Asylpolitik. Initiativen und persönliche Vorstösse
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force de loi que pourrait avoir cette circulaire, qui n'est qu'une circulaire créant un certain ordre, mais pas une obligation. Je cite la Commission de gestion dans son rapport admis par no- tre plénum le 19 juin 1992 (BO 1992 N 1175): «Ces critères per- mettent simplement d'exercer le pouvoir discrétionnaire dont disposent les cantons» - pouvoir discrétionnaire dont dispose les cantons, j'insiste -, et plus loin: «L'article 13 lettre f de l'or- donnance reste déterminant, de sorte qu'un canton peut, dans un cas précis, proposer l'octroi d'une autorisation de sé- jour pour d'autres raisons que celles qui sont énumérées dans la circulaire.» Donc, j'insiste bien sur le fait que notre commis- sion est de l'avis que la marge de manoeuvre à disposition des cantons existe et que c'est au Département fédéral de justice et police d'assouplir sa politique, et en particulier de relativiser sa circulaire.
M. Koller, conseiller fédéral, a fait allusion vendredi passé à une décision du Tribunal fédéral en la matière. J'émettrai d'abord une brève critique à l'égard du Tribunal fédéral qui pourrait, malgré tout, chercher à interpréter la volonté du lé- gislateur lors de ses décisions, et pas simplement interpréter la loi sans prendre en compte la manière dont les débats se sont déroulés lors de l'élaboration de cette loi. Son interpréta- tion est beaucoup plus restrictive que ce qu'elle pourrait être lorsqu'on lit les débats au Parlement. Mais encore, comme toujours, lorsqu'il y a décision d'un tribunal, personne n'a rai- son et personne n'a tort. Sur le fond du jugement, en mars, le canton concerné avait tort et la Confédération avait raison. Mais, en même temps, le Tribunal fédéral a clairement dit que chaque cas devait être examiné en particulier, que la compé- tence des cantons était donc absolue pour proposer - «de ma- nière discrétionnaire», dit la Commission de gestion - ce per- mis humanitaire et que donc, en ce sens-là, comme chaque cas est un cas particulier, une circulaire donnant des règles générales n'a pas de sens.
C'est dans ce sens-là que votre commission vous propose de ne pas donner suite au chiffre 3 de cette initiative. Il ne s'agit pas de modifier la loi, car la marge de manoeuvre souhaitée par le canton de Lucerne existe déjà dans la loi actuelle.
Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, die Ziffern 1 und 2 der Initiative abzuschreiben und Ziffer 3 keine Folge zu geben.
Zustimmung - Adhésion
91.310
Standesinitiative Aargau Notrecht im Asylwesen Initiative du canton d'Argovie Droit de nécessité en matière d'asile
Beschluss des Ständerates vom 7. Oktober 1992 Décision du Conseil des Etats du 7 octobre 1992
Wortlaut der Initiative vom 3. September 1991
In Anwendung von Artikel 93 Absatz 2 der Bundesverfassung wird die Bundesversammlung eingeladen, den Bundesrat an- zuhalten, aufgrund der ordentlichen Gesetzgebung bzw. in Anwendung seiner Kompetenz zur Einführung von Notrecht (Artikel 9 Asylgesetz) im Asylwesen Massnahmen zu treffen, insbesondere wie folgt:
durch Anordnung der Festnahme nach Eröffnung negativer Asylentscheide des Bundes zur Sicherstellung der geordne- ten und kontrollierten Ausreise bzw. Rückreise der Gesuch- steller;
durch zahlenmässige Begrenzung auf 36 000 (Niveau 1990) der den Kantonen jährlich zuzuweisenden Asylgesuch- steller;
durch die Beschaffung fehlender heimatlicher Ausweispa- piere (Reisepapiere) für wegzuweisende Asylgesuchsteller auf diplomatischem Wege durch die Bundesverwaltung;
durch Abbruch des Asylverfahrens, wenn gegen einen Ge- suchsteller begründete Klagen über sein Verhalten vorliegen (analog Art. 10 Anag);
durch Schaffung wirkungsvoller Massnahmen gegen die Verhinderung des Vollzuges der Wegweisung von rechtskräf- tig ausgewiesenen Asylbewerbern;
durch Fassung von Nichteintretensentscheiden und sofor- tige Ausschaffung bei allen illegal Eingereisten (auch «Flücht- lingen» ist zuzumuten, über die geöffneten Grenzstellen in die Schweiz einzureisen);
durch Straffung der Asylverfahren, dass innert 6 Monaten ein rechtsgültiger, definitiver Entscheid vorliegt;
durch Sicherstellung, dass den Asylbewerbern in Zukunft verunmöglicht wird, Geld in ihr Herkunftsland zurückzu- schicken, indem deren Arbeitgeber (unter Strafandrohung) verpflichtet werden, die Löhne nicht an die Asylbewerber, son- dern direkt an den Bund zu bezahlen. Diese Gelder sind nach Abzug der Kosten, die die abgewiesenen Asylbewerber verur- sacht haben, zweckgebunden für Entwicklungshilfeprojekte in der Dritten Welt zu verwenden. Auf ein anfängliches Arbeits- verbot für Asylbewerber ist zu verzichten.
Texte de l'initiative du 3 septembre 1991
En application de l'article 93 alinéa 2 de la constitution (droit d'initiative des cantons), l'Assemblée fédérale est invitée à ex- horter le Conseil fédéral à prendre des mesures en matière d'asile en se fondant sur le droit ordinaire, soit en faisant usage de sa compétence de recourir au droit de nécessité (art. 9 de la loi sur l'asile); il s'agit notamment:
d'ordonner l'arrestation des requérants après la notification de la décision de la Confédération de refuser l'asile, afin de ga- rantir un départ ou un renvoi dans les règles et sous contrôle; 2. de limiter à 36 000 (niveau de 1990) le nombre de requé- rants à attribuer chaque année aux cantons;
de charger l'administration fédérale d'obtenir, par la voie di- plomatique, les papiers d'identité du pays d'origine qui font défaut pour le renvoi des requérants déboutés;
de mettre fin à la procédure d'asile si le requérant fait l'objet d'une plainte fondée relative à sa conduite (par analogie avec l'art. 10 LSEE);
de mettre en oeuvre des mesures efficaces pour éviter qu'il soit fait obstacle à l'exécution du renvoi de requérants dont la demande a été rejetée par une décision entrée en vigueur;
de prendre des décisions de non-entrée en matière et de procéder au refoulement immédiat de toute personne entrée illégalement (on est en droit d'exiger des requérants d'asile également qu'ils entrent en Suisse par les postes-frontière ou- verts à cet effet);
de réduire la durée de la procédure d'asile, de sorte qu'une décision juridiquement valable et définitive soit prise dans les six mois;
de garantir qu'à l'avenir il sera impossible à tout requérant d'asile d'envoyer de l'argent dans son pays d'origine; pour ce faire, on obligera l'employeur (sous peine de sanctions) à ver- ser le salaire non au requérant, mais directement à la Confédé- ration. Après déduction des frais occasionnés par les requé- rants d'asile déboutés, cet argent sera utilisé à des fins préci- ses pour des projets d'aide au développement dans le tiers monde. Il convient de renoncer à interdire aux requérants de travailler au début de leur séjour.
Frau Zölch unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Der Grosse Rat des Kantons Aargau beschloss am 3. Septem- ber 1991, der Bundesversammlung eine Standesinitiative zur Asylpolitik einzureichen.
Der Ständerat hat am 7. Oktober 1992 beschlossen, die in den Ziffern 3, 5 und 7 genannten Forderungen als erfüllt abzu- schreiben und der Standesinitiative in allen übrigen Punkten keine Folge zu geben.
Die Staatspolitische Kommission des Nationalrates, welcher
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N 7 juin 1993
dieses Geschäft zur Vorberatung zugewiesen wurde, prüfte die Standesinitiative am 22. Januar 1993. Sie hörte Vertreter des Bundesamtes für Flüchtlinge an. Im weiteren führte die Kommission zusammen mit der Staatspolitischen Kommis- sion des Ständerates ein asylpolitisches Seminar mit Fachleu- ten von Bund, Kantonen und Hilfswerken durch.
Erwägungen der Kommission
Die Kommission kam zu folgenden Schlüssen:
Artikel 9 des Asylgesetzes regelt in erster Linie die Zuständig- keit zum Erlass von gesetzesderogierendem Notrecht. Die An- wendung von Notrecht setzt voraus, dass eine ausserordentli- che Lage so rasch entsteht, dass es dem Parlament zeitlich nicht möglich ist, zu reagieren. Nachdem sich die Gesuchs- zahlen in den letzten Monaten nicht plötzlich und massiv er- höht haben, kann heute nicht von einer ausserordentlichen Lage gesprochen werden. Im weiteren ist festzuhalten, dass Artikel 9 des Asylgesetzes nie zur Abweichung vom Rück- schiebungsverbot, von der persönlichen Freiheit und von an- deren Grundrechtsgarantien des Völkerrechts und der Verfas- sung ermächtigt.
Zu Ziffer 1:
Gestützt auf Artikel 14 Absatz 2 Anag besteht schon heute die Möglichkeit, eine 30tägige Ausschaffungshaft anzuordnen, wenn eine rechtskräftige Wegweisungsverfügung vorliegt und gewichtige Anhaltspunkte dafür vorliegen, dass sich der Aus- länder der Ausschaffung entziehen will. Die Standesinitiative fordert nun die Anordnung der Festnahme für alle Fälle abge- wiesener Asylgesuchsteller. Für einen rechtsgleichen Vollzug müssten die bestehenden Haftkapazitäten massiv ausgebaut werden, denn häufig fehlen schon heute die nötigen Haftlo- kale beim Vollzug der Ausschaffungshaft. Die Dauer der Aus- schaffungshaft müsste wesentlich verlängert werden, weil sich die Organisation der Heimschaffung und die Beschaffung der nötigen Reisepapiere in vielen Fällen nicht innerhalb von 30 Tagen abwickeln lässt. Zudem ist die Verhältnismässigkeit von Inhaftierungen, die ausschliesslich aufgrund abgelehnter Asylgesuche erfolgen, fraglich. Die Kommission beantragt, der in Ziffer 1 genannten Forderung keine Folge zu geben. Zu Ziffer 2:
Gemäss Ziffer 2 müsste der Bund alle ausserhalb der Quote fallenden Asylbewerber betreuen und administrativ behan- deln. Da der Bund über kein eigenes Territorium verfügt, kä- men die Bundes-Aufnahmezentren auf Kantons- oder Ge- meindegebiet zu liegen. Die im Rahmen des Aktionspro- gramms 1991/1992 durchgeführte Vernehmlassung hat ge- zeigt, dass die Mehrheit der Kantone solche Bundeszentren wünscht, aber kaum ein Kanton bereit wäre, sie auf dem eige- nen Gebiet zu dulden. Zudem hätte der Aufbau einer paralle- len Infra- und Betreuungsstruktur durch den Bund einen un- verhältnismässigen Aufwand zur Folge, ohne dass die Kan- tone in bezug auf die Zahl der anwesenden Asylbewerber in ihrem Gebiet entlastet würden. Aus diesen Gründen beantragt die Kommission, dieser Forderung keine Folge zu geben. Zu Ziffer 3:
Der Vollzug von Wegweisungen ist eine kantonale Aufgabe. Gemäss Artikel 18c des Asylgesetzes kann aber das Bundes- amt für Flüchtlinge die Kantone unter anderem bei der Be- schaffung von Reisepapieren unterstützen. In diesem Bereich besteht also kein gesetzgeberischer Handlungsbedarf. Da die Bundesbehörden die Unterstützung der Kantone in den letz- ten Monaten erheblich intensiviert und vermehrt auf diplomati- schem Wege interveniert haben, beantragt die Kommission, diese Forderung als erfüllt abzuschreiben.
Zu Ziffer 4:
In Fällen, in denen begründete Klagen über das Verhalten von Asylbewerbern vorliegen, lassen sich die Probleme nicht durch einen Abbruch des Asylverfahrens lösen. Die betreffen- den Personen würden sich weiterhin in der Schweiz aufhalten. Sollte aber die vorgeschlagene Massnahme den Zweck ha- ben, ein renitentes und dissoziales Verhalten mit dem Vollzug der Wegweisung zu ahnden, wäre sie als völkerrechtswidrig zu bezeichnen. Eine Ausnahme vom Prinzip des Non-Refoule- ment ist nach Artikel 33 der Flüchtlingskonvention und nach Artikel 45 des Asylgesetzes nur möglich, wenn ein schweres deliktisches Verhalten vorliegt, welches im Rahmen einer
Rechtsgüterabwägung den Schutzanspruch der einheimi- schen Bevölkerung gegenüber dem Schutzbedürfnis des Ausländers in den Vordergrund treten lässt. Bei einem Verhal- ten, das unterhalb strafrechtlicher Relevanz liegt, muss diese Rechtsgüterabwägung dagegen im Lichte des Non-Refoule- ment-Prinzips immer zugunsten des Ausländers ausfallen. In der Praxis werden heute die Gesuche von Asylbewerbern, de- ren Verhalten zu Klagen Anlass gibt, in erster Priorität behan- delt Aus den dargelegten Gründen beantragt die Kommis- sion, der Forderung keine Folge zu geben.
Zu Ziffer 5:
Die Forderung bezieht sich auf Personen, die abgelehnte Asyl- bewerber hier verstecken und ihnen damit den illegalen Auf- enthalt in der Schweiz ermöglichen oder erleichtern. Die Kom- missionsmehrheit beantragt, diese Forderung als erfüllt abzu- schreiben, da bereits das geltende Recht wirksame Massnah- men kennt gegen Personen, welche einem Ausländer das rechtswidrige Verweilen in der Schweiz erleichtern oder vorbe- reiten helfen. Artikel 23 Anag sieht dafür Strafen von bis zu sechs Monaten Gefängnis und Bussen bis zu 10 000 Franken vor. Gegen Personen, die das Delikt in Bereicherungsabsicht begehen, können Gefängnisstrafen bis zu drei Jahren und Bussen bis zu 100 000 Franken verhängt werden. Im weiteren weist die Kommissionsmehrheit darauf hin, dass der Vollzug der Wegweisung eine kantonale und nicht eine bundesrechtli- che Kompetenz ist.
Die Minderheit der Kommission beantragt, der Standesinitia- tive sei in diesem Punkt Folge zu geben und eine gleichlau- tende Motion zu überweisen. Begründet wurde diese Auffas- sung durch den Umstand, dass gemäss Asylstatistik 1992 17 303 Personen ohne Abmeldung ausgereist oder unterge- taucht seien. Diese Zahlen seien Beleg dafür, dass hier Pro- bleme bestehen. Mit der Motion werde der Bundesrat aufge- fordert, die Probleme beim Vollzug der Wegweisung genau zu prüfen und einen Vorschlag zu unterbreiten.
Zu Ziffer 6:
Die Tatsache, dass ein Asylbewerber illegal in die Schweiz ein- gereist ist, sagt nichts aus über seine Schutzbedürftigkeit. Be- reits dieser Aspekt spricht gegen ein generelles Nichteintreten auf Asylgesuche illegal Eingereister.
Aufgrund unkündbarer völkerrechtlicher Verpflichtungen hat auch in Nichteintretensfällen eine Non-Refoulement-Prüfung stattzufinden. Die sofortige Ausschaffung illegal eingereister Gesuchsteller würde somit gegen zwingendes Völkerrecht verstossen. Deshalb beantragt die Kommission, in diesem Punkt der Standesinitiative keine Folge zu geben. Zu Ziffer 7:
Das Postulat der rechtskräftigen Erledigung der Asylverfahren innert sechs Monaten kann bereits im Rahmen des heutigen Asylgesetzes erfüllt werden, so dass sich keine Asylgesetzrevi- sion aufdrängt. Im übrigen entspricht die Forderung den Ziel- setzungen des Bundesrates und ist in diesem Sinne als erfüllt abzuschreiben.
Zu Ziffer 8:
Eine vollständige Lohnabschöpfung widerspricht dem Rechtsgleichheitsgebot, dem Verhältnismässigkeitsprinzip und dem in Artikel 325 Obligationenrecht verankerten Lohn- zessionsverbot Die vorgeschlagene Lösung würde dazu füh- ren, dass kein Asylbewerber mehr arbeiten würde. Die Zwangsarbeit kann aufgrund des in Artikel 4 EMRK veranker- ten Zwangsarbeitsverbots nicht vorgesehen werden. Es ist auch darauf hinzuweisen, dass die heutige Regelung, wonach jeder arbeitstätige Asylbewerber 7 Prozent seines Erwerbsein- kommens zur Sicherstellung von Fürsorge- und Vollzugsko- sten auf ein Sicherheitskonto zu entrichten hat, eine Lösung darstellt, die nach intensiven Diskussionen mit den Kantonen zustande kam. Aus diesen Gründen beantragt die Kommis- sion, auch dieser Forderung keine Folge zu geben.
Mme Zölch présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le Grand Conseil du canton d'Argovie a décidé, le 3 septembre 1991, d'adresser à l'Assemblée fédérale une ini- tiative sur la politique d'asile.
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Le Conseil des Etats a décidé le 7 octobre 1992 de classer les requêtes formulées aux chiffres 3, 5 et 7 et de ne pas donner suite aux autres points de l'initiative du canton d'Argovie. La Commission des institutions politiques du Conseil national, chargée de l'examen préalable de cet objet, a examiné l'initia- tive du canton d'Argovie le 22 janvier 1993. Elle a entendu des représentants de l'Office fédéral des réfugiés. En outre, la commission a organisé, avec la Commission des institutions politiques du Conseil national, un séminaire consacré à la poli- tique d'asile au cours duquel des spécialistes de la Confédéra- tion, des cantons et des oeuvres d'entraide se sont exprimés.
Considérations de la commission
La commission est parvenue aux conclusions suivantes: L'article 9 de la loi sur l'asile règle en première ligne la compé- tence d'édicter des dispositions de droit de nécessité. L'appli- cation du droit de nécessité présuppose que des circonstan- ces extraordinaires apparaissent avec une rapidité telle que le Parlement n'est pas en mesure de réagir. Du moment que le nombre de requêtes n'a pas augmenté subitement au cours des derniers mois, on ne saurait parler de situation extraordi- naire. En outre, il y a lieu d'observer que l'article 9 de la loi sur l'asile ne donne nullement droit à déroger à l'interdiction de non-refoulement, à la liberté de la personne et aux autres ga- ranties du respect des droits fondamentaux du droit des gens et de la constitution.
Ad chiffre 1:
Conformément à l'article 14 alinéa 2 LSEE, la possibilité existe aujourd'hui déjà d'ordonner une détention de trente jours pour motifs de refoulement, en cas de décision de renvoi exé- cutoire et lorsqu'il existe de fortes présomptions que l'étranger concerné entend se soustraire au refoulement. Or, l'initiative demande d'ordonner l'arrestation pour tous les cas de requé- rants d'asile déboutés. Si l'on entendait procéder à une exécu- tion respectueuse du principe d'égalité devant la loi, les capa- cités actuelles de détention devraient être massivement éten- dues, parce qu'aujourd'hui déjà les locaux nécessaires à l'exécution de la détention pour motifs de refoulement font souvent défaut. La durée de détention pour motifs de refoule- ment devrait être considérablement prolongée, car l'organisa- tion du rapatriement et l'obtention des documents de voyage ne peuvent se faire, dans nombre de cas, dans un délai de trente jours. De plus, du point de vue du principe de propor- tionnalité, des arrestations uniquement motivées par le rejet de requêtes d'asile sont problématiques. La commission pro- pose de ne pas donner suite aux requêtes formulées au chiffre 1.
Ad chiffre 2:
Selon le chiffre 2, la Confédération devrait prendre en charge tous les requérants d'asile dont le nombre dépasse celui des quotas fixés et assurer le traitement administratif de leurs cas. Du fait que la Confédération ne possède pas de territoire en propre, les centres d'accueil fédéraux se trouveraient sur le territoire des cantons et des communes. Les consultations menées dans le cadre du programme d'action 1991/92 mon- trent que la majorité des cantons souhaite la réalisation de tels centres fédéraux, mais c'est à peine si un seul canton est dis- posé à ce que ces centres soient établis sur son propre terri- toire. En outre, l'aménagement par la Confédération d'une in- frastructure et d'une superstructure d'accueil parallèles aurait pour conséquence un déploiement d'asile sur le territoire des cantons. Telles sont les raisons pour lesquelles la commission propose de ne pas donner suite à cette requête.
Ad chiffre 3:
L'exécution des renvois est une tâche cantonale. Cependant, conformément à l'article 18c de la loi sur l'asile, l'Office fédéral des réfugiés peut notamment aider les cantons à obtenir les documents de voyage nécessaires. Dans ce domaine, il n'existe par conséquent pas de lacune législative à combler. Du fait qu'au cours des derniers mois les autorités fédérales ont considérablement intensifié l'aide aux cantons et ont accru leurs interventions diplomatiques, la commission propose de classer cette requête.
Ad chiffre 4:
Les problèmes apparaissant en cas de plainte fondée contre
la conduite de requérants d'asile ne peuvent être résolus en mettant fin à la procédure d'asile. Les personnes concernées continueraient à séjourner en Suisse. Cependant, si les mesu- res proposées avaient pour but, par l'exécution de la procé- dure de renvoi, de punir une conduite récalcitrante et asociale, il y aurait lieu de la déclarer contraire au droit des gens. Une exception au principe de non-refoulement n'est possible, conformément à l'article 33 de la Convention relative au statut des réfugiés et à l'article 45 de la loi sur l'asile qu'en présence d'un comportement délictueux grave lorsqu'il appert que, dans le cadre d'une pesée des intérêts juridiques en pré- sence, la sûreté des ressortissants suisses est prépondérante par rapport aux impératifs de protection des ressortissants étrangers. En cas de conduite qui n'atteint pas le degré de pu- nissabilité pénale, la pesée mentionnée des intérêts juridiques en présence doit, à la lumière du principe de non-refoulement, toujours être à l'avantage de l'étranger. Dans la pratique, les demandes de requérants dont la conduite donne lieu à des plaintes sont traitées en priorité. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, la commission propose de ne pas donner suite à cette demande.
Ad chiffre 5:
La requête suivante concerne les personnes qui cachent des requérants d'asile refoulés et qui permettent ou facilitent ainsi le séjour illégal d'étrangers en Suisse. La majorité de la com- mission propose de classer cette demande, car il existe déjà dans le droit en vigueur des mesures efficaces contre les per- sonnes qui aident à faciliter ou à préparer le séjour illégal d'étrangers en Suisse. L'article 23 LSEE prévoit pour ce délit des peines de prison jusqu'à six mois et des amendes jusqu'à 10 000 francs. Pour les personnes agissant intentionnelle- ment, les peines peuvent atteindre jusqu'à trois ans de prison ou 100 000 francs d'amende. La commission souligne en outre que l'exécution du renvoi est une tâche cantonale et non fédérale.
La minorité de la commission propose de donner suite à l'ini- tiative sur ce point et de transmettre une motion de même te- neur. Cet avis se fonde sur le fait que, d'après la statistique sur l'asile de 1992, 17 303 personnes ont quitté la Suisse sans an- noncer leur départ ou sont entrées dans la clandestinité. Les chiffres mentionnés ci-dessus révèlent la présence de problè- mes dans l'application des dispositions légales. Par le biais de cette motion, le Conseil fédéral est chargé d'examiner dans le détail les problèmes posés par l'exécution du renvoi et à pré- senter une proposition.
Ad chiffre 6:
Le fait qu'un requérant soit entré illégalement en Suisse ne dit rien quant à son besoin de protection. Ce seul aspect parle contre une non-entrée en matière générale sur les requêtes de personnes entrées en Suisse illégalement. En raison d'obliga- tions permanentes de droit des gens, un examen du principe de non-refoulement doit aussi avoir lieu dans les cas de non- entrée en matière. Le refoulement immédiat de requérants en- trés illégalement constituerait une violation du droit des gens qui est contraignant. C'est la raison pour laquelle la commis- sion propose de ne pas donner suite à ce point de l'initiative cantonale.
Ad chiffre 7:
Le postulat d'un règlement exécutoire de la procédure d'asile dans un délai de six mois peut déjà être accompli dans le ca- dre de la loi sur l'asile en vigueur, de sorte que la nécessité d'une révision de cette même loi sur l'asile ne se fait pas sentir. Pour le reste, cette requête correspond aux objectifs du Conseil fédéral et peut, dans ce sens, être classée.
Ad chiffre 8:
Un prélèvement intégral du salaire est contraire à la règle d'égalité devant la loi, au principe de proportionnalité et à la défense de cession de salaire selon l'article 325 du Code des obligations. La solution proposée aurait pour conséquence que plus aucun requérant ne travaillerait. En raison de la dé- fense du travail forcé ancrée dans l'article 4 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fonda- mentales, cette forme de travail ne saurait être envisagée. A ce sujet, il y a lieu d'indiquer que la législation actuelle présente une solution mise en pratique à la suite d'intenses discussions
Politique d'asile. Initiatives et interventions personnelles
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N
7 juin 1993
avec les cantons. Selon les dispositions en vigueur, chaque requérant exerçant une activité lucrative doit céder 7 pour cent de son revenu sur un compte bloqué au titre de garantie des coûts de prévoyance et d'exécution. C'est pourquoi la com- mission propose de ne pas non plus donner suite à cette re- quête.
Antrag der Kommission
Mehrheit
Die in den Ziffern 3, 5 und 7 genannten Forderungen als er- füllt abschreiben;
in allen übrigen Punkten der Initiative keine Folge geben.
Minderheit
(Borer Roland, Aubry, Fischer-Seengen, Seiler Hanspeter, Steffen)
Der Ziffer 5 Folge geben und eine gleichlautende Motion über- weisen.
Antrag Moser
Der Initiative Folge geben Schriftliche Begründung
Der Grosse Rat des Kantons Aargau hat am 3. September 1991 mit 90 gegen 36 Stimmen beschlossen, die vorliegende Standesinitiative an die Bundesversammlung zu überweisen. Das berechtigte Anliegen in dieser Angelegenheit muss insbe- sondere unter Berücksichtigung der neuesten Entwicklung der Asylregelung in der Bundesrepublik Deutschland beurteilt werden. Demnach werden ab 1. Juli 1993 alle Ausländer, wel- che aus EG-Staaten, Nachbarländern wie Schweiz, Tsche- chien, Polen, Skandinavien oder sogenannten «sicheren Dritt- staaten», legal oder illegal in Deutschland einreisen, von ei- nem Asylverfahren ausgeschlossen und sofort in das Her- kunftsland abgeschoben. Diese Tatsache wird zweifelsohne sehr negative Auswirkungen auf unser Land haben. Es ist an- zunehmen, dass sämtliche europäische Länder dem Beispiel der Bundesrepublik Deutschland folgen werden. Bereits wurde an der kürzlich in Luzern abgehaltene Konferenz der kantonalen Chefs der Fremdenpolizei eine Prognose über die Entwicklung 1993 in unserem Land abgegeben. Ohne über- haupt die neuesten Aenderungen des Asylrechts in Deutsch- land zu kennen, wurde dort die Zahl der erwarteten Asylgesu- che in der Schweiz per Ende 1993 mit 30 000 vorausgesagt. Wir können uns also auf eine Umlenkung der illegal einreisen- den Ausländer mit Hilfe der Schlepperorganisationen in unser Land gefasst machen. Die Schweiz wird ohnehin wegen der wirtschaftlichen und sozialen Attraktivität in Verbindung mit unserem Asylrecht auch künftig eine enorme Sogwirkung auf Wirtschaftsflüchtlinge aus aller Welt haben. Die Standesinitia- tive Aargau will genau dieser Entwicklung einen Riegel schie- ben und kommt gerade zur rechten Zeit.
Die Kommission beantragt die in den Absätzen 3, 5 und 7 ge- nannten Forderungen als erfüllt abzuschreiben und in allen übrigen Punkten keine Folge zu geben. Entgegen den Ausfüh- rungen der Kommission ist Absatz 5 keinesfalls befriedigend gelöst. Es sind nämlich 1992 rund 50 Prozent aller rechtmäs- sig ausgewiesenen Asylbewerber «untergetaucht». Die Mo- tion der Minderheit der Kommission ist daher zu unterstützen. Zu Absatz 7 behauptet die Kommission, dass die rechtskräf- tige Erledigung der Asylverfahren innert sechs Monaten erfüllt werde. Dem ist überhaupt nicht so. Eine Recherche in den Kantonen hat klar ergeben, dass eine Grosszahl der Asylver- fahren keinesfalls innerhalb von sechs Monaten abgeschlos- sen ist. Es sei an dieser Stelle auch vermerkt, dass sich von 1987 bis 1990 über 24 000 hängige Verfahren aufgestaut hat- ten, welche älter als vier Jahre waren. Und damit diese aus der unrühmlichen Asylstatistik entfernt werden konnten, liess man diese in B-Aufenthaltsbewilligungen umwandeln. Man kann sich an den Fingern abzählen was dies in bezug auf den mögli- chen Familiennachzug für unser Land bedeutet. Irgendwoher kommt ja auch der nach wie vor ungebremste Anstieg der aus- ländischen Bevölkerung in der Schweiz.
Wenn unsere Asylpolitik nicht schnellstens revidiert wird, um den Asylmissbrauch einzudämmen und wir unsere Asylrege- lung nicht auf die neueste Entwicklung in Europa anpassen,
so werden wir zum Mekka Zehntausender von falschen Flücht- lingen. Ich bitte Sie aus diesen Gründen, der Standesinitiative Aargau Folge zu geben.
Antrag der SD/Lega-Fraktion
Der Initiative in den Ziffern 1, 2, 4-6 Folge geben Schriftliche Begründung
Die Anordnung der Festnahme von Asylbewerbern nach Er- öffnung eines negativen Asylentscheides würde das massen- haft praktizierte Untertauchen von Betroffenen verhindern. Die Schaffung von zumutbaren Unterkünften könnte durchaus vom Bund realisiert werden, z. B. durch Einsatz von Betreu- ungsdetachementen.
Es ist dem Bund zuzumuten, die notwendigen Bundesauf- nahmenzentren auf Kantons-, Gemeinde- oder Bundesgebiet zu errichten.
Die Rechtsgüterabwägung im Falle begründeter Klagen über das Verhalten des Asylbewerbers sollte immer zugun- sten der umgebenden einheimischen Bevölkerung erfolgen.
Hier sind auch Massnahmen gegenüber von Kantonen ge- meint, die den Vollzug einer Ausschaffung nicht erfüllen. So könnte die Ausrichtung von Bundesgeldern an die Kosten der Asylbetreuung mit der Auflage versehen werden, dass diese Kantone die Ausschaffung gemäss Asylgesetz auch wirklich vollziehen.
Diese Forderung liesse sich ohne weiteres in vielen Fällen verwirklichen, wenn die Grenzkontrollen endlich personell und technisch ausgebaut würden, bestehen doch mit den meisten Nachbarstaaten Schubabkommen.
Proposition de la commission
Majorité
Classer les requêtes formulées aux chiffres 3, 5 et 7;
ne pas donner suite, pour tous les autres points, à l'initiative.
Minorité
(Borer Roland, Aubry, Fischer-Seengen, Seiler Hanspeter, Steffen)
Donner suite au chiffre 5 de l'initiative et transmettre une mo- tion de même teneur.
Proposition Moser Donner suite à l'initiative
Proposition du groupe DS/Ligue Donner suite aux chiffres 1, 2, 4-6 de l'initiative Développement par écrit
Ordonner l'arrestation des requérants après la notification de la décision de refuser l'asile permettrait d'empêcher les in- téressés d'entrer en masse dans la clandestinité. La Confédé- ration pourrait aisément créer des conditions de logement dé- centes à cet effet, en engagement par exemple des troupes d'encadrement.
La Confédération est en mesure de réaliser les centres d'ac- cueil fédéraux nécessaires aux niveaux national, cantonal et communal.
La pesée des intérêts juridiques en cas de plainte fondée contre la conduite de requérants d'asile devrait toujours être à l'avantage de la population indigène environnante.
Il est également question ici de mesures à prendre à l'en- contre de cantons qui ne veillent pas à l'exécution d'un renvoi. C'est ainsi que le versement de la participation fédérale aux frais d'entretien des requérants devrait être lié à la condition que les cantons procèdent effectivement à l'exécution du ren- voi conformément à la loi sur l'asile.
Il serait également facile de satisfaire à cette exigence dans de nombreux cas, si les contrôles à la frontière étaient enfin renforcés du point de vue du personnel et de l'infrastructure, des accords en matière de refoulement ayant été conclus avec les pays voisins.
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1993
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Anno
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Sommersession
Session
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Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
91.310
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
07.06.1993 - 14:30
Date
Data
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1035-1038
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