Swissair. Dringliche Interpellationen
1277
Nous répondons aux différentes questions comme il suit:
Nous avons été continuellement informés tant par Swissair que par notre représentant dans son conseil d'administration. Les entretiens exploratoires entre les quatre compagnies concernées touchent à leur fin; l'option d'une fusion a aussi été évoquée. Comme il est maintenant question d'engager des négociations formelles, nous estimons que le moment est venu de demander à Swissair des précisions, afin que nous puissions nous prononcer en connaissance de cause.
Le marché actuel du transport aérien fixe le cadre dans lequel Swissair doit consolider sa position. Cela signifie qu'en Europe occidentale les compagnies d'aviation devront doré- navant travailler dans des conditions de concurrence identi- ques au sein du marché intérieur et de l'EEE; elles devront tou- tefois se soumettre à la surveillance d'une autorité supérieure. Nous avons aussi demandé à Swissair de faire appel à un conseiller d'entreprise indépendant et expérimenté, afin qu'elle soit à même de nous présenter d'autres options que le projet Alcazar. En effet, il est nécessaire d'avoir une vue d'en- semble de toutes les solutions envisageables avant de pren- dre des décisions capitales. Il ne nous appartient pas de défi- nir la politique d'entreprise de Swissair, ni d'élaborer d'autres stratégies d'avenir.
Pour l'aviation civile de notre pays, les conditions générales se sont détériorées à la suite de notre refus d'adhérer à l'EEE. En outre, la position actuelle de Swissair est encore aggravée par la mise à l'écart de la Suisse. Ces deux inconvénients sont toutefois atténués par la déclaration commune formulée dans l'Accord sur le transit, selon laquelle la Suisse et la CE veulent signer un accord non discriminatoire de trafic aérien pour le cas où l'Accord sur l'EEE avec la Suisse n'aboutirait pas. Le 7 juin 1993, le Conseil des ministres de la CE a fixé la mar- che à suivre en chargeant la Commission d'élaborer le mandat de négociations.
Les effets du projet Alcazar sur le marché de l'emploi ne de- vraient pas être aussi négatifs que la presse a bien voulu le pré- tendre à maintes reprises. Selon Swissair, le projet doit renfor- cer la position de la compagnie sur le plan mondial, tout en lui permettant d'assurer des emplois à long terme. On ne peut pas encore dire si cette prévision se réalisera et quelle sera son étendue. Le choix de la voie en solitaire pourrait sans doute entraîner des réductions de personnel plus massives. La question du plan social devrait à la rigueur être évaluée en temps opportun. Swissair est réputée pour être très ouverte aux questions sociales concernant son personnel.
Nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la part que Swissair apporterait à la nouvelle société. La question doit être évaluée sous un aspect relevant de la gestion d'entre- prise. On peut admettre que la renommée de cette compagnie dans le monde et ses bons résultats représenteront des va- leurs importantes lors de la concrétisation du projet Alcazar. Par ailleurs, l'évaluation doit inclure également le contexte po- litique (possibilités d'extension des aéroports, libéralisation en matière de procédure d'autorisation, etc.); elle n'est pas en- core achevée.
Une révision de la loi s'imposerait si un holding était créé. Quant à savoir si la première étape - la fondation d'une société de gestion - présuppose une modification légale, on ne pourra le dire avec certitude que lorsque le résultat des négo- ciations sera connu.
93.3270
Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Zusammenschluss der Swissair mit KLM, SAS und AUA
Interpellation urgente du groupe écologiste Fusion de Swissair avec KLM, SAS et AUA
Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1993
Erachtet der Bundesrat eine Einmischung des Bundes bei den Plänen für einen Zusammenschluss der Swissair mit der KLM, SAS und AUA als notwendig? Wenn ja, warum?
Wie fand die bisherige Zusammenarbeit des Bundesrates mit dem Swissair-Management statt?
Wie stellt sich der Bundesrat zu den Vorwürfen, die Ableh- nung des EWR-Vertrages sei verantwortlich für die Notwendig- keit einer Fusion dieser Fluggesellschaft, wenn bekannt ist, dass die entsprechenden ersten Kontaktgespräche schon vor 10 Jahren aufgenommen wurden?
Welche Alternativen statt dieser angestrebten Fusion sieht der Bundesrat, um bestehende Ueberkapazitäten im Luftver- kehr abzubauen und kostendeckende Preise zu erreichen?
Welche Folgen ergeben sich aus der obengenannten Fu- sion im Zusammenhang mit dem revidierten Luftfahrtgesetz?
Texte de l'interpellation du 2 juin 1993
Le Conseil fédéral estime-t-il nécessaire que la Confédéra- tion s'immisce dans les projets de fusion de Swissair avec KLM, SAS et AUA? Si oui, pourquoi?
Comment s'est déroulée jusqu'à présent la collaboration entre le Conseil fédéral et la direction de Swissair?
Que pense le Conseil fédéral des reproches selon lesquels ce serait le rejet de l'Accord sur l'EEE qui contraindrait Swiss- air à fusionner, alors qu'il est bien connu que les premiers contacts à ce propos remontent déjà à 10 ans en arrière?
Selon le Conseil federal, quelles autres solutions permet- traient de résoudre le problème des surcapacités qui affecte le transport aérien et de fixer des tarifs couvrant les frais? 5. Quelles conséquences ladite fusion aura-t-elle, le cas échéant, pour la révision de la loi sur la navigation aérienne?
Sprecherin - Porte-parole: Diener
Schriftliche Begründung
Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen eine schriftliche Antwort.
Développement par écrit Les auteurs renoncent au développement et demandent une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 14. Juni 1993
Die internationale Zivilluftfahrt befindet sich im Umbruch. Der Wettbewerbsdruck wird im Zeichen der fortschreitenden Libe- ralisierung und der aktuellen konjunkturellen Schwierigkeiten zunehmend härter. Illustrativ hierfür ist die Tatsache, dass die Luftfahrtgesellschaften 1991/92 - von wenigen Ausnahmen abgesehen, die Swissair gehört zu diesen Ausnahmen - grosse Defizite einflogen. Eine Trendwende ist zurzeit nicht abzusehen. Um in diesem Wettbewerb bestehen zu können, müssen sich die Fluggesellschaften restrukturieren, d. h., die Erträge steigern, die Kosten senken.
Für Gesellschaften wie die Swissair kommt erschwerend hinzu, dass zahlreiche Staaten ihre nationalen Fluggesell- schaften mittels direkter oder indirekter Subventionen stützen, was den freien Wettbewerb massiv verfälscht. Dazu kommt,
N 16 juin 1993
1278
Swissair. Interpellations urgentes
dass die Swissair von der europäischen Integration und vom damit verbundenen Liberalisierungsprozess einstweilen noch ausgeschlossen ist.
Mittels strategischer Allianzen auf europäischer und interkonti- nentaler Ebene sowie harter Kostensenkungsprogramme hat die Swissair diese Negativeffekte recht erfolgreich auffangen können. Es stellt sich indes die Frage, ob dies genügt, um auch in Zukunft bestehen zu können. Die Swissair hat deshalb nach neuen strategischen Kooperationsmöglichkeiten ge- sucht, um ihr langfristiges Ueberleben zu sichern. Im Vorder- grund steht das Projekt Alcazar, welches den Zusammen- schluss der vier Fluggesellschaften Swissair, KLM, SAS und Austrian Airlines vorsieht, um eine stärkere Marktposition zu erreichen und Synergien zu ermöglichen. Verschiedene Ex- perten vertreten die Auffassung, dass im Wettbewerb künftig nur noch bestehen kann, wer sich entweder auf Marktnischen beschränkt oder von der Grösse her ein kritisches Mass über- steigt.
Nachdem der Bundesrat laufend durch das EVED informiert worden ist, hat er an seiner Sitzung vom 26. Mai 1993 eine Aus- sprache geführt. Im Lichte der staatspolitischen Dimension des Projekts Alcazar, der Rolle des Bundes als Aktionär, als Konzessions- und Aufsichtsbehörde und der Rolle der Swiss- air, die gestützt auf 113 bilaterale Luftverkehrsabkommen als bezeichnetes und somit bevorzugtes Unternehmen die vom Bund ausgehandelten Verkehrsrechte beanspruchen kann, hat der Bundesrat die verantwortlichen Unternehmungsor- gane der Swissair um weitere Abklärungen gebeten und darum, die entsprechenden Informationen innert nützlicher Frist zu liefern. Es wird erwartet, dass diese Angaben noch vor der Sommerpause 1993 geliefert werden.
Der Bundesrat ist sich bewusst, dass die Aktien der Swissair zu rund 80 Prozent in privaten Händen sind, die Swissair- Organe nach unternehmerischen Grundsätzen handeln müs- sen und sie hierfür den notwendigen Freiraum benötigen. Er verkennt auch nicht den ordnungspolitischen Rahmen einer freiheitlichen Wirtschaftsordnung sowie den politischen Trend zu Liberalisierung, Deregulierung, Privatisierung und Revitali- sierung, Elemente, welche staatlicher Einflussnahme und staatlichen Interventionen Grenzen setzen.
Der Bundesrat beantwortet die einzelnen Fragen wie folgt:
Rechtlich nimmt die Swissair gemäss Artikel 103 des Luftfahrt- gesetzes (LFG) eine besondere Stellung ein. Sie bildet ein we- sentliches Instrument zur Sicherstellung des öffentlichen Luft- verkehrs innerhalb sowie von und nach der Schweiz. Das EVED ist Konzessionsbehörde, und die Statuten der Swissair unterliegen der Genehmigung des Bundesrates.
Der Bundesrat ist von der Swissair direkt wie auch durch seine Vertreter im Verwaltungsrat laufend informiert worden. Die exploratorischen Gespräche zwischen den involvierten Fluggesellschaften stehen vor dem Abschluss. Die Aufnahme formeller Verhandlungen steht zur Diskussion. Damit war der Zeitpunkt gekommen, die Swissair um zusätzliche Informatio- nen zu ersuchen, die für die Meinungsbildung notwendig sind.
Die Swissair ist in der Tat bereits vor Jahren Kooperationen eingegangen, insbesondere auf technischem Gebiet (Flug- zeugbeschaffung, Unterhalt). In den vergangenen Jahren hat sich die Zusammenarbeit zwischen Fluggesellschaften im Zuge der Deregulierung und Liberalisierung intensiviert. Die Swissair hat ihre Kooperationen im Rahmen einer europai- schen Gruppe «European Quality Alliance> mit AUA und SAS sowie einer interkontinentalen Zusammenarbeit «Global Ex- cellence» mit Delta Air Lines und Singapore Airlines verstärkt. Die Ablehnung des EWR-Beitritts durch die Schweiz hat die
Rahmenbedingungen für die schweizerische Luftfahrt ver- schlechtert. Die heutige Stellung der Swissair wird durch das Abseitsstehen der Schweiz noch schwieriger. Gemildert wird dieser negative Faktor allerdings durch die gegenseitige Er- klärung im Rahmen des Transitabkommens, wonach die Schweiz und die EG ein nicht diskriminierendes Luftverkehrs- abkommen abschliessen wollen für den Fall, dass der EWR- Vertrag mit der Schweiz nicht zustande kommt. Am 7. Juni 1993 hat der EG-Verkehrsministerrat in dieser Angelegenheit das weitere Vorgehen festgelegt, indem er die EG-Kommis- sion beauftragt hat, ein Verhandlungsmandat auszuarbeiten. 4. Die heutige Situation im Luftverkehr steckt den Rahmen ab, innerhalb dessen Alternativen möglich sind. Der Bundesrat hat die Swissair ersucht, entsprechende Alternativen vorzule- gen unter Beizug eines unternehmerisch erfahrenen und aus- senstehenden Experten, der nicht bereits im Projekt Alcazar involviert ist. Es wird Aufgabe der Swissair sein, diese darzule- gen und aus ihrer Sicht zu bewerten.
Rapport écrit du Conseil fédéral du 14 juin 1993
L'aviation civile internationale subit de profondes mutations. Les progrès du processus de libéralisation et les difficultés économiques actuelles font que la concurrence devient de plus en plus âpre dans le transport aérien. Ainsi, à quelques exceptions près - dont Swissair -, les compagnies d'aviation ont enregistré des déficits considérables en 1991/92. Or, un renversement de tendance n'est pas en vue. Si les compa- gnies veulent survivre malgré une concurrence acharnée, elles devront se restructurer, c'est-à-dire accroître leurs reve- nus et réduire leurs coûts.
Une entreprise comme Swissair pâtit en outre de deux in- convénients majeurs: d'une part, elle est encore exclue de l'in- tégration européenne et des mesures de libéralisation qui en découlent, d'autre part, de nombreux Etats soutiennent finan- cièrement leurs compagnies nationales en leur accordant des subventions directes ou indirectes, procédé qui fausse entiè- rement la libre concurrence.
Swissair a pu compenser avec un certain succès ces inconvé- nients grâce à des alliances stratégiques conclues sur les plans tant européen qu'intercontinental, et grâce à un impor- tant programme de compression des coûts. Reste à savoir si de telles démarches suffiront à garantir sa survie. Par consé- quent, soucieuse d'assurer son avenir, notre compagnie na- tionale a recherché de nouvelles possibilités de coopération stratégique. Au premier plan figure le projet Alcazar, qui pré- voit la fusion des quatre compagnies Swissair, KLM, SAS et Austrian Airlines. Le but est de parvenir à renforcer les posi- tions sur le marché et à obtenir des effets de synergie. Maints experts sont d'avis que seules pourront survivre dans cette si- tuation de concurrence les compagnies qui se limitent à cer- tains créneaux du marché ou qui, par leur importance, dépas- sent une taille dite critique.
Le DFTCE nous a constamment tenus au courant des projets de Swissair, puis nous avons abordé la question lors de notre séance du 26 mai 1993. Compte tenu de la portée du projet Al- cazar sur le plan de la politique générale, du rôle de la Confé- dération (actionnaire, autorité concédante et organe de sur- veillance) ainsi que de celui de Swissair, qui bénéficie des droits de trafic négociés par la Confédération sous la forme de 113 accords bilatéraux de trafic aérien, dans lesquels elle fi- gure comme entreprise désignée et donc favorisée, nous avons demandé aux organes dirigeants de Swissair de procé- der à de nouvelles démarches. Ces renseignements doivent nous parvenir dans le meilleur délai; une réponse est attendue avant les vacances d'été 1993.
Nous sommes conscients que le 80 pour cent des actions de la compagnie se trouve en mains privées et que les organes dirigeants de Swissair doivent agir selon les principes d'une saine gestion; pour cela, ils doivent disposer d'une certaine
Swissair. Dringliche Interpellationen
1279
marge de manoeuvre. Nous n'ignorons pas non plus que le contexte structurel de l'ordre économique, ainsi que la ten- dance politique actuelle - libéralisation, déréglementation, pri- vatisation et revitalisation - sont des éléments qui limitent l'in- fluence de l'Etat et ses possibilités d'intervention.
Nous répondons aux différentes questions comme il suit: 1. Le projet Alcazar prévoit une étroite coopération entre Swissair, KLM, SAS et AUA. Il touche certains intérêts publics et revêt une dimension politique. L'aviation civile internatio- nale est un rouage déterminant pour l'industrie, les services et le tourisme. De nombreux emplois en dépendent, même bien au-delà des régions aéroportuaires de Zurich, Genève et Bâle. Le rayonnement de Swissair revêt aussi une importance signi- ficative pour la Suisse et en particulier pour son économie ca- ractérisée par son indépendance, son esprit d'innovation et sa haute qualité.
En vertu de l'article 103 de la loi sur la navigation aérienne (LNA), cette compagnie jouit d'une position juridique particu- lière. Elle constitue un instrument essentiel pour assurer le tra- fic aérien public touchant notre pays. Le DFTCE est l'autorité concédante et les statuts de Swissair sont soumis à notre ap- probation.
Swissair nous a toujours informés directement et nous som- mes aussi renseignés en permanence par notre représentant au conseil d'administration. Les pourparlers exploratoires entre les compagnies concernées sont presque terminés. Comme il est maintenant question d'engager des négocia- tions formelles, nous estimons que le moment est venu de de- mander à Swissair des précisions, afin que nous puissions nous prononcer en connaissance de cause.
En fait, il y a plusieurs années déjà que Swissair a reconnu la nécessité de coopérer avec d'autres compagnies, notamment dans le secteur technique (acquisition d'avions, entretien). Ces dernières années, cette collaboration s'est intensifiée à la suite de la déréglementation et de la libéralisation du trafic aé- rien. Swissair a renforcé sa coopération avec AUA et SAS dans le cadre du groupe «Alliance européenne de la qualité», ainsi que sur le plan intercontinental avec Delta Air Lines et Singa- pore Airlines, dans le groupe «Global Excellence».
Les conditions générales de notre aviation civile se sont dété- riorées à la suite de notre refus d'adhérer à l'EEE. En outre, la mise à l'écart de la Suisse a aggravé la position actuelle de Swissair. Ces deux inconvénients sont toutefois atténués par la déclaration commune formulée dans l'Accord sur le transit, selon laquelle la Suisse et la CE entendent signer un accord non discriminatoire de trafic aérien si l'Accord sur l'EEE avec la Suisse ne devait pas aboutir. Le 7 juin 1993, le Conseil des mi- nistres de la CE a fixé la marche à suivre en chargeant la Com- mission de la CE d'élaborer le mandat de négociations.
Les solutions de rechange sont fonction de la situation dans laquelle se trouve actuellement le transport aérien. Nous avons demandé à Swissair de faire appel à un conseiller d'entreprise indépendant et expérimenté, afin qu'elle soit à même de nous indiquer d'autres options que le projet Alcazar, dans lequel cette personne ne devrait pas être impliquée. Il appartiendra ensuite à la compagnie de les présenter et de les évaluer.
La refonte en cours de la loi sur la navigation aérienne ne tient pas compte du projet Alcazar. Si celui-ci aboutit, la loi de- vra éventuellement faire l'objet d'une nouvelle révision par- tielle, dont l'ampleur ne pourra être définie que lorsque le ré- sultat des négociations sera connu.
Kühne: Die Verhandlungen der Swissair mit anderen Flugge- sellschaften über eine internationale Managementgesell- schaft und allenfalls spätere, weiterreichende Formen der Zu- sammenarbeit haben grosse Konsequenzen.
Die CVP-Fraktion will verschiedene Fragen geklärt haben: Ins- besondere will sie gute Verbindungen für die Schweiz im zu- künftigen Luftverkehr sicherstellen, die Zukunft der Swissair eventuell auch in veränderter Form ermöglichen, Rahmenbe- dingungen gestalten, die Verhandlungen aus einer starken Position gewährleisten, die Schweiz als bedeutenden Stand- ort erhalten und damit ein grosses und interessantes Arbeits- platzangebot sichern.
Wichtigste Kriterien für die Gestaltung der Zukunft der Swissair sind optimale unternehmerische Führung und motivierte Mit- arbeiterinnen und Mitarbeiter. Auf unternehmerische Ent- scheide wollen wir nicht direkt Einfluss nehmen. Die Politik kann und muss aber den Weg ebnen, damit der Konkurrenz- kampf mit gleich langen Spiessen geführt werden kann und damit allenfalls auch verhandelt werden kann. Dazu gehören insbesondere der Zutritt zum Markt - es geht vor allem um den europäischen Markt -, der zeitgerechte Ausbau und der opti- male Betrieb der Luftverkehrsinfrastruktur.
Bei einer Zusammenarbeit und noch mehr bei Zusammen- schlüssen werden die Unternehmen einerseits nach ihrer Sub- stanz - das ist aber weniger wichtig -, andererseits nach ihren zukünftigen Ertragschancen bewertet. Die Entwicklungsmög- lichkeiten und der zukünftige Ertrag schlagen bedeutend stär- ker zu Buche. Die Zukunftschancen sind somit die eigentli- chen Verhandlungstrümpfe. Dazu kommt, dass die Swissair nicht in den Zugzwang kommen darf, ein Abkommen um je- den Preis abschliessen zu müssen.
Bei der Luftverkehrsinfrastruktur und deren Benützung sind gewisse Schwachstellen nicht zu übersehen. Restriktive Vor- schriften und das Fehlen einer Ueberholspur führen zu notori- schen Verspätungen in Zürich und damit zum Abbau der Standortgunst dieses Flughafens. Die Attraktivität der Swissair leidet ganz eindeutig darunter. Ich kann da aus Erfahrung re- den: Gerade am letzten Sonntag, dem 13. Juni, haben einige Mitglieder des FC Nationalrat eine lange Zeit auf der Warte- schlaufe über dem Kanton Schaffhausen und dem benach- barten süddeutschen Raum verbracht
Zur Frage der Luftverkehrsinfrastruktur wird Herr Baumberger im Namen der CVP-Fraktion weitere Ausführungen machen. Im Jahre 1993 hat die Swissair kein einziges neues Lande- recht in einem westeuropäischen Land erhalten. Der Präsident des Verwaltungsrates der Swissair hat vor der CVP-Fraktion die Ablehnung des EWR-Vertrages als klaren Nachteil für das Unternehmen gewertet. Die Krokodilstränen gewisser Kreise sind fehl am Platz; diese Auswirkungen waren zu erwarten. Seit der Ablehnung des EWR-Vertrages werden entspre- chende Gesuche der Swissair angeblich mit viel Wohlwollen geprüft, jedoch zurückgestellt, bis die Regelungen mit Schwe- den, Oesterreich und Finnland getroffen sind.
Ich möchte das Beispiel der Destination Bologna anführen: So wird die Swissair im Konkurrenzkampf entscheidend zu- rückgebunden. Einmal besetzte Destinationen sind nachher sehr schwierig zurückzuholen. Ich erinnere daran, dass 75 Prozent der Fluggäste der Swissair Ausländer sind. Die Schweiz muss alles unternehmen, um diese Benachteiligun- gen zu beseitigen oder wenigstens abzubauen. Dazu sind die Mittel der Aussenpolitik einzusetzen: Der Abschluss eines Luftverkehrsabkommens mit der EG hat Priorität. Verkehrspo- litisch sind klare Signale auszusenden, insbesondere bei der Frage der zügigen Realisierung des Alpentransits. Ebenfalls sind die wirtschafts- und sogar bildungspolitischen Möglich- keiten auszuschöpfen und als Verhandlungstrümpfe einzu- setzen.
Wir wissen, dass der bilaterale Weg beschwerlich ist; wir müs- sen ihn aber hartnäckig beschreiten und das Beste daraus machen. Das ist wichtig für die Swissair und für unser Land; zugleich ist es eine wertvolle Erfahrung für künftige Verhand- lungen zur Wahrung unserer Interessen.
Oehler: Als der Bundesrat vor etwas mehr als zwei Wochen der Geschäftsleitung und dem Verwaltungsrat der Swissair über den Vizekanzler über Radio und Fernsehen mitteilen liess, was sie zu machen hätten bzw. welche Informationen er von ihnen erwarte - nämlich einen externen Berater und die Ausarbeitung von Alternativen -, hatte, scheint mir, wenige Stunden zuvor - an der Sitzung an jenem Montag - ein Aha- Erlebnis die Runde in der Landesregierung gemacht. Ich per- sönlich habe hierfür kein Verständnis, zumal der Bundesrat beim richtigen Durchlesen bzw. bei der Beurteilung des Jah- resberichtes 1992 auf Seite 31 selber hätte nachlesen können, was die Swissair beabsichtigt und welche Aufgaben sich die Geschäftsleitung und der Verwaltungsrat der Swissair übertra- gen bzw. anderen übergeben haben.
53-N
N 16 juin 1993
1280
Swissair. Interpellations urgentes
Ich habe für diese Mitteilung über Radio und Fernsehen um so weniger Verständnis, als der Generalsekretär des Eidgenössi- schen Verkehrs- und Energiewirtschaftsdepartementes nicht nur im Verwaltungsrat, sondern seit mehr als einem Jahr sogar im Ausschuss des Swissair-Verwaltungsrates sitzt. Aus die- sem Grunde glaube ich, dass der Vorwurf an unsere Adresse, wonach wir Politiker uns in die Geschäfte der Swissair ein- mischten, fehl am Platz ist. Adressat in dieser Angelegenheit hätte an und für sich der Bundesrat sein müssen.
Ich bin der Meinung, dass es nun auch unsere Aufgabe ist, uns dieser Frage anzunehmen. Herr Kühne hat es dargelegt: Die Swissair ist auf verschiedenen Gebieten auf die Zustim- mung sowohl des Bundesrates als auch des Parlamentes an- gewiesen. Aber die Vorwürfe, beispielsweise aus Gewerk- schaftskreisen aus dem Kanton Zürich, wonach eines der Pro- jekte - Alcazar - Arbeitsplatzabbau im Kanton Zürich und bei der Swissair generell mit sich bringen würde, sind an die Adresse des Bundesrates, des Parlamentes und der Ge- schäftsleitung fehl am Platz. Vielmehr müssten die Zürcher sel- ber einmal Ordnung vor der eigenen Türe schaffen: Unnütze Behinderungen für das Unternehmen und im Ausbau der In- frastruktur über Initiativen müssen aufhören.
Ich glaube, dass es nicht unsere Aufgabe sein darf, der Swiss- air Leitlinien für die Gestaltung ihrer unternehmerischen Zu- kunft zu geben. Wenn Sie den Jahresbericht durchgehen, stel- len Sie selber fest, dass letztlich kein Staat zu machen ist, wenn halbleere Flugzeuge in Europa, zu weniger als zwei Drit- teln ausgelastete nach Nordamerika und zu 70 Prozent ausge- lastete nach Südostasien fliegen. Daraus können wir den ein- fachen Schluss ziehen, dass irgendwann irgend etwas zu pas- sieren hat, wenn dieses Unternehmen seine Zukunft erfolg- reich gestalten will. Und es ist doch letztlich unser Ziel, dass wir der Swissair Rahmenbedingungen schaffen und die Mög- lichkeit geben, selber erfolgreich in die Zukunft zu gehen.
Im Text meiner Interpellation habe ich dem Bundesrat die Frage gestellt, ob es nicht möglich wäre, anstelle der Ihnen be- kannten vier Unternehmungen eine andere Wahl des Zusam- menschlusses zu treffen, beispielsweise mit einem japani- schen, mit einem chinesischen oder einem amerikanischen Unternehmen. Ich begreife die Antwort des Bundesrates, zu- mindest in diesem Fall. Er kann es nicht übernehmen, der Swissair die Geschäftspartner auszusuchen. Ich glaube aber - das können Sie auch auf Seite 31 des Jahresberichtes 1992 nachlesen -, dass die Swissair bereits Alternativen aus- gearbeitet hat.
Um so mehr überrascht es mich, dass offenbar von der Ge- schäftsleitung des Luftfahrtunternehmens Missstimmigkeiten an die Oeffentlichkeit herangetragen werden und dass Herr Bundespräsident Ogi seit einigen Tagen aus jener Geschäfts- leitung von einem aussenstehenden Mitglied bereits eine Al- ternative vorliegen hat.
Unser Ziel muss es sein, dem Luftfahrtunternehmen ab Stand- ort Schweiz optimale Rahmenbedingungen und im Ausland optimale Landerechte einzuräumen. Ob das mit Kooperation oder mit Fusion geschieht, das kann und darf doch letztlich nicht ein Entscheid dieses Parlamentes sein. Wir führen eine «Defizitpolitik» im Strassenverkehr, und wir führen sie weiter im Schienenverkehr. Machen wir nicht den Fehler, dass wir uns in Luftfahrtpolitik und in Luftfahrtunternehmungspolitik üben und diese «Defizitpolitik» auch in die Luft tragen! Unsere Wasser- fahrtpolitik ist bereits am Ende.
Erlauben wir es jenen Leuten, die das verstehen, diese Politik zu betreiben. Dann bin ich sicher, dass das Schweizerkreuz im roten Feld auch in Zukunft die Schweiz im Ausland vertreten wird.
Mit Emotionen und mit Gefühl müsste man sagen: selbstän- dig; aber der Verstand und die kühle Rechnerei sagen mir per- sönlich: Selbständig ab Standort Schweiz die ganze Welt zu befliegen und zu bedienen ist ein Ding der Unmöglichkeit.
Frey Walter: Wie kommt eine Partei dazu, sich in die Ge- schicke eines unabhängigen Unternehmens einzumischen, wie es die Swissair ist? Das wurde ich in der letzten Zeit oft ge- fragt - gerade weil ich als Unternehmer bekannt bin, der für eine freiheitliche Marktordnung eintritt.
Die Antwort ist gar nicht so schwierig. Der Bundesrat gibt sie in seiner Stellungnahme zur dringlichen Interpellation der grü- nen Fraktion (93.3270) selber, und zwar sehr gut:
«Das Projekt Alcazar, d. h. die Pläne für ein engeres Zusam- mengehen der Swissair mit KLM, SAS und AUA, tangiert öf- fentliche Interessen und besitzt eine staatspolitische Dimen- sion. Die internationale Zivilluftfahrt ist ein wichtiger Standort- faktor für Industrie, Dienstleistungen sowie Tourismus. Von ihm sind zahlreiche Arbeitsplätze abhängig, nicht nur in den Flughafenregionen Zürich, Genf und Basel. Für die Schweiz ist aber auch die Strahlkraft der Swissair für unsere eigenstän- dige, innovative und qualitativ hochstehende Wirtschaft von grösster Bedeutung.
Rechtlich nimmt die Swissair gemäss Artikel 103 des Luftfahrt- gesetzes (LFG) eine besondere Stellung ein. Sie bildet ein we- sentliches Instrument zur Sicherstellung des öffentlichen Luft- verkehrs innerhalb sowie von und nach der Schweiz. Das EVED ist Konzessionsbehörde, und die Statuten der Swissair unterliegen der Genehmigung des Bundesrates.» (Ziff. 1)
Die Swissair hat praktisch eine Monopolkonzession des Bun- des. Wenn nun das Projekt Alcazar so ausgeführt wird, wie es veröffentlicht wurde - die Unterlagen, die im Verwaltungsrat diskutiert wurden, die Lösungen, die von der Geschäftsleitung vorgeschlagen wurden, sind ja in die Oeffentlichkeit gelangt -, dann ist die Swissair nicht mehr ein eigenständiges schweize- risches Unternehmen, sondern wird zum Minoritätspartner ei- ner zusammengeschlossenen europäischen Fluglinie. Sie gibt ihre unternehmerische Selbständigkeit also praktisch auf. Dann, Herr Kollege Oehler, müssten wir das Luftfahrtgesetz ändern, und das wäre wahrscheinlich mit einem fakultativen Referendum verbunden; darum ist die Sache hochpolitisch.
Zum Projekt Alcazar, wie es vorliegt: Es geht nicht um eine zu- sätzliche Kooperation, um eine Zusammenarbeit, wie sie be- reits mit Delta Air Lines eingegangen wurde; nein, es geht um einen Zusammenschluss zu einem Unternehmen, in dem die Swissair nach diesen Unterlagen noch 30 Prozent Anteil hätte. Dieser Schritt würde in zwei Stufen erfolgen: Ab sofort würden praktisch alle Kompetenzen - auch über die Aktiva - in einer Managementgesellschaft konzentriert, in einem zweiten Schritt würde dann die sogenannte Fusion erfolgen.
Das muss einen nachdenklich stimmen, wenn man zur glei- chen Zeit hört, wie die Bewertung vorgenommen wurde. Es gibt eine Studie von J. P. Anderson, die den Substanzwert der Swissair - verglichen mit den anderen drei Partnern - mit 49 Prozent bewertet. Aber in dieser Zielsetzung hier wird von 30 Prozent geredet!
Gott sei Dank hat der Präsident des Verwaltungsrates auch vor der SVP-Fraktion gesagt, dass all diese Dinge, die da stehen, ja noch gar nicht abgesegnet seien und dass es sich nur um ein Diskussionspapier handle.
Dies ist ein Vorschlag an den Verwaltungsrat, der ernst ge- nommen werden muss. In diesem Vorschlag ist beispiels- weise auch enthalten, dass in bezug auf die Kosten eines sol- chen Zusammenschlusses - sprich Fusion - der grösste Teil für den Sozialplan anfallen würde, nämlich rund 980 Millionen Ecu oder nach heutigem Umrechnungskurs etwa 1,7 Milliar- den Schweizerfranken.
Da liegt - das müssen Sie zugeben - der Verdacht relativ nahe, dass eine Unternehmung, in der die Swissair nur noch die Minderheit hat, ausgerechnet in der Schweiz besonders viel Personal abbauen würde: in einem Land, wo die Löhne nicht die tiefsten und wo vielleicht die Bindungen an die Ge- werkschaften nicht die stärksten sind.
Was kann die Politik tun, was soll die Politik nicht tun? Herr Oehler hat es gesagt, und hier gebe ich ihm recht: Wir müssen die Rahmenbedingungen für die Swissair verbessern. Ich denke an Landegebühren, Streckengebühren, ich denke an eine Reduktion der Benutzungseinschränkungen auf den Flugplätzen, auch über die Kantone - hier können wir etwas für die Swissair tun. Was wir nicht machen wollen, das ist, eine zweite SBB zu schaffen. In den Kommerzbereich wollen wir uns als Politiker nicht einmischen. Aber ich danke dem Bun- desrat, dass er, sobald das Papier vorlag - vorher konnte er ja gar nicht reagieren -, verlangte, es sei nach Alternativen zu forschen.
Swissair. Dringliche Interpellationen
1281
Wäre es nicht möglich, in diesem noch nicht freien Markt - denken Sie daran, dass noch viel zu viele Staatsgesellschaften wie z. B. Air France in diesem Markt operieren - andere Zu- sammenarbeitsmodelle zu finden, die vielleicht nicht den Ver- lust der unternehmerischen Selbständigkeit der Swissair und damit auch der eigentlichen Luftfahrtpolitik des Bundesrates und von uns allen zur Folge hätten?
Dass der Bundesrat so prompt reagiert hat, dass der Verwal- tungsratspräsident uns versichert hat, dass das alles noch- mals überdacht wird und dass nach Alternativen gesucht wird, freut mich.
Ruf: Die SD/Lega-Fraktion ist nach wie vor beunruhigt dar- über, in welcher Art und Weise die heikle Aufgabe der interna- tionalen Zusammenarbeit von der Swissair angepackt wurde. Die Swissair hat für unser Land eine enorm grosse wirtschaftli- che, touristische und auch ideelle Bedeutung. Man wird das Gefühl nicht los, dass sich die meisten Verantwortlichen der Swissair dessen nicht vollumfänglich bewusst sind oder es zu- mindest bis vor vier Wochen nicht gewesen sind.
Der ideelle Stellenwert und die Symbolik, mit denen eine natio- nale Fluggesellschaft in der Oeffentlichkeit gemessen werden, wurden zuwenig berücksichtigt. Wenn nun die Swissair doch den vorgezeichneten Weg in Richtung Fusion und weitge- hende Aufgabe ihrer Selbständigkeit gehen wird, dann sollten die Bundesbehörden nach unserer Meinung wenigstens dar- auf hinwirken, dass eine grösstmögliche Unabhängigkeit oder mindestens eine gewisse Selbständigkeit in Teilbereichen be- stehen bleibt. In diesem Sinne war das Vorgehen des Bundes- rates aus unserer Sicht richtig. Im Interesse der Erhaltung möglichst vieler Arbeitsplätze auf unseren Flughäfen ist eine optimale Mitbestimmung auch der zuständigen Bundesbe- hörden notwendig.
Die SD/Lega-Fraktion macht sich Sorgen um die Erhaltung der betroffenen Arbeitsplätze. Es ist also nicht alleine das Schweizerkreuz, das auf den Flugzeugen prangt, um das wir besorgt sind, sondern vor allem auch der grosse wirtschaftli- che Faktor, den es zu berücksichtigen gilt.
Einmal mehr müssen wir leider zur Kenntnis nehmen, dass wir in einer Welt der zunehmenden Macht- und Kräftekonzentra- tion leben. Diese ungesunde Entwicklung kann wohl kaum verhindert werden. Hier sollte aber so gut wie möglich Gegen- steuer gegeben werden. Immerhin sind die Regionen Zürich und Genf bedeutende wirtschaftliche Zentren, und diese sind auf eine starke zivile Luftfahrt zwingend angewiesen.
Der Regio-Flughafen Basel-Mülhausen, aber auch der Flugha- fen Lugano-Agno werden eher stiefmütterlich behandelt. Für uns ist nach wie vor unklar, welche Auswirkungen das Projekt Alcazar auf das Tessin und die Region Basel hat. Man muss lei- der auch annehmen, dass sich die Swissair dazu nicht viele Gedanken gemacht hat, sonst hätte sie nicht erst nachträglich ein beratendes Expertengremium zusammengestellt, das alle heiklen Punkte aufzulisten hat. Die Tatsache der zu späten Ein- setzung von Beratern deutet ebenfalls darauf hin, dass inner- halb der Swissair-Führung schwerwiegende Fehler gemacht wurden.
Heute bleibt uns nur die Hoffnung, dass noch gerettet werden kann, was zu retten ist. Wir zählen darauf, dass der Bundesrat in diesem Sinne sein möglichstes tun wird.
On. Borradori: Swissair è portatrice di valori che travalicano, di gran lunga, l'importanza di una semplice compagnia com- merciale. Swissair simbolizza l'efficienza, l'affidabilità e la pre- cisione della nostra Nazione. Swissair come marchio di qualità dunque, come nostra ambasciatrice in tutto il mondo e come biglietto da visita delle nostre qualità migliori. Proprio per que- sto significato simbolico e per l'alto grado di identificazione del cittadino svizzero con la sua compagnia aerea di bandiera, l'opinione pubblica ha il diritto di sapere!
Il futuro destino di Swissair non può che allarmare in partico- lare le minoranze. In Ticino, ad esempio, abbiamo costruito in 13 anni una rete di collegamenti aerei che rappresentano uno strumento irrinunciabile per la nostra economia e per la nostra apertura culturale.
Da anni Crossair, affiliata di Swissair, svolge un'importante
fetta della sua attività in Ticino, dove opera dall'aeroporto di Lugano-Agno. Oggi, a Crossair e all'aeroporto sono legati di- rettamente centinaia di posti di lavoro, e indirettamente mig- liaia di posti nel terziario e nel secondario del Cantone.
Si pensi ai professionisti e agli imprenditori ticinesi che, grazie al collegamento aereo, si recano all'estero a cercare nuovi contatti e a creare opportunità di lavoro. Si pensi anche alle tante industrie che si sono recentemente insediate sul piano del Vedeggio, nelle immediate vicinanze dell'aeroporto.
Un declassamento di fatto dell'aeroporto di Lugano, a causa di Alcazar, avrebbe dunque gravi ripercussioni di ordine fi- nanziario, turistico e di immagine per la regione di Lugano e per l'intero Cantone.
L'attuale rete di collegamenti aerei da e per il Ticino è stata co- struita con tenacia, pazienza e perseveranza. Se Crossair non dovesse riuscire a mantenere una sua autonomia operativa nell'ambito del traffico regionale, tali sforzi potrebbero risul- tare, almeno in parte, vanificati.
Uno spostamento dei centri decisionali all'estero potrebbe in- fatti far scomparire l'attuale sensibilità per le regioni più disco- ste. Potrebbero non più essere ammesse prestazioni - per così dire - «politiche» non redditizie, che oggi vengono invece assicurate a minoranze periferiche come il Ticino.
Gestendo dall'estero il traffico aereo, sulla base della redditi- vità delle diverse rotte, si rischia dunque di penalizzare non poco il traffico regionale. Conseguenza sarebbe un sempre maggiore potenziamento delle grandi città europee a scapito dei centri minori, più piccoli ma essenziali in ottica regionale. Chiedo dunque qui, anche a nome della deputazione ticinese, che il Consiglio federale faccia tutto quanto è possibile per confermare e consolidare la presenza dell'aeroporto di Lu- gano-Agno nella rete dei trasporti aerei nazionali e internazio- nali.
Sottolineo che la struttura aeroportuale rappresenta ormai, an- che grazie a Crossair, uno strumento irrinunciabile e determi- nante per l'intera economia cantonale.
Il mio auspicio - e questo era uno degli scopi della mia inter- pellanza - è che il Consiglio federale aiuti il Ticino a sostenere, a difendere e a migliorare tutto quanto è stato sino ad oggi in- trapreso assieme a Crossair. Si tratta, non da ultimo, di una questione di rispetto nei confronti delle minoranze e dei tenta- tivi di queste di aprirsi, culturalmente ed economicamente, verso l'esterno. L'aeroporto e i collegamenti aerei sono uno dei mezzi che consentono di concretizzare tali sforzi.
Vollmer: Eine Vorbemerkung: Die SP-Fraktion ist überhaupt keine Anhängerin einer Alleingangsstrategie. Wenn wir hier kritische Fragen stellen, dann stellen wir sie nicht, weil wir nicht sehen, dass sich in der Luftverkehrspolitik neue Situationen ergeben haben, die neue Antworten erfordern.
An die Adresse von Herrn Frey Walter und Herrn Ruf möchte ich sagen: Wer noch im letzten Herbst eine aktive Integrations- politik der Schweiz bekämpft hat, ist heute wenig legitimiert, die Schwierigkeiten zu beklagen - Schwierigkeiten, die mit der Perspektive der Swissair in einem Europa zu tun haben, in dem wir gegenüber dem EWR wirtschaftlich isoliert sind.
Das gilt es auch festzustellen, obwohl der EWR noch nicht in Kraft ist und obschon die schwierigen Entwicklungen im Be- reich des Luftverkehrs längst eingesetzt hatten, bevor die Inte- grationsbemühungen der Schweiz in diesem Ausmass sicht- bar wurden. Dennoch: Wir wissen, dass die Perspektiven, die Zukunftsaussichten, unserer Fluggesellschaft durch die schwierige europäische Lage, die wir uns mit der Ablehnung des EWR geschaffen haben, bedeutend schlechter geworden sind.
Niemand kann sich ernsthaft den Realitäten des sich verän- dernden Luftverkehrsmarktes entziehen. Da ist seit Jahren eine Entwicklung im Gange, die letztlich zwar nichts mit der Schaffung von echten Markt- und Wettbewerbsbedingungen zu tun hat, sondern vielmehr die rasche Bildung von wenigen ganz Grossen, quasi von «Halbmonopolen», begünstigt. Doch es ist wenig überzeugend bis unredlich, wenn die Luft- verkehrsprotagonisten jetzt plötzlich die Probleme und Folgen der weltweiten Deregulierung bedauern. Sie selber waren es doch - dazu gehört auch die Swissair -, die vorher ganz kräftig
N 16 juin 1993
1282
Swissair. Interpellations urgentes
an dieser Deregulierungsschraube gedreht haben. Ganz ab- gesehen davon, dass es peinlich anmutet, wenn jetzt auf der Ebene von Markenzeichen, von der Symbolik des Schweizer- kreuzes auf den Flugzeugheckflossen, argumentiert wird. Wir sind ja durch diese Politik schon genügend geschädigt, durch eine Politik, die nur noch den Mythos pflegt. Doch damit las- sen sich offenbar zumindest höhere Verkaufsauflagen bei eini- gen Zeitungen erzielen, und - man kommt nicht ganz um den Eindruck herum - davon lässt sich sogar der Bundesrat verun- sichern.
Trotzdem sind ganz konkrete Fragen an die Politik gestellt. Nach verschiedenen Vorrednern kann ich darauf verzichten, nochmals auf die doch eigentümliche Hektik des Bundesrates einzugehen, eines Bundesrates, welcher ja durch einen der höchsten Chefbeamten direkt im Verwaltungsratsausschuss vertreten ist und so von allem Anfang an mit einbezogen war. Eklatant widersprüchlich ist die Haltung des Bundesrates des- halb, weil er sozusagen à la carte einmal das öffentliche Inter- esse und damit die Mitverantwortung in den Vordergrund stellt und ein andermal wieder auf die privatwirtschaftliche Struktur und den nötigen unternehmerischen Spielraum pocht.
Anlässlich der Revision des Luftfahrtgesetzes schafft man so- gar einen neuen Subventionsartikel. Man bemüht sich intensiv um ein neues Luftverkehrsabkommen mit der EG, wo man so- gar bereit ist, allenfalls in anderen Bereichen Zugeständnisse zu machen. Oder denken wir an die immensen Infrastrukturlei- stungen, welche von der Oeffentlichkeit zugunsten des Luft- verkehrs erbracht werden, auch wenn die Mittel dafür nicht di- rekt in die Taschen der Swissair fliessen - ganz abgesehen von den staatlichen Privilegien, die der Swissair gesetzlich zu- gestanden werden! Andererseits hat der Bundesrat noch vor gut einem Jahr im Zusammenhang mit einer Interpellation über Personalprobleme zum Ausdruck gebracht, dass er kei- nen Handlungsbedarf sieht, wenn es um Beschäftigungsfra- gen geht, denn er möchte ja nicht in die unternehmerische Freiheit eingreifen.
Man könnte, überspitzt formuliert - ich sage ausdrücklich: überspitzt -, daraus schliessen, dass die Bemalung der Heck- flossen der Flugzeuge mit dem Schweizerkreuz für einige Poli- tiker wichtiger ist als die Zukunft der Menschen, die in diesen Bereichen beschäftigt sind. An der Art und Weise, wie man mit dem Personal und den Beschäftigungsfragen umgeht, be- stimmt sich für uns gerade auch die Glaubwürdigkeit des Ma- nagements und der übergeordneten Organe.
Die schriftliche Antwort des Bundesrates ist deshalb für uns nicht befriedigend, wenn man einfach die beiden Szenarien, Fusion einerseits, Alleingang andererseits, einander gegen- überstellt. Wir erwarten für das wahrscheinlich unumgängli che Fusionsszenario, dass sich die politischen Behörden mit Nachdruck für die Interessen der Beschäftigten einsetzen.
Einmal mehr stehen wir hier vor einer wenig erfreulichen Tatsa- che. Es gibt viele Anzeichen dafür, dass sich die im europäi- schen Vergleich äusserst schwachen schweizerischen Sozial- und Mitwirkungsrechte der Arbeitnehmer nicht als Stärkung der schweizerischen Wettbewerbsposition erweisen. Im Ge- genteil, es ist zu befürchten, dass in einer multinational-fusio- nierten Gesellschaft der Arbeitsplatzabbau unser Land gerade deshalb trifft, weil wir einen so schlechten Kündigungsschutz haben und praktisch keine Mitbestimmung kennen.
Wenn nun hier die Herren Frey Walter und Ruf dies beklagen, möchte ich diese beiden Herren auffordern, mitzuhelfen, die schweizerische Sozialgesetzgebung zu verbessern, damit in Fällen solcher multinationaler Fusionen der Abbau nicht auf die Schweiz zurückfällt - weil der Abbau hier offenbar am ein- fachsten zu machen ist.
Wir wehren uns auch dagegen, dass man jetzt meint, man könne unsere schweizerische Position dadurch stärken, dass wir im Bereiche des Luftverkehrs völlige Wildwestverhältnisse einführen, sämtliche Schutzvorkehren im Umweltbereich und Massnahmen im Lärmbereich einfach aufheben und der Be- völkerung immense Lasten zumuten. Das wird unsere Wettbe- werbsposition nicht stärken, im Gegenteil.
Der Bundesrat schuldet uns konkrete Antworten auf Fragen, welche er selber mit seiner Intervention, mit seiner Stellung- nahme aufgeworfen hat. Glaubt er denn allen Ernstes an Alter-
nativen zu der von der Swissair anvisierten Fusion? Gibt es denn seiner Meinung nach überhaupt noch andere Fusions- partner? Oder gibt es allenfalls wirtschaftliche Interessen, die dahinterstehen könnten, denen besser gedient wäre, wenn die Schweiz mit anderen Partnern zusammenspannen würde? Welche Auswirkungen hat die Nichtbeteiligung am EWR auf diese möglichen Fusionsverhandlungen? Wir wis- sen, dass in einer zweiten Stufe des vorgesehenen Projektes Alcazar letztlich auch das Parlament zum Zuge kommen wird; denn es wird in jedem Fall auch Aenderungen des Luftfahrtge- setzes brauchen. Haben wir aber dannzumal nicht nur noch das abzusegnen, was uns heute nicht zum Entscheid vorge- legt werden muss, was heute aber faktisch, unternehmenspo- litisch «eingefädelt» wird? Wir erwarten hier vom Bundesrat noch konkretere Antworten, als er sie uns in der schriftlichen Antwort gegeben hat.
Zum Schluss: Die Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion ist keine Intervention gegen eine möglicherweise un- ausweichliche Fusion. Wir erwarten lediglich, dass die politi- schen Behörden ihre sozialpolitische Verantwortung in die- sem Fusionsprozess wahrnehmen und mit dafür sorgen, dass die Fusionskosten letztlich nicht von den Beschäftigten in un- serem Lande getragen werden müssen.
Frey Walter: Herr Vollmer, Sie haben mir die Legitimation ab- gesprochen, über diese Thematik zu sprechen, weil ich ein EWR-Gegner sei - und ich bin es. Das zeigt, wie politisierend Sie diese Sachfrage angehen. Denn bei Ihrem Intelligenzgrad und Ihrem Wissensstand mute ich es Ihnen zu, dass Ihnen be- kannt ist, dass das Luftverkehrsabkommen mit der EG Teil des Transitvertrages ist, der extra abgeschlossen wurde für den Fall, dass der EWR nicht mit uns zustande kommen würde. Es ist Ihnen sicher auch bekannt, dass es unserem Bundespräsi- denten am 7. Juni 1993 gelungen ist, den Ministerrat zu über- zeugen, dass er der EG-Kommission ein Verhandlungsman- dat erteilt; sie soll die Verhandlungen mit der Schweiz über die- ses für uns so wichtige Luftverkehrsabkommen auf Septem- ber 1993 aufnehmen.
Sie sehen, Herr Vollmer, man kann durchaus ein EWR-Gegner sein und für die Swissair einstehen!
Frau Diener: Es waren nicht die Fusionsgespräche, die die grüne Fraktion zu ihrer dringlichen Interpellation veranlasst haben, sondern es war die Reaktion des Bundesrates von Ende Mai.
Herr Bundespräsident: Was war für Sie und für den Bundesrat so überraschend und neu, dass Sie plötzlich an die Oeffent- lichkeit treten und intervenieren mussten? Sie haben auf un- sere Frage hin bestätigt, dass Sie laufend informiert worden sind. Es ist auch bekannt, dass diese Gespräche innerhalb von Europa schon früher stattgefunden haben. Nicht erst in diesem Jahr, sondern schon im vergangenen bzw. einige Jahre zuvor sind die ersten Kontakte geknüpft worden. Warum also diese Ueberraschung?
Ich habe hierzu noch einige spezielle Fragen: Hat der Bundes- rat das, was er in der Oeffentlichkeit Ende Mai vertreten hat, dem Verwaltungsrat und der Leitung der Swissair schon früher bekanntgegeben? Haben schon früher solche Gespräche stattgefunden, in denen der Bundesrat seine Vorstellungen und seine Kritik bekanntgab, die er nun geäussert hat? Wann fanden solche Gespräche überhaupt statt? Welches sind die Rezepte des Bundesrates auf diese Ueberkapazitäten im Flug- verkehr, auf dieses Preisdumping? Welche Vorstellungen für Alternativen haben Sie, um diesen Problemen zu begegnen? Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass seine Interven- tion Ende Mai die Verhandlungsposition der Swissair eigent- lich geschwächt hat, und zwar auch bei den Verhandlungs- partnern? Es war ja eine Form von Blossstellung dieses Swissair-Managements, irgendwie auch die Andeutung einer gewissen Unfähigkeit; zumindest in der Bevölkerung bei uns, in der Schweiz, hat das so gewirkt. Sind Sie nicht auch der Mei- nung, dass diese öffentliche Intervention der Swissair in ihren Verhandlungen geschadet hat?
Grundsätzlich teilt die grüne Fraktion die Auffassung, dass die Swissair ein gewisses Nationalsymbol ist und dass ein Ver-
Swissair. Dringliche Interpellationen
1283
schwinden dieses Symbols sicher auch im Bereich des schweizerischen Tourismus ein Verlust wäre. Doch das Ver- schwinden dieses Symbols mit einem «Ausverkauf der Hei- mat» gleichzusetzen, wie es gewisse Leute hier tun, scheint uns übertrieben zu sein. Zudem ist es erstaunlich, dass ge- rade jene Politiker, die sonst immer von Liberalisierung und unternehmerischer Freiheit sprechen, nun plötzlich bei der Frage der Swissair für staatliche Interventionen plädieren.
Die Globalisierung der Märkte - sie steht hier ja immer im Vor- dergrund - macht auch vor der Swissair nicht halt. Wenn jetzt Bundesrat und Parlament in die Swissair-Unternehmensfüh- rung eingreifen wollen, müssen wir bereit sein, Subventionen für einen sogenannten Alleingang der Swissair zu sprechen. Eine solche Finanzpolitik wäre jedoch angesichts der leeren Bundeskassen sicher nicht opportun; wenn ich z. B. an die prekäre Finanzsituation der SBB denken, ist das schlicht nicht denkbar.
Insgesamt sind wir Grünen sehr beunruhigt über die Vielzahl der ungelösten Probleme im Bereich der Luftfahrt. Der Zusam- menschluss einzelner Fluggesellschaften ist betriebswirt- schaftlich sicher sinnvoll. Ich denke da an die Deregulierung des Himmels «Open Sky 1997». Aber diese Deregulierung und dieser Zusammenschluss bieten eben für viele anstehende Probleme im Bereich der Luftfahrt keine Lösungen an.
Diese Fusion, wenn sie zustande kommt, ist letztlich nur eine altbekannte wirtschaftliche Massnahme mit zwei Säulen: Die eine Säule ist die Rationalisierung, die zweite Säule ist die Er- schliessung neuer Märkte und eine Nachfragesteigerung, ein neues Angebot.
Aber was heisst schon Rationalisierung? Rationalisierung bei den Strukturen heisst doch nichts anderes als Personalabbau; das steht auch schwarz auf weiss da. Es wird damit gerechnet, dass eine Lohnkostenreduktion von 15 Prozent stattfindet. Das heisst - mit anderen Worten - Abbau von Stellen, und das bedeutet wiederum eine steigende Zahl von Arbeitslosen, wo- bei die entsprechenden Kosten zu einem grossen Teil auf die Allgemeinheit überwälzt werden.
Was heisst «Erschliessung von neuen Märkten und Erweite- rung des Angebotes» oder «Anreiz für Nachfragesteigerung»? 30 bis 50 Prozent Verkehrsleistungsangebot sollen neu dar- aus entstehen. Was heisst das? Das heisst doch letztlich nichts anderes als Anreiz für weitere Mobilität. Keine Antwor- ten bieten diese zwei Strategien hingegen in bezug auf die Fol- gen in der Oekologie; keine Antworten darauf, welche Folgen das für die Bahnen in Europa und im Bereich der Kostenwahr- heit des Verkehrs hat. Das wären die Schattenseiten der Markt- freiheit und der Deregulierung.
In diesem Zusammenhang, Herr Bundespräsident, noch zwei weitere Fragen:
Was unternehmen Sie, was unternimmt der Bundesrat, da- mit Ihre Bahnen dereinst nicht «überflogen» werden? Man gebe sich Rechenschaft, dass die Luftfracht täglich an Markt- anteilen gewinnt, die Zunahme bewegt sich zwischen 30 und 40 Prozent. Diese Marktanteile gehen andererseits der Bahn verloren. Was unternehmen Sie hier? Das würde uns sehr interessieren.
Wie beantworten Sie den Druck der Swissair, das Abflug- und Landeprozedere insofern zu ändern, dass künftig in Minu- tenabständen gestartet und gelandet werden kann? Heute wird ja ungefähr im Abstand von zweieinhalb Minuten gestar- tet und gelandet. Wenn Sie diese Forderung der Swissair er- füllten, würde das eine Verzweieinhalbfachung der jetzigen Landungen bedeuten. Ist das mit unseren rechtlichen Bestim- mungen über den Lärmschutz vereinbar? Ist das mit dem Ab- kommen vereinbar? Ich erinnere daran, dass Sie für das Jahr 1993 die Nachtflugverbote durchlöchert haben, d. h., Sie ha- ben für den Nichtlinienverkehr eine Steigerung der Nachtflüge um 35 Prozent zugelassen. Wieweit sind da die ökologischen Auflagen des Buwal kongruent zu dem, was hier nachher ver- kehrspolitisch getan wird?
Wir wären froh, wenn Sie uns diese Fragen auch noch beant- worten könnten.
M. Cavadini Adriano: Nous discutons aujourd'hui d'un projet qui touche Swissair, sans en connaître les elements de detail,
parce qu'on se trouve encore dans une phase exploratoire. Nous discutons de l'avenir d'une société importante qui porte dans le monde l'image de la Suisse, mais qui reste une société dont le 80 pour cent du capital est privé.
Pour le groupe radical, la retenue s'impose. Ce sont les orga- nes de Swissair - direction, conseil d'administration, assem- blée des actionnaires - qui, en définitive, seront les seuls à pouvoir et à devoir prendre une décision quant à l'avenir et à la stratégie de leur compagnie. A notre avis, il faut leur faire confiance!
Tout en comprenant le grand rôle, l'image et le symbole que représente Swissair pour notre pays et son effet indirect, mais sûrement positif, sur d'autres activités suisses, nous sommes convaincus qu'une société privée ne peut pas mener publi- quement des pourparlers délicats ou des négociations sans affaiblir sa position vis-à-vis de ses concurrents et de ses parte- naires.
Le groupe radical est donc d'avis que seuls les organes de Swissair devront choisir la meilleure solution pour assurer la rentabilité financière de l'entreprise, et donc sa survie, vu que l'Etat ne pourra pas être appelé à couvrir des pertes. Il n'en a pas les moyens, et nous ne voulons pas répéter l'expérience des chemins de fer.
Le fait que les dirigeants de Swissair discutent actuellement des solutions futures, quand la société est encore saine et compétitive, est un élément positif qui ne peut que renforcer leur position dans les futures négociations. D'autre part, Swissair a besoin du soutien de la politique, dans l'améliora- tion des infrastructures (et nous savons qu'en Suisse les freins et les difficultés ne manquent pas!), des conditions-cadres (négociations avec la Communauté), mais aussi pour l'obten- tion de la concession fédérale. Il faudra donc que les organes de Swissair puissent convaincre l'autorité politique que la so- lution qu'ils auront choisie était la meilleure sous tous les as- pects, par rapport aux autres alternatives.
Dans cette optique, il nous paraît utile que les autres variantes soient aussi étudiées en profondeur dans les prochains mois. Aggiungo due parole su Crossair, che in 12 anni di attività ha sviluppato una rete preziosa di collegamenti nazionali e trans- frontalieri di interesse vitale soprattutto per il Canton Ticino. E' chiaro che il mantenimento di queste linee sarà determinato dal loro successo e dal loro risultato economico. E' però im- portante che in questa nuova strutturazione della Swissair, la Crossair e le linee regionali non vengano sacrificate a favore di altre destinazioni magari più redditizie. Mi auguro che i diri- genti di Swissair e di Crossair tengano conto anche di questa importanza regionale e nazionale nei loro studi e nel loro esame per il futuro della loro compagnia.
Jaeger: Man könnte sich die Frage stellen: Warum diese ganze Aufregung? Alcazar hat offensichtlich bei vielen Politi- kern gewirkt wie der Fuchs, der in den Hühnerstall eindringt. Was macht die Swissair, was versucht sie? Sie versucht, sich in einer sich verändernden Umwelt zu behaupten; sie ver- sucht, mit dem «Problem der kleiner werdenden Welt» fertigzu- werden, das Problem der grösser werdenden Märkte zu mei- stern, die immer schwieriger werdende Kostensituation zu be- wältigen, und sie versucht auch - sagen wir es ganz offen -, mit den Regulierungen fertigzuwerden, von denen sie betrof- fen ist. Sie wissen es: Gerade im Bereich der Luftfahrt haben wir es mit immensen, weltweiten Ueberkapazitäten zu tun, die eben sowohl von der Kostenseite her wie auch von der Marke- ting-, von der Absatzseite her die Probleme für diese Luftfahrt- unternehmungen ständig verschärft haben. Nicht nur für die Swissair, auch für grössere Unternehmungen ist es schwierig geworden.
In diesem Umfeld sucht nun die Unternehmungsleitung nach neuen Kooperationsmöglichkeiten; sie versucht beispiels- weise, mit der KLM, mit der SAS und der AUA zusammen eine stärkere Marktposition zu erreichen. Ich sage Ihnen ganz of- fen: Ich möchte kein «Hayek» sein und nicht auch noch in die «Sanierergilde» eintreten, die sich da empfohlen hat, um der Swissair weiterzuhelfen. Aber ich meine: Wahrscheinlich wird Alcazar am Schluss die einzige Möglichkeit sein, sich langfri- stig erfolgreich behaupten zu können.
N
16 juin 1993
1284
Swissair. Interpellations urgentes
Nun etwas zu den schrillen Tönen, die wir gehört haben: Wir haben sie von den Laisser-faire-Anhängern gehört, aber auch von den ökonomischen Heimatschützern.
Zuerst zu den Laisser-faire-Politikern. Man muss sich natürlich schon bewusst sein, dass der Bund hier tatsächlich eine Ver- antwortung zu übernehmen hat, nicht nur als Aktionär, son- dern auch als Konzessions- und Aufsichtsbehörde. Denken Sie an die über hundert bilateralen Luftverkehrsabkommen, denken Sie an die Infrastrukturleistungen der öffentlichen Hand! Es ist natürlich klar, dass es dem Bund nicht gleichgül- tig sein kann, was hier passiert. Das Informationsbedürfnis ist legitim, das Kritikbedürfnis ist legitim; das ist das eine. Eine an- dere Frage ist es aber, ob man hier noch weiter gehen möchte, indem man dann auf die strategische, ja sogar auf die opera- tive Führung dieses Unternehmens Einfluss nehmen möchte. Ich bin froh, Herr Frey Walter, dass Sie gesagt haben, man solle keinen Einfluss auf den Kommerz nehmen. Auch der Bundesrat möchte - als Konsequenz von dem, was er noch vor einer halben Stunde zu den PTT gesagt hat - die unterneh- merischen Freiräume belassen. Aber ich bin aufmerksam ge- worden, als ich in der Antwort auf Punkt 5 der Interpellation der christlichdemokratischen Fraktion gelesen habe, der Bundes- rat ersuche die Swissair, Alternativvorschläge von aussenste- henden Experten ausarbeiten zu lassen und vorzulegen: Ob der Alleingang der Swissair eine Alternative darstelle, sei abzu- klären. Was würde der Bundesrat machen, wenn diese aus- senstehenden Experten zu einer anderen Lösung kämen? Würde er der Swissair irgendwelche Handlungsdirektiven auf den Weg geben?
Ich glaube, so kann es ja nicht gehen. Wir müssen hier ord- nungspolitisch sauber verfahren und dazu stehen, dass die operative und vor allem auch die strategische Führung aus- schliesslich Sache des Unternehmens zu sein haben und es auch bleiben müssen.
Nun noch zu den «heimatschützerischen» Argumenten. Natür- lich ist die Swissair eine nationale Institution. Aber trotzdem bin ich der Meinung: Hände weg von der Einflussnahme, Hände weg auch hier vom Mythos; denn mit nationalen My- then können wir ökonomisch auf den heutigen, grossen, grenzübergreifenden Märkten schlicht und einfach nicht über- leben, sondern hier sind die Fragen anders gestellt. Es geht um ökonomische Realitäten auf der Absatzseite; es geht um ökonomische Realitäten auf der Kostenseite. Mit solchen Fra- gen muss sich eine Unternehmungsführung auseinanderset- zen. Ich meine, es ist leicht, hier an die Adresse der Verantwort- lichen zu sagen: Ihr sollt einmal andere Ideen haben. Solche Ideen entspringen wieder einmal den Vorstellungen, die sich «der kleine Moritz» von der grossen Luftfahrt-Unternehmungs- führung macht.
Noch etwas zu den EWR-Rahmenbedingungen. Herr Frey Walter, ich bin durchaus mit Ihnen einverstanden, dass ganz sicher nicht nur der EWR für die Situation verantwortlich ist Schon deshalb nicht, weil der EWR-Vertrag noch gar nicht in Kraft getreten ist. Aber eines dürfen Sie natürlich nicht überse- hen: Die Verhandlungsposition für die Aushandlung des Luft- verkehrsabkommens im September 1993 ist natürlich nicht stärker geworden. Da müssen wir uns auch etwas an der eige- nen Nase nehmen!
Sie haben alle von den Rahmenbedingungen gesprochen. Ja- wohl, zu den Rahmenbedingungen können wir Politiker etwas beitragen. Aber was machen wir, was machen wir mit den Rah- menbedingungen, wenn es konkret wird? Wir sind nicht im- mer Weltmeister, wenn wir auf optimale Rahmenbedingungen zu achten haben.
Zum Schluss sage ich nochmals: Information ja, Kritik ja, aber Einflussnahme auf die unternehmerische Freiheit, auf die ope- rative, die strategische Führung: nein, nein und nochmals nein! Ich hoffe, der Bundesrat kann sich dieser Auffassung vollumfänglich anschliessen.
Ledergerber: Ich will mich auf vier Punkte beschränken.
dass Ihr Generalsekretär im Verwaltungsratsausschuss der Swissair sitzt und dass weitere wackere Männer aus Ihrem Haus im Verwaltungsrat der Swissair sitzen. So ist es doch ei- nigermassen befremdend, wenn man nachher diese Firma über die Medien auffordert, dem Bundesrat Alternativen vorzu- legen. Und ich meine, dass Sie als Konzessionsgeber und Auf- sichtsbehörde durchaus andere Wege gehabt hätten, um mit der Swissair ein konstruktives Gespräch zu führen, Ihre Be- fürchtungen anzubringen und auf Antworten zu hören.
Ich bin schon der Meinung, das Interesse der Oeffentlich- keit und des Parlamentes sei durchaus gerechtfertigt. Es han- delt sich immerhin um die nationale Airline. Aber ich möchte Sie warnen: Wenn nun 200 Krisenmanager aus dem Parla- ment auch noch wissen, wie das bei der Swissair gehen soll, dann ist die Umwandlung der Swissair in eine Crash-Air vor- programmiert, und zwar relativ rasch. Ich wage zu behaupten, dass niemand von den intelligenten Leuten in diesem Rat - und die sind tatsächlich vorhanden! - in der Lage ist, in dieser konkreten Frage wirklich zu sagen, wohin es gehen soll, wenn er nicht selber mittendrin steht und all diese Vorarbeiten und den ganzen Markt und das Business kennt
Ich meine, der Bundesrat hat hier eine Aufgabe zu erfüllen - eine schwierige Aufgabe: Er muss der Swissair den Rücken stärken, er muss dafür sorgen, dass die Standorte Zürich und Genf nicht abgewertet werden, dass die Beschäftigungslage in diesem Bereich gehalten und mittelfristig sogar ausgebaut werden kann und dass die Zukunftsaussichten eines Carriers, der die Schweiz an Europa und vor allem an die Welt anbindet, gut sind; dass die nationalen Interessen gewahrt sind. Und die nationalen Interessen bestehen meines Erachtens - das sage ich vor allem zu den anwesenden oder nicht anwesenden Her- ren der SD/Lega-Fraktion - nicht darin, wie gross das Schwei- zerkreuz auf der Schwanzflosse der Flugzeuge ist. Aber diese Aufgaben - ich sage es nochmals, Herr Bundespräsident -- sollen nicht über den Bildschirm oder die Boulevardpresse wahrgenommen werden, sondern in konkreter Arbeit mit den Betroffenen.
Die Deregulierung läuft mit oder ohne Beitritt der Schweiz zum EWR. Der Nichtbeitritt der Schweiz hat sicher die Position verschlechtert, aber er ist nicht die Grundlage dieser Deregu- lierung. Da ist es uns wirklich völlig klar, dass ein kleiner natio- naler Carrier unter diesen veränderten Bedingungen nicht wird überleben können und dass irgendwelche Formen der Zusammenarbeit angestrebt werden müssen.
Persönlich ist mir ein Zusammengehen mit anderen Kleinen lieber als ein Zusammengehen mit einer Lufthansa, wo wir tat- sächlich wesentlich mehr an Gewicht verlieren würden. Seien Sie froh, dass die Swissair frühzeitig nach solchen Lösungen für die Zukunft sucht und dass sie nicht um Subventionen bet- telt, sondern dass sie unternehmerische Lösungen sucht!
Stärken Sie der Swissair dabei den Rücken, Herr Bundespräsi- dent, anstatt ihr in den Rücken zu fallen!
M. Tschopp: J'ai un peu l'impression d'avoir préparé la ver- sion française de mon préopinant.
J'appartiens à ceux qui croient encore en la vertu de la division du travail. Finalement, j'appartiens à la minorité du peuple suisse qui ne se prend pas pour un PDG d'une compagnie d'aviation. En ce qui me concerne, j'estime que la classe politi- que n'a pas à se mêler de tout et de n'importe quoi, indépen- damment du critère de la compétence professionnelle. A ce ti- tre, je regrette aussi pour ma part la première manifestation du Conseil fédéral. La seconde, toute récente, de lundi dernier, me convient mieux. Tout n'est donc pas perdu, il y a du pro- grès.
Fin mai, j'étais choqué de voir le Conseil fédéral, à la remorque d'une partie de la presse, casser du sucre sur le dos des res- ponsables d'un management compétent. C'est une chose que j'avais de la peine à admettre, d'autant que cette critique venait d'un Conseil fédéral qui devait être informé, puisque re- présenté au conseil d'administration de Swissair. De deux choses l'une: ou bien le Conseil fédéral ne se tient pas in- formé, ou bien il récupère une tendance populiste. Les deux termes de l'alternative me font du souci.
On peut regretter la naissance de mégacompagnies d'avia-
Swissair. Dringliche Interpellationen
1285
tion, mais c'est un fait: Swissair, SAS, KLM sont aujourd'hui trop petites pour répondre à l'exigence de leur propre clien- tèle. Celle-ci veut et exige d'atteindre n'importe quelle destina- tion sur le globe en un minimum de temps et au prix le plus bas. Le projet «Euroflotte» ou Alcazar avec la mise en commun des réseaux des différentes compagnies et l'établissement d'horaires cadencés permet de répondre à ce voeu de la clien- tèle et de la fidéliser beaucoup mieux qu'avec des petits dis- cours de cantine. Ne pas faire ce regroupement, ne pas envi- sager ces fusions est possible, mais au prix d'une provinciali- sation de Swissair que les opposants à la fusion prétendent précisément vouloir éviter. S'ajouteraient les déficits in- contournables qui apparaîtront avec cette option faussement patriotique.
L'année dernière, lors du débat sur l'EEE, Swissair avait été parfaitement claire. Ne la condamnons pas aujourd'hui à un «Alleingang» tout à fait préjudiciable. La condamnation à «I'AI- leingang» de la compagnie d'aviation par ceux-là même qui ont prôné une intégration raisonnable me paraît une perspec- tive absurde.
Bührer Gerold: Die Swissair bedeutet uns allen, vor allem wenn wir im Ausland sind, ein Stück Heimat. Es ist von daher verständlich, dass uns der zukünftige Weg der Swissair heute mehr beschäftigt als beispielsweise seinerzeit das Zusam- mengehen von BBC und Asea. Gerade weil uns die Swissair so sehr am Herzen liegt, dürfen wir es aber nicht beim Emotio- nalen bewenden lassen, denn Emotionen sind kein Funda- ment für die Zukunft. Dies um so weniger, als sich die Luft- fahrt - das sagte auch der Bundesrat in der Beantwortung der Vorstösse - in einem gewaltigen Umbruch befindet, einem Umbruch, der neue marktstarke Allianzen und eben auch marktstarke Zusammenschlüsse bringen wird. Kann es in die- sem Umfeld Aufgabe der Politik sein, über das Wie und den Weg der Swissair als Unternehmen zu befinden? Worin liegt die politische Dimension? Das, so meine ich, sind die Fragen. Ich glaube, zusammen mit den 65 Prozent der Befragten in ei- ner Umfrage einer Wochenzeitung, dass die anstehende ge- schäftspolitische Herausforderung primär Sache der Leitung der Swissair und der Aktionäre der Swissair ist.
Selbstverständlich ist eine eminent politische Dimension schon allein deswegen in diesem Geschäft enthalten, weil ja auch allfällige gesetzliche Anpassungen notwendig sein wer- den. Ich meine aber: Statt vom Olymp der Politik herab in die- sen geschäftspolitischen Fragen in Schulmeisterei machen zu wollen, müssten wir es zur Aufgabe der Politik machen, die Be- dingungen der Swissair an der Heim- und an der Aussenfront so zu verbessern, dass die Position der Swissair gestärkt und nicht geschwächt wird.
Ich meine daher: Vorab sollte sich der Bundesrat in diesem Bereich der Rahmenbedingungen stark machen, statt mit Ver- lautbarungen allenfalls noch einen weiteren Verkehrsträger in- direkt unternehmerisch «in seinen Bann» ziehen zu wollen. Die Landesregierung sollte sich daher darauf konzentrieren, dass die Luftverkehrsabkommen mit dem Ausland aufrechterhalten und verbessert werden, dass die Verhandlungen mit der EG über ein Luftverkehrsabkommen vorangetrieben werden kön- nen und dass die Anpassung der Infrastruktur auf unseren Flugplätzen und in deren Umgebung vorankommt und nicht - wie im Kanton Zürich - weiter durch Volksinitiativen behindert wird. Hier - nicht bei spezifisch unternehmerischen Fragen - sind wir, ist die Politik gefragt. Es wird darum gehen müssen, aufzuzeigen, dass wir nicht länger zu Hause die Luftfahrtein- richtungen behindern und gleichzeitig, wenn es um internatio- nale Zusammenarbeit geht, nur Heimsiege erzielen können. Ich meine, eine solche janusköpfige Strategie kann nicht auf- gehen.
Die Startbedingungen der Swissair zu stärken, statt die Swiss- air in einen unnötigen Zweifrontenkrieg zu verwickeln: Das ist die Aufgabe des Bundesrates und die Aufgabe der Politik.
M. Poncet: Notre débat d'aujourd'hui le montre bien: les com- pagnies aériennes ont valeur de symbole de l'Etat-nation, Mme Diener y a fait allusion tout à l'heure et mon prédécesseur a parlé d'«ein Stück Heimat». Le terme anglais de «flag carrier»,
littéralement celui qui porte le drapeau, est d'ailleurs révéla- teur à cet égard. Cela a pour conséquence que parler de fu- sionner Swissair avec des compagnies étrangères déclenche chez nous une réaction assez comparable à celle qui se pro- duirait à Altdorf si on proposait de remplacer la statue de Guil- laume Tell par celle du dalaï-lama.
Et pourtant, un examen objectif amène à reconnaître que la réalité économique entraînera forcément des regroupements sous une forme ou sous une autre. D'après l'lata, les bénéfices nets des transports internationaux par avion dans le monde s'élevaient en 1988 à 1,5 milliard de dollars en chiffres ronds. Les bénéfices d'exploitation, avant frais financiers et avant amortissement, étaient de plus de 3 milliards de dollars. Qua- tre ans plus tard, c'est-à-dire en 1992, les bénéfices nets étaient devenus une perte nette de 5 milliards de dollars en chiffres ronds, et même les comptes d'exploitation étaient dans le rouge, se chiffrant à environ 1 milliard de dollars.
Voici donc une industrie qui emploie plus de 3 millions de per- sonnes dans le monde, dont les 9000 et quelques avions à réaction et les milliers de turbopropulseurs utilisent environ 14 000 aéroports pour transporter chaque année environ 1 milliard 200 millions de passagers et quelque 22 millions de tonnes de fret, le tout en perdant globalement de l'argent. Si, en effet, le nombre de passagers-kilomètre a constamment augmenté depuis vingt ans, à l'exception de l'année de la guerre du Golfe, la rentabilité par passager diminue. En d'au- tres termes, les compagnies aériennes transportent de plus en plus de gens qui leur rapportent de moins en moins.
En 1991, Swissair a fait un bénéfice net de 83 millions de francs. A y regarder de plus près, cependant, ce résultat est dû à la réalisation d'actifs. La situation est la même pour 1992 et, en outre, Swissair est confrontée à des compagnies que les gouvernements des pays voisins du nôtre n'hésitent pas à inonder de subventions. Air France a reçu plus de 900 millions de francs suisses du gouvernement français. Iberia a prélevé 1,8 milliard de francs suisses sur le dos des contribuables es- pagnols, et les exemples peuvent être multipliés. Il n'est donc pas surprenant, et il est même souhaitable, que Swissair cher- che des alliances dans les conditions actuelles du marché. Elle l'a fait dans des circonstances qui ont été rappelées tout à l'heure, notamment par M. Jaeger et sur lesquelles il n'est donc pas nécessaire que je revienne.
Permettez-moi de dire quelques mots sur le principe de la fusion tout d'abord. Ne nous y trompons pas, c'est bien de cela qu'il s'agit, l'accord de coopération n'est qu'un contrat de fiançailles dans l'attente d'un mariage prochain. Cette fusion pose deux questions, qui demandent à être examinées de sang froid. La première est la suivante: étant admis que le re- groupement, sous une forme ou sous une autre, est inélucta- ble, Swissair peut-elle mieux négocier? Probablement, oui! Avec les atouts qui sont les siens et face à des partenaires dont l'un, Austrian Airlines, est affaibli alors que l'autre, KLM, a échoué dans une négociation du même type avec British Air- ways, on ne peut pas s'empêcher de penser que Swissair, quelque peu assoupie sur sa grandeur passée peut-être, cède à la tentation de la facilité au lieu de négocier avec l'âpreté des Thurgoviens ou des Genevois qui, de ce point de vue, valent bien les Hollandais les plus durs à cuire. La seconde et der- nière question dans le temps qui m'est imparti est de savoir si le Conseil fédéral peut ou doit s'opposer à la fusion? Il le peut, en raison de l'article 31 de la loi fédérale sur la navigation aé- rienne, mais - cela a été suffisamment dit tout à l'heure pour que je ne le répète pas - nous pensons qu'à l'évidence une nationalisation de Swissair ou sa reprise par la Confédération serait impossible et, à dire vrai, inconcevable dans l'état actuel des finances fédérales.
L'intervention de la Confédération doit donc être limitée et nous souhaitons qu'elle s'exerce de manière bien intention- née et à bon escient. Car ne nous y trompons pas: dans l'envi- ronnement compétitif d'aujourd'hui, la solution aux problè- mes de survie d'une entreprise ne saurait venir d'une autorité politique. C'est à l'entreprise elle-même, à ses dirigeants et à ses actionnaires - Confédération y comprise - de prendre les dispositions nécessaires. La récompense de leur succès, ou la sanction de leur échec, ne se trouve ni dans cette salle, ni
N 16 juin 1993
1286
Swissair. Interpellations urgentes
dans les bureaux des Communautés européennes. Elle est dans le marché, car c'est en définitive lui qui décidera si les choix stratégiques qui s'annoncent ont été bien réfléchis et faits avec ce mélange de sagesse et de goût du risque qui est le propre des véritables chefs d'entreprise.
Rychen: Ich erlaube mir, mein kurzes Votum der Grundsatz- frage zu widmen, ob eine politische Diskussion über Fusions- pläne der Swissair hier und heute in diesem Parlament über- haupt sinnvoll sei. Bei allem Verständnis, das ich in meinem Herzen auch verspüre, bin ich sehr skeptisch. Warum?
Erstes Stichwort: Verantwortlichkeiten. Die politischen Instan- zen sind für das Luftfahrtgesetz, für Gebühren, für internatio- nale Luftverkehrsabkommen, für bessere Bedingungen bei den Flughäfen verantwortlich und zuständig. Das Manage- ment der Swissair andererseits ist für die Unternehmensent- scheide, auch für strategische Entscheide, verantwortlich. Dazu gehört die Frage «Fusion, ja oder nein?».
Zweites Stichwort: Vertrauen. Ich habe Vertrauen in das Mana- gement, in die Führung der Swissair. Warum? Mit Recht stel- len wir - ob links oder rechts - mit Stolz fest, dass die Swissair in den letzten Jahren eine der wenigen erfolgreichen Luftfahrt- gesellschaften war. Genau weil das so ist, habe ich auch Ver- trauen, dass die Swissair-Führung rechtzeitig die Probleme er- kennt und rechtzeitig in der Lage ist, Grundsatzfragen zu stel- len und Entscheide zu finden.
Die Swissair kann nicht von den Erfolgen der Vergangenheit weiterleben. Die Zukunft muss beurteilt werden. Mit oder ohne EWR, ob es uns passt oder nicht: Der europäische Himmel hat sich verändert und wird sich dramatisch weiter verändern - ich meine den Luftfahrthimmel. Da ist es richtig, dass sich die Swissair grundsätzliche Ueberlegungen macht.
Drittes Stichwort: öffentlicher Marktplatz. Verhandlungen jegli- cher Art - seien es nun Fusions- oder Kooperationsverhand- lungen oder ein Nachdenken über ein schlaues Alleingehen - dürfen nicht auf dem öffentlichen Marktplatz stattfinden. Ein guter Schweizer Jass-Spieler legt auch nicht seine Trumpfe am Anfang auf den Tisch und beginnt dann zu spielen. Es ist eine Versuchung für die Politiker, möglichst viele Informatio- nen herauszuholen, die sie in diesem Fall ganz einfach nicht haben dürfen.
Ich habe Verständnis für die Swissair, wenn sie sagt, sie könne ihre Verhandlungsstrategien doch nicht veröffentlichen. Ich warne also vor den Gefahren des öffentlichen Marktplatzes, der Indiskretionen und des Zerredens. Das schwächt die Posi- tion der Schweiz, und das schwächt die Position der Swissair. Herr Bundespräsident, ich bin überzeugt, dass unsere Regie- rung in dieser Phase eine wichtige Aufgabe hat, nämlich: die Koordination zwischen den öffentlichen Aufgaben (wie Luft- fahrtgesetz und öffentliche Verhandlungen) einerseits und Ab- sichten der Swissair andererseits. Diese Koordination muss stattfinden. Ich begrüsse es, dass solche Gespräche stattfin- den - in Zukunft hoffentlich hinter verschlossenen Türen und so, dass sie für beide Seiten erfolgversprechend sind.
In diesem Sinne bin ich zuversichtlich gestimmt, weil Bundes- präsident Ogi über den nötigen Optimismus verfügt und bereit ist, mit einem Effort des Bundesrates zur erfolgreichen Zukunft unserer Luftfahrtgesellschaft beizutragen.
Herczog: Auffallend an dieser Debatte sind drei Punkte.
Es geht nicht an, dass bei den SBB sukzessive zurückgestuft wird und nun für die Swissair die Uebernahme neuer Bundes- aufgaben verlangt wird.
sorgen sich dieselben Leute in ihrer Interpellation um 10 000 Arbeitsplätze, obwohl wir wissen, dass sie den EWR-Beitritt u. a. genau deswegen bekämpft haben, weil er striktere Kündi- gungsschutzmassnahmen für die Arbeitnehmerinnen und Ar- beitnehmer gebracht hätte.
Die Ausgangslage für die Swissair ist klar: Ausserhalb des EWR kommt die Swissair nicht tel quel in den Genuss von Li- beralisierungsmassnahmen. Strecken- und Landerechte müssen mit jedem Land bilateral ausgehandelt werden. Euro- päisch gesehen muss sich die Swissair entscheiden, ob sie mit einer grossen Firma oder mit ähnlichen Partnern zu- sammengehen will. Eine Marktnische zu finden ist eher un- denkbar - die Swissair gehört nicht zur Maschinenindustrie!
Der nationale Populismus sollte schliesslich nicht so weit ge- hen, dass man sich im parlamentarischen Krisenmanagement von einer «Blick»-Ausgabe zur anderen orientiert!
Steinemann: Die Neat wurde dem Volk u. a. auch mit der Be- gründung «verkauft», wir müssten das Transitabkommen mit der EG einhalten und damit auch den Vorteil für unsere Zivil- luftfahrt ausnützen, was mit einer fruchtbaren Zusammenar- beit und einer Liberalisierung des Luftverkehrs unterstrichen würde. Nun, wir wissen jetzt, Herr Bundespräsident, dass dies- bezüglich bis heute wenig erreicht wurde.
Im Wissen darum, dass die Swissair-Gruppe mit 110 Flugzeu- gen und einem Heimmarkt von 7 Millionen potentiellen Passa- gieren zu klein ist, um zu überleben, war schon lange klar, dass eine Strukturbereinigung über kurz oder lang stattfinden muss. In naher Zukunft werden auch andere traditionsreiche Fluggesellschaften in ihrer bisherigen Form nicht mehr existie- ren können. Dies ohne falsche Rücksicht auf historisch ge- wachsene Strukturen und Tabus.
Trotz der starken Verbindung mit dem Image Schweiz muss sich die Swissair nach wirtschaftlichen Kriterien ausrichten. Die Swissair braucht deshalb keine Abfederung, die eine Ueberstellung an die Eidgenossenschaft notwendig machen würde. Ueberlassen wir die ganze Problemlösung den Leuten, die das bestimmt besser können als jene, die sich durch die Politik berufen fühlen.
Eine Vorhersage würde jedenfalls fast sicher zutreffen: Wenn sich die Politiker in die Wirtschaft einmischen, sind Pleiten und Defizite sozusagen garantiert. Die Kantonalbanken, die PTT, die SBB und die Landwirtschaft sind Beweis genug. Warum sollte es bei der Swissair anders sein?
Im Gegensatz zur Privatwirtschaft belasten aber diese Defizite den Steuerzahler. Die Fraktion der Auto-Partei empfindet es als befremdlich, wie der Bundesrat reagiert hat, ist er doch über die Pläne unserer Airline über seine Vertreter im Verwal- tungsrat und in dessen Ausschuss seit langem im Bilde. Er hätte besser daran getan, die Rahmenbedingungen zu ver- bessern und die Konkurrenzfähigkeit des Zivilluftfahrtstand- ortes Schweiz aufrechtzuerhalten.
Die Behinderung der Aviatik, wie sie auf allen Flughäfen und Flugplätzen der Schweiz besteht, ist weltweit kaum irgendwo grösser. Das Interesse der Politiker wäre durchaus begrüs- senswert, wenn sich die Politiker auf das politisch beeinfluss- bare wirtschaftliche Umfeld konzentrieren würden, auf ein En- gagement für leistungsfähige Flughäfen; die Flughäfen sind heute zunehmend Restriktionen ausgesetzt. Die kürzlich im Zürcher Kantonsparlament von rotgrüner Seite vorläufig unter- stützte destruktive Flughafen-Initiative beweist, dass der politi- sche Kampf gegen den Luftverkehr weitergeführt wird - dies trotz Rezession.
Ein anderes Thema sind die Aufwendungen der Swissair für staatliche Gebühren. Sie gehören zu den am stärksten wach- senden Kostenposten und lagen letztes Jahr noch geringfügig unter dem Treibstoffaufwand.
Es ist keineswegs Ueberheblichkeit, wenn das Management der Swissair dem Bundesrat in der jetzigen, schwierigen Situa-
Swissair. Dringliche Interpellationen
1287
tion keine schriftlichen Informationen abgeben will, sondern es ist reiner Selbstschutz. Durch das Schüren von Emotionen, durch das öffentliche Zerreden und Hinaustragen von Infor- mationen während Verhandlungen wird der Spielraum für stra- tegische Entscheide der Geschäftsführung sogar verengt. Der Verhandlungserfolg hängt weitgehend davon ab, dass Posi- tionen nicht schon vorher öffentlich bekannt sind. Auch poli- tisch motivierte Auflagen und Vorgaben sind dem Geschäft keineswegs förderlich.
Noch im Februar 1992 unterstrich der Bundesrat, dass die Swissair ein mehrheitlich privates Unternehmen sei, das den nötigen unternehmerischen Spielraum haben müsse, um die Eigenwirtschaftlichkeit bewahren zu können. Sozial- und staatspolitische Mitverantwortung wie auch Einflussnahmen hatte der Bundesrat also vor etwas mehr als einem Jahr abge- lehnt. Warum ist er nicht dabei geblieben? Es gilt nach wie vor die alte Maxime, dass der Staat nur etwas für die Wirtschaft tun kann: nämlich sie in Ruhe lassen.
Auch das Gepolter einiger Ratsmitglieder, die Swissair müsse rein schweizerisch bleiben, ist Zweckopportunismus und hat die Airline sogar in eine Zwickmühle gebracht. Politik und Emotionen - so lehrt die Geschichte - sollten sich möglichst aus dem «big business» heraushalten. Ihre Zukunftsstrategie, ob Geschäftsfusion, Kooperation oder etwas anderes, werden die Besitzer der Firma festlegen müssen. Die Aktionäre, zu 80 Prozent private Anleger, haben ihr Geld in dieses Unterneh- men investiert und haben deshalb allein zu beschliessen, wel- chen Kurs die Firma verfolgen soll. Bund, Kantone und Ge- meinden sollten ihre Aktien von privaten Gesellschaften so- wieso veräussern. Politiker kämen dann auch weniger in Ver- suchung, sich dauernd in die Wirtschaft einzumischen und in Verwaltungsräte zu drängen. Kollege Moser hat bereits ein entsprechendes Postulat eingereicht.
Die Fraktion der Auto-Partei vertritt die Auffassung, dass es einzig Sache der Aktionäre und der Geschäftsführungsorgane der Swissair sei, die Geschäftspolitik zu bestimmen. Wir leh- nen daher jegliche Einmischung des Bundes ab, welche über dessen Stellung als Minderheitsaktionär hinausgeht. Wir er- warten nämlich, dass die Verantwortungsträger den hohen Wert des Markennamens Swissair auf dem Weltmarkt richtig vermarkten.
Frau Spoerry: Wie Sie wissen, bin ich Mitglied des Swissair- Verwaltungsrates, und ich weiss es daher zu schätzen, dass ich mich in dieser Funktion kurz äussern darf.
Die Leitung der Swissair hat die Aufgabe und die Verpflich- tung, die Leistungsfähigkeit unserer Airline zu gewährleisten, die weltweiten Verbindungen aus der Schweiz sicherzustellen und Arbeitsplätze zu erhalten. In einem gründlich veränderten Umfeld und im harten Konkurrenzkampf, den sich die Luft- fahrtindustrie heute liefert, ist das für die Swissair nicht ganz einfach. Sie ist zu gross für eine reine Nischenpolitik und zu klein, um allein, um als globale Unternehmung auftreten zu können. Es muss daher nach Möglichkeiten eines stärkeren Zusammenschlusses mit geeigneten Partnern gesucht werden.
Richtig ist dabei, dass das Projekt Alcazar zurzeit im Vorder- grund steht. Nicht richtig ist aber, wenn im Gefolge der Indis- kretion über die laufenden Abklärungen in der Oeffentlichkeit der Eindruck erweckt worden ist, es seien bereits Entscheide gefallen.
So wie für Sie sind auch für den Verwaltungsrat noch Fragen offen. Er hatte nie im Sinn, an seiner Sitzung von letzter Woche bereits einen Entscheid zu fällen, wie das fälschlicherweise da und dort berichtet wurde. Die jetzt stattfindenden Sitzungen dienen ja gerade dazu, alle möglichen Auswirkungen des Pro- jektes Alcazar und allfälliger Alternativen abzuwägen und die Eckpunkte für gegebenenfalls verbindlichere Verhandlungen festzulegen. Es ist deshalb völlig verfehlt zu behaupten, der Bundesrat habe den Verwaltungsrat mit seiner Intervention gestoppt, wie das ebenfalls zu lesen war.
Der Bundesrat kann und darf den Verwaltungsrat nicht daran hindern, seine unternehmerische Verantwortung wahrzuneh men und Entscheide vorzubereiten, welche die Führung der Swissair im Interesse der Unternehmung für unerlässlich hält.
Andererseits sind sich aber Verwaltungsrat und Geschäftslei- tung der Swissair sehr bewusst, dass sie zu gegebener Zeit Bundesrat, Parlament und Oeffentlichkeit von der Richtigkeit ihrer Entscheide überzeugen müssen.
Eine allenfalls nötig werdende Statutenänderung oder eine Aenderung des Luftfahrtgesetzes können nur mit Zustimmung der politischen Instanzen erfolgen. Es ist daher für die Swissair selbstverständlich, dem Bundesrat alle gewünschten Informa- tionen zur Verfügung zu stellen. Aber der Verwaltungsrat kann öffentlich nur über das orientieren, worüber er gültige Aussa- gen machen kann.
Aus diesem Grunde bedauern wir die Indiskretion über die zur- zeit laufenden exploratorischen Gespräche. Durch sie werden unzutreffende Gerüchte geschürt, was die Stellung der Swiss- air in den Verhandlungen beeinträchtigen kann. Daran dürfte eigentlich niemand ein Interesse haben.
Sobald Entscheide reif sind und auf alle Fragen eine Antwort erteilt werden kann, wird die Swissair selbstverständlich breit informieren. Dies ist unerlässlich, weil die politischen Instan- zen aufgrund der Rechtslage bestimmte Entscheide abzuseg- nen hätten. Dazu müssen sie diese nachvollziehen können. Im jetzigen Zeitpunkt aber sind die Verantwortlichkeiten eindeutig und ausschliesslich bei der Swissair-Leitung.
Reimann Maximilian: Wir Schweizer sind ein reisefreudiges Volk, und als wirtschaftlich interessantes und touristisch schö- nes Land werden wir ebensogerne von Ausländern besucht. Um sich in dieser guten Ausgangslage behaupten zu können, muss die Schweiz unter anderem im internationalen Luftver- kehr konkurrenzfähig bleiben. Die Mittel dazu sind optimale In- frastrukturen am Boden und leistungsfähige Transportmittel in der Luft. Was kann die Politik zur Gewährleistung dieser Mittel beitragen?
Ich glaube, auf diese Frage müssen wir uns, muss sich die Po- litik insgesamt konzentrieren. Wir müssen uns dabei an un- sere eigenen Worte erinnern, die in den Nach-EWR-Debatten hier drinnen praktisch aus allen politischen Richtungen er- klungen sind, nämlich: Stärkung der unternehmerischen Frei- heiten, Deregulierung, Zurückhaltung mit staatlicher Einmi- schung in unternehmerische Belange. Solche Gebote sollten wir uns auch dann gross vor Augen halten, wenn es um kon- krete Fälle wie das Projekt Alcazar der Swissair geht. Ich gehe deshalb voll und ganz mit dem Bundesrat einig, wenn er in der Antwort auf die Fragen 4 und 5 der Interpellation der SVP-Frak- tion ausführt, gute Flugverbindungen zum Ausland könnten am besten von einer schweizerischen Fluggesellschaft wahr- genommen werden, dass es aber - und das ist die elementare Ergänzung - nicht unbedingt zwingend sei, dass nur eine schweizerisch beherrschte Gesellschaft diese Aufgabe erfül- len könne. Deshalb sollten wir den Verantwortlichen der Swissair - da gehe ich mit Kollege Rychen voll und ganz einig - nicht voreilig am Zeug herumflicken.
Herr Herczog, in dieser Hinsicht haben Sie unsere Interpella- tion gänzlich falsch interpretiert. Ich hingegen kann mich bei- spielsweise mit einem grossen Teil, insbesondere mit Punkt 5, der Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion identifi- zieren. Wenn die Swissair nämlich schweizerische Substan- zen und schweizerisches Recht in eine europäische Holding einzubringen gedenkt, dürfen diese Werte, wie es die Interpel- lation stipuliert, nun wirklich keineswegs leichtfertig «verscher- belt» werden.
Noch kurz zu den chronischen Verspätungen auf den schwei- zerischen Flughäfen, einem leidigen Kapitel. Wir gehören ver- mutlich zu den Weltspitzenreitern, und darunter leiden Image und internationale Konkurrenzfähigkeit der Swissair am mei- sten. Hier fordere ich die Landesregierung auf, Herr Bundes- präsident, zusammen mit den Kantonen alles Nötige zu unter- nehmen, um die Infrastrukturen auf unseren Flughäfen und in deren Umfeld effizient zu verbessern. In der Antwort zu Punkt 8 der Interpellation der SVP-Fraktion hat der Bundesrat das be- kräftigt.
Lassen Sie es, Herr Bundespräsident, bitte nicht allein bei schönen Worten bewenden, sondern handeln Sie, und tun Sie es mitunter auch gegen die chronischen Allesverhinderer un- serer Zeit!
54-N
N 16 juin 1993
1288
Swissair. Interpellations urgentes
Bonny: Die grosse Mehrheit der Schweizer ist stolz auf die Swissair, auf unsere nationale Fluggesellschaft Dieser Stolz ändert aber nichts an der Tatsache, dass die Swissair ein Un- ternehmen ist, das auf dem Weltmarkt des Flugverkehrs zu be- stehen hat Hier, im Schlüsselwort «Markt», liegen die Ursa- chen, weshalb sich die Swissair heute mit der Frage einer en- geren Zusammenarbeit mit anderen Fluggesellschaften aus- einandersetzen muss.
Ich möchte drei Gründe nennen: Erstens einmal ist es eine schlichte Tatsache, dass wir im Luftverkehr weltweit gesehen gewaltige - ich sage: gewaltige - Ueberkapazitäten haben. Aus dem ergibt sich zweitens, dass im internationalen Luftver- kehr seit Jahren ein unerbittlicher Preiskampf tobt. Das hat sei- nerzeit in den USA angefangen und hat jetzt - das war gar nicht anders möglich - auch Europa voll erfasst. Dieser Um- stand ist für eine Gesellschaft wie die Swissair, die in einem Hochpreisland wie der Schweiz domiziliert ist, ein besonderer Schwierigkeitsfaktor.
Der dritte Grund, der vielfach übersehen wird: Die Swissair weist - das soll nicht eine Schuldzuweisung sein - aufgrund der ganzen Entwicklung eine kritische Grösse auf. Sie ist zu klein, um als globaler Carrier unter diesen schwierigen Bedin- gungen, sprich Preiskampf, bestehen zu können, sie ist aber zu gross, um mit einer Nischenstrategie über die Runden zu kommen. Ich bin deshalb überzeugt, dass die Suche nach an- deren Partnern, nach einer neuen Grösse, nach einer engeren Zusammenarbeit, unausweichlich ist, dass dies Schritte in die richtige Richtung sind.
Da kommt nun Herr Herczog und will auch noch bei dieser Ge- legenheit sein «EWR-Süppchen» kochen. Ich möchte nicht auf die meines Erachtens nicht sehr konstruktive Auseinanderset- zung eingehen. Das einzige, was ich festhalten möchte, ist: Auch wenn wir am 6. Dezember 1992 ein Ja gehabt hätten, Herr Herczog, wäre die Swissair genau gleich gezwungen, sich mit dieser Grundsatzfrage, dieser Ueberlebensfrage für ihre Zukunft, auseinanderzusetzen.
Ich bin froh, dass die FDP-Fraktion keinen Vorstoss einge- reicht hat, weil ich überzeugt bin, dass es letztlich auf die unter- nehmerische Verantwortung ankommt; diese ist nicht teilbar und liegt beim Management der Swissair.
Einen kleinen Pluspunkt möchte ich dieser Diskussion immer- hin zubilligen: Ich habe den Eindruck, dass das Tempo, wel- ches das Management angeschlagen hat, wohl etwas schnell gewesen ist; dass jetzt in dieser Existenzfrage ein etwas ruhi- gerer Entscheidungsrhythmus eingetreten ist, werte ich als eher positiv.
Mme Jeanprêtre: Si l'on essaie d'avoir une approche positive de ce débat, je dirais que son seul mérite est d'avoir un carac- tère informatif. Certes, l'on sait que dans toute négociation sur l'avenir d'une entreprise, la transparence, que l'on est en droit de réclamer en règle générale, n'est pas à ce niveau le gage de la meilleure réussite d'une opération de sauvetage. Certes aussi que Swissair n'est pas une entreprise comme les autres puisque pour certains, malgré la faible participation des pou- voirs publics au capital actions, elle représente un symbole national. C'est d'ailleurs à ce niveau de sensibilité que le Conseil fédéral place le débat lorsqu'il redoute, au travers d'une éventuelle fusion, la chute du symbole plus que les re- tombées pratiques, qu'elles soient économiques ou sociales. On est donc entré de plain-pied sur le terrain, ou plutôt dans les cieux, d'un débat quasi patriotique. Mais puisque l'on s'est déjà saisi des tabous, tels que l'armée et l'agriculture, pour- quoi ne pas parler de Swissair avant d'évoquer bientôt un des autres fleurons helvétiques, le cirque Knie? Ce qui est surréa- liste dans ce débat, c'est que ce sont les milieux qui défendent le plus la privatisation, la dérégulation et le démantèlement des services publics, qui en appellent à l'Etat. Quel louable souci du service public, mais quelle contradiction! Ces mê- mes milieux, qui ont soutenu le non à l'Espace économique européen, portant le coup fatal à nombre de petites entrepri- ses qui font la richesse de notre pays d'ailleurs, alors que la discussion se focalise aujourd'hui sur la compagnie aérienne fétiche. Peut-on sincèrement imaginer que la population suisse soit plus attachée à voir passer dans son ciel des avions
à l'emblématique croix blanche qu'à voir défiler des wagons des CFF? Bien sûr que non, puisque la majorité de la popula- tion se déplace en train, et si elle utilise l'avion, elle prend da- vantage en compte le prix qu'elle va payer que le luxe, qui res- terait bien le dernier atout de la compagnie.
Loin de nous l'idée d'accepter, dans un concept de globalisa- tion de l'économie, la concurrence, sauvage notamment, telle qu'elle s'est établie au niveau tarifaire, mais nous pouvons imaginer, le cadre étant posé, que la direction de Swissair a étudié, et fait étudier par l'entreprise Mckinsey, des alternati- ves sérieuses avant de se déterminer pour le contrat de colla- boration avant une probable fusion. Swissair connaît déjà au plan technique des contrats de collaboration, comme elle col- labore avec Singapore Airlines et Delta Air Lines pour les vols long-courriers.
Par son interpellation, le groupe socialiste met aussi et surtout l'accent sur la défense des intérêts des personnes employées en Suisse par Swissair. Nous l'apprenions hier par voie de presse, déjà au niveau de l'information le personnel déplorait un déficit. La direction n'a pas l'obligation légale de tenir au courant son personnel à l'instar des trois autres compagnies concernées. Précisément parce que les droits sociaux dans la législation suisse sont moins développés, et notamment dans le domaine de la protection contre les licenciements, nous pourrions craindre que l'avenir de la Suisse, en tant que pôle économique, soit affecté en ce sens que le risque de suppres- sion d'emplois, dans le cadre du projet Alcazar, serait plus élevé dans notre pays.
Si nous partageons l'avis du Conseil fédéral lorsqu'il dit en substance que le choix de la voie solitaire pour Swissair pour- rait entraîner sans doute des réductions de personnel plus massives, de même que nous voulons bien croire que le chif- fre de 10 000 emplois à supprimer est excessif, nous souhai- tons toutefois que l'engagement du Conseil fédéral soit moins vague que sa formule: «La question du plan social devrait à la rigueur être évaluée en temps opportun.» Même si «Swissair est réputée pour être très ouverte aux questions sociales de son personnel», toujours selon le Conseil fédéral, nous sou- haiterions une plus grande conscientisation par rapport à la si- tuation sociale et une anticipation du processus de restructu- ration, le temps opportun étant vraisemblablement déjà arrivé.
M. Maitre: Je suis administrateur de Swissair où, comme conseiller d'Etat, je représente le Canton de Genève proprié- taire et exploitant de Cointrin.
La question qui est posée aujourd'hui doit, à mon avis, être ex- aminée sous un triple aspect: gestion de l'entreprise, enjeux en matière de navigation aérienne et politique générale.
En ce qui concerne la gestion de l'entreprise, le problème posé est celui de la taille critique de notre compagnie aé- rienne, qui est tout à la fois trop petite pour avoir l'ambition, du- rable, d'une compagnie globale, mais qui est déjà trop grande pour être une compagnie spécialisée dans des «niches» ou dans des segments de marché, ce qui, par ailleurs, ne corres- pondrait pas à sa vocation de compagnie nationale. Il est donc absolument nécessaire qu'une réflexion stratégique soit ou- verte, et nous devons féliciter la présidence et la direction gé- nérale de Swissair d'avoir eu le courage et la lucidité de l'enga- ger, et, dans ce contexte-là, il convient de toute évidence de lui laisser une marge de manoeuvre adéquate.
Les coopérations qui ont été envisagées ont conduit la compa- gnie à faire d'ores et déjà un certain nombre de choix compa- ratifs. Je puis vous dire ici que les compagnies pressenties sont, en l'état, en Europe, pour toute une série de raisons, in- contestablement les meilleurs partenaires possibles.
Mais il y a d'autres enjeux qui doivent être pris en considéra- tion, et notamment celui de la navigation aérienne qui, pour notre pays, consiste à être desservi par le meilleur réseau eu- ropéen et intercontinental possible. A ce sujet, le projet Alcazar prévoit sept «hubs» ou sept plates-formes, dont Genève et Zu- rich. Il faut éclaircir ce point et obtenir des garanties adéqua- tes. En effet, on ne peut pas ignorer que Schipol-Amsterdam s'équipe pour recevoir plus de 30 à 35 millions de passagers par année, ce qui représente une menace réelle pour Genève et Zurich dans une stratégie de «hub».
Swissair. Dringliche Interpellationen
1289
Je m'étonne que, dans ses réponses aux interpellations, le Conseil fédéral ait dit en substance, à propos des aéroports helvétiques, d'un air quelque peu détaché, qu'il appartenait aux cantons d'assurer le développement des aéroports. Qu'il me soit permis de préciser ici que les cantons ne se dérobent pas à leur tâche, et je suis là pour en témoigner. Toutefois, l'en- jeu du développement des aéroports concerne aussi la Confé- dération, et peut-être même au premier chef, si elle est sou- cieuse de l'équilibre du pays. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que toute la navigation aérienne est légalement placée sous le contrôle de la Confédération.
Je dirai encore un dernier mot à propos de la politique géné- rale. La Suisse est une construction de la volonté qui tient par toutes sortes de ciments qui relèvent du rationnel ou de l'émo- tif. Swissair est vraisemblablement l'un de ces ciments, c'est un facteur d'intégration - dont il ne faut pas, certes, surestimer la portée -, mais ce facteur est bien réel. Dès lors, dans la ré- flexion qui est faite, le problème de la marque et de son contrôle effectif est important. Ne pas s'en soucier, c'est ac- cepter à terme le risque, très simple, mais redoutable dans sa perspective, de rapprocher la Suisse allemande de la Luft- hansa par l'extension du marché de Munich II et la Suisse ro- mande d'Air France, par la plate-forme aérienne de Paris, sans parler du rôle que peut jouer Londres avec la British Airways. Alors que Swissair, dans ce contexte, soit un vraisemblable élément, difficile à quantifier, d'identité nationale, les aspira- tions du projet Alcazar pourraient donc avoir, comme effet pa- radoxal, si cela n'était pas suffisamment maîtrisé, de jouer un rôle en quelque sorte «centrifuge».
Dans ce contexte, il est très bon que ce débat ait lieu, et ce, le plus tôt possible, car les données politiques sont un des élé- ments de la stratégie d'entreprise que Swissair doit intégrer dans sa réflexion pour réussir le fantastique pari de sa capacité à affronter l'avenir.
Wyss Paul: Auch ich bin der Auffassung, dass die Alcazar- Frage ein Problem ist, das unternehmerisch vom Verwaltungs- rat und von der Geschäftsleitung der Swissair gelöst werden muss. Der Bund aber ist Kleinaktionär, und das macht die zu- künftige Entscheidung kompliziert. Er ist nämlich auch Kon- zessions- und Aufsichtsbehörde auf der Basis eines - sagen wir es offen - veralteten Luftfahrtgesetzes, dessen vorgese- hene Teilrevision nicht genügend zukunftbezogen und wenig europatauglich ist und deshalb nochmals überprüft werden muss. Vielleicht ist eine Totalrevision vorzusehen, vielleicht reicht dies zeitlich nicht; ich weiss es nicht.
Eine Revision wird u. a. auch die Quasi-Monopolstellung der Swissair zur Diskussion stellen. Schliesslich werden wir, das Parlament, die Rahmenbedingungen festzulegen haben. Die Swissair ist also punkto Alcazar nicht frei, Entscheidungen quasi im luftleeren Raum zu treffen.
Zusätzlich zu den aufgeworfenen Fragen, die meine Vorredner schon gestellt haben, habe ich zwei Fragen an den Bundesrat: 1. Das heutige Luftfahrtgesetz spricht von drei Landesflughä- fen. Wir haben es vorher schon gehört: Herr Maitre hat nur von Zürich-Kloten und Genf-Cointrin gesprochen; es gibt aber auch noch Basel-Mülhausen. Der Flughafen Basel-Mülhau- sen ist binational und damit auch im EG-Raum verankert, was grosse Vorteile mit sich bringt. Er hat letztes Jahr die Schwelle von 2 Millionen Passagieren überschritten, und seine Bedeu- tung, insbesondere für den regionalen Verkehr, nimmt laufend zu. Basel-Mülhausen hat zudem in der Crossair einen aktiven und attraktiven Homecarrier; dieser hat seine Basis im Novem- ber 1989 von Zürich nach Basel verlegt und investierte in den letzten Jahren Millionen von Franken in seine Zukunft.
Wie stellt sich also der Bundesrat zur zukünftigen Stellung des Flughafens Basel-Mülhausen innerhalb eines revidierten Luft- fahrtgesetzes?
hafen vermindern, da dieser vom Verkehrsanteil abhängt; das kann sicher nur im Interesse der Swissair-Gruppe liegen.
Die Aufgabenteilung zwischen Swissair und Crossair, insbe- sondere der Einsatz ihrer Flugzeuge, muss innerhalb der Swissair-Gruppe gelöst werden und darf nicht irgendwo in ei- ner Zentrale festgelegt werden. Inwieweit dies die Besitz- re- spektive die Kompetenzverhältnisse berührt, ist ebenfalls in- nerhalb der Swissair-Gruppe abzuklären. Ziel sollte es sein, dass die Crossair eine Vielzahl von europäischen Direktverbin- dungen von und nach Basel-Mülhausen und anderen schwei- zerischen Flugplätzen herstellen könnte.
Damit stellt sich die Frage: Inwieweit ist in einem revidierten re- spektive neuen Luftfahrtgesetz eine liberale Fassung des bis- herigen Artikels 103 und anderer Artikel vorgesehen?
Zusammengefasst möchte ich klarstellen, dass wir kein zweites «SBB-Problem» haben wollen, d. h., dass sich die Swissair initiativer und kommunikativer als bisher selbst be- haupten muss. Im Sinne einer Politik der Nischenausnutzung soll der Crossair wieder mehr Freiraum und eigene Verantwor- tung gegeben werden. Der Bund soll im Sinne der oft ge- wünschten Revitalisierungs- und Liberalisierungsvorhaben fortschrittliche Rahmenbedingungen schaffen.
Baumberger: Wir wissen es: Für unsere exportorientierte, in- ternational verflochtene Wirtschaft ist der Luftverkehr von gros- ser Bedeutung. Das Interesse am Projekt Alcazar oder an Al- ternativprojekten ist daher legitim. Aber der Bundesrat hat zu Recht festgehalten, dass die Swissair gerade in solchen Fra- gen nach unternehmerischen Grundsätzen und nicht nach emotionalen Ueberlegungen handeln muss.
Die Swissair hat meines Erachtens bisher bewiesen, dass sie unternehmerisch zu handeln weiss. Nichts rechtfertigt die recht arrogante Ausdrucksweise in der Interpellation der sozi- aldemokratischen Fraktion, Ziffer 5, wo auf ein «der Aufgabe nicht voll gewachsenes Management» hingewiesen wird. Dass allerdings die Aufgabe der Swissair durch politisches Handeln, nämlich durch das EWR-Nein, nicht erleichtert wurde, das wurde schon mehrfach erwähnt.
Gefragt ist die Unterstützung der Politik aber dennoch, und zwar bei den Infrastrukturen am Boden. Ich denke an unsere nationalen Flughäfen. Da sind meines Erachtens - um in der Terminologie der SP zu sprechen - viele Politiker ihrer Auf- gabe überhaupt nicht gewachsen.
Ich habe die kantonale Initiative für einen massvollen Flugver- kehr vor mir; da liest man zu den Zielsetzungen:
Begrenzung des Flugverkehrs auf dem Kantonsgebiet;
Ausdehnung der Nachtflugbeschränkungen;
Verzicht auf Ausbauprojekte.
Die Begründung lautet, Transitluftverkehr nütze uns Schwei- zern wenig, und es heisst dann, dass sich Zürich nicht als Drehscheibe für den internationalen Flugverkehr eigne.
Wir wissen: Der Transitluftverkehr trägt überproportional zur Kostendeckung bei; eine Verlängerung des Nachtflugverbo- tes auf acht Stunden kostet 120 Millionen Franken im Jahr - das Sechsfache des Reingewinns -, und eine Ueberholspur wäre dringend nötig.
Sollte diese Initiative gutgeheissen werden oder sollten SP und GPS, welche diese Initiative massgebend mittragen, ihre «Obstruktionspolitik» nicht aufgeben, dann müssten wir über kurz oder lang nicht mehr über Alcazar oder über den Allein- gang sprechen, sondern über den Untergang der Swissair.
Wenn die Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion in Ziffer 4 den Bundesrat auffordert, die Interessen der Beschäf- tigten in der Schweiz wahrzunehmen, tönt das zwar gut, aber es ist reichlich scheinheilig. Mit dem Vorgehen auf kantonaler Ebene bedroht die Trägerschaft jener Initiative weit mehr Ar- beitsplätze, als im Rahmen des Projektes Alcazar überhaupt zur Diskussion stehen. Es gilt daran zu erinnern, dass allein vom Flughafen Zürich-Kloten rund 45 000 Arbeitsplätze ab- hängen, mit anderen Worten: eine Wohnbevölkerung von über 100 000 Einwohnern.
Was wir als Politiker im Interesse unserer nationalen Flugge- sellschaft - auf welche wir gewiss stolz sind - tun können und müssen: Wir müssen die bestehenden Infrastrukturen opti- mieren; dabei sind - das halte ich fest - Umweltschutzbelange
N
16 juin 1993
1290
Swissair. Interpellations urgentes
wichtig, und sie werden auch laufend beachtet. Von einem Wildwuchs, Herr Kollege Vollmer, kann keine Rede sein. Wir müssen der Swissair im kleinen Heimmarkt für die Verhand- lungen mit Dritten und für ihre Zukunft eine günstige Aus- gangslage verschaffen.
Wanner: Es ist vielleicht symptomatisch, wenn der Präsident der zuständigen Fachkommission als letzter, aber dennoch das Wort zu einem kurzen Votum erhält
Ich möchte zu dieser Sache nicht mehr viel sagen. Ich habe die Debatte ausführlich verfolgt. Viel Neues war nicht zu hören. In der Sache selber schliesse ich mich dem Votum von Herrn Jaeger an. Ich glaube, er hat das zusammengefasst, was es zu sagen gibt, namentlich, dass sich unsere Debatte im jetzigen Moment im operativen Bereich bewegt. Hier hat die Politik nichts zu suchen. Verantwortlich sind die Damen und Herren des Verwaltungsrates der Swissair; hier kann und darf die Poli- tik nicht zusätzliche Verantwortung übernehmen.
Ich möchte mich ganz kurz an die Mitglieder der Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen Ihres Rates wenden. Vor an- derthalb Jahren haben wir uns vor Ort intensiv mit den Proble- men der Swissair auseinandergesetzt. Wer dabei war und sich erinnert, weiss, dass die jetzigen Probleme schon damals nicht nur angetönt, sondern vorhergesagt und ganz konkret beschrieben wurden. Darum kann uns heute einiges nicht mehr überraschen.
Ich möchte festhalten, dass es heute darum geht, die Swissair als Unternehmung in die Zukunft zu retten. Sie kann ein natio- nales Symbol bleiben, wenn es wirtschaftlich zu verantworten ist. Wenn das nicht der Fall ist - und ich nehme nicht an, dass Sie eine «zweite SBB-Problematik» haben wollen -, dann ha- ben natürlich auch nationale Symbole dem «Zeitgeist» ihren Tribut zu zollen. Sie sind gut und recht - aber ab und zu sind sie etwas teuer.
Heute ist mir ein alter Kommunikationsgrundsatz in die Hände gekommen, der heisst: «Tue Gutes, und rede darüber.» Ich möchte ihn abwandeln: Ich gehe davon aus, dass die Swissair das Richtige tut, im Moment aber - aus einsichtigen Grün- den - nicht darüber redet.
Bundespräsident Ogi: Ich stelle fest, dass diese Debatte vor gelichteten Reihen stattfindet. Da muss ich mich fragen: Ist die Luft bereits draussen? Oder hat sich die Aufregung bereits ge- legt? Oder hat sich die Nervosität, die diesem Geschäft anzu- haften schien, ebenfalls verflüchtigt? Ich stelle jedenfalls fest: Der erwartete Luftkrieg fand nicht statt.
Fast alle haben gesagt, die Politik solle sich in dieser Phase nicht mit dem Problem beschäftigen. Das hat Sie aber nicht davon abgehalten, jetzt zwei Stunden darüber zu reden. Also muss ich auch reden. Nach dem Gesagten muss ich etwas ausholen, einiges richtigstellen und klar sagen, was ist, und klar sagen, was nicht ist
Eine erste Feststellung: Noch selten hat eine Nachricht aus der Wirtschaft, eine Nachricht über Kooperationsabsichten, die Oeffentlichkeit und die Politik so beschäftigt wie das Pro- jekt Alcazar, d. h. die Nachricht über ein mögliches Zusam- mengehen der vier Luftfahrtgesellschaften Swissair, KLM, SAS und AUA. Ich nehme dies als positives Zeichen, als Zeichen ei- ner starken Verbundenheit unserer Bevölkerung mit unserer nationalen Airline, als Zeichen auch einer Wertschätzung für die Swissair, als Zeichen ihrer ausgeprägten Identität und des hohen Wertes ihrer Identität, und schliesslich als Ausdruck starker emotionaler Bindungen. Mich freut dies, und ich bin si- cher: Auch die Swissair kann sich darüber freuen.
Der Bundesrat ist mit sieben dringlichen Interpellationen zur Situation und zur Zukunft der Swissair konfrontiert worden. Die darin enthaltenen Fragen überschneiden sich teilweise. Die Antworten sind Ihnen schriftlich erteilt worden.
Anstatt auf die sieben Interpellationen einzeln einzugehen, möchte ich zuerst ganz allgemein zum Thema Stellung neh- men und anschliessend auf einzelne Voten und auf einzelne Problemkreise eingehen.
Die Deregulierung in den Vereinigten Staaten von Amerika, die Liberalisierung in Europa und die weltweite Rezession führten zu einem freien, aber harten Wettbewerb im Luftverkehr. Als
Folge davon sind grundlegende Strukturveränderungen im Gange. Es bilden sich Kooperationen. Durch Fusionen entste- hen sogenannte Mega-Carrier. Zahlreiche grosse Luftver- kehrsgesellschaften, aber auch kleinere und mittlere kämpfen ums Ueberleben, sofern sie nicht spezielle Bedürfnisse mit An- geboten und Qualitäten abdecken.
Die Swissair hat schon während mehreren Jahren versucht, die Vorteile von Kooperationen in den verschiedensten Berei- chen des Luftverkehrs auszunützen: auf technischem Gebiet mit der KSSU-Gruppe, KLM, SAS, Swissair und UTA, auf kommerziellem Gebiet in der European Quality Alliance (EQA), mit AUA und SAS, und in der Global Excellence mit Delta Airlines und Singapore Airlines. Gleichzeitig hat aber die Swissair verschiedene Massnahmen getroffen, um die Pro- duktivität zu steigern und die Kosten zu senken.
Die zunehmende Konkurrenz, der Druck auf die Preise und die Erträge, steigende Kosten, aber auch die Interpretation des Wettbewerbsrechtes in Brüssel und Washington -- ich denke an Kartellprobleme bei Kooperationen - haben die Swissair schliesslich bewogen, weiter gehende Lösungen zu prüfen. Eine davon ist das Projekt Alcazar, das in eine mögliche Fu- sion mit der AUA, der KLM und der SAS ausmünden könnte. Für die Swissair könnte in diesem Falle - das müssen wir zur Kenntnis nehmen, und wir müssen uns mit dieser Tatsache dann beschäftigen - ein minderheitliches Aktienpaket in Frage kommen; es ist von 30 Prozent die Rede.
Die Swissair erfüllt als nationales schweizerisches Luftver- kehrsunternehmen die Aufgabe, die in Artikel 103 des Luft- fahrtgesetzes umschrieben ist: Die Swissair ist das bezeich- nete Unternehmen für die Anwendung von über hundert bila- teralen Luftverkehrsabkommen, welche die Schweiz bis heute abgeschlossen hat. Die Swissair ist die einzige Gesellschaft im Besitze einer allgemeinen Betriebskonzession des Eidgenös sischen Verkehrs- und Energiewirtschaftsdepartementes und damit eines der Hauptinstrumente zur Umsetzung der schwei- zerischen Luftfahrtpolitik.
Aus diesen Gründen misst der Bundesrat den im Zusammen- hang mit dem Projekt Alcazar anstehenden Entscheiden eine grössere als eine rein wirtschaftliche Bedeutung bei. Der Bun- desrat hat die Swissair daher um Prüfung von Alternativen zum Projekt Alcazar ersucht, denn wir waren im Bundesrat schon etwas besorgt, als wir uns mit möglichen Konsequenzen von Alcazar auseinandersetzten. Konsequenzen, die - das muss in Betracht gezogen werden - zum Ende der heute noch unab- hängigen, also unternehmerisch selbständigen Swissair füh- ren könnten.
Die Alternative sollte unserer Meinung nach einen Weg in die Zukunft weisen, der uns eine unternehmerisch unabhängige Swissair erhalten könnte. Dieses Ziel ist sicher - da sind wir uns einig - den Schweiss der Edlen wert. Natürlich müsste die Alternative von neutralen, unabhängigen, industriell erfahre- nen Experten erarbeitet werden.
Der Bundesrat verlangt ebenfalls einen detaillierten Bericht über die zu erwartenden Auswirkungen auf die Stellung der Schweiz im internationalen Luftverkehr, auf die Wirtschaftlich- keit der Swissair, auf die Arbeitsplatzsituation sowie auf die Re- gionen unseres Landes. Der Bundesrat hat bisher auf diese Fragen noch keine Antwort erhalten; er erwartet aber die Ant- wort wenn möglich noch vor der Sommerpause 1993. Ver- schiedene Fragen der Interpellanten können deshalb heute noch nicht abschliessend beantwortet werden. Sie alle zufrie- denzustellen ist im heutigen Zeitpunkt wohl ein Ding der Un- möglichkeit; zu verschieden sind ihre Stellungnahmen.
Herr Vollmer, seien Sie fair: Sondierungsgespräche sind nicht Verhandlungen!
Lassen Sie mich zu den wichtigsten Themen einige Ausfüh- rungen anbringen. Zunächst zur Rolle des Bundesrates: Der Bundesrat ist sich bewusst, dass die Aktien der Swissair zu rund 80 Prozent in privaten Händen sind, dass die Swissair- Organe nach unternehmerischen Grundsätzen handeln müs- sen und hierfür den notwendigen unternehmerischen Frei- raum benötigen. Allerdings ist darauf hinzuweisen, dass der Swissair trotz allem eine besondere Stellung zukommt. Die Swissair betreibt - gestützt auf die bilateralen Luftverkehrsab- kommen - die im allgemeinen Interesse liegenden Linienver-
N
1291
Swissair. Dringliche Interpellationen
bindungen als bezeichnetes und somit bevorzugtes Unter- nehmen. Damit erhalten die Pläne der Swissair eine staatspoli- tische Dimension, was den Bundesrat bewogen hat, sich mit Alcazar zu beschäftigen.
Ein Wort zum Markenzeichen Swissair: Der Bundesrat ist über- zeugt, dass der Name Swissair von hohem Wert ist und als Aushängeschild unseres Landes erhalten werden soll, nicht zuletzt auch als Manifestation unserer starken und qualitativ hochstehenden Wirtschaft. So gesehen, ist der Name Swissair eben mehr als ein Name. Swissair ist eine Botschaft der Schweiz in der ganzen Welt. Diese unternehmerische Bot- schaft ist für unser Land von grossem Wert als Symbol der Schweiz; es lohnt sich, diesen Wert aus kommerziellen, aber auch aus ideellen Gründen zu erhalten.
Zur Konkurrenzfähigkeit: Anfang letzter Woche hat der Ver- kehrsministerrat der EG die EG-Kommission beauftragt, ein Verhandlungsmandat auszuarbeiten. Mit dem Abschluss ei- nes Luftverkehrsabkommens Schweiz/EG sollen für die Kon- kurrenzfähigkeit der Swissair optimalere Rahmenbedingun gen geschaffen werden. Das revidierte Luftfahrtgesetz wird hierzu ebenfalls einen Beitrag leisten, und dieses Gesetz ist nicht so schlecht, wie Sie das gesagt haben, Herr Wyss Paul. Der Bundesrat ist auch bestrebt, die bilateralen Luftverkehrs- abkommen - 113 an der Zahl - qualitativ und quantitativ aus- zubauen, d. h., der Swissair die Verkehrswege in die Welt zu öffnen. Das ist, wie das verschiedene Redner gesagt haben, wohl der beste Beitrag, den der Bundesrat zur Stärkung der Swissair leisten kann.
Einige Worte zu den EWR-Folgen und zum Nein vom 6. De- zember 1992: Es ist dem Bundesrat bekannt, dass wegen der Ablehnung des EWR-Vertrages die Rahmenbedingungen für schweizerische Fluggesellschaften nun weniger gut gewor- den sind als für die anderen europäischen Gesellschaften, die im Rahmen des Liberalisierungspaketes der EG mitmachen oder davon profitieren können.
Einige Gedanken zu den möglichen Gesetzesänderungen: Wieweit Alcazar eine Aenderung des Luftfahrtgesetzes be- dingt, kann erst endgültig bestimmt werden, wenn die Ver- handlungen zwischen den Partnern abgeschlossen sind. Nach dem heutigen Erkenntnisstand dürfte Phase 1 von Alca- zar ohne Gesetzesänderung verwirklicht werden können.
Ein Wort zur Luftfahrtpolitik: Auch hier möchte ich Klarheit schaffen. Das Ziel der schweizerischen Luftfahrtpolitik ist es, der Zivilluftfahrt Rahmenbedingungen zu garantieren, die es dieser ermöglichen, ihre im öffentlichen Interesse liegende Aufgabe als Teil des nationalen und internationalen Verkehrs- systems sicher, effizient und umweltgerecht wahrzunehmen. Die wesentlichen luftverkehrspolitischen Ziele des Bundes müssen weiterhin gewährleistet werden können, auch wenn im Zuge der Liberalisierung der staatliche Einfluss abgebaut wird. Der Weiterbestand einer nationalen Luftfahrtgesellschaft ist dieser Politik förderlich. Eine mehrheitlich schweizerisch beherrschte Gesellschaft wäre deshalb zu begrüssen. Es ist aber nicht zwingend, dass nur eine schweizerisch beherrschte Gesellschaft die luftverkehrspolitischen Ziele gewährleisten kann.
Ein Wort zu den Arbeitsplätzen: Erstes Ziel jeglicher Koopera- tion ist die Rationalisierung und damit die Kostensenkung. Hier wollen wir uns überhaupt nichts vorspielen. Wieweit sich Alcazar in bezug auf die Einsparung von Arbeitsplätzen aus- wirken wird, kann heute noch nicht mit Bestimmtheit gesagt werden. Die in einzelnen Presseorganen genannten Zahlen sind gemäss Angaben der Swissair aber weit übertrieben. Der Bundesrat sieht keine Möglichkeit, direkt auf die Erhaltung der Arbeitsplätze bei der Swissair einzuwirken. Das geeignetste Mittel gegen den Verlust von Arbeitsplätzen ist die Stärkung der Wettbewerbsfähigkeit der Swissair.
Zu den Flughäfen: Die drei schweizerischen Landesflughäfen sind tragende Pfeiler des schweizerischen Luftverkehrsnet- zes. Genf-Cointrin und Zürich-Kloten - Basel-Mülhausen kommt dann später auch noch, Herr Wyss Paul - sind die wichtigsten Drehscheiben des interkontinentalen und euro- päischen Luftverkehrs der Swissair. Die Suisse romande ist mit Genf-Cointrin direkt an das internationale Flugverkehrs- netz angeschlossen. Für unser mehrsprachiges Land ist diese
Gleichstellung der Suisse romande mit der Deutschschweiz von grundlegender Bedeutung; hier hat die Swissair letztlich kulturelle Bedeutung. Die Romands in diesem Saal sind sich dessen sicher auch bewusst.
Die Europaverbindungen des binationalen Flughafens Basel- Mülhausen werden ständig verstärkt. Die Flughafenhalter Ba- sel-Mülhausen, Zürich-Kloten und Genf-Cointrin müssen aber mit dem Bund helfen - das revidierte Luftfahrtgesetz, das nicht so schlecht ist, gibt diese Möglichkeit -, die Attraktivität der schweizerischen Flughäfen zu erhalten und wo nötig zu ver- bessern.
Zu den regionalen Interessen: Der Bundesrat ist sich der Be- deutung des Anschlusses der peripheren Regionen, nament- lich des Tessins, an die internationale Zivilluftfahrt ebenfalls bewusst. Der regionale Flugverkehr stellt ein wichtiges Ele- ment im gesellschaftlichen und gesamtwirtschaftlichen Bild dar.
In diesem Zusammenhang ein Wort zu den Aufgaben und Funktionen der Crossair: Diese Aufgaben sollen sich, Herr Wyss Paul, gemäss Angaben der Swissair im Rahmen von Al- cazar grundsätzlich nicht ändern. Die Bedienung regionaler Flugplätze wie Lugano-Agno und Bern-Belp wird mit oder ohne Alcazar weiterhin im Rahmen des wirtschaftlich Zu- mutbaren - ich betone: im Rahmen des wirtschaftlich Zumut- baren - zu den Pflichten von Crossair gehören. Die Zubringer- funktion, welche die regionalen Gesellschaften heute aus- üben, liegt im kommerziellen Interesse der Liniengesell- schaften.
Einige Präzisierungen zum Stand der Verhandlungen: All das Gesagte hängt allerdings ganz praktisch und ganz konkret von den Alcazar-Verhandlungen ab. Die diversen staatspoli- tisch wichtigen Funktionen der Swissair - und der Crossair - müssten im Vertrag mit den mitbeteiligten Gesellschaften ga- rantiert werden. Ob das bei der doch deutlich minderheitli- chen Beteiligung der Swissair gelingt, bleibt abzuwarten.
Bisher sind - wie Frau Spoerry richtig bemerkte - keine offiziel- len Verhandlungen geführt worden. Es wurden keine Ent- scheide gefällt; es fanden vertiefte Sondierungsgespräche darüber statt, ob eine qualifizierte Kooperation zwischen den vier Gesellschaften wirtschaftlich interessant und sinnvoll sein könnte. Es waren nach Swissair-Sprachgebrauch «explorato- rische Gespräche». Formelle Verhandlungen werden erst noch zu beschliessen sein. Hierzu müsste die Geschäftslei- tung vom Verwaltungsrat legitimiert werden.
Ich möchte jetzt auf einige Fragen eintreten.
Zu Herrn Oehlers Frage, wann der Bundesrat informiert wurde: Der Bundesrat ist laufend informiert worden. Ich habe den Bundesrat erstmals am 27. Januar 1993 im Rahmen der Umfrage über Pläne der Swissair betreffend Zusammenarbeit mit KLM, SAS und AUA sowie über die Aufnahme von explora- torischen Gesprächen orientiert. Am 23. März 1993 überwies mein Departement eine ausführliche Informationsnotiz an den Bundesrat. Dabei wurde insbesondere auf Schlüsselfragen verwiesen, die sich aus Bundessicht in diesem Moment stell- ten. Am 13. Mai 1993 unterbreitete das EVED dem Bundesrat das Positionspapier Alcazar der Swissair vom 5. Mai 1993, welches den Mitgliedern des Swissair-Verwaltungsrates zuge- stellt worden war. Es fanden überdies verschiedene Gesprä- che des Swissair-Managements mit Bundesräten statt, die vom Sprechenden initiiert und organisiert wurden. Der Verwal- tungsratspräsident, Hannes Goetz, hat mit den Bundesräten Stich, Delamuraz, Cotti und Villiger gesprochen.
Zur Frage von Herrn Vollmer, zum weiteren Vorgehen: Die Kontakte laufen. Die Verkehrsdelegation des Bundesrates wird in diesem oder im nächsten Monat ein Gespräch mit der Swissair-Spitze führen, je nach Dringlichkeit. Noch vor der Sommerpause 1993 sollen die Antworten der Swissair auf die Fragen des Bundesrates vorliegen. Es ist nicht das Ziel des Bundesrates, die unternehmerische Autonomie der Swissair einzuschränken. Unternehmerische Lösungen dürfen aber das Landesinteresse nicht verletzen.
Zur Frage von Frau Diener, weshalb der Bundesrat trotz lau- fender Information der Swissair formelle Fragen gestellt habe. Orientiert hat die Swissair nur über das, was sie effektiv wusste. Ueber Alternativen ist kaum gesprochen worden - wie
N 16 juin 1993
1292
Swissair. Interpellations urgentes
ich hörte, auch im Verwaltungsrat nicht Wir wollen die Optio- nen kennen. Wir kennen auch die Auswirkungen von Alcazar zu wenig. Wir möchten Auskunft über Auswirkungen auf die Stellung der Schweiz in der Zivilluftfahrt. Wir möchten Auskunft über mögliche Auswirkungen auf die Regionen unseres föde- ralistischen Landes. Wir interessieren uns auch für die Auswir- kungen auf die Arbeitsplätze. Es scheint uns richtig, diese Fra- gen jetzt, vor den formellen Verhandlungen, zu stellen.
Warum wurde überhaupt orientiert? Diese Frage stellten sich Frau Diener, Frau Spoerry, Herr Ledergerber und Herr Ry- chen. Sie haben damit auch die Informationspolitik des Bun- desrates kritisiert. Sie kritisieren, dass der Bundesrat seine Forderungen gegenüber der Swissair publik gemacht hat. Ich kann Ihre Bedenken teilweise teilen.
Bedenken Sie aber folgendes: Der Bundesrat muss offen in- formieren. Der Bundesrat ist verpflichtet, wenn immer möglich Transparenz über sein Handeln zu schaffen. Unsere Bürgerin- nen und Bürger erwarten dies; sie haben einen Anspruch dar- auf. Nachdem über die Pläne der Swissair bereits öffentlich debattiert worden war, gab es überhaupt keinen Grund, die Einschätzung des Bundesrates sowie seinen Wunsch nach Al- ternativen und nach Information geheimzuhalten. Nur Trans- parenz kann Vertrauen schaffen. Nur Transparenz macht in unserem Land die notwendige öffentliche Diskussion mög- lich. Ich bin froh, dass über die Absichten der Swissair in der Oeffentlichkeit und im Parlament im jetzigen Zeitpunkt so in- tensiv diskutiert wird und nicht erst, wenn die Würfel praktisch gefallen sind.
Ich möchte noch die Frage von Frau Diener beantworten: Was unternehmen wir dann, wenn die Bahnen «überflogen» wer- den? Ich sage Ihnen ganz klar: Wir bauen sehr rasch die Neat - das ist die einzige Lösung, um die Schweiz ins europäi- sche Netz der Hochgeschwindigkeitszüge einzubinden, Frau Diener.
Sie haben auch gefragt, welche Alternativen der Bundesrat zu Alcazar sehe, ob der Alleingang möglich sei. Es ist nicht Auf- gabe des Bundesrates, Alternativmöglichkeiten selber auszu- loten, und auch nicht, auf Ueberkapazitäten zu reagieren. Das ist Aufgabe der Unternehmensleitung. Dagegen erwartet der Bundesrat von der Swissair, dass sie dies tut. Er will einen Ueberblick über die Alternativen und vor allem über deren Konsequenzen haben. Die Position der Swissair ist nicht ge- schwächt worden, im Gegenteil: Die Fragen mussten vor Auf- nahme der Verhandlungen gestellt werden.
Die Frage der Nachtflüge und der Landemöglichkeiten am frü- hen Morgen und am späten Abend habe ich gestern im Rah- men des Geschäftsberichtes behandelt. Sie können diese In- formation bei Herrn Meier Hans einfordern.
Ich komme noch zur Frage von Herrn Wyss Paul in bezug auf die Stellung des Flughafens Basel-Mülhausen. Die schweizeri- schen Flughäfen behalten auch im Alcazar-Projekt gemäss Swissair ihre heutige Bedeutung; die Crossair wird auch im Rahmen von Alcazar ihre führende Rolle beim Weiterausbau des Regional-Hubs Basel beibehalten, und im übrigen wissen Sie, dass wir versuchen, mit den Franzosen zu verhandeln, um einen besseren Vertrag in bezug auf Basel-Mülhausen zu be- kommen.
Zur Totalrevision des Luftfahrtgesetzes: Nachdem wir lange gebraucht haben, bis wir eine Teilrevision erreichen konnten, sind wir der Meinung, dass wir jetzt diese Teilrevision ab- schliessen sollten. Machen Sie die Schlussabstimmung; es bestehen keine Differenzen mehr. Und dann bauen wir weiter auf. Ich bitte Sie um Zustimmung.
Lassen Sie mich noch folgendes sagen: Die Zivilluftfahrt ist für die gedeihliche Entwicklung eines Landes, für die Prosperität der Wirtschaft und die Erhaltung der Arbeitsplätze - wir ver- gessen es immer wieder grosszügig - von ausserordentlich grosser Bedeutung. Das wird uns in diesen Tagen wiederum bewusst. Das ist uns in den vergangenen Jahren vielleicht zu wenig bewusst gewesen. Ich habe den Eindruck, die Swissair wurde in den letzten Tagen von Ihnen «wiederentdeckt». Zu einseitig hat man - das möchte ich Ihnen ganz klar sagen - im- mer nur die negativen Punkte der Zivilluftfahrt in den Vorder- grund geschoben. Man hat vom Lärm gesprochen, von den Umweltproblemen usw. Dabei hat man vergessen, dass die
Swissair nicht nur wirtschaftsfördernd ist, sondern auch Ar- beitsplätze bringt, direkt und indirekt.
Nach dieser Debatte meine ich: Wir müssen zur Zivilluftfahrt, zum Linienverkehr, etwas mehr Sorge tragen. Die Swissair ist der wichtigste Träger dieser Zivilluftfahrt, des Linienverkehrs, in unserem Lande.
Wir werden aber auch auf eine klare Aufgabenteilung achten müssen. Die kommerzielle Verantwortung ist und bleibt bei der Unternehmung. Die Wahrung der öffentlichen Interessen, die politische Verantwortung, aber auch die Sicherstellung der Infrastruktur liegen - wie das Herr Jaeger ganz klar gesagt hat - bei den Behörden. Deshalb müssen wir gut zusammen- arbeiten. Es wird Aufgabe von uns allen sein, in den kommen- den Monaten kommerzielle Notwendigkeiten und öffentliche Interessen in Uebereinstimmung zu bringen. Dabei werden wir die Kompetenz- und die Zuständigkeitsordnung strikte zu respektieren haben. So können wir der Swissair am besten helfen.
Ganz zum Schluss ein Wort zum Vorwurf an den Bundesrat, er wolle der Swissair politisch dreinreden. Viele haben das ge- sagt: Herr Vollmer, Herr Cavadini Adriano, Herr Jaeger usw. Wenn Sie unsere Forderungen an die Swissair genau lesen, dann sehen Sie, dass wir unternehmerische Forderungen und nicht politische Forderungen gestellt haben. Die Swissair soll unternehmerische Alternativen ausarbeiten, von Unterneh- mern beraten sein. Dürfen wir das nicht fordern? Ich denke, wir dürfen das durchaus! Als Konzessionsgeber sind wir sogar dazu verpflichtet. Es ist deshalb nichts Schlechtes dabei zu finden.
Manchmal nimmt der Bundesrat politische Ratschläge von Unternehmern entgegen, wie das Revitalisierungsprogramm das z. B. auch zeigt. Jetzt hat der Bundesrat sozusagen den Unternehmern einen unternehmerischen Vorschlag gemacht. Eines wollen wir nicht: Wir wollen keine Lösung, die unsere Staatskasse mit Defiziten belastet. Das heisst allerdings - hier möchte ich eventuellen Entwicklungen vorbauen -: Wir wollen auch kein Defizit an einem realisierten Projekt Alcazar mittra- gen, auch dann nicht, wenn - das Schicksal möge das verhü- ten - Alcazar-Defizite vom holländischen Staat, vom österrei- chischen Staat und von den skandinavischen Staaten über- nommen bzw. mitgetragen werden müssten. Das ist immerhin auch eine Möglichkeit.
Es ist nicht so, dass ich im Namen des Bundesrates hier unter- nehmerisch ins Blaue hinaus rede. Ich war selbst in einer Un- ternehmung tätig und habe in den vergangenen Wochen ver- schiedene Gespräche mit verschiedenen Unternehmern ge- führt, und zwar nicht nur mit solchen, die Ihnen im bürgerli- chen Lager nahestehen, sondern auch mit Unternehmern, die über beeindruckende internationale und sanierungsmässige Erfahrung verfügen. Ich bin deshalb überzeugt, dass die Prü- fung von Alcazar nach allen Regeln der unternehmerischen Kunst sehr richtig, aber auch sehr wichtig ist.
93.3254
Interpellation der christlichdemokratischen Fraktion Erklärung der Interpellanten: befriedigt
Interpellation du groupe démocrate-chrétien
Déclaration des interpellateurs : satisfaits
93.3255 Interpellation Oehler Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt
Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait
93.3257 Interpellation der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei Erklärung der Interpellanten: befriedigt
Interpellation du groupe de l'Union démocratique du centre Déclaration des interpellateurs: satisfaits
93.3258 Interpellation Keller Rudolf
Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait
1293
Parlamentarische Initiativen. Volksrechte
93.3264 Interpellation Borradori Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait
93.3266 Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Erklärung der Interpellanten: teilweise befriedigt Interpellation du groupe socialiste Déclaration des interpellateurs: partiellement satisfaits
93.3270 Interpellation der grünen Fraktion Erklärung der Interpellanten: teilweise befriedigt Interpellation du groupe écologiste Déclaration des interpellateurs: partiellement satisfaits
93.108
Folgeprogramm nach der Ablehnung des EWR-Abkommens (Swisslex) Personenbeförderung und Zugang zu den Berufen des Strassentransportunternehmers. Bundesgesetz Programme consécutif au rejet de l'Accord EEE (Swisslex) Transport de voyageurs et accès aux professions de transporteur par route. Loi fédérale
Differenzen - Divergences
Siehe Seite 806 hiervor - Voir page 806 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 14. Juni 1993 Décision du Conseil des Etats du 14 juin 1993
Präsident: Eine Mitteilung betreffend den Ordnungsantrag «Herbstsession Genf»: 108 Mitglieder des Nationalrates ver- langen, dass wir den Beschluss der Koordinationskonferenz, die Herbstsession nicht in Genf, sondern in Bern durchzufüh- ren, im Nationalrat traktandieren und zur Diskussion stellen. Da der Ordnungsantrag mit dem absoluten Mehr eingereicht wurde, haben wir sofort eine Bürositzung für morgen Donners- tag, 07.30 Uhr, einberufen und werden den Beschluss für mor- gen traktandieren. Eine Diskussion über Annahme oder Ab- lehnung des Ordnungsantrages heute abend erübrigt sich. - Sie sind damit einverstanden.
92.410
Parlamentarische Initiative (Rychen) Unterschriftenzahl für das Referendum Initiative parlementaire (Rychen) Nombre de signatures requis pour les référendums
Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 19. März 1992 Die eidgenössischen Räte werden aufgefordert, die in der Bundesverfassung festgelegte Unterschriftenzahl für das Re- ferendum deutlich zu erhöhen.
Texte de l'initiative du 19 mars 1992 Les Chambres fédérales sont invitées à augmenter nettement le nombre de signatures requis dans la constitution pour les demandes de référendum.
Art. 9 Abs. 1 Bst. b, 11 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 9 al. 1 let. b, 11 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Wanner, Berichterstatter: Wie Sie wissen, haben wir bei den Artikeln 9 und 11 noch eine kleine Differenz zum Ständerat. Im Grunde genommen geht es um das gleiche. Der Entwurf des Bundesrates und der Beschluss des Ständerates sehen vor, dass die finanzielle Leistungsfähigkeit eine der Voraussetzun gen ist, um eine Bewilligung zu erlangen, als Unternehmer tä- tig zu sein. Der Ständerat hat an der Variante des Bundesrates festgehalten.
Ihre Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen hat heute morgen getagt und schlägt Ihnen ohne Gegenstimme bei eini- gen Enthaltungen vor, bei den Artikeln 9 und 11 dem Be- schluss des Ständerates zuzustimmen.
Angenommen - Adopté
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
92.411
Parlamentarische Initiative (Seiler Hanspeter) Unterschriftenzahl für Volksinitiativen Initiative parlementaire (Seiler Hanspeter) Nombre de signatures requis pour les initiatives populaires
Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 19. März 1992 Gestützt auf Artikel 21bis des GVG verlange ich mit einer parla- mentarischen Initiative in Form der allgemeinen Anregung eine Anpassung der Mindestzahl von Unterschriften bei Volks- initiativen gemäss Artikel 120 und 121 der Bundesverfassung an die heutige Zahl der Stimmberechtigten. Insbesondere sind zu prüfen:
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Zusammenschluss der Swissair mit KLM, SAS und AUA Interpellation urgente du groupe écologiste Fusion de Swissair avec KLM, SAS et AUA
In
Dans
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In
Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1993
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
13
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3270
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
16.06.1993 - 15:00
Date
Data
Seite
1277-1293
Page
Pagina
Ref. No
20 022 846
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.