Arrêté sur la viticulture. Prorogation
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4 décembre 1989
Ich möchte Sie also bitten, dem Ordnungsantrag Leutenegger Oberholzer zuzustimmen.
M. Darbellay: Je soutiens ici le point de vue de la minorité. Le projet dont nous parlons porte le numéro 87.043. Cela signifie qu'il date de plus de deux ans et demi et qu'il a déjà été ren- voyé deux fois. Il serait donc temps de le traiter.
Nous l'avons porté à l'ordre du jour avant la votation du 26 no- vembre et, pendant la campagne qui a précédé ces votations, on nous a souvent reproché que nous ne faisions rien pour les objecteurs de conscience. Nous avons répondu que le pre- mier pas était préparé puisque, durant cette session encore, nous traiterions le problème de la révision du Code pénal. Or, renvoyer cette question aujourd'hui serait manquer à notre pa- role.
Certes, il faut ménager une place aux interpellations urgentes, place que nous pouvons trouver ailleurs. Le lundi 11 décem- bre (fin d'après-midi) est prévu pour les initiatives populaires relatives à l'énergie nucléaire. Le mardi toute la matinée, soit cinq heures, est également prévu pour ce même sujet. Par conséquent, nous pouvons sortir cet objet du programme ac- tuel et le placer au mois de février, durant la session spéciale, et nous aurons ainsi la place suffisante pour traiter les interpel- lations urgentes.
Personnellement, je suis d'avis que nous devons discuter de ce problème aujourd'hui. Nous sommes conscients qu'il ne s'agit pas d'une chose extraordinaire ni d'une guerre de reli- gions. Mais ce projet est prêt et nous devons montrer un signe dans cette direction. Je vous invite donc à accepter la motion d'ordre.
Mme Pitteloud: Je soutiens également la motion d'ordre de Mme Leutenegger Oberholzer et vous demande de maintenir à l'ordre du jour la discussion, en tous les cas sur l'entrée en matière concernant le projet Barras. En effet, la question de l'objection de conscience est en suspens depuis trop long- temps et les débats qui ont eu lieu au sujet de l'initiative sur la Suisse sans armée ont montré que cette question est très aiguë et ne souffre aucun report.
Contrairement à l'argument développé par M. Darbellay, nous pensons que ce projet n'est pas valable car il est refusé par la majorité des objecteurs de conscience et les Eglises. Néan- moins, sans en discuter le fond, nous pourrions au moins trai- ter l'entrée en matière. Il y a plusieurs propositions de renvoi, que ce soit à la commission ou au Conseil fédéral. Par consé- quent, si l'on faisait figurer cet objet à l'ordre du jour et si l'on se mettait rapidement d'accord sur un renvoi à l'une ou l'autre des instances, on n'aurait pas besoin de beaucoup de temps et cela serait possible lors de la présente session.
Je le répète, il est désormais temps de faire un pas en avant et de voir dans quelle direction on pourrait poursuivre à propos de ce problème, le projet Barras n'étant, à notre avis, qu'une étape déjà dépassée.
Wiederkehr: Auch die LdU/EVP-Fraktion ist der Meinung, das Geschäft sei nicht zu verschieben. Wir sollten wissen, wie es weitergeht. Es kann ja sein, dass es ohnehin noch Verschie- bungen geben wird, entsprechend den verschiedenen Anträ- gen, die gestellt worden sind. Vor allem aber scheint mir, dass wir der Jugend in unserem Land nicht die Möglichkeit geben sollten, sagen zu können, dieses Haus lasse Gras über eine Sache wachsen, wenn ihm nach einer Abstimmung etwas nicht passe, in der Hoffnung, die Probleme würden später ein bisschen weniger brennen.
Sie sind und bleiben brennend, und wir bitten Sie, die Sache zu behandeln, weil ich sonst befürchte, dass Sie viele junge Leute direkt in die Arme der Armeeabschaffer treiben werden.
Weber-Schwyz: Gestatten Sie mir einige Bemerkungen in meiner Funktion als Kommissionspräsident.
Wir warten seit eineinviertel Jahren auf die Behandlung dieser Vorlage. Sie wurde mehrmals ohne Not verschoben. Nun ist die Frage aufzuwerfen: Soll man diese Vorlage in dieser oder in einer kommenden Session beraten? Hiezu will ich mich
nicht äussern, möchte aber doch einiges zu den Rahmenbe- dingungen sagen.
Fünf Stunden Verhandlungsdauer genügen nicht. Ich bin auch nicht der Meinung, dass es richtig wäre, in dieser Ses- sion die Eintretensdebatte zu beginnen, nachher die Verhand- lungen abzubrechen und das Geschäft in irgendeiner der fol- genden Sessionen zu Ende zu beraten.
Wer aber glaubt, im Rahmen dieser Beratung an dieser Vor- lage des Bundesrates Ausweitungen vornehmen zu können, täuscht sich. Wir sind an die verfassungsmässigen Limiten ge- bunden. Wer will, kann die parlamentarischen Mittel aus- schöpfen oder soll sich unter Umständen die Frage einer Volksinitiative stellen. Wir haben den Auftrag von beiden Rä- ten, für die ethisch-religiös motivierten Dienstverweigerer eine Privilegierungslösung zu suchen. Diese Leute haben An- spruch darauf, dass man ihnen möglichst bald eine solche Lö- sung präsentiert. Diese Lösung hat die Kommission gesucht. Also mit anderen Worten: Wir möchten und wir sollten diesen ersten kleinen Schritt tun; alles andere ist den politischen Kräf- ten überlassen. Aber diese Frage müssen Sie entscheiden.
Abstimmung - Vote
Für den Ordnungsantrag Leutenegger Oberholzer
Dagegen
88 Stimmen 44 Stimmen
Weber-Schwyz: Nachdem Sie einen klaren Entscheid getrof- fen haben, möchte ich die Fraktionspräsidentenkonferenz bit- ten, dafür auch die nötige Zeit einzuräumen. Ich möchte Ihnen auch nochmals sagen, dass fünf Stunden Verhandlungsdauer nicht genügen! Schaffen Sie in der Fraktionspräsidentenkon- ferenz also den notwendigen Raum dafür!
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Rebbaubeschluss vom 22. Juni 1979. Verlängerung Arrêté sur la viticulture du 22 juin 1979. Prorogation
Botschaft und Beschlussentwurf vom 18. Oktober 1989 Message et projet d'arrêté du 18 octobre 1989 Beschluss des Ständerates vom 27. November 1989 Décision du Conseil des Etats du 27 novembre 1989
Herr Allenspach unterbreitet im Namen der Wirtschaftskom- mission den folgenden schriftlichen Bericht:
Da der Bundesbeschluss vom 22. Juni 1979 über Massnah- men zugunsten des Rebbaues Ende 1989 abläuft, hat der Bundesrat den eidgenössischen Räten am 21. Dezember 1988 einen Entwurf zu einem Beschluss für die Zeit vom 1. Ja- nuar 1990 bis zum 31. Dezember 1999 unterbreitet. National- und Ständerat stimmten dem neuen Rebbaubeschluss in der März- bzw. Junisession 1989 mit geringen Aenderungen zu. Vor der Schlussabstimmung wurde dann im Nationalrat grundsätzlich Kritik geäussert und namentlich die Einfuhrre- gelung in Frage gestellt. Der neue Rebbaubeschluss wurde dann in der Schlussabstimmung vom Nationalrat mit 70 zu 35 Stimmen und im Ständerat mit 35 zu 0 Stimmen gutgeheissen. Ende Juli 1989 ergriff ein überparteiliches Komitee von acht Parlamentariern das Referendum gegen den neuen Rebbau- beschluss. Das Referendum kam zustande, und der neue Bundesbeschluss über den Rebbau vom 23. Juni 1989 kann deshalb nicht wie vorgesehen auf den 1. Januar 1990 in Kraft treten. Eine Verlängerung des bisherigen Rechts über den 31. Dezember 1989 hinaus ist notwendig. Andernfalls fielen auch die Rechtsgrundlagen für die bisherige Rebbau-Politik
Rebbaubeschluss. Verlängerung
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hinweg. Um nicht einen Rückschritt von 30 Jahren in Kauf zu nehmen, sah sich der Bundesrat deshalb veranlasst, dem Par- lament einen dringlich zu erklärenden Bundesbeschluss zu unterbreiten, der den Bundesbeschluss vom 22. Juni 1979 bis zum Inkrafttreten des neuen Rebbaubeschlusses, längstens aber bis zum 31. Dezember 1992 verlängert. Die Dringlicher- klärung ist notwendig, weil der Ablauf der Referendumsfrist für die Inkraftsetzung des Verlängerungsbeschlusses auch nicht abgewartet werden kann.
Die Kommission hat die Frage geprüft, ob es nicht zweck- mässig wäre, anstelle der unveränderten Fortsetzung des bis- herigen Rechts schon während der Uebergangsfrist bis zur Volksabstimmung die wichtigsten Veränderungen des neuen Rebbaubeschlusses vorzuziehen. Die Kommission hat ein sol- ches Vorgehen abgelehnt, weil nur die unveränderte Weiter- führung wirklich als dringlich bezeichnet werden kann.
M. Allenspach présente au nom de la commission des affai- res économiques le rapport écrit suivant:
La validité de l'arrêté fédéral du 22 juin 1979 instituant des me- sures en faveur de la viticulture étant limitée à fin 1989, le Con- seil fédéral a soumis aux Chambres fédérales, le 21 décembre 1988, un projet d'arrêté pour la période comprise entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1999. Le Conseil national et le Conseil des Etats ont approuvé le nouvel arrêté sur la viticul- ture durant les sessions de mars et de juin 1989, en n'y appor- tant que des modifications mineures. Toutefois, avant le vote final au Conseil national, des critiques de fond ont été émises, s'en prenant notamment à la réglementation des importations. En vote final, le Conseil national a approuvé le nouvel arrêté sur la viticulture par 70 voix contre 35, alors que le Conseil des Etats l'a approuvé par 35 voix sans opposition. A la fin du mois de juillet 1989, huit parlementaires de différents partis ont lancé une demande de référendum contre le nouvel arrêté; cette demande ayant abouti, le nouvel arrêté fédéral sur la viti- culture du 23 juin 1989 ne pourra donc entrer en vigueur le 1.1.1990 comme prévu initialement. Une prorogation de la législation en vigueur au-delà du 31 décembre 1989 s'avère donc nécessaire si l'on veut assurer les bases légales de la po- litique viticole actuelle. Pour éviter de retrouver la situation qui prévalait il y a 30 ans, le Conseil fédéral s'est vu contraint de soumettre au Parlement un arrêté fédéral urgent prorogeant l'arrêté du 22 juin 1979 jusqu'à l'entrée en vigueur du nouvel arrêté sur la viticulture, mais au plus tard jusqu'au 31 décem- bre 1992. La clause d'urgence s'impose, car l'on ne saurait at- tendre l'échéance du délai référendaire avant la mise en vi- gueur de l'arrêté de prorogation.
La Commission a examiné s'il ne serait pas indiqué d'intro- duire les modifications les plus importantes du nouvel arrêté sur la viticulture lors de la phase transitoire précédant la vota- tion populaire, au lieu de se contenter d'une simple proroga- tion. La Commission a rejeté une telle manière de faire, étant donné que seule une prorogation sans modification peut avoir le caractère d'urgence.
Antrag der Kommission
Aus diesen Gründen beantragt Ihnen die Kommission mit al- len gegen eine Stimme sowie bei einer Enthaltung, die unver- änderte Weiterführung des bisherigen Rechts zu beschlies- sen. Sie empfiehlt, auf die Vorlage einzutreten und der Verlän- gerung des Bundesbeschlusses vom 22. Juni 1979 über Massnahmen zugunsten des Rebbaus zuzustimmen.
Proposition de la commission
Pour ces raisons, la Commission vous propose, à l'unanimité moins une voix et une abstention, de décider de la prorogation sans modification de la législation en vigueur. Elle recom- mande l'entrée en matière et l'approbation de la prorogation de l'arrêté fédéral du 22 juin 1979 instituant des mesures en fa- veur de la viticulture.
Le président: Les groupes radical et démocrate-chrétien communiquent qu'ils se rallient aux propositions faites par la commission.
M. Gros: Le groupe libéral ne peut que souscrire à la proposi- tion de proroger l'arrêté viticole de 1979. Il est indispensable à notre viticulture qu'elle puisse continuer de s'exercer dans un cadre légal cohérent. Hélas, cette simple prorogation qui nous est soumise aujourd'hui est la suite logique d'un référendum lancé contre l'arrêté viticole voté au mois de juin dernier.
C'est justement sur le lancement de ce référendum que j'aime- rais revenir quelques instants. Si le référendum est et doit res- ter l'un des privilèges de notre démocratie, ce droit devrait s'exercer avec un minimum de déontologie politique. Cette déontologie ou ce fair play, si vous préférez, ne s'est pas mani- festé dans le cas qui nous occupe et c'est le moins que l'on puisse dire. Le groupe libéral tient à le dénoncer à cette tri- bune.
Un référendum est en général demandé lorsqu'un projet de loi, lors de son étude en commission ou lors des débats dans ce Parlement, fait l'objet d'âpres discussions et qu'une mino- rité, sur un point qu'elle juge fondamental, est battue et décide alors d'en appeler au peuple. En ce qui concerne l'arrêté insti- tuant des mesures en faveur de la viticulture, rien de tel: des débats sereins, quelques amendements mineurs, un accord parfait entre le Conseil fédéral et les Chambres et un vote una- nime tant au Conseil national qu'au Conseil des Etats. Tout à coup, au vote final, au moment où il n'est plus possible de faire de nouvelles propositions, les divergences ayant été élimi- nées, une lumière vient frapper l'esprit de notre collègue En- gler qui semble subitement découvrir les problèmes liés au contingentement des vins. Les fameux «Sofa-Importeure» dont il se souciait jusqu'alors comme de son premier biberon lui font, le 23 juin dernier, d'un seul coup horreur. M. Engler prend alors la tête d'une croisade anti-contingent et par là même la présidence du comité référendaire. Il contacte plu- sieurs parlementaires de plusieurs partis, MM. Auer, Bircher, Dünki, Eisenring, Loeb, Wiederkehr et Piller, pour former son comité. Il est intéressant de noter qu'aucun de ces parlemen- taires n'a daigné s'exprimer lors des débats sur l'arrêté viti- cole, c'est pourquoi nous en sommes réduits aux supposi- tions. Ne maîtrisent-ils pas bien leur sujet? Ne voulaient-ils pas dévoiler leurs batteries, préférant la publicité d'une campagne référendaire à la discrétion des débats parlementaires? Un in- dice pourrait venir du fait que, sitôt le référendum lancé, il reçoit le soutien d'un grand épicier de notre pays, celui qui de- puis quelques années a l'habitude de présenter sur ses étala- ges, entre les salsifis et les savonnettes, des initiatives et des référendums. Cet épicier n'hésite d'ailleurs pas, pour accé- lérer la récolte de signatures, à engager du personnel sup- plémentaire au prix de 19,50 francs de l'heure, plus un franc par signature, c'est-à-dire plus qu'il n'aura jamais payé ses vendeuses. Ceci pour l'anecdote car ma capacité naturelle à faire confiance m'incite à croire, Monsieur Engler, que vous n'avez été mû dans cette affaire que par idéal politique et que vous n'êtes en aucune façon lié à des entreprises de distribu- tion qui auraient besoin d'un contingent.
Ce petit retour en arrière sur l'histoire du nouvel arrêté viticole pour démontrer combien la méthode des référendaires est peu conforme à l'esprit de nos institutions.
Nous, parlementaires, sommes censés être les représentants ·du peuple. L'institution du référendum a été créée pour les cas où nous n'avons pas été suffisamment à l'écoute de la popula- tion. Si les référendaires, parlementaires eux-mêmes, ne se donnent pas la peine d'exprimer leur opinion lors des débats, les Chambres fédérales ne répondent dès lors plus à leur défi- nition de délégation du pouvoir populaire.
J'en viens maintenant à l'arrêté prorogatif qui nous est soumis. L'unanimité de la profession viticole, tant en Suisse romande qu'en Suisse alémanique, souhaitait que l'on réintroduise les mesures visant à adapter l'offre de vin à la demande, donnant ainsi force obligatoire aux voeux des associations profes- sionnelles. Cette demande était à nos yeux parfaitement justi- fiée. Elle dénotait une prise de conscience de la profession, des problèmes qui risquent de découler d'une année parti- culièrement généreuse ainsi qu'une volonté de prendre en charge elle-même la maîtrise de la production. Après la tenta- tive de M. Jacques-Simon Eggly de présenter cette proposi- tion en commission, le groupe libéral a finalement renoncé à la
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Arrêté sur la viticulture. Prorogation
présenter au plénum pour des motifs juridiques, mais surtout par crainte de créer un précédent en interprétant la volonté des signataires d'un référendum.
Pourtant, M. Engler déclarait récemment à un journal: «Nous n'avons rien contre l'arrêté en lui-même. La seule chose contre laquelle nous luttons, c'est la cimentation faite par l'arrêté, de la réglementation actuelle des contingents. Le Conseil fédéral a du reste la possibilité de promulguer l'arrêté sur la viticulture sans l'article sur la mise aux enchères sous la forme d'un arrêté fédéral urgent.» Or, la seule personne qui pourrait à la rigueur être légitimée pour interpréter la volonté des signataires du référendum, c'est le président du comité référendaire, c'est M. Engler.
Que n'a-t-il fait lui-même la proposition d'inclure toutes les me- sures selon lui non contestées dans l'arrêté d'aujourd'hui? Il pouvait le faire à la Commission des affaires économiques dont il est membre, il pouvait le faire aujourd'hui. Il ne l'a pas fait, privant ainsi les consommateurs de garanties qualitatives et quantitatives, et il empêche ainsi les viticulteurs de produire selon des normes reconnues dans la Communauté euro- péenne. Le groupe libéral ne peut que le regretter et il vous propose donc, hélas, de proroger l'arrêté de 1979 en espérant que celui de 1989, plus exigeant et plus conforme à la situation européenne, soit accepté par le peuple.
Schwab: Vorerst möchte ich meine Interessen offenlegen. Ich bin ein Bauer mit einem Familienbetrieb, aber ohne Reben. Ich möchte diese Tatsache darlegen, weil es in diesem Saal auch andere Meinungen gegeben hat. Ich habe auch keine ver- wandtschaftlichen Beziehungen zu Rebbauern oder zur Wein- wirtschaft.
Ich möchte meiner Enttäuschung Ausdruck geben über die Art und Weise, wie einzelne Parlamentarier Hand boten, die- sem Bundesbeschluss das Bein zu stellen. Erstaunt haben auch die Erklärungen einzelner Leute des Referendumskomi- tees, welche nach Zustandekommen des Referendums über die Köpfe der Unterzeichner hinweg Erklärungen darüber ab- gegeben haben, welche Punkte des neuen Rebbaubeschlus- ses auf den 1. Januar 1990 in Kraft gesetzt werden sollen und welche nicht.
Es zeugt auch von wenig Sachkenntnis und von einem eigen- artigen Demokratieverständnis, dass das Komitee erklärt hat, das Referendum gefährde die für den einheimischen Rebbau und die einheimische Weinwirtschaft so eminent wichtigen Be- stimmungen nicht. Tatsache ist, dass auf den 1. Januar 1990 ein Beschluss mit vielen guten Neuerungen nicht in Kraft ge- setzt werden kann. So zum Beispiel im Bereiche der Qualitäts- anforderungen und Qualitätsförderung, der Frostentschädi- gungen, der Versteigerung von Importkontingenten (Locke- rung des zu starren Systems), der berechtigten Anliegen des Umweltschutzes, aber auch der Mengenregulierung.
Ein Schweizer Rebbau ohne bundesrechtliche Regelung hätte schwerwiegende Konsequenzen. Das Referendumsko- mitee hätte auch wissen müssen, dass sein Referendum nicht auf einzelne Punkte des Beschlusses begrenzbar ist.
Nun stellt sich die Frage, welchen Weg das Parlament in dieser Sache zu beschreiten hat. Für den Rebbau und die Weinwirt- schaft ist es lebenswichtig, dass auch nach dem 1. Januar 1990 noch ein Bundesbeschluss in Kraft ist. Weniger klar scheint zu sein, ob in den bestehenden Beschluss auch neue Elemente miteingeschlossen werden sollen. Nach dem über- aus guten Weinjahr 1989 ist es verständlich, dass sogar in Weinbaukreisen der Ruf nach einer Mengenregulierung laut geworden ist. Ich verstehe diese Haltung. Ich vertrete aber die Auffassung, dass der Antrag des Bundesrats und der Wirt- schaftskommission aus rechtlichen und staatspolitischen Ueberlegungen richtig ist, nach dem der auslaufende Bundes- beschluss unverändert um weitere drei Jahre verlängert wird. Auf meine Anfrage an den Bundesrat vom 18. September 1989 lautete die Antwort auf Verlängerung von fünf Jahren. Die aktu- elle Situation im Rebbau sowie im Weinbau allgemein erfor- dert aber eine möglichst rasche Neuregelung. Aus diesem Grunde sind drei Jahre Verlängerung richtig.
Ich vertrete nach wie vor die Auffassung, dass der neue Reb- baubeschluss in seiner Gesamtheit echte Verbesserungen für
den Rebbau und die Weinwirtschaft bringen würde. Die Pro- blematik der Importkontingente war der nationalrätlichen Kommission bewusst. Mit dem neuen Versteigerungssystem wollte man die zu starre Regelung entschärfen. Es wäre auch von Vorteil gewesen, wenn in dieser Sache die Möglichkeit be- standen hätte, Erfahrungen zu sammeln, sie auszuwerten und je nach Ergebnis sogar vorzeitig eine Revision in diesem Punkte einzuleiten. Dieser Weg wäre nach wie vor offen und möglich, wenn das Schweizervolk dem neuen Rebbaube- schluss in der kommenden Volksabstimmung zustimmen würde.
Die SVP-Fraktion stimmt der Verlängerung des auslaufenden Beschlusses zu. Die Fraktion stellt sich auch aus rechtlichen und staatspolitischen Ueberlegungen dagegen, weitere Be- stimmungen in diesen Beschluss miteinzubeziehen, obwohl deren Sachlichkeit zum Teil ihre Zustimmung finden würde.
Präsident: Die SP-Fraktion lässt mitteilen, sie stimme der Kommission zu. Es folgen die Einzelsprecher.
Biel: Ich spreche aus zwei Gründen zum Geschäft. Einmal ha- ben Sie ja im schriftlichen Bericht lesen können, dass ein Mit- glied der Kommission gegen die Verlängerung des bestehen- den Beschlusses gestimmt hat. Das war ich.
Dann ergreife ich das Wort, weil wir aus verschiedensten Krei- sen mit Anliegen bombardiert worden sind, die auch noch in die Verlängerung des bestehenden Rebbaubeschlusses ein- gebaut werden sollten.
Wir stehen vor dem Faktum, dass gegen den Mostbeschluss - ich sage Mostbeschluss, weil wir ja Most von 55" Oechsle zu Qualitätsweinen deklariert haben - das Referendum ergriffen worden ist. Das ist legitim. Das passiert immer wieder. Aus wel- chen Gründen die Unterzeichner auch immer unterschrieben haben, steht im Moment nicht zur Debatte.
Das ordentliche Verfahren ist gegeben. Es findet eine Abstim- mung statt, sobald der Bundesrat das für opportun hält. Nun stellt sich die Frage: Was geschieht in der Zwischenzeit? In der Zwischenzeit hätten wir eigentlich ein Interregnum. Nun schlägt Ihnen die Kommission mehrheitlich vor, den beste- henden Rebbaubeschluss zu verlängern. Das ist eigentlich das übliche.
Jetzt möchte ich noch einige Worte sagen zu all diesen Begeh- ren. Ich bezeichne es als «Verluderung» des Rechtsstaates, wenn man glaubt, man könne auf diesem Weg neue Anliegen in einen Beschluss einbringen. Wir haben ein Dringlichkeits- recht, aber dieses ist entgegen dem, was das Parlament in den letzten 20 Jahren von Zeit zu Zeit etwa getan hat, rein zeitlich aufzufassen, nicht sachlich.
Es sind zahlreiche Anliegen sachlich dringlich. Aber wir haben nur Dringlichkeitsrecht anzuwenden, wenn es zeitlich gege- ben ist. Das ist hier zweifellos der Fall, sofern man bejaht, dass im bestehenden Rebbaubeschluss Massnahmen sind, ohne die unsere Weinwirtschaft nicht auskommen könnte.
Im Prinzip habe ich nichts gegen die Verlängerung, aber ich wollte ein Zeichen setzen, um zu zeigen, dass man sehr wohl auch ohne diesen Rebbaubeschluss auskommen könnte. Ich erinnere Sie daran, dass wir letzte Woche eine kürzere Agrar- debatte hatten, in welcher der Finanzminister, Herr Bundesrat Stich, deutlich erklärt hat, dass wir wahrscheinlich einige Ex- zesse nicht hätten, wenn die Kreise der betreffenden Produkti- onszweige nicht die Sicherheit hätten, dass der Bund jeweils eingreift, wenn etwas falsch läuft. So ist es natürlich auch bei der Weinwirtschaft. Wenn die Sicherheit letztlich nicht beste- hen würde, dass man mit exorbitanten Sperren an der Grenze beziehungsweise mit Hilfen, wie sie im Fünfjahresprogramm stehen - das übrigens, wie das Resultat dieses Jahres zeigt, nichts genützt und uns Millionen gekostet hat -, wäre die Si- tuation anders. Mit diesen Massnahmen aber hat der Bundes- rat der Weinwirtschaft das Zeichen gesetzt: Was auch immer geschieht, der Bund sorgt schon dafür, dass Remedur ge- schaffen wird.
Einzig in dem Sinn, um gegen diese Haltung zu protestieren, habe ich nein gestimmt, obwohl ich nicht verkenne, dass man dem bestehenden Rebbaubeschluss durchaus zustimmen kann. Es geht vor allem darum, dass der Rebbaukataster wei-
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Rebbaubeschluss. Verlängerung
tergeführt wird. Aber wir dürfen nichts Neues in diese Verlän- gerung einbauen. Das wäre meines Erachtens verfassungs- widrig. Ich bitte Sie deshalb, dass Sie, falls Sie sich zu einer Verlängerung entscheiden können, einem Beschluss ohne ir- gendwelche Zusätze zustimmen. Ich bitte in diesem Zusam- menhang auch den Bundesrat, Massnahmen zu treffen und nun endlich Schluss zu machen mit all diesen verkappten Hil- fen; wir haben gesehen, dass dieses Fünfjahresprogramm nichts wert ist. Wenn es etwas wert gewesen wäre, hätten wir heute keine Probleme mehr. Man hat es auch Sanierung der Weinwirtschaft genannt. Wir hoffen, dass wir das nächste Mal über einen Rebbaubeschluss und nicht über einen Mostbe- schluss diskutieren werden.
Engler: Ich möchte mich namens des Referendumskomitees äussern und gegen die erheblichen Vorwürfe seitens Herrn Gros antworten. Herr Gros äusserte sich vor allem zum Vorge- hen, wahrscheinlich deshalb, weil er in der Sache Interessen hat. Seine Argumente sind aber offenbar derart schwach, dass er sich auf Kritik an den Formen, am Vorgehen beschränkt. Wir haben uns zur Sache geäussert. Wir haben dargetan, wieso wir das Referendum ergriffen haben; Bundesrat und Parla- ment haben zur Kenntnis zu nehmen, dass ein Referendum ein Volksrecht darstellt.
Der Vorwurf, der jetzt erhoben wird, man habe zu wenig Zeit, weil der Beschluss ausläuft, trifft nicht das Volk, sondern das zuständige Departement und den Bundesrat. Der Zeitdruck führt dazu, dass wir mit Dringlichkeitsrecht etwas übernehmen müssen - was wir wie Herr Biel auch bedauern -, ohne darüber diskutieren zu können und ohne uns über bessere Lösungen unterhalten zu können. Wir bedauern es sehr, dass unsere Hand, obwohl wir sie geboten haben, um eine bessere Lö- sung zu finden, nicht genommen wurde, dass unsere Bereit- schaft zurückgewiesen wurde und dass damit die für Konsu- menten und Produzenten schlechteste aller möglichen Lösun- gen realisiert wird.
Immerhin haben unsere Interventionen dazu geführt, wie Herr Schwab richtig gesagt hat, dass die Uebergangslösung nur drei statt fünf Jahre dauern soll. Die Argumentation, wieso mit Dringlichkeitsrecht der alte und nicht der neue Rebbaube- schluss übernommen werden soll, scheint uns nicht zwin- gend, ist unseres Erachtens sogar falsch. Ich möchte dies be- gründen:
Für die Uebernahme des alten Rebbaubeschlusses gibt es heute überhaupt keine demokratische Legitimation mehr, denn er läuft auf Ende dieses Jahres aus. Für den neuen Reb- baubeschluss gibt es insofern eine demokratische Legitima- tion, als sich - man darf das betonen -National- und Ständerat dafür ausgesprochen haben, wenn auch über 60 000 Bürger das Veto dagegen eingelegt haben. Auch die Begründung, das Referendum betreffe den ganzen Rebbaubeschluss, stimmt zwar, aber sie ist auch nur ein Argument, das ins Leere geht, denn wer im neuen Rebbaubeschluss die Qualitätsbe- stimmungen bezweifelt, fährt mit dem neuen Rebbaube- schluss immer noch besser als mit dem alten und wird des- halb damit einverstanden sein, eine bessere und nicht eine schlechtere Uebergangslösung zu haben.
Zusammenfassend muss festgehalten werden, dass das Refe- rendumskomitee für eine bessere Lösung Hand geboten hat. Leider wurde diese Hand nicht ergriffen und damit die Chance vertan. Es wurde eine Uebergangslösung gefunden, die Kon- sumenten und Rebbauern bestraft.
Mit um so grösserem Nachdruck fordern wir bereits heute, dass, wenn der neue Rebbaubeschluss vom Volk verworfen wird, unverzüglich nach der Volksabstimmung eine neue Lö- sung gesucht wird, dass ein neuer Beschluss erlassen wird und dass - was gestützt auf die Verordnung möglich ist - die Kontingentierung abgeschafft und ein liberaleres System ein- geführt wird. Da wir einer Uebergangslösung bedürfen und die Zeit drängt, stellen wir keinen andern Antrag und nehmen von zwei Uebeln das kleinere in Kauf: Keine Uebergangslö- sung wäre nämlich noch schlechter. Wir aber wünschen für die Zukunft nicht, dass wir zwischen schlechten und noch schlechteren Lösungen zu wählen haben, sondern zwischen guten und besseren.
Das Referendumskomitee ist zu konstruktiver Mitarbeit bereit, und wir sind überzeugt, dass man im Interesse von Bauern und Konsumenten bessere Lösungen finden wird.
Loeb: Das Referendum zum Rebbaubeschluss hat nicht über- all Freude ausgelöst, das haben wir jetzt hier, aber auch schon vorher zu hören und zu spüren bekommen. Das Referendum aber ist zustande gekommen. Jetzt kann der Souverän voraus- sichtlich am nächsten 1. April erstmals seit den dreissiger Jah- ren - so alt ist die Importkontingentsregelung - seine Meinung in dieser Grundsatzfrage, die weiter reicht als der Rebbaube- schluss, äussern. Er kann sich darüber aussprechen, ob er einverstanden ist, dass Weinkontingente gehandelt werden, darüber aussprechen, ob Staatsrenten ohne Leistung zur Aus- zahlung kommen sollen, darüber aussprechen, ob es gerecht ist, dass stillgelegte oder schlecht gehende Weinhandelsfir- men nur der Kontingente wegen für grosse Summen weiter- verkauft werden, eben nur, weil sie stattliche staatliche Kontin- gente besitzen. Das Referendum ist nicht gegen die Wein- bauern gerichtet, sondern klar gegen die Missstände im Kon- tingentshandel. Wir wollen, dass das Volk sich einmal über diesen Kontingentshandel aussprechen kann. Das Volk soll sagen, was es dazu denkt. Vorgeworfen wurde uns, das Refe- rendum sei am falschen Ort, am falschen Objekt lanciert wor- den. Aber es war und ist seit sehr langer Zeit die erste Möglich- keit, die Meinung des Souveräns über die geschilderten un- glücklichen Zustände im Kontingentshandel zu erfahren. Oder wäre es Ihnen lieber gewesen, wir hätten das Problem analog der Geschwindigkeitsbegrenzungen auf Verfassungs- stufe lösen wollen? Sollte das Volk zum Rebbaubeschluss nein sagen, sind wir hier aufgerufen, eine gerechtere, liberale Lösung zu finden, welche das Sofa-Importeurentum mit sei- nen Staatsrenten eliminiert. Danken möchte ich hier Herrn Bundespräsident Delamuraz und der Kommission, die mit der Verlängerung des alten Rebbaubeschlusses nur um drei Jahre dokumentiert, dass bei Annahme des Referendums möglichst rasch eine neue Lösung erarbeitet und in Kraft ge- setzt wird.
Schwab: Wenn ich hier ein zweites Mal antrete, dann wegen der Worte von Herrn Kollega Rolf Engler. Ich muss sagen, sein Demokratieverständnis schlägt dem Fass den Boden aus. Wenn er sagt, dass man den neuen Beschluss auch hätte in Kraft setzen können, wo ja er mit seinem Komitee das Referen- dum ergriffen hat und das Referendum zustande gekommen ist, so kann das nur, ich rede jetzt aus der Sicht eines durch- schnittlichen Bürgers, Kopfschütteln hervorrufen. Wenn Rolf Engler hier sagt, das Komitee habe für bessere Lösungen dem Bundesrat Hand geboten, so muss ich ihm in Erinnerung ru- fen, dass er hier im Plenum Gelegenheit gehabt hätte, zu die- ser Frage Stellung zu nehmen, und zwar während der ordent- lichen Beratung, aber auch anlässlich der Differenzbereini- gung. Herr Engler hat sich nicht gemeldet. In der Zeitung hat man lesen können, dass es etwas schnell gegangen sei und dass man diese Frage übergangen habe. Da muss ich ihm sa- gen, dass wir gerade in Sachen Importkontingente diese Frage behandelt haben und dass im neuen Beschluss vorge- sehen wäre, mit einem Versteigerungssystem eine Entkramp- fung herbeizuführen. Wenn man das übersehen hat, hat man wahrscheinlich nicht einmal die Botschaft gelesen. Ich möchte nochmals betonen: Bitte stimmen Sie dem Antrag von Bun- desrat und Wirtschaftskommission zu. Es ist in dieser Situa- tion, in der wir stecken, die einzig richtige Lösung, die wir vor dem Volk auch verantworten können.
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Engler: Ich möchte doch kurz etwas zu meinem persönlichen Demokratieverständnis erwidern: Es geht nicht darum, dass man hier etwas verlängert, sondern der alte Bundesbeschluss läuft aus. Wir haben etwas Neues zu schaffen und nichts zu verlängern.
Und zum zweiten: Wieso lag intern im Departement des Bun- despräsidenten auch ein Vorschlag vor, der meinem ent- spricht, wenn mein Demokratieverständnis derart schlecht
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sein soll? Wenn das demokratisch unmöglich wäre, wäre ein solcher Vorschlag zweifellos intern nicht vorgelegen. Wir hät- ten diese Möglichkeit gehabt. Wir haben uns jetzt damit zufrie- den gegeben, weil wir der Meinung sind, die jetzige Lösung sei noch akzeptabel, und weil wir nichts, wie das Herr Biel als auch möglich vorgesehen hätte, als noch schlechtere Lösung ansehen. Ich möchte deswegen solche Vorwürfe, die unsach- lich sind und auch staatsrechtlich unhaltbar, die nur aus der Position irgendeines Bürgers abgegeben werden, hier mit al- ler Schärfe zurückweisen.
Bircher: Es ist nun von den Herren Gros und Schwab der Vor- wurf an das Referendumskomitee erhoben worden, wir hätten im Rat die Diskussion nicht ergriffen. In diesem Zusammen- hang zwei Klarstellungen, die bisher noch fehlen:
Es gehört offenbar zu einer gewissen Tugend, dass wir be- stimmte Beschlussentwürfe sehr spät zugestellt erhalten und diese dann in knapper Zeit beraten müssen. Ich erwähne zu diesem Rebbaubeschluss das Datum des 21. Dezembers 1988: An diesem Tag verabschiedete der Bundesrat den Be- schlussentwurf. Er wurde uns einige Zeit später zugestellt, und wir hatten diesen Entwurf in sehr knapper Zeit - der geltende Beschluss läuft ja Ende dieses Jahres aus - in beiden Kam- mern zu beraten. Dass da hin und wieder mangelnde Sorgfalt unsererseits - und ich würde meinen, des ganzen Rates - vor- kommt, ist meines Erachtens gut möglich.
Wir hatten immerhin die Volksabstimmung über die Klein- bauern-Initiative, die die Herren Gros und Schwab geflissent- lich übergangen haben: Bei dieser Initiative war eines der zen- tralen und im Volk diskutierten Themen dieser Kontingents- handel im Weinsektor, Herr Schwab. Das können Sie nicht wegreden. Wenn wir schon das Volk über eine Volksinitiative befinden lassen und dort Mängel festgestellt werden, wenn wir in Gottes Namen schon im März diesen Rebbaubeschluss be- raten haben, dann soll es doch nicht verboten sein, hier einer- seits in der Schlussabstimmung und andererseits während der Referendumsphase nochmals über die Bücher zu gehen. Ich erinnere Sie an die Schlussabstimmung: Von 200 National- rätinnen und Nationalräten sind immerhin noch ganze 70 zu diesem Rebbaubeschluss gestanden, 35 haben ihn abge- lehnt, und der ganze grosse Rest - wenn ich richtig zähle 95, also fast die Hälfte - hat sich enthalten oder ist in die Gänge hinausgeschwirrt. Das ist die Tatsache.
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Sie können nun nicht uns - also den wenigen Referendumsko- miteemitgliedern - eine liederliche Behandlung unterschie- ben, wenn nur 70 Leute aus unserem Rat diesem Rebbaube- schluss zugestimmt haben.
Sie kennen unsere zwei Hauptgründe: Erstens sind wir gegen die Kontingentierung, dies ist in der Volksabstimmung bereits zum Ausdruck gekommen. Das sind Vorrechte, Privilegien, von früher, die nicht mehr in eine liberale Weinregelung hinein- gehören.
Zweitens: Sie kennen die mangelnden Qualitätsvorschriften in diesem Beschluss auch: Qualitätsvorschriften, die zu wenig greifen, die die Mengenproduktion zu wenig steuern. Ich glaube, es schadet nichts, wenn man in diesen zwei zentralen Punkten nochmals über die Bücher geht. Bei der Volksabstim mung über den Rebbaubeschluss sehen wir, ob das Volk in dieser oder in einer anderen Richtung geht. Es wird dann rela- tiv schnell ein neuer Beschluss vorliegen.
Le président: Je vous propose de renvoyer la discussion con- cernant le budget général à demain matin et de passer, im- médiatement après le débat sur le présent objet et les constitu- tions, au budget des PTT.
Allenspach, Berichterstatter: Man sagt bisweilen, grosse Er- eignisse werfen ihre Schatten voraus. Heute, nach dieser Dis- kussion, müsste man sagen: Kleine Ereignisse werfen nicht nur Schatten voraus, sondern provozieren manchmal Nebel- schwaden.
Wir haben eine Vorlage über die befristete Verlängerung des Bundesbeschlusses über Massnahmen zugunsten des Reb- baues. Was aber vom Rednerpult aus gesprochen worden ist, hat mit dieser Verlängerung recht wenig zu tun: Es sind die er-
sten Reden für die kommende Volksabstimmung gehalten worden.
Die Wirtschaftskommission hat darauf verzichtet, den neuen Rebbaubeschluss zu kommentieren. Wir sind davon ausge- gangen, dass die Bürger - und damit auch die Parlamentarier - das Recht besitzen, das Referendum zu ergreifen, und dass wir niemandem einen Vorwurf machen dürfen, wenn er verfas- sungsmässige Rechte ausübt. Es geht deshalb nicht darum, hier das Referendum und das Referendumskomitee zu beur- teilen. Es geht vielmehr darum, dafür zu sorgen, dass nach dem 31. Dezember dieses Jahres keine Gesetzeslücken ent- stehen.
Wenn wir dem Verlängerungsbeschluss nicht zustimmen, fällt Ende dieses Jahres der Bundesbeschluss von 1979 und damit die Rechtsgrundlage unserer Rebbaupolitik weg. Deshalb brauchen wir einen dringenden Bundesbeschluss, weil wir auch den neuen Bundesbeschluss nicht dem Referendum un- terstellen können. Dringlich verlängern können wir nur die bis- herige, die geltende Rechtsordnung. Etwas anderes wäre aus staatspolitischen Gründen, aber auch aus demokratischen Er- wägungen nicht möglich.
Eine Aenderung des geltenden Rechts auf dem Dringlichkeits- wege würde ausserordentlich schwerwiegende Gründe vor- aussetzen. Es sind in der Kommission keine diesbezüglichen Gründe genannt worden; denn für die rechtliche Dringlichkeit der Aenderung an der Rechtsordnung müssten wir die Mess- latte recht hoch setzen.
Die Kommission ist aus diesen Gründen der Auffassung, dass wir das geltende Recht dringlich verlängern können, nicht aber neues Recht auf dem Dringlichkeitswege schaffen dür- fen.
Von dieser Voraussetzung ausgehend kann man weder der Kommission noch dem Bundesrat vorwerfen, es sei eine Chance verpasst worden. Der Fristenablauf verunmöglicht es, auf dem Weg eines nichtdringlichen Bundesbeschlusses eine Aenderung vorzunehmen. Es zeugt auch nicht von viel Demo- kratieverständnis, wenn das Parlament heute das als dringlich erklären würde, worüber das Volk in einem Referendum ent- scheiden will.
Aus diesen Ueberlegungen bitte ich Sie, dem Beschluss zuzu- stimmen, die Rechtsordnung zu verlängern und vor allem der Dringlichkeit dieser Verlängerung zuzustimmen.
M. Delamuraz, président de la Confédération: Il me semble qu'ici ou là, on s'emploie à compliquer une situation pourtant évangéliquement claire.
De quoi s'agit-il? On a formé, dans d'étranges conditions, un référendum contre un arrêté sur la viticulture, qui - le nombre de signatures ayant abouti - fera l'objet d'une votation popu- laire que le Conseil fédéral organisera dans les délais les plus courts, soit au début de l'année prochaine. Mais, en attendant, l'arrêté actuel terminant ses effets au 31 décembre, si nous laissons aller les choses, nous nous retrouverons devant un vide juridique à partir du 1er janvier. Ce dernier serait catastro- phique pour la viticulture, pour les producteurs comme pour les consommateurs, car il signifierait entre autres qu'il n'y au- rait plus, à partir du 1er janvier, de cadastre viticole, par exem- ple. Dieu sait si l'on peut remarquer, non seulement la neces- sité, mais les bienfaits d'un tel cadastre dont notre politique vi- ti-vinicole ne saurait se passer. Il est donc indispensable de sauver l'essentiel et d'avoir à disposition un instrument juridi- que à partir du 1er janvier.
Le problème me paraît clairement posé. Quant à sa solution, il n'y a pas 36 formules, il n'y en a qu'une qui consiste à proro- ger, le temps qu'il faudra - le Conseil fédéral montrant bien sa volonté d'aller de l'avant ne parle que de trois ans - l'arrêté ac- tuellement en cours et de le reprendre à la virgule près. En ef- fet, la spéculation, qui consiste à maintenir dans l'arrêté ac- cepté par les Chambres l'année dernière quelques-uns de ses bons éléments non contestés par les auteurs du référendum, n'est rien d'autre que de l'interprétation. Or, cela n'existe pas en démocratie, les décisions doivent être prises par oui ou par non.
Un arrêté est actuellement attaqué par référendum; ce serait se moquer du peuple que de vouloir prétendre, aujourd'hui,
1947
Kantonsverfassung. Gewährleistung
très tranquillement, reconduire une partie de cet arrêté parce que présumée non visée par les auteurs du référendum. Nous ne pouvons pas jouer de cette manière avec l'institution démo- cratique ni nous mettre à interpréter les états d'âme des référendaires à 1,50 franc. Nous devons tenir compte de ce qui existe, se voit et de ce que nous supportons. En l'occurrence, pour éviter le vide juridique, nous devons reprendre l'arrêté ac- tuel.
Si le peuple, comme je le souhaite, accepte notre arrêté, lors de la votation populaire, toutes choses entreront en vigueur dès le lendemain même. Si, au contraire, le peuple dit non, ce sera l'occasion pour le Conseil fédéral et les Chambres de re- mettre le travail sur le métier et de présenter dans un délai que nous voulons court un nouveau projet qui contiendra sans doute quelques éléments de l'arrêté que vous avez accepté. Or, cela est de la musique d'avenir. Pour l'instant, je vous de- mande de procéder de la même manière que le Conseil des Etats, à l'unanimité, à savoir de doter l'économie viti-vinicole d'un instrument juridique qui lui fera sans cela défaut à partir du 1er janvier 1990 et de laisser s'accomplir correctement les processus démocratiques.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Ziff. I, II Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, ch. I, Il Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
89.058
Kantonsverfassung (GL). Gewährleistung Constitution cantonale (GL). Garantie
Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. August 1989 (BBI III, 730) Message et projet d'arrêté du 23 août 1989 (FF III, 706) Beschluss des Ständerates vom 30. November 1989 Décision du Conseil des Etats du 30 novembre 1989
Herr Hess Peter unterbreitet im Namen der Petitions- und Ge- währleistungskommission den folgenden schriftlichen Be- richt:
Die Petitions- und Gewährleistungskommission hat die Bot- schaft des Bundesrates über die Gewährleistung der geänder- ten Verfassung des Kantons Glarus am 25. Oktober 1989 ge- prüft.
In der Kommissionsberatung ist die Beschränkung der Amtsdauer für Ständeräte auf 65 Jahre eingehend diskutiert worden. Diese Regelung, die zum Ausschluss einer bedeuten- den Bevölkerungsgruppe vom passiven Wahlrecht führt, darf nicht unbesehen hingenommen werden. Obwohl der Stände- rat ein Bundesorgan ist, haben jedoch die Kantone bei dessen
Bestellung einen relativ weiten Ermessensspielraum. Die Kommission anerkennt auch, dass gewisse sachliche Gründe, wie die Ueberalterung der Vertretung im Ständerat sowie die Förderung der Rotation unter den Amtsträgern, für eine solche Regelung sprechen können. Mit Blick auf die kan- tonale Autonomie sieht sie deshalb keine ausreichenden Gründe, um die Gewährleistung zu verweigern.
Die Kommission ist mit dem Bundesrat der Auffassung, dass sich die Aenderung der Kantonsverfassung von Glarus im Rahmen der kantonalen Verfassungsautonomie bewegt und weder die Bundesverfassung noch das übrige Bundesrecht verletzt.
M. Hess Peter présente au nom de la Commission des péti- tions et de l'examen des constitutions cantonales le rapport écrit suivant:
La commission des pétitions et de l'examen des constitu- tions cantonales a examiné, le 25 octobre 1989, le message du Conseil fédéral concernant l'approbation de la constitution révisée du canton de Glaris.
La limitation de la durée du mandat des députés au Conseil des Etats à 65 ans a fait l'objet de longues délibérations. Cette réglementation, qui exclut l'égibilité d'une partie importante de la population ne peut pas être sans autre acceptée. Bien que le Conseil des Etats soit soit un organe fédéral, les can- tons jouissent d'une grande liberté d'appréciation lors de sa constitution. La commission reconnaît que certaines consi- dérations de fond, par exemple la nécessité d'éviter le vieillis- sement des députations et d'assurer la rotation des magi- strats, peuvent être invoquées en faveur d'une telle réglemen- tation. Prenant en considération l'autonomie des cantons, elle estime qu'il n'y a pas de raison suffisante pour refuser l'appro- bation.
La commission considère, à l'instar du Conseil fédéral, que la révision de la constitution de Glaris se maintient dans les limi- tes de l'autonomie cantonale et est compatible avec la consti- tution et la législation fédérales.
128 Stimmen (Einstimmigkeit)
Antrag der Kommission Die Kommission beantragt deshalb, die Verfassungsände- rung des Kantons Glarus zu gewährleisten.
Proposition de la commission La commission recommande en conséquence d'approuver la révision de la constitution du canton de Glaris.
Eintreten ist obligatorisch L'entrée en matière est acquise de plein droit
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 114 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Rebbaubeschluss vom 22. Juni 1979. Verlängerung Arrêté sur la viticulture du 22 juin 1979. Prorogation
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1989
Année
Anno
Band
V
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance Seduta
Geschäftsnummer 89.068
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 04.12.1989 - 14:30
Date
Data
Seite
1942-1947
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Pagina
Ref. No
20 018 045
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