Garantie contre les risques à l'exportation
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19 septembre 1990
Ich stelle jetzt keinen Antrag. Aber ich mache Sie darauf auf- merksam, dass sich das System der Kategorien nicht in jedem Fall bewähren wird. Wir müssen prüfen, ob wir überhaupt mit diesem System fahren können. In diesem speziellen Fall wäre es wahrscheinlich sinnvoller gewesen, man hätte die Ge- schäfte zusammengezogen. Aber ich komme nachher im Zu- sammenhang mit der Petition darauf zurück.
Mme Gardiol: Le groupe écologiste accepte ce nouvel arrêté qui prolonge de dix ans les accords sur les consolidations de dettes.
Nous sommes conscients qu'il n'attaque pas le problème à la racine mais se contente d'être un baume appliqué à la plaie béante de la dette des pays de l'Est, des pays les plus pauvres et de ceux les plus endettés. Mais pour les pays confrontés à des difficultés monétaires, en mal chronique de liquidités aux causes diverses, la consolidation, c'est-à-dire le rééchelonne- ment peut être une aide en repoussant, en étalant certaines échéances. D'ailleurs, elle a été utilisée à 74 occasions durant les dix années écoulées, comme vient de le rappeler M. Eggly. Notons en passant que nous manifesterons une compréhen- sion très voisine lorsque nous discuterons des intérêts dus sur les dettes de la Confédération dans le cadre de la GRE mais, dans ce cas-là, avec même une plus grande générosité à la clef.
L'arrêté que nous examinons aujourd'hui présente une ame- lioration par rapport à celui d'il y a dix ans, car il mentionne ex- plicitement que la consolidation peut aussi inclure des réduc- tions, qu'il s'agisse de taux d'intérêts ou des sommes en jeu. Cette modification est conforme aux décisions du sommet des pays créanciers, tenu à Toronto en 1988. Ainsi, par la consoli- dation, on ne pèse pas plus lourdement sur la tête des pays les plus endettés. Elle peut même contribuer modestement au dé- sendettement et au développement, si les autres ingrédients nécessaires sont présents.
C'est pourquoi, au nom du groupe écologiste, je vous invite à accepter cet arrêté pour une nouvelle durée de dix ans.
Präsident: Die Fraktionen der SVP, der CVP und der SP teilen mit, dass sie der Vorlage zustimmen.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je reviens simplement sur un aspect soulevé par M. Müller, celui de la cohérence de la politique de la Suisse en matière de développement, de dé- sendettement et d'échanges économiques mondiaux. Je re- connais avec votre collègue que le traitement parlementaire, par pièces détachées, d'un certain nombre de messages peut rendre plus difficile la perception de la globalité de cette politi- que.
Afin de rassurer M. Müller, je précise que le Conseil fédéral a préparé et conduit la présentation de ces projets de manière tout à fait cohérente. Le 21 février dernier en effet, il a arrêté quatre messages: celui concernant la conclusion d'accords relatifs à des consolidations de dettes, que nous examinons maintenant, et celui qui lui est naturellement lié et qui con- cerne des mesures d'allégement à la GRE que vous étudierez tout à l'heure. Le Conseil des Etats a déjà adopté ces deux messages en juin de cette année. Vous avez adopté égale- ment celui concernant la continuation du financement de poli- tiques économiques et commerciales, y compris des mesures de désendettement, au titre de la coopération internationale au développement; c'est le fameux crédit-cadre 4 qui a fait l'objet d'un long débat en juin et qui sera examiné par le Con- seil des Etats durant la présente session. Ces trois messages sont présentés par mon département et le quatrième adopté par le Conseil fédéral a été élaboré par le Département des af- faires étrangères et concerne la continuation de la coopéra- tion technique et l'aide financière. Il a été soumis au Conseil des Etats en juin 1990 et il a été traité ce matin par votre con- seil.
L'ensemble de ces messages nous permet une vue globale, pour l'avenir immédiat et l'avenir un peu plus lointain, de la po- litique que le Conseil fédéral et le Parlement entendent enga- ger au titre du développement et de l'allégement de la dette à l'égard des pays du tiers monde. Il me paraît que, pour la pre-
mière fois sans doute, nous avons poussé assez loin la coordi- nation de nos différents instruments pour que vous puissiez en avoir réellement la maîtrise et en saisir l'ensemble de la philo- sophie.
C'est dire qu'il suffira de faire appel à un peu de mémoire pour se souvenir de ce qui a été dit en juin et ce matin, afin de con- duire nos travaux en toute lucidité et en toute connaissance de cause. Tout cela se tient d'ailleurs parfaitement.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 63 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
90.016
Entlastung der Exportrisikogarantie Garantie contre les risques à l'exportation. Mesures d'allégement
Botschaft und Beschlussentwurf vom 21. Februar 1990 (BBI I, 1790) Message et projet d'arrêté du 21 février 1990 (FF I, 1762) Beschluss des Ständerates vom 7. Juni 1990 Décision du Conseil des Etats du 7 juin 1990 Kategorie III/I, Art. 68 GRN - Catégorie III/1, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière
Oehler, Berichterstatter: Ich habe mir eben überlegt, warum 63 zustimmen, keiner dagegen ist und 37 sich der Stimme ent- halten. Ich habe diese 37 gar nicht gesehen. Ich habe nämlich nach den Gründen für eine Enthaltung gesucht.
Das nächste Geschäft ist sehr wahrscheinlich etwas brisanter, vor allem wegen Artikel 1.
Als der Bundesrat am 21. Februar 1990 ein Vierpunktepro- gramm veröffentlichte, hatte er das ganze Beziehungsfeld zur Dritten Welt im Blickwinkel, aber auch die Sanierung der Ex- portrisikogarantie (ERG). Unser Rat hat bereits drei Geschäfte behandelt: jetzt eben das Schuldenkonsolidierungsabkom- men, heute vormittag die Weiterführung der technischen Zu- sammenarbeit und der Finanzhilfe zugunsten von Entwick- lungsländern, aber auch die Weiterführung der Finanzierung von wirtschafts- und handelspolitischen Massnahmen, ein- schliesslich Entschuldungsmassnahmen.
Nun geht es darum, dass wir auf dem Gebiete der Exportrisiko- garantie für Ordnung sorgen, zumal wir einige Ueberreste aus der Vergangenheit abzutragen haben. Es geht um den Antrag des Bundesrates, zur Verbesserung der finanziellen Situation
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der ERG diese von den laufenden Zinszahlungen für den Vor- schuss des Bundes zu befreien bzw. zu entlasten. Diesen Vor- schuss muss die ERG zur Deckung ihrer Verluste aus der Ge- währung von Währungsgarantien beanspruchen. Zudem soll gemäss Antrag des Bundesrates die ERG bei allfälligen Ent- schuldungsaktionen, bei welchen ERG-Entschuldungsgutha- ben betroffen sind, im Ausmass der abgetretenen Guthaben als Abgeltung an die ERG entlastet werden können. In der Kommission war es unbestritten, dass die finanzielle Situation der ERG sehr unerfreulich ist. Die Ursache liegt namentlich in den Währungsgarantien, welche der Bund 1973 bis 1985 ge- währte. Dadurch wurden Kosten im Ausmass von rund 900 Millionen Franken verursacht.
Die Zinsentlastung, die wir nun der ERG gewähren wollen, kommt einer Vergangenheitsbewältigung gleich. Die Begrün- dung der Entlastung der ERG von den Zinszahlungen auf den Vorschüssen für die Abdeckung der Währungsverluste liegt in einer wesensfremden Aufgabe, welche der ERG seinerzeit auch von uns aufgebürdet wurde. Im Jahre 1981 haben wir die ERG auf Eigenwirtschaftlichkeit verpflichtet. Mit der vom Bun- desrat vorgeschlagenen Massnahme wollen wir auch Restan- zen aus der Zeit vorher bereinigen. 93 Prozent aller Verpflich- tungen aus Schäden, die über die vorgelegten Massnahmen übernommen bzw. entlastet werden sollen, stammen aus der Zeit vor 1981. Die Wirtschaftskommission ist sich einig, dass die ERG zur Eigenwirtschaftlichkeit zurückzufinden hat.
Die Wirtschaftskommission hat sich einstimmig - ich unter- streiche: einstimmig - entschlossen, Ihnen den Antrag des Bundesrates zur Annahme zu empfehlen.
Die Wirtschaftskommission stellt sich damit in klaren Gegen- satz zum Beschluss des Ständerates bei Artikel 1. Die kleine Kammer hat sich nämlich ihrer Kommission angeschlossen und nicht nur auf Zinsrückzahlungen verzichtet, sondern gar die Streichung der 900 Millionen Franken beschlossen.
Sie werden erstaunt sein, dass sich darüber in der Wirtschafts- kommission unseres Rates keine hitzigen Diskussionen erga- ben, nicht etwa, weil wir der Wirtschaftsprobleme unkundig sind, sondern weil wir mit dieser Buchhalterentscheidung des Ständerates nicht eine ganze Vorlage gefährden wollten. Et- was anderes ist unseres Erachtens die Streichung des 900- Millionen-Betrags nicht. Der Entscheid des Ständerates hat nicht nur den Groll weiter Kreise auf sich gezogen, sondern uns eine mittlerweile definitiv handfeste Referendumsdrohung beschert.
Nun wissen wir alle, dass wir wegen einer Referendumsdro- hung grundsätzlich keine Angst bekommen. Darüber sind wir uns einig. Der vorliegende Fall liegt unseres Erachtens aller- dings etwas anders in der politischen Landschaft. Ob wir nun die 900 Millionen Guthaben weiterschreiben oder aber strei- chen, ändert an der grundsätzlichen Situation nichts. Es ist un- seres Erachtens blosse Kosmetik, und nachdem wir Politiker und keine Buchhalter sind, haben wir uns entsprechend zu entscheiden.
In einem Referendumskampf könnte nunmehr angeführt wer- den, dass das Parlament 900 Millionen Franken streicht, die zugunsten der Wirtschaft von der ERG bezahlt wurden. Wäh- rungsverluste werden somit sozialisiert und vom Steuerzahler übernommen. Ich verrate Ihnen sicher kein Geheimnis, wenn ich im gleichen Zuge anführe, dass es während vielen Jahren auch erkleckliche Währungsgewinne gegeben hat und heute noch gibt, je nach den Währungen, mit denen man arbeitet.
Diese Währungsgewinne sind von der Wirtschaft in der Rech- nung auf der Einnahmenseite gebucht worden, und ich finde das auch richtig. Ich bin mir nun wohl bewusst, dass an dieser Aussage nicht alles stimmt. Aber mit einem Schuss Demago- gie versehen stünde uns eine eigenartige Ausmarchung be- vor, und sie würde nur gerade schaden, zumal sie niemandem etwas bringt. Die Wirtschaftskommission war sich deshalb ei- nig, dass wir eine solche Volksdiskussion zu vermeiden ha- ben, dies namentlich mit Blick auf die Zukunft. Wir haben un- sere Kräfte auf die echten aussenpolitischen und lebenswichti- gen aussenwirtschaftlichen Problembereiche zu konzentrie- ren und sie nicht im Kleinkrieg zu verlieren. Eine Volksabstim mung über nicht vorhandene, sondern über verlorene 900 Mil- lionen Franken würde mehr Probleme schaffen als lösen. Der
Ständerat hat sich allerdings nicht zur gleichen Schlussfolge- rung durchringen können. Wohl ist die Gefahr eines Referen- dums erkannt, aber meines Erachtens dessen Bedeutung nicht richtig eingeschätzt worden.
Wir alle sind uns einig, dass die anvisierten 900 Millionen Fran- ken nicht mehr einzubringen sind. Es ist wohl richtig, dass über den Betrag von 900 Millionen Franken zu einem späteren Zeitpunkt wieder diskutiert und dann - frei von Emotionen und namentlich nach der Lösung der wichtigen Probleme - ent- schieden wird. Eine Bilanzverbesserung der ERG wäre wohl schön, sogar erstrebenswert, bringt aber nichts, sondern dient allenfalls nur gerade der höheren Befriedigung der ERG- Kommission, allenfalls den Lesern der ERG-Bilanz.
Wohl wissend, dass ich mich nunmehr sehr intensiv mit Arti- kel 1 der Vorlage gemäss Fassung des Ständerates befasst habe, glaube ich, dass der Vorschlag der Wirtschaftskommis- sion, vollumfänglich die Fassung des Bundesrates zu über- nehmen, als Gesamtes zu betrachten ist, weil ja das die ein- zige Differenz bzw. das einzige Fleisch an diesem Knochen ist. Die Wirtschaftskommission beantragt Ihnen einstimmig und ohne Enthaltung, auf die Fassung des Bundesrates einzutre- ten und dieser Fassung zuzustimmen.
M. Eggly, rapporteur: Le projet d'arrêté qui nous est soumis se concentre sur deux points particuliers: le premier tend à ré- gler le poids d'une dette de la GRE à l'égard de la Confédéra- tion en proportion des avances consenties par celle-ci à raison de la mission de couvrir les risques de change encourus par les exportateurs, mission qu'avait reçue la GRE. C'était en 1973, à la suite du choc pétrolier. L'humeur était à la crainte d'une récession accentuée et la volonté était à la relance. C'est l'autorité politique, le Conseil fédéral et le Parlement qui ont imposé à la GRE une mission impossible. La leçon a été tirée en 1985. La GRE n'a plus été tenue de couvrir les risques de change. Il était temps, d'autant plus que depuis, notamment avec le nouveau régime d'émoluments différenciés selon les risques à payer par les exportateurs assurés, le principe de l'autonomie financière de la GRE a été réaffirmée et renforcée. De plus, comme l'a bien expliqué en commission M. Delamu- raz, conseiller fédéral, «un élément assez révolutionnaire» a été introduit, à savoir l'implication plus grande de la GRE dans la politique de coopération au développement proprement dite, particulièrement les accords de consolidation de dettes - dont nous venons de parler - et les mesures pour la continua- tion du financement des mesures de politique économique et commerciale que nous avons votées en juin dernier, le qua- trième volet étant la coopération technique dont nous avons parlé aujourd'hui également.
C'est au fond l'implication de la GRE, hors de sa vocation pre- mière, de par la volonté politique et les nouvelles formes d'aide aux pays les plus pauvres, qui explique l'autre point par- ticulier de l'arrêté, à savoir l'article 2. Il s'agit pour la Confédé- ration de renoncer au remboursement des avances qu'elle consent à la GRE, cela dans la juste proportion où ces avances correspondraient à des actions unilatérales de désendette- ment décidées par la Confédération, et incluant les avoirs de la GRE vis-à-vis de pays en voie de développement ou vis-à-vis de pays d'Europe de l'Est.
Il n'y aurait en effet aucun sens à ce que la GRE, parce qu'astreinte à l'autonomie financière, s'endette vis-à-vis de la Caisse fédérale pour des renoncements à des paiements de créances que la Confédération lui imposerait. En consé- quence, bien sûr, ces avoirs consolidés seront cédés par la GRE à la Confédération qui en assumera directement la ges- tion en quelque sorte, avec des chances de remboursement à temps, et aussi avec des risques de non-remboursement en temps voulu de ces créances.
Ajoutons encore pour l'article 2 que la part non garantie, déte- nue par les exportateurs, qui sera impliquée dans les accords de consolidation de la Confédération, sera rachetée à ces ex- portateurs avec les fonds prévus à ces fins dans les crédits d'aide au développement. Dès lors que nous avons voté les différents volets avec cet aspect nouveau de l'aide au dévelop- pement et que nous ne remettons pas fondamentalement en cause la structure et le fonctionnement de la GRE, nous de-
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vons donc voter l'article 2 de l'arrêté portant sur des mesures d'allègement de la GRE. D'ailleurs, ce point-là, en commis- sion, n'a pas soulevé de controverse et l'unanimité fut acquise d'entrée, mais il était important d'en rappeler la portée.
La discussion, comme l'a dit le président, porta essentielle- ment sur l'article premier, visant à alléger la GRE du boulet, en quelque sorte, qu'elle traîne en raison des risques de change qu'elle a couverts entre le 1er juillet 1973 et le 31 mars 1985. La discussion s'est accrochée sur une question d'apparence pu- rement comptable mais derrière laquelle se sont manifestées des idées et des sensibilités bien typées. Rien ne serait arrivé si le Conseil des Etats avait tout bonnement suivi le Conseil fé- déral. Ce dernier proposait et propose toujours d'exempter la GRE du paiement des intérêts de sa dette de 900 millions de francs envers la Confédération pour la raison des risques de change et cette durée-là; a noter que cette exemption est limi- tée à une durée de dix ans. Après, on verra. Théoriquement, la dette pourrait être remboursée, théoriquement mais c'est peu probable. C'est parce que c'est peu probable que le Conseil des Etats a choisi une version au terme de laquelle la Confédé- ration prend carrément à sa charge les pertes de la GRE su- bies pour cette raison et pour cette durée encore une fois. Après tout c'était, pense le Conseil des Etats, à cause d'une décision de la Confédération et la Confédération doit donc en assumer la conséquence.
Ce coup de gomme pur et simple, en quelque sorte, ce ca- deau officiel à la GRE, laquelle est perçue malgré tout - à gau- che en tout cas - comme l'instrument d'appui et l'auxiliaire de la riche industrie d'exportation, laquelle paierait des primes fort raisonnables pour autant à ce système d'assurance, fit monter aux barricades une partie des commissaires. Il n'est guère besoin, je pense, que j'insiste longtemps sur la nature du clivage qui menaçait de se produire en commission sur ce sujet et sur l'ensemble des arguments de ceux qui critiquaient à fond la version du Conseil des Etats.
En commission, en en était à un casus belli. L'ombre du réfé- rendum planait, ouvrant la porte à tout un débat sur le système même de la GRE, les liens de l'économie avec l'Etat, le carac- tère bienfaisant ou malfaisant de tout cela pour le tiers monde. Je ne voudrais pas dire que toutes les critiques de la version du Conseil des Etats allaient aussi loin. Toujours est-il que chez ceux qui ne suivirent pas cette argumentation, ou bien l'idée que la version du Conseil fédéral était malgré tout plus correcte s'est imposée, ou bien le sentiment s'est fait que l'on ne devait pas se battre sur ce point-là et que la cause générale méritait un effort de consensus politique. En tant que rappor- teur, c'est donc ce consensus politique que j'exprime ici.
Dans les faits donc qu'en sera-t-il? La dette de la GRE, pour les avances de la Confédération, demeurera inscrite au passif du bilan. La GRE, en quelque sorte, se reconnaîtra comme débi- trice, mais on n'attend pas d'elle, surtout en considération de son avenir financier, qu'elle rembourse avant je ne sais trop quand, peut-être jamais. L'essentiel est qu'elle n'ait plus cette part d'intérêt annuel à payer à la Confédération, surtout avec l'évolution des taux actuels.
Voilà donc l'affaire: la commission est donc unanime à vous proposer de suivre la version du Conseil fédéral et non pas celle du Conseil des Etats. Si cette unanimité se reflète dans ce conseil, cela devrait convaincre, pensons-nous, le Conseil des Etats. Naturellement, on pourrait, à propos de cet arrêté, s'étendre longuement sur le système de la GRE, sur ses pro- blèmes, sur ses adaptations récentes et prévisibles, sur la compatibilité de notre GRE avec les règles du GATT, sur la comparaison de notre GRE avec les GRE étrangères.
Je crois préférable de laisser l'autorité, la compétence gouver- nementale évoquer éventuellement ces points. Je dirai simple- ment qu'on nous a convaincus en commission que notre GRE n'était pas contraire au GATT, et que cela ne devrait pas poser de problèmes dans les négociations actuelles de l'Uruguay- Round, qu'il ne s'agissait pas de protection condamnable, et que les autres pays ont des systèmes de GRE à l'appui de leurs exportateurs, engageant en général bien plus leur Etat. On nous a dit que les perspectives financières de la GRE et son autonomie dépendent évidemment des perspectives de développement des pays de l'Est et du tiers monde, que tout
cela enfin est ancré dans l'institutionnel précis et suspendu naturellement aux aléas de ce bas monde.
Il est donc clair que la GRE, notamment par sa commission, donne des préavis qui doivent s'inspirer d'une analyse des ris- ques économiques. Mais on a vu qu'elle est impliquée dans l'aspect de la politique de développement de la Suisse. A cet égard, il sera peut-être bon que le Conseil fédéral s'explique encore sur ce lien qu'il semble vouloir entre la politique de dé- veloppement et le système d'assurances en faveur de nos ex- portateurs.
C'est dans cette optique plus large que aurons à discuter aussi du postulat que vous propose la commission, mais j'y reviendrai tout à l'heure.
La commission vous invite donc à l'unanimité à suivre la ver- sion du Conseil fédéral pour les articles 1 et 2.
M. Cavadini: Le groupe radical soutient la proposition de la commission et appuiera donc l'arrêté proposé par le Conseil fédéral. Ce groupe a constaté, avec plaisir, qu'au sein de la Commission des affaires économiques personne n'a contesté la validité de la garantie des risques à l'exportation. Cette insti- tution mérite donc qu'on l'appuie encore dans son activité au service de l'économie suisse d'exportation, tout en étant cons- cient que la GRE sert à couvrir en premier lieu les risques politi- ques, c'est-à-dire les risques qui font que la situation existante dans le pays où une commande a été passée peut empêcher l'acquéreur étranger de payer sa dette au fabricant suisse.
Le cas récent de changement de situation politique en Irak et au Koweit est un exemple où la GRE intervient si, bien en- tendu, le risque d'une fourniture avait été assuré. Par contre, la GRE ne couvre pas les pertes dues à l'insolvabilité du client étranger ou à la disparition de la marchandise pendant le transport. Le rôle de la GRE mérite donc d'être soutenu car elle favorise des liens commerciaux avec des pays qui connais- sent une situation politique et économique fragile, mais qui ont aussi besoin de certains de nos produits pour tenter de sortir de leur difficile condition.
Les risques monétaires ont été assurés entre 1973 et 1985 dans une période où la Suisse se trouvait confrontée avec une érosion rapide et continue des autres devises et une revalori- sation exceptionnelle du franc suisse, qui avait provoqué une forte augmentation des prix de nos exportations pour les ac- quéreurs étrangers. Si l'on considère les périodes les plus sol- licitées, on voit que les pertes nettes les plus élevées dans le secteur monétaire se sont produites en 1974, 360 millions, im- médiatement après la première crise du pétrole, ensuite en 1978, 79 et 80, 300 millions environ également, tout de suite après la deuxième crise pétrolière de 1978.
Je soulignerai encore deux points. Les pertes sont connues et ne pourront plus être compensées par des recettes futures, même avec la nouvelle structure de la GRE qui vise l'indépen- dance financière de cette institution. Ces pertes n'ont pas été la conséquence d'une incapacité des entrepreneurs suisses de ces années-là; elles ont été provoquées par des fluctua- tions exceptionnelles des cours de changes, la forte hausse de valeur du franc suisse et en partie par la récession des an- nées 70. Lors de l'introduction de la garantie des risques mo- nétaires, tout le monde réclamait cette forme d'assurance, soit pour sauvegarder notre industrie d'exportation, soit pour évi- ter des pertes de places de travail en Suisse, comme consé- quence d'une baisse de nos ventes à l'étranger. Les pertes de la GRE dont on discute aujourd'hui - ne l'oublions pas -ont eu des retombées positives sur notre économie.
Le groupe radical soutient la proposition du Conseil fédéral et non celle du Conseil des Etats, principalement pour les trois raisons suivantes.
Premièrement, la solution proposée par le Conseil fédéral s'applique dès le 1er janvier de cette année. La GRE serait donc libérée, avec effet rétroactif, des intérêts sur la dette accu- mulée envers la Confédération à fin 1989, dette qui s'élevait à 900 millions de francs. L'allègement aurait ainsi des retom- bées positives déjà sur le compte de la GRE de 1990. Par contre, si la solution du Conseil des Etats devait provoquer un référendum et un vote populaire, l'allègement pourrait être re- tardé d'une année ou deux. La solution du Conseil fédéral et
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de votre commission n'étant pas contestée, elle est sûre et ra- pide quant à ses répercussions.
Deuxièmement, les deux solutions qui nous sont présentées ont les mêmes effets sur le compte économique de la GRE. La seule différence - cela a déjà été dit - reste au bilan. Cette solu- tion évite une confrontation politique inutile sur cette question, confrontation qui pourrait difficilement être comprise par la po- pulation. Nous avons par contre aujourd'hui d'autres problè- mes plus importants à soumettre au peuple suisse.
Troisièmement, la solution du Conseil fédéral est valable pour dix ans. La présence de la dette au bilan de la GRE nous ser- vira à éviter de répéter une autre fois une faute de ce genre, même si la situation économique des prochaines années de- venait plus difficile. Dans dix ans, il sera plus simple de résou- dre de façon durable cette question.
En conclusion, le groupe radical vous invite à voter la proposi- tion de la commission et à rejeter la proposition Nebiker qui veut reprendre la solution qui avait été adoptée par le Conseil des Etats.
Vollmer: Es erübrigt sich hier, jetzt grundsätzliche Ausführun- gen über die wichtige Funktion der ERG zu machen. Sie ist auch von unserer Seite unbestritten. Die Schweizer Wirtschaft braucht, nicht zuletzt im Wettbewerb mit den andern Export- ländern, ein wirkungsvolles Instrumentarium. Doch die heu- tige Vorlage, vor allem im Zusammenhang mit der Kontroverse über die Abschreibung, zwingt zu einer Standortbestimmung, zumindest bezüglich der finanziellen Situation, wie sie mit der Uebernahme der Währungsrisiken entstanden ist. Wir ma- chen keinen Hehl daraus, dass wir mit der diesbezüglichen Praxis der Vergangenheit unzufrieden sind. Das Auflaufen der Verluste aus der Währungsgarantie war fragwürdig. Das sonst so beschworene Prinzip der Eigenwirtschaftlichkeit wurde sträflich vernachlässigt. Das ist eine Kritik, obwohl wir uns be- wusst sind, dass die Uebernahme des Währungsrisikos auf Forderungen aus diesem Rat zurückgeht. Es war damals viel- leicht verständlich aus Sorge um Beschäftigungs- und wirt- schaftspolitische Entwicklungen. Trotzdem, im Resultat, wenn auch nicht unbedingt in der Konzeption, verkam die Exportrisi- kogarantie zum Selbstbedienungsladen der Exportwirtschaft. Entgegen allen ordnungspolitischen Positionen, die offen- sichtlich nur gegenüber anderen Interessenansprüchen gel- tend gemacht werden, war der Staat - und im Klartext der Bund - gut genug, die Risiken grosszügig und einseitig ab- zudecken. Es bleibt ein Hohn gegenüber dem einfachen Bür- ger, dem Lohnempfänger und dem Rentner, wenn die Expor- trisikogarantie mit der Uebernahme der Währungsrisiken so funktionierte, dass wohl die Kursverluste entschädigt wurden, die Kursgewinne aber nicht abgeschöpft wurden, sondern in die Tasche der jeweiligen Unternehmungen flossen. Da wirkt es doch allzu zynisch, wenn unsere Exportwirtschaft sonst ständig das Hohelied des Unternehmerrisikos singt.
Wir sind unzufrieden über die nur ungenügende Koppelung der Exportrisikogarantie mit entwicklungspolitischen Mass- nahmen des Bundes, auch wenn es heute eine entspre- chende, unseres Erachtens jedoch noch ungenügende Vor- gabe gibt. Vergessen wir nicht, dass ein Grossteil der Ge- schäfte, auch der Geschäfte, die mit dem Währungsrisiko ab- gegolten wurden, mit Entwicklungsländern zur Anwendung kam. Wieso wehrte man sich bis heute so massiv gegen eine Abkehr von der absolut einseitigen Zusammensetzung der ERG-Kommission? Wenn doch die entwicklungspolitischen Aspekte so gut berücksichtigt wären, bräuchte man vor der Einsitznahme beispielsweise eines verwaltungsunabhängi- gen Entwicklungsspezialisten keine Angst zu haben. Ich darf feststellen, dass wir jetzt in der Wirtschaftskommission immer- hin zur Kenntnis nehmen konnten, dass auch der Bundesrat diesbezüglich endlich flexibler wird. Man wird mit dem noch vorliegenden Kommissionspostulat auch hier im Rat den Wil- len zur besseren und breiteren Abstützung dieser ERG- Kommission zum Ausdruck bringen können.
Die politische Auseinandersetzung kann sich jetzt darauf kon- zentrieren, ob neben der Zinsbefreiung aus den Währungsrisi- ken auch die aufgelaufenen Schulden definitiv gestrichen wer- den sollen. Um es ganz unmissverständlich auszudrücken:
Wir unterstützen die Vorlage in der Fassung des Bundesrates und der Kommission. Die Zinsbefreiung ist sinnvoll. Niemand kann ein Interesse daran haben, dass die Exportrisikogarantie mit weiteren Liquiditätsengpässen arbeiten muss. Wir erach- ten aber den Beschluss des Ständerates - und es liegt uns be- reits ein entsprechender Antrag von Herrn Nebiker vor -, diese Schuld definitiv zu streichen, als eine entwicklungspolitische Provokation. Es stimmt, Herr Nebiker, dass rein buchhalte- risch die gesamte Abschreibung etwas für sich hat, nachdem man auch auf seiten der Bundeskasse die entsprechende Wertberichtigung längst vorgenommen hat. Wir sind aber da- von überzeugt, dass eine weitergehende Sanierung der ERG nur mit einem ganzheitlichen Konzept erfolgen darf, das noch weitergehende Entschuldungsmassnahmen beinhaltet und das auch die damaligen Profiteure dieser Währungsrisikoab- deckung mit zur Kasse bittet und mit in diese Abschreibung einbezieht.
Eine isolierte Abschreibung à la Ständerat oder à la Antrag Ne- biker hat sonst eindeutig den Charakter eines Geschenkes an die Exportwirtschaft, welche - wie gesagt - die aus den glei- chen Geschäften resultierenden Währungsgewinne für sich einstreichen konnte. Das wird eine in diesen Fragen heute zum Glück sensibilisierte Oeffentlichkeit nicht akzeptieren. Re- ferendumsdrohungen sind nie alleine massgebend, in diesem Fall jedoch zweifellos mehr als berechtigt. Wenn schon Ab- schreibungen, dann nur mit entsprechender Beteiligung der Exportwirtschaft, mit einer längerfristig besser koordinierten Entwicklungspolitik und nicht zuletzt mit einer besser abge- stützten ERG-Kommission.
Die SP-Fraktion bittet Sie deshalb um Eintreten und um Zu- stimmung zur Fassung des Bundesrates und der einstimmi- gen Kommission und um Ablehnung des noch zu stellenden Antrags von Herrn Nebiker, die Fassung des Ständerates sei wieder zu übernehmen.
Reimann Maximilian: Auch die SVP-Fraktion steht einer lei- stungsfähigen ERG positiv gegenüber. Sie soll auch künftig zuhanden des Werkplatzes Schweiz ihre guten Dienste beitra- gen können, und weil dem so sein soll, hat auch der Bund zur Unterstützung der ERG seinen Anteil zu leisten. Im Vergleich zu analogen Institutionen im Ausland - und das sage ich jetzt vor allem an die Adresse meines Vorredners von den Sozialde- mokraten - sind die staatlichen Beiträge bei uns ohnehin recht bescheiden. Die grossen Verluste, die die ERG in den sieb- ziger Jahren in Kauf nehmen musste, waren währungsbe- dingt, namentlich als Folge des damaligen Uebergangs zu fle- xiblen Wechselkursen. Sie sind also der Veränderung der da- maligen Rahmenbedingungen zuzuschreiben und nicht er- höhten Delkredere-Risiken, die die Exportwirtschaft zur Stei- gerung des Umsatzes eingegangen wäre.
Aus diesem Grund begrüsst die Fraktion der SVP die geplante Sanierung der ERG. Wir erachten es auch als richtig, dass die Sanierung in einem konjunkturell noch positiven Zeitpunkt vorgenommen wird.
Bereits in der Vernehmlassung hat sich die SVP für die voll- ständige Abschreibung der Währungsverluste ausgespro- chen, und wir unterstützen nach wie vor mehrheitlich - das sage ich an die Adresse des Herrn Kommissionspräsidenten - in Abweichung vom einstimmigen Kommissionsentscheid und trotz Referendumsdrohung diese Version, der auch der Ständerat gefolgt ist. Kollege Nebiker wird in der Detailbera- tung den Antrag und unsere Motive dafür näher begründen.
Zum Kommissionspostulat: Da sind die Meinungen in unserer Fraktion geteilt. Gegen eine breitere politische Abstützung der Verantwortung für die ERG oder über die ERG hat unsere Frak- tion nichts einzuwenden, hingegen wurden deutliche Vorbe- halte gegenüber der Absicht laut, wirtschafts- und entwick- lungspolitische Ziele miteinander zu vermischen.
Wir lehnen aus diesem Grund das Kommissionspostulat mehrheitlich ab.
Nussbaumer: Die CVP-Fraktion anerkennt den grossen Wert der Exportrisikogarantie für unsere Exportindustrie. Die mei- sten Industrieländer kennen ähnliche exportsichernde Mass- nahmen, die sogar weitergehen. Rein rechnerisch standen
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Garantie contre les risques à l'exportation
Ende 1988 den Vorschüssen an die ERG von 1619 Millionen Franken Guthaben von 1895 Millionen Franken gegenüber. Doch die schwierige, wirtschaftliche Situation mehrerer Schuldnerländer der Dritten Welt lassen es als Illusion erschei- nen, dass die Guthaben je einmal ganz zurückbezahlt werden könnten. Die Ursache der unbefriedigenden Situation liegt weit zurück in der Geschichte der ERG: 1973 bis 1985 wurden Währungsgarantien gewährt, die der ERG Verluste von 900 Millionen Franken brachten. Ich verstehe Herrn Vollmers Kritik auch als Selbstkritik, weil seine Partei auch damals mit von der Partie war.
Der Vorschlag des Bundesrates, für diese 900 Millionen Fran- ken keinen Zins mehr zu verlangen, ist richtig. Er hat nichts mit politischer Schlaumeierei zu tun. Der Ständerat und Herr Nebi- ker möchten diese 900 Millionen Franken aus der Schulden- rechnung der ERG streichen. Die CVP folgt dem Bundesrat und bittet Sie aus folgenden Gründen, der ständerätlichen Lö- sung und dem Antrag Nebiker nicht zu folgen:
Ein Schuldennachlass von 900 Millionen Franken würde von weiten Volkskreisen als eine Art Subvention an die Indu- strie aufgefasst, welche nur schwerlich mit den Prinzipien ei- ner freiheitlichen Marktwirtschaft in Einklang zu bringen ist.
Die Referendumsdrohung der Hilfswerke soll uns nicht da- von abhalten, das politisch Richtige zu tun. Wenn aber das Re- ferendum ergriffen würde und Erfolg hätte, würden die Zinsen aus den 900 Millionen Franken noch viele Jahre weiterlaufen. 3. Wir leben in einer Zeit der aussenpolitischen Umwälzungen, die uns sehr beschäftigen. Wir haben Gescheiteres zu tun, als uns mit den Hilfswerken, mit denen wir eine gute Zusammen- arbeit haben, über ein Problem zu streiten, das auch mit der Gewährung der Zinsfreiheit in Eintracht gelöst werden kann. Für die ERG kommen beide Lösungen auf dasselbe heraus, und zudem ist der Bundesbeschluss auf zehn Jahre befristet, und es wird später darüber zu wachen sein, dass nicht die glei- chen Fehler begangen werden wie Ende der siebziger Jahre. Die CVP-Fraktion empfiehlt Ihnen, der Kommissionsmehrheit zu folgen und das Kommissionspostulat anzunehmen.
Müller-Aargau: Die LdU/EVP-Fraktion stimmt der Entlastung der ERG in der Version der nationalrätlichen Kommission und des Bundesrates zu. Gleichzeitig unterstützt die Fraktion die Ueberweisung eines Postulates zum Schuldenerlass und ebenso die Petition der Hilfswerke.
Ich spreche vor allem zur Frage der Entschuldung respektive des Schuldenerlasses. Ich möchte Ihnen aufzeigen, wie sehr wir das eine tun müssen und das andere nicht lassen dürfen im Zusammenhang mit der Schuldenkonsolidierung auf der einen und dem Schuldenerlass auf der andern Seite.
Ich möchte Ihnen auch zeigen, wie sehr alles zusammen- hängt, was wir heute nachmittag beraten. Stellen Sie sich ein- mal die Lage der heutigen Dritten Welt vor. Fast alle Staaten sind verschuldet, sie stehen meist vor dem Staatsbankrott, von Krisen erschüttert bis ins Mark, eine hoffnungslose Situation. Und dann nehmen Sie die Botschaft des Bundesrates zum Schuldenkonsolidierungsabkommen. Ich möchte Ihnen da nur einige Sätze vorlesen.
«Schuldenkonsolidierungen sind seit 25 Jahren ein klassi- sches Mittel zur Ueberbrückung von Liquiditätskrisen, von de- nen einzelne Entwicklungsländer zeitweilig betroffen sind.» Offenbar ein klassisches Mittel für einen klassischen Zustand! Ich fahre weiter und nehme einen anderen Satz auf dieser er- sten Seite: «Die Ursachen der den Schuldenkonsolidierungen zugrundeliegenden Zahlungsbilanzprobleme sind mannigfal- tiger Natur und lassen sich auf interne und äussere Faktoren zurückführen.» Dann wird das schön ausgeführt: interne und äussere Faktoren, schön getrennt.
Ich habe meinen Gunnar Myrdal gelesen, und ich kenne die Trennung zwischen den internen und äusseren Gründen nicht, weil die internen Gründe auch gleichzeitig die aussen- politischen Gründe sind, indem wir ja zum grossen Teil mit der Oberschicht verbunden und mit unserer wirtschaftlichen Tä- tigkeit verquickt sind.
Ich lese Ihnen ein weiteres vor: «Die Konsolidierung von Schul- den bezweckt einerseits, die privaten und staatlichen Gläubi- ger vor Verlusten zu schützen beziehungsweise eine Gleich-
behandlung bei der Leistung des Schuldendienstes sicherzu- stellen. Anderseits trägt sie dazu bei, die wirtschaftliche An- passungeines Landes an neue Gegebenheiten zu erleichtern. Schwerwiegende Störungen im Entwicklungsprozess und die damit verbundenen negativen sozialen Auswirkungen können damit vermieden oder entschärft werden.« - Schön. Wir erle- ben einfach etwas ganz anderes. Und darauf ging ich eigent- lich schon mehrmals in diesem Saale und an diesem Pulte ein, und ich möchte heute meiner Freude Ausdruck geben, dass es tagt im Wald, und ich hoffe, dass das so weitergeht.
Zuerst einmal möchte ich daran erinnern, dass unsere Frak- tion und ich als ihr Sprecher schon 1984 darauf hingewiesen haben, dass man im Zusammenhang mit technischer Ent- wicklung und Finanzhilfe an ihrer Stelle auch eine Entschul- dung durchführen könnte, weil erst die Kombination von Ent- schuldung und Entwicklungshilfe eigentliche Ergebnisse brin- gen könnte. Ich wurde damals von Bundesrat Aubert geschol- ten, das stehe nicht zur Diskussion, wir würden jetzt Entwick- lungshilfe machen und nicht Entschuldungen.
1987 habe ich im Zusammenhang mit technischer Zusam- menarbeit die Frage der Abkoppelung und Entschuldung, der ganzheitlichen Betrachtung der Sache erneut vorgebracht. Damals ging der Bundesrat immerhin so weit, dass er mir dar- auf überhaupt nicht geantwortet hat.
Und 1988, beim Internationalen Währungsfonds, habe ich wie- der auf diesem Punkt insistiert und dabei vor allem die Frage gestellt, ob man nicht prüfen sollte, auch im Hinblick auf die 700-Jahr-Feier, einmal ein Modell durchzuexerzieren, im Sinne einer bilateralen Aktion, eine Entschuldung, und zwar nicht nur bezogen auf unsere eigenen Schulden, sondern auch Schuldenrückzahlungen, die von anderswo stammen, um auf diese Art und Weise diesem Entwicklungsland eine an- dere Startchance zu geben, aber auch uns für die Entwick- lungshilfe eine andere Startchance zu geben und somit ein- mal vielleicht das Fass ohne Boden dicht zu machen. Eine Hoffnung nur, aber immerhin eine Hoffnung. Sonst haben wir keine.
Ich bin der Meinung - ich habe das damals bereits gesagt und wiederhole es jetzt -, dass eine Entschuldung eine Art Modell und vielleicht ein Experiment werden könnte, das Erfolg ha- ben und eine wirkliche Entwicklungshilfe zustande bringen könnte. Natürlich haben wir - wie Bundesrat Stich einmal ge- sagt hat - nur Chancen, wenn wir uns über Uno-Organisatio- nen an diesen Aktionen beteiligen. Wäre es aber nicht gerade zum Geburtstag der Eidgenossenschaft ein gutes Werk, ein- mal einen Versuch ausserhalb der Uno-Organisationen und der internationalen Organisationen zu machen? Wäre das nicht eine Chance für alle diejenigen - ich gehörte nicht dazu -, die gegen den Uno-Beitritt waren und von einer aktiven schweizerischen Aussenpolitik ausserhalb der Uno gespro- chen haben, dass wir einmal ein solches Modell kreirten und einmal eine solche Entschuldung durchführten, um vielleicht in enger Zusammenarbeit mit einem Staat, bei dem wir auch intensive Entwicklungshilfe leisten, diese Entwicklungshilfe ef- fektiver zu betreiben?
Wenn ich das noch einmal aufs Tapet gebracht habe, so darum, weil ich glaube, dass wir in dieser Frage etwas mehr Phantasie entwickeln müssten und dass wir dem Bundesrat eigentlich noch einige «billets doux» mitgeben sollten, in wel- cher Weise wir arbeiten könnten. Wir sollten nicht einfach Auf- träge überweisen, sondern vielleicht auch einige neue Ideen mitgeben.
Die exakte Summe von 700 Millionen, die von der Kommission als eine Art Zahlenmystik betrieben wird, interessiert uns ei- gentlich nicht so sehr - man könnte auch 800, 900 Millionen sprechen, und wir wären dann noch eher dafür -- , sondern es geht darum, was wir damit machen. Die Zahlenmystik können wir x-beliebig weitertreiben. Wir haben ja Phantasie, wir könn- ten auch 700 Pakete daraus machen, und wir könnten 700 Adressaten finden, um sie verschicken zu können. Aber ich meine, wir sollten uns geistig anders verköstigen, eben, in- dem wir beispielsweise Ideen dazu entwickeln, wie wir diese Entschuldung durchführen wollen, ob wir das beispielsweise verkoppeln wollen mit unserer Entwicklungshilfe und jenen Staaten, in denen wir Entwicklungshilfe leisten, ob wir es nur
Entlastung der Exportrisikogarantie
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bilateral mit einem einzigen Staat machen wollen im Sinne meines Experiments. Aber mein Anliegen ist vor allem, dass wir in diesem Bereiche etwas Experimentierfreude entwickeln, um dem Bundesrat Anregungen zu geben. Mit der Ueberwei- sung der Petition oder mit dem Postulat alleine ist es meines Erachtens nicht getan.
Ich empfehle Ihnen in diesem Sinne Zustimmung zu den Kom- missionsanträgen und zur Petition.
Mme Gardiol: Le groupe écologiste entre en matière sur cet arrêté concernant les mesures d'allègement de la GRE. Nous soutenons la proposition du Conseil fédéral qui se limite donc à la libération des intérêts des avances consenties pour la cou- verture des risques de change. Nous avons déjà soutenu cette position lors de la consultation; donc, nous nous maintenons sur le même chemin. Cet exercice d'assainissement se justifie tout à fait, comme quelques-uns des orateurs qui m'ont précé- dée l'ont très bien expliqué. Je n'y reviendrai donc pas. Par contre, le moment venu, notre groupe repoussera la proposi- tion d'aller dans le sens du Conseil des Etats, reprise par M. Nebiker, qui consiste à effacer la dette elle-même. Il nous semble que l'on peut assumer tout à fait le rappel de ce faux- pas, de cette erreur d'appréciation du passé dans le cadre du bilan.
Mais maintenant, j'aimerais prendre encore deux points par rapport à la GRE: si au départ la GRE est un instrument qui faci- lite l'économie d'exportation et l'emploi, elle touche aussi no- tre politique en matière d'aide au développement, comme le précise très clairement son article premier. C'est même ici son utilisation la plus fréquente puisqu'environ 75 pour cent des garanties concernant des exportations concernent des expor- tations vers les pays du tiers monde. C'est pourquoi nous in- sistons pour que les projets couverts par la GRE soient exami- nés scrupuleusement aussi à la lumière de la loi sur la coopé- ration au développement et l'aide humanitaire. Cette dernière, à son article 5, précise les buts en disant qu'elle doit encoura- ger entre autre le développement rural, les cultures vivrières, la promotion de l'artisanat et la petite industrie locale, le maintien d'un équilibre écologique. En gardant à l'esprit ces points, cela pourra éviter à l'avenir de soutenir, comme cela a été le cas par le passé, de grands ou de petits projets qui se sont ré- vélés écologiquement et socialement indéfendables, voire nuisibles.
Cela m'amène à mon dernier point qui concerne l'élargisse- ment de la commission de la GRE. Cette demande n'est pas nouvelle. Nous l'avons déjà présentée à plusieurs reprises et j'espère que cette fois cela se réalisera sans tarder, en ré- ponse au postulat de la commission. Il est absolument indis- pensable de compléter cette commission en y incluant d'au- tres milieux directement concernés. Je pense aux experts de la politique du développement qui pourront apporter des con- tributions essentielles dans cette commission, y compris sur les questions d'impact écologique et social.
En commission, M. Delamuraz, conseiller fédéral, nous a as- surés que la composante écologique était déjà examinée pour chaque projet. En voyant les conséquences, voire l'absurdité de certains projets approuvés, cela nous laisse plus que son- geurs sur le choix de ces experts. Il est clair que la situation ac- tuelle est manifestement et largement insuffisante et insatisfai- sante. Nous comptons donc sur la contribution de spécialistes en politique du développement pour améliorer ce point. Et j'in- siste sur l'urgence de cette modification de la commission.
Pour conclure, nous vous demandons d'entrer en matière sur cet arrêté et de voter le postulat de la commission.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le message découle d'une volonté du Conseil fédéral d'améliorer et d'assainir la situation financière de la GRE qui s'est sans cesse détériorée au cours des années.
La proposition qui vous est présentée ici n'est qu'un des as- pects de l'assainissement que nous voulons apporter à la GRE. Le premier, qui n'apparaît pas ici, est de vouloir doréna- vant mieux prendre en compte dans les tarifs et les barèmes de la GRE à l'égard de ses clients les risques réels des projets auxquels la GRE s'associe. Au lieu de barèmes linéaires, de-
puis le 1er mai 1989, ce sont des barèmes adaptés aux degrés de risques de chacune des affaires de la GRE qui sont appli- qués. Ainsi aurons-nous, du moins l'espérons-nous, la possi- bilité de réaliser l'objectif de l'indépendance et de l'autonomie financières de la GRE, objectif qui continue à faire partie de sa définition depuis 1934 et qu'il a été possible de tenir pendant de très nombreuses années mais qui a été malheureusement lâché depuis quelque temps, compte tenu du degré de risque auquel était exposée la GRE.
La deuxième modification du régime de la GRE, qui n'est pas non plus introduite - pas plus que la première - dans ce mes- sage, vous l'avez déjà décidée, lorsque vous avez admis de couvrir les risques encourus par la GRE quand elle participe à un crédit mixte accordé à un pays de développement à haut risque. On a jugé en effet très légitimement, dès lors qu'on en- gage la GRE dans des opérations qui ne relèvent pas stricte- ment de la nature fondamentale de sa mission, dès lors qu'on échappe pour une partie au seul soutien et à la seule promo- tion de l'industrie d'exportation, qu'il fallait pouvoir couvrir la GRE des risques qu'elle prend à ce titre. C'est à ce propos que j'ai parlé du caractère révolutionnaire de la nouvelle GRE que nous vous avons proposée. Je n'insiste pas davantage sur ce deuxième aspect.
Il est bien clair que c'est le troisième aspect, celui qui est traité ici dans le cadre de la proposition d'assainissement des finan- ces, qui retient essentiellement notre attention. De quoi s'agit-il? De ne plus charger de 900 millions de dettes une GRE qui a dû les contracter pour compenser les pertes de change résultant d'un système que vous avez introduit en 1973, parce qu'il y avait de l'inquiétude dans l'air, parce que la crise du pétrole avait posé de nombreux problèmes d'emplois et parce qu'il fallait mettre toutes les chances de notre côté. Il était prévisible, même certain, que ces différences de taux de change n'allaient pas pouvoir être récupérées. Ces pertes constituent maintenant des dettes irrécupérables. Par consé- quent, la sagesse veut que nous n'alourdissions pas, d'année en année, la GRE d'un poids d'intérêts que de toute façon la Confédération doit prendre dans son propre chapeau pour se payer. D'où l'idée de supprimer le service de la dette.
Le Conseil des Etats est allé encore plus loin et il a pensé qu'il était sage de rayer cette dette du bilan une fois pour toutes, afin de repartir - c'est le cas de le dire - réellement à zéro. Le Conseil fédéral et l'unanimité de votre commission proposent une solution qui consiste à maintenir l'inscription de ces 900 millions de dettes au bilan de la GRE, bien entendu de supprimer dès cette année le financement des intérêts et de revoir la situation lorsque les temps seront venus.
D'après les propositions que j'ai entendues au Conseil des Etats ou ici - cela me permet de répondre d'avance aux formu- les qui nous sont proposées - il me semble que l'on reproche essentiellement à la solution du Conseil fédéral qu'elle conti- nue précisément à laisser comme une faute voyante cette li- gne du bilan de 900 millions de francs et, bien davantage, qu'elle pourrait compromettre la volonté future de la GRE d'as- sainir et de réduire cette dette. Théoriquement, c'est certain ou probable qu'on pourrait effectivement, en biffant cette ligne, imaginer qu'on donnerait un meilleur départ, car en la laissant il est clair que l'on astreint la GRE à consacrer ses éventuels bénéfices d'abord à l'amortissement de la dette et non à d'au- tres activités, ce qui peut être déprimant dans la recherche de l'équilibre.
Mais je crois que nous ne sommes pas là pour parler de théo- rie. Nous sommes là pour constater que, dans les temps extrê- mement troublés et concurrents que nous vivons, les perspec- tives de l'économie, la très grande modicité des moyens enga- gés par la GRE par rapport à toutes les institutions étrangères semblables sont telles que les années qui viennent, en dépit des efforts considérables qui seront accomplis, en dépit des deux autres mesures dont j'ai parlé, ne nous permettent pas d'espérer de grands bénéfices. Je souhaite que nous puis- sions vérifier l'objectif légal fondamental de l'indépendance fi- nancière de la GRE. En limitant mes espoirs à cet objectif, je prétends que l'inscription ou la non-inscription des 900 mil- lions n'a en soi pas de grande signification dans la substance et dans la réalité des choses.
Garantie contre les risques à l'exportation
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N
19 septembre 1990
Au total, je pense que la solution du Conseil fédéral et de la commission du Conseil national a pour elle l'avantage de per- mettre de ne plus oublier une action qui était sans doute pleine de bonne volonté, mais qui n'était pas adaptée à l'instrument GRE, et de nous garder de retomber à l'avenir dans de sem- blables opérations. Ou bien alors, si vous y retournez, il faudra fournir à la GRE les moyens réels dont elle peut disposer et la garantie dont elle a besoin pour se livrer à des opérations extraordinaires.
La question, vous le voyez, n'est donc pas que cosmétique mais elle est assez théorique dans sa partie substantielle et c'est la raison pour laquelle je vous propose encore une fois de suivre le Conseil fédéral et non pas le Conseil des Etats. Il est clair, Monsieur Vollmer, qu'il eût été légitime, par esprit de symétrie, que la collectivité encaisse les gains monétaires qui auraient été réalisés. Mais, outre qu'il est beaucoup plus diffi- cile de déceler et de comptabiliser des gains que des pertes, il faut le dire, j'ajouterai qu'en réalité nous n'avons pas perdu grand chose car c'étaient des périodes où le franc suisse était constamment réévalué et il est bien clair qu'il n'y avait pas ou très peu de gains monétaires par rapport aux pertes monétai- res que nous avons subies. Nous pouvons confirmer ici en dé- bat public la conformité du message et de l'instrument au GATT, Monsieur le rapporteur de langue française. Quant au respect de valeurs telles que celles de l'écologie et du déve- loppement dans l'analyse des projets auxquels la GRE s'asso- cie, vous pouvez être assurée, Madame, que nous y veillerons très attentivement dans le sens où vous l'avez indiqué. Il serait quand même paradoxal que, par les méthodes que nous en- gageons nous contredisions, par les décisions de la GRE, ce que nous disons par ailleurs dans notre politique d'aide au dé- veloppement dont vous avez parlé ce matin et cet après-midi. On a demandé enfin que la commission puisse être élargie. Le Conseil fédéral est prêt à accepter le postulat. Il examinera, je le répète plusieurs fois devant le Parlement, les formes de cet élargissement. Il est évident que cela soulève un certain nom- bre de questions délicates quant au fonctionnement et à l'effi- cacité de l'instrument GRE. De surcroît, jusqu'à présent, sa commission, abstraction faite des représentants de l'adminis- tration, est composée de gens qui représente les entreprises qui participent aux risques, ce qui ne serait manifestement pas le cas de ceux qu'on ajouterait à ce comité, mais cela n'empê- che pas qu'en fonction d'un outil renouvelé comme vous re- nouvellerez la GRE par votre décision sur ce message, le Con- seil fédéral peut être mobile et qu'il examinera votre postulat puisqu'il l'accepte.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 1 -3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Antrag Nebiker Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 1bis, 1ter Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 1 -3 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Nebiker Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Art. 1bis, 1ter Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Nebiker: Trotz des einstimmigen Antrages der Wirtschafts- kommission und trotz der Eloquenz des Bundesrates bitte ich Sie, dem Beschluss des Ständerates zuzustimmen. Ich glaube, er ist richtig und vernünftig. Der Ständerat will ja be- kanntlich den gesamten Verlust aus der Versicherung bei Währungsrisiken abschreiben und nicht nur, wie die Kommis- sion das vorschlägt, die Verzinsung auf diesen Verlusten ein- stellen. Alle Argumente, die zur Aufhebung der weiteren Zins- belastungen vorgebracht wurden - auch die Argumente des Bundesrates -, sprechen ebenfalls und mit gleicher Berechti- gung für eine Liquidation des gesamten Verlustvortrages. Geld, das man nicht mehr einbringen kann, muss man ab- schreiben. Guthaben, die nicht mehr erhältlich sind, sind nun einmal nichts mehr wert, da nützt es nichts, auf eine theoreti- sche Verzinsung zu verzichten. Das ist überall in der Wirtschaft so. In diesem Sinne hat der Ständerat einen konsequenten Entscheid gefällt, einen Entscheid, der den wirtschaftlichen Gegebenheiten entspricht. Und - das ist besonders interes- sant - dieser Entscheid des Ständerates entspricht ja auch dem seinerzeitigen Vorschlag, den der Bundesrat in die Ver- nehmlassung geschickt hat. Diesem Vorschlag haben alle Wirtschaftsverbände zugestimmt, alle bürgerlichen Parteien und die Kantone; dagegen waren die Sozialdemokratische Partei und die Organisationen der Entwicklungszusammenar- beit, diese aus anderen Gründen, weniger aus buchhalteri- schen Gründen. Der Bundesrat hat dann offenbar kalte Füsse bekommen und schlägt uns nun eine halbherzige Lösung vor, eine Lösung, auf die man später ohnehin wieder zurückkom- men muss, denn man kann nicht einfach ein nicht einbring- bares Guthaben auf Zeit und Ewigkeit in den Büchern belas- sen.
Ich möchte drei Argumente vorbringen, die dafür sprechen, dem Ständerat zu folgen:
Wir wollen aber eine Exportrisikoversicherung, die ihre Auf- gaben erfüllen kann. Eine funktionsfähige Versicherung, die zu angemessenen Bedingungen die Exportkredite absichern kann. Das hilft nicht nur der schweizerischen Exportwirtschaft, das hilft bekanntlich der gesamten Wirtschaft, die in irgendei- ner Form immer in unserem Lande exportabhängig ist. Damit die ERG ihre Aufgaben erfüllen kann, muss sie finanziell ge- sund sein. Das ist sie wegen der Verluste, die aus der Versiche- rung der Währungsverluste entstanden sind, eindeutig nicht. Eine Sanierung ist notwendig, das ist auch unbestritten. Aber eine solche Sanierung kann man nicht halbherzig durchfüh- ren. Sie können eine Firma, die in Verlust geraten ist, die in Konkurs ist, doch nicht mit dem Erlassen von ein paar Zinsen sanieren, sondern Sie müssen auch das Kapital abschreiben, und ein ähnlicher Fall liegt hier vor. Wie der Ständerat und ur- sprünglich auch der Bundesrat vorgeschlagen haben, wäre es richtig, den ganzen Verlust abzuschreiben. Das verlorene Geld kann von niemandem mehr eingefordert werden. Es be- steht auch keine Möglichkeit, über Prämien der ERG den Ver- lust zu decken, sonst würden die Prämien ja unrealistisch hoch, die ERG würde gar nicht mehr beansprucht wegen die- ser hohen Prämien, und sie würde ihre Aufgabe, die Exportrisi- ken zu versichern, gar nicht mehr erfüllen. Wenn die ERG von ihrer Altlast, den Währungsverlusten, nicht befreit wird, kann eine Eigenwirtschaftlichkeit gar nicht verlangt werden, denn
Entlastung der Exportrisikogarantie
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sie wäre ja dann nicht in der Lage, eigene Reserven zu bilden. Keine Versicherung kann funktionieren, die nicht über eigene Reserven verfügt. Sie muss in guten Zeiten Reserven für schlechte Zeiten schaffen. Diese Ausgleichsfunktion ist mit ei- ner überschuldeten Bilanz gar nicht möglich. Die Frage der Li- quidität stellt sich nicht, der Bund stellt die Liquidität der Ex- portrisikoversicherung durch Vorschüsse immer wieder si- cher; es ist vielmehr eine Frage der Bilanz, der Eigenwirtschaft- lichkeit und Eigenständigkeit.
Das Argument der Währungsgarantie: Das war für die ERG eine wesensfremde Aufgabe. Sie lässt sich mit dem Prinzip der Eigenwirtschaftlichkeit nicht vereinbaren. Bei laufender Stei- gerung des Wertes des Schweizerfrankens müssen unbezahl- bare Verluste für die Versicherung entstehen. Eine Verrech- nung mit Währungsgewinnen ist bei einer solchen Entwick- lung, wie wir sie jetzt erlebt haben, die langfristig andauert - wegen den dauernd sinkenden ausländischen Währungen -, auch theoretisch nicht möglich. Selbst wenn man von den praktischen Schwierigkeiten absieht, ist es theoretisch nicht möglich, weil per saldo gar keine Währungsgewinne resultie- ren können. Im Einzelfalle schon, aber gesamthaft gesehen besteht einfach keine Möglichkeit, die Verluste zu decken. Das Parlament hat Anfang der siebziger Jahre die Währungsgaran- tie der ERG aufgebürdet. Zwar wurde schon damals vor den Risiken gewarnt; es war kein vernünftiger Auftrag, es war ein politischer Entscheid, ein Entscheid, der damals aus Sorge um die Erhaltung der Arbeitsplätze erklärbar war, aber trotz- dem war dieser Entscheid halt ein Fehler. Eine Versicherung, die technisch nicht funktionieren kann, kann man einfach nicht aufrechterhalten, und wir müssen zu diesem Fehler stehen, ihn bereinigen, aber eben nicht halbherzig, sondern konse- quent; das heisst aber, den ganzen Verlust abzuschreiben, der entstanden ist.
Die entwicklungspolitischen Argumente: Im Zusammen- hang mit der ERG sind die entwicklungspolitischen Argu- mente sicher sehr beachtenswert und in allen Teilen zu be- rücksichtigen. Die ERG soll und darf nicht Exporte begünsti- gen, die unseren eigenen entwicklungspolitischen Zielen zu- widerlaufen, auch das ist unbestritten. Das müssen wir so durchsetzen, und das muss so gehandhabt werden. Die zur Diskussion stehende Sanierung der ERG bei den Währungs- verlusten hat nun aber mit der Entwicklungspolitik gar nichts zu tun. Im Grunde genommen geht es lediglich um einen buchhalterischen Vorgang, um eine geschäftsmässige Berei- nigung der Bilanz der ERG, um die Abschreibung nicht ein- bringbarer Guthaben. In der Staatsrechnung haben wir rea- giert, wir haben entsprechende Wertberichtigungen vorge- nommen, noch nicht in vollem Umfange, das muss noch ge- schehen, aber im Prinzip kann in der Staatsrechnung natürlich nichts stehenbleiben, das nicht effektive Aktiven darstellt.
Im übrigen müssen wir jetzt den heutigen Entschluss im Kon- text sehen mit all den entwicklungspolitischen Entscheiden, die wir gefällt haben oder die jetzt noch anstehen. Wir haben gerade vorhin einem Beschluss über den Abschluss von Schuldenkonsolidierungsabkommen zugestimmt; wir haben der Weiterführung der technischen Zusammenarbeit und der Finanzhilfe zugestimmt und der Weiterführung der wirtschafts- und handelspolitischen Massnahmen, die bekanntlich zugun- sten der Entwicklungsländer konkret Entschuldungsmass- nahmen vorsehen. In der Entwicklungszusammenarbeit sind wir nun tatsächlich aktiv geworden, und es ist nicht richtig, wenn wir das hier mit dieser eigentlich buchhalterischen Ak- tion in Zusammenhang setzen.
Ich sehe auch nicht ein, was die Referendumsdrohung soll. Ich nehme sie nicht so ganz ernst. Was will man eigentlich da- mit erreichen? Selbst wenn man mit dem Referendum Erfolg hätte, bliebe einfach alles so, wie es heute ist. Man hätte eine überschuldete ERG, aber sie würde weiterfunktionieren, man würde einfach in den Büchern immer wieder diesen Verlust vortragen. Damit würde doch überhaupt kein Entwicklungs- land entschuldet. Was wir hier vornehmen - wir sollten das auch nicht überbewerten -, ist im Grunde genommen eben eine buchhalterische Aufgabe, der wir uns unterziehen müs- sen, weil wir mit den Währungsrisiken einen politischen Fehler gemacht haben, zu dem müssen wir stehen. Es ist auch eine
Illusion zu meinen, die Wirtschaft könne das nun einfach be- zahlen. Die, die damals von diesen Währungsrisiken profitiert haben, haben legal durchaus Anrecht darauf, weil wir ein ent- sprechendes Gesetz gemacht haben; sie haben von dieser Versicherung durchaus legal profitiert. Sie haben Prämien be- zahlt, und sie wurden entsprechend entschädigt, das ist so. Den Fehler haben wir gemacht, nicht diejenigen, die die Versi- cherung in Anspruch genommen haben. Heute stehen doch die gleichen Leute nicht mehr für eine Rückzahlung zur Verfü- gung, das ist doch ein Irrtum. Es ist schade, dass man in die- sem Zusammenhang mit Referenden droht, die an sich nichts bringen. Ich meine also, man sollte dem Ständerat in Artikel 1, 1 bis und 1ter zustimmen. Dann ist es eine konsequente Liqui- dation dieser Angelegenheit. Gleichzeitig beantrage ich aber auch, dass man den Artikeln 2 und 3 zustimmt. Dort handelt es sich lediglich um redaktionelle Aenderungen und kleinere Er- gänzungen. Wenn wir dem zustimmen würden, besteht keine Differenz mehr zum Ständerat. Das wäre eine Rationalisie- rung. Dann könnte das Geschäft definitiv erledigt werden. Mein Antrag bezieht sich nicht nur auf Artikel 1, sondern auch auf die anderen Artikel, die dann in der Fassung des Ständera- tes übernommen würden.
Ich empfehle Ihnen Zustimmung zu meinem Antrag, dem Ständerat zuzustimmen. - Manchmal hat auch der Ständerat recht!
Schmid: Die Exportrisikogarantie ist nicht aus Menschen- freundlichkeit gegenüber krisenanfälligen und möglicher- weise zahlungsunfähigen Ländern hervorgegangen. Sie dient gemäss Botschaft des Bundesrates der Erhaltung des Werk- platzes Schweiz, soll also schweizerischen Firmen, vornehm- lich der Maschinen- und chemischen Industrie, aber auch Bauunternehmen, Präsenz auf Märkten und Beteiligung an Vorhaben im Ausland ermöglichen, ohne dass sie sich allzu grossen finanziellen Risiken aussetzen. Dagegen ist grund- sätzlich nichts einzuwenden. Es kann aber nicht Aufgabe der Allgemeinheit sein, die Risiken von Unternehmen gänzlich aus der Welt zu schaffen, indem der Bund einfach die Verluste der Exportrisikogarantie innerhalb eines bestimmten Zeitraums ausgleicht. Wenn man schon derart mit der grossen Kelle an- richten möchte, wäre nicht einzusehen, weshalb die Betriebe nicht auch bei erfolgreichen Geschäften mindestens einen Gewinnanteil an jene Stelle zu entrichten hätten, die ihr solche künftigen risikolosen Produktionen und Investitionen ermög- licht. Davon ist allerdings nicht die Rede. Da werden die sonst immer so hervorgehobenen Unternehmertugenden wie Selbstverantwortung, Risikobereitschaft und Pioniergeist, wenn es darum geht, für weniger Staat und weniger Gesetze zu sein, plötzlich nicht mehr beschworen. Bei einer so gross- zügigen Tilgung der faktischen und künftigen Verluste der ERG, wie sie der Ständerat vornehmen will und wobei er von Herrn Kollege Nebiker unterstützt wird, könnte allenfalls noch ein Auge zugedrückt werden, wenn man guten Gewissens sa- gen könnte, es wären damit nicht einfach Arbeitsplätze erhal- ten worden, sondern es sei darüber hinaus bestimmten finanz- schwachen, ärmeren Ländern sinnvoll geholfen worden. Das ist nicht immer der Fall, wenn man an die fragwürdigen, um- weltzerstörenden Mammutprojekte in Drittweltländern denkt. Vergessen Sie nicht: In der ERG-Kommission sitzen lediglich drei Vertreter der Bundesverwaltung und drei Vertreter der In- dustrie. Und das Sekretariat führt der Verein Schweizerischer Maschinen-Industrieller. Sachverständige für Entwicklungs- hilfe fehlen weiterhin in diesem Gremium.
Wir dürfen in Zukunft nicht mehr jedes Geschäft, wenn es nur der Vollbeschäftigung vorhandener Unternehmen dient, mit fi- nanziellen Vorschüssen unterstützen. Vielleicht müssen wir einmal die Grundforderung Recht auf Arbeit dahingehend er- gänzen, dass es auch ein Recht auf eine moralische Pflicht zu ökologisch verantwortbarer Arbeit gibt, und zwar in den Dritt- weltländern wie auch bei uns. Da aber heute weder diese For- derung noch die freie Marktwirtschaft zur Diskussion gestellt ist, müssen konsequenterweise auch die Zuschüsse massvol- ler ausfallen.
Und darum unterstützen wir von der grünen Fraktion die Fas- sung des Bundesrates und lehnen den Antrag Nebiker ab.
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Garantie contre les risques à l'exportation
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19 septembre 1990
Allenspach: Ohne Illusion möchte ich Sie bitten, der Version des Ständerates zuzustimmen. Es geht um die Frage, wie die 900 Millionen ERG-Verluste, die aus der Währungsrisikoga- rantie entstanden sind, gedeckt werden sollen. Es geht nicht um die ERG als solche.
Ich blende zurück. Bei Ausbruch der weltwirtschaftlichen De- pression ab 1974 hatten wir in unserem Land etwa 100 000 Ar- beitslose, Teilarbeitslose eingerechnet - eine Situation, die wir uns heute kaum mehr vorstellen können. Regierung und Par- lament hatten damals Arbeitsbeschaffungsmassnahmen in der Höhe von mehreren Milliarden Franken beschlossen. Re- gierung und Parlament hatten damals die ERG aufgefordert, die Garantien auszuweiten und grosszügig zu gewähren, es gelte auch im Exportbereich die Arbeitsplätze zu erhalten. Re- gierung und Parlament haben damals die ERG aufgefordert, auch in grosszügiger Weise Wechselkursgarantien zu geben, im Bewusstsein, dass dadurch für die ERG wesentliche Verlu- ste entstehen. Diese Garantien waren nicht Subventionen an die Arbeitgeber oder an die Exportindustrie. Sie wurden einge- setzt zwecks Arbeitsbeschaffung; sie haben die Arbeitslosig- keit vermindert; sie haben Entlastungen vermeiden helfen.
Die ERG ist kein Selbstbedienungsladen. Die Kosten und die Bedingungen der ERG in der Schweiz sind viel härter als in je- dem anderen Land. Bundesrat und Parlament haben damals die Wechselrisikogarantien gefordert. Es ist keine mutige Hal- tung, sich heute um die Bezahlung der damals eingegange- nen Verpflichtungen zu drücken.
Der Bundesbeschluss soll bis Ende 1999 gelten. Was soll dann kommen? Sollen dann die Zinszahlungen wieder einge- führt werden? Oder glauben Sie, bis zu diesem Zeitpunkt hätte Sankt Nikolaus diese Schulden bezahlt? Es steht ausser Zwei- fel, dass die ERG diese Verpflichtungen niemals zurückbezah- len kann. Auch der Kommissionspräsident hat das zugege- ben. Es ist nun eine schwächliche Haltung - ich wiederhole dies nochmals -, sich um die Bezahlung der eingegangenen Verpflichtungen zu drücken und sie ganz einfach den Nach- folgern zu überlassen. Herr Vollmer hat zwar gefordert, dass inzwischen die Profiteure miteinbezogen werden sollen. Profi- teure waren damals u. a. alle Arbeitnehmer, die wegen der ERG-Garantien ihre Arbeitsplätze nicht verloren haben!
Der Bundesvorschuss von 900 Millionen Franken wird nie- mals zurückbezahlt werden können. Er ist ein Nonvaleur. Je- der ehrliche Kaufmann ist gezwungen, in seiner Bilanz Non- valeurs abzuschreiben. Aktiviert er Nonvaleurs in der Bilanz, dann riskiert er strafrechtliche Verfolgung. In der Politik ist aber offenbar das, was dem Bürger verboten ist, höhere Weisheit. Es ist unehrlich, Nonvaleurs in der Bilanz nicht abzuschreiben. Auch aus diesem Grunde ist der Antrag des Ständerates und der Antrag Nebiker gerechtfertigt.
Warum diese schwächliche Haltung? Warum tut man nicht, was Ehrlichkeit und Vernunft gebieten? Ganz einfach, weil eine Referendumsdrohung von der «Erklärung von Bern» und anderen ähnlichen Organisationen auf dem Tische liegt. Man kommt um den Eindruck nicht herum, der Bundesrat und die Kommission habe vor diesen Referendumsdrohungen ganz einfach kapituliert. Herr Nebiker hat gesagt, man habe «kalte Füsse bekommen». Sagen wir es doch ehrlich: Bundesrat und Kommission haben diesbezüglich kapituliert. Wenn man von anderer Seite Referendumsdrohungen auch nur laut erwägt, dann schreien die Medien auf und sagen: Die Demokratie ist in Gefahr. Mit diesen Anträgen der Kommissionsmehrheit führen Sie die Referendumsdrohung als ein legitimes Instrument in unser politisches System ein. Das möchte ich nicht. Ich möchte nicht, dass wir inskünftig immer unter Referendums- drohung verhandeln müssen.
Um dem einen Riegel zu schieben, bitte ich Sie, dem Stände- rat und dem Antrag Nebiker zuzustimmen. -
Eisenring: Ich hatte im Jahre 1973 das Vergnügen, Ihre Zu- stimmung zu meinem Postulat auf Einführung der Währungs- risikogarantie zu erhalten. Der Bundesrat ist dem von Ihnen er- teilten Auftrag für einmal konsequent nachgekommen.
Herr Nebiker, dessen Antrag ich allerdings unterstütze, hat in seinen Ausführungen bemerkt, dass wir Fehler gemacht hät- ten. Ich bin indessen nach reiflicher Ueberlegung und in
Kenntnis der Zusammenhänge dazu gekommen, dass wir ei- gentlich keine Fehler gemacht, sondern eine mustergültige Lösung getroffen haben, um über die ausserordentlich schwierigen Zeiten des Zusammenbruchs des internationalen Währungssystems hinwegzukommen. Wir hatten damals Ex- portabschlüsse in Dollarwährung, als der Dollar 4.24 Franken galt. Der Dollar sank in der Folge bis auf 1.75 Franken.
Die ganze schweizerische Industrie wurde damit in eine Um- strukturierungsphase hineingetrieben, und es galt damals - ich erinnere an eine Broschüre der Gewerkschaften ·· der Grundsatz, es sei etwas für den sogenannten «Werkplatz Schweiz» zu unternehmen. Heute sehe ich nun plötzlich, dass der «Werkplatz Schweiz» dem billigen Schlagwort «Geschenk an die Exportindustrie» geopfert werden soll. Ich frage nun in aller Freundschaft, insbesondere Herrn Vollmer, der den Aus- druck «Geschenk» gebraucht hat, wer denn eigentlich die Ex- portwirtschaft ist. Sind die Sozialisten in diesem Saal von der gewerkschaftlichen Bewegung so weit weggekommen, dass sie heute nicht mehr wissen, wo die Arbeiter sind? Diese Frage stellt sich.
Die sogenannte Exportwirtschaft ist letztlich eine Arbeiter- und Angestelltenwirtschaft. Sie ist kein Synonym für das «grosse Geldverdienen». Ich muss Herrn Vollmer ergänzend auch sa- gen: Es sind damals nicht nur die Arbeitsplätze erhalten und diese auch durch Kapitalerhöhungen der Unternehmen ge- stärkt worden, sondern die Unternehmen haben ·· soweit sie dazu in der Lage waren - immerhin gleichzeitig auch noch -- genau wie die Arbeiter und Angestellten, die dort tätig waren -- Steuern bezahlt.
Ich bitte Sie, die einfache Fährte des Antagonismus zwischen Werkplatz Schweiz und Exportwirtschaft zu verlassen. Man wird damit den tatsächlichen Verhältnissen nicht gerecht. Wir können nämlich auch in Zukunft Probleme, die über die Leistungsfähigkeit des einzelnen hinausgehen, nur im Zusam- menwirken mit dem Staat lösen. Es gibt nicht nur eine Part- nerschaft zwischen Arbeitgebern und Arbeitnehmern, son- dern auch eine Partnerschaft zwischen der Wirtschaft und dem Staat, weil der Staat die entsprechenden Rahmenbedin- gungen zu setzen hat.
Im Gefolge des nationalrätlichen Kommissionsentscheides war ich an einer Besprechung, und da hat einer, der politisch völlig unbelastet ist, eine Anregung gemacht, die auch der Bundesrat zur Kenntnis nehmen kann. Der Betreffende ging von der Frage aus: Wer hat eigentlich von der ERG profitiert? Es haben jene profitiert, deren Arbeitsplätze erhalten wurden; jene, die trotzdem noch Dividenden ausbezahlt bekamen, was nicht mehr bei allen möglich war; es hat der Staat profitiert, dessen Arbeitslosenversicherung nicht oder weniger bean- sprucht werden musste. Seine Frage war nun, ob denn nicht bei den Aktionären, den Arbeitern und dem Staat durch eine Abgabe ein Betrag beschafft werden könnte, um den Fehlbe- trag der ERG gemeinsam zu decken; alle, die davon profitiert hätten, hätten somit heute ein Opfer zu bringen, und dies unter den heutigen, guten wirtschaftlichen Beziehungen. Politisch ist dieser Vorschlag wohl nicht zu tragen. Aber er geht auf die Ursachen ein und repliziert das, was wir meinen: nämlich dass diejenigen, die von der ERG profitiert haben, am Schluss auch mithelfen sollen, die Rechnung zu begleichen.
Ich bitte Sie indessen, den Partnerschaftsgedanken zwischen Staat und Wirtschaft nicht aufzugeben, sondern zu sehen, was hinter der Exportwirtschaft steckt; es sind nicht nur Aktionäre, es sind Arbeitnehmer, es sind Angestellte und Arbeiter, deren Arbeitsplätze wie auch die Wirtschaftsstruktur wir damals unter sehr schwierigen Verhältnissen haben erhalten bzw. ohne Ar- beitslosigkeit haben anpassen können.
Vollmer: Offensichtlich ist es einigen Leuten in diesem Saal wichtig, dass man diese Schuld nun möglichst rasch liquidiert und nicht mehr über diese Vergangenheit spricht.
Meine Damen und Herren! Diese aufgelaufene Schuld ist - nicht zuletzt in dieser Höhe - entstanden, weil man das Risiko nur einseitig abgedeckt hat, die Währungsgewinne eben von den Unternehmungen kassieren liess, und dieser Tatbestand - darauf wurde auch vom Bundesrat ganz klar hingewiesen - ist an sich etwas Unschönes. Ich begreife die Ungeduld, die
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Entlastung der Exportrisikogarantie
dazu drängt, diese unschöne Vergangenheit möglichst rasch zu liquidieren. Aber, Herr Eisenring, wenn Sie jetzt so argu- mentieren und darstellen, dass diese ganze Uebung ja nicht einfach nur im Interesse der Exportwirtschaft gewesen sei, sondern eben auch, damit die Arbeitnehmer ihr Auskommen haben konnten, weshalb wehren Sie sich denn seit Jahren so vehement dagegen - der Bundesrat und die bürgerliche Mehr- heit tun dies auch -, dass wenigstens ein einziger Arbeitneh- mervertreter in dieser hehren Kommission, die diese ERG- Risiken verteilt, Einsitz nehmen kann, wenn es doch so eine gesamtheitliche Angelegenheit ist? Warum wehren Sie sich so entschieden dagegen, dass auch nur ein einziger Vertreter der Entwicklungsorganisationen da Einsitz nehmen kann, wenn doch diese Aspekte eben alle so gemeinsam angehen? Nein, man hat es bisher verstanden, diese ERG-Kommission völlig unter sich zu behalten und quasi selber über diese Mittel zu entscheiden, und da muss man sich fragen - wenn man schon das Ziel der Eigenwirtschaftlichkeit oben anschreibt -, ob man dann, wenn man selber darüber entscheidet, so ohne weiteres am Schluss zum Bund kommen, die hohle Hand machen und sagen kann, jetzt müssten diese 900 Millionen Franken ab- geschrieben werden, weil sie nicht mehr einbringbar seien. Es ist richtig: sie sind nicht mehr einbringbar. Deshalb möchte ich noch drei Bemerkungen zu Herrn Nebiker machen, der diesen Antrag hier begründet hat.
Es ist nicht einfach ein Buchhalterentscheid, den wir hier fäl- len. Es ist eine politische Absegnung eines Geschenkes, das wir in der Vergangenheit einer ganz bestimmten Branche ge- macht haben, und deshalb müssen wir auch politisch darüber sprechen. Die Zinsbelastung wird jetzt, mit dieser Vorlage des Bundesrates, liquidiert, und niemand soll behaupten, Herr Ne- biker, diese offenstehende Schuld würde das Geschäftsgeba- ren und die Liquidität der heute funktionierenden ERG in ir- gendeiner Weise beeinträchtigen.
Niemand der Kritiker hier drin, Herr Nebiker, hat je behaup- tet, diese aufgelaufene Schuld müsse nun von den zukünfti- gen Trägern und von den zukünftigen Inanspruchnehmern der ERG abgetragen werden. Wir möchten aber, dass im Sinne eines Tatbeweises diese Schuld nicht einfach liquidiert wird, sondern dass man diese Schuld in einem ganzheitlichen Konzept liquidiert, das uns der Bundesrat vorlegt. Wir sind auch der Auffassung, dass man mittel- und langfristig diese Schuld liquidieren muss. Sie ist nicht mehr einbringbar, aber diese Liquidation soll tatsächlich in einem ganzheitlichen Kon- zept erfolgen, damit unter Umständen auch diejenigen, die da- mals von den Währungsgewinnen profitiert haben, etwas bei- tragen können. Und in dieses Konzept sollen auch weiterge- hende Entschuldungsmassnahmen eingebaut werden.
Herr Nebiker hat gesagt, wir hätten jetzt so viel im Bereiche der Entschuldung und der Entwicklungshilfe getan. Ich nehme das Herrn Nebiker persönlich ab. Aber der Fraktions- sprecher der SVP hat vorhin bei diesem Geschäft angekündet, dass man dem Postulat der Kommission, diese ERG-Kommis- sion ein bisschen auszuweiten, nicht zustimmen will. Wir ha- ben festgestellt, dass sich morgen, wenn wir über die Ent- schuldungspetition der Hilfswerke sprechen werden, offenbar die genau gleichen Kreise wiederum gegen die Formulierung eines offenen Postulates der Kommission wehren - im Gegen- satz zur Kommission, welche die Petitionsanliegen vollum- fänglich ernst nehmen will. Hier geht etwas nicht auf. Wir dür- fen deshalb nicht so im Handstreich diese Schuld liquidieren, sondern wir wollen, dass uns der Bundesrat ein wohlüberleg- tes und breit abgestütztes Entschuldungsprogramm auch für die ERG präsentiert. Dem werden auch wir dann zustimmen.
Bonny: Ein Punkt im Votum von Herrn Vollmer hat mich bewo- gen, kurz zu replizieren. Sie haben, Herr Vollmer, mit Bezug auf die ERG-Kommission und zu Herrn Eisenring gewandt ge- sagt, sie wollten unter sich bleiben (Sie meinten offensichtlich die Exportwirtschaft). Als ehemaliges Mitglied der ERG- Kommission möchte ich in Erinnerung rufen, dass von den sechs Mitgliedern dieser Kommission deren drei die Bundes- dienste vertreten, nämlich einer das Bundesamt für Aussen- wirtschaft, einer das Biga - welches für Arbeitsmarktfragen in
diesem Land verantwortlich ist - und ein dritter die Finanzver- waltung.
Es ist nicht in Ordnung, wenn man den Anschein erweckt, als würde diese ERG-Kommission nur von der Exportwirtschaft beschickt.
Oehler, Berichterstatter: Sie gestatten, wenn ich als Kommis- sionspräsident auf den einstimmigen Entscheid dieser Kom- mission zurückkomme, zumal Herr Allenspach uns als Kapitu- lanten abqualifiziert hat. Ich mache das, Herr Allenspach, nicht zuletzt auch im Interesse der Mitglieder Ihrer Fraktion, da sie auch auf der Seite der Kapitulanten mitgewirkt haben.
Wir haben einen Vorgeschmack bekommen, was es bedeuten würde, würden wir die Frage des Abschreibens der 900 Millio- nen Franken vor dem Volk diskutieren. Wir haben wirtschafts- freundliche Stimmen gehört. Ich nehme für mich in Anspruch, Herr Allenspach, dass ich mich eher auf der wirtschaftsfreund- lichen Seite befinde. Wir haben, Herr Allenspach, einen politi- schen Entscheid gefällt. Es geschahen für mich Zeichen und Wunder, als ich von links bis rechts einstimmig die Kommis- sion hinter den Vorschlag des Bundesrates zusammen- brachte, und zwar, Herr Allenspach, im Interesse der Wirt- schaft, die Sie vertreten. Weil wir mit diesem Entscheid der Wirtschaft mehr dienen als mit der Ausmarchung und mit dem Risiko einer Ablehnung! Sie haben die Vortöne und das An- klingen der bösen Lieder gehört, die wir uns vor dem Volk an- hören müssten.
Wir haben nicht wegen einer Referendumsdrohung kapituliert - überdies ist eine Referendumsdrohung für mich eine Ausnüt- zung eines legalen Rechtes gemäss unserer Bundesverfas- sung beziehungsweise gemäss der einschlägigen Gesetze. Wir haben eine politische Rechnung gemacht und sind zum Schluss gekommen, den wir Ihnen vorschlagen und den die meisten Ihnen hier dargelegt haben. Ich hätte mir beispiels- weise vorstellen können, dass der eine oder andere einen «geistigen Ausflug» zur Nationalbank macht, die auch Wäh- rungsgewinne eingesteckt hat, die jetzt zum Teil mitschuldig ist, dass die Währungsverhältnisse derart aussehen, dass sie der Exportwirtschaft bedeutend mehr Schaden zufügen als das Abbuchen dieser 900 Millionen Franken.
Vor diesem politischen Hintergrund haben wir uns gesagt, der Einstieg in eine wirtschaftspolitische Europadiskussion soll nicht mit diesem Hick-Hack, der null Franken einbringt, bela- stet werden: auf jenem Gebiet haben wir alle bedeutend schwerere und schwerwiegendere Entscheidungen zu treffen. Ich sagte mir - auch als Kommissionspräsident -, einige Da- men und Herren, die unseren einstimmig gefällten Entscheid ablehnen, sollten den Kopf lieber nicht schütteln, sondern sie sind gebeten, ihn zum Mitdenken zu gebrauchen.
Wir haben Ihnen ein Postulat vorgelegt, mit welchem wir dem Bundesrat beantragen, die ERG-Kommission auszuweiten, ei- nen Vorschlag, mit dem in die Kommission, wie sie Herr Bonny soeben skizzierte, zwei neue Aspekte eingebracht werden sol- len. Angesichts der veränderten wirtschaftspolitischen und aussenpolitischen Umweltbedingungen muss der Bundesrat von uns beauftragt werden, über die Bücher zu gehen. Wenn wir nämlich die Zusammensetzung der ERG beziehungsweise deren Entstehungsgeschichte betrachten, stellen wir fest, dass sie bald ein 25jähriges Jubiläum feiern kann. Und das be- deutet für mich, dass mindestens Grund genug vorhanden ist, über jenes Buch zu gehen und allenfalls aus der Geschichte klüger zu werden und die Kommission auszuweiten.
Das sind die Gründe, warum Ihnen die Kommission auch wie- der einstimmig beantragt, dieses Postulat zu überweisen.
M. Eggly, rapporteur: Je vais traiter très rapidement d'une part la réponse à la proposition Nebiker sur l'article 1 et d'autre part le postulat dont nous n'avons pas parlé mais dont il a déjà été abondamment question ici.
Messieurs Nebiker, Eisenring et Allenspach, vous avez tenu, les uns et les autres, des propos généraux sur l'avantage de la GRE, sur les bénéficiaires de ce système, sur l'industrie d'ex- portation, et je crois pouvoir vous dire que la majorité de la commission partage votre avis. Ce qu'elle ne comprend pas, en revanche, c'est pourquoi vous faites toute une histoire à
Garantie contre les risques à l'exportation
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N
19 septembre 1990
propos de cet article 1, pourquoi vous vous battez pour la ver- sion du Conseil des Etats. Vous vous battez, mes chers collè- gues, pour quelque chose qui, aux yeux de la majorité de la commission, n'a vraiment pas beaucoup d'importance en réa- lité, comme l'a dit tout à l'heure M. Delamuraz, conseiller fédé- ral, car c'est une histoire comptable! Il est vrai qu'en commis- sion et notamment du côté de la gauche on a attribué pas mal d'importance à cette affaire, mais aux yeux de la majorité de la commission il ne valait pas la peine de se battre pour cette af- faire comptable d'importance minime. A vues humaines, la GRE ne pourra pas rembourser. Ce qui est important, c'est qu'elle n'ait pas à payer les intérêts de cette dette.
Dès lors, s'il y a eu unanimité dans la commission, c'est préci- sément parce que nous considérons que l'essentiel c'est ce projet d'allègement de la GRE, c'est justement ce système de GRE en faveur duquel vous vous êtes prononcés. Nous ne croyons pas qu'il soit opportun, ni même intelligent, de nous battre simplement pour savoir si nous allons laisser ou non au passif du bilan cette dette et si nous allons simplement alléger ou non des intérêts de la dette ou la dette tout entière.
Je crois qu'avec votre proposition, Monsieur Nebiker, vous avez en fait enclenché toute une discussion dont on aurait pu se passer puisqu'elle avait déjà eu lieu sur l'entrée en matière. Vous avez remis en quelque sorte «la compresse» pour créer un clivage entre les uns et les autres sur la manière dont on considère les liens entre l'économie et l'Etat et tout le système de la GRE.
Nous vous prions donc, par gain de paix et dans un raisonne- ment politique, vu que le problème comptable n'a vraiment pas d'importance ici, d'accepter le consensus de la commis- sion. Il y a de mauvais compromis en politique où il faut se bat- tre et s'affronter, mais il y a de bons compromis où il n'est pas intelligent de s'affronter et, en l'occurence, il serait intelligent de respecter l'unanimité qui s'est faite en commission. C'est pourquoi les rapporteurs vous proposent de suivre l'unanimité de votre commission, à savoir de vous en tenir à la version du Conseil fédéral sur cet article premier.
Quant au postulat, la commission a d'abord été saisie d'une motion qui visait à élargir la GRE dans le sens de ce que vous avez entendu tout à l'heure, d'une représentation des travail- leurs et des oeuvres d'entraide actives dans le domaine du dé- veloppement. L'idée qui est revenue souvent est que la com- mission de la GRE serait trop liée aux seuls milieux économi- ques, que ce serait trop un prolongement du Vorort, etc., je n'y reviens pas, vous avez entendu ces arguments tout à l'heure. Une telle motion n'aurait pas trouvé l'assentiment d'une majo- rité de la commission et n'aurait pas rencontré l'aval du Con- seil fédéral. Mais ce dernier a fait valoir qu'il étudiait de toute fa- çon les possibilités d'élargir la composition de la commission de la GRE, sans le faire de manière excessive et, j'y insiste, en gardant l'efficacité et les compétences des membres en rap- port avec l'appréciation économique des risques. Au fond, avec le postulat, il s'agit de proposer au Conseil fédéral de faire un pas en direction de ceux qui réclament un élargisse- ment de la GRE, notamment en tenant compte de la plus grande implication de cette GRE dans la politique de coopéra- tion au développement, de faire un pas mais de laisser au Con- seil fédéral la latitude d'examiner avec attention, précaution et réalisme la question afin que la commission garde son effica- cité dans le travail et corresponde tout de même à sa vocation première qui est d'évaluer les risques économiques. C'est également dans cet esprit que la commission vous pro- pose d'accepter ce postulat.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Pour conclure, je répète avec force que la mission principale de la GRE demeure la création de places de travail et la promotion des exportations de la Suisse à l'étranger. A cet égard, elle est un instrument complémentaire. Mais, je le précise à l'intention de M. Schmid et d'autres intervenants, la GRE n'a jamais couvert à cent pour cent les risques qu'elle prend en charge. L'exportateur a tou- jours été engagé, dans cette démarche, par parfois 40 pour cent du risque encouru. Que cela soit précisé afin qu'on ne voie pas dans la GRE un instrument automatique qui fonction- nerait à la place de celui qui doit prendre les risques, c'est-à-
dire l'entrepreneur ou l'exportateur. On a eu trop tendance à le laisser sous-entendre lors du débat.
Les autres missions de la GRE, celles qui présentent le risque de ne pas être couvertes du fait de leur nature, en particulier les nouvelles missions en liaison avec les opérations de déve- loppement que vous avez unanimement saluées, bénéficie- ront légitimement de la garantie publique. Dès lors, si nous examinons les circonstances internationales dans lesquelles nous travaillerons ces prochaines années, il est assez vrai- semblable que la GRE arrivera à assurer son autonomie finan- cière selon le principe de la loi, mais n'aura jamais les moyens d'aller au-delà et de constituer des réserves.
Par conséquent, la perspective d'avoir une ligne de dettes à l'égard de la Confédération de 900 millions ne la gênera ja- mais pratiquement. C'est de la pure théorie que d'imaginer que sa bonne marche et son exploitation en seront pertur- bées. Il est clair que la formule du Conseil fédéral en la matière est parfaitement neutre, économiquement et financièrement. Elle a l'avantage, par rapport à celle du Conseil des Etats, d'être élégante politiquement. On fait aussi un tout petit peu de politique, ici! Alors, blanc bonnet, bonnet blanc, consacrons notre temps et nos forces à de vrais problèmes - il y en a en- core quelques-uns en Suisse - et non pas à disputer du sexe des anges.
Art. 1 - 3
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Nebiker
104 Stimmen 25 Stimmen
Art. 1bis, 1ter Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 119 Stimmen (Einstimmigkeit)
Abschreibung - Classement
Antrag des Bundesrates Abschreiben der parlamentarischen Vorstösse gemäss Seite 1 der Botschaft Proposition du Conseil fédéral Classer les interventions parlementaires
selon la page 1 du message
Angenommen - Adopté
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Ad 90.016
Postulat der Wirtschaftskommission ERG-Kommission Postulat de la Commission des affaires économiques Commission GRE
Wortlaut des Postulates vom 21. August 1990
Um die Repräsentativität der ERG-Kommission zu erhöhen und die vom Gesetz vorgesehene Berücksichtigung entwick- lungspolitischer Gesichtspunkte sicherzustellen, wird der Bundesrat aufgefordert, die ERG-Kommission zu erweitern und hierbei unter anderem die Interessen der Arbeitnehmer und der Entwicklungspolitik einzubeziehen.
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Entlastung der Exportrisikogarantie
Texte du postulat du 21 août 1990
Aux fins d'augmenter le caractère représentatif de la Commis- sion GRE et de sauvegarder la prise en cosidération des points de vue de la politique du développement, le Conseil fé- déral est invité à élargir la Commission GRE, et à cette occa- sion de tenir notament compte des intérêts des travailleurs et de la politique de développement.
Abstimmung - Vote
Für Ueberweisung des Postulates Dagegen
102 Stimmen
9 Stimmen
Schluss der Sitzung um 19.30 Uhr La séance est levée à 19 h 30
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Entlastung der Exportrisikogarantie Garantie contre les risques à l'exportation. Mesures d'allégement
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1990
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
04
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.016
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
19.09.1990 - 15:00
Date
Data
Seite
1454-1465
Page
Pagina
Ref. No
20 018 971
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