Motion Oehen
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N
19 mars 1987
l'intermédiaire de son ambassade à Washington, de bloquer à titre provisoire les comptes ouverts au Crédit suisse de Genève par le lieutenant-colonel North, ancien membre du Conseil de sécurité. Par la suite, la banque s'est déclarée d'elle-même prête à bloquer provisoirement ces comptes jusqu'à ce qu'une demande d'entraide judiciaire formelle soit introduite.
L'Office fédéral de la police a considéré que la demande d'entraide judiciaire adressée le 8 décembre par les USA ne permettait pas d'ordonner des mesures provisoires au sens de l'article 18 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale (EIMP) car il n'était pas possible de conclure à un acte punissable d'après le droit suisse à la lecture de l'exposé des faits (exigence de la double punissa- bilité).
Le 15 décembre, une nouvelle demande a été présentée en bonne et due forme. Le jour même, les comptes mentionnés dans celle-ci ont été bloqués pour un mois. La procédure ordinaire pouvait être ouverte le 23 décembre, après que quelques exigences formelles supplémentaires eurent été remplies.
Depuis lors, la procédure suit son cours. Le blocage provi- soire des comptes a été confirmé. Les dispositions de l'Of- fice fédéral de la police ayant été frappées d'opposition, cet office aura à rendre une décision susceptible de recours au Tribunal fédéral.
Les enquêtes menées par le Ministère public n'ont pas démontré que le matériel de guerre américain avait transité par la Suisse.
La présente affaire ne pose pas de problème de principe relatif à la politique extérieure. La Suisse a rempli ses obligations internationales (entraide judiciaire).
La Suisse accorde l'entraide judiciaire internationale lors- que cela est nécessaire pour l'éclaircissement d'activités criminelles et que les exigences des accords internationaux ou de nos lois sont remplies. Ainsi une banque peut être obligée de donner des renseignements concernant ses clients.
Elles doivent donc connaître l'identité de leur co-contrac- tant afin de pouvoir donner les renseignements nécessaires en cas de procédure ou d'entraide judiciaire. Lorsque les banques savent ou sont censées savoir que leur co-contrac- tant n'est pas l'ayant droit économique, elles doivent aussi connaître l'identité de ce dernier.
Le Département fédéral de justice et police a ouvert une procédure de consultation auprès des cantons, des partis politiques et des organisations intéressées au sujet d'une nouvelle disposition du Code pénal relative au blanchissage de l'argent sale. Les résultats de cette enquête seront exami- nés dans le cadre de la révision des infractions contre le patrimoine.
Le Conseil fédéral estime que ces mesures sont suffisantes.
Präsident: Herr Borel erklärt sich von der Antwort des Bundesrates befriedigt.
85.110
Motion Oehen Kantonale Steuerhoheit Souveraineté fiscale des cantons
Wortlaut der Motion vom 20. Dezember 1985
Nach seinen eigenen Aussagen steht fest, «dass der Bun- desrat natürlich vollen Respekt vor der Souveränität der Kantone hat, ein solches Begehren (zur Kündigung des unhaltbar nachteilig gewordenen Grenzgängerabkommens von 1935) zweifellos prüfen und auch zweifellos weiterleiten
wird». (Amtl. Bull. 1985 N 1044). Nachdem die betroffenen Grenzkantone seit Jahren ihren Willen bekundeten, von dem ihnen seit 1939 staatsvertraglich zustehenden Recht zur Arbeitsortbesteuerung der französischen Grenzgänger Gebrauch zu machen, haben sie im August 1985 ihre for- melle Kündigung des Besteuerungsverzichtsabkommens von 1935 ausgesprochen und den Bundesrat auch mit Schreiben vom 13. September um zeitige Notifizierung der französischen Behörden gebeten.
Der Bundesrat wird demzufolge ersucht,
den Kantonen bei der Ausübung ihrer verfassungsmässig garantierten Rechte (speziell Art. 3 und 9 BV) auch gegen- über Nachbarstaaten nach Kräften beizustehen;
den Interessen und dem Recht der betroffenen Grenzkan- tone zur Wahrung und Nutzung ihrer vollen Fiskalhoheit bezüglich der französischen Grenzgänger schnellstmöglich zum Durchbruch zu verhelfen, gemäss Artikel 17 Absatz 1 des schweizerisch-französischen Doppelbesteuerungsab- kommens von 1966/69 (DBA), und alles zu unterlassen, was der Verwirklichung dieses Ziels entgegenwirken könnte; 3. die betroffenen Grenzkantone zulasten der Bundeskasse für den Steuerausfall zu entschädigen, den sie seit dem 1. Januar 1983 als Folge mangelhafter Verhandlungsleistun- gen eidgenössischer Unterhändler erlitten haben; und
zur Vermeidung weiterer Steuerausfälle (inbegriffen betreffend die direkte Bundessteuer) sowie zur Vermeidung neuer administrativer Belastungen und Informationspflich- ten schweizerischer Arbeitgeber zugunsten des französi- schen Fiskus, zumindest solange von einer Inkraftsetzung des Grenzgängerabkommens vom 11. April 1983 abzuse- hen, als nicht alle darin erwähnten Grenzkantone dasselbe verfassungskonform vollzogen und die eidgenössischen Räte die entsprechenden Gesetzes- und DBA-Bestimmun- gen (insbesondere Art. 17 Abs. 4) angepasst haben werden.
Texte de la motion du 20 décembre 1985
Le Conseil fédéral a affirmé qu'il entend respecter pleine- ment la souveraineté des cantons et qu'il examinera et transmettra la requête demandant la dénonciation de l'ac- cord de 1935 sur les frontaliers, dont les désavantages sont devenus insupportables (Bull. off. 1985 N 1044). Les cantons limitrophes touchés proclamaient depuis des années leur volonté de faire usage de leur droit, en vertu d'un traité datant de 1939, d'imposer les frontaliers français à la source. En août 1985, ils ont dénoncé formellement l'accord de 1935 par lequel ils renonçaient à une telle taxation. Enfin, le 13 septembre dernier, ils ont prié par lettre le Conseil fédéral de notifier à temps cette décision aux autorités françaises. En conséquence, le Conseil fédéral est chargé
d'appuyer les cantons dans l'exercice de leurs droits garantis par la constitution (art. 3 et 9 en particulier), notam- ment à l'égard des pays voisins;
de promouvoir les intérêts et les droits des cantons limi- trophes touchés, notamment en ce qui concerne leur pleine souveraineté fiscale à l'égard des frontaliers français, afin qu'une solution soit trouvée le plus vite possible, conformé- ment à l'article 17, paragraphe 1, de l'accord de double imposition de 1966/69 entre la France et la Suisse, et simul- tanément d'éviter tout ce qui peut entraver la réalisation de cet objectif;
de dédommager aux frais de la caisse fédérale les can- tons limitrophes des pertes fiscales subies depuis le 1er jan- vier 1983 par suite de la mauvaise qualité des négociations menées par les autorités fédérales;
de renoncer à mettre en vigueur l'accord du 11 avril 1983 sur les frontaliers, au moins tant que tous les cantons limitrophes qui sont parties à cet accord ne l'appliquent pas conformément à la constitution et que les Chambres fédé- rales n'ont pas adapté les dispositions pertinentes de la législation et de l'accord de double imposition (en particu- lier l'art. 17, paragraphe 4), tout cela dans le but d'éviter de nouvelles pertes fiscales pour les cantons (y compris l'impôt fédéral direct) et de nouvelles charges administratives pour les employeurs (en particulier leur obligations d'informer le fisc français).
März 1987
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435
Motion Oehen
Mitunterzeichner - Cosignataires: Meier Fritz, Soldini, Stef- fen (3)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Dem Bericht über die Besteuerung der französischen Grenz- gänger vom 10. Februar 1986, der im Auftrag der Geschäfts- prüfungs-Kommission des Landrats des Kantons Basel- Landschaft erstattet worden ist und der auch den anderen betroffenen Kantonsparlamenten zugehen soll, werden mit dem Einverständnis des Präsidenten der GPK BL folgende Stellen entnommen:
Aus der Zusammenfassung
Von den an Frankreich grenzenden Kantonen haben zumindest die beiden Basel, Solothurn, Genf und Neuen- burg das unbestreitbare Recht und die Pflicht, die bei ihnen erwerbstätigen französischen Grenzgänger an der Quelle zu besteuern. Dieses Recht ist im schweizerisch-französischen Doppelbesteuerungsabkommen von 1966/69, im Bundesge- setz über die direkte Bundessteuer sowie in den kantonalen Steuergesetzen verbindlich festgelegt. Allein die Kantone Bern, Jura, Waadt und Wallis unterstanden bis Ende 1983 der einzigen gültigen Ausnahmeregelung gemäss Grenz- gängervereinbarung vom 18. Oktober 1935. Doch allein Genf wusste seine Rechte zu nutzen.
Die Interessenlage aller Betroffenen - mit Ausnahme des französischen Fiskus - spricht unmissverständlich und gebieterisch für die unverzügliche Wahrnehmung dieses bestehenden Rechts auf Arbeitsortsbesteuerung der franzö- sischen Grenzgänger, gegen die Fortführung der bisherigen Steuergeschenke an Frankreich im Ausmass von insgesamt rund 100 Mio. Franken pro Jahr und auch gegen versteckte, unkompensierte und ungezielte Steuer- und Informations- geschenke an Paris, wie sie mit der Grenzgängervereinba- rung vom 11. April 1983 verbunden wären. Die darin vorge- sehene Rückvergütung bewirkte nur eine quantitative Min- derung dieser schweizerischen Steuergeschenke - im Aus- tausch gegen neue schwerwiegende Informationspflichten zulasten der Schweizer Arbeitgeber, der französischen Grenzgänger, der kantonalen Steuerhoheit und des Bankge- heimnisses.
Zusammen mit einem schlecht beratenen Bundesrat, mit unverantwortbar nachlässigen und Frankreich-freundlichen eidgenössischen Unterhändlern sowie mit mangelhaft vor- bereiteten oder aber aus blosser - falscher - Solidarität handelnden, weiterhin uneinsichtigen Kantonsvertretern hat die «Groupe de concertation des cantons frontaliers limitro- phes de la France» die 1983er Grenzgängervereinbarung ebenso wie die derzeitige verfahrene Lage zu verantworten. Die erstaunliche Tatsache, dass die Finanzierung dieses Verbandssekretariats zumindest teilweise durch den franzö- sischen Fiskus im Rahmen dieser Vereinbarung erfolgen sollte, hilft einiges zu erklären. Es obliegt den kantonalen und den eidgenössischen Gesetzgebern zu entscheiden, ob sie diesen Sachverhalt billigen und welche Konsequenzen sie allenfalls daraus ziehen wollen.
Die kantonalen und eidgenössischen Gesetzgeber sind grösstenteils bedenklich mangelhaft informiert und einbe- zogen worden bezüglich der 1983er Grenzgänger-Vereinba- rung. Entsprechend mangelhaft ist das in diesen und wirt- schaftlichen Kreisen vorherrschende Wissen über deren tat- sächliche Bedeutung und Auswirkungen auf die kantonale Steuerhoheit, die Steuererträge für Gemeinden, Kantone und Bund, die Arbeitgeber, die nachbarlichen Beziehungen usw.
Die wiederholte, verfassungswidrige und schwerwiegend präjudizierende Weigerung des Bundesrats vom 28. August und 26. September 1985 zur Hilfeleistung bei der schnellst- möglichen Einführung der Grenzgänger-Quellenbesteue- rung durch die Kantone dürfte auch bei den betroffenen Kantonsregierungen zu entsprechenden besseren Erkennt- nissen und Dispositionen geführt haben.
anerbietet sich die provisorische Einführung der Quellenbe- steuerung der französischen Grenzgänger zum administra- tiv frühestmöglichen Zeitpunkt unter entsprechender Infor- mation, nicht aber Konsultation der französischen Behörden oder gar Verhandlung mit ihnen. Der bis dahin unverschul- det erlittene einschlägige Steuerausfall der Kantone ist durch den Bund voll zu entschädigen (Einfache Anfrage de Chastonay, 85.699, 2.10./16.12.85; Motion Oehen, 85.110, 20.12.85). Darüber hinaus sind für einen entsprechenden Zeitraum Gespräche über eine allfällige, punktuelle Subven- tionierung der französischen Grenzgemeinden im Sinne der von 35 Nationalräten mitunterzeichneten Motion Früh «Wahrung der Schweizer Souveränität» (84.400, 23.3.84, Amtl. Bull. 1985 N 1366) solange strikte abzulehnen, «als die französischen Behörden und auch ihre Zoll- und Fiskalbe- amten nicht zu freund-nachbarlichen Gepflogenheiten unter Ausschluss inquisitorischer Methoden zurückgekehrt sein werden».
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
vom 2. März 1987
Rapport écrit du Conseil fédéral du 2 mars 1987
Die bisherigen, für die Kantone Bern, Solothurn, Basel- Stadt, Basel-Landschaft, Waadt, Wallis, Neuenburg und Jura geltenden schweizerisch-französischen Vereinbarungen sehen vor, dass Grenzgänger für ihre Erwerbseinkünfte nur in dem Staat, in dem sie ansässig sind, besteuert werden können. Für den Kanton Genf, der diesen Vereinbarungen nie beigetreten ist, gilt die Regelung, dass die Erwerbsein- künfte der Grenzgänger in dem Staat, in dem die Tätigkeit ausgeübt wird, besteuert werden können. Die am 11. April 1983 unterzeichnete Vereinbarung zwischen den Grenzkan- tonen im Verhältnis zu Frankreich (ausgenommen Genf) und der Französischen Republik hält an der bestehenden Regelung fest; sie verpflichtet indessen den Wohnsitzstaat, dem Staat des Arbeitsortes einen finanziellen Ausgleich in der Höhe von 4,5 Prozent der von den Grenzgängern bezo- genen Bruttolöhnen zu leisten. Sie bringt eine wesentliche Verbesserung gegenüber der heutigen Regelung, nach der die Grenzkantone keinen Anteil am Ertrag der von den Grenzgängern in Frankreich entrichteten Steuern haben. Dadurch, dass der Bundesrat gegenüber der französischen Regierung mit Entschlossenheit die Forderungen der Kan- tone vertreten hat, konnte er in dieser Hinsicht entscheidend dazu beitragen, ihre finanziellen Interessen zu wahren.
Die zur «Groupe de concertation des cantons frontaliers limitrophes de la France» gehörenden Kantone haben zuge- stimmt, dass die Vereinbarung von 1983 ab dem 1. Januar 1985 (und nicht wie ursprünglich vorgesehen ab dem 1.1.83) Anwendung finden soll. In einem am 26. Juni 1985 an den Bundesrat gerichteten Brief hat die Groupe de concertation folgendes klargestellt: «Les Gouvernements des huit can- tons intéressés .... , à l'unanimité, .... déclarent accepter les contre-propositions subséquentes du Ministre M. Bérégo- voy, à savoir la mise en vigueur de l'Accord de Bâle en date du 1er janvier 1986, avec prise en compte du 4,5 pour cent des salaires bruts versés aux travailleurs frontaliers à partir de l'année 1985.»
Die Kantone haben danach den Wunsch geäussert, die bestehenden Vereinbarungen vorsichtshalber für den Fall zu kündigen, dass Frankreich die Vereinbarung von 1983 nicht ratifizieren sollte. Da der Bundesrat die Befürchtungen der Kantone nicht zu teilen vermochte, erachtete er es nicht als angebracht, den bedingten Kündigungsbegehren statt- zugeben. Solche Kündigungen hätten zudem zweifellos die schweizerisch-französischen Beziehungen beeinträchtigt, dies um so mehr, als die französische Regierung alles unter- nommen hatte, um das parlamentarische Genehmigungs- verfahren zu beschleunigen und dadurch die Inkraftsetzung der Vereinbarung auf den 1. Januar 1986 sicherzustellen. Diese Haltung hat sich als richtig erwiesen, da das französi- sche Parlament in der Zwischenzeit die Vereinbarung wie vorgesehen genehmigt hat, so dass die Frage der Kündi- gung gegenstandslos geworden ist. Der Bundesrat hat daher die Interessen des Landes korrekt vertreten. Uebri-
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Motion Oehler
gens wurde die Grenzgängervereinbarung durch sämtliche beteiligten Kantone gemäss ihren verfassungsrechtlichen Bestimmungen gutgeheissen und trat daraufhin am 18. Dezember 1986 in Kraft.
Eine Anpassung von Artikel 17 Absatz 4 des schweizerisch- französischen Doppelbesteuerungsabkommens von 1966/ 69 ist nicht erforderlich. Die entsprechende Bestimmung behält einzig die Anwendung der besonderen Vereinbarun- gen über die Besteuerung der Grenzgänger vor, und die im Text erwähnte Vereinbarung von 1935 wird automatisch durch die neue Vereinbarung von 1983 ersetzt. Die eidge- nössischen Räte müssen deshalb zu diesem Punkt nicht Stellung nehmen.
Eine Entschädigung des Bundes an die Kantone zum Aus- gleich der Einnahmenausfälle, die aus der Verschiebung der erstmaligen Anwendung der Vereinbarung von 1983 auf 1985 entstanden sind, kommt nicht in Betracht. Der Bundes- rat hat in der Tat nicht nur rechtmässig, sondern auch im übergeordneten allgemeinen Landesinteresse und mit der Zustimmung der betroffenen Kantone gehandelt.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion abzulehnen.
Oehen: Der Bundesrat stellt in seiner Antwort vom 2. März 1987 nur den letzten Akt einer höchst problematischen Geschichte dar, die zur Zustimmung der «Groupe de con- certation des cantons frontaliers limitrophes de la France» zur fraglichen Vereinbarung führte. Das Bundesgericht wird Gelegenheit haben zu prüfen, ob die den Kantonen in die- sem merkwürdigen Vorgehen aufoktroyierte Vereinbarung vom 11. April 1983 staatsvertragskonform ist. Unsere Arbeit- geber sollen nämlich nun verpflichtet sein, dem französi- schen Fiskus alle verlangten Unterlagen zur Besteuerung der von ihnen beschäftigten Grenzgänger und zur Gewin- nung einer lückenlosen Uebersicht der Erwerbsverhältnisse der in Frankreich wohnhaften, in der Schweiz erwerbstäti- gen Grenzgänger zu liefern.
Damit wird der Wirtschaftsspionage aus eigenem Verschul- den Vorschub geleistet, und es könnten schwere Schäden entstehen. Der vom «Beobachter» aufgezeigte jährliche Ausfall von rund 11 Millionen Franken an direkten Bundes- steuern scheint für unseren Bundesrat ein Pappenstiel zu sein. Ich halte fest, dass unser Parlament der Abtretung der Steuerhoheit bzw. diesem millionenschweren Verzicht zugunsten Frankreichs nie zugestimmt hat. Ganz im Gegen- teil. Ich erinnere an Ihren Nichteintretensentscheid vom 13. Dezember 1984 zur Revision des DBA mit Frankreich. Die Haltung des Bundesrates ist daher meines Erachtens zumindest als erstaunlich einzustufen. Die Bundesverfas- sung verlangt in Artikel 9 unmissverständlich, dass die Kan- tone mit dem Ausland kein Abkommen schliessen dürfen, welches den Interessen des Bundes zuwiderläuft. 11 Millio- nen Franken jährlich scheinen kein Bundesinteresse zu sein - übrigens auch nicht für den Staatsanwalt. Wahrhaftig erstaunlich.
Ich verwahre mich in aller Form gegen die in dieser Sache zugunsten des französischen Fiskus gepflegte andauernde Desinformation. Diese findet sich übrigens nicht nur in der Motionsbeantwortung, sondern auch in der Antwort auf die Einfache Anfrage Soldini vom 19. Dezember letzten Jahres. Es stimmt auch nicht, dass zum Beispiel in den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Landschaft die direkte Bundessteuer aufgrund einer rechtskräftigen Abmachung nicht eingezo- gen worden wäre oder nicht eingezogen werden müsste. Vielmehr hat man dort wie andernorts jahrelang einfach geschlafen und unsere Rechte nicht wahrgenommen.
Seit 1939 - so gemäss «Beobachter»-Berechnung - wurde auf diese Weise auf über eine halbe Milliarde Franken Steuereinnahmen zugunsten Frankreichs verzichtet. Diese Art Interessenwahrung unseres Landes ist mir unverständ- lich. Ich vermag die Verantwortung dafür nicht mitzutragen. Ich habe deshalb im Verlaufe der letzten zwei Jahre auch mehrere Vorstösse eingereicht. Ich werde nun in der gegen-
wärtigen Situation das Dossier nicht weiterbearbeiten, son- dern es unseren Geschäftsprüfungskommissionen und der Finanzdelation beider Räte überweisen.
Der Stand der Dinge - durch die Zustimmung der Kantone zu diesem Abkommen - ist nun aber so, dass ich es nicht als sinnvoll beurteile, in unserem Rate hier noch eine längere Debatte vom Zaun zu reissen. Ich ziehe die Motion hiermit zurück.
Zurückgezogen - Retiré
86.955
Motion Oehler Energiepolitik. Steuerliche Bevorzugung Politique énergétique. Avantages fiscaux
Wortlaut der Motion vom 10. Oktober 1986
Der Bundesrat wird eingeladen, dem Parlament Bericht und Antrag über die Abzugsfähigkeit jener Kosten zu stellen, welche direkt den Hauseigentümern und indirekt den Mie- tern als Folge der Erneuerung der Heizungsanlagen aus energie-, umweltschutz- und beschäftigungspolitischen Gründen anfallen.
Texte de la motion du 10 octobre 1986
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au Parlement un rapport assorti de propositions sur les possibilités de défal- quer les frais que le renouvellement d'installations de chauf- fage, lorsqu'il répond au souci d'économiser l'énergie, de préserver l'environnement ou de créer des emplois, occa- sionne directement aux propriétaires et, indirectement, aux locataires.
Mitunterzeichner - Cosignataire: Keine - Aucun
Schriftliche Begründung - Développement par écrit In der Schweiz gibt es Hunderttausende von Heizanlagen, die den modernen Erkenntnissen nicht mehr genügen. Diese Heizanlagen in Ein- und Mehrfamilienhäusern ver- brennen nicht nur unnötig viel Heizöl oder Gas, sondern sind wesentliche Faktoren in der Umweltverschmutzung. Die einschlägigen Industrien haben zusammen mit dem Installationsgewerbe in den vergangenen Jahren gewaltige Anstrengungen unternommen, um umweltfreundlichere, energiesparende und wirkungsvolle Anlagen zu erstellen. Damit wird nicht nur Energie eingespart, sondern auch die Umwelt wird spürbar entlastet.
Vielfach nehmen die Hauseigentümer Abstand von solchen Erneuerungen, weil sie entweder zu hohe Kosten verursa- chen oder sie diese Kosten - im Falle von Mietobjekten - nicht auf die Mieter überwälzen wollen. Mit der steuerlichen Bevorzugung oder der Einführung der Abzugsfähigkeit sol- cher Investitionen würden positive Grundlagen geschaffen. Es wäre vorzusehen, die Abzugsfähigkeit über eine Zeit- spanne von zehn Jahren, also in zehn Jahresraten, zu ermöglichen. Wohl wissend, dass das schweizerische Steu- errecht auf verschiedene Ebenen verteilt ist, darf dies kein Grund sein, begründete umwelt- und energiepolitische Postulate vor uns herzuschieben.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 8. Dezember 1986
Rapport écrit du Conseil fédéral du 8 décembre 1986 1. Energiesparen ist unbestrittenermassen ein Gebot der Zeit. Die Eidgenössische Steuerverwaltung hat daher mit
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Oehen Kantonale Steuerhoheit Motion Oehen Souveraineté fiscale des cantons
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1987
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
85.110
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
19.03.1987 - 08:00
Date
Data
Seite
434-436
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Pagina
Ref. No
20 015 212
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