Interpellation Bundi
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14 juin 1990
compris la Suisse. Il n'appartient pas au Conseil fédéral de se prononcer sur les objectifs et les activités d'associations pri- vées aussi longtemps que celles-ci ne sortent pas du cadre légal suisse. Le Conseil fédéral n'a pas connaissance d'opé- rations illégales menées à partir de la Suisse.
La loi fédérale du 30 juin 1972 ne s'applique par ailleurs qu'au matériel de guerre qui entre en contact physique avec le terri- toire suisse, c'est-à-dire s'il y a importation, exportation ou transit.
Le président: M. Ziegler étant absent, son interpellation est rayée du rôle des interventions.
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Mme Aubry: Si nous attendons que M. Ziegler soit présent, je crois que je ne pourrais jamais m'expliquer mais je tiens quand même à mettre certaines choses au point.
M. Ziegler en prend souvent à son aise à l'égard d'autres par- lementaires et pas seulement à moi-même. Mais je dois dire qu'être accusée de trafic d'armes est tout de même aller un peu loin. Tout d'abord le commerce d'armes n'est pas pro- hibé. Il est parfaitement légal et il est dès lors inexact d'utiliser le terme dépressiatif de «trafic» qui fait croire à une activité il- légale.
Il est tout à fait inexact que la Ligue anticommuniste que je préside et présiderai encore pendant un mois se livre à un tra- fic d'armes illégal ou même qu'elle en fasse commerce. Il n'est pas contesté que les fonds de la ligue, recueillis à l'étranger, aient servi à l'acquisition d'hélicoptères pour les combattants de la liberté au Nicaragua, ce qui peut ne pas plaire à M. Zie- gler. Sans doute a-t-il oublié qu'aujourd'hui dans un régime démocratique nous avons une présidente dans ce pays qui, elle, est certainement très heureuse d'employer ces hélicop- tères qui ont été donnés et qui sont toujours en usage. Aucune démarche relative aux acquisitions et donations d'hélicop- tères n'a eu lieu en Suisse ou à partir de la Suisse, je tiens à le préciser. La question de M. Ziegler est dès lors non seulement dépassée par le cours des événements politiques - ce ne se- rait pas la première fois - mais démunie de toute pertinence ju- ridique. Je voudrais encore vous assurer que je n'intenterai aucun procès supplémentaire en diffamation contre notre col- lègue, le clown Ziegler.
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Interpellation Bundi Vorsorgliche Schutzmassnahmen Transferts à l'étranger en cas de conflit
Siehe Seite 916 hiervor - Voir page 916 ci-devant
Diskussion - Discussion
Bundi: In einer Interpellation habe ich Fragen über das 1985 zwischen der Schweiz und Kanada abgeschlossene Geheim- abkommen gestellt. Es handelt sich um ein Abkommen, wo- nach im Falle eines Notstandes etwa 100 schweizerische Un- ternehmen, juristische Personen, Personengesellschaften und Einzelfirmen, ihren Sitz vorübergehend ins Ausland verle- gen können. Gleichzeitig können auch höchste Mitarbeiter solcher Firmen ihren Wohnsitz ins Ausland verlegen. Die ganze Prozedur stützt sich ab auf das Bundesgesetz über die wirtschaftliche Landesversorgung.
Die Antworten des Bundesrates, die im allgemeinen meine Be- hauptungen bestätigen, vermögen mich nun nicht zu befriedi- gen: Dass sich in einem Notfalle - was auch immer darunter zu verstehen ist - die Führungsgruppen ganzer Firmen ins Aus-
land absetzen, ist unter den heutigen Verhältnissen eine gro- teske Angelegenheit, eine Zumutung und ein Szenario, das meines Erachtens nicht mehr haltbar ist.
Die wirtschaftliche Verflechtung unseres Landes ist heute der- art stark, dass wir nicht eine unabhängige Insel in der Welt dar- stellen; wir sind mit den Geschicken unserer Nachbarn und der übrigen Völkergemeinschaften verbunden. So wie sich im Katastrophenfall - unabhängig davon, welcher Natur - eine Einzelperson aus der Schweiz kaum auf eine Südseeinsel ab- setzen kann, um zu überleben, so ist es doch auch um unsere Firmen bestellt: Anstatt sich mit derartigen Möglichkeiten des Ueberlebens zu befassen, wäre es klüger, sich zu überlegen, wie man in solidarischer Gemeinschaft mit anderen Unterneh- mungen ausserhalb unseres Landes umfassende Vorkehrun- gen für einen Krisenfall treffen könnte. In der Antwort des Bun- desrates heisst es ferner, es werde den interessierten Firmen empfohlen, «in ihre vorsorgliche Transfer-Planung nicht- dienstpflichtige Kader einzubeziehen». Wie soll in der Praxis aber gewährleistet werden, dass unter dem ausziehenden Ka- derpersonal nicht auch Militärdienstleistende sind? Die übri- gen Wehrmänner müssten sich geprellt vorkommen, wenn ein Teil der Führung landesabwesend wäre. So haben wir es mit einem Szenario zu tun, das nicht geeignet ist, Vertrauen herzu- stellen, im Gegenteil: Es stammt aus der Zeit des kalten Krie- ges, aus einem Bedrohungsbild, dem heute jegliche Wirklich- keit abgeht. Dass das Abkommen zwar geheim ist, in der Presse aber dennoch beschrieben worden ist, macht die Sa- che nicht besser: Dies leistet nur Gerüchten Vorschub und nährt weiterhin Misstrauen. Meines Erachtens sollte der Bun- desrat aus all diesen Gründen dieses Abkommen aufkündi- gen. Je rascher er das tut, desto besser.
M. Borel: L'interpellation de M. Bundi découle principalement du fait qu'au Canada on a une autre notion des «petits secrets» que dans l'administration fédérale et qu'un accord secret con- clu entre la Suisse et le Canada a été discuté dans un parle- ment de ce dernier pays.
Le projet est le suivant. En cas de conflit interne ou externe en Suisse, il s'agit d'organiser la fuite au Canada de la crème de notre économie, c'est-à-dire des managers d'une centaine de firmes importantes accompagnés de leur famille. Cet état d'es- prit date de la guerre froide. L'accord en question ayant été pris en 1985, on constate qu'il a perduré. Ce qui nous inquiète, c'est qu'à la lecture de la réponse du Conseil fédéral on a l'im- pression que cet état d'esprit règne tou ours, ou qu'on n'a pas la volonté de faire sentir que les choses ont changé et que l'on a envie de les modifier.
Je ne citerai qu'un exemple. Dans le texte de son interpella- tion, M. Bundi s'est inquiété du fait que bon nombre de ca- dres, de managers de notre économie sont également offi- ciers supérieurs de notre armée. On les voit donc mal fuir au Canada et prendre à la fois leurs responsabilités au sein de notre armée. Le Conseil fédéral répond fort prudemment que rien n'a été prévu permettant de les libérer de leur service actif. C'est pourquoi on recommande aux entreprises intéressées de planifier le transfert de cadres qui sont dispensés du ser- vice militaire. A voir les grades que portent les hauts responsa- bles de notre économie, on peut se demander si véritablement les recommandations de l'administration fédérale ont été sui- vies ou si on les a promus au sein des entreprises en leur affir- mant qu'en cas de conflit ils pouvaient de toute manière rester en Suisse puisqu'ils n'étaient pas dommages.
On voit bien à ce propos que c'était peut-être une mauvaise réponse à une bonne question et que les choses ont changé. Le Conseil fédéral devrait fournir une autre réponse que celle du point 6 où il indique que, pour le moment, aucun change- ment n'est prévu. Les questions soulevées par la situation poli- tique mondiale sont différentes et, par conséquent, les répon- ses doivent également être différentes. Il nous paraît donc op- portun que le Conseil fédéral remette l'ouvrage sur le métier.
M. Felber, conseiller fédéral: Je ne sais pas si nous allons re- mettre tout l'ouvrage sur le métier, mais en tout cas essayer de replacer cette question dans son contexte général et celui rela- tivement restreint de notre pays. Le Mémoire d'entente était
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Interpellation Pitteloud
signé en 1985 à Ottawa, il succède à un mémoire similaire qui datait de 1959. Il y a donc eu de longues négociations au cours desquelles la Suisse était plutôt demanderesse. Il constitue une déclaration d'intention commune aux deux gouverne- ments et non pas un traité formel au sens du droit internatio- nal.
La possibilité de transfert à l'étranger du siège de sociétés suisses est prévu dans un arrêté du Conseil fédéral du 12 avril 1957 protégeant par des mesures conservatoires les person- nes morales, sociétés de personnes, raisons individuelles. Cet arrêté se fonde lui-même sur la loi fédérale sur la préparation de la défense économique du 30 septembre 1955, qui a été remplacée par la loi fédérale sur l'approvisionnement écono- mique du pays du 8 octobre 1982. Il n'y a donc rien là que de normal dans la procédure qui a été choisie. Le but de ce trans- fert: permettre aux entreprises suisses, à l'abri d'un éventuel occupant, de continuer à mettre leur substance économique au profit de notre pays, même si elles doivent pendant un cer- taine période quitter le territoire national, les protéger contre une saisie de leurs biens par un adversaire éventuel.
Le mémoire avec le Canada a pour objectif d'établir les condi- tions-cadres qui régiront un éventuel transfert et il s'agit tou- jours d'un transfert temporaire du siège social. Il facilite ainsi aux entreprises la possibilité de prendre elles-mêmes d'ores et déjà et en toute confidentialité les dispositions concrètes nécessaires à un transfert de siège prévues par le droit suisse. Toutes les conditions sont fixées et archivées à l'Office fédéral du registre du commerce qui est sensé s'occuper de ces cas. Jusqu'à présent peu de sociétés ont fait usage de cette possi- bilité.
· Nous rappelons cependant que les associations economi- ques ont participé à la préparation de ces négociations avec le Canada, de nombreuses entreprises ont pris part à des séan- ces d'information, les représentants de l'économie privée se sont déclarés jusqu'à présent satisfaits du résultat des négo- ciations avec le Canada. Nous répétons ce que nous préci- sons à la fin de notre réponse - M. Borel aurait voulu que nous changions le point 6 de notre réponse -: jusqu'à l'entrée en vi- gueur d'une législation spéciale sur la protection des avoirs, nous estimons qu'il n'y a pas urgence à modifier les accords signés dans ce sens alors que, précisément, il n'y a aucun ris- que actuellement sur notre territoire pour qu'ils doivent être appliqués d'urgence, mais nous modifierons la loi sur la pro- tection des avoirs lorsque nous reprendrons ce problème.
Bundi: Ich bin von dieser Antwort nicht befriedigt.
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Interpellation Pitteloud Beitrag an die Unesco zur Bekämpfung des Analphabetismus Contribution suisse à l'UNESCO destinée à la lutte contre l'analphabétisme
Wortlaut der Interpellation vom 23. März 1990 Ich stelle dem Bundesrat folgende Fragen:
Ist er bereit, den von der Nationalen Schweizerischen Unesco-Kommission geforderten Kredit von 20 000 Franken als Ergänzung zum Voranschlag 1990 doch noch zu gewäh- ren, um so einen minimalen Beitrag der Schweiz zum Interna- tionalen Alphabetisierungsjahr zu leisten?
Beabsichtigt er, ein Nationales Forschungsprogramm zu lancieren, um das Ausmass des Problems zu ermitteln und die sich aufdrängenden Massnahmen auszuarbeiten?
Ist er bereit, die auf diesem Gebiet tätigen Organisationen (Lire et écrire, Verein Lesen und Schreiben, ATD vierte Welt) zu unterstützen, möglicherweise auch nur mit bescheidenen Bei- trägen des Bundesamtes für Kultur?
Ist er bereit, in diesem Jahr ein Zeichen zu setzen und kon- krete Projekte zur Bekämpfung des Analphabetismus zu un- terstützen?
Texte de l'interpellation du 23 mars 1990 Je demande au Conseil fédéral:
S'il est prêt à rétablir, dans le cadre d'un supplément au bud- get 1990, le crédit de 20 000 francs demandé par la Commis- sion nationale suisse pour l'UNESCO, comme contribution mi- nimum de la Suisse à l'année internationale de lutte contre l'analphabétisme?
S'il n'envisage pas le lancement d'un programme national de recherche sur l'ampleur du phénomène et les mesures à prendre le cas échéant?
S'il est prêt à soutenir les efforts des organisations privées qui oeuvrent dans ce domaine (Lire et écrire, ATD, etc.) éven- tuellement par le biais de montants même modestes mis à dis- position par l'Office fédéral de la culture?
S'il est disposé à marquer cette année 1990 en soutenant le lancement de projets concrets d'activité de lutte contre l'anal- phabétisme?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Ammann, Antille, Auer, Baerlocher, Baggi, Bär, Bäumlin Ursula, Béguelin, Ber- ger, Bircher, Bodenmann, Borel, Braunschweig, Brügger, Caccia, Carobbio, Couchepin, Danuser, Darbellay, Déglise, Diener, Ducret, Dünki, Etique, Fankhauser, Gardiol, Grassi, Grendelmeier, Haering Binder, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Le- dergerber, Leutenegger Oberholzer, Longet, Maeder, Martin Matthey, Mauch Ursula, Meier-Glattfelden, Meizoz, Mühle- mann, Petitpierre, Pini, Rebeaud, Rechsteiner, Reimann Fritz, Rohrbasser, Scheidegger, Schmid, Segond, Stocker, Ulrich, Vollmer, Weder-Basel, Widmer, Züger, Zwygart (58)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'UNESCO a déclaré 1990 année internationale de lutte contre l'analphabétisme. Les Etats membres de l'UNESCO étaient donc appelés à faire des projets ou à soutenir des initiatives dans ce domaine. A ce titre, on aurait pu espérer que la Suisse (qui compterait entre 20 000 et 30 000 analphabètes d'après l'Institut de pédagogie spéciale de l'Université de Zurich) se montre active et participe tout au moins aux efforts spéciaux qui ont lieu durant cette année.
Or, la section éducation et société de la Commission nationale suisse pour l'UNESCO s'est vu refuser son unique demande de crédit extra-budgétaire qui se montait modestement à 20 000 francs devant servir à financer notamment un sémi- naire sur le problème de l'analphabétisme en Suisse.
Le Conseil fédéral s'est appuyé sur la demande de réductions linéaires des dépenses au budget 1990 décidées par la Com- mission des finances et le Parlement pour biffer ce crédit.
Ce faisant, il a manifesté peu de soucis vis-à-vis de ses enga- gements internationaux; de plus, on peut légitimement se de- mander si le Parlement aurait voté cette réduction s'il en avait eu connaissance. Il a, en effet, dans un domaine annexe, ma- nifesté sa volonté de ne pas diminuer les contributions généra- les aux organisations internationales. Il est regrettable aussi que la commission nationale doive utiliser son maigre budget ordinaire (env. 220 000 francs) pour réaliser tout de même quelques activités cette année alors qu'il aurait fallu s'engager plus activement dans la lutte contre l'analphabétisme pour évi- ter toute extension de ce phénomène. En répondant, en mars 1987, à une interpellation Fankhauser, le Conseil fédéral avait envisagé d'examiner la nécessité d'entreprendre une étude fondée à l'échelon national sur l'ampleur effective du pro- blème et les mesures qu'il conviendrait de prendre, le cas échéant. Il s'était aussi déclaré favorable à un accroissement de l'offre des possibilités d'instruction.
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In
Dans
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
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Année
1990
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
09
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.465
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Numero dell'oggetto
Datum
14.06.1990 - 08:00
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Data
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