Verwaltungsbehörden 13.06.1984 84.001
20012510Vpb13 juin 1984Ouvrir la source →
N 13 juin 1984
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Politique gouvernementale/Plan financier
Bundesbeschluss über die eidgenössische Staatsrechnung für das Jahr 1983 Arrêté fédéral concernant le compte d'Etat de la Confédération suisse pour l'année 1983
Detailberatung - Discussion par articles Titel und Ingress, Art. 1 und 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 et 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes 113 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Postulat der Finanzkommission des Nationalrates Förderung der Beschäftigung. Beschränkung und Kompensation der Kredite Der Bundesrat wird beauftragt zu prüfen, ob
die vertraglich noch nicht gebundenen Kredite aus dem Bundesbeschluss vom 17. März 1983 über zusätzliche Kre- dite zur Förderung der Beschäftigung nur soweit freizuge- ben wären, als deren Beschäftigungswirksamkeit im heuti- gen Zeitpunkt noch notwendig erscheint;
entgegen Artikel 8 dieses Bundesbeschlusses die Kom- pensation der Kredite nach Massgabe der Beschäftigungs- lage nicht bereits mit dem Voranschlag 1985 eingeleitet werden könnte.
Postulat de la Commission des finances du Conseil national
Crédits destinés à promouvoir l'emploi. Restriction et compensation
Le Conseil fédéral est chargé de déterminer si
les crédits, qui ont été accordés dans l'arrêté du 17 mars 1983 ouvrant de nouveaux crédits destinés à promouvoir l'emploi et qui ne sont pas encore engagés contractuelle- ment, peuvent n'être libérés que pour autant qu'ils parais- sent encore actuellement nécessaires pour promouvoir l'emploi;
contrairement à l'article 8 de l'arrêté fédéral précité, la compensiation de ces crédits peut être effectuée, suivant la situation de l'emploi, déjà dans le cadre du projet de budget pour 1985.
Le président: Le postulat est-il combattu par un membre du conseil? Tel n'est pas le cas. Il est transmis.
Überwiesen - Transmis
84.001 Regierungsrichtlinien 1983 bis 1987 Grandes lignes de la politique gouvernementale 1983 à 1987
84.002 Legislaturfinanzplan 1985 bis 1987 Plan financier de la législature 1985 à 1987
Berichte des Bundesrates vom 18. Januar 1984 (BBI I, 157 und 266) Rapports du Conseil fédéral du 18 janvier 1984 (FF I, 153 et 272)
Beschluss des Ständerates vom 5. Juni 1984 Décision du Conseil des Etats du 5 juin 1984
Antrag der Kommission Kenntnisnahme von den Berichten
Proposition de la commission Prendre acte des rapports Antrag Carobbio Kenntnisnahme in ablehnendem Sinn
Proposition Carobbio Prendre acte des deux textes, mais en les désapprouvant
Antrag Hegg Rückweisung an den Bundesrat
Nach den heutigen naturwissenschaftlichen Erkenntnissen gründen die vorgelegten Regierungsrichtlinien auf überhol- ten Grundannahmen und Zielvorstellungen.
Der Bundesrat wird beauftragt, die Richtlinien so zu überar- beiten, dass nicht weiterhin Wachstum, sondern Stabilität im Sinne eines dynamischen Gleichgewichtes Leitbild der Regierungstätigkeit bildet.
Proposition Hegg Renvoi au Conseil fédéral
Les hypothèses et les objectifs qui sous-tendent les Grandes lignes de la politique gouvernementale présentées par le Conseil fédéral sont dépassés dans l'état actuel de nos connaissances scientifiques.
Le Conseil fédéral est invité en conséquence à remanier les Grandes lignes de telle sorte que l'activité gouvernementale soit axée à l'avenir non plus sur la croissance, mais sur la stabilité envisagée dans le sens d'un équilibre dynamique.
Vorschlag der Fraktionspräsidentenkonferenz Beratungsweise
In sinngemässer Anwendung von Artikel 64a des Geschäfts- reglementes (GR), wonach für allgemeine Aussprachen und die Beratung von Berichten die Gesamtredezeit angemes- sen auf die angemeldeten Redner verteilt wird, schlägt die Fraktionspräsidentenkonferenz folgendes Vorgehen vor:
Die Regierungsrichtlinien und der Legislaturfinanzplan werden zusammen beraten.
Die Gesamtredezeit (exkl. Stellungnahme des Bundesra- tes) beträgt 8 Stunden (480 Minuten).
Beratungsweise:
3.1. Die Berichterstatter der Kommission erhalten je 20 Minuten = 40 Minuten
3.2. Gestützt auf Artikel 64 Absatz 1 GR wird die allgemeine Aussprache auf die Mitteilungen der Fraktionssprecher beschränkt. Dabei stehen den Fraktionen zu: R, S, C je 30 Minuten = 90 Minuten;
V, UE (je 25 Minuten), L, T, N (je 20 Minuten) = 110 Minuten. 3.3. Die Einzelredner (inkl. Begründung allfälliger Motionen
Regierungsrichtlinien/Legislaturfinanzplan
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und Anträge) melden dem Präsidenten, zu welchem Kapitel sie sprechen wollen (vgl. beiliegenden Plan Regierungs- richtlinien Ziff. I, 21-28; Finanzplan Ziff. Il, 1 und 2). Niemand kann zu mehr als zwei Kapiteln sprechen. Kurz vor Abschluss der allgemeinen Aussprache wird die Rednerliste geschlossen.
Die Gesamtredezeit für die Detailberatung beträgt 180 Minu- ten. Sie wird auf die eingeschriebenen Redner aufgeteilt, höchstens jedoch 5 Minuten je Redner = 180 Minuten.
3.4. Nach Abschluss der Detailberatung erhalten die Frak- tionen und die Kommissionsberichterstatter Gelegenheit zur Stellungnahme wie folgt:
Fraktionssprecher je 5 Minuten = 40 Minuten,
Kommissionsberichterstatter je 10 Minuten = 20 Minuten.
Proposition de la Conférence des présidents de groupe Mode de délibération
En appliquant par analogie l'article 64a du règlement du Conseil national (RCN) qui prévoit la limitation du temps de parole total pour la discussion générale sur les rapports et sa répartition appropriée entre les orateurs, la Conférence des présidents de groupe propose la procédure suivante:
Grandes lignes de la politique gouvernementale et Plan financier sont traités ensemble.
Le temps de parole total (à l'exclusion de la prise de position du Conseil fédéral) est fixé à 8 heures (480 mi- nutes).
Mode de délibération:
3.1. Les rapporteurs disposent chacun de 20 minutes = 40 minutes.
3.2. Conformément à l'article 64, alinéa 1er RCN, la discus- sion générale est limitée aux communications des porte- paroles des groupes. Le temps de parole est fixé comme suit:
R, S, C 30 minutes chacun = 90 minutes;
V, UE (25 minutes chacun), L, T, N (20 minutes chacun) = 110 minutes.
3.3. Les orateurs s'exprimant à titre individuel (y compris, le développement d'éventuelles motions ou propositions) annoncent au président le chapitre sur lequel ils comptent prendre la parole (cf. Plan annexé ch. I, 21 à 28, pour les Grandes lignes et ch. Il, 1 et 2, pour le plan financier). Nul ne peut s'exprimer sur plus de 2 chapitres. La liste des orateurs sera close peu avant la conclusion de la discussion géné- rale.
Le temps de parole total pour la discussion de détail s'élève à 180 minutes Il sera réparti entre les orateurs annoncés, au maximum 5 minutes par orateur = 180 minutes.
3.4. Après la clôture de la discussion générale, les porte- parole des groupes disposent du temps suivant pour leur prise de position:
Représentants des groupes 5 minutes chacun = 40 minutes, rapporteurs de la commission 10 minutes chacun = 20 minutes.
Plan für die Beratung Plan pour la discussion
84.001 sn Regierungsrichtlinien 1983 bis 1987 Grandes lignes de la politique gouvernementale 1983 à 1987
Rahmenbedingungen und politische Leitlinien Conditions générales et grandes options de la législature
Aufgabenkatalog - Liste des tâches
2.1. Grundlagen staatlicher Aufgabenerfüllung Facteurs régissant l'exécution des tâches publiques
2.2. Die Schweiz in der Staatenwelt La Suisse dans le concert des nations
2.3. Rechtsordnung - Ordre juridique
2.4. Wirtschaft - Economie
2.5. Raum, Landwirtschaft und Umwelt Territoire, agriculture et environnement
2.6. Energie, Verkehr und Fernmeldewesen Energie, transports et télécommunications
2.7. Soziale Sicherheit und Gesundheit Sécurité sociale et santé publique
2.8. Bildung, Kultur und Gesellschaft Formation, culture et société
Il. 84.002 sn Legislaturfinanzplan 1985 bis 1987 Plan financier pour les années 1985 à 1987
Allgemeiner Teil - Partie générale
Besonderer Teil - Partie spéciale
Ordnungsantrag Herczog Die Redezeit beträgt für alle Fraktionen 30 Minuten.
Motion d'ordre Herczog
Le temps de parole est fixé à 30 minutes pour tous les groupes.
Motion des Ständerates Regierungsrichtlinien. Prioritäten
Der Bundesrat wird beauftragt, die Richtliniengeschäfte 1983 bis 1987 nach Prioritäten zu ordnen und diese der Bundesversammlung schriftlich zur Kenntnis zu bringen.
Motion du Conseil des Etats
Grandes lignes de la politique gouvernementale. Priorités
Le Conseil fédéral est chargé de classer les objets prévus aux Grandes lignes 1983 à 1987 selon ordre de priorité et d'en informer par écrit l'Assemblée fédérale.
Motion der Kommission des Nationalrates Regierungsrichtlinien. Zeitliche Prioritäten
Im Sinne einer verbesserten Zusammenarbeit zwischen Bundesrat und Parlament wird der Bundesrat beauftragt, die Richtliniengeschäfte 1983 bis 1987 nach zeitlichen Prio- ritäten zu ordnen. Damit soll sichtbar gemacht werden, welche Geschäfte in dieser Legislaturperiode vom Parla- ment verabschiedet werden sollten, welche zumindest parla- mentarisch anhängig zu machen sind und welche auch erst in einer nächsten Legislaturperiode zur Behandlung kom- men sollen.
Motion de la commison du Conseil national
Grandes lignes de la politique gouvernementale. Priorité chronologique
Afin d'améliorer la collaboration entre Gouvernement et Parlement, le Conseil fédéral est chargé de classer les objets prévus aux Grandes lignes de 1983 à 1987 selon un ordre de priorité chronologique. Ce classement mettra en évidence les affaires qui doivent être menées à bien par le Parlement dans le courant de la législature actuelle, celles qui doivent au moins être mises en chantier par les Chambres, et celles enfin qui ne devront être traitées qu'au cours d'une pro- chaine législature.
Motion der Kommission des Nationalrates Regierungsrichtlinien. Gesellschaftliche Entwicklungen
Der Bundesrat wird beauftragt, seinen Bericht über die Richtlinien der Regierungspolitik mündlich zu ergänzen. Erwartet werden Ausführungen über die Ansichten des Bun- desrates zu den allgemeinen und langfristigen gesellschaft- lichen Entwicklungen unseres Landes.
Motion de la commission du Conseil national Grandes lignes de la politique gouvernementale. Dévelop- pements généraux de la société
Le Conseil fédéral est chargé de compléter oralement son rapport sur les Grandes lignes de la politique gouvernemen- tale. Nous attendons des renseignements sur la position du Conseil fédéral à l'égard des développements généraux et à long terme qui affectent la société de notre pays.
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Politique gouvernementale/Plan financier
Motion der Kommission des Nationalrates Taxe occulte. Aufhebung und Kompensation
Der Bundesrat wird ersucht, dem Parlament im Verlaufe der Legislaturperiode 1983 bis 1987 eine Botschaft zur Eliminie- rung der taxe occulte bei der Wust unter gleichzeitiger Kompensation aller Einnahmeausfälle zu unterbreiten.
Motion de la commission du Conseil national Taxe occulte. Suppression et compensation
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au Parlement, au cours de la législature de 1983 à 1987, un message ayant pour objet l'élimination de la taxe occulte qu'implique l'ICHA, ainsi que la compensation simultanée de toutes les recettes perdues du fait de cette élimination.
Motion der Kommissionsminderheit des Nationalrates
(Hubacher, Bäumlin, Borel, Eggenberg-Thun, Robbiani, Widmer)
Notprogramm gegen Waldsterben
Das Waldsterben signalisiert auf besonders dramatische Art, wie gefährdet die Umwelt ist. Für die Regierungspolitik der gegenwärtigen Legislaturperiode muss daher der Kampf für eine bessere Umwelt absolute Priorität haben. In diesem Sinne werden Massnahmen vorgeschlagen bzw. unterstützt, die relativ schnell wirken, bzw. solche, die baldmöglichst in Angriff genommen werden müssten. Der Bundesrat wird gebeten, seine Kompetenzen voll auszuschöpfen oder sie allenfalls anzufordern, um unter anderem folgende Beschlüsse fassen zu können:
Senkung des Schwefelgehaltes für Heizöl auf 0,15 Pro- zent.
Senkung des Schwefelgehaltes für Schweröl auf 1,5 Pro- zent.
Festlegung von Abgasvorschriften gemäss US-Normen 83 für neu eingeführte Personenwagen ab Herbst 1986.
Massnahmen zur Einführung einer alljährlichen Abgas- kontrolle für heute im Verkehr stehende Motorfahrzeuge.
Einführung der individuellen Warmwasser- und/oder Heizkostenabrechnung, soweit die technischen Möglichkei- ten es zulassen.
Beschränkung der Höchstgeschwindigkeit auf 100 km/h auf Autobahnen und 80 km/h auf Hauptstrassen im Sinne einer vorläufigen Übergangsmassnahme.
Motion de la minorité de la commission du Conseil national
(Hubacher, Bäumlin, Borel, Eggenberg-Thoune, Robbiani, Widmer)
Programme d'urgence contre le dépérissement des forêts
Le dépérissement des forêts souligne d'une manière parti- culièrement dramatique combien l'environnement est en danger. Le combat pour un environnement plus sain doit avoir la priorité absolue dans la politique gouvernementale de la législature en cours.
Dans ce sens, des mesures sont proposées, respectivement soutenues, qui peuvent se révéler efficaces relativement rapidement ou qui pourraient être prises le plus tôt possible. Le Conseil fédéral est invité à utiliser pleinement ses compé- tences ou le cas échéant à les demander, afin de pouvoir prendre, en autres, les mesures suivantes:
Abaissement de la teneur en soufre de l'huile de chauf- fage à 0,15 pour cent.
Abaissement de la teneur en soufre de l'huile lourde à 1,5 pour cent.
Mesures relatives aux gaz d'échappement selon les normes des USA 1983 pour les nouveaux véhicules à moteur mis en ciurculation dès l'automne 1986.
Mesures en vue de l'introduction d'un contrôle annuel des véhicules à moteur en service actuellement.
Introduction de décomptes individuels pour l'eau chaude
et/ou le chauffage, pour autant que les possibilités techni- ques le permettent.
Motion der Kommissionsminderheit des Nationalrates (Borel, Bäumlin, Eggenberg-Thun, Hubacher, Kohler Raoul, Robbiani)
Grundlagenforschung und Wirtschaftsentwicklung
In der gegenwärtigen Wirtschaftslage muss zwei Gefahren begegnet werden:
dass unser Land, dessen geistiges Potential sozusagen sein einziger Rohstoff ist, im Bereich der Grundlagenfor- schung und der angewandten Forschung in Rückstand gerät;
dass der föderalistische Aufbau unseres Landes durch Wirtschaftskonzentration unterhöhlt wird.
Der Bundesrat wird daher gebeten, folgende Massnahmen zu ergreifen:
a. höhere Bundesinvestitionen im Bereich der Grundlagen- forschung und der angewandten Forschung (insbesondere ein neues Impulsprogramm) vorzuschlagen;
b. mit allen Mitteln eine ausgewogene Wirtschaftsentwick- lung unter den Regionen anzustreben und insbesondere die Beschäftigungs- und Investitionspolitik des Bundes und sei- ner Regiebetriebe darauf auszurichten.
Motion de la minorité de la commission du Conseil national
(Borel, Bäumlin, Eggenberg-Thoune, Hubacher, Kohler Raoul, Robbiani)
Recherche fondamentale de développement économique Dans le contexte économique actuel, deux écueils doivent être évités:
Qu'un pays comme le nôtre, dont la presque unique matière première est la matière grise, prenne du retard dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée;
Que la structure fédéraliste de notre pays soit sapée par des processus de concentration économique.
Dès lors, le Conseil fédéral est invité à prendre les mesures suivantes:
a. proposer des investissements accrus de la Confédération en matière de recherche fondamentale et appliquée (en particulier un nouveau programme d'impulsion).
b. Tendre par tous les moyens à un développement écono- mique harmonieux entre les régions. En particulier, la politi- que d'emploi et d'investissement de la Confédération et des régies fédérales doit être adoptée à ce but.
Le président: Vous avez reçu une proposition de la Confé- rence des présidents de groupe de procéder à un débat organisé au sens de l'article 64a de notre règlement. Il n'est pas fait d'autre proposition ? Vous avez accepté cette procé- dure.
Je demanderai à ceux qui désirent parler à titre personnel de s'inscrire pendant les exposés des rapporteurs de la com- mission. La liste des inscriptions sera close après les trois rapports, afin que le secrétariat puisse préparer le temps donné à chacun des orateurs individuels.
Avant de donner la parole aux rapporteurs, je vous propose de traiter la motion d'ordre de M. Herczog concernant le temps de parole attribué à chaque groupe.
Ordnungsantrag - Motion d'ordre
Herczog: Ich beantrage Ihnen - im Gegensatz zum Vor- schlag der Fraktionspräsidentenkonferenz -, dass jede Frak- tion die gleich lange Redezeit erhält, d. h. 30 Minuten pro Fraktion.
Sie wissen, dass die Fraktionspräsidentenkonferenz eine
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Regierungsrichtlinien/Legislaturfinanzplan
merkwürdige Proportionalisierung der Redezeit vorschlägt: Die drei grossen Regierungsparteien haben 30 Minuten, die kleinere Regierungspartei und die unabhängige Fraktion 25 Minuten, die weiteren Fraktionen 20 Minuten. Ich finde diesen Vorschlag der Fraktionspräsidenten einerseits lächerlich und andererseits politisch nicht richtig.
Lächerlich: ich möchte sie daran erinnern, dass diese «Pro- portionalisierungsmanie» in letzter Zeit masslos um sich greift; sie geht so weit, dass man bereits anfängt, die Büro- flächen nach Fraktionsstärke in Quadratmeter aufzuteilen. Am Ende der Legislatur ist man vielleicht soweit, dass man auch die Schirmständer in der Garderobe draussen propor- tionalisiert.
Aber grundsätzlich scheint mir dieser Vorschlag politisch nicht richtig zu sein. Er ist fast typisch für die Verhaltens- weise der Regierungsparteien: Sie diskutieren auch diese Regierungsrichtlinien unter sich; sie machen aus, welche Leitlinien für die nächsten Jahre zu gelten haben, und sie möchten hier die längste Redezeit haben. Richtig wäre ja eigentlich das Entgegengesetzte, nämlich, dass jene Par- teien und Fraktionen, die nicht in der Regierung vertreten sind, hier längere Redezeit hätten, damit sie diese Leitlinien überhaupt politisch werten, beurteilen können. Ich habe nun einen solchen Antrag nicht gestellt, sondern lediglich vorge- schlagen, dass alle Fraktionen, die hier in diesem Saal vertreten sind, quasi «paritätisch», die gleich lange Redezeit haben.
Ich bitte Sie, meinem Antrag zuzustimmen.
Le président: Les rapporteurs de la commission désirent-ils s'exprimer? Ils renoncent. La Conférence des présidents de groupe vous propose d'accorder aux porte-parole des groupe trente minutes aux grands partis, vingt-cinq minutes aux moyens et vingt minutes aux petits groupes. M. Herczog propose trente minutes pour tout le monde.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag Herczog 28 Stimmen
Für den Antrag der Fraktionspräsidenten- konferenz
52 Stimmen
Le président: Nous entendrons donc maintenant tout d'abord les rapporteurs de la commission, puis le rapporteur de la Commission des finances.
M. Cevey, rapporteur: Le Conseil fédéral présente pour la cinquième fois son rapport sur les Grandes lignes de la politique gouvernementale, auquel est joint le plan financier applicable de 1985 à 1987. Il s'agit d'une déclaration d'inten- tion qui n'a juridiquement aucun caractère impératif, mais dont l'importance ne saurait être sous-estimée, dans la mesure où le gouvernement y proclame sa volonté de mettre tout en œuvre pour assurer la réalisation de ce qu'il appelle lui-même un programme d'activité, tout en se réservant la faculté d'y déroger quant au fond ou à la chronologie des opérations suivant l'évolution de la situation. L'examen de ces documents par les Chambres doit être aussi l'occasion à ses yeux, pour le Parlement comme pour l'opinion publique, de se pencher sur les problèmes essentiels qu'il faudra résoudre au cours de la législature et de se préoccuper de ses intentions politiques en influant en temps utile sur le cours de l'action gouvernementale.
Si j'ai tenu à rappeler d'entrée de cause le sens que notre gouvernement confère à cet exercice quadriennal, qualifié par lui d'échange de vues entre les deux pouvoirs sur les questions essentielles de la législature naissante, c'est qu'une relative incertitude semble encore régner quant à la portée de ce vaste débat. D'aucuns doutent de son utilité. D'autres souhaiteraient qu'il soit l'occasion pour les partis associés aux responsabilités gouvernementales de définir un véritable programme commun et même de passer un contrat de législature. Entre ces positions extrêmes, certains envisagent de donner une forme nouvelle à ce «dialogue», en évoquant par exemple le «discours sur l'Etat de l'Union» en honneur outre-Atlantique et en imaginant qu'un tel mes-
sage pourrait être suivi d'un débat général dans le cadre de l'Assemblée fédérale, sans que des commissions soient appelées à préaviser en la matière.
Cette incertitude quant à la portée des Grandes lignes et du plan financier dans leur forme actuelle s'est manifestée au sein de notre commission; deux de nos collègues ont même formulé des propositions novatrices qui devront être étu- diées sans tarder, en même temps que les conséquences de la motion de l'ancien conseiller aux Etats Generali tendant à la suppression du rapport intermédiaire sur les Grandes lignes.
Ainsi, nous avons discuté sans la reprendre à notre compte de la motion de M. Bäumlin pour une meilleure orientation de la politique gouvernementale, déposée le 14 mars 1984. Je rappelle que notre collègue demande que le Conseil fédéral soit chargé d'étayer les Grandes lignes de la politi- que gouvernementale davantage qu'auparavant sur une analyse critique et cohérente de la situation nationale et internationale du moment et des tendances à moyen et à long terme, de développer et désigner ouvertement et fran- chement les principaux objectifs et priorités en proposant des stratégies permettant d'axer la politique suisse sur l'amélioration des chances de survie aux plans économique, social et écologique, d'orienter les programmes nationaux de la recherche de telle façon qu'ils servent plus efficace- ment les objectifs de cette politique, d'associer enfin de plus en plus les cantons à ce processus de planification.
Dans un esprit voisin, M. Widmer, par sa motion du 29 mai 1984, a invité le Conseil fédéral à mettre davantage l'accent, dans son prochain rapport sur les Grandes lignes de la politique gouvernementale, sur sa position à l'égard des développements généraux et à long terme qui affectent la société de notre pays. Notre collègue, dans une deuxième version, a précisé ses intentions en soulignant qu'il n'enten- dait pas remettre en cause la forme du rapport sur les Grandes lignes, mais qu'il demandait au gouvernement de compléter celui-ci verbalement. Dans cette seconde accep- tion, la proposition Widmer a reçu l'agrément de notre commission par 12 voix contre 4.
Quoi qu'il en soit dans l'immédiat de ces suggestions, il nous paraît indispensable que l'on pousse la réflexion au- delà des discussions actuelles sur ces questions qui ne sont certes pas de pure forme. Notre commission souhaite donc que le Bureau, d'entente avec le Conseil fédéral, jette sans retard les bases d'une étude approfondie de l'ensemble du problème.
Nous avons consacré trois séances à l'examen des rapports sur les Grandes lignes et sur le plan financier. L'espacement de ces réunions a permis aux commissaires d'en référer aux groupes de l'Assemblée, ce qui me paraît fort judicieux en une telle circonstance. Par ailleurs, des contacts entre partis associés aux responsabilités gouvernementales ont donné l'occasion à ceux-ci d'affirmer leur volonté de rechercher des solutions communes dans différents domaines consi- dérés comme prioritaires.
Dans l'ensemble, notre commission a accueilli les intentions du gouvernement de manière positive. Tout en admettant que le rapport sur les Grandes lignes reflète un effort sérieux dans le sens d'une réduction du nombre des objectifs visés pour la seule période d'une législature, nous avons cepen- dant jugé que le catalogue présenté était encore trop volu- mineux, sinon ambitieux. Nous avons surtout déploré l'ex- trême réserve montrée par le Conseil fédéral quant à la détermination de véritables priorités dans un tel instrument de planification. Il a été remarqué que l'addition des projets des différents départements ne pouvait constituer une déclaration de portée vraiment politique et qu'il manquait au rapport les considérations générales nécessaires à la défini- tion de principes d'action indispensables en l'occurrence. D'un autre côté, on a tenu à souligner de manière réaliste que le plan financier déterminait de toute façon les con- tours, voire la substance du programme quadriennal, et que l'évolution de la situation pouvait nous contraindre à cer- taines révisions importantes et dès lors à une grande sou- plesse dans notre volonté planificatrice.
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Les représentants du gouvernement, notamment le prési- dent de la Confédération, ne nous ont pas caché qu'ils attendaient du Parlement lui-même des avis quant aux prio- rités à définir, voire des propositions quant au renvoi ou à la suppression de certains objets de ce catalogue en soixante- sept points. Répondant à quelques critiques, M. Schlumpf a tenu à relever que le rapport n'était pas l'expression des désirs de l'administration, mais bien celle d'une volonté gouvernementale, base de discussion entre le Parlement et le Conseil fédéral. Il a mis en relief le souci de continuité et de respect des mécanismes institutionnels qui a présidé à cet effort de réflexion et de choix. De son côté, M. Stich, chef du Département des finances, a montré toute la différence entre un budget annuel, document contraignant, fondé sur une recherche indispensable de précision, et un plan finan- cier établi dans une relative incertitude tant en ce qui con- cerne les dépenses, sujettes aux fluctuations, dues notam- ment à l'évolution des coûts et aux nécessités conjonctu- relles, qu'en ce qui concerne les recettes, dépendantes pour une part de la situation économique mondiale et nationale et des décisions parlementaires et populaires en matière fiscale.
A ce propos, notre commission a pris connaissance avec intérêt de l'avis de la Commission des finances du Conseil national et souscrit à ses conclusions, telles qu'elles sont formulées dans une lettre qui nous a été adressée en date du 28 mars 1984 et donc voici l'essentiel:
Nous regrettons l'absence, dans le rapport en question, d'une présentation claire de la stratégie du Conseil fédéral dans son ensemble en ce qui concerne l'appréciation des priorités des tâches à accomplir.
La Commissison des finances estime qu'il faut inviter le Conseil fédéral à réexaminer l'importance de toutes les tâches à accomplir. Si l'on veut libérer des moyens finan- ciers pour réaliser de nouvelles tâches importantes, il faut en supprimer d'autres ou les faire reculer dans l'ordre des priorités.
Si, durant la période de planification, certains groupes de tâches exigeaient sectoriellement davantage de moyens financiers qu'auparavant, il faudrait chercher quelles sont les compensations possibles tout d'abord dans d'autres secteurs des mêmes groupes de tâches. A ce défaut, ces compensations devraient être réalisées à l'intérieur du département ou dans tous les cas entre les départements. La Commission des finances a encore rappelé que, lors de l'examen du budget pour 1984, les Chambres ont adopté une motion en vertu de laquelle, «lorsque le plan financier prévoit des recettes dont les bases juridiques ne sont pas encore données, le Conseil fédéral présente un plan finan- cier alternatif faisant abstraction de ces recettes».
Ces considérations nous paraissent d'autant plus judi- cieuses que le Conseil fédéral entend chercher à atteindre l'équilibre des finances durant la période de planification, selon ses déclarations d'intention. Mais il est tout aussi évident que si le Parlement partage cette ambition, il doit soutenir énergiquement une politique d'économies sans laquelle un tel dessein ne saurait être qu'un leurre. Une telle politique apparaît d'autant plus indispensable que le plan financier n'inclut pas encore divers projets de dépenses supplémentaires prévisibles, en particulier dans le secteur de la lutte contre le dépérissement des forêts et la révision de la loi sur les prestations complémentaires à l'assurance- vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité.
Au chapitre des recettes, l'évaluation peut être considérée comme réaliste, quoique à peine optimiste à certaines rubri- ques. Avec la Commission des finances, relevons qu'en raison de la compensation des effets de la progression à froid, l'impôt fédéral direct ne rapportera des recettes sup- plémentaires que dans une mesure relativement modeste. Par ailleurs, les revenus des droits de timbre ne s'accroîtront plus au rythme noté au cours de ces trois dernières années. De même, il conviendra de tenir compte d'une baisse de recettes par rapport à l'année précédente au titre de l'impôt anticipé. Des réserves doivent être encore faites s'agissant
des recettes non encore acquises à la Confédération de manière sûre, même si la vignette et la taxe poids lourds ont été introduites dans notre dispositif fiscal. N'oublions pas que jusqu'ici les cantons refusent la compensation des droits de douane sur les carburants et qu'il est question d'utiliser partiellement l'ICHA sur les produits énergétiques pour compenser les pertes de recettes résultant de l'éven- tuelle suppression de la taxe occulte, dont nous reparlerons plus loin. Enfin, relevons la nécessité de remplacer le plus tôt possible les taxes douanières au poids par celles «ad valorem», même si les recettes supplémentaires à escomp- ter de ce chef ne devraient pas dépasser 50 à 100 millions de francs par an.
La discussion des différents chapitres du rapport sur les Grandes lignes a été l'occasion de débattre comme en contrepoint des divers problèmes financiers évoqués ci- dessus. Les débats se sont principalement concentrés sur la répartition des tâches entre cantons et Confédération et le problème redoutable de la compensation, sur le plafonne- ment des effectifs du personnel et ses répercussions dans différents domaines, sur la suppression de la taxe occulte et l'utilisation à cet effet d'une partie des ressources provenant d'un éventuel impôt sur l'énergie, sur les relations interna- tionales de la Suisse en rapport avec l'aide humanitaire et l'effort nécessaire envers les pays en développement, sur les problèmes de défense et surtout l'acquisition de matériel militaire, sur les questions relatives à l'environnement et à l'aménagement du territoire en rapport avec les soucis de l'agriculture, sur la politique énergétique et les projets de restructuration du réseau ferroviaire, sur la politique sociale et les coûts de la santé, sur le rôle de la Confédération en matière culturelle. On ne m'en voudra pas de ne pas entrer dans des explications de détail.
Une première conclusion peut être néanmoins tirée, à ce stade: les choix que nous serons appelés à faire au cours de ces prochaines années et dont les termes sont pour la plupart déjà connus, voire en discussion, seront d'une très grande importance et peuvent avoir une influence considé- rable sur l'organisation même de notre Confédération et le fonctionnement de nos institutions, notamment en ce qui concerne les relations entre l'Etat central et les Etats canto- naux, et cela dans la plupart des domaines évoqués. Dans ce sens, la concentration de nos efforts sur un nombre limité de tâches apparaît indispensable et justifie à elle seule, indépendamment même des incidences financières. La position restrictive de notre commission quant au nombre d'objets inscrits au catalogue présenté par le gouvernement dans son rapport sur les Grandes lignes de sa politique. J'en viens maintenant à quelques commentaires sur les motions examinées dans le cadre de nos travaux. Outre les motions Bäumlin et Widmer, dont j'ai parlé plus haut, nous avons enregistré quatre propositions présentées au cours de notre deuxième séance par des commissaires et une cinquième provenant de M. Carobbio et discutée lors d'une séance supplémentaire tenue la semaine dernière.
M. Hubacher s'est dit préoccupé par le dépérissement des forêts qui souligne d'une manière particulièrement dramati- que combien l'environnement est en danger. Il voit là un problème absolument prioritaire dans la politique gouverne- mentale de la législature en cours. Et il a proposé par voie de motion une série de mesures, qui vont de l'abaissement de la teneur en soufre de l'huile de chauffage et de l'huile lourde à la limitation de la vitesse maximale à 100 km/h. sur les autoroutes et à 80 km/h. sur les routes principales en tant que mesure transitoire provisoire, en passant par des mesures relatives aux gaz d'échappement, à l'introduction d'un contrôle annuel des véhicules motorisés et de décomptes individuels pour l'eau chaude et le chauffage. Notre commission a refusé cette motion par 11 voix contre 6 pour différents motifs. Il a tout d'abord été relevé que les propositions formulées par notre collègue, au nom de son groupe, étaient pour la plupart de la compétence du Conseil fédéral. Or, la loi sur les rapports entre les conseils ne prévoit que la forme de la motion et non pas celle du postulat aux articles relatifs à la procédure d'examen du
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rapport sur les Grandes lignes de la politique gouvernemen- tale. Par ailleurs, il a été souligné que, dans l'état actuel des problèmes posés par M. Hubacher, le gouvernement, bien qu'il soit en possession des renseignements et expertises indispensables, n'a pas encore décidé des mesures oppor- tunes; comment dès lors une commission démunie de ces informations scientifiques et techniques de base pourrait- elle se prononcer en ce domaine particulièrement délicat, même si tous ses membres partagent les inquiétudes du motionnaire?
M. Borel souhaite que, dans le contexte économique actuel, notre pays ne prenne pas du retard dans le secteur de la recherche fondamentale et appliquée et que la structure fédéraliste de la Suisse ne soit pas sapée par des processus de concentration économique. Il a dès lors demandé, dans sa motion, que le Conseil fédéral soit invité à proposer des investissements accrus en matière de recherche et à tendre par tous les moyens à un développement économique har- monieux entre les régions.
Le représentant du Conseil fédéral a répondu à M. Borel en lui faisant remarquer qu'en cette circonstance, comme en la précédente, sa proposition pouvait être considérée tout au plus comme un vou et non pas comme une motion au sens de la loi sur les rapports entre les conseils. La commission a suivi cet avis à la majorité de 10 voix contre 5.
MM. Hubacher et Borel ont annoncé leur intention de pré- senter leurs motions comme propositions de la minorité de la commission.
C'est le souci d'assurer de meilleures conditions générales à notre économie qui a incité M. Nebiker à présenter une motion chargeant le Conseil fédéral de soumettre au Parle- ment, au cours de la présente législature, un message ayant pour objet l'élimination de la taxe occulte engendrée par l'ICHA et simultanément la compensation de toutes les recettes perdues de ce fait par la caisse fédérale. Le motion- naire estime que ce manque à gagner pourrait être corrigé par l'élévation des taux de l'impôt sur le chiffre d'affaires sans qu'il en résulte de notables inconvénients pour la capacité concurrentielle des entreprises. Le chef du Dépar- tement fédéral des finances s'est montré très réservé quant à la possibilité pour le gouvernement d'accepter cette motion dans la situation actuelle, car la taxe occulte procure environ 1,2 milliard de francs à la Confédération sur les 6,3 milliards encaissés au titre de l'ICHA. Si la proposition Nebiker devait recevoir l'agrément du Parlement, il se pose- rait sérieusement la question, selon M. Stich, de l'introduc- tion d'une autre forme d'imposition.
Notre commission n'en a pas moins suivi le motionnaire par 12 voix contre 5, prenant ainsi cette proposition à son compte.
J'ai parlé plus haut des contacts établis entre partis associés au gouvernement afin de jeter les bases de l'étude de solutions communes dans quelques domaines importants et considérés comme dignes d'une attention prioritaire. Dans cet esprit, les Partis démocrate-chrétien, socialiste, démo- crate du Centre et radical se sont mis d'accord, à l'occasion de l'examen des Grandes lignes de la politique gouverne- mentale pour les législature 1983 à 1987, sur une motion destinée à améliorer la collaboration entre Gouvernement et Parlement; ils entendent charger le Conseil fédéral de clas- ser les objets prévus dans son rapport selon un ordre de priorité chronologique. Ce classement déterminerait les affaires qui doivent être menées à bien dans le courant de la présente législature, celles qui doivent au moins être mises en chantier par les Chambres et celles enfin qui ne devront être traitées qu'au cours d'une prochaine période quadrien- nale.
A l'appui de leur proposition, les représentants des groupes susmentionnés ont fait état de l'expérience selon laquelle les Chambres peuvent difficilement traiter plus d'une soixantaine d'objets par législature, sans compter les initia- tives ou les objets inscrits périodiquement à leur pro- gramme, comme le budget et les comptes. Certes, le Conseil fédéral a montré sa volonté réelle de réduire le catalogue exprimant ses intentions. Mais le panier est encore trop bien
garni pour être supportable, si l'on tient compte de tous les travaux parlementaires déjà entrepris et point encore achevés. Il est dès lors indispensable d'alléger la liste propo- sée et cet effort doit être entrepris dans un esprit de coopé- ration entre Parlement et Gouvernement, pour éviter que ne s'instaure une division du travail selon laquelle l'exécutif jouerait le rôle de moteur alors que le législatif se verrait attribuer celui de frein. En annexe à leur motion, les auteurs de celle-ci ont établi à titre exemplaire un classement des objets retenus par le Conseil fédéral, sans contester à l'exé- cutif la compétence de déterminer lui-même l'ordre de prio- rité souhaitable.
Les commissaires appartenant à d'autres groupes politiques n'ont pas caché leur intérêt, voire leur sympathie pour cette proposition. L'un d'eux a cependant préféré s'abstenir, au moment du vote, en regrettant de n'avoir pu se pencher plus tôt sur le texte de la motion. Celle-ci a été adoptée à l'unanimité avec cette seule abstention.
Nous avions enfin le devoir d'examiner la motion que nous a adressée M. Carobbio au nom de son groupe. Ce texte que vous avez sous les yeux constitue à notre sens un catalogue de propositions qui trouveraient parfaitement leur place dans le programme électoral d'un parti. Il tend à modifier de fond en comble la plupart des chapitres du rapport sur les Grandes lignes et la liste des objets envisagés comme réali- sables par le gouvernement au cours de la présente législa- ture. Certaines revendications du motionnaire apparaissent même contraires à la constitution. Bref, tant au plan formel qu'en ce qui concerne le fond, cette motion ne saurait être prise en considération et notre commission s'est prononcée négativement à son sujet. Elle constitue un abus manifeste dans la mesure où elle tend à imposer au Conseil fédéral une modification fondamentale d'un rapport dont nous devons ou non prendre acte. M. Carobbio est libre sans doute de proposer au Parlement de ne pas prendre acte de ce rapport. Il ne peut en revanche user du droit conféré par l'article 43ter, 2º alinéa, de la loi sur les rapports entre les conseils pour bouleverser complètement le rapport gouver- nemental dans son esprit et dans sa forme. L'auteur de cette proposition peut utiliser les moyens divers - initiative popu- laire, initiative législative, motion ordinaire - que lui offre notre législation pour parvenir à ses fins.
Quelques mots encore de la motion adoptée par le Conseil des Etats la semaine dernière. La Chambre des cantons, dans le souci semblable au nôtre d'obtenir du Conseil fédé- ral la définition de priorités parmi les soixante-sept objets présentés en annexe à son rapport sur les Grandes lignes, entend simplement charger le gouvernement d'établir ce classement et d'en informer par écrit l'Assemblée fédérale. Nos collègues se réfèrent, ce faisant, à l'article 45bis, 1er alinéa, de la loi sur les rapports entre les conseils. Nous avons voulu aller un peu plus loin, en mettant en évidence l'aspect chronologique de nos préoccupations et en suggé- rant même que certains objets prévus ne soient abordés qu'au cours d'une prochaine législature. Nous vous propo- sons dès lors d'adopter la motion de notre commission, tout en prenant note de la convergence de vues sur laquelle sont fondées ces deux démarches. Nous chercherons ensuite avec nos homologues de la commission du Conseil des Etats le meilleur moyen d'aboutir à un texte commun sus- ceptible de recevoir l'agrément de nos deux Chambres et d'exprimer la volonté de l'une et de l'autre.
En conclusion, je vous recommande de prendre acte du rapport sur les Grandes lignes de la politique gouvernemen- tale pour la législature 1983 à 1987 et du rapport sur le plan financier 1985 à 1987, en votant les motions adoptées par notre commission et en rejetant la proposition de renvoi de M. Hegg.
Eggenberg-Thun, Berichterstatter: Ihre Kommission zur Beratung der bundesrätlichen Berichte über die Richtlinien der Regierungspolitik 1983 bis 1987 und zum Legislatur- finanzplan 1985 bis 1987 hat sich zu drei Sitzungen zusam- mengefunden.
Zwei Problemkreise sind aus den Verhandlungen ausge-
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schlossen und auf eine spätere Sitzung verschoben worden, nämlich die Motion Bäumlin, die im wesentlichen eine ziel- orientierte Regierungspolitik mit klaren Akzentsetzungen verlangt, und die parlamentarische Initiative Generali, die den Zwischenbericht zu den Regierungsrichtlinien als wenig sinnvoll und aussagekräftig betrachtet und ihn deshalb in Zukunft unterdrücken will.
Die Kommission hat in ausführlicher, gründlicher und grundsätzlicher Debatte die Regierungsrichtlinien und auch den Legislaturfinanzplan als wertvolle Grundlagen für den politisch notwendigen Dialog zwischen Regierung und Par- lament gewertet. Sie schliesst sich der bundesrätlichen Auf- fassung an, dass es sich hier um eine politische Absichtser- klärung des Bundesrates mit konkret aufgeführten Mass- nahmen handelt und dass diese Richtlinien weder als abge- schlossenes Regierungsprogramm noch als von den Bun- desratsparteien ausgehandelter Koalitionsvertrag gewertet werden können. Bei aller Anerkennung und Würdigung der Unterlagen wurde in der Kommission doch der Wunsch geäussert, die Richtlinien seien eher im Sinne der französi- schen Übersetzung, nämlich im Sinne der Grandes lignes, also einer zukunftsgerichteten politischen Standortbestim- mung zu definieren. Dass man dabei nicht gerade die Bot- schaft des amerikanischen Präsidenten an seine Nation nachahmen soll, ist offensichtlich. Der Wunsch nach einem präziseren Gesamtüberblick wurde schliesslich in einer Richtlinienmotion Widmer zum Ausdruck gebracht. Sie beauftragt den Bundesrat, den vorliegenden Bericht münd- lich zu ergänzen, und zwar vor allem im Bereich der allge- meinen und langfristigen gesellschaftlichen Entwicklungen unseres Landes. Wenn der Bundespräsident diesen Auftrag übernimmt - wie schon im Ständerat -, dann wird diese Motion erfüllt sein, bevor der Rat überhaupt darüber be- findet.
Die Kommission empfiehlt dem Rat, die Detaildebatte auf das wesentlichste zu beschränken. Wir können die Akzente zwar über die Richtlinienmotion verstärken oder abschwä- chen; aber es gilt zu beachten, dass die beiden Berichte von uns nicht zu genehmigen sind, sondern vom Bundesrat zur Kenntnis unterbreitet werden. Wir sind auch der Auffassung, dass diese Richtlinien weitgehend als Ganzes zu verstehen sind und nicht ausschliesslich als Addition von Teilberei- chen. Trotz dieser Arbeitsvorgabe manifestierte sich in den Beratungen ein deutliches Unbehagen. Verschiedene Votanten vermissten Beweise des bundesrätlichen Füh- rungsauftrages und damit auch die klare Prioritätsordnung als Folge der bundesrätlichen politischen Zielsetzungen. Auf Wunsch der Kommission wurde für die zweite Sitzung eine Liste erstellt, die im Rahmen der Prioritätensetzung alle vom Bundesrat zurückgestellten Vorlagen enthält. Aber auch diese Liste vermochte den Vorwurf eines wenig reali- stischen Projektkataloges, wie er im Anhang I, Seite 87, aufgeführt ist, nicht zu entkräften. Es lohnt sich, in diesem Zusammenhang nochmals auf Artikel 45bis des GVG zurückzukommen. Ich zitiere: ... er (der Bericht über die Richtlinien der Regierungspolitik) vermittelt einen Überblick über die Gesamtheit der Regierungsaufgaben und gibt Aus- kunft über die Ziele, die der Bundesrat in der neuen Legisla- turperiode anstrebt .. . » Und jetzt kommt das Wesentliche: «. .. anhand dieser Ziele sind die Aufgaben nach Bedeutung und Dringlichkeit zu ordnen.» Gerade dieses Ordnen nach Bedeutung und Dringlichkeit vermisst die Kommission. Der Bundespräsident vertrat die Ansicht, dass diese 67 Geschäfte des Anhangs I eben gerade die bundesrätliche Priorität darstellten. Die von der Kommission zusätzlich geforderte Priorität innerhalb dieser 67 Geschäfte könne also im Grunde genommen nur noch eine Staffelung nach zeitlicher Dringlichkeit bedeuten.
Ihre Kommission betrachtet das bundesratliche Programm in seiner Fülle als unrealistisch, überladen und vor allem auch nicht vereinbar mit dem Milizsystem unseres Parla- mentes und mit der notwendigen gründlichen, seriösen Bearbeitung sämtlicher Vorlagen. Deshalb hat die Richt- linienmotion aller Bundesratsparteien denn praktisch auch einstimmige Zustimmung der Kommission gefunden (bei
einer Enthaltung). Diese Motion verlangt die Gliederung der Richtliniengeschäfte nach zeitlichen Prioritäten und damit automatisch eine beachtliche Reduktion der in dieser Legis- latur zu behandelnden Geschäfte. Der Prioritätenkatalog, der dem Ständerat soviel Mühe machte, weil er nicht auf die gleiche Reihenfolge gekommen ist wie wir in unserem Kata- log, ist nur als Beispiel, als Anregung an den Bundesrat beigefügt. Er wurde übrigens auf ausdrücklichen Wunsch des Herrn Bundespräsidenten erstellt, und dessen Wünsche sind ja bekanntlich für uns Befehle. Die ständerätliche Motion, die jetzt auch auf dem Tisch des Hauses liegt, drückt an sich das gleiche Unbehagen aus wie unsere Motion, auch wenn sie inhaltlich nicht mit der unsrigen übereinstimmt. Wir sind der Auffassung, dass wir hier im Rat der Fassung der nationalrätlichen Kommission zustimmen sollten und dass wir dann noch die Möglichkeit haben, einen gemeinsamen Motionstext für beide Kammern zu erarbeiten. Vorarbeiten dazu sind schon im Gange, eine Lösung ist möglich.
In der kapitelweisen Beratung, auf die der Kommissionsprä- sident schon recht umfangreich eingetreten ist, wurden die von den bundesrätlichen Auffassungen abweichenden par- teipolitischen Wertungen und kritischen Würdigungen sehr deutlich sichtbar. Ich verzichte auf deren Wiedergabe, weil ich annehme, dass die Fraktionssprecher und Einzelvotan- ten diese Unterschiede hier ebenfalls aufzeigen werden.
Beim Legislaturfinanzplan ist unbestritten, dass die beiden Instrumente wohl zusammengehören - so ist es auch vom Geschäftsverkehrsgesetz vorgeschrieben -, aber dass die theoretische Grundlage des Finanzplanes eigentlich die Regierungsrichtlinien als politische Leitidee sein sollten. Umgekehrt ist aber festzuhalten, dass eine wesentliche finanzpolitische Leitidee der bundesrätlichen Ziele und Massnahmen ihren Niederschlag auch immer wieder gefun- den hat, nämlich die Forderung nach dem ausgeglichenen Haushalt. Der Bundesrat strebt mit diesem Programm - zusammen mit dem Parlament, das ist seine Hoffnung - diesen Haushaltausgleich an. Aber ich stelle fest, dass die- ses gemeinsame Streben sich vor allem auch durch Rück- fälle auszeichnet.
Solange wir uns in grundsätzlichen Betrachtungen ergehen, werden sich innerhalb der Parteien wenig Differenzen auf- zeigen lassen. Mir ist wenigstens keine Partei bekannt, die offiziell die Zunahme der Staatsverschuldung in ihr Pro- gramm aufgenommen hätte!
Die bundesrätlichen Vorschläge enthalten an sich nichts Sensationelles. Sie bringen schon oft diskutierte Möglich- keiten erneut ins Gespräch. Dieser Mangel an Sensation ist kein Vorwurf, es ist eine Feststellung; er wurde auch mit dem Wort «Kontinuität» begründet. Aber in der Kommission wurde doch die Frage nach der Glaubwürdigkeit des Legis- laturfinanzplanes gestellt. In der Tat weist der Plan vor allem auf der Seite 61 eine Reihe von Unsicherheiten auf, weil zum Teil die Verhandlungen mit den zuständigen Partnern erst beginnen und andererseits die notwendigen rechtlichen Voraussetzungen erst noch geschaffen werden müssen.
Ich möchte dazu nur beispielhaft drei Möglichkeiten aufzei- gen: Es ist fraglich, ob die 10. AHV-Revision tatsächlich kostenneutral durchgeführt werden kann. Es ist mehr als fraglich, ob die Aufgabenteilung zwischen Bund und Kanto- nen nach den Wünschen des Bundesrates erfolgen kann, und jede Kompromisslösung führt zu einer Reduktion der bundesrätlichen Einnahmen. Es ist auch fraglich, ob die angestrebte Kompensation bei den Treibstoffzöllen in die- sem Ausmass realisiert werden kann. Der Kommissionsprä- sident hat eingehend über das Schreiben und die Stellung- nahme der Finanzkommission orientiert. Ich habe vorhin vernommen, dass der Kommissionspräsident, Herr Schwarz, sich anschliessend zu Wort melden will. Um Doppelspurig- keiten zu vermeiden, verzichte ich deshalb als deutscher Sprecher der Kommission auf eine Wiedergabe der Stel- lungnahme der Finanzkommission.
Die Diskussion um den Haushaltausgleich wurde an allen drei Sitzungstagen anlässlich einer Auseinandersetzung zur taxe occulte stark akzentuiert. Schon in der Eintretensde-
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batte wurde der bundesrätlichen Absicht - nämlich in dieser Legislatur die taxe occulte zwar als Problemkreis zu behan- deln und zu überprüfen, aber nicht unbedingt einer Lösung entgegenzuführen - der Krieg erklärt. Die ausgiebige und sehr kontroverse Diskussion lässt sich kurz wie folgt zusam- menfassen: Dass die taxe occulte eine vom Gesetzgeber an sich ungewollte Einnahme - und damit auch ein wettbe- werbsverzerrendes Element - ist, wird nicht bestritten. Bestritten ist die Dringlichkeit ihrer Behebung, ihrer Kom- pensation.
Eine Minderheit, zu der auch ich zähle, schliesst sich der auf Seite 30 der Richtlinien geäusserten Absicht des Bundesra- tes an. Ich überlasse es dem bundesrätlichen Sprecher, die in den Sitzungen geäusserten Bedenken gegen die Motion vorzubringen. Die Mehrheit der Kommission unterstützt mit 12 zu 5 Stimmen die Motion Nebiker, die den Bundesrat verpflichtet, innerhalb der laufenden Legislaturperiode eine Botschaft zur Eliminierung der taxe occulte unter gleichzei- tiger Kompensation aller Einnahmensausfälle innerhalb des Wust-Systems zu unterbreiten. Das steht nicht in der Motion selber, aber ich habe mich mit Herrn Nebiker unterhalten können; er hat mir gegenüber präzisiert, dass dies die Absicht der Motion sei.
Die Motion bezieht sich einerseits auf den Bericht der Kom- mission Heimann zur taxe occulte, andererseits aber auf den politischen Auftrag der Kommissionsmehrheit, die Mängel am heutigen Wust-System zu beheben, und zwar unverzüg lich zu beheben, denn eine generelle Satzerhöhung sei nur möglich, wenn die für die Wirtschaft nicht mehr tragbaren Verzerrungen kompensiert, d. h. korrigiert, sein werden.
Die ursprünglich vom Bundesrat zur teilweisen Verwirkli- chung des Haushaltausgleiches vorgesehene Energie-Wust muss voraussichtlich, wenn die Motion angenommen wird, in die Kompensation einbezogen werden, denn die kosten- neutrale Kompensation würde nach Aussagen des bundes- rätlichen Sprechers ohne zusätzliche Elemente eine zwan- zigprozentige Erhöhung der Wust-Ansätze bewirken.
Trotz diesen Schwierigkeiten ist die Kommissionsmehrheit von der politischen und wirtschaftlichen Dringlichkeit die- ses Auftrages überzeugt. Sie erachtet die Aufhebung der taxe occulte als echten, wirksamen Beitrag zur Verbesse- rung der internationalen Konkurrenzfähigkeit unserer Wirt- schaft, und sie stellt fest, dass diese Massnahme nicht im Widerspruch zum langfristig angestrebten Haushaltaus- gleich steht. (Jetzt bin ich fünf Minuten lang über meinen eigenen Schatten gesprungen!)
Es stehen noch zwei Richtlinienmotionen zur Diskussion, die nur von einer Minderheit unterstützt werden. Dann haben wir noch eine Einzelmotion behandelt, zu der ich mich ebenfalls äussern will.
Die Motion Hubacher, die als Minderheitsmotion aufrechter- halten bleibt, befasst sich mit dem Notprogramm gegen das Waldsterben. Die Motion wurde materiell, also inhaltlich, kaum diskutiert. Im Vordergrund stand die Frage, ob in den direkten Kompetenzbereich des Bundesrates durch Motio- ·nen eingegriffen werden könne und ob - da es das Instru- ment des Richtlinienpostulates nicht gibt - die Richtlinien- motion nicht auch in einem gewissen Sinne die Funktion eines Richtlinienpostulates zu übernehmen habe.
Dieses Problem muss definiert und für die Zukunft präziser gelöst werden. Es bestanden verschiedene rechtliche Unsi- cherheiten. Den Bedenken des Bundespräsidenten aber, dass mit Ausnahme von Punkt 5 alle Forderungen der Motion Hubacher bundesrätliche Kompetenzen seien, wurde Rechnung getragen, indem der ursprüngliche Text der Motion in der Kommission abgeändert wurde. Dennoch unterlag die Motion mit 11 zu 6 Stimmen. Da sich - ich wiederhole es - kein Kommissionsmitglied materiell gegen die Motion ausgesprochen hat, müssen für die Ablehnung in der Kommission formelle Gründe geltend gemacht werden. Die Motion Borel (Grundlagenforschung und Entwicklung) - Sie haben den Text vor sich - hat beim Bundesrat wenig Echo gefunden. Der Bunderat lehnt die Ausweitung der Richtlinienmassnahmen durch ein neues Impulsprogramm (das ist die wesentliche Forderung der Motion Borel) ab. Die
Kommissionsmehrheit übernahm den bundesratlichen Standpunkt, und die Motion wurde mit 10 zu 5 Stimmen in die Minderheit versetzt.
Es bleibt noch die Einzelmotion Carobbio. Sie enthält - nicht als Kritik, sondern als Feststellung - eine ganze Reihe von Richtlinienmotionen und führt bei ihrer Annahme eigentlich zu einem neuen, vollständig umgearbeiteten Pro- gramm der Regierungsrichtlinien. Es ist zwar denkbar, aber ziemlich unrealistisch, mit Hilfe der Richtlinienmotion ein Parteiprogramm oder die Prioritäten eines Parteiprogram- mes in die Regierungspolitik der kommenden Jahre einzu- bauen. Dass zum Teil Vorlagen angesprochen werden, die in der parlamentarische Beratung stehen, und andererseits Problemkreise, deren Bearbeitung als Ergänzung zu den im Anhang I erwähnten Richtliniengeschäften sowohl Verwal- tung als auch Parlament hoffnungslos überbeanspruchen würden, macht die Motion noch schwieriger. Die Kommis- sion hat die Motion Carobbio denn auch - als ganzes - einhellig abgelehnt, obwohl - ich betone das - einzelne Aspekte die Zustimmung verschiedener Mitglieder gefun- den hätten.
Es bleibt zum Schluss noch der Antrag von Herrn Hegg: Mit der Rückweisung verbindet Herr Hegg den Auftrag, es sei als Grundlage der Richtlinien eine Stabilität des dynami- schen Gleichgewichts zu fordern. Was immer man auch darunter verstehen mag; für mich ist diese Formulierung schwer fassbar und schwer definierbar. Mir scheint aber, dass mit diesem Antrag den Richtlinien ein falscher Stellen- wert zugeordnet wird. Die Regierungsrichtlinien und der Legislaturfinanzplan sind eine Regierungsabsichtserklä rung, die nicht einfach als statisches Element irgendwo in der politischen Landschaft herumsteht.
Der Bundesrat wird nicht darum herumkommen, während der Legislatur die Prioritäten dauernd zu überprüfen und unter Umständen neuen Gegebenheiten anzupassen. Damit werden die Richtlinien nicht abgewertet, sondern in ihrer Funktion als Führungsinstrument bestätigt. Die Kommission empfiehlt Ihnen, von den Regierungsrichtlinien und dem Legislaturfinanzplan Kenntnis zu nehmen, die Kommis- sionsmotionen zu überweisen und den Antrag Hegg abzu- lehnen.
Präsident: Das Wort hat der Präsident der Finanzkommis- sion.
Schwarz: Wie die Sprecher der Spezialkommission bereits darauf hingewiesen haben, nahm die Finanzkommission in einem Bericht vom 28. März dieses Jahres zum Legislaturfi- nanzplan Stellung. Im Zusammenhang mit den Ausgaben für das Beschäftigungsprogramm und deren spätere Kom- pensation wurde der Sprechende von der Finanzkommis- sion beauftragt, einige Ausführungen zum Problem eines flexibleren Verhaltens im Aufgaben- und damit Ausgabenbe- reich vorzutragen. Dass sich das Parlament intensiv mit dem Finanzplan auseinandersetzen muss, liegt vor allem darin begründet, dass sich der Bundeshaushalt über das Budget nur noch in einem sehr beschränkten Mass steuern lässt. Etwa 75 Prozent aller Bundesausgaben sind rechtlich oder faktisch gebunden. Weitere 20 Prozent sind nur auf längere Sicht, d. h. via den Finanzplan, steuerbar, und nur etwa 5 Prozent kurzfristig, d. h. über das Budget. Etwa zwei Drittel sämtlicher Ausgaben des Bundes sind Transferzahlungen, und nur etwa ein Drittel sind Ausgaben für den eigenen Bereich. Schon diese wenigen Hinweise zeigen mit aller Deutlichkeit, dass wir im Ausgabenbereich flexibler werden müssen. Dazu kommen noch zwei weitere wichtige Fakten:
Es scheint kaum realistisch, kurzfristig mit neuen wesent- lichen Einnahmen zu rechnen, da die Steuerbelastung ein spürbares Ausmass angenommen hat, ebenfalls die Staats- quote.
Es scheinen schon jetzt gewisse im Finanzplan vorgese- hene Einnahmen gefährdet, oder es ist zum mindesten mit einer wesentlichen zeitlichen Verzögerung zu rechnen; des weiteren sind bereits Mehrausgaben beschlossen worden, welche im Finanzplan nicht enthalten sind.
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Wie muss dieser negativen Entwicklung, welche das Ziel des Haushaltsausgleiches Ende 1987 zum vornherein in Frage stellt, nach Meinung der Finanzkommission begegnet wer- den? Im bundesrätlichen Finanzplan sind grundsätzlich drei Aufgaben- und damit Ausgabengruppen enthalten: neue Vorhaben, also zusätzliche Ausgaben, dazu bestehende Auf- gaben, welche von der Priorität her intensiviert werden sollen, also vermehrte Ausgaben, und schliesslich beste- hende Aufgaben, welche in Relation zu den Eckwerten, also im Gleichschritt zu Teuerung und Bruttosozialprodukt- Entwicklung, einfach fortgeschrieben werden.
Was aber offenbar vergessen wurde, ist eine vierte Möglich- keit, nämlich bestehende Aufgaben, welche von der Priorität her, d. h. im Vergleich zu anderen wichtigeren Aufgaben, nicht mehr die gleiche Bedeutung haben, entweder ganz oder teilweise abzubauen. Es ist für den Bundeshaushalt typisch geworden, dass man neue Ausgaben tätigt oder bisherige erhöht bzw. mindestens unverändert weiterlaufen lässt, aber kaum in Erwägung zieht, gewisse Ausgaben bewusst und gezielt zu senken. Diesbezüglich unterscheidet sich der Bund grundsätzlich von privaten Haushalten oder Unternehmungen, aber auch von Gemeinden und Kanto- nen. Es ist offensichtlich zur Selbstverständlichkeit gewor- den, dass der Bund immer nur gibt, eher immer mehr als weniger, aber auf keinen Fall überhaupt nichts mehr. Diese Mentalität kommt im vorliegenden Finanzplan klassisch zum Ausdruck. Was ist dagegen zu tun?
Im Rahmen der rollenden Finanzplanung sind die Ergeb- nisse aus den folgenden summarisch aufgezählten Mass- nahmengruppen laufend zu berücksichtigen und in Rich- tung Erzielung des Haushaltausgleiches auszuwerten: Spar- paket, Aufgabenentflechtung, Effizienzsteigerungspro- gramm, Aufgabenüberprüfung, alternative Finanzplanung zu Einnahmenausfällen. Eine entsprechende Motion ist von beiden Räten in der Wintersession 1983 überwiesen worden. Entscheidend wichtig ist aber auch das Verhalten des Parla- mentes selber.
Budget und Finanzplan sind sinnlos, wenn man sich nicht daran hält. Unbestrittenermassen gibt es aber immer wieder neue, dringende Aufgaben, welche gelöst werden müssen. Darum ist mit aller Energie danach zu streben, dass im gleichen oder in anderen Aufgabenbereichen kompensiert wird. Die Finanzkommissionen beider Räte haben sich in einem Seminar in Engelberg über die Möglichkeiten des Parlamentes im finanzpolitischen Bereich unter dem Motto «Mehr Flexibilität im weniger Ausgeben und weniger Flexi- bilität im mehr Ausgeben» ausgesprochen. Die Sektion IV unter Kollege Biel hat den Auftrag erhalten, aufgrund dieser Aussprache auf die Budgetberatung hin konkrete Anträge zu stellen. Wir bitten Sie jetzt schon im Interesse der Sanie- rung der Bundesfinanzen um eine kollegiale Mit- und Zu- sammenarbeit.
Präsident: Ich beantrage Ihnen, hier die Rednerliste zu schliessen. Es haben sich über 40 Einzelredner eingeschrie- ben, so dass die voraussichtliche Redezeit etwa vier Minuten betragen wird.
Hegg: Im Namen der NA- und Vigilants-Fraktion bin ich beauftragt, Ihnen Rückweisung dieser Regierungsrichtlinien zu beantragen. Zunächst sind wir enttäuscht, dass wir in diesen Regierungsrichtlinien keine Grundlage für eine kraft- volle Führung des Bundesrates herauszulesen vermögen, angesichts des Berges von Problemen, der sich vor der Zukunft unseres Volkes auftürmt. So können unser Land und unser Volk nur verwaltet, aber nicht regiert werden. Unzählige Gesetzgebungsvorhaben werden angekündigt, zu viele wie uns scheint, um vom Parlamentsbetrieb, wie ich ihn nun kennen gelernt habe, bewältigt und verkraftet zu werden. Weniger wäre mehr, und der Grundsatz «Qualität statt Quantität» sollte nach unserem Dafürhalten auch hier mehr beachtet werden.
Sind immer schnellere Drehungen an der Gesetzgebungs- und Verwaltungsmaschinerie nun tatsächlich das, was wir am dringendsten brauchen? Aber auch mit der Grundten-
denz, wie sie aus den fast zahllosen Gesetzgebungsplänen und anderen Vorhaben der Regierung aufscheint, können wir uns nicht anfreunden. Dazu ein Beispiel: Auf Seite 21, ausgerechnet im Abschnitt «Schutz der natürlichen Lebens- grundlagen», wird ein weiteres Wirtschaftswachstum gefor- dert, «ein bescheidenes zwar», wird noch verschämt hinzu- gefügt. Die Leute, die diese Richtlinien verfasst haben, haben noch immer nicht zur Kenntnis genommen, welche Stunde es geschlagen hat in Sachen Schutz unserer natürli- chen Lebensgrundlagen.
Ich möchte Sie nun wirklich bitten, mir genau zuzuhören und die Dinge nicht verdreht aufzunehmen, auch wenn das, was ich hier sage, nicht den herkömmlichen Denkschablo- nen im üblichen, auch internationalen Politikbetrieb entspricht.
Es war auch schon vor dem Bericht des Römer Klubs über die Grenzen des Wachstums jedem halbwegs naturwissen- schaftlich Gebildeten klar, dass es eine Wachstumsschwelle gibt, jenseits welcher der Zusammenbruch erfolgt, eine Art Umkippreaktion, der ökologische Kollaps. Man kann zwar darüber diskutieren, wo diese Schwelle genau liegt, ob etwas näher oder etwas weiter entfernt, zugegeben, man kann aber nicht das Bestehen einer solchen Schwelle über- haupt in Abrede stellen. Sie besteht zwingend, eben weil unsere Welt durch eine gewisse Naturgesetzlichkeit beherrscht wird. Dies gilt genauso für die Welt als Ganzes, wie auch für Teilgebiete oder sogenannte Untersysteme, zum Beispiel für das schweizerische Staatsgebiet mit seinen Ressourcen und seiner Bevölkerung. Wo wir die erwähnte Schwelle auch vermuten, eines ist sicher: Jedes Wachstum, ob Wirtschaft, Bevölkerung oder materieller Konsum, ver- mindert den Sicherheitsabstand zwischen dem tatsächli- chen Zustand und dem ökologischen Zusammenbruch. Deshalb lehnen wir jedes Wachstum ab, auch ein sogenann- tes «qualitatives Wachstum», wie es auf den Seiten 19 und 20 des Berichtes so schön genannt wird. Dies ist übrigens eines der typischen politischen Schlagworte, wie sie zur Verschleierung politischer Zielkonflikte immer wieder gerne verwendet werden.
Ein anderes Beispiel wäre das sogenannte Stabilitätsgesetz, wie es geplant wird. Entweder ist eine Sache stabil, dann wächst sie nicht, oder sie wächst, dann ist sie nicht stabil. Stabiles Wachstum ist logischer Unsinn. Es ist es auch dann, wenn die «Neue Zürcher Zeitung» dies als Schlagzeile verwendet.
Wir sind selbstverständlich für Qualitätsverbesserungen. Man soll das aber auch so nennen, wenn man es meint, und nicht von qualitativem Wachstum sprechen. Unsere Leitbil- der wären das dynamische Gleichgewicht - übrigens ein Begriff aus der Naturwissenschaft - und eine ökologische Gesamtpolitik. Wachstum als Staatsdoktrin ist unter den heutigen Gegebenheiten abzulehnen. Ökologische Gesamt- politik würde heissen: Jede Massnahme - ausnahmslos jede - ist in bezug auf das soeben dargelegte Problem zu beurtei- len und Gegenargumente sind zu verwerfen, die aus dem Bereich des sogenannten Schubladendenkens stammen; zum Beispiel hier in dieser Schublade Fremdarbeiter- und Arbeitsmarktpolitik oder dort, in jener, Umweltschutz. Nur mit Technik werden wir den dargelegten Schwierigkeiten nämlich nicht Herr werden. Technischer Umweltschutz ist sicher wichtig und gut als Teil eines notwendigen Massnah- menpaketes. Aber er allein genügt nicht. Umweltverträglich- keitsprüfungen allein genügen nicht. Man muss auch gewisse quantitative Überlegungen wegen der Summation von an sich als umweltverträglich beurteilten Belastungen anstellen. Man muss die komplexen Kausalitäten und Wech- selwirkungen innerhalb ganzer Ökosysteme, aus deren Teil wir, die Menschen, funktionieren, in Rechnung stellen. Das macht den Unterschied zwischen einem rein technokratisch verstandenen Umweltschutz und der Ökologie, die eine bio- logische Wissenschaft ist. So gesehen, ist uns das Kontin- gent von 10 000 neu einreisenden Jahresaufenthaltern nach wie vor ein Dorn im Auge. Es entspricht wegen des zwingen- den Familiennachzuges einem Bevölkerungswachstum von mindestens 25 000 im Jahr. Die Beteuerung im Bericht, man
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werde an der Stabilisierung des Ausländerbestandes fest- halten, vermag uns in diesem Zusammenhang keineswegs zu beruhigen; denn erstens entspricht die Behauptung, dass dieser Bestand in der letzten Zeit stabil war, nicht den Tatsachen, schon weil die auf Asyl Wartenden, die bereits in der Schweiz leben und deren Gesuche wohl kaum alle abschlägig beantwortet werden, in der Statistik nicht mitge- zählt sind. Zweitens haben Bundesrat und Bundesratspar- teien früher einmal dem Volk einen schrittweisen Abbau des Ausländerbestandes versprochen. Drittens kann bei einem konstanten Ausländerbestand die Wohnbevölkerung nicht am Wachstum gehindert werden, weil die Eingebürgerten immer wieder durch Neueinwanderer «ersetzt» werden. Der Abbau des Ausländerbestandes mindestens um die Zahl der Eingebürgerten ist deshalb ein absolutes Minimalpro- gramm, das wir fordern müssen. Wir werden von dieser Forderung auch in Zukunft nicht ablassen.
Aber auch den schrittweisen Abbau der Grenzgänger- und Saisonnierbeschäftigung müssen wir fordern, in Anbetracht des Arbeitslosensockels und aus ökologischen Überlegun- gen. Übrigens schafft die Saisonnierbeschäftigung einen Sachzwang zur Einwanderung und damit auch zum Bevöl- kerungswachstum.
Dass wir uns auch von der Grundtendenz der Aussenwirt- schaftspolitik, wie sie die Bundesratsparteien befürworten, distanzieren müssen, ist nach dem bisher Gesagten wohl klar. Dem Leitbild des freien universellen Welthandels, der «one world»> und der Lösung sämtlicher Probleme durch Weltwirtschaftswachstum müssen wir eine klare Absage erteilen. Zwar befürworten wir Marktwirtschaft, d. h. den Markt als Instrument zur Steuerung einer möglichst rationel- len Produktion und Güterverteilung. Markt - insbesondere Weltmarkt - als neuen Götzen müssen wir aber ablehnen. Er bedeutet einen Wettlauf zwischen wachsenden Importen, die man aus dieser Ideologie heraus unbedingt zulassen muss, und Exporten, die man zur Bezahlung der wachsen- den Importe ständig steigern muss, um nicht in den weltwei- ten Verschuldungssumpf zu fallen. Dieser Wettlauf ist ökolo- gisch verheerend. Unser Leitbild wäre Markt, aber unterteilt in kleinere Einheiten relativer Autarkie, wobei sich die Natio- nen unter anderem als solche natürlich gegebene Einheiten zwanglos anbieten.
Auch die Entwicklungshilfepolitik ist der entsprechenden Kritik zu unterziehen. Hier sind wir enttäuscht, dass der Bundesrat einen neuen IDA-Kredit durchboxen will, obschon sich die Mehrheit des Schweizervolkes in einer Volksabstimmung klar gegen diese Art von Entwicklungs- hilfe ausgesprochen hat. Wir lehnen diese Art Entwicklungs- hilfe nach wie vor ab. Dies bedeutet keine Absage an die Solidarität mit anderen Völkern, denen wir ein gnädiges Schicksal gönnen. Aber wir müssen und dürfen auf einer Politik bestehen, die das Überleben des eigenen Volkes auf unbeschränkte Zeit weiter gewährleistet. Wir könnten uns nur mit einer bilateralen, zwischen den einzelnen Nationen als Partner ausgehandelten Form der Entwicklungshilfe befreunden, wobei von der Empfängerregierung als Bedin- gung zu fordern wäre, dass sie Anstrengungen zur Verklei- nerung des natürlichen Bevölkerungswachstums in ihrem Land unternimmt.
Die allerbeste Form der Entwicklungshilfe ist in unseren Augen allerdings der bewusste Verzicht auf eigenes Wirt- schaftswachstum. So lassen wir den sogenannten unterent- wickelten Völkern mehr Spielraum - bis zum ökologischen Kollaps - für eine mässige eigene Wirtschaftsentwicklung, die angesichts des materiellen Elends in einigen Weltgegen- den zugegebenermassen natürlich selbstverständlich dring- lich ist.
Lassen Sie mich zum Schluss noch ein innenpolitisches Thema aufgreifen. Auf Seite 84 wird ausgeführt, dass die «sprachlichen Minderheiten» durch den Bund gefördert werden sollen. Zunächst hoffen wir, dass damit wirklich nur die von der eingeborenen Bevölkerung gesprochenen Spra- chen gemeint sind und nicht eingewanderte sprachliche Minderheiten. Aber auch dann sind wir noch nicht ganz zufrieden. Wir sind der Ansicht, dass auch die deutsche
Sprachgemeinschaft der Schweiz des Schutzes bedarf und ebenso wie unsere anderen Nationalsprachen gefördert werden muss. Die deutsche Sprache ist in der Schweiz nämlich genauso bedroht wie die übrige einheimische Kul- tur. Dieser Tatbestand hat etwas mit der Überfremdung zu tun, und wer das nicht einsieht, ist wirklichkeits- und lebens- fremd.
Hören Sie doch einmal hin, welche Umgangssprache in gewissen Hinterhöfen der Zürcher Stadtkreise 4 und 5 und des Kleinbasels gesprochen wird. Das ist nicht zürich- bzw. baseldeutsch, nein, es ist ein schlechtes Italienisch. In man- chen Klassen der Volksschule in diesen grossstädtischen Gebieten erreicht die Zahl der Schüler, die in ihrem Eltern- haus deutsch sprechen, nicht einmal mehr die Hälfte der Gesamtschülerzahl. Dass unter solchen Bedingungen die sprachliche Assimilation der zugewanderten Bevölkerung an die Sprache der Eingeborenen nicht mehr möglich ist, liegt auf der Hand. Hinzu kommt, dass die sprachliche Assimilation von Italienern, Spaniern, Portugiesen und Lateinamerikanern an die französische oder italienische Sprache leichter geschieht; denn es sind alles lateinische Sprachen, die sie sprechen. In der deutschen Schweiz haben wir uns jedoch ausser mit Italienern, Spaniern und Lateinamerikanern auch noch mit Türken, Slowenen, Serbo- kroaten, Vietnamesen, Tamilen und weiss ich noch was für Völkerschaften sprachlich auseinanderzusetzen. Mit ande- ren Worten: Auch die deutsche Sprache ist in der Schweiz gefährdet, nicht nur die eingeborenen sprachlichen Minder- heiten.
Wir können uns deshalb mit der Formulierung in den Richtli- nien nicht abfinden. Alle eingeborenen Sprachgemeinschaf- ten der Schweiz haben das gleiche Recht auf Schutz und Förderung. Alle sollen geschützt und gefördert werden, nicht nur die Minderheiten. Dabei würden wir eine bessere rechtliche Verankerung des Territorialprinzipes begrüssen. Es würde dem Sprachfrieden nützen und den Schutz aller Nationalsprachen, Mehrheit und Minderheiten, einschliess- lich des Rätoromanischen, gewährleisten. Die untergründi- gen Versuche, Sprachgrenzen zu verschieben - als Beispiel nenne ich nur das unglückliche Ederswiler -, würden auf- hören.
Aus Zeitgründen ist mein Streifzug durch die Probleme, die sich aus der Beurteilung der Regierungsrichtlinien ergeben, notwendigerweise unvollständig. Ich habe nur einige beson- ders unbefriedigende Punkte herausgegriffen. Es wären aber noch weitere Dinge zu sagen.
Koller Arnold: Nach einem schönen Wort von Dietrich Schindler sen. besteht Staats- und Regierungskunst darin, «das Ganze des Sozialen zu überschauen und zu erkennen, welche Ergänzung eine gegebene Situation im Hinblick auf dieses Ganze bedarf und, gestützt darauf, zu handeln». Eine treffendere Umschreibung dessen, was die Regie- rungsrichtlinien und ihre Beratung in beiden Räten sein sollten, lässt sich kaum finden. Sie soll daher für unsere Ausführungen wegleitend sein. Dabei liegt es im Stile unse- rer Zeit, dass wir heute mehr auf Regierungsplanung als auf Regierungskunst geben. Ausschliessen müssten sich die beiden freilich nicht. Im Gegenteil, ihre glückliche Kombina- tion wäre gerade in unserem System der direkten Demokra- tie besonders erwünscht.
Aus solcher Sicht verdient der Bericht des Bundesrates über die Richtlinien der Regierungspolitik 1983 bis 1987 nach Auffassung der CVP im Ganzen keine schlechte Note. Der Bundesrat hat unseres Erachtens die wesentlichen Pro- bleme der Gegenwart und näheren Zukunft aufgezeigt und ist gewillt, die notwendigen Massnahmen - soweit es in seiner Kompetenz liegt - selber zu treffen oder solche dem Parlament vorzuschlagen. Die internationalen Probleme, die wirtschaftlichen Anpassungsschwierigkeiten, die Sorge um den Umweltschutz einschliesslich des Waldsterbens, die immer noch nicht sanierten Bundesfinanzen sowie die gesellschaftlichen Entwicklungstendenzen stellt der Bun- desrat zutreffend dar. '
Wir möchten aus unserer Sicht folgende Akzente setzen und
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Ergänzungen anbringen: Erste Voraussetzung für das Wohl- ergehen der Bürger unseres Landes ist und bleibt eine intakte und möglichst humane Arbeitswelt. Die Erfahrungen der letzten Jahre zeigen, dass Vollbeschäftigung, wenn überhaupt, nur durch neue Technologien erreicht werden kann. Wir müssen daher den technischen Fortschritt sinn- voll nutzen. Als exportorientiertes Land können wir uns der modernen Technik gar nicht verweigern, da sonst wirt- schaftlich zuviel auf dem Spiele stehen würde. Heute stehen wir nach Meinung vieler Experten mitten in einer dritten industriellen Revolution. Es sind Zeiten des Umbruches, die viele Menschen beängstigen. Es ist zwar eine Tatsache, dass die neue Technik viele Arbeitspätze vernichtet hat, aber sie schafft auch stets neue. Und erfreulicherweise sind es vor allem mittlere und kleinere Unternehmen, die nach neueren Untersuchungen besonders geeignet erscheinen, den neuen Herausforderungen zu begegnen. Der Staat selbst muss in dieser Situation vorab eine günstige Rahmenord- nung setzen, damit Phantasie, Leistung und Initiative sich entfalten können. In ausserordentlichen Lagen hat er durch gezielte Vorkehren (wie etwa die beiden Impulsprogramme oder das Beschäftigungsprogramm) Anpassungs- und Umstrukturierungsprozesse zu erleichtern.
Der verantwortungsvolle Umgang mit der Natur ist zu einer entscheidenden Aufgabe geworden. Wir müssen davon aus- gehen, dass uns die nachfolgenden Generationen danach beurteilen, wie ernst wir den Schutz der natürlichen Lebens- grundlagen genommen haben. Der Zielkatalog unseres poli- tischen und wirtschaftlichen Handelns ist deshalb um den Umweltschutz zu erweitern. Falsch wäre es freilich, wollte man Ökonomie und Ökologie gegeneinander ausspielen. Die grosse Herausforderung wird darin bestehen, beide miteinander zu versöhnen.
Es geht aber nicht nur um den Schutz der natürlichen Lebensgrundlagen. Auf dem Spiele stehen in den kommen- den Jahren auch die Grundlagen unserer Gesellschaft über- haupt. Es geht um den Bestand an unerlässlicher zwischen- menschlicher Solidarität, es geht vor allem auch um unsere Familien und die Option für die Armen dieser Welt. Unser Einsatz muss darauf ausgerichtet sein, die Solidarität zwi- schen arm und reich, zwischen den verschiedenen Genera- tionen und unterschiedlichen Regionen wachzuhalten. Soli- darität zu üben lernen wir am besten in gesunden Familien. Sie sind Ausgangspunkt unseres Gemeinsinns und wesentli- che Pfeiler unserer Gesellschaftsordnung.
Der Bundesrat betont unseres Erachtens zu Recht, dass die Erfüllung öffentlicher Aufgaben angesichts der knappge- wordenen finanziellen Mittel schwierig geworden sei. Wir möchten beifügen, dass nicht nur die beschränkten finan- ziellen Mittel eine konsequente Konzentration der Kräfte auf das Wesentliche, also auf die für das Wohl unseres Landes wichtigsten Vorlagen, fordern. Das Gleiche verlangt auch eine veränderte Einstellung vieler Bürgerinnen und Bürger dem modernen Leistungsstaat gegenüber. So haben viele Bürger den Glauben, dass der Staat alles und jedes machen kann, längst verloren, was sie freilich selten hindert, für ihre Gruppeninteressen vom Staat neue oder erhöhte Leistun- gen zu verlangen. Allein diese seltsam gespaltene Haltung zwischen staatlichem Leistungsempfänger und Steuerzah- ler, die viele Bürger und manchmal auch ihre politischen Vertreter dem gleichen Staat gegenüber an den Tag legen, darf unsere Politik nicht weiter beeinflussen. Denn im stillen Kämmerlein ist sich auch der staatliche Leistungen for- dernde Bürger durchaus bewusst, dass all dies seinen Preis hat.
Man möge uns nicht falsch verstehen: Wenn wir im Bereich der staatlichen Tätigkeit eine Konzentration auf das Wesent- liche postulieren und vor jeder weiteren Erhöhung der Staatsquote warnen, so tun wir das nicht, um einem schwa- chen Staat das Wort zu reden. Im Gegenteil, wir brauchen nach wie vor und wegen verschiedener gesellschaftlicher Entwicklungen sogar mehr denn je einen starken Staat. Es sei hier nur etwa an die zunehmenden internationalen Span- nungen, an das immer noch steigende Wohlstandsgefälle zwischen verschiedenen Regionen und Bevölkerungsgrup-
pen in unsererm eigenen Land sowie gegenüber Entwick- lungsländern, den Umweltschutz usw. erinnert. Aber dieser Staat kann nur stark bleiben oder auf gewissen Gebieten wieder stark werden, wenn er nicht nur Recht setzt, sondern auch durchsetzt, wenn er seinen Bürgern nicht nur Leistun- gen verspricht, sondern durch gesunde Staatsfinanzen auch Gewähr bietet, dass er diese nicht nur heute, sondern auch morgen noch erfüllen kann.
Aus diesen Gründen muss das Parlament bei der Rechtset- zung und müssen die Kantone beim Vollzug von Bundes- recht wieder etwas mehr Luft bekommen. Und verantwor- tungsbewusste Politik verlangt, dass der Staat neue Aufga- ben nur übernimmt, wenn auch ihre Finanzierung sicherge- stellt ist.
Die CVP hält daher die vom Bundesrat präsentierte Liste von 67 Richtliniengeschäften immer noch als zu ambitiös und den vorhin gemachten Ausführungen zu wenig Rechnung tragend. Zwar ist dem Bundesrat zuzugestehen, dass er sich gegenüber früher erfolgreich um Selbstbescheidung bemüht hat. Aber für Parlament, Parteien und Kantone sind auch 67 Vorlagen noch zuviel und innert vierer Jahre nicht zu verdauen. Kommt dazu, dass wir überzeugt sind, dass manche der Vorlagen auch ohne schwerwiegende Gerech- tigkeitseinbussen auf die nächste Legislatur verschoben werden können, zumal wenn man bedenkt, dass zuwenig ausgereiftes oder nur lückenhaft vollzogenes neues Recht nicht nur Ungerechtigkeiten beseitigt, sondern oft auch neue Ungerechtigkeiten schafft. Die CVP-Fraktion unter- stützt daher die von den Bundesratsparteien eingebrachte Richtlinienmotion, welche den Bundesrat beauftragt, die Richtliniengeschäfte nach zeitlichen Prioritäten zu ordnen, und die ermöglichen sollte, die parlamentarische Beratung von etwa 17 Vorlagen auf die nächste Legislaturperiode zu verschieben.
Es scheint mir zum Schluss verlockend, diese fünfte Auflage von Regierungsrichtlinien an den Erwartungen zu messen, welche der seinerzeitige Motionär, Nationalrat Leo Schür- mann, mit diesem Institut verband. Dieser sah in den Regie- rungsrichtlinien vorab ein Mittel für eine geschlossenere Regierungspolitik im Rahmen unseres als Konkordanz bezeichneten Regierungssystems. Er hoffte, die Regie- rungsrichtlinien würden erstens die Bundesräte zwingen, wieder vermehrt als Regierungskollegium (und nicht als Departementsvorsteher) aufzutreten, zweitens das Parla- ment als ebenbürtigen Regierungspartner auf Alternativen zum bundesrätlichen Programm testen und drittens die Ver- bindung zwischen Bundesrat und Bundesratsfraktionen wieder verlässlicher gestalten.
Die Frage zu beantworten, ob und wie weit das erste Ziel, im Bundesrat die kollegiale Führung gegenüber dem departe- mentalen Denken und Regieren aufzuwerten, diesmal erreicht worden ist, überlasse ich gerne Herrn Bundespräsi- dent Leon Schlumpf. Zum Inhalt des bundesrätlichen Regie- rungsprogrammes für die nächste Legislaturperiode würde ich aus der Sicht der CVP sagen: Die Marschrichtung stimmt, Herr Bundespräsident, wenn auch einige ganz schwierige Passagen, vor allem beim Finanzplan, bereits absehbar sind. Das Marschziel ist dagegen eindeutig zu weit gesteckt und sollte zum Vorteil von allen Beteiligten im Sinne der Motion der Bundesratsparteien zurückgenommen werden. Bezüglich der Zusammenarbeit zwischen Bundes- rat und Bundesratsfraktionen bleibt zu hoffen, dass die genannte Richtlinienmotion einen guten Anfang bedeutet und sich auch die beiden Räte in dieser Frage noch finden. Die eigentliche Bewährung für die Zusammenarbeit wird jedoch, da ja keinerlei verbindlicher Koalitionsvertrag vor- liegt, erst bei der Beratung der vielen Einzelvorlagen kom- men. Immerhin, wir von der CVP sind zur Zusammenarbeit auf der Basis dieser Regierungsrichtlinien bereit.
Feigenwinter: Herr Hegg hat seinen Rückweisungsantrag damit begründet, dass dieser Staat nicht mehr regiert, son- dern nur noch verwaltet werde. Wir sind anderer Auffas- sung. Deshalb hat Herr Koller vor mir nun regiert - was zweifellos spektakulär ist -, und mir bleibt das Verwalten,
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das weit aus prosaischer, aber immerhin auch notwendig ist.
Ich spreche namens der CVP-Fraktion zum Legislaturfinanz- plan. Dieser hat keine Selbstzweckfunktion, sondern ist Aus- fluss der in den Regierungsrichtlinien dargelegten politi- schen Absichtserklärungen des Bundesrates. Lassen sich die politischen Absichten des Bundesrates realisieren, und zwar in engster Zusammenarbeit mit dem Parlament und in vielen Fällen auch mit der verfassungsmässig vorgeschrie- benen Zustimmung des Volkes, so sollte im Idealfall auch der Finanzplan realisiert werden können. Sind Parlaments- mehrheit und Volksmehrheit anderer Ansicht als der Bun- desrat, so kann das auf den Finanzplan sehr starke Auswir- kungen haben, und zwar sowohl auf der Einnahmen- wie auf der Ausgabenseite. Der Finanzplan unterliegt demnach poli- tischen Vorbehalten. Soweit für die Durchsetzung des Finanzplanes keine politischen Entscheidungen notwendig sind, ist er in starkem Masse an sachliche Rahmenbedin- gungen gebunden. Dazu gehören insbesondere die Annahme eines realen, jährlichen Wirtschaftswachstums von 1 bis 2 Prozent sowie eine durchschnittliche jährliche Teuerung von etwa 3 bis 3,5 Prozent. Ändern sich diese in der heutigen Wirtschaftslage doch eher optimistischen Annahmen, so wird das unmittelbare Auswirkungen auf Einnahmen und Ausgaben des Bundes haben. Wenn wir also zum Finanzplan Stellung nehmen, so in der Meinung, dass er weder in politischer noch in sachlicher Hinsicht unverrückbar ist, sondern im Grunde genommen Ergebnis einer momentanen politischen und sachlichen Lagebeurtei- lung.
Das erklärte Ziel des Finanzplanes ist der Haushaltsaus- gleich. Wir sind mit dem Bundesrat der Meinung, dass dieses Ziel entschlossen anzuvisieren ist. Dass das Ziel nicht zum Staatszweck werden darf, ist ebenso klar. Totsparen können wir unseren Staat nicht. Er muss trotz beschränkten finanziellen Mitteln seine Grundaufgaben erfüllen können. Defizite müssten beispielsweise in Kauf genommen werden, wenn die Vollbeschäftigung oder die äussere Sicherheit unseres Landes auf dem Spiel stünden. Andererseits ist nicht zu verkennen, dass geordnete Finanzen die Gestal- tungsmöglichkeiten des Staates verbessern. Wir müssen die Probleme unserer Zeit mit den Mitteln unserer Zeit lösen und keine Anleihe bei unseren Nachkommen aufnehmen. Seit 13 Jahren vergrössern wir die Schuldenlast des Bundes. Damit engen wir den Handlungsspielraum des Staates von morgen ein. Wir wollen und dürfen die Verantwortung für einen finanziell zerrütteten und deshalb schwachen Staat nicht übernehmen. Aus diesem Grunde sind die Staatsauf- gaben mit den vorhandenen Mitteln zu realisieren.
Die Chancen auf Gelingen dieses finanzpolitisch ehrgeizi- gen Vorhabens waren unseres Erachtens nie grösser als heute. Das hängt einerseits mit der vom Bundesrat vorge- schlagenen Aufgabendisziplin zusammen. Wir stellen fest, dass der Finanzplan erstmals die Forderung erfüllt, wonach das Wachstum der öffentlichen Hand auf die gesamtwirt- schaftliche Entwicklung ausgerichtet werden muss. Es wird mit einem durchschnittlichen Wachstum der Ausgaben - ohne Entlastungsmassnahmen - von 4,9 Prozent gerechnet, während für das Bruttosozialprodukt eine durchschnittliche Zuwachsrate von 5 bis 5,5 Prozent geschätzt wird.
Wir erwarten auf das bestimmteste, dass der Bundesrat diese Regel auch dann durchhält, wenn die Wachstumsrate des Bruttosozialproduktes tatsächlich kleiner sein sollte als diese geschätzten 5 Prozente. Das würde bedeuten, dass die Ausgaben trotz festgeschriebenem Finanzplan Jahr für Jahr auf die tatsächliche Zuwachsrate des Bruttosozialproduktes abgestimmt werden. Ohne diese absolut erforderliche Kor- rektur ist ein Haushaltausgleich überhaupt nie zu schaffen. Wir erwarten aber ebensosehr, dass der vorgesehene Aus- gabenplafond auch dann nicht überschritten wird, wenn das volkswirtschaftliche Wachstum und damit möglicherweise die Staatseinnahmen grösser sind als vorgesehen.
Die Ausgabendisziplin hat in den vergangenen Jahren und Jahrzehnten vor allem dann jeweils erheblich nachgelassen, wenn mehr Mittel zur Verfügung standen als vorgesehen.
Solche Mehreinnahmen müssten strikte für den Haushalt- ausgleich oder gar für den Abbau der Fehlbilanz des Bundes verwendet werden. Neue, im Finanzplan nicht vorgesehene Ausgaben können durch den Bund - Extremsituationen immer ausgenommen - nur übernommen werden, wenn gleichzeitig die Ausgabenfinanzierung sichergestellt ist.
Eine rigorose Ausgabendisziplin ist um so notwendiger, als die Einnahmen - Entlastungsmassnahmen auch hier ausge- nommen - doch von einigermassen optimistischen Erwar- tungen ausgehen. Es wird für den Zeitraum 1984 bis 1987 mit einer dauerhaften konjunkturellen Erholung bei mässi- ger Teuerung gerechnet. Der Zuwachs der Einnahmen bewegt sich dabei etwas unter dem Zuwachs des Bruttoso- zialproduktes. Einzelne Einnahmeposten, wie Verrech- nungs- und Stempelsteuer, reagieren dabei extrem auf ver- änderte Geld- und Kapitalmarktbedingungen und sind des- halb sicher auch für negative Überraschungen gut. Selbst ohne derartige Einbrüche bleibt aber diese Schere zwischen Ausgaben und Einnahmen weit offen. Ohne Entlastungs- massnahmen ergäben sich Defizite in der Grössenordnung zwischen 1,2 bis 1,9 Milliarden.
Die grundsätzliche Zustimmung zu den vorgeschlagenen Entlastungsmassnahmen fällt der CVP-Fraktion schon des- halb um so leichter, als ein guter Teil dieser Massnahmen bereits provisorisch in Kraft ist und nun definitiv verankert werden muss, oder aber vom Volk (Vignette, Schwerver- kehrssteuer) bereits beschlossen ist. Wir akzeptieren des- halb das Anschlussprogramm, welches in differenzierterer Art als die bisherigen linearen Kürzungen 360 Millionen Minderausgaben im Bereiche der Übertragungen einbrin- gen soll. Wir werden uns dafür einsetzen, dass durch die Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen der Bund um rund 180 Millionen entlastet wird. Ebenso stimmen wir dem definitiven Verzicht auf den Kantonsanteil an den Stem- pelabgaben und dem Alkoholsteuerertrag mit einem Saldo zugunsten des Bundes von rund 410 Millionen zu. Das letzte Wort wird auch hier der Souverän haben, der immerhin schon einmal provisorisch die beiden letzten Vorlagen abge- segnet hat.
Nicht folgen können wir dem Bundesrat bei der Absicht, die Kantone mit rund 200 Millionen am Defizit der SBB im Regionalverkehr zu beteiligen und dadurch die neu an die Kantone fliessenden Treibstoffzolleinnahmen in Höhe von rund 380 Millionen teilweise zu kompensieren.
Wir sind zwar durchaus für die Förderung des öffentlichen Verkehrs. Die Frage der Finanzierung des Regionalverkehrs ist nach unserer Meinung im Rahmen der Gesamtverkehrs- konzeption zu lösen, wobei SBB und Privatbahnen gleich behandelt werden müssen. Es stellt sich für uns in bezug auf die allfällige Kompensierung der Treibstoffzollanteile der Kantone eine grundsätzliche Frage. Die Kantone haben schon bisher den Löwenanteil der finanziellen Sparmass- nahmen des Bundes getragen. Sie werden auch in Zukunft rund 700 Millionen beisteuern. Zwar erhalten sie rund 380 Millionen Treibstoffzollanteile neu. Weil diese Einnahmen aber zweckgebunden sind, kann nicht einfach davon ausge- gangen werden, der Bund hätte sie behalten können. Es wäre wohl eher anzunehmen, er hätte durch Senkung der Zuschläge darauf verzichten müssen. Eine Aufrechnung ist daher eher zweifelhaft, um so mehr als die Kantone bei der Schwerverkehrssteuer auf einen sachlich an sich gerecht- fertigten Anteil verzichten mussten.
Der vermehrte Beizug der Kantone zur Tragung öffentlicher Lasten erfolgte mit Rücksicht auf die im Vergleich zum Bund bessere finanzielle Lage. Viele Kantone und Gemein- den stehen finanziell in der Tat besser da als der Bund - sogar sehr gut da. Andererseits gibt es, gerade in den benachteiligten Randregionen, auch Kantone und Gemein- den, denen weitere Belastungen nicht zugemutet werden können. Wenn diese Kantone im Rahmen allfälliger zukünf- tiger Kompensationen stärker belastet werden sollten, allenfalls im Aufgabenteilungsprojekt II, müsste gleichzeitig der direkte Finanzausgleich wesentlich verstärkt werden. Bei einer weiteren Entlastungsmassnahme, der Energie- Wust, erheben wir Zweifel an der Realisierbarkeit. Wenn die
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Frage der Eliminierung der taxe occulte angegangen wer- den soll, wofür wir im Interesse der Exportwirtschaft grosses Verständnis haben, könnte dies zweifellos nur unter Vermei- dung von Einnahmenausfällen geschehen. Die Energie- Wust wäre in dieses Gesamtkonzept einzubeziehen. Eine isolierte Durchsetzung dieser neuen Steuer halten wir nicht für realistisch. Möglicherweise ist die Frage der taxe occulte aber nur durch Übergang auf ein neues Steuersystem im Sinne der Mehrwertsteuer zu lösen, wie das die im Ständerat deponierte Motion Muheim verlangt.
Gestützt auf diese politische Stellungnahme sind wir der Auffassung, dass die Annahme eines vollständigen Haus- haltausgleiches für die Jahre 1986 und 1987 zu optimistisch ist. Für 1985 zeichnet sich ohnehin ein Defizit in der Höhe von rund 1 Milliarde ab, während für 1986 und 1987 unge- fähr 200 bis 400 Millionen fehlen könnten.
Es wird in jedem Fall eine laufende Überarbeitung des Finanzplanes nötig sein, um diese Defizite nicht noch zu erhöhen. Mit verstärkten internen Massnahmen - der Präsi- dent der Finanzkommission hat bereits ausführlich darauf hingewiesen - neben den bereits vorgesehenen (Stichwort einmaliger Teuerungsausgleich pro Jahr) muss danach getrachtet werden, allfällige Lücken mindestens in den Jah- ren 1986 und 1987 zu schliessen. Es braucht dazu zweifellos eine grosse gemeinsame Anstrengung des Bundesrates, der Verwaltung und vor allem auch des Parlamentes.
Unsere Fraktion ist dazu bereit und nimmt in diesem Sinne zustimmend Kenntnis vom Finanzplan.
Ogl: Im Auftrag der SVP-Fraktion möchte ich mich im Rah- men dieser Debatte vor allem zur Frage der Prioritätenset- zung innerhalb der 67 Richtliniengeschäfte äussern.
In seinem Bericht vom 18. Januar 1984 lässt sich der Bun- desrat zu diesem Problem mit Variationen vernehmen. Ich zitiere den Bundesrat: «Wir haben darauf verzichtet, die rund 70 Richtliniengeschäfte in verschiedene Prioritätsstu- fen einzuteilen, da sich zwischen den vielfältigen Aufgaben des Bundes keine Rangordnung aufstellen lässt.» Und wei- ter: «Die Frage, welche Aufgaben der Bund erfüllen soll, stellt sich zu Beginn der Legislaturperiode 1983 bis 1987 dringender und schärfer. Prioritäten zu setzen, ist notwendi- ger und zugleich schwieriger geworden.» Schliesslich zitiere ich den Bundesrat ein drittes Mal: «Die neuen Vorha- ben, welche wir Ihnen mit diesen Regierungsrichtlinien ankündigen, sind das Ergebnis einer sorgfältigen Prioritä- tensetzung. Die finanzielle Lage des Bundes und die Stellen- plafonierung haben uns gezwungen, verschiedene Ge- schäfte, welche an sich wünschenswert wären, zurückzu- stellen.» Soweit der Bundesrat.
Erlauben Sie mir, zu diesen drei Aussagen im Bericht fol- gende Bemerkungen anzubringen: Der Bundesrat gelangt selbst zur Feststellung, Prioritäten zu setzen, sei notwendig. Dass dies auch möglich ist, hat er mit der Zurückstellung verschiedener an sich wünschenswerter, aber offenbar nicht zwingend notwendiger Vorlagen auf die nächste Legislatur in praxi aufgezeigt. Es ist aber grundsätzlich möglich - dies entgegen der ersten von mir zitierten Aussage im Bericht -, zwischen den vielfältigen Aufgaben des Bundes eine Rangordnung aufzustellen. Nun scheint aber der Bundesrat der Meinung zu sein, mit dem Zurückstellen einer Anzahl weniger dringlicher Geschäfte sei die Aufgabe der Prioritä- tensetzung erfüllt und alle die aufgelisteten 67 Richtlinien- geschäfte seien die Prioritäten.
Dieser Auffassung können wir uns von der SVP-Fraktion nicht anschliessen. Es gibt auch unter diesen 67 Geschäften solche grösserer und minderer Dringlichkeit, grösserer und geringerer Bedeutung. Ich verweise auf den von Kollege Eggenberg-Thun bereits zitierten Artikel 45bis des Geschäftsverkehrsgesetzes, wo es heisst, dass die Aufgaben nach Bedeutung und Dringlichkeit zu ordnen seien. Zu beachten ist in diesem Zusammenhang aber auch Artikel 45quater des Geschäftsverkehrsgesetzes: «In der Mitte der Legislaturperiode erstattet der Bundesrat der Bundesver- sammlung einen Zwischenbericht über Abweichungen von den Richtlinien der Regierungspolitik. Er passt dabei die
Prioritätenordnung veränderten Bedingungen an und legt die Auswirkungen auf den Finanzplan dar.»
Obwohl der Zwischenbericht nicht zuletzt aufgrund eines Vorstosses eines meiner Fraktionskollegen abgeschafft wer- den soll, scheint mir dieser Artikel 45quater für das heutige Geschäft von wesentlicher Bedeutung zu sein. Er geht von einer bestehenden Prioritätenordnung innerhalb der Richtli- niengeschäfte aus, denn nur eine effektiv vorhandene Priori- tätenordnung kann logischerweise geändert werden. Indes- sen verlangt nicht nur das Gesetz die Einteilung der 67 Richtliniengeschäfte in verschiedene Prioritätsstufen, auch die politischen Rahmenbedingungen erheischen eine sol- che. Darunter zähle ich folgende Gegebenheiten:
Die Kapazitäten des Parlamentes sind begrenzt. Unter einer hektischen Gesetzgebung leidet die gesetzgeberische Sorgfalt, was sich mitunter darin äussert, dass Erlasse schon relativ rasch revidiert werden müssen. Nicht selten sind die Fristen zwischen Zustellung der Botschaft und Kommissionsberatung unzumutbar kurz.
Immer mehr wird über die zunehmende Regelungsdichte des Bundesrechtes geklagt, die sich in der Folge auch in stets häufigeren Reglementierungen in den Kantonen äus- sert.
Der Bund dringt, in offenem Gegensatz zu den Absichten einer Neuverteilung der Aufgaben zwischen ihm und den Kantonen, immer stärker in den Kompetenzbereich der Kan- tone ein.
Die Kantone sehen sich in zunehmendem Masse mit Vollzugsproblemen konfrontiert.
Parteien, Kantone und interessierte Organisationen sind durch die sich häufenden Vernehmlassungsverfahren über- fordert.
Wenn schon seitens des Bundes über die aus der Perso- nalplafonierung resultierende übermässige Beanspruchung der Verwaltung geklagt wird, wäre wohl eine vermehrte Zurückhaltung in der Vorbereitung gesetzgeberischer Erlasse nicht abwegig.
Die Schaffung vermehrten Spielraums in der gesetzgebe- rischen Tätigkeit ist auch deshalb angezeigt, weil zu den vom Bundesrat angekündigten Geschäften im Laufe der Legislaturperiode ohne Zweifel weitere im heutigen Zeit- punkt nicht voraussehbare Aufgaben stossen werden.
Das sind einige Überlegungen, die uns von der SVP-Fraktion eine Prioritätenordnung innerhalb der 67 Richtlinienge- schäfte nicht nur als angezeigt, sondern auch als zwingend notwendig erscheinen lassen. Dabei habe ich eine ganz wesentliche Rahmenbedingung, nämlich die höchst uner- freuliche Situation der Bundesfinanzen, noch gar nicht erwähnt. Auch sie muss uns zu vermehrter Beschränkung auf gesetzgeberische Vorhaben von höchster Priorität ver- anlassen. Vor allem ist bei Vorhaben, die für den Bund vermehrte Ausgaben zur Folge haben, äusserste Zurückhal- tung angebracht.
Die SVP-Fraktion unterstützt die Motion des Ständerates zu den Richtliniengeschäften. Dabei ist es unser Wunsch, dass der Bundesrat, wenn er an die nicht leichte Aufgabe der Schaffung einer Prioritätenordnung herantritt, die Vor- schläge, wie sie in der Beilage zur Richtlinienmotion der nationalrätlichen Kommission zum Ausdruck kommen, weit- möglichst berücksichtigt, wobei die 18 Geschäfte, die unse- rer Auffassung nach auf die nächste Legislatur verschoben werden könnten, vor allem beachtet werden sollten.
Die SVP-Fraktion ist bereit, an der Lösung der Probleme unseres Landes tatkräftig und kooperativ mitzuwirken und ihre Verantwortung als Regierungspartei wahrzunehmen. Eine Konzentration auf das Wesentliche, wie das die vier Bundesratsparteien in ihrer Richtlinienmotion zum Aus- druck bringen, ist aber unerlässlich.
Nebiker: In Namen der Fraktion der Schweizerischen Volks- partei möchte ich mich nur zu einem Thema äussern, näm- lich zum Thema der Aufhebung der taxe occulte. Im Zusam- menhang mit der Behandlung der Botschaft 1980 über die
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Weiterführung der Finanzordnung und der Verbesserung des Bundeshaushaltes haben die eidgenössischen Räte eine Motion überwiesen, wonach das bestehende Warenum- satzsteuersystem zu verbessern sei. Insbesondere sei die taxe occulte zu eliminieren. Mit der Erhöhung der Warenum- satzsteuersätze drängte sich nämlich eine Verbesserung des Warenumsatzsteuersystems auf. Die Besteuerung von Anla- gegütern und Betriebsmitteln benachteiligt die Exportwirt- schaft im Konkurrenzkampf mit Produzenten anderer Län- der. Sie führt aber auch zu einer Wettbewerbsverzerrung im Inland zwischen dem importierten Produkt und dem inländi- schen Erzeugnis zu Lasten unserer eigenen Wirtschaft. Die Belastung der Wirtschaft mit der taxe occulte macht gemäss Schlussbericht der Studienkommission für die Revi- sion der Umsatzbesteuerung insgesamt 1,1 Milliarden Fran- ken pro Jahr allein für die steuerpflichtigen Unternehmen aus. Es handelt sich also nicht um eine Bagatelle. Es geht in jedem einzelnen Steuerjahr um viel mehr, als wir mit soge- nannten Wirtschaftsförderungsmassnahmen je aufbringen können.
Gemäss Bericht über die Richtlinien der Regierungspolitik (Seite 30) möchte der Bundesrat das Thema der taxe occulte weiterhin prüfen, d. h. doch im Klartext nichts anderes, als es auf die lange Bank schieben. Damit sind die Kommissions- mehrheit und die Schweizerische Volkspartei nicht einver- standen.
Im weiteren ist die Umsatzbesteuerung der Energieträger im Legislaturfinanzplan als zusätzliche Steuer zum Ausgleich des Bundeshaushaltes vorgesehen. Die Absicht des Bun- desrates, den Bundeshaushalt auszugleichen, ist löblich und sicher richtig. Auch wir unterstützen diese Absicht, aber die Energie-Warenumsatzsteuer sollte nach dem Vorschlag der Studienkommission Heimann neben anderen Massnah- men zur Kompensation der Steuerausfälle beigezogen wer- den, die mit der Elimination der taxe occulte entstehen. Für zwei Zwecke kann die Energie-Warenumsatzsteuer, kann das gleiche Steuergeld, nicht eingesetzt werden. Wenn die Energie-Wust vorgezogen wird, fehlt eine der Kompensa- tionsmöglichkeiten. Die Fraktion der Schweizerischen Volkspartei unterstützt deshalb die Motion der vorberaten- den Kommission, wonach in der laufenden Legislaturpe- riode eine Botschaft zur Eliminierung der taxe occulte zu unterbreiten sei. Im weiteren seien gleichzeitig die entste- henden Einnahmenausfälle zu kompensieren.
Zusammenfassend wird diese Haltung wie folgt begründet: 1. Die Aufhebung der taxe occulte entspricht einem konkre- ten Auftrag des Parlamentes aus dem Jahre 1981.
Wir sind uns alle einig, dass für unsere Wirtschaft mög- lichst günstige Rahmenbedingungen geschaffen werden sollen. Das liegt im Interesse aller, der Arbeitnehmer, der Arbeitgeber und der Konsumenten. Günstige Rahmenbedin- gungen sind die wirkungsvollste Massnahme zur Erhaltung der Arbeitsplätze; zu diesen Rahmenbedingungen gehören auch die Steuern. Die taxe occulte bewirkt genau das Gegenteil: sie schafft schlechtere Rahmenbedingungen. Die taxe occulte benachteiligt unsere Wirtschaft im Verhältnis zu den Konkurrenten im In- und im Ausland. Mit den höhe- ren heutigen Warenumsatzsteuersätzen ist eine erhebliche Wettbewerbsverzerrung entstanden, die beseitigt werden muss.
Der finanzpolitische Fahrplan des Bundesrates mit der Besteuerung der Energieträger zur Beschaffung von Mehr- einnahmen dürfte politisch illusorisch und nicht realisierbar sein. Das haben die Vernehmlassungen und die langwieri- gen Verhandlungen in der vorberatenden Kommission des Nationalrates gezeigt. Gegen eine Energie-Wust gibt es zu viele Gegner auf allen Seiten des politischen Spektrums. An eine Unterstellung der Energieträger unter die Warenum- satzsteuer kann realistischerweise nur gedacht werden, wenn gleichzeitig das Warenumsatzsteuersystem verbessert werden kann, wenn die taxe occulte aufgehoben wird und die Energie-Wust mit zur Kompensation der Einnahmenaus- fälle eingesetzt werden kann. Nur dann lassen sich zum Beispiel wichtige Wirtschaftsverbände zu einem Ja zur Besteuerung der Energie gewinnen.
Wir sind uns bewusst - das will auch die Motion der Kommission -, dass die taxe occulte nur aufgehoben wer- den kann, wenn gleichzeitig die Einnahmenausfälle kom- pensiert werden. Das ist nicht einfach. Da machen wir uns keine Illusionen. Eine Lösung ist nur in grösserem Zusam- menhang möglich, also im Rahmen der Regierungsrichtli- nien und des Legislaturfinanzplanes.
Ich bitte Sie deshalb, auch namens der SVP-Fraktion, der Motion der vorberatenden Kommission zur Eliminierung der taxe occulte zuzustimmen.
Reichling: Ich äussere mich zum Abschluss noch zum Finanzplan: Der Bundesrat kommt nach Beurteilung aller Faktoren der Haushaltentwicklung zum Schluss, dass das zum dritten Male zum prioritären Legislaturziel erhobene Haushaltgleichgewicht in Griffnähe rücke. Besorgniserre- gend ist allerdings die Feststellung, dass er das nur bei relativer Vollbeschäftigung und einem realen Wirtschafts- wachstum von 1 bis 2 Prozent für möglich hält und offen- sichtlich der Meinung ist, das Budgetziel, nämlich der Aus- gleich des Haushaltes, könnte bei ausbleibendem Wirt- schaftswachstum jederzeit zurückgestellt werden. Ange- sichts unserer stabilen Bevölkerung müsste es uns gelingen, den Staatshaushalt auch bei Wachstum Null ins Gleichge- wicht zu bringen. Die Aufgabe ist schwer, das wird kaum bestritten.
Die Einnahmenbasis des Bundes ist in den letzten Jahren schrittweise geschwächt worden. Es begann mit dem Zoll- vertrag mit der EG. Der jüngste einschneidende Eingriff ist die Beseitigung der kalten Progression. Bis 1982 sind die Bundeseinnahmen schneller gewachsen als das Sozialpro- dukt, eben dank der kalten Progression. Trotzdem konnten die Defizite nicht beseitigt werden, obwohl das eigentlich hätte möglich sein sollen. Mit der Beseitigung der kalten Progression ist nun eine Wende eingetreten. Die Einnahmen werden künftig die Tendenz haben, hinter der Sozial- produktentwicklung zurückzubleiben wegen der bremsen- den Wirkung bei Abgaben und Zöllen. Der forsche Ausbau der Bundesausgaben muss abgebremst und in die Einnah- menentwicklung eingepasst werden. Weitere Erschwerun- gen sind die nicht gedeckten Systeme, die wir zu verkraften haben. Ich denke an die SBB, Krankenkasse, AHV, um Beispiele zu nennen. Diese Systeme verschlingen weiterhin Steuer- und Zolleinnahmen. Erschwerend für die Haushalt- sanierung ist auch die Uneinigkeit zwischen dem Finanzde- partement und den kantonalen Finanzdirektoren. Es erge- ben sich daraus offensichtliche Unsicherheiten, wenn nicht gar non-valeurs im Finanzplan. Rasch wirkt sich diese Un- einigkeit bei der geforderten Kompensation im Regionalver- kehr aus, bei einer Kompensation, der wir im Prinzip zu- stimmen.
Die ständerätliche Kommission beantragt nun aber Nichtein- treten auf diese Kompensationsvorlage. Der Ständerat wird in der nächsten Woche darüber zu befinden haben. Es steht ein Ausfall von 200 bis 220 Millionen Franken jährlich auf dem Spiel.
Zur Uneinigkeit zwischen Finanzdepartement und Finanzdi- rektoren hat weiter beigetragen, dass sich der Bundesrat in der Steuerharmonisierungsvorlage und bei der Einführung des neuen Rechnungsmodelles mit den Finanzdirektoren nicht einigen konnte und eigene Wege gehen will. Belastend für den Finanzplan und belastend auch für das Verhältnis zu den Kantonen sind die Vorstellungen des Bundesrates beim Ausbau der Ergänzungsleistungen, wie sie nun aus der Aufgabenentflechtung hervorgegangen sind. Der Finanz- plan könnte durch dieses Geschäft um weitere 100 Millionen Franken jährlich verschlechtert werden.
Wenig Erfolg versprechend ist sodann, wie das bereits Kol- lege Nebiker angetönt hat, die geplante Energiesteuer. Als isolierte Sondersteuer, wie sie der Bundesrat vorschlagen will, hat sie aus unserer Sicht wenig Chancen. Sie ist auf der einen Seite aus wirtschaftspolitischen Gründen uner- wünscht, weil sie die Wettbewerbsfähigkeit unserer Indu- strie beeinträchtigt. Sie wird aber auch aus sozialpolitischen Gründen Schwierigkeiten bereiten. Ich denke an die höhe-
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ren Heizungsabrechnungen, die den privaten Haushalt bela- sten würden. Damit sind jährlich weitere 250 Millionen Fran- ken im Finanzplan fraglich. Hingegen kann diese Energie- steuer zur Verbesserung der Warenumsatzsteuer beitragen durch Basisverbreiterung, zusammen mit der Besteuerung von Dienstleistungen.
Wir sind der Auffassung, dass, wenn es uns in der nun begonnenen Legislatur gelingt, die Basis der Warenumsatz- steuer zu verbessern, damit auch die Voraussetzungen geschaffen sind, um durch eine Satzerhöhung die Waren- umsatzsteuer einträglicher zu gestalten, um damit zu errei- chen, dass der Gleichschritt zwischen der Entwicklung des Sozialproduktes und den Staatseinnahmen gewahrt werden kann. Nach dem heutigen System ist dieser Gleichschritt nicht mehr sichergestellt.
Unsere Schlussfolgerungen sind also folgende: Wir nehmen Kenntnis von der Absicht des Bundesrates, den Haushalt- ausgleich herbeizuführen, und wir unterstützen diese Absicht. Wenn es uns nicht bei der jetzt angelaufenen gün- stigen Wirtschaftsentwicklung gelingt, dann wird der Zeit- punkt wohl nie kommen, wo wir den Ausgleich herbeiführen können.
Wir müssen insbesondere danach trachten, dass innerhalb dieser jetzt günstigen Rahmenbedingungen nicht weitere Rückschritte im Hinblick auf den Haushaltausgleich erfol- gen. Das heisst aber mit anderen Worten, dass für neue Bundesaufgaben, soweit sie heute im Bereiche des Umwelt- schutzes, der Wirtschaftsförderung, des Sozialbereiches überblickbar sind, nur Raum bleibt, wenn gleichzeitig Kom- pensationen in anderen, wenn möglich ähnlichen Bereichen gefunden werden. Neue Aufgaben, neue Mehrausgaben können wir nicht befürworten, bevor nicht die Finanzierung hierfür sichergestellt ist.
Um das Ziel - Haushaltausgleich -, das wir unterstützen, zu erreichen, muss demnach der Bundesrat nach unserer Mei- nung seine Strategie nochmals überprüfen, weil darin heute verschiedene Schwachstellen vorhanden sind.
In diesem Sinne beantragen wir Ihnen, Kenntnis zu nehmen von den Richtlinien und vom Finanzplan, und wir erwarten, dass auch der Bundesrat seinerseits unsere Auffassung gebührend zur Kenntnis nehme und sie befolgen werde.
M. Bonnard: Le gouvernement nous présente son rapport en nous disant que c'est le cinquième du genre qu'il nous soumet. Je ne sais pas si c'est pour nous encourager ou pour nous décourager; je laisserai cette question indécise. Je constaterai en revanche que le groupe libéral n'est pas beaucoup plus enthousiaste aujourd'hui qu'il y a seize ans. Le rapport devrait servir de base à un échange de vues entre le Parlement et le Gouvernement sur les questions essen- tielles de la législature. Nous ne croyons pas que les auto- rités fédérales aient à échanger leurs vues pour gouverner. Les autorités ne gouvernent pas par sondages. Elles gouver- nent en exerçant pleinement leurs compétences propres, le Conseil fédéral en proposant les mesures qui lui paraissent à la fois justes et nécessaires, l'Assemblée fédérale en les acceptant, en les refusant ou en les modifiant. L'aimable échange de vues dans lequel nous nous engageons a d'au- tant moins de portée que les positions que le Conseil fédéral ou l'Assemblée fédérale pourraient prendre ne les engage- ront d'aucune manière.
Tout de même, dans cette grisaille, on relève un point positif. Au sein de la commission, nous avons été unanimes à constater que les intentions annoncées par le Conseil fédéral étaient moins l'expression d'une vraie volonté politi- que du gouvernement que la juxtaposition des désirs des sept chefs de département. Nous avons constaté aussi que le rapport ne proposait pas non plus clairement de véritables priorités. La Commission des finances, vous l'avez entendu, a fait des réflexions analogues en ce qui concerne le plan financier.
C'est pourquoi le représentant du petit groupe libéral salue la motion que les partis gouvernementaux ont soumis à la commission, motion que la commission a adoptée et qui demande au gouvernement d'annoncer mieux ses priorités.
Nous espérons que, si vous adoptez cette motion, le Conseil fédéral se le tiendra pour dit et que, dorénavant, son rapport permettra de mieux déceler les vraies priorités dans l'opti- que gouvernementale.
La motion qui vous est proposée est d'autant plus néces- saire que les ambitions que le Conseil fédéral manifeste au travers de son rapport sont excessives. Elles le sont à divers points de vue sur lesquels je reviendrai. Il me suffira de dire ici que le nombre des projets importants que le Conseil fédéral voudrait présenter durant cette législature ne tient aucun compte des réalités du Parlement helvétique. L'Assemblée fédérale n'est tout simplement pas en mesure d'absorber le volume de travail que le gouvernement vou- drait lui imposer. D'aucuns en déduiront sans doute qu'il faut d'urgence réformer le Parlement. Nous croyons, quant à nous, qu'il est infiniment préférable, en matière législative, de renoncer une fois pour toutes à donner suite à tous les vœux exprimés partout dans l'administration, dans les partis ou dans les milieux intéressés. Nous croyons qu'il ne faut légiférer que lorsque la nécessité s'en impose absolument et non pas déjà lorsque cela peut se révéler tout simplement souhaitable.
Quant au contenu du programme, nous nous bornerons à trois remarques.
Notre attention a été attirée tout d'abord sur le programme envisagé en matière économique. C'est dans le domaine de l'économie que le rôle de la Confédération a commencé le plus tôt à se transformer et c'est dans ce domaine qu'il s'est le plus écarté des principes libéraux. Il est vrai qu'en cette matière notre pays est resté largement en deçà de la plupart des pays occidentaux. Notre situation économique est en moyenne plus favorable que celle des pays qui nous entou- rent et d'une manière générale que celle des pays industria- lisés. Il y a à cela plusieurs raisons. L'une d'elles, soulignée par les experts de l'OCDE, c'est précisément le rôle relative- ment mesuré de l'Etat, sa retenue à intervenir, la part modeste qu'il occupe dans le produit national brut ou la liberté de manœuvre qu'il laisse aux entreprises pour s'adapter aux circonstances qui sont, vous le savez mieux que moi, rapidement changeantes.
Or, les intentions manifestées par le Conseil fédéral dans les Grandes lignes vont à l'encontre d'une politique modérée en matière économique. Le gouvernement envisage par exem- ple d'accroître la protection des locataires, d'accroître la protection des fermiers, d'accroître la protection des con- sommateurs. Il envisage d'intervenir davantage dans l'éco- nomie, il envisage de restreindre le pouvoir des employeurs de licencier leur personnel, il veut développer encore la sécurité sociale. Ce faisant, il prépare la politique qui est à l'origine de nombre de difficultés que connaissent les Etats industrialisés. En France, par exemple, la protection des locataires a débouché sur la pénurie de logements. La protection contre les licenciements a contribué à accroître le chômage en dissuadant les employeurs d'embaucher et en empêchant les entreprises de se restructurer assez tôt. En Allemagne, la sécurité sociale est devenue une telle charge qu'il faut songer à la réduire.
Bien sûr, nous n'en sommes pas là! Cependant, à suivre aveuglément la politique que nous propose le Conseil fédé- ral, nous nous y dirigerions pas à pas. Au fond - je l'ai dit en commission, cela n'a pas d'ailleurs plu à tout le monde - la politique que nous propose le Conseil fédéral est une politi- que de centre-gauche. Elle n'est pas en accord avec le résultat des élections fédérales qui ont révélé un glissement à droite. Je gage que si, le 7 décembre dernier, nos collè- gues socialistes avaient connu le rapport sur les Grandes lignes, ils n'auraient pas réagi comme ils l'ont fait. Ils auraient pu mesurer avec plus d'exactitude leur influence réelle au sein du collège gouvernemental.
Permettez-moi une seconde remarque. Je le disais tout à l'heure, le législateur ne doit intervenir que si le besoin s'en fait sentir de manière véritablement impérieuse. Or, dans notre monde moderne, il n'observe plus cette retenue. Il intervient souvent pour régler des cas exceptionnels. Les médias, dont le rôle croissant est évident à notre époque
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dominée par l'information, ont le moyen, qu'ils utilisent consciemment ou inconsciemment, d'amplifier l'impact des cas rares et de leur donner l'apparence de cas fréquents. Nous en avons vécu des exemples typiques dans la protec- tion des locataires ou des fermiers, dans le crédit à la consommation ou dans l'objection de conscience. Le légis- lateur est sensibilisé par l'action des médias. En préparant la loi, il a son attention braquée sur les cas qui vont mal. Il en oublie les affaires infiniment plus nombreuses qui vont bien. Or, en légiférant surtout en vue des situations qui tournent mal, il est amené souvent à prendre des mesures qui vont au-delà de ce qui est nécessaire. Il porte alors atteinte à d'autres principes. La loi perd progressivement son pres- tige; le citoyen n'a plus d'autre préoccupation que de cher- cher à la détourner.
Vous voulez, par exemple - les partis gouvernementaux le disent - renforcer encore la position de celui qui exploite lui- même le sol au détriment bien sûr du propriétaire non- agriculteur. Il y a eu - c'est indéniable - des cas de résilia- tion de fermage hautement discutables. Mais vous oubliez que la position de l'immense majorité des fermiers est aujourd'hui confortable. Vous supprimerez à terme cette catégorie de propriétaires qui acceptent des sacrifices dans l'intérêt de la population paysanne. Pour autant vous ne ferez pas baisser le prix des terrains agricoles qui dépend d'autres facteurs, comme la diminution de la surface des terres ou la nécessité d'augmenter les surfaces par exploita- tion. Vous voulez, autre exemple, supprimer le droit absolu du propriétaire d'occuper son propre logement. Ces intérêts - dites-vous - ne doivent plus être dorénavant qu'un élé- ment de la pesée des intérêts en présence. Je vous le demande alors, à quoi bon construire?
Enfin, voici une dernière remarque. Dans notre Etat suisse moderne, dès qu'un problème nouveau surgit, la tendance naturelle est d'en confier la solution à la Confédération (voyez le problème de la mort des forêts). Bien sûr, dans cette question,il y a des points qui ne peuvent et ne doivent être réglés que par la Confédération. Ainsi en va-t-il de l'introduction de l'essence sans plomb ou de nouvelles limitations de vitesse. Mais la police des constructions, l'isolation des bâtiments, il s'agit là typiquement d'affaires qui relèvent des communes et des cantons. Or, la Confédé- ration manifeste la volonté de s'en occuper. Laissez donc les cantons faire, sinon, dans cinq ans, vous devrez inclure ce chapitre dans le troisième ou le quatrième paquet de réparti- tion des tâches entre les cantons et la Confédération, afin de restituer aux cantons ce que vous n'auriez jamais dû leur enlever.
Quant au plan financier, qui prévoit le retour à l'équilibre en 1986, il est tout simplement illusoire. Je remarque d'abord que le montant de 180 millions, prévu en 1986 et 1987 au titre de la répartition des tâches, est inexact. Ces 180 mil- lions représentent la totalité du premier et du deuxième paquet. Or, chacun sait, ici dans cette salle et dans l'admi- nistration, que le deuxième paquet ne sera présenté aux Chambres au mieux qu'à fin 1985 ou au début de 1986 et que, par conséquent, il ne pourra pas entrer en vigueur avant 1988. Le chiffre de 180 millions doit dès lors être remplacé par celui de 110 millions équivalant au premier paquet et encore il se peut bien que ce seront non pas 110 millions, mais 80 à 90 millions, suivant le résultat définitif de vos délibérations. Cela correspond à une moins-value de 70 à 100 millions tant en 1986 qu'en 1987.
J'observe ensuite que la Confédération entend faire suppor- ter aux cantons, à la fois la poursuite de l'ensemble des mesures actuelles d'économie qui les chargent de quelque 700 millions et la compensation d'une partie des recettes qu'ils tireront des droits sur les carburants. Cette mesure va trop loin. Il est d'ores et déjà évident qu'il faudra trouver une solution de compromis. A cet égard aussi, le plan est illu- soire.
Enfin, le troisième élément d'incertitude est l'ICHA sur l'énergie. A juste titre, la commission vous demande d'adop- ter une motion que le groupe libéral appuiera et qui vise à donner une priorité plus rapide à l'élimination de la taxe
occulte, mais le prélèvement de l'ICHA sur l'énergie en sera sans doute retardé.
Cela étant, nous croyons que l'équilibre budgétaire, qui doit rester un objectif prioritaire, postule une discipline encore plus rigoureuse sur les dépenses. Le plan prévoit que, sans les mesures d'allégement en suspens, les dépenses croî- tront plus rapidement que les recettes. Nous considérons que, mise à part une éventuelle situation de crise, le Conseil fédéral doit ramener le rythme de croissance des dépenses à celui des recettes. Et il doit s'efforcer aussi de moduler la croissance des dépenses en fonction de l'évolution du pro- duit national brut. Nous sommes convaincus qu'il a en main les moyens nécessaires, par exemple avec l'étude qu'il est en train de faire sur la réduction des tâches fédérales. Reste à savoir s'il en aura la volonté. Reste surtout à savoir si les partis gouvernementaux le voudront. Les libéraux le souhai- tent, mais ils ne savent pas aujourd'hui s'ils peuvent y compter.
M. Robbiani: C'est la cinquième fois que le Parlement dis- cute un rapport sur les Grandes lignes de la politique gou- vernementale. Au début, celui-ci s'est heurté à des réti- cences et au scepticisme de bon nombre de parlementaires. Aujourd'hui, il est devenu presque un rituel auquel se livre, bon gré mal gré, notre Parlement. Mais ce rapport s'est révélé un instrument utile et nécessaire pour gouverner, administrer et contrôler l'exécution des tâches. On pourrait souhaiter qu'il soit plus prospectif et plus dynamique, comme le propose votre commission.
Nous vivons une époque de transformations et de mutations socio-économiques profondes et rapides. L'accélération du changement, caractéristique de notre époque, nous oblige à faire œuvre créatrice pour le maîtriser. Nous aurions sou- haité entendre le Conseil fédéral sur ce sujet, du moment que le rapport sur les Grandes lignes constitue un message à la nation et une invitation à la réflexion sur notre futur. La prudence, la patience, l'esprit de continuité sont des vertus helvétique mais en période de mutation elles ne suffisent pas. Une réflexion prospective et créatrice est nécessaire. Or, celle-ci fait défaut dans le rapport écrit du Conseil fédéral.
Cela dit, nous apprécions l'optimisme modéré et réaliste dont fait preuve le Conseil fédéral dans ses Grandes lignes et dans son plan financier. Et si le programme est de centre- gauche, tant mieux pour le pays, Monsieur Bonnard, mais l'étiquette, il faudra l'afficher à la fin de l'exercice, c'est- à-dire à la fin de la législature, et on verra à ce moment-là s'il s'agit d'un programme de centre-gauche ou de centre- droite qui aura été réalisé par le Gouvernement et par le Parlement.
Le groupe socialiste prend donc acte des Grandes lignes et appuie le plan financier.
Les Grandes lignes et le plan financier constituent des instruments de direction du Conseil fédéral. Le groupe socialiste souhaite qu'ils deviennent des instruments de planification politique du Parlement. La méthode actuelle d'élaboration des Grandes lignes et du plan financier ne favorise guère cet objectif. Pour l'essentiel, l'élaboration est actuellement de nature administrative et technocratique. Elle est avant tout l'affaire des offices fédéraux et des secrétaires généraux. La phase politique n'intervient qu'au dernier stade du processus. Ne faudrait-il pas revoir la méthode d'élaboration? Ne vaudrait-il pas mieux fixer d'abord les objectifs politique de la législature avant d'addi- tionner les vœux des départements? Dans une entreprise privée, à l'analyse du marché succède la fixation des objec- tifs et le développement d'une stratégie. Nous serions bien inspirés d'en faire de même.
Sans arriver à un programme de gouvernement négocié entre les partis et soumis à l'approbation et au contrôle serré du Parlement, il faut associer davantage le Parlement et les partis au processus de planification politique. C'est le sens de la motion de M. Baumlin; c'est d'ailleurs le sens de la motion des partis gouvernementaux, qui demandent un ordre de priorité chronologique.
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Cette motion constitue un premier pas. Elle ne comble pas tous les espoirs du groupe socialiste, mais elle constitue un signe qu'on aurait tort d'ignorer ou de considérer avec dédain.
Certes, le système politique suisse relève d'une catégorie particulière. Les quatre partis politiques les plus importants du pays gouvernent ensemble mais ne forment pas une coalition dans le sens classique du terme. Cela est bien ainsi et correspond au génie politique suisse. Pourtant, un mini- mum de concertation est nécessaire. Le consensus institu- tionnel ne suffit pas. Il faut avoir le courage de parler du contenu politique, de faire le bilan des convergences et des divergences. C'est un devoir impératif pour qui veut gouver- ner ensemble. Sur ce point, une certaine attitude de nos partenaires gouvernementaux laisse à penser que le signal lancé par les socialistes n'a pas toujours été compris. La motion concernant la suppression des effets de la taxe occulte en est la parfaite illustration.
Proclamer la nécessité de la concertation ne signifie pas oublier la fonction critique du groupe socialiste et des autres groupes qui participent au gouvernement. Une criti- que positive de la part du groupe socialiste, une critique qui débouche sur des alternatives politiques cohérentes, telles nos motions sur la recherche fondamentale et le développe- ment économique et celle sur le programme d'urgence contre le dépérissement des forêts.
Une lecture approfondie des Grandes lignes révèle qu'au- delà des objets politiques qui y sont recensés figure en filigrane la question du rôle et de la dimension de l'Etat. Finalement, la question fondamentale qui est posée est celle de savoir quel Etat nous voulons. L'Etat-providence, pour reprendre un terme consacré, est en crise. La droite ne cesse de le proclamer, prétextant la crise des finances pour contraindre l'Etat fédéral à se soumettre à une cure d'amai- grissement sévère. Est-ce vraiment la raison profonde ? A notre avis, trois considérations au moins peuvent expliquer le pourquoi de l'interrogation actuelle sur le rôle de l'Etat:
L'Etat protecteur a déjà conduit à une réduction impor- tante des inégalités;
La crise économique révèle les contradictions de la société et l'Etat social ne suffit plus à les colmater;
Le compromis social, qui présidait à l'existence des sociétés industrielles, subit le contrecoup de la crise écono- mique. Cela signifie qu'il s'agit moins d'une crise financière que d'une crise socio-politique de l'Etat protecteur. Ce sont donc les rapports entre l'Etat et la société qui sont en cause. C'est à ce niveau que l'interrogation se situe.
Par ailleurs, n'exagérons rien. L'Etat fédéral est loin d'avoir atteint les dimensions des Etats industriels comparables. L'étude de Jean-Noël Rey parue l'an dernier sous le titre Trop d'Etat? le démontre, chiffres à l'appui. En effet, la part de l'Etat fédéral au produit national brut est en baisse depuis 1977. Si l'on établit une comparaison au plan international, la part de l'Etat suisse au PNB est basse. Les dimensions de l'Etat fédéral demeurent donc modestes. Nous ne nions pas la nécessité d'une réflexion sur l'Etat. Nous voulons simple- ment rappeler les proportions helvétiques du phénomène. Nous souhaitons que les modèles étrangers du «moins d'Etat», qui tous ont plus ou moins échoué, cèdent le pas à une réflexion sereine sur le cas suisse. Il ne suffit pas d'invoquer la spécificité helvétique, d'invoquer le «Sonder- fall Schweiz», quand cela arrange, il faut l'assumer dans tous les cas.
Pour nous, à l'avenir, il ne saurait y avoir une seule forme de développement de l'Etat moderne, elle sera nécessairement multiple. Une chose est certaine cependant. L'alternative privatisation ou étatisation conduit à une impasse. Les deux scénarios traditionnels - privatisation, étatisation - ne tien- nent pas compte des besoins sociaux tels qu'ils sont exprimés aujourd'hui et, du moins partiellement, pris en charge. Or, de nouveaux besoins se font jour: droit à la qualité de la vie, de nouvelles demandes sociales vont émerger dans les années futures: droit aux loisirs. Il est donc urgent de sortir de l'alternative étatisation, privatisation.
L'avenir de l'Etat moderne passe par la combinaison de nouvelles solidarités, de nouveaux rapports sociaux et, fina- lement, par la définition de nouveaux rapports politiques entre l'Etat et les citoyens.
Les principes du fédéralisme coopératif, de la décentralisa tion et de la solidarité constituent d'après nous la dynami- que de l'Etat moderne. Nous ne voulons pas d'Etat mam- mouth et bureaucratique, «lo Stato mamma», mais un Etat social moderne et dynamique, en mesure d'accomplir les tâches qui lui incombent en matière de sécurité de l'emploi, sécurité sociale, protection de l'environnement, solidarité internationale et maintien de la paix.
Permettez-moi enfin de dire encore quelques mots sur le plan financier. C'est en quelque sorte le plat de résistance; en effet, à quoi bon philosopher si l'argent fait défaut! Le groupe socialiste apporte son soutien au plan financier, tel qu'il est présenté par le Conseil fédéral. «Un Etat pauvre ne peut être un Etat social», se plaisait à répéter Willi Ritschard, notre regretté conseiller fédéral. C'est pourquoi les socialistes réaffirment leur attachement au postulat de l'assainissement des finances fédérales. Penser que cela est possible d'ici 1987 ne relève pas de l'utopie, à condition toutefois que le Parlement et le Conseil fédéral fassent preuve de discipline et respectent le cadre donné. Nous n'émettons qu'une réserve, nous n'acceptons pas de réduire les objectifs politiques de la Confédération à leur seule dimension financière. Les économies sont nécessaires, même si elles sont douloureuses, mais à l'avenir nous sou- haitons qu'elles soient moins linéaires et plus spécifiques. De plus, nous estimons qu'aucun secteur de l'Etat ne doit y échapper. Or, nous avons l'impression que jusqu'ici la politi- que sociale a largement contribué à l'exercice des écono- mies, alors que les dépenses militaires n'ont été qu'effleu- rées. Une défense nationale crédible ne s'achète pas à coups de milliards!
Comme vous le savez, la lutte contre la fraude fiscale consti- tue pour notre groupe un point sensible de son programme. Nous souhaitons un engagement plus ferme du Conseil fédéral en la matière. Nous attendons des mesures con- crètes, suite au rapport du Conseil fédéral sur la fraude fiscale, pour lequel nous le remercions.
Un Etat basé sur le droit se doit de faire respecter ses lois en matière fiscale comme dans d'autres domaines. Nous soute- nons également le Conseil fédéral quand il écrit au chapitre de la compensation de la taxe occulte: «Durant la présente législature, nous avons l'intention de poursuivre l'examen du problème que pose la taxe dite occulte en rapport avec l'impôt sur le chiffre d'affaires. En l'occurrence, nous étudie- rons aussi la possibilité d'adopter une imposition du chiffre d'affaires de formule plus moderne comprenant les ser- vices.» En effet, nous ne pouvons pas accepter une opéra- tion isolée et hasardeuse qui priverait la Confédération de plus d'un milliard de recettes fiscales. Par ailleurs, les effets escomptés sont aléatoires. Le cours des changes et le niveau des taux d'intérêt sont plus importants pour notre industrie d'exportation que la suppression d'une taxe qui paraît de plus en plus occulte. Ce que nous apprécions dans le plan financier, faute d'un objectif budgétaire raisonnable, c'est l'optimisme de fond, le changement des méthodes d'approche, la manifestation de volonté possible.
Après les années de désarroi et de déception, voilà le retour de l'espoir et de l'optimisme, l'optimisme des faits, car la situation économique et financière s'est améliorée, et l'opti- misme de la raison et de la volonté politique.
Hubacher: Wir diskutieren die Richtlinien der Regierungs- politik nach dem Bericht des Bundesrates, der eine Art «politisches Kursbuch» darstellt. Wir sollten aufpassen, dar- aus nicht das «Wort zum Sonntag> zu machen, nicht das Unwesentliche zum Wichtigen zu erheben, um dann die eigentlichen Grundfragen dieses Landes nicht anzugehen. Wir meinen, das Wichtige ist die einmalige Situation der Schweiz im Sinne einer Privilegierung: Wir haben rund 170 Jahre lang ohne Krieg leben dürfen. Wir haben davon in vielerlei Hinsicht profitiert, und unsere eigenen Probleme
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schienen, verglichen mit denen unserer europäischen oder gar weltweiten Nachbarn, sehr oft nur hier, in diesem hohen Hause, bedeutsam zu sein.
Wenn wir zum Beispiel die Asylfrage so angehen, wie der Ständerat den Ton angeschlagen hat, dann würde das kaum einem Land entsprechen, das eben das Glück hat, in vieler- lei Hinsicht privilegiert zu sein. Wir sollten nicht dermassen hysterisch reagieren, wenn einmal ein schwieriges Problem an uns herantritt. Im Ausblick auf die nächsten dreieinhalb Jahre müssen wir die Proportionen und Verhältnismässig- keit wahren.
Die heutige Diskussion war eigentlich als «Sternstunde der wiedergefundenen Harmonie unter den vier Bundesratspar- teien» vorgesehen. In dieses Szenario passt die gemein- same Richtlinienmotion der vier Bundesratsparteien zur Arbeitsplanung, denn übereinstimmend billigten sie die alt - neue Erkenntnis, wonach in gewissen Situationen weniger eben mehr ist. Mit anderen Worten, die Gesetzesproduktion muss an die parlamentarische Kapazität angepasst werden. Es hat keinen Sinn, zuviel zu wollen und damit die Regie- rungsrichtlinien von Anfang an abzuwerten.
Das parlamentarische Arbeitspensum ist sozusagen auf ein zumutbares Mass angesetzt worden: nach der alten Devise, in der Beschränkung zeige sich der Meister. Im quantitativen Bereich waren sich die Bundesratsparteien einig; die soge- nannten Oppositionsparteien opponierten ebenfalls nicht. Die so überprüften Richtlinien präsentieren sich keineswegs spektakulär, nicht etwa im Stil einer «Botschaft an die Nation», schon viel eher als politischer Dauerläufer im grauen Trainingsanzug. Aber helvetische Politik ist nun ein- mal pragmatisch, etwas kurzatmig und dennoch mit langem Atem, eher kurzsichtig mit Visier auf Weitsicht, gelegentlich marginal, dafür aber das sehr zentral. Wir gehen unverdros- sen davon aus, die schweizerische Demokratie sei kernge- sund, unser Staatsmodell das beste der Welt und das werde selbstverständlich immer so bleiben.
Wer da etwas verändern möchte, wird sofort zum System- veränderer abgestempelt, und Systemveränderer sind aus einem bestimmten Blickwinkel sehr suspekt. Dass in der Wirtschaft eine geradezu rasante Systemveränderung vor sich geht, wird in der Politik entweder am liebsten ver- schwiegen oder unterschlagen. Wenn Roboter Arbeitsplätze besetzen, Mikroprozessoren menschliches Denken über- trumpfen und kleine technologische Wunderwerke den Kon- kurrenzkampf um den Arbeitsplatz gewinnen, dann verän- dert sich eben etwas, zumindest die Arbeitswelt in diesem System, und dieses System wird schon in zehn Jahren erneut nicht mehr wieder zu erkennen sein.
Diese technologische Revolution übertrifft bisheriges Vor- stellungsvermögen. Flaggschiffe der schweizerischen Wirt- schaft bekommen plötzlich Schlagseiten. Wer vor 20 Jahren behauptet hätte, die Uhrenindustrie werde ihre Arbeitsplätze von 90 000 auf 35 000 reduzieren, wäre wahrscheinlich als Verleumder oder als Phantast angesehen worden. Die Uto- pie von gestern ist Realität von heute oder morgen gewor- den. In der Maschinenindustrie kommen die gleichen Pro- bleme auf uns zu. Die Schlussrechnung für derartige Struk- turveränderungen bezahlen immer die Arbeitnehmer.
Wenn dann aber der Bundesrat sich für einmal einen kleinen Schupf gibt und eine Vorlage über Innovationsrisikokapital für kleinere oder mittlere Unternehmungen präsentiert, hor- tet sich sofort der Chor der Privilegierten zusammen und stimmt das hohe Lied von der freien Marktwirtschaft an, um zu demonstrieren, wer in diesem Lande eigentlich das Sagen hat. Während wir uns seit über zehn Jahren mit den Bundesfinanzen abquälen und uns scheinbar bemühen, diese zu sanieren, laufen uns die wesentlichen Probleme sehr oft davon. Kürzlich hat der Direktor des Bundesamtes für Konjunkturfragen, Herr Jucker, einen alarmierenden Arti- kel publiziert. Seine Bilanz ist eigentlich sehr vernichtend. Die jahrelange Sparpolitik zeitigt wohl ihre Erfolge, hat aber auch ihre Schattenseiten. Darüber reden wir nur sehr ungern. Herr Jucker, der Verfasser dieses Artikels, stellt fest, dass die schematische, sture und phantasielose Sparpolitik und die Personalplafonierung sich langsam für die gesamte
Volkswirtschaft im allgemeinen und für die Forschung und Ausbildung von Fachkräften im speziellen schädlich auswir- ken. Die ETH zum Beispiel muss in der Biotechnologie Studenten abweisen, obschon ausgebildete Biotechnolo- gen Mangelware sind. Nukleartechnik wird nach wie vor finanziell reichlich dotiert, Mikroelektronik und andere Inge- nieurtechniken leiden aber unter dem Finanz- und Personal- mangel. Informatik ist ein weiteres Beispiel für verpasste Gelegenheiten. Jucker sagt dazu wörtlich: «Der finanzielle und personelle Mittelaufwand für die Informatik ist aber nach wie vor so bescheiden, dass das Bild, die Schweiz fahre einem Schnellzug mit dem Trottinett nach, kaum ganz unzutreffend ist. Einzelne ihrer Anwendungsgebiete, wie der rechnerunterstützte Maschinenbau und die rechnerunter- stützte Automatik, können einmal mehr nur mit Hilfe eines Impulsprogramms vermehrt in die Ingenieurausbildung ein- gebracht werden. Die Abstimmung und Weiterentwicklung der Ausbildungsprogramme von ETH und HTL bilden nach wie vor ein ungelöstes Problem. Die ETH kann diese Anschlussanstrengung aber kaum in genügendem Umfange erbringen, wenn ihr personell und ausrüstungsmässig die entsprechenden Mittel fehlen.»
Wer bei der Ausbildung spart, bezahlt spätere Folgen zwei- oder dreifach. Wir aber streichen im Anschlussprogramm für Sparmassnahmen Bundesbeiträge an die Berufsbildung, an die Berufsberatung, an die Schule für Sozialarbeit in Zürich usw. So kleinkariert ist schweizerische Politik gewor- den. Dafür bestaunen wir das japanische Wirtschaftswunder und vergessen, dass in Japan ein Arbeiter normalerweise mindestens zwölf Jahre in die Schule geht und ausgebildet wird. Ich verstehe die Vertreter der Wirtschaft nicht, die die Rahmenbedingungen im Bereich der Ausbildung wegen dieser sturen Sparerei derart sich verschlechtern lassen. Aber es soll ja in diesem Stile weitergehen. Ganz am Schluss der Beratungen in der Kommission ist von bürgerlicher Seite eine Richtlinienmotion eingereicht worden, wonach der Bundesrat - Herr Nebiker hat das hier begründet - noch in dieser Legislaturperiode eine Vorlage zur Abschaffung der taxe occulte vorzulegen habe. Dieser Antrag wurde nicht abgesprochen. Der eine Partner dieser vier Bundesratspar- teien ist in den letzten 15 Minuten vor die fertige Tatsache - fast überfallartig - gestellt worden. Das neue Milliardenloch soll zwar, wie Herr Nebiker erklärt, anderweitig mit Einnah- men kompensiert und aufgefüllt werden. Aber wie, das ist nach wie vor das grosse Rätsel. Merkwürdig ist für uns schon, wie schnell dieser Vorschlag konstruiert worden ist und wie er von allen bürgerlichen Kommissionsmitgliedern unterstützt wurde, obschon beispielsweise im Pressedienst der CVP noch nicht so lange zurückliegend, nämlich in der Ausgabe vom 2. April dieses Jahres, die Abschaffung der taxe occulte im jetzigen Moment als völlig unmöglich darge- stellt worden ist. Die taxe occulte ist zwar ein Problem, aber im Vergleich zu den grossen Fragen wie Ausbildung, For- schung und gesellschaftspolitische Entwicklungen ist es eine Marginalfrage, die nicht derart ins Zentrum gerückt werden darf, wie das nun mit der Richtlinienmotion getan wird.
Im Grunde genommen bedeutet - und das ist schlimm - die Richtlinienmotion, die den Bundesrat verpflichten soll, zur taxe occulte eine Vorlage vorzubereiten, für die Räte weitere vier Jahre Arbeitstherapie über Bundesfinanzprobleme. Wei- tere vier Jahre lang wollen wir diese Probleme nicht lösen, wir geben dem Bundesrat einen Auftrag, der den ganzen Finanzplan abwertet, der im Grunde genommen eine unlös- bare Aufgabe stellt - das ist der besonders nachteilige Effekt, damit wird das «Null-Lösungs-Angebot» in diesem Hause weiter bestehen, wir werden über sogenannt Wichti- ges ausführlich diskutieren. Die Antragsteller werden versu- chen, die Sanierung der Bundesfinanzen zu verunmögli- chen, etwas anderes steckt nicht hinter dieser Richtlinien- motion! Von daher gesehen ist es natürlich klar, dass die sozialdemokratische Fraktion - Kollege Dario Robbiani hat erklärt, dass sie in die Überlegungen nicht einbezogen wor- den ist - dieser Richtlinienmotion nicht zustimmen kann. Wir sollten endlich das Angefangene abschliessen, die vie-
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13 juin 1984
len Vorlagen, die im Finanzbereich vorliegen, behandeln, dann eine Zwischenbilanz ziehen und dann weiter schauen, aber nicht jetzt schon der Regierung mit dem neuen Milliar- denloch eine derartige Auflage machen, dass wir alle wieder blockiert sind. Denn dieses neue Defizit, das dadurch entsteht, kann für viele von Ihnen die Begründung liefern, dass man keine neuen Aufgaben angehen kann, dass wir uns das und jenes nicht leisten können, weil das Geld fehle. Wir können uns ja nicht selber betrügen, sonst sind wir die betrogenen Betrüger, indem wir selber uns das Milliarden- loch schaufeln, um dann zu jammern, wir hätten kein Geld. Ich bitte Sie, vor allem auch die Vertreter in den bürgerli- chen Regierungsparteien, aus dieser Richtlinienmotion doch nicht eine Prestigefrage zu machen und vielleicht für einmal dem aufgeschlosseneren Ständerat zu folgen.
M. Dupont: Le groupe radical a étudié avec le plus grand soin le rapport du Conseil fédéral sur les Grandes lignes de sa politique pour la présente législature. Il a tout d'abord constaté que, comme le précédent, ce document se pré- sente plus comme un catalogue des problèmes posés à l'exécutif fédéral et au Parlement que comme un véritable programme. Sa forme juridique ne peut en faire d'ailleurs qu'une invitation à le discuter, éventuellement à en prendre acte et tout au plus permettre à nos conseils respectifs de voter des motions.
Comme pour le précédent, le groupe a constaté que le document est trop copieux. La législature 1979 à 1983 n'a pas permis d'achever les tâches prévues dans le 4e rapport et celles qui nous sont proposées ne pourront être digérées ni par le Parlement ni moins encore par les finances de la Confédération. Le groupe radical s'associe donc aux autres partis gouvernementaux pour soutenir la motion demandant au Conseil fédéral de fixer des priorités et de renvoyer à plus tard des objets qui ne sont pas d'urgente nécessité, de renvoyer surtout des objets entraînant, par une modification de législation, toute une série de nouveaux interdits, de nouvelles ordonnances et de nouvelles barrières bureaucra- tiques.
Les Grandes lignes de la politique gouvernementale ont surtout le grand mérite de nous faire prendre conscience de notre confort en même temps que de notre fragilité. Confort, si l'on compare notre situation à celle des autres pays industrialisés et encore plus à celle du reste du monde. Fragilité, si l'on sait que nous traversons une conjoncture économique dangereuse, où la concurrence internationale devient de plus en plus vive, où l'endettement de la plupart des pays du tiers monde apparaît toujours plus préoccu- pant. Situation dangereuse également, si l'on regarde l'évo- lution enregistrée sur le plan militaire, la course aux arme- ments, la multiplication des conflits localisés, et surtout les violences et les bouleversements révolutionnaires survenus dans un certain nombre de régions, mettant constamment en péril la paix internationale. Notre pays a tout lieu d'être vigilant, qu'il s'agisse de la défense nationale comme du devoir de solidarité internationale qui est le nôtre, tout particulièrement à l'égard des milliards d'hommes du tiers monde montant à l'horizon de l'histoire.
Notre pays a besoin d'une coopération internationale ouverte sur le libre exercice non seulement des échanges économiques, mais également sur celui de la culture, des idées, de la science et surtout la défense des droits de l'homme. Poser la question de l'avenir de la Suisse, c'est envisager en même temps celui du continent européen et certainement aussi celui de l'ensemble du monde. C'est s'interroger également sur l'évolution de notre société, les chances encore offertes aux citoyens responsables et, d'une manière générale, à l'action politique, les possibilités d'adapter et de transformer non seulement à court, mais aussi à long terme notre civilisation, dans ce qu'elle nous a apporté d'utile et de bienfaisant.
Le Parti radical estime que les partis gouvernementaux doivent être unis dans la volonté de conserver à notre pays et à notre population une économie compétitive, ainsi que de sauvegarder l'emploi grâce au dialogue entre les parte-
naires en présence, tout en maintenant et en développant raisonnablement les acquis sociaux. L'affaiblissement de notre base industrielle doit être stoppé. Nous devons surtout adapter notre formation professionnelle aux nouvelles tech- nologies, spécialement à l'informatique. Dans le même sens, il importe absolument d'affecter des crédits suffisants à la recherche à haut niveau. Pour un pays qui n'a pas de matières premières, la seule richesse passe par le dévelop- pement, si ce n'est dans son génie, du moins dans la qualité de sa formation et de son travail. Ne pas percevoir, en Suisse, les exigences spécifiques auxquelles nous devons faire face dans ce domaine équivaudrait, me semble-t-il, à un véritable et dramatique aveuglement.
Le Parti radical approuve aussi la volonté du Conseil fédéral de sauvegarder un Etat démocratique vivant, dans le cadre d'un fédéralisme actif, en assurant la permanence et la protection des minorités linguistiques, culturelles et sociales, comme celle de nos diversités, surtout en mainte- nant et en favorisant le support essentiel de cet ensemble, nos communes urbaines et villageoises. La participation de tous les citoyens et leur adhésion à la politique gouverne- mentale ne pourront se faire que si les écarts sont réduits entre les plus riches et les plus démunis de notre population, entre les mieux nantis et les moins favorisés des diverses régions de notre pays. Partisan d'une politique financière rigoureuse, le Parti radical estime néanmoins qu'il y a une limite à la suppression des subventions. Aller trop loin à cet égard mettrait en péril la solidarité entre les individus d'abord, entre les régions ensuite. Si l'on veut atteindre le but fixé par le Conseil fédéral, trouver des solutions qui entraînent l'adhésion du plus grand nombre des citoyens sans augmenter la fiscalité et sans pour autant renoncer à combler les lacunes de notre système de sécurité sociale, surtout dans le domaine de l'assurance-maladie, la Confédé- ration doit absolument, je le répète, limiter son activité aux tâches essentielles, à savoir celles qui ne peuvent être accomplies par les cantons et les communes ou par les individus qui en ont les moyens.
D'autres collègues exprimeront les sensibilités particulières du groupe radical à propos des divers chapitres des Grandes lignes de la politique gouvernementale. Je me contenterai, quant à moi, en guise de conclusion, de souhai- ter que la Suisse consolide et approfondisse le libre- échange en Europe, maintienne un dialogue ouvert et cons- tructif avec les Communautés européennes, et que, surtout à travers le Conseil de l'Europe, notre pays resserre encore davantage ses liens avec les Etats démocratiques de notre continent. La nécessaire harmonisation entre pays euro- péens nous oblige à une meilleure concertation avec eux, nous impose de cesser peut-être de faire cavalier seul dans certains domaines comme celui des transports et communi- cations ou de la lutte contre la pollution. Nous avons intérêt à entraîner l'adhésion d'autres pays plutôt qu'à vouloir nous singulariser. Notre voix peut être entendue et surtout écou- tée par les autres pays si nous acceptons de laisser tomber notre superbe et notre égoïsme, de manifester une plus grande solidarité internationale.
Le groupe radical adhère pleinement aux vues du Conseil fédéral et à son engagement en faveur de la paix et du règlement pacifique des conflits internationaux. Notre groupe soutient l'intensification de l'action en faveur des droits de l'homme, et l'augmentation progressive de la con- tribution du secteur public suisse au développement techni- que et à l'aide humanitaire.
Enfin, le groupe radical soutiendra les motions déposées par la majorité et prendra acte du rapport du Conseil fédéral.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr La séance est levée à 12 h 50
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Regierungsrichtlinien 1983 bis 1987 Grandes lignes de la politique gouvernementale 1983 à 1987
In
Dans
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1984
Année
Anno
Band
III
Volume
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Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.001
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
13.06.1984 - 08:00
Date
Data
Seite
736-754
Page
Pagina
Ref. No
20 012 510
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