Verwaltungsbehörden 03.06.1985 85.010
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geht um Menschenleben. Es ist doch billig und typisch, wenn versucht wird, hier die Wirtschaft als Profiteur hinzu- stellen. Natürlich werden wir mit den Exporten von landwirt- schaftlichen Produkten Entlastungen tätigen. Aber dies ist doch nicht unmoralisch, wenn damit vielen Menschen, vor allem Kindern, geholfen wird und sie nicht sterben. Ist es denn richtiger, Zehntausende von Zentnern Getreide zu denaturieren und als Tierfutter zu verwenden, wenn ande- rerseits mit diesem Getreide Millionen von Menschen geret- tet werden könnten?
Ich bitte Sie, das Postulat zu überweisen.
M. Aubert, conseiller fédéral: Je tiens à vous rappeler qu'il ne s'agit pas d'une motion, mais d'un postulat, qui concerne notamment la famine en Afrique. Vous n'ignorez pas que ce continent est ravagé par la famine, par la sécheresse, par des catastrophes naturelles, et, en plus, affaibli par des conflits politiques.
C'est pourquoi le Conseil fédéral, suivant en cela une ligne constante, déclare accepter ce postulat, tout en vous ren- dant attentifs au fait que la DDA déterminera quelles sont les formes d'aide humanitaire les plus appropriées pour faire face à la situation. En acceptant ce postulat, nous ne con- damnons pas la DDA à ne recourir qu'à l'aide alimentaire. Je tiens à rassurer sur ce point Madame Gurtner et je vous demande de donner la possibilité à notre direction de coopération au développement et d'aide humanitaire, de procéder à un examen systématique des moyens les plus appropriés pour résoudre le grave problème qui existe en Afrique.
Je tiens aussi à ce qu'on sache que nous n'avons pas attendu le dépôt de ce postulat pour nous préoccuper de ce problème.
Abstimmung - Vote Für Überweisung des Postulats Dagegen
78 Stimmen 6 Stimmen
85.387 Postulat Müller-Bachs Entwicklungsländer. Ökologische Landwirtschaft Agriculture des pays en développement. Impératifs d'ordre écologique
Wortlaut des Postulates vom 19. März 1985
Der Bundesrat wird ersucht, einen Bericht über seine Mass- nahmen auszuarbeiten, die ökologische Landwirtschaft in den Entwicklungsländern zu fördern und der ungezügelten Chemisierung Einhalt zu gebieten. Namentlich sind zu be- rücksichtigen:
die bilaterale Entwicklungszusammenarbeit in ihren ver- schiedenen Formen;
von Schweizer Seite geförderte multilaterale Projekte und schweizerische Stellungnahmen in den zuständigen multila- teralen Gremien (regionale Entwicklungsbanken, UNO- System usw.);
die schweizerische Haltung bei der Aushandlung interna- tionaler Verhaltenskodizes über die Verteilung und Verwen- dung von Pestiziden (FAO, UNEP, OECD), insbesondere bezüglich der Pflicht zur Vorausinformation über gefährli- che Produkte und der Notwendigkeit der Zustimmung des importierenden Landes;
andere Kanäle und Instrumente zur Einflussnahme.
Texte du postulat du 14 mars 1985
Nous prions le Conseil fédéral de présenter un rapport sur ses mesures visant à favoriser l'agriculture écologique et à mettre un frein à l'utilisation débridée des produits chimi- ques dans les pays en développement.
Ce rapport devra notamment renseigner sur:
la coopération bilatérale au développement sous toutes ses formes,
les projets multilatéraux soutenus par la Suisse et les avis donnés par notre pays au sein des organismes multinatio- naux compétents (ONU, banques régionales de développe- ment, etc.),
l'attitude de la Suisse à l'égard des codes de conduite des organismes internationaux (FAO, UNEP, OCDE) relatifs à l'utilisation des pesticides, notamment en ce qui concerne l'obligation d'informer préalablement du recours à des subs- tances dangereuses et d'obtenir l'accord du pays importa- teur,
les autres voies par lesquelles il est possible d'exercer une influence dans ce domaine.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bäumlin, Bircher, Braun- schweig, Brélaz, Dünki, Grendelmeier, Günter, Jaeger, Mae- der-Appenzell, Mauch, Meyer-Bern, Oester, Rebeaud, Robert, Rohrer, Seiler, Stamm Walter, Uchtenhagen, Weder- Basel, Zwygart (20)
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral
Der Bundesrat empfiehlt, das Postulat entgegenzunehmen.
Präsident: Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegen- zunehmen.
Überwiesen - Transmis
85.010 IKRK. Bundesbeitrag CICR. Contribution
Botschaft und Beschlussentwurf vom 27. Februar 1985 (BBI I, 983) Message et projet d'arrêté du 27 février 1985 (FF I, 873)
Antrag der Kommission Eintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Widmer, Berichterstatter: Mit dieser Vorlage wird Ihnen beantragt, dem Internationalen Komitee des Roten Kreuzes für die Jahre 1986/87 je 40 Millionen Franken und für die Jahre 1988/89 je 45 Millionen Franken Finanzhilfe zuzuspre- chen. Das bedeutet eine wesentliche Erhöhung gegenüber dem jetzigen Zustand. Bis jetzt waren es nämlich nur 20 Millionen Franken. Warum diese Erhöhung?
Im Vordergrund steht ganz eindeutig die Tatsache, dass die Zahl und Grösse der Aufgaben, die das Internationale Rote Kreuz zu bewältigen hat, zunimmt. Die Gegenwart lässt darüber gar keinen Zweifel. Es fällt schwer, mit Blick auf die Zukunft, sich günstigere Situationen vorzustellen. Oder - anders ausgedrückt - die Hoffnung, dass die Tätigkeit des Roten Kreuzes sich reduzieren könnte, ist recht gering. Nun muss man allerdings deutlich machen - und das hat die vorberatende Kommission beschäftigt -, dass diese Mehrlei- stungen, die man dem Roten Kreuz zukommen lassen will,
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primär dem strukturellen Ausbau des Roten Kreuzes dienen. Die Organisation muss effizienter gestaltet werden, die Administration wird also grösser. Das ist eine Tatsache, die man auch im Plenum deutlich aussprechen muss.
Warum hat man trotzdem ohne Vorbehalt zugestimmt? Die Gründe dürften einleuchtend sein: Es geht beim Roten Kreuz ganz unbestrittenermassen um eine der grossen Lei- stungen der Schweiz. Die Tätigkeit des Internationalen Roten Kreuzes stellt eine Ergänzung unserer Aussenpolitik dar. Es sind Aktivitäten, die sich parallel zu unserer Aussen- politik vollziehen, und es ist nicht zu bestreiten, dass die Schweiz von Anfang an mit dem Roten Kreuz aufs engste verbunden war. Der Anteil der schweizerischen Finanzie- rung beim Roten Kreuz ist deshalb beträchtlich. Er beträgt ungefähr die Hälfte. Wir sind aber der Meinung, dass dieser Anteil der Schweiz an den Finanzen des Internationalen Roten Kreuzes angemessen ist. Die Kommission hat eine ausführliche Debatte mit einer Delegation des IKRK durch- geführt. Man hat bei allem Respekt vor der Tätigkeit des Roten Kreuzes auch kritische Fragen gestellt, und man ist deshalb zu einem gut begründeten Entschluss gekommen. Die Gesamtwürdigung dieses Gesuches ist positiv. Wir bewegen uns in einer der bewährten Traditionen der Schweiz. Ich muss nicht näher ausführen, dass das Werk Henri Dunants eine der grossen Glanzleistungen der ganzen neueren Schweizer Geschichte darstellt. Es ist unbestritten, dass das IKRK eine der wertvollsten internationalen Institu- tionen ist, die sich auf Schweizer Boden befinden.
Das alles lässt sich zusammenfassen in der Überzeugung, dass es richtig ist, wenn wir diesen neuen Beitrag für das Rote Kreuz sprechen. Ich bitte Sie im Namen der einhelligen Kommission, diesem Antrag zuzustimmen.
Mme Pitteloud, rapporteur: Le Conseil fédéral et la commis- sion unanime vous proposent de porter la contribution fédérale au budget ordinaire du Comité international de la Croix-Rouge à 40 millions pour 1986/1987 et à 45 millions pour 1988/1989.
A partir du 27 mai 1981, date du dernier message, cette contribution était fixée à 20 millions. Il y a donc une augmen- tation importante de la participation de la Confédération au budget et cela en raison de l'évolution de la situation. Les tâches du Comité international de la Croix-Rouge ne ces- sent d'augmenter et les perspectives concernant l'évolution de la situation mondiale laissent prévoir un accroissement de ses activités opérationnelles. Entre 1980 et 1984, celles-ci ont crû de façon fulgurante, ainsi que vous pouvez vous en rendre compte à la lecture du message, et cela se traduit financièrement par une augmentation du budget ordinaire de 36 à 61 millions, alors que le budget extraordinaire passait de 106 à 330 millions.
En raison des liens particuliers qui existent entre la Suisse et le Comité international de la Croix-Rouge, la Confédération a toujours estimé nécessaire de contribuer à environ 50 pour cent du budget ordinaire pour garantir l'efficacité, la neutralité et l'indépendance du CICR. C'est pourquoi le Conseil fédéral vous propose de porter la contribution de notre pays à 40 millions pour 1986/1987 et à 45 millions pour 1988/1989.
Il est peut-être utile de rappeler que les membres du Comité du CICR sont Suisses, de même que ses cadres, la quasi- totalité de ses collaborateurs à Genève, ainsi que tous les délégués sur le terrain.
Ce caractère mononational contribue donc largement à garantir la neutralité, l'impartialité et l'indépendance de l'ac- tion humanitaire du CICR. C'est ainsi qu'en Ethiopie, le . gouvernement a bloqué les actions et interventions d'autres organismes, alors que le CICR a pu travailler à grande échelle et atteindre toutes les catégories de victimes.
La reconnaissance de l'extension des tâches du CICR depuis 1981 découlant de la prolifération de conflits plus nombreux, plus meurtriers et plus longs qu'autrefois, a amené la commission à admettre unanimement l'augmenta- tion de la contribution à cette organisation. Toutefois, elle a profité de la présence des représentants du CICR pour poser
certaines questions, notamment face à l'explosion des bud- gets du CICR, de ses effectifs, du nombre de ses interven- tions. La question a été posée de savoir quels étaient les critères d'intervention du CICR lorsqu'il s'agit de situations où les notions juridiques de conflits internationaux, de guerres civiles, ne sont pas claires. Certains membres de la commission se demandaient également si le CICR, à terme, ne perdrait pas son identité ou ne se trouverait pas dans l'obligation de choisir les conflits où il pourrait intervenir. Le CICR souhaite garder une dimension humaine et entend maintenir sa croissance dans un cadre raisonnable. C'est pourquoi il a procédé à une réflexion en profondeur sur son avenir, ses méthodes de travail et ses structures, et cela a abouti à un plan d'action devant lui permettre de faire face à ses obligations au cours des prochaines années, tout en gérant au mieux ses actions et en planifiant plus rigoureuse- ment sa croissance que par le passé. Effectivement, le CICR qui avait 18 délégations permanentes à travers le monde en 1978, en a aujourd'hui 37. Il n'a pas recherché cette exten- sion de ses activités, mais elle lui a été imposée par le contexte mondial. D'ailleurs, dans la plupart des cas, le CICR n'a pas le choix. Ses critères d'intervention sont pré- cis; ils vous sont présentés dans le message. Le CICR travaille dans le cadre des Conventions de Genève et, en vertu du droit d'initiative qui lui est reconnu, il a étendu son activité aux situations de troubles et de tensions internes qui ne constituent pas des conflits au sens des Conventions de Genève - c'est le cas du Liban ou de l'Ethiopie - mais qui relèvent des guerres civiles et où les catégories de victimes sont les mêmes qu'à l'occasion de conflits internationaux. Toutefois, dans ce contexte, les obligations des gouverne- ments envers les offres de services du CICR ne sont pas les mêmes et une invitation doit leur être présentée d'accepter d'offrir au Comité des facilités comparables à celles en vigueur dans le cadre de conflits internationaux.
Le CICR signale d'ailleurs une évolution inquiétante puisque les notions juridiques de conflits internationaux, de guerres civiles sont de plus en plus combattues et que les conven- tions ne s'appliquent plus automatiquement. Cela a pour conséquence que le CICR doit consacrer de plus en plus de temps à obtenir des autorisations pour intervenir auprès des victimes. Les drames à travers le monde sont devenus si nombreux qu'au cours des dix dernières années toutes les actions ont nécessité la collaboration de dix, vingt organisa- tions. Or, même avec une répartition des tâches et un échange d'informations, cela couvre tout juste les besoins. Ce sont aux gouvernement et non aux organisations huma- nitaires qu'il incombe d'entreprendre des actions précises pour porter remède aux origines des désastres.
La question du recrutement et de la formation des délégués a également été évoquée en séance de commission. Cela a permis aux représentants du CICR de réaffirmer leurs besoins en la matière, puisqu'il s'agit de recruter chaque année 100 à 150 nouveaux délégués. Ceux-ci ne fonction- nent que quelques années, entre l'âge de 25 et de 35 ans, pour éviter une bureaucratisation et pour permettre à un pourcentage important de jeunes Suisses de choisir, s'ils le désirent, cette façon d'apporter leur contribution aux souf- frances du monde.
Enfin, des questions à propos du contrôle, de la gestion des salaires, de la possibilité d'une ouverture du CICR aux Etats neutres, ont été débattues par votre commission qui, très convaincue vous propose à l'unanimité d'accepter ce crédit.
Günter: Es ist ein gewagtes Unterfangen, sich kritisch mit dem IKRK auseinanderzusetzen. Seit langem ist das IKRK das humanitäre Aushängeschild für die Schweiz, sozusagen der lebende Beweis für unsere humanitäre Tradition. Diese idealistische Beurteilung des IKRK schlägt sich denn auch in der Botschaft des Bundesrates nieder. Wir lesen hier: «Schutz und Hilfsaktionen des Komitees entsprechen unmittelbar der humanitären Tradition unseres Landes. Dies schafft zusammen mit der schweizerischen Neutralität wohl einmalige Bedingungen für das Wirken des Komitees.» Eine solche selbszufriedene Haltung macht blind für die schwer-
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wiegenden Probleme, mit denen das IKRK vor Ort konfron- tiert ist. Schwer wiegt, dass Konflikte in dieser Welt eine Eigendynamik entwickelt haben, welche die Arbeit des IKRK enorm belastet oder einschränkt. Der Golfkrieg ist da nur ein Beispiel: Ich erinnere an die Erschiessung von irakischen Kriegsgefangenen im iranischen Kriegsgefangenenlager Gorgan vor den Augen der IKRK-Delegierten. Vergegenwär- tigen wir uns auch die Lage im Afghanistan-Konflikt. Dort kann das IKRK weder Kriegsgefangene besuchen noch Zivil- personen vor Kampfhandlungen schützen. Oder als jüngste Beispiele erwähne ich die Hilflosigkeit des IKRK im Libanon- Konflikt oder der Gefangenenaustausch in Genf zwischen Israelis und der PLO, der in erster Linie von Bruno Kreisky ausgehandelt wurde und wo das IKRK am Rande stand. Ein Nebenproblem: Selbst IKRK-Offizielle befürchten, dass das IKRK manchmal als Alibi benützt wird. Mit dem IKRK im Lande kann man humanitäres Wohlverhalten demonstrie- ren; das motiviert dann befreundete Staaten, Geld für neue Waffenkäufe lockerzumachen. Es gibt hier ganz konkrete Beispiele (El Salvador).
Im übrigen: Wann bekommt der IKRK-Arzt den politischen Gefangenen zu Gesicht? Doch wahrscheinlich erst, wenn die Verhörphase, in der gefoltert wird, vorbei ist. Natürlich ist der Gefangene nachher auch noch froh für Schutz und moralische Hilfe. Die Wurzel des Übels aber, nämlich der Konflikt, bleibt bestehen, und solange Konflikte bestehen, werden Menschen gefoltert werden.
Das Schwedische Rote Kreuz hat an der Rotkreuz-Friedens- konfenz 1984 in Aaland Zahlen vorgelegt, die aufhorchen lassen. Im Ersten Weltkrieg waren 5 Prozent der Toten Zivilpersonen, im Vietnamkrieg waren es 90 Prozent. Mit anderen Worten: Kriege werden immer unpersönlicher und fordern ihre Opfer genau unter denjenigen Menschen, die das IKRK eigentlich schützen möchte, und das IKRK ist hilflos gegenüber dieser Entwicklung.
Die Hilfe an hungernde Zivilpersonen, die Betreuung politi- scher Häftlinge und Kriegsgefangener, Familienzusammen- führungen sind alles Dinge von hohem Wert. Doch über- schätzen wir die Möglichkeiten des IKRK nicht. Es genügt nicht, dass wir heute 40 beziehungsweise 45 Millionen bewilligen und dann ruhigen Gewissens nach Hause gehen und uns freuen über unser humanitäres Verständnis. Den- ken wir darüber nach, warum das IKRK uns bereits heute - und Sie haben das gelesen - sagt: Die Bedürfnisse werden in den nächsten Jahren steigen. Offenbar rechnet man damit, dass die Konflikte weltweit zunehmen werden. Ein Blick auf die Bilanz des IKRK spiegelt diese Entwicklung deutlich. Das Beispiel dieser Organisation trägt zuwenig Früchte, also muss mehr Aufklärungsarbeit geleistet wer- den. Die Stellungnahme unserer Fraktion visiert deshalb jenen Tätigkeitsbereich des IKRK an, in dem Friedensarbeit möglich ist: Es ist die Aufklärung und Ausbildung, ausge- führt durch die Abteilung für allgemeine Angelegenheiten des IKRK. Hier hat diese Institution weltweit eine einzigartige Stellung. Sie hat auch die Chance, neue Wege zu gehen. Es ist ein Aspekt, der unserer Ansicht nach in der Botschaft des Bundesrates zu kurz gekommen ist. Wir fragen uns, ob in dieser Organisation, dem IKRK, nicht ein grosses Potential, ein aussergewöhnliches Potential an Erfahrungen brach- liegt? Ich meine das Wissen um die Mechanismen von Konflikten, Wissen, das in einer Friedensforschung einge- bracht werden könnte, ja müsste.
Es genügt nicht, wenn das IKRK öffentlich für Abrüstung eintritt. Viele tun das. Es genügt auch nicht, wenn es in seinem Bulletin schreibt, es setze sich für Frieden ein, indem es versuche, humanitärem Völkerrecht Nachachtung zu ver- schaffen. Das ist ein wichtiger, aber nicht der einzige Weg. Sogar wenn das Völkerrecht im Konfliktsfall respektiert würde, die Ursachen der Konflikte bleiben ja bestehen: soziale Unterschiede oder unterschiedliche politische oder militärische Interessen. Angesichts der immer perfekter funktionierenden Waffensysteme aber und angesichts der nuklearen Bedrohung haben wir alle Ursache, Konflikte im breitesten Rahmen zu erforschen. Wir müssen, wenn wir heute über das IKRK beraten, in dieser Institution ein Organ
sehen, das sich an der Friedensforschung aktiv beteiligen könnte. Das IKRK ist geradezu prädestiniert für derartige Arbeit. Der Bundesrat selbst zeigt die Möglichkeit auf, wo der Hebel anzusetzen ist. Er sagt: «Der Rückfluss von Infor- mationen aus der täglichen Erfahrung der Delegierten im Felde ermöglicht es den Diensten, die mit der Durchsetzung und Weiterentwicklung des humanitären Rechtes beauftragt sind, in direkter Berührung mit der Kriegswirklichkeit zu stehen.» Diese Information und die Auswertung der IKRK- Tätigkeit, so meine ich, wären Schlüssel für eine aktive Friedenspolitik. Präsident Alexandre Hay sagte in Aaland: «Das IKRK möchte mehr tun für den Frieden.» Aber genügt es, wenn das IKRK in Zukunft vermehrt Vermittlerdienste anbietet? Ich glaube, es genügt nicht, weil es nicht an die Grundlagen, an die Ursachen der Konflikte geht.
Ich fasse zusammen: Das Internationale Komitee vom Roten Kreuz ist mit den Kriegsparteien im Gespräch. Es kennt Hintergründe, Absichten, Motive von Politikern und Spitzen- militärs, es kennt deren unterschiedliche Bewertung ein und derselben Krisensituation und ihre längerfristigen Ziele. Das alles sind Informationen, die in eine Friedensforschung ein- gebracht werden können und müssen. Verstehen Sie mich nicht falsch: Es geht nicht um die Analyse laufender Kon- flikte, denn es ist jedermann klar, dass man die aktuellen Aktivitäten des IKRK nicht in der Öffentlichkeit breittreten kann. Die Diskretion ist und bleibt eine tragende Säule seiner Tätigkeit. Das Vertrauen der Konfliktparteien muss gewährleistet bleiben, damit der Dialog weitergehen kann. Es geht mir und unserer Fraktion um die Analyse abgelaufe- ner Fälle - um ein Beispiel zu nennen: Der Biafra-Nigeria- Konflikt. Das IKRK könnte mit Fallstudien zu derartigen abgeschlossenen Konflikten sehr viel erreichen: Entwick- lung, wie es zum Konflikt kam, wie es allenfalls zu falschen Entscheidungen kam, was man hätte tun können, um es zu verhindern. Es muss dabei weder Partei sein noch Ideolo- gien verteidigen, es bleibt neutral.
Wir sollten heute beim Sprechen des Kredits das IKRK auffordern, in dieser Richtung konkrete, nicht nur theoreti- sche Vorschläge zu machen; denn ohne das wird Krieg auch für das IKRK eine Selbstverständlichkeit bleiben. Es wird weiterhin Jahr für Jahr Tonnen von Spitalausrüstungen, Medikamenten, Lebensmitteln in Konfliktgebiete transpor- tieren. Mir scheint die Gefahr evident, dass das IKRK immer mehr zum Kuli für Hilfsgüter degradiert wird.
Es wurde beschlossen an der Friedenskonferenz des Roten Kreuzes in Aaland, das das IKRK konkret mehr tun will für den Frieden. Unsere Fraktion stimmt dem Kredit heute gerne zu, aber wir fordern den Bundesrat auf, vom IKRK regelmässig Bericht einzuholen und zu überprüfen, welche Fortschritte die geplante Grundlagenforschung über Kon- flikte beim IKRK macht.
Ich verknüpfe die Zustimmung mit der Erwartung, dass das IKRK in den kommenden Jahren wesentliche Schritte unter- nimmt, nicht nur geschehenes Leid zu lindern, sondern das Augenmerk vermehrt darauf zu richten, wie durch Verbrei- tung von Erkenntnissen über Konflikte die Entstehung die- ses Leides zum vornherein eingedämmt werden kann. Es dürfte interessant sein, in absehbarer Zeit dazu vom IKRK oder vom Bundesrat Konkretes zu erfahren.
M. Soldini: Dans son message du 27 février dernier, le Conseil fédéral soumet à l'approbation des Chambres un projet d'arrêté concernant la contribution ordinaire de la Conférération au Comité international de la Croix-Rouge, plus communément appelé CICR. Fondé il y a 122 ans à l'initiative du Genevois Henri Dunant, le CICR est à l'origine du mouvement universel de la Croix-Rouge qui comprend aujourd'hui 135 sociétés nationales, de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que du Comité international dont nous nous occupons présente- ment. Les liens qui existent entre la Suisse et le CICR remontent aux origines de cette organisation et sont très étroits puisque cette institution recrute ses membres uni- quement parmi les citoyens suisses. L'on nous précise d'ail- leurs que cette collaboration centenaire a démontré que ce
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caractère mononational contribue largement à garantir la neutralité, l'impartialité et l'indépendance des actions du CICR. Nous en sommes heureux et fiers.
Afin de contribuer à financer les tâches permanentes du CICR, la Confédération verse actuellement un montant annuel de 20 millions de francs, y compris un versement complémentaire de 2 millions. Cet effort financier permet à notre pays de prendre ainsi à sa charge la moitié environ du budget ordinaire de l'organisation. La pression des besoins auxquels le CICR est appelé à faire face incite le Conseil fédéral à nous proposer de porter la contribution ordinaire de la Suisse à 40 millions en 1986 et 1987 à 45 millions en 1988 et 1989. D'autre part, notre gouvernement nous demande d'augmenter cette contribution en 1986 déjà, soit un an avant l'expiration de l'arrêté fédéral du 1er décembre 1981 qui serait donc abrogé dès le 1er janvier 1986.
Le groupe de l'Action nationale/Vigilance accepte ces pro- positions et votera tel quel l'arrêté qui nous est présenté. Je me permettrai cependant quelques remarques. Tout d'abord, au sujet du tableau précisant les contributions versées en espèces par les gouvernements au CICR en 1984, données qui figurent à l'annexe 2 du message. Première- ment, le gouvernement soviétique ne s'y trouve pas, ce qui m'incite à croire que l'URSS ne contribue en aucune façon au budget ordinaire et extraordinaire de la Croix-Rouge internationale, alors que Saint-Marin, par exemple, se fait un devoir d'y participer. Deuxièmement, des pays de l'Est euro- péen, comme la Bulgarie, la Hongrie et la République démo- cratique allemande font des versements extrêmement modestes, la Roumanie, elle, restant complètement en marge de l'organisation humanitaire de la Croix-Rouge. Troisièmement, au Moyen-Orient, ni l'Iran ni l'Afghanistan ne figurent parmi les contributeurs. Cela nous semble très regrettable, venant de la part de pays largement engagés dans des conflits où la Croix-Rouge est appelée à intervenir en permanence, malgré les entraves apportées à son acti- vité. Il en va de même d'ailleurs de la Syrie dont on connaît le rôle actif dans la guerre au Liban. Quels sont donc les motifs de ces ostracismes, bien incompréhensibles pour moi?
J'aimerais également connaître le point de vue de notre gouvernement au sujet du récent échange très unilatéral effectué par le CICR à Genève et au Proche-Orient de trois soldats israéliens capturés au Liban contre 1150 Palesti- niens retenus prisonniers en Israël, et parmi eux 148 terro- ristes condamnés à perpétuité, dont certains ont été reçus comme des héros en Libye le 21 mai dernier. Ce genre d'échange, prétendument humanitaire, ne constitue-t-il pas un marché de dupes, au moment où le terrorisme internatio- nal reprend sérieusement du poil de la bête? Etait-ce vrai- ment le rôle du CICR de patronner une telle opération, ou y a-t-il été incité par de hautes raisons de politique internatio- nale?
Il n'en reste pas moins que nous maintenons notre con- fiance au Comité international de la Croix-Rouge, fleuron de notre aide humanitaire dans le monde perturbé que nous connaissons. Je vous invite donc à approuver l'arrêté fédéral qui vous est soumis aujourd'hui.
M. Eggly-Genève: Il ne se trouvera, je pense, personne dans cette salle pour contester l'importance du CICR, pour nier que la Suisse doive être son principal support, et finalement pour refuser le crédit qui nous est demandé.
Cela étant, ce qui nous est demandé n'est pas une bagatelle. Passer d'une contribution de principe de 20 millions l'an à une contribution de 40 millions en 1986 et 1987 - et le crédit actuel est arrivé à expiration un an avant l'échéance - puis ensuite à 45 millions en 1988 et 1989, voilà qui représente un taux d'augmentation appréciable, vous en conviendrez. Cependant, il ne faut pas oublier ce que le CICR prévoit comme augmentation minimale de son budget ordinaire, soit: 65 millions en 1985 et presque 100 millions en 1989. Si nous admettons donc que la Confédération doit concourir pour à peu près la moitié à la couverture de ce budget ordinaire, et nous l'admettons tout à fait, le compte y est.
En commission, davantage encore que par le truchement du message du Conseil fédéral, les représentants du CICR ont justifié cette explosion, car il s'agit bien d'une explosion. Les conflits se multiplient, et se prolongent, parfois avec des accalmies mais qui ne permettent aucune démobilisation de l'institution. Souvent si le CICR n'était pas le canal par lequel sont acheminés des secours, ces derniers n'iraient pas à ceux qui en ont besoin, d'autres organismes humanitaires étant récusés. Parfois, une action de secours, comme en Ethiopie, est peut-être le moyen de mettre un pied dans la porte, afin d'imposer ensuite la mission traditionnelle du CICR de visites des prisonniers, de contrôles de l'application des conventions; et un tel effort élargi, approfondi, tiré en longueur, partout sur le terrain, exige, évidemment, une organisation renforcée, notamment à la centrale. Tout cela nous a été expliqué et nous le comprenons. Toutefois, nous avons pris acte avec satisfaction du fait qu'à la direction du CICR on se posait peut-être plus de questions qu'aupara- vant et qu'on nourrissait de saines inquiétudes quant à la mission tout d'abord. Si le CICR devait être noyé dans l'augmentation continuelle des actions de secours propre- ment dites, d'une envergure toujours plus grande, il n'en sortirait probablement plus à la longue, si vous me passez cette expression. La nécessité de mettre davantage l'accent sur les missions traditionnelles du CICR, de laisser si possi- ble, et chaque fois que possible, d'autres organismes assu- rer les longues actions de secours, de passer le relais à cet égard aussitôt que possible, cette nécessité semble être reconnue au siège genevois, à la lumière précisément de cette explosion des coûts. De même pour la gestion interne, la rationalisation de l'administration. Longtemps sans doute, le CICR pouvait se considérer comme une institution aisément maîtrisable. Aujourd'hui il doit assurément s'as- treindre à l'effort de maîtrise, d'autocontrôle, auquel ont été confrontées toutes les grandes entreprises, toutes les grandes organisations. Nous en savons quelque chose, nous qui avons si souvent discuté du contrôle de l'adminis- tration fédérale, nous qui avons voulu endiguer les coûts de fonctionnement, nous qui avons imposé à l'administration fédérale un «Personalstopp». Il est clair que pour une orga- nisation humanitaire une telle discipline est d'autant plus indispensable, car quelle perte de prestige, de confiance, quel choc et quel dommage si un «pépin» survient, si une campagne critique s'enclenche. Nous avons eu un exemple - vous le savez bien - avec ce qui s'est passé à l'Union internationale de protection de l'enfance.
Naturellement, le Parlement, comme le Conseil fédéral, doit être totalement respectueux de l'autonomie du CICR, tant pour les définitions de sa mission que pour son organisa- tion. Mais il est naturel aussi que l'autorité qui débloque la moitié du budget ordinaire bénéficie de quelques explica- tions et aussi de quelques apaisements. Car il est évident que si les demandes de subventions pour le budget ordi- naire devaient poursuivre la progression actuelle, cela fini- rait par poser, peut-être, à notre Parlement quelques pro- blèmes. Je crois avoir compris que les responsables du CICR en sont maintenant pleinement conscients, comme ils sont conscients d'ailleurs qu'une telle poursuite de l'explo- sion poserait à l'institution elle-même des problèmes graves d'identité et de fonctionnement.
Dans ces conditions et en prenant note que nous nous trouvons à une étape de croissance délicate, nous devons bien évidemment voter l'arrêté qui nous est proposé. Je ne crois pas devoir m'arrêter ici longuement sur ce que repré- sente pour la Suisse cette institution unique et irremplaça- ble; cela a été maintes fois souligné et nous en sommes tous persuadés, pénétrés. Les annexes du message, si elles expriment aussi les inquiétudes que j'ai évoquées plus haut, démontrent ce que fait le CICR pour soulager la misère humaine, pour préserver la dignité et les droits fondamen- taux de l'homme meurtri dans sa chair et dans son âme. Si nous avons relevé des motifs d'alerte, si nous avons pris acte avec satisfaction de la volonté plus affirmée d'un con- trôle, sur le fond et quant à l'intendance, c'est précisément parce que nous croyons à la pérennité de cette institution
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unique et irremplaçable et c'est dans cet esprit que le groupe libéral entrera en matière et votera les subventions qui nous sont demandées.
Ott: Ich habe Ihnen die Stellungnahme der sozialdemokrati- schen Fraktion mitzuteilen und möchte Ihnen zunächst noch meine persönliche Meinung sagen. Ich meine, ein Traktandum, über das keine kontroversen Standpunkte bestehen, eine Vorlage des Bundesrates, die in der Kommis- sion nicht kritisiert wurde und die mit allen gegen null Stimmen, bei keiner Enthaltung, die Zustimmung der Kom- mission fand, wäre ein Idealfall, um im Plenum kostbare parlamentarische Arbeitszeit zu sparen. Ich möchte Büro und Fraktionspräsidentenkonferenz ermutigen, sich solche guten Gelegenheiten zur Zeitökonomie inskünftig nicht entgehen zu lassen.
Meinem Grundsatz getreu fasse ich mich nun extrem kurz: Die sozialdemokratische Fraktion stimmt der Vorlage des Bundesrates zu. Sie hat darüber nicht lange diskutiert, da die Zustimmung zu diesem humanitären Anliegen für uns eine Selbstverständlichkeit ist. Das IKRK muss in die Lage versetzt werden, seiner Aufgabe, die heute immer umfassen- der und auch schwieriger wird, auch fernerhin gerecht zu werden.
Die sozialdemokratische Fraktion möchte ganz en passant feststellen, dass der Bund hier der ihm nahestehenden Organisation des IKRK gegenüber eine Grosszügigkeit wal- ten lässt, an der er es im eigenen Aufgabenbereich bei ebenfalls dringlichen Aufgaben fehlen lässt; denn die Bei- tragserhöhung, die wir jetzt bewilligen werden, ist zu einem grossen Teil für eine Personalaufstockung beim IKRK be- stimmt.
Ich beantrage Ihnen namens unserer Fraktion Eintreten und Zustimmung. Das IKRK ist in der Tat ein Teil unserer schwei- zerischen Identität.
Präsident: Wenn ich gleich noch auf die Bemerkung von Herrn Ott betreffend die Rationalisierungsmassnahmen ant- worten darf: Selbstverständlich ist keine Fraktion gezwun- gen, zu jedem Geschäft eine Erklärung abzugeben. Die Fraktionspräsidentenkonferenz wollte eben die Liste der organisierten Debatten nicht allzu lang werden lassen. Aber wir bauen sehr darauf, dass einige weniger wichtige und unbestrittene Geschäfte ohne Fraktionserklärungen über die Bühne gehen.
M. Pini: Je suis très encouragé par vos paroles Monsieur le Président; aussi serai-je bref en m'exprimant au nom de mon groupe parlementaire.
Le message concernant la continuation de l'aide humani- taire internationale de la Confédération que nous venons d'approuver, mentionne, entre autres, le soutien que la Suisse doit apporter au Comité international de la Croix- Rouge. Inutile, me semble-t-il, de souligner que le Comité international de la Croix-Rouge représente - on vient de le dire - pour notre pays et pour les Suisses, l'organisme qui, sur le plan historique, est le plus significatif de notre politi- que d'aide solidaire aux souffrances de l'humanité. Le mes- sage en discussion relève que les tâches permanentes du CICR prennent une envergure toujours plus considérable avec les conséquences financières qui en découlent. Le groupe que je représente accepte le plan d'action à moyen terme du CICR qui souligne, entre autres, la nécessité de renforcer ses infrastructures opérationnelles. Les besoins urgents dont fait état aujourd'hui le CICR justifient pleine- ment pour nous l'augmentation demandée des contribu- tions de la Confédération. Celles-ci doivent donc intervenir avant l'expiration de l'arrêté fédéral du 1er décembre 1981. Nous avons pu nous rendre compte au sein de la Commis- sion des affaires étrangères, de l'impressionnante extension des tâches du CICR intervenues depuis 1980 sur le plan de ses activités opérationnelles. D'ailleurs, les rapports d'acti- vité annuels et périodiques de cette organisation nous prou- vent dans le détail l'envergure de son engagement interna- tional, surtout en Afrique, au Moyen Orient, en Asie, en
Amérique latine et aussi en Europe. A travers les activités du CICR, nous mettons en valeur comme pays neutre, un aspect fondamental de notre politique humanitaire et nous réalisons parallèlement les principes qui sont depuis 1863 à la base de la mission de la Croix-Rouge.
A juste raison, le Conseil fédéral nous rappelle dans son message que le CICR est souvent la seule institution suscep- tible d'intervenir efficacement dans les conflits armés des nations, en apportant son aide humanitaire aux victimes de ces drames violents. Le groupe radical appporte son adhé- sion aux objectifs fixés dans ce message qui prévoient un renforcement sensible des structures permanentes du CICR, ce qui signifie, entre autres, la possibilité de disposer d'un personnel permanent qualifié en plus grand nombre qu'ac- tuellement.
En effet, si l'on considère les nécessités actuelles d'interven- tion du CICR dans le monde, l'augmentation de personnel demandée n'est absolument pas disproportionnée. Elle n'at- teint même pas 3 pour cent. Les efforts déployés depuis toujours par le CICR sont largement reconnus dans le monde et je pense que son rôle reste, dans notre pays, un élément de foi et même un élément de crédibilité profondé- ment ancrés dans le cœur de notre peuple. Je crois en outre pouvoir affirmer que nous tous, nous nous reconnaissons profondément dans l'esprit qui anime l'œuvre du CICR. Par cette œuvre, nous pouvons davantage exprimer la vérité de nos sentiments de solidarité qui se traduisent par des actions humanitaires dictées par les souffrances de la guerre, pour que tout espoir ne soit pas définitivement perdu. C'est dans cet esprit que nous marquons notre adhé- sion au message du Conseil fédéral.
Hofmann: Im Zusammenhang mit der Erhöhung des Beitra- ges an das Internationale Komitee vom Roten Kreuz, das nicht zu verwechseln ist mit dem Schweizerischen Roten Kreuz, sind einige kritische Bemerkungen und Fragen ange- zeigt.
Die Fraktion der Schweizerischen Volkspartei stimmt der Erhöhung des Beitrages an das IKRK zu. Aber es erstaunt sie, dass der jährliche Beitrag des Bundes an das IKRK verdoppelt, das heisst von 20 auf 40 respektive 45 Millionen Franken angehoben werden soll, ohne damit irgendeine Auflage zu verbinden. Damit wenden wir uns nicht gegen die Bedeutung des IKRK, nicht gegen seine Arbeit, die wir unterstützen wollen. Aber wir möchten den Bundesrat um einige Erklärungen ersuchen.
Auf Seite 7 der bundesrätlichen Botschaft steht folgender aufschlussreicher Satz: «Seit 1980 sind Zahl und Bedeutung der Konflikte, in denen sich das IKRK engagiert, beachtlich gestiegen.» Eigentlich ist es aber nicht die Zahl der Kon- flikte, die gestiegen ist, sondern die Zahl der Konflikte, in denen sich das IKRK engagierte. Das sind zurzeit 86 Länder. Von Kennern wird geltend gemacht, dass das weit eher einer Verzettelung gleichkomme als einer effizienten Hilfe. Es wird in diesem Zusammenhang von Eingeweihten auch von einem Machtkampf zwischen dem IKRK und der Liga der Rotkreuzorganisationen gesprochen, der 136 Länder mit ihren nationalen Rotkreuzgesellschaften angeschlossen sind. Frage an den Bundesrat: Wie verhält es sich diesbe- züglich?
Zwischen den Jahren 1981 und 1984 ist die Zahl der Festan- gestellten des IKRK allein in Genf von 386 auf 533 angestie- gen. Das sei kein organisches Wachstum mehr, wird von den Kritikern gesagt. Zudem wird erklärt, dass Delegierte des IKRK - also Ärzte, Krankenschwestern usw. - zirka doppelt so hoch honoriert werden wie Projektleiter des Schweizerischen Roten Kreuzes an vergleichbaren Posten. Was sagt der Bundesrat zu dieser Kritik?
Der Eindruck, dass eine wohlverdiente Institution im Begriffe steht, sich zu übernehmen, verstärkt sich, wenn man in der Botschaft liest, dass sich das ordentliche Budget - ich unterstreiche: das ordentliche Budget, ich spreche nicht vom ausserordentlichen - innerhalb von drei Jahren praktisch verdoppelte, nämlich von 32,2 Millionen auf 61,2
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IKRK. Bundesbeitrag
Millionen. Es wird von Beobachtern auch erklärt, dass das IKRK zum Teil einen sehr luxuriösen Aufwand betreibe. Die Grenzen zwischen den Tätigkeiten der internationalen und nationalen Hilfsorganisationen - letztere sind in den letzten Jahren sehr zahlreich aus dem Boden geschossen - werden immer fliessender. Ist der Bundesrat nicht auch der Auffassung, das IKRK sollte sich auf Aufgaben, wie sie auf den Seiten 4 und 5 der Botschaft aufgelistet sind, konzen- trieren?
Es kommt zum ganzen Fragenkomplex IKRK noch eine innenpolitische Note hinzu. Das IKRK ist nicht identisch mit dem Schweizerischen Roten Kreuz, mit dem SRK. Es wird nur meistens in denselben Topf geworfen. Zu beanstan- dende Zustände beim IKRK wirken sich dann auch nachtei- lig auf das Schweizerische Rote Kreuz aus.
Das Schweizerische Rote Kreuz hat bekanntlich auch wich- tige Aufgaben im Inland. Darunter gehören die Ausbildung, Weiterbildung und Überwachung aller nichtmedizinischen Gesundheitsberufe.
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Das Schweizerische Rote Kreuz ist das BIGA dieser Berufe. Diese Aufgabe wurde ihm vom Bund und von den Kantonen übertragen. Bis 1984 hat der Bund unter anderem an das Defizit der Kaderschulen des Schweizerischen Roten Kreu- zes in Zürich und Lausanne eine Million Franken bezahlt. Bei der Umverteilung der Lasten zwischen Bund und Kanto- nen fiel das Schweizerische Rote Kreuz gewissermassen zwischen Stuhl und Bänke. Der Bundesbeitrag an diese Ausbildung wurde nämlich gestrichen. Dass der Bund mit der einen Hand dem IKRK grosszügig den jährlichen Bun- desbeitrag von 20 auf 40 beziehungsweise 45 Millionen Franken erhöhen, mit der anderen Hand aber dem Schwei- zerischen Roten Kreuz rund 1 Million nehmen will, welche dieses braucht, um im Inland die dringend notwendige Qua- lität der oberen Kader in den Gesundheitsberufen sicherzu- stellen, bereitet dem Schweizerischen Roten Kreuz Sorgen. Ich möchte nochmals hervorheben, dass wir der Erhöhung des Beitrages an das IKRK zustimmen, dass aber kritische Fragen und Bemerkungen angezeigt sind. Wir wären dem Bundesrat dankbar, wenn er auf die aufgeworfenen Fragen und die erwähnte Kritik kompetent Antwort geben könnte.
Renschler: Das Budget des IKRK wird von 1985 bis 1989 um 28 Millionen ansteigen, was eine Erhöhung um 43 Prozent bedeutet. Die Bundesbeiträge werden für die Jahre 1986/87 um 100 Prozent erhöht, für die Jahre 1988/89 um 125 Pro- zent. Ich spreche damit nicht gegen diese Erhöhung, sehe aber da ein Problem, dem man Rechnung tragen muss: Der Bund finanziert in zunehmendem Masse das ordentliche Budget des IKRK und entsprechend nehmen die Beitrags- zahlungen der anderen Länder ab. Bisher haben wir in der Grössenordnung von einem Drittel an das ordentliche Bud- get beigetragen; neu werden es annähernd 50 Prozent sein. Alle anderen Länder auf dieser Welt, die an das ordentliche Budget beitragen, werden also gewissermassen etwas aus ihrer finanziellen Verpflichtung entlassen werden, weil wir diese Mittel zur Verfügung stellen. Das betrachte ich als gefährlich. Man sollte dafür sorgen, dass die übrigen Staa- ten der Welt in ähnlichem Masse an das ordentliche Budget beitragen; nur dann ist auch ein Interesse an den wichtigen Aufgaben dieser Organisation zu erwarten.
Eine weitere Bemerkung: 1968 hatten wir in diesem Saal eine Debatte über die Zusammensetzung des Komitees. Man hat damals dem IKRK vorgeworfen, das Komitee bestünde aus einem Altersklub und sei sehr einseitig aus Westschwei- zern, vor allem aus Genfer Kreisen zusammengesetzt. In der Zwischenzeit hat sich einiges geändert. Aber in der Liste der Komiteemitglieder sind immer noch die älteren Herren - Damen sind nur deren drei vertreten -, ältere, pensionierte verdiente Persönlichkeiten in der Mehrzahl. Wenn durch die Rücktritte im letzten Jahr nun Vakanzen vorhanden sind, sollte man an das IKRK den Wunsch richten, dafür zu sorgen, dass mehr Frauen in dieses Gremium gelangen können und auch bei den jüngeren Mitgliedern aufgestockt wird.
Ich freue mich sehr, dass praktisch sämtliche Fraktionen dieser Beitragserhöhung zustimmen, obwohl sie wissen, dass ein erheblicher Teil dieser Mittel für Personalaufstok- kungen im Rahmen der zu bewältigenden Aufgaben verwen- det wird. Schade ist nur, dass bei Personalvermehrungen bei der allgemeinen Bundesverwaltung für ähnlich dringli- che Aufgaben die Bereitschaft zur Bewilligung von mehr Mitteln nicht vorhanden ist.
Widmer, Berichterstatter: Die gestellten Fragen richteten sich an den Herrn Bundesrat. Ich habe also keine Veranlas- sung, sie selber zu beantworten.
Aber eine allgemeine Bemerkung scheint mir angebracht: Es war doch auffallend, dass von verschiedenen Votanten kritische Fragen gestellt wurden. Dass das Parlament dem Internationalen Roten Kreuz kritisch gegenübersteht, halte ich für richtig. Ich möchte auch ausdrücklich sagen, dass ähnliche Fragen an die Delegation gerichtet wurden, die in der Kommission den Finanzierungswunsch des Roten Kreu- zes zu vertreten hatte. Ich fasse das in folgendem Gedanken zusammen: Das Rote Kreuz ist sicher zu Recht im Lauf eines Jahrhunderts zu einer Art Mythos geworden. Das ist berech- tigt, denn die Verdienste des Roten Kreuzes sind ganz ausserordentlich. Diese Tatsache dispensiert aber unser Parlament nicht davor, kritisch darüber zu wachen, wohin das Geld, das wir bewilligen, fliesst, und wofür es verwendet wird.
In diesem Sinn kann ich Ihnen versichern, dass auch die vorberatende Kommission sich recht kritisch mit der Vor- lage auseinandergesetzt hat.
M. Aubert, conseiller fédéral: C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté les déclarations qui viennent d'être faites. Je voudrais tout d'abord réaffirmer l'estime et l'intérêt que le Conseil fédéral porte et n'a jamais cessé de porter au Comité international de la Croix-Rouge. Personne ne le conteste, le CICR est le meilleur ambassadeur de la tradition humanitaire suisse à l'étranger et il contribue substantielle- ment au rayonnement de notre pays dans le monde. Sa neutralité, son indépendance, son impartialité, sa discrétion, son efficacité également en font une institution unique, que certains ont dit «irremplaçable» et je partage largement cet avis. On nous parle d'éclatement des coûts, et de l'effectif du personnel. Il faut savoir qu'en raison de la situation interna- tionale, le CICR n'a encore jamais été engagé sur autant de fronts en même temps.
Vous l'avez constaté, depuis 1981, lorsque vous avez fixé à 20 millions de francs suisses la contribution fédérale au budget ordinaire, le CICR a dû intervenir dans un nombre grandissant de pays. Les coûts ont considérablement aug- menté, le budget ordinaire a doublé et le budget extraordi- naire a plus que triplé. Pour faire face à cette situation, le Comité international de la Croix-Rouge a élaboré un «plan d'action à moyen terme» qui a été discuté de façon très approfondie avec de hauts fonctionnaires du Département fédéral des affaires étrangères et du Département des finances afin de permettre à ce dernier de renforcer ces structures, ce qui était une nécessité, et de disposer égale- ment d'un encadrement suffisant.
Le Conseil fédéral et les Chambres ont estimé jusqu'à pré- sent que, pour garantir l'efficacité du travail du CICR ainsi que son indépendance indispensable et nécessaire pour sa crédibilité et celle de son intervention sur tous les théâtres de conflits du monde, la Suisse devait financer environ le 50 pour cent des budgets ordinaires du CICR. C'est ainsi que nous vous proposons d'approuver un crédit de 40 millions pour 1986 et 1987 et de 45 millions pour 1988 et 1989.
Pour répondre aux questions de MM. Eggly et Hofmann, je rappelle ici que le budget ordinaire du CICR ne permet pas seulement de financer les structures permanentes du CICR et ses frais de fonctionnement, mais également ses actions de longue durée, comme celle qui est liée au conflit entre Israël et les Etats arabes par exemple. Ce budget ordinaire permet également de supporter les tâches permanentes du CICR telles que le développement du droit humanitaire. Ceci
CICR. Contribution
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N 3 juin 1985
n'incombe pas au budget extraordinaire. Enfin, je crois illustrer la nécessité pour le CICR de disposer d'une infras- tructure renforcée en rappelant l'exemple que nous avons cité lors des travaux de votre commission: celui de l'Ethiopie où plus de 7 millions de personnes souffrent de la famine. Le CICR est la seule organisation à pouvoir travailler à grande échelle dans les régions du Tigré, de l'Erythrée et du Wollo et à disposer, sur place, d'un personnel opérationnel.
Le CICR y distribue, mensuellement, 10 000 tonnes de vivres à environ 800 000 personnes dans des conditions réellement dramatiques qui font que la conduite d'une telle opération relève véritablement de l'exploit. Cela nécessite bien évi- demment une infrastructure solide, une organisation éprou- vée et des hommes de métier.
Nous espérons que le geste que nous ferons pour le CICR incitera d'autres pays et pourquoi pas, Monsieur Soldini, des pays communistes à faire de même. Nous regrettons qu'ils ne contribuent pas, eux aussi, pour des montants plus importants que ceux qui sont indiqués dans le message et qui sont, je vous l'accorde, insignifiants par rapport à ce qu'ils pourraient être. Nous espérons aussi que l'économie privée viendra en aide au Comité international de la Croix- Rouge.
En ce qui concerne les questions concernant cet éclatement de personnel et des coûts, M. Hocke, chef opérationnel du CICR, a répondre en commission ceci: «Notre planification repose sur la volonté de maîtriser l'augmentation. La pour- suite de l'accroissement au rythme de ces dernières années serait impossible. Cette volonté de maintenir une dimension humaine est à l'esprit et dans les actes de chaque membre du Comité et des responsables des opérations. Bien entendu, je ne peux vous affirmer que l'effectif de 600 unités, prévues pour fin 1988, demeurera stable pendant dix ans mais l'augmentation entre le nombre actuel et celui-là montre l'effort effectué pour mieux encadrer qualitative- ment nos activités.»
Par ailleurs, Monsieur Günter, je vous suggère de consulter les rapports d'activité du Comité international de la Croix- Rouge; je ne pense pas que nous puissiez décemment reprocher au Comité international de la Croix-Rouge de ne pas suffisamment œuvrer pour la recherche de la paix.
Monsieur Soldini, vous avez parlé d'un échange unilatéral de trois Israéliens contre plus de mille Palestiniens. Là, je me permettrai de vous dire que le Comité international de la Croix-Rouge n'est pas intervenu directement dans cet accord. Il n'était pas partie à l'accord. Celui-ci a été passé entre le gouvernement israélien, le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) et des personnalités autrichiennes dont l'ancien Chancelier Kreisky, mais le CICR n'est pas intervenu comme partie prenante à cette convention. Les intéressés eux-même avaient préconisé cette solution humanitaire à ce problème. Je tiens à ajouter que le gouver- nement israélien, lui-même, était désireux et heureux de pouvoir récupérer ces trois soldats.
Concernant la question que vous avez posée Monsieur Hofmann au sujet de ce million de subventions fédérales qui n'aurait plus été versé à la Croix-Rouge suisse, je crois qu'il s'agissait d'une contribution aux écoles d'infirmières. Pour quelles raisons cette contribution n'a-t-elle plus été versée, est-ce d'entente avec la Croix-Rouge suisse ? Je l'ignore. Je me renseignerai et vous ferai part du résultat de mes investi- gations.
Quant à des conflits entre la Croix-Rouge suisse et le Comité international de la Croix-Rouge ou la Ligue des Croix- Rouges et le Comité international de la Croix-Rouge, on en a souvent parlé. J'ai eu des entretiens personnels avec M. Bol- liger pour la Croix-Rouge suisse, et avec MM. Hay et Hocke pour le Comité international de la Croix-Rouge, ils ont toujours contesté des conflits entre ces deux institutions caritatives qui sont parfaitement complémentaires.
Je pensais qu'il n'était même pas nécessaire de plaider la cause du Comité international de la Croix-Rouge tellement cette cause se plaide d'elle-même, sans avoir besoin d'un avocat. Permettez-moi donc de me taire et de vous remer-
cier d'ores et déjà du sort favorable que vous accorderez à notre message et à notre projet d'arrêté.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1-3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 à 3 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Abstimmung - Vote Für Annahme des Beschlussentwurfes 120 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Schluss der Sitzung um 19.30 Uhr La séance est levée à 19 h 30
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Sessione
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Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
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Séance
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Datum
03.06.1985 - 14:30
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Data
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