so- wie der Forderung, günstige Nahrungsmittel zu produzieren, müssen wir den Bauern diese Flexibilität gewähren.
Ich bitte Sie, im Sinne eines freien Marktes, also im Sinne von weniger Bürokratie und mehr Transparenz in der Agrarpolitik, dem Antrag der Minderheit Perey zuzustimmen.
M. Couchepin, rapporteur: Il est douloureux de combattre la proposition de minorité Perey, d'autant plus qu'elle ne provo- querait pas une révolution dans le monde, simplement elle modifie le rythme de l'évolution. Le Conseil fédéral et la majo- rité de la commission voudraient garder un contrôle plus direct sur ces transferts, au moins dans une première étape.
Ultérieurement, c'est d'ailleurs prévu sous la forme potesta- tive, le Conseil fédéral pourra décider que les producteurs
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puissent convenir directement entre eux des transferts de contingents. M. Perey voudrait accélérer le rythme et renver- ser la présomption - si j'ose dire - en fixant que, dès le départ, c'est les producteurs eux-mêmes qui conviennent entre eux des transferts de contingents sous la surveillance du Conseil fédéral.
Comme dans plusieurs autres dispositions, c'est une affaire de rythme. Ceux qui veulent aller plus vite votent la proposition de minorité Perey, ceux qui veulent la solution médiane votent la version de la majorité de la commission et du Conseil fédé- ral, en sachant qu'ultérieurement c'est la solution de la mino- rité Perey qui l'emportera.
Je vous invite à voter avec prudence, avec le Conseil fédéral et la majorité de la commission.
David, Berichterstatter: Der Entwurf des Bundesrates sieht zwei Varianten vor: auf der einen Seite die Uebertragung durch eine Stelle, die zwischen die Bauern, die verkaufen und kaufen wollen, geschaltet wird, und auf der anderen Seite die direkte Uebertragung zwischen den Bauern. Die Minderheit Perey will nur noch die direkte Uebertragung zwischen den Bauern. Das muss sicher das Ziel der ganzen Uebung sein, denn wir wollen keine neue Verteilungs- und Vermittlungsbürokratie aufbauen. Vielmehr muss der Bundesrat relativ bald die Möglichkeit der direkten Uebertragung schaffen.
Wenn nun der Bundesrat im ersten Satz von Artikel 2a Ab- satz 4 für die Anfangsphase auch noch die Variante vor- schlägt, dass die Kontingente durch eine von ihm bezeichnete Stelle und nach einem von ihm genau vorbestimmten Ueber- tragungsmodus übertragen werden sollen, dann ist er einfach vorsichtig. Er will allfällige Probleme, die in der Anfangsphase auftreten könnten, im Griff behalten. Das scheint vernünftig. Die Kommissionsmehrheit hat allerdings den dringenden Wunsch, dass der Bundesrat sehr bald den Bauern das Heft in die Hand gibt und sie alleine entscheiden lässt, wann, wo und mit wem sie ihre Uebertragungen vornehmen wollen.
In diesem Sinne bitte ich Sie, dem Antrag der Mehrheit und so- mit dem Entwurf des Bundesrates zuzustimmen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Permettez-moi tout d'abord de rendre un hommage vibrant à l'honnêteté intellectuelle des rapporteurs qui, bien que signataires de la proposition de mi- norité Perey, ont défendu avec talent et arguments la position du Conseil fédéral et de la majorité. C'est celle que je vous de- mande de suivre.
En effet, le Conseil fédéral, prévoyant les deux possibilités du système de transfert via un organe central avec calcul du prix et des quantités qui peuvent être transférées, et passage pos- sible à un transfert direct entre producteurs, prend la bonne voie, celle de la prudence, celle de la nécessité de mesurer dans le terrain la nouvelle politique des transferts. Il pourra ainsi tirer quelques premières expériences de la méthode No 1, ce qu'il n'aurait pas la possibilité de faire, naturellement, si on suivait purement et simplement la proposition de mino- rité et, ensuite, si l'expérience est bonne, sans doute alléger le système et choisir délibérément le deuxième terme de l'alter- native. C'est la méthode sage, la méthode qui nous conduira, j'en suis convaincu, à la formule que préconise la minorité par souci de simplification, mais qu'il pourrait être un peu dange- reux de mettre d'emblée en vigueur sans avoir tout de même acquis quelques expériences par l'usage de la première méthode.
C'est pour cette raison-là que je vous invite à voter la proposi- tion de la majorité et à rejeter celle de la minorité dont les inten- tions étaient pures et parfaitement compréhensibles, mais qui pourrait nous engager sur un chemin dont on ne connaît pas encore toutes les aspérités ni tous les détours.
Si vous suivez le Conseil fédéral dans la voie de la majorité, et la majorité de la commission, alors se présentera la proposi- tion subsidiaire de M. Leu Josef qui est plus nuancée que la proposition de la minorité. J'aimerais dire à M. Leu et à votre conseil - pour que les choses soient très claires - que si vous permettez au Conseil fédéral d'oeuvrer selon la formule qu'il propose, et que la majorité soutient, nous commencerons sans doute par un système de transfert via l'organe central,
comme première étape. Mais à peine aurons-nous engagé cette étape que nous mettrons en chantier, au vu déjà des pre- mières expériences, la possibilité du deuxième système, celui que préconise d'ailleurs M. Leu et que, à ce moment-là, nous ne perdrons pas de temps pour tendre au but que nous vou- lons bel et bien atteindre, qui est celui d'octroyer la compé- tence hors de l'administration publique, sous contrôle de l'ad- ministration publique, à un organe indépendant.
Les choses me paraissent ainsi claires: votons la proposition de la majorité et vous avez la garantie que les expériences ne dureront pas un siècle, qu'elles seront brèves, mais bien me- nées et que l'idée sera alors, si les choses vont bien - et elles iront bien - de pouvoir passer, à ce moment-là, à un système plus libéral, plus ouvert et plus délégué.
Leu Josef: Aufgrund der Aeusserungen von Herrn Bundesrat Delamuraz und aufgrund seiner Zusicherung bezüglich Libe- ralisierung ziehe ich meinen Eventualantrag zugunsten des Antrages der Mehrheit bzw. des Entwurfes des Bundesrates zurück.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Minderheit Für den Antrag der Mehrheit 54 Stimmen 40 Stimmen
Art. 2a Abs. 4bis (neu) Antrag der Kommission Mehrheit
Der Bundesrat kann bestimmen, dass nach einer Ueber- gangszeit von fünf Jahren Milchkontingente nur noch auf Be- triebe, die die Mindestanforderungen für die integrierte Pro- duktion oder den Biolandbau nach der Verordnung über Bei- träge für besondere ökologische Leistungen in der Landwirt- schaft erfüllen, übertragen werden.
Minderheit (Binder, Friderici Charles, Perey, Schwab) Ablehnung des Antrages der Mehrheit
Antrag Bircher Peter
Der Bundesrat bestimmt, dass innerhalb einer Uebergangs- zeit von fünf Jahren Milchkontingente nur auf Betriebe ....
Art. 2a al. 4bis (nouveau)
Proposition de la commission Majorité
Le Conseil fédéral peut décider, après un temps d'adaptation de cinq ans, que des contingents soient reportés uniquement sur des exploitations remplissant les conditions minimales de la production intégrée ou de la culture biologiques selon l'or- donnance sur les contributions pour des prestations écologi- ques particulières dans l'agriculture.
Minorité
(Binder, Friderici Charles, Perey, Schwab) Rejeter la proposition de la majorité
Proposition Bircher Peter
Le Conseil fédéral décide que, durant un temps d'adaptation de cinq ans, des contingents ...
Binder, Sprecher der Minderheit: Den Antrag auf Ablehnung des neugeschaffenen Absatzes 4bis von Artikel 2a möchte ich nicht als Angriff auf die ökologische Produktion verstanden wissen. Wir nehmen heute eine Teilrevision eines Wirtschafts- beschlusses vor. Diese Aenderung soll dem von allen politi- schen Lagern geforderten Unternehmertum der Bauern ent- gegenkommen. Wir diskutieren über die Milchmengen, die Ordnung des Milchmarktes und die Lenkung der Produktion. Bezüglich der ökologischen Anliegen verweise ich auf schon bestehende Gesetzgebungen und Verordnungen. Ich erin- nere an die Tierschutzgesetzgebung, an das Gewässer- schutzgesetz, an die Stallbauverordnung, an das Milchliefe- rungsregulativ, an Artikel 31b des Landwirtschaftsgesetzes; aber auch die Höchstkontingentsgrenze pro Hektare beinhal- tet eine ökologische Komponente.
N
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Unter dem Gesichtspunkt der auch wiederum von allen politi- schen Seiten geforderten Transparenz in der Agrargesetzge- bung ist es nicht verständlich, die Vernetzung von Auflagen weiter zu führen und ein immer dichteres Netz von Regulierun- gen über unsere Landwirtschaft zu spannen.
Gestatten Sie mir noch ein Wort zum Antrag Bircher Peter: Die- ser ist sehr verbindlich, indem er verlangt, dass der Bundesrat bestimmt, dass innerhalb einer Uebergangsfrist von fünf Jah- ren die Uebertragung von Kontingenten, sei es durch Kauf oder durch Miete, nur auf IP- oder Biobetriebe möglich wäre. Ich erinnere Sie daran, dass wir letztes Jahr das Landwirt- schaftsgesetz geändert haben; wir haben es mit den Arti- keln 31a und 31b der neuen Richtung der Agrarpolitik ange- passt. Ich bin der Meinung, wir müssten jetzt vor allem einmal den Artikel 31b greifen lassen. Ich kann Ihnen auch versi- chern, dass er bei der Landwirtschaft Anklang gefunden hat und dass weiterhin Interesse besteht. Aber es braucht vor al- lem eine gewisse Zeit, um einen Landwirtschaftsbetrieb auf Bioproduktion umzustellen. Herr Baumann wird in der Lage sein, Ihnen sehr genau darüber Auskunft zu geben. Es dauert etwa drei Jahre, bis ein Betrieb anerkannt ist. Es dauert auch eine gewisse Zeit, bis ein Betrieb in die IP-Richtung umgestellt ist. Es braucht bei vielen Betrieben Investitionen.
Wenn Sie nun dem Antrag Bircher Peter zustimmen, dann grenzen Sie von allem Anfang an - das heisst ab Mai 1994 - auch willige Bauern aus diesem Geschäft aus. Es ist meiner Meinung nach auch ein Widerspruch, wenn einerseits die glei- chen Kreise die Komplexität der Agrarpolitik kritisieren und ra- dikalste Formen postulieren, aber dann laufend in der konkre- ten Gesetzgebung das Gegenteil davon tun, nämlich durch Verknüpfungen von allem und jedem die Komplexität dauernd erhöhen. Man wird den Verdacht nicht los, dass das auch Sy- stem haben kann. Man versucht laufend, die Voraussetzun gen für eigene Forderungen zu schaffen.
In diesem Sinn bitte ich Sie, dem Antrag der Minderheit Binder zuzustimmen und den Antrag Bircher Peter abzulehnen.
Ich möchte auch noch sagen, dass das auch für Artikel 2b Ab- satz 3bis zu gelten hat, der genau das gleiche beinhaltet. Ich werde nicht mehr zu diesem Antrag sprechen.
M. Couchepin, rapporteur: La majorité de la commission sou- haite qu'après un temps d'adaptation de cinq ans les contin- gents soient reportés uniquement sur les exploitations rem- plissant les conditions minimales de la production intégrée. La minorité Binder, quant à elle, voudrait supprimer cette pos- sibilité pour le Conseil fédéral, car la formulation de la majorité est seulement potestative. Elle veut s'en tenir à la règle ordi- naire et aux paiements directs, sans y ajouter des exigences supplémentaires.
Il y a encore une autre proposition qui n'a pas encore été dis- cutée - c'est celle de M. Bircher Peter, qui sera développée certainement dans un instant - qui veut, elle, obliger le Conseil fédéral, durant les cinq ans, à rectifier le tir et à reporter les avantages sur les exploitations qui se sont adaptées aux critè- res de la production intégrée ou de la culture biologique.
Une fois de plus, la proposition de la majorité est une proposi- tion médiane. Elle indique la direction en laissant une grande marge de manoeuvre au Conseil fédéral qui peut reporter les contingents sur ces exploitations. Je pense qu'il le fera dans la mesure où il sent que les paysans doivent avoir une incitation à s'adapter aux nouvelles méthodes de culture. C'est, d'une certaine manière, un instrument de gouvernement supplé- mentaire que nous donnons à l'office concerné et au Conseil fédéral en votant la proposition de la majorité. Si nous votons la proposition de minorité Binder, le Conseil fédéral aura un moyen de moins pour pousser les paysans - dans leur intérêt même, car à long terme il n'y a aucun doute qu'il faut aller dans ce sens-là - à passer à la production intégrée et à davantage de culture biologique.
Laissez la liberté au Conseil fédéral; votez avec la majorité; re- fusez la proposition de minorité Binder qui, à droite, ne vou- drait laisser aucune compétence au Conseil fédéral, et la pro- position Bircher Peter, qui sera développée dans un instant et qui, à gauche, voudrait obliger le Conseil fédéral à déplacer le poids des contingents nouveaux sur les exploitations qui se
sont mises à la culture biologique et à la production intégrée uniquement.
Nous vous invitons de manière très claire à suivre la majorité.
Bircher Peter: Ich gehe davon aus, dass die Mehrheit ihre Ar- gumente schon noch vortragen wird, denn wie wir der Fahne entnehmen können, bekennt sich eine klare Mehrheit grund- sätzlich zu dem, was ich nur ergänzend noch etwas verbessert habe, weil ich der Meinung bin, man könne da nicht von «kann» reden, sondern man müsse klar formulieren: «Der Bun- desrat bestimmt, dass .... » Aber die sehr lange Frist von fünf Jahren - ich bitte Sie, das auch zu beachten - habe ich stehen- gelassen. Es ist also eine sehr bescheidene Aenderung, aber natürlich eine straffere Fassung des Ganzen. Im Gegensatz zu meinen Vorrednern bin ich der Meinung, dass wir auch bei die- sem Beschluss eine sanfte, aber doch bewusste Neuorientie- rung der Landwirtschaftspolitik durchziehen müssen. Das Ganze haben wir mit der Teilrevision des Landwirtschaftsge- setzes in die Wege geleitet. Das Ganze ist im Ständerat schon eingeleitet, mit einem Verfassungsartikel, der letztlich die Zu- stimmung des Schweizervolkes finden muss. Ich bitte Sie, das auch zu bedenken.
Wenn Herr Schwab heute morgen gesagt hat, es gebe sehr viel Unsicherheit unter den Bauern, so möchte ich doch ein- mal sagen: Diese Unsicherheit könnte auch daher rühren, dass wir nicht klare politische Wege gehen. Und ich möchte sagen: Das ist primär ein Unternehmungsbeschluss; aber wir gehen auch den Weg einer nicht immer und überall produk- tionsgebundenen Landwirtschaft, den Weg über Direktzahlun- gen usw. Wir gehen auch den Weg der Oekologie, den wir -- wie erwähnt - durch verschiedene Beschlüsse eingeschlagen haben. Und wir haben das jetzt konsequent weiterzuführen und fortzusetzen.
Ich plädiere deshalb wie die Kommissionsmehrheit dafür, diese Bestimmung etwas klarer zu fassen und dem Bundesrat die Kompetenz zu geben, innerhalb von fünf Jahren tätig zu werden.
Strahm Rudolf: Ich gehe davon aus, dass wir jetzt zu beiden Anträgen sprechen, die den gleichen Artikel betreffen, nämlich einerseits zum Antrag der Minderheit Binder, der die Kommis- sionsmehrheit bekämpft, und andererseits zum Antrag Bircher Peter, der die Fassung der Kommissionsmehrheit noch fort- entwickeln und schärfer gestalten will. Ich spreche im Namen der SP-Fraktion zu beiden Anträgen.
Worum geht es? Es geht darum, hier festzulegen, wer in Zu- kunft nach einer Uebergangszeit Milchkontingente kaufen kann und wer nicht. Es geht also um die Kriterien, und zwar um die Frage, ob und in welcher Form man festschreiben soll, dass in Zukunft nur noch Betriebe Kontingente kaufen kön- nen, die entweder IP-Betriebe sind - also integrierte Produk- tion betreiben - oder eine Produktionsweise nach biologi- schen Richtlinien, d. h. nach Artikel 31b des Landwirtschafts- gesetzes durchführen. Die Kommissionsmehrheit hat dieses Kriterium akzeptiert, und zwar mit einer Kann-Formulierung, d. h., dass der Bundesrat das nach einer Uebergangszeit von fünf Jahren vorschreiben kann.
Herr Binder bekämpft diese Bestimmung in der Formulierung der Kommissionsmehrheit. Er bekämpft also, wie er das im- mer getan hat, auch hier die Förderung der integrierten Pro- duktion. Er hat es auch schon beim Landwirtschaftsgesetz ge- tan. In diesem Sinne ist er konsequent Aber ich glaube, er lei- stet damit der Landwirtschaft, auch dem Ruf der Landwirt- schaft, einen schlechten Dienst.
Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit Binder abzulehnen. Der Antrag Bircher Peter will die Bestimmung, die die Kommis- sionsmehrheit sehr deutlich akzeptiert hat, verbindlicher ge- stalten, und zwar nicht nur mit einer Kann-Formulierung, son- dern mit einer den Bundesrat verpflichtenden Formulierung. Was wichtig ist: Herr Bircher will, dass dieses Kriterium innert fünf Jahren und nicht erst nach fünf Jahren angewandt werden kann.
Ich muss hier als seinerzeitiger Antragsteller in der Kommis- sion folgendes sagen: Dieser Antrag, der zum Antrag der Kom- missionsmehrheit wurde, kam von mir, und ich habe in der
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Kommissionsberatung dann akzeptiert, dass wir die gleiche Uebergangsfrist nehmen, wie sie bereits im Landwirtschafts- gesetz vorgesehen ist, nämlich fünf Jahre. Aber ich war immer der Meinung, es sei eine maximale Uebergangsfrist, und der Bundesrat könne diese Bestimmung schon vor Ablauf der Frist in Kraft setzen. Ich muss hier Klarheit schaffen: Weil die- ser Zusatzantrag nicht schriftlich vorlag, gab es dann nach der Kommissionssitzung eine Verwirrung. Man hat mich angeru- fen und gefragt: Hast du eigentlich gemeint «nach einer Uebergangsfrist» oder «innert einer Uebergangsfrist»? Ich meinte «innert einer Uebergangsfrist» und habe das auch so gesagt. Auf der Fahne figuriert jetzt «nach einer Uebergangs- frist». Ich glaube, dass die Kommission auch gemeint hat: innert einer Uebergangsfrist, nicht erst nach Ablauf von fünf Jahren.
Ich kann Ihnen auch die Logik meiner Position erklären: Der Milchwirtschaftsbeschluss ist ja befristet, und wenn Sie fünf Jahre warten und dem Bundesrat erst dann die Gelegenheit geben, dieses Kriterium einzuführen, ist der Milchwirtschafts- beschluss, um den es hier geht, praktisch abgelaufen. Das ist nicht logisch. Deswegen muss dieses Kriterium schon vorher angewandt werden können.
Im Sinne dieser Logik bitte ich, den Antrag Bircher Peter oder allenfalls die Kommissionsmehrheit zu unterstützen, aber auf jeden Fall den Antrag der Minderheit Binder abzulehnen.
Wyss William: Ich möchte darauf aufmerksam machen, dass Artikel 2a Absatz 4bis (neu) unvollständig ist. Er sieht vor, dass die integrierte Produktion und der Biolandbau zu berücksichti- gen seien. Da wurde vergessen, dass es noch eine kontrol- lierte Freilandhaltung gibt. Wo ist denn diese?
Binder, Sprecher der Minderheit: Herr Strahm Rudolf hat mir vorgeworfen, ich hätte mich beim Landwirtschaftsgesetz schon immer gegen ökologische Anliegen ausgesprochen. Ich habe heute morgen ausdrücklich gesagt: Ich möchte mei- nen Antrag nicht als Angriff auf die Oekologie verstanden wis- sen. Aber ich bin jemand, der auch in der Praxis mit dieser Ge- setzgebung arbeitet und weiss, was es heisst, solche Regelun- gen in die Praxis umzusetzen. Herr Strahm ist ein Theoretiker, und er weiss nicht, was es heisst, solche Regelungen umzu- setzen.
David, Berichterstatter: Nach diesem Scharmützel kehren wir zurück zum wichtigen Antrag der Kommissionsmehrheit zu Ar- tikel 2 Absatz 4bis (neu). Dieser Antrag ist im Gegensatz zu demjenigen, über den wir vorher bei Artikel 2 Absatz 3 Buch- stabe h mit Namensabstimmung entschieden haben, von grosser Bedeutung für die Vorlage, weil er ihr ein klar ökolo- gisch orientiertes Instrument mitgibt, und zwar - nach meinem Verständnis - in positivem Sinne, nämlich indem mit Anreizen, mit Belohnung, das Verhalten der Bauern beeinflusst werden soll. Jene Landwirte, die auf IP-Produktion umstellen, werden belohnt, indem sie dann auch als Kontingentskäufer auftreten können. Unser Ziel ist ja, dass die gesamte Landwirtschaft in einigen Jahren das Niveau der integrierten Produktion er- reicht. Dieser Artikel ist dementsprechend zielkonform. Er ent- hält einen positiven Anreiz und verzichtet auf Verbote, Gebote und Strafen.
Die Minderheit Binder beantragt die Ablehnung von Artikel 2a Absatz 4bis. Damit würde ein wesentlicher Stein aus der Vor- lage herausgebrochen. Wir haben uns bei der Diskussion des 7. Landwirtschaftsberichtes über die Oberziele der Landwirt- schaft geeinigt. Jetzt müssen wir im konkreten Handeln diese Ziele umsetzen. Es darf da nicht einfach bei den Sonntagsre- den bleiben, die Praxis muss folgen.
Es ist auch nicht so - hier möchte ich Herrn Binder ebenfalls entgegentreten -, dass zusätzliche administrative Probleme auftreten. Nach dem von der Mehrheit beantragten Absatz 4bis ist eindeutig, wer als Käufer auftreten kann. Wer das klar definierte Niveau der IP-Produktion noch nicht erreicht hat, der wird das nicht können. Das ist einfach zu handhaben.
Kollege Bircher Peter will weiter gehen. Er will den Bundesrat definitiv verpflichten, diese Lösung sofort auf Verordnungs-
ebene zu verankern, mit einer Uebergangszeit von fünf Jah- ren. Nach meiner Meinung müssen wir, wie an vielen anderen Stellen im Landwirtschaftsrecht, dem Bundesrat den nötigen zeitlichen Spielraum einräumen. Dazu brauchen wir eine Kann-Vorschrift. Aber - und das ist für mich auch ganz klar, und ich nehme an, Herr Bundesrat Delamuraz wird anschlies- send noch deutlich machen -: Der Bundesrat muss hinter die- ser Bestimmung stehen und sie umsetzen und realisieren. Sie darf nicht bloss ein Papiertiger bleiben.
Wenn der Bundesrat diese Erklärung, die er schon in der Kom- mission angedeutet hat, hier abgibt, dann können wir mit der Kann-Vorschrift durchaus leben. Sie ist auch richtig, weil sie ei- nen genügenden zeitlichen Spielraum eröffnet, um die Neure- gelung einzuführen.
Eine letzte Bemerkung zum Votum von Herrn Strahm Rudolf betreffend die Klarheit oder Unklarheit der Formulierung: Es heisst im Text des Antrages der Mehrheit, dass nach einer Uebergangszeit von fünf Jahren Milchkontingente nur noch auf Betriebe übertragen werden können, die diese Vorausset- zungen erfüllen. Dieses «nach» bedeutet in Verbindung mit dem «nur» aus der Sicht der Kommissionsmehrheit - auch in Uebereinstimmung mit dem französischen Text des Gesetzes, der diesbezüglich etwas deutlicher ist -, dass der Bundesrat spätestens fünf Jahre nach Erlass der Verordnung für alle Kon- tingente diese Lösung getroffen haben muss. Er kann sie aber bereits vorher stufenweise - z. B. für Teilmengen - einführen. Nach fünf Jahren sollen für die gesamte Uebertragungs- menge nur noch IP-Betriebe und Biobetriebe zum Zug kom- men. Der Bundesrat soll aber durchaus schon vorher mit der Anpassung beginnen. Darum steht auch im französischen Text «temps d'adaptation» (Anpassungsfrist) und nicht «Uebergangszeit». Das soll zum Ausdruck bringen, dass diese fünf Jahre eine Anpassungsfrist sind, in der man sich dem ge- setzten Ziel annähert. Nach fünf Jahren soll dann für die ge- samte übertragene Milchmenge dieselbe Regel gelten. In die- sem Sinne kann man beim beantragten Text bleiben. Die Re- daktionskommission wird allenfalls noch Verbesserungen an- bringen können.
Ich bitte Sie daher, dem Antrag der Mehrheit - dem Text, wie er hier steht - zuzustimmen und den Antrag der Minderheit Bin- der wie auch den Antrag Bircher Peter abzulehnen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral se rallie à la proposition, qu'il n'avait pas faite lui-même, de la majorité de la commission d'introduire l'alinéa 4bis (nouveau), tel que ré- digé par la majorité de la commission.
Permettez-moi de me livrer tout d'abord à une analyse de texte, pour que les choses soient bien claires, à partir du texte français, mais elles doivent l'être tout autant à partir du texte al- lemand.
Que signifie cet alinéa 4bis (nouveau) qui nous est proposé? Il signifie que le Conseil fédéral, après cinq ans, délai un peu théorique puisque de toute façon cet arrêté est limité dans sa durée, pourrait ne faire porter les transferts de contingents que, et uniquement, sur les entreprises qui pratiquent la culture biologique ou la production intégrée. C'est la combi- naison du «peut» et de l'adverbe «uniquement» qui me permet de dire que, dans ce délai de cinq ans, pendant les cinq pro- chaines années, le Conseil fédéral pourra déjà se livrer à cette orientation et à la prise en compte de ce critère, mais il ne pourra pas le faire «uniquement». Il aura ainsi la possibilité d'introduire graduellement, dès tout de suite, la possibilité que nous envisageons.
Voilà pour l'explication de texte. Ce n'est toutefois pas un grammairien que vous attendez à la tribune, mais un représen- tant du gouvernement, et je peux vous dire qu'au-delà de l'ex- plication de texte il y a la volonté politique de faire quelque chose, en l'occurrence, qui aille dans cette direction. Pour- quoi? Nous avons dit, à diverses reprises tout au long de la matinée, que les dispositions écologiques que l'on voulait ra- jouter à cet arrêté n'y avaient pas leur place parce que la plu- part d'entre elles étaient contenues dans d'autres textes et que, en définitive, l'orientation vers le marché que nous re- cherchons ici n'avait pas à s'encombrer de déclarations superfétatoires.
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Arrêté sur l'économie laitière 1988
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N 28 septembre 1993
Mais attention! Ici, nous sommes en présence d'autre chose, nous sommes en présence d'une dimension écologique sup- plémentaire dont on peut, dont on doit, tenir compte dans le transfert des contingents. C'est cette dimension-là qui peut être prise en compte par l'alinéa 4bis (nouveau), dont le Conseil fédéral veut faire usage, ce qui le conduit à être d'ac- cord avec l'alinéa 4bis (nouveau) non pas parce que cela fait bien dans le décor, mais parce que réellement ça lui donne un levier supplémentaire qui, lui peut être, est un levier efficace. C'est dans ce sens et dans nul autre que j'entends et que le Conseil fédéral veut l'alinéa 4bis (nouveau), et à cet égard la formulation telle que je viens de l'expliquer me paraît préféra- ble à la solution proposée par M. Binder dans sa proposition de minorité, que je vous invite à rejeter pour lui préférer la pro- position de la majorité de la commission.
Bircher Peter: Aufgrund dieser klaren Ausführungen von Kommissionssprecher David und vor allem von Herrn Bun- desrat Delamuraz - ich habe die Worte «innert der Frist» sehr gut gehört; er hat den Willen zum politischen Handeln bekun- det - ziehe ich meinen Antrag zurück.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
69 Stimmen
41 Stimmen
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 13.10 Uhr La séance est levée à 13 h 10
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Milchwirtschaftsbeschluss 1988. Aenderung Arrêté sur l'économie laitière 1988. Modification
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Herbstsession
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Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
06
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Datum 28.09.1993 - 08:00
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