1421
Interpellation Etique
tation, par rapport à la moyenne, des contingents de sta- giaires.
Les autorités fédérales apportent aux stagiaires en quête d'emploi une aide indirecte sous diverses formes. L'Ofiamt or- ganise régulièrement des campagnes d'information auprès des institutions intéressées (écoles professionnelles, services d'orientation professionnelle, offices du travail) et dans les mé- dias; ces actions rencontrent toujours un grand intérêt parmi les stagiaires potentiels. D'autre part, l'Ofiamt distribue aux fu- turs stagiaires, à l'intention des employeurs étrangers poten- tiels, des brochures d'information (en allemand, français ou anglais) décrivant l'échange de stagiaires et les facilités qu'il comporte en matière d'autorisation. L'Ofiamt édite également divers documents destinés à faciliter la rédaction de la candi- dature (schéma de traduction du certificat de capacité profes- sionnelle, directives pour la recherche d'un emploi et le dépôt de la demande, traduction des diplômes Esca et ETS). Enfin, l'Ofiamt publie tous les mois un bulletin d'offres d'emploi à l'étranger distribué à plus de 1000 abonnés (individus, entre- prises, écoles, services d'orientation professionnelle, offices du travail, etc.) et à quelque 600 à 1000 autres intéressés ponctuels. De plus, la Commission suisse pour l'échange de stagiaires avec l'étranger (CSESE), qui représente l'économie privée, est en train de préparer, en collaboration avec l'Ofiamt, une série de mesures destinées à aider activement les stagiai- res suisses (affiliation à la CSESE, développement des mesu- res PR, aide active au placement).
Le dernier en date des accords de stagiaires a été signé avec l'Italie à fin 1991, mais en raison d'un problème de formalité de la part de l'Italie, il est entré en vigueur le 23 mars 1993 seule- ment. Le 20 janvier 1993, le Conseil fédéral a approuvé un ac- cord de stagiaires conclu avec la Pologne; il sera signé sous peu. Le Conseil fédéral s'apprête à approuver de nouveaux accords avec la Russie et l'Albanie. Des négociations viennent d'être entamées avec le Portugal et devraient l'être cette an- née encore avec la Bulgarie. Enfin, de premiers contacts infor- mels en vue de la conclusion d'accords de stagiaires ont été pris avec plusieurs Etats d'outre-mer.
Erklärung der Interpellanten: befriedigt Déclaration des interpellateurs: saisfaits
93.3130
Interpellation Etique Verunsicherung der Bauern Insécurité paysanne
Wortlaut der Interpellation vom 17. März 1993 Ist der Bundesrat bereit, ein Uebergangsrecht auszuarbeiten, das eine Anpassungsstrategie für die schweizerische Land- wirtschaft festlegt? Insbesondere sind zur Sicherung eines Uebergangs, der Verfassungsgrundsätze wie Rechtssicher- heit und Treu und Glauben wahrt sowie für die Landwirtschaft wirtschaftlich und sozial tragbar und für unser Land politisch tragbar ist, genügend lange Fristen vorzusehen.
Texte de l'interpellation du 17 mars 1993
Le Conseil fédéral est-il prêt à élaborer un droit transitoire concrétisant une stratégie d'adaptation de l'agriculture suisse? Il prévoira notamment des délais suffisants pour assu- rer une transition qui respecte les principes constitutionnels tels que la sécurité du droit et la protection de la bonne foi et qui soit économiquement et socialement supportable pour l'agriculture et politiquement supportable pour le pays.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Comby, Philipona, Rohr- basser
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Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Lors de la révision de la loi sur l'agriculture, en 1979, on visait à maintenir l'existence d'un maximum d'exploitations agricoles et on encourageait de ce fait les paysans à se lancer dans de gros investissements pour rendre leurs entreprises plus pro- ductives.
Or, sous la pression d'événements extérieurs et intérieurs, le Conseil fédéral et le Parlement ont rapidement changé la poli- tique agricole suisse en prenant une série de décisions législa- tives. Certes, ce changement de cap était motivé par des considérations économiques et financières intérieures et exté- rieures, mais l'ensemble de l'opération ne donne pas encore les garanties nécessaires en vue du respect intégral des prin- cipes constitutionnels tels que la sécurité du droit et la protec- tion de la bonne foi. Cela explique l'absence de mesures tran- sitoires qui eussent permis des adaptations plus faciles dans un climat plus serein et moins stressant pour les intéressés. Le malaise paysan est une réalité que l'on ne peut ignorer et l'on ne saurait invoquer les risques inhérents à toute entreprise économique pour justifier l'allure trop rapide des réformes et l'absence d'un véritable concept de transition. En effet, l'acti- vité agricole est fortement dépendante des conditions-cadres de la législation définissant la politique agricole à partir de la- quelle les paysans prennent leurs décisions de produire et d'investir. Il va de soi que l'agriculture a besoin d'un minimum de sécurité juridique et qu'elle ne peut faire face dans un contexte juridique souvent et rapidement modifié.
Aussi, la question d'un droit de transition se pose qui pourrait prévoir des mesures telles que la mise en place d'une straté- gie destinée à faciliter des mesures d'adaptation et à les ren- dre plus supportables.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 12. Mai 1993
Rapport écrit du Conseil fédéral du 12 mai 1993
Le 7e rapport sur l'agriculture et les paiements directs en vertu des nouveaux articles 31a et 31b de la loi sur l'agriculture éta- blissent pour l'agriculture un concept d'adaptation flexible et efficace. Le passage d'une politique de revenu basée sur des prix administratifs élevés à celle d'une politique se fondant sur des paiements directs non liés au produit peut s'opérer d'une manière progressive en fonction des nécessités de la politique agricole et de celle du commerce extérieur. En la matière, l'élé- ment déterminant pour le revenu agricole, c'est la mesure dans laquelle une baisse des prix et le renchérissement peu- vent être compensés par des paiements directs supplémentai- res. La décision à ce sujet et à propos de la rapidité des chan- gements incombe dans une large mesure au Parlement dans le cadre du budget.
L'offre déposée par le Conseil fédéral, le 3 avril 1992, dans la perspective d'une éventuelle conclusion des négociations de l'Uruguay Round du Gatt prévoit pour l'agriculture une diminu- tion supportable du soutien lié au produit qui peut être com- pensée, si cela est nécessaire, par des paiements directs non liés au produit (green box). Il est prévu, au cas où l'ajustement structurel allant au-delà de ce qui est supportable s'avérerait nécessaire, de prendre des mesures sociales spécialement en faveur de l'agriculture. Le DFEP a institué une commission d'experts qui doit entre autres présenter, jusqu'à fin 1994, des propositions à ce sujet (commission Economie rurale presi- dée par le Prof. Bernard Lehmann de l'EPF de Zurich). Les buts que la constitution fixe seront ainsi maintenus même en cas de forte pression d'adaptation. A l'avenir, l'Etat est aussi tenu de respecter les principes de la protection de la bonne foi et de la sécurité du droit. Ces derniers offrent une marge de manoeuvre relativement grande et non encore épuisée pour façonner les conditions-cadres économiques. Les investisse- ments réalisés jusqu'ici pourront continuer à faire l'objet d'amortissements. Là où cela n'était pas possible, on a tou- jours jusqu'à maintenant prévu, selon les cas, des réglementa- tions transitoires et d'indemnisation. Relevons à ce propos les exemples suivants:
Lors de l'introduction des effectifs maximums dans la produc- tion de viande et d'oeufs (art. 19a let. a et art. 19b de la loi sur
N 18 juin 1993
1422
Interpellation du groupe radical-démocratique
l'agriculture), les exploitants concernés ont bénéficié d'une période de transition de douze ans pour réduire leurs effectifs d'animaux. De plus, la possibilité existait au départ d'aban- donner volontairement des places d'écurie excédentaires moyennant indemnisation (art. 19a let. d et art. 19e de la loi sur l'agriculture). Des indemnités d'une valeur totale de 101,5 millions de francs ont été versées de 1980 à 1984. La ré- duction des effectifs maximums trop élevés en vertu de la loi sur la protection des eaux (art. 14) a également fait l'objet d'une possibilité d'indemnisation (ordonnance du 13 janvier 1993 concernant les contributions pour abandon d'exploita- tions, réduction de cheptel et adaptations).
L'ordonnance du 26 avril 1993 instituant des paiements di- rects complémentaires empêche, par le biais d'une disposi- tion transitoire, que, suite à la nouvelle orientation de la politi- que agricole, une partie des agriculteurs reçoivent, sans com- pensation et sans possibilité de réagir, moins de paiements di- rects que jusqu'ici. Les bénéficiaires des contributions aux dé- tenteurs d'animaux reçoivent des paiements directs complé- mentaires au moins dans la même mesure que le montant versé jusqu'ici,
auquel s'ajoute un supplément de 10 pour cent. En outre, la li- mite d'âge pour pouvoir bénéficier des paiements directs complémentaires n'entrera en vigueur que le 1er janvier 1994 de sorte que d'éventuelles cessions prévues dans le cadre fa- milial sont encore possibles jusqu'à cette date.
Les mesures qui ont été prises jusqu'ici devraient permettre aussi à l'avenir de respecter les principes. Le Conseil fédéral estime que, pour l'instant, il n'est pas nécessaire d'élaborer un droit transitoire spécial.
Erklärung des Interpellanten: befriedigt Déclaration de l'interpellateur: satisfait
93.3147
Interpellation der freisinnig-demokratischen Fraktion Handelspolitische Folgen eines Agrarschutzes für Hors-sol-Produkte Interpellation du groupe radical-démocratique Politique commerciale. Conséquences d'une extension du protectionnisme agricole aux produits hors-sol
Wortlaut der Interpellation vom 18. März 1993
Die faktische Ausdehnung des Agrarschutzes auf Hors-sol- Produkte führt zwangsläufig zu einer Steigerung der inländi- schen Produktion. Als Folge davon würden Importe, nament- lich aus den südlichen EG-Ländern, zurückgedrängt Dies in einem Zeitpunkt, wo vielmehr die EG von der Schweiz Kreuz- konzessionen im Agrarbereich verlangt.
Wir fragen den Bundesrat:
Welche Auswirkungen hätte ein solcher Schritt der Schweiz auf bilaterale Verhandlungen, wie sie nach dem EWR-Nein vor- dringlich sind?
Liesse sich ein solcher Schritt in der heutigen Lage mit der Bestimmung des Landwirtschaftsgesetzes (Art. 23 Abs. 1) ver- einbaren, welche vom Bund bei Einfuhrbeschränkungen «Rücksichtnahme auf andere Wirtschaftskreise» verlangt?
Welche Auswirkungen wären namentlich für die 30 000 Ar- beitsplätze in der Textilwirtschaft zu gewärtigen, welche ohne baldige Aushebung der diskriminierenden EG-Regelung im passiven Veredelungsverkehr (PVV) zu einem grossen Teil ge- fährdet sind? (Der faktische Ausbau des schweizerischen Agrarschutzes würde ausgerechnet die südlichen EG-Mitglie-
der treffen, welche sich bisher gegen eine Lösung gesperrt und Kreuzkonzessionen zugunsten ihrer Agrarexporte in die Schweiz gefordert haben).
Texte de l'interpellation du 18 mars 1993
L'extension de fait du protectionnisme agricole aux produits hors-sol entraîne forcément une augmentation de la produc- tion indigène. Par contrecoup, il pourrait s'ensuivre une limita- tion des importations, et notamment de celles en provenance des pays du Sud de la Communauté européenne. Or, cette mesure intervient précisément à un moment où la CE exige des concessions «croisées» de la part de la Suisse dans le do- maine agricole.
Nous posons dès lors les questions suivantes au Conseil fédéral:
Quelles pourraient être les conséquences d'une telle me- sure prise par la Suisse sur les négociations bilatérales deve- nues prioritaires après le non à l'EEE?
Cette mesure est-elle compatible, dans la situation actuelle, avec la disposition de la loi sur l'agriculture (art. 23 al. 1) qui exige de la Confédération qu'en cas de limitation des importa- tions, elle tienne compte des autres branches économiques? 3. Quelles conséquences cette mesure pourrait-elle avoir no- tamment sur les 30 000 emplois du secteur textile qui, si la ré- glementation communautaire discriminatoire dans le do- maine du trafic de perfectionnement passif (TPPT) n'est pas bientôt levée, sont en grande partie menacés? (L'extension de fait du protectionnisme de la Suisse en matière agricole tou- cherait précisément les pays du Sud de la CE, qui se sont jusqu'à présent opposés à une solution et ont exigé des concessions «croisées» au profit de leurs exportations agrico- les vers la Suisse).
Sprecher - Porte-parole: Loeb François
Schriftliche Begründung Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen eine schriftliche Antwort.
Développement par écrit Les auteurs renoncent au développement et demandent une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 12. Mai 1993
Der Bundesrat hat im 7. Landwirtschaftsbericht die Neuorien- tierung der schweizerischen Landwirtschaftspolitik dargelegt. Einerseits sollen die Preise verstärkt nach dem Markt und nach aussenwirtschaftlichen Gesichtspunkten mit dem lang- fristigen Ziel einer EG-Angleichung ausgerichtet werden, an- dererseits ist mit der Einführung der produktunabhängigen, ergänzenden Direktzahlungen ein angemessenes Einkom- men zu sichern. Mittelfristig dürfte dies zu einer Senkung des Grenzschutzes führen. Im weiteren hat der Bundesrat klar fest- gehalten, dass eine Verdrängung von Importen durch eine er- höhte Inlandproduktion nicht mehr in Frage kommt.
Die am 5. Mai 1992 versuchsweise für ein Jahr vom EVD erlas- sene Verordnung betreffend die Uebernahme von Tomaten und Gurken ist um ein Jahr, d. h. bis zum 30. April 1994 verlän- gert worden. Diese Verlängerung der Versuchsphase drängte sich auf, weil deren Dauer zu kurz war, um ausreichende Erfah- rungen für einen Entschluss über die künftige Regelung der Hors-sol-Produkte im Rahmen des Agrarschutzes zu gewin- nen. Im weiteren sind verschiedene Fragen noch offen, na- mentlich der Abschluss eines Agrarabkommens im Rahmen der Gatt-Uruguay Runde (der Entwurf vom 20. Dezember 1991 sieht die Umwandlung aller nicht-tarifarischen Massnah- men in Zölle - Tarifizierung - vor). Da eine allfällige grundsätz- liche Aenderung der Verordnung rechtzeitig angekündigt wer- den müsste, wird das EVD spätestens Ende Januar 1994 im Lichte der bis dann gemachten Erfahrungen über den definiti- ven Status der Hors-sol-Produktion entscheiden.
Die Verordnung gewährt teils auch den nach der Hors-sol- Methode produzierten Tomaten und Gurken einen angemes- senen Schutz. Wie bis anhin richtet sich aber die zeitliche Fest-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Etique Verunsicherung der Bauern Interpellation Etique Insécurité paysanne
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Jahr
1993
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3130
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
18.06.1993 - 08:00
Date
Data
Seite
1421-1422
Page
Pagina
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