Verwaltungsbehörden 22.03.1984 83.018
20012292Vpb22 mars 1984Ouvrir la source →
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Militärorganisation. Revision
Vierzehnte Sitzung - Quatorzième séance
Donnerstag, 22. März 1984, Vormittag Jeudi 22 mars 1984, matin 8.00 h Vorsitz - Présidence: M. Gautier
Petition - Pétition
84.252
Borgeaud Alain, Avanchet-Parc (GE) Bundesgesetz über den Versicherungsvertrag. Ergänzung Loi fédérale sur le contrat d'assurance. Complément
M. Fischer-Hägglingen sommet, au nom de la Commission des pétitions et de l'examen des constitutions cantonales, le rapport écrit suivant:
Par lettre du 18 août 1984, M. Borgeaud demande aux Chambres fédérales d'introduire dans la loi fédérale du 2 avril 1908 sur le contrat d'assurance une disposition analo- gue à l'article 226c du code des obligations prévoyant pour l'essentiel que le contrat de vente par acomptes n'entre en vigueur que cinq jours après la remise d'une copie signée par les parties à l'acheteur, celui-ci ayant le droit pendant ce délai de déclarer par écrit au vendeur qu'il renonce à la conclusion du contrat.
La requête du pétitionnaire a déjà été discutée à plu- sieurs reprises au Parlement. Par une motion du 19 mars 1980, Mme Jaggi invitait le Conseil fédéral à réviser la loi sur le contrat d'assurance sur plusieurs points, notamment dans le but d'accorder un délai de réflexion au proposant lors de la conclusion d'un contrat d'assurance. La motion n'ayant pas pu être traitée dans le délai de deux ans, elle a été classée.
Mme Jaggi déposa une seconde motion le 17 mars 1981. Elle invitait le Conseil fédéral à introduire dans la législation, au bénéfice du consommateur, un délai de réflexion de sept jours à compter de la conclusion de tout contrat ayant pour objet une chose mobilière ou une prestation de service et engageant le consommateur au-delà de trois mois ou au- delà d'une somme de 1000 francs; pendant le délai de réflexion, auquel il n'aurait pu renoncer que par une décla- ration expresse, le consommateur aurait pu se départir du contrat et obtenir sans frais le retour à la situation anté- rieure.
Le Conseil fédéral proposa, le 20 mai 1981, d'accepter la motion sous la forme d'un postulat, en donnant l'assurance qu'il examinerait la nécessité d'introduire des dispositions obligatoires dans les projets de loi en cours de révision. Le Conseil national a adopté ce postulat le 4 octobre 1982.
commission, à ce que la proposition formulée dans la péti- tion soit englobée dans cet examen. -
Antrag der Kommission
Die Petitions- und Gewährleistungskommission beantragt, die Petition dem Bundesrat zu überweisen.
Proposition de la commission
La Commission des pétitions et de l'examen des constitu- tions cantonales propose de transmettre la pétition au Con- seil fédéral.
Zustimmung - Adhésion
83.018 Militärorganisation. Revision Organisation militaire. Révision
Botschaft und Gesetzentwurf vom 28. Februar 1983 (BBI II, 462) Message et projet de loi du 28 février 1983 (FF II, 486)
Antrag der Kommission Eintreten
Antrag Gurtner/Braunschweig Nichteintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Proposition Gurtner/Braunschweig Ne pas entrer en matière
Wellauer, Berichterstatter: Unser Bundesgesetz über die Militärorganisation datiert aus dem Jahre 1902. Es ist bisher schon in verschiedenen Teilrevisionen ergänzt und abgeän- dert worden. Die heutige Vorlage ist von der Sache her eine Minirevision und bezweckt zur Hauptsache fünf Ande- rungen.
Die wichtigste Änderung betrifft die Anrechnung von Aus- landeinsätzen als Instruktionsdienst. Dieses Postulat geht auf das Jahr 1980 zurück. Am 23. November 1980 wurde Süditalien von einem schweren Erdbeben heimgesucht. In der Folge stellten sich 33 Schweizer Wehrmänner für einen freiwilligen Einsatz im Rahmen des Katastrophenhilfsdien- stes zur Verfügung. Dieser Einsatz wurde Ihnen aber aus rechtlichen Gründen nicht als WK angerechnet. Diese Tatsa- che wurde als unbefriedigend und in der Öffentlichkeit sogar als stossend empfunden. Verschiedene Vorstösse im Parlament forderten den Bundesrat auf, das Nötige vorzu- nehmen, damit eine tragfähige Rechtsgrundlage geschaffen werde für die Anrechnung derartiger Auslandeinsätze. Durch die Ergänzung von Artikel 116 Militärorganisation mit einem Absatz 4 neu hat der Bundesrat nun die Kompetenz, in besonderen Fällen den Einsatz von Angehörigen der Armee im Ausland als Instruktionsdienst anzurechnen.
Eine andere wichtige Änderung betrifft den Frauenhilfs- dienst. Der Frauenhilfsdienst soll aus dem Hilfsdienst her- ausgelöst und mit einem eigenen Statut mit der Benennung «Militärischer Frauendienst» versehen werden. Diese Reor- ganisation hat nichts zu tun mit dem Bericht über den Einbezug der Frauen in die Gesamtverteidigung. Der militä- rische Frauendienst gründet nach wie vor auf dem Prinzip der Freiwilligkeit. Mit der Umbenennung und einem eigenen Statut will man die Partnerschaft und Mitverantwortung der freiwillig in der Armee oder. Gesamtverteidigung Dienst lei- stenden Frau konkretisieren. Mit einem neuen Artikel 3bis in der Militärorganisation wird eine tragfähige Rechtsgrund-
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lage auf Gesetzesstufe geschaffen, die dem Bundesrat nun das Recht einräumt, das erwähnte Statut in einer Verord- nung zu erlassen. Mit diesen Massnahmen will man eine attraktivere Gestaltung des Dienstes der Frau in der Armee und die Sicherstellung des zukünftigen Bedarfs erreichen. Zum Minderheitsantrag Aubry, der die weiblichen Angehöri- gen des Rotkreuz-Dienstes dem militärischen Frauendienst gleichstellen will, werde ich mich dann in der Detailberatung äussern.
Weitere Revisionspunkte dieses Bundesgesetzes betreffen die Verantwortlichkeit der Angehörigen der Armee. Die Bestimmungen über die Verantwortlichkeit des Angehöri- gen der Armee sollen auf gesetzlicher Stufe systematisch zusammenhängend dargestellt werden. Es werden keine eigentlichen Neuerungen eingeführt. Haftungsnormen fin- den sich neben der MO auch in Artikeln des Bundesbe- schlusses über die Verwaltung der schweizerischen Armee und stehen teilweise im Widerspruch zu denjenigen der Militärorganisation. Sie sollen in die Militärorganisation übergeführt und angepasst werden. Der Bundesbeschluss über die Verwaltung der Armee soll generell nun keine Haftungsnormen mehr enthalten.
Weiter soll das Zivilschutzkader durch Zurverfügungstellung einer gewissen Zahl von Offizieren, die über 50 Jahre alt sind, verstärkt werden. Der reue Artikel 52 des Bundesge- setzes über die Militärorganisation ermächtigt den Bundes- rat, Offiziere bis spätestens am Ende des Jahres, in dem sie das 50. Altersjahr erreichen, cem Zivilschutz als Vorgesetzte oder Spezialisten zur Verfügung zu stellen. Die während ihrer Wehrpflicht bis zum 55. Jahr dem Zivilschutz zur Verfü- gung gestellten Offiziere leisten in dieser Zeit keinen Militär- dienst. Es geht nicht um eine grosse Zahl von Offizieren, die dem Zivilschutz zur Verfügung gestellt werden. Der Zivil- schutz bildet heute mehr eigene Kader heran und ist nur in Einzelfällen auf Offiziere aus der Armee angewiesen.
Schliesslich soll die Einführung des PISA (Personalinforma- tionssystem der Armee) eine rationellere Erledigung der Kontrollführungsarbeiten ermöglichen. Davon profitieren nicht nur die Truppen verwaltenden Bundesämter, sondern auch die Militärverwaltungen der Kantone. Nutzniesser die- ses Kontrollsystems sind insbesondere die Kommandanten aller Stufen.
Eintreten auf die Vorlage wa· in der Militärkommission un- bestritten.
Ihre Militärkommission beantragt Ihnen, auf die Vorlage einzutreten und den vorgeschlagenen Änderungen der MO zuzustimmen.
Ich möchte die Gelegenheit benutzen und Ihnen mitteilen, dass Ihnen die Fraktion der CVP ebenfalls Eintreten bean- tragt.
Mme Aubry, rapporteur: La Commission des affaires mili- taires a, dans sa séance du 7 septembre dernier, approuvé à l'unanimité le message relati" à la révision partielle de la loi fédérale sur l'organisation militaire de la Confédération, loi qui date de 1907.
Cette révision, qui s'était avérée nécessaire à la suite des situations nouvelles qui étaient apparues au cours des années, touche plusieurs domaines.
Le service complémentaire féminin, qui devient le service féminin de l'armée (SFA) possédera désormais son propre statut. Le service de la Croix Rouge se verra, lui aussi, doté d'un statut propre si une proposition de minorité à laquelle nous reviendrons tout à l'heure est adoptée. La modification du statut du service complémentaire féminin n'a pas de rapport avec la consultation du Département militaire fédé- ral relative à la place de la femme dans la défense nationale. La service féminin de l'armée ne fera plus partie du service complémentaire, mais il restera un service volontaire. Il n'est pas question de militariser les femmes comme on l'a laissé trop souvent entendre dans certains milieux. On a pris conscience de la valeur de l'engagement des femmes dans l'armée et voulu leur offrir un statut plus attrayant qui leur confère les mêmes droits qu'aux autres soldats.
Des dispositions ont été introduites dans la loi détermi- nant la responsabilité du militaire qui a causé un dommage à la Confédération, à son équipement personnel, à son armement, au matériel ou aux fonds qui lui ont été confiés. La situation inverse est aussi prévue, c'est-à-dire le cas dans lequel c'est la Confédération qui est responsable du dom- mage. Jusqu'à ce jour, c'étaient les dispositions de l'arrêté concernant l'administration de l'armée suisse qui étaient applicables mais elles étaient partiellement contraires aux dispositions de la loi sur l'organisation militaire. Ces modifi- cations, si elles sont acceptées, permettront ainsi de déter- miner la responsabilité du militaire dans le cadre de l'organi- sation militaire et la sécurité du droit sera rétablie.
En vertu de la constitution, les hommes sont astreints au service militaire jusqu'à l'âge de 50 ans révolus pour les non- gradés et de 55 ans révolus pour les officiers. Pour ce qui est de la protection civile, les hommes sont actuellement astreints au service jusqu'à l'âge de 60 ans.
Les personnes astreintes à un service dans le cadre de l'armée n'ont pas l'obligation de servir dans la protection civile, où le temps d'instruction est très court - il est de quelques jours seulement - si bien qu'il manque des chefs qui ont l'habitude de travailler dans le cadre d'un état-major. Il semble dès lors logique de mettre à la disposition de la protection civile des officiers qui n'ont pas encore atteint l'âge de 55 ans, qui est actuellement l'âge auquel ils peuvent y être mutés mais qui ne leur permet d'y servir que pendant une période très courte. On pourra aussi faire appel, pour la protection civile, à des commandants ou des spécialistes dispensés du service actif. Il est peu judicieux de ne muter des officiers à la protection civile que dès l'âge de 55 ans, étant donné la spécialisation qui est requise de leur part et le fait qu'ils ne peuvent servir que pendant une durée de trois ans environ. Pour ces raisons, de nombreuses communes ne font actuellement pas appel à des officiers âgés de plus de 55 ans, d'où le manque de cadres dans la PC.
L'article 52 (nouveau) de l'organisation militaire autorise le Conseil fédéral à attribuer à la protection civile un certain nombre d'officiers de moins de 50 ans, compte tenu des besoins de cette dernière et de l'armée. L'article 52 consti- tue donc un instrument utile entre les mains du Conseil fédéral.
Jusqu'à ce jour, l'engagement des militaires dans une mission d'aide en cas de catastrophe à l'étranger n'était pas reconnu comme service militaire obligatoire. C'est ainsi qu'en 1980, des soldats ont été démobilisés et intégrés au corps suisse d'aide en cas de catastrophe pour être envoyés dans une région du sud de l'Italie dévastée par un tremble- ment de terre, mais ce service n'a pas été considéré comme service militaire. Diverses interventions à ce sujet ont été déposées. Désormais, la question des engagements à l'étranger de militaires suisses est réglée par la loi sur l'organisation militaire en ce sens que la valeur de tels engagements sera équivalente ou supérieure au service accompli en Suisse. Les dispositions y relatives sont éten- dues aux missions des militaires suisses engagés dans le corps d'aide en cas de catastrophe, à l'activité des attachés de défense et de leurs adjoints, à la participation à des manifestations sportives militaires internationales (concours ou missions militaires sur le plan international). Cette modi- fication est importante parce qu'elle clarifie une situation qui, jusqu'ici, ne l'était pas.
Il apparaît que l'adoption du système de gestion du personnel de l'armée PISA permet de traiter plus rationnelle- ment les données personnelles. L'autorité compétente pour le choix du système est le Conseil fédéral. Les directives actuelles du Conseil fédéral relatives au traitement des don- nées personnelles resteront applicables jusqu'au moment de l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur la protection des données, prévue pour la fin de l'année 1985. Les moyens actuels de contrôle concernant les militaires sont démodés. Ils occasionnent une perte de temps à tous les niveaux tout en exigeant un personnel trop nombreux. Les cantons, qui ont été consultés au sujet de l'introduction du système PISA,
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ont tous émis l'avis qu'il était nécessaire de créer des bases juridiques pour le traitement électronique des données des- tinées à l'armée. L'introduction du système prévu entraînera un gain de temps et de personnel.
Trois cantons ont participé à l'essai, de même que des offices communaux, et les résultats ont été très concluants. La sécurité du système PISA est garantie grâce à l'applica- tion de mesures de protection exceptionnelles. Ce système est en outre conforme au principe du fédéralisme.
D'autres modifications ont en outre été apportées à cette loi. C'est ainsi qu'elle prévoit que le citoyen qui n'a pas passé le recrutement à l'âge de 28 ans est incorporé à la protection civile, de même que celui qui, à l'âge de 30 ans, n'a pas encore accompli son école de recrues. Dans le service complémentaire, l'obligation d'accepter un grade est com- plétée par l'obligation d'accepter une fonction. Dorénavant, dans les écoles de recrues, fourriers et lieutenants seront convoqués en même temps que les commandants de com- pagnie et les sergents-majors à un cours préparatoire de cadre. Il s'agit par là de les aider à surmonter les difficultés que l'organisation d'une école de recrues peut poser au début.
La révision de l'OM apporte en outre une simplification de la procédure de nomination des officiers, en ce sens que c'est le DMF qui sera désormais compétent pour nommer les officiers subalternes fédéraux et les capitaines fédéraux. Enfin, les autorités militaires cantonales se voient attribuer la compétence de statuer sur les demandes de déplacement de l'école de recrues ou du cours d'introduction au service complémentaire, même pour les militaires appartenant à des troupes fédérales.
En conclusion, ce rapport a été accepté à l'unanimité par votre commission et je vous demande de faire de même.
Frau Gurtner: Seit Februar 1983 liegt die Botschaft betref- fend die Teilrevision des Bundesgesetzes über die Militär- organisation der Schweizerischen Eidgenossenschaft vor. Inzwischen ist der Meyer-Bericht erschienen, der zum Ziel hat, die Frauen in die Gesamtverteidigung zu integrieren. Für uns hat dieser Bericht sehr viel mit dieser Revision zu tun, Herr Kommissionspräsident. Wir lehnen die Revision ab, insbesondere wegen der drei folgenden darin enthalte- nen Punkte:
Umwandlung des heutigen FHD in einen Militärischen Frauendienst (MFD);
Einführung des Personalinformationssystems der Armee (PISA);
Vermehrtes Zurverfügungstellen von Offizieren für den Zivilschutz, d. h. Offiziere können neu schon vom 50. Alters- jahr statt wie bisher vom 55. an für den Zivilschutz freige- stellt werden.
Mit dieser Revision werden eindeutig Entscheide in bezug auf die Integration der Frauen in die Gesamtverteidigung, auf Zivilschutz und Datenschutz präjudiziert.
Den Antrag auf Namensänderung stellten die Frauen des FHD selber. Sie wollen echte «Wehrfrauen» werden, den Männern gleichgestellt. Rein inhaltlich und funktionell bringt diese Umwandlung keine Änderung für die im FHD tätigen Frauen. Dennoch: Die Tragweite dieses kleinen Schrittes sollte uns sehr bewusst sein. Der Eintritt in den MFD bliebe weiterhin freiwillig. Der Dienst im MFD hingegen ist genauso obligatorisch wie der Militärdienst der Männer. Mit anderen Worten: Will eine Frau nach der Inkraftsetzung! dieser Revision aus dem FHD/MFD austreten, was bisher immerhin ohne grosse Bürokratie möglich war, muss sie den Dienst verweigern. Die ersten Dienstverweigerinnen sind eingeplant. Es stellt sich hier die Frage, wie ernst der Bundesrat und das Parlament die Probleme des Zivildien- stes nehmen. Gross wurde bei der Abstimmungskampagne um die Zivildienstinitiative plädiert, die Frage der Dienstver- weigerer müsse an die Hand genommen werden. Und was wird getan? Dienstverweigerinnen werden geschaffen.
Im Änderungsantrag und in der Begründung heisst es in der Botschaft: «Es ist vorgesehen, den Frauenhilfsdienst in
‹Militärischen Frauendienst› (MFD) umzubenennen. Der mit einem eigenen Status versehene MFD soll aus dem Hilfs- dienst herausgelöst und zu einem selbständigen Teil der Armee werden ... Die beantragten Massnahmen insgesamt sollen eine attraktivere Gestaltung des Dienstes der Frau in der Armee und die Sicherstellung des künftigen Bedarfes ermöglichen. Die verbesserte Integrierung der Frau in die Armee ist ein weiteres Ziel der Neuordnung. Diese bezweckt ausdrücklich keine Gleichschaltung der Frau mit den männ- lichen Armeeangehörigen. Das auszuarbeitende Statut wird den spezifischen Eigenschaften der dienstleistenden Frau Rechnung zu tragen wissen. Eine verbesserte Ausbildung wird eine effiziente Mitarbeit der Frau in der Armee fördern helfen.»
Konkret wird nun aus der Verordnung ein Gesetz, das sehr locker umschrieben ist. Die Kompetenz liegt nun voll beim Bundesrat, und er kann uns Frauen, je nach Welt- und Wirtschaftslage, nach männlichem Gutdünken manipulie- ren. Dass die Herren selber noch nicht recht wissen, was sie genau mit uns sollen, bestätigen ja die Aussagen in der Botschaft: «Sicherstellung des Nachwuchses», «Attraktivität des FHD erhöhen», «Sicher keine Gleichschaltung». Das werden wohl die gleichen Leute hier vertreten: Der Einbe- zug der Frauen in die Gesamtverteidigung sei ein Posulat der Gleichberechtigung, wenn es um den Meyer-Bericht gehen wird. Gleichberechtigung heisst für uns aber weder MFD noch Einbezug der Frau in die Gesamtverteidigung, sondern die freie Entscheidungsmöglichkeit aller Frauen und Männer.
Somit ist die Form der Gesetzgebung, wie sie die Teilrevi- sion vorsieht, das geeignete Werkzeug, um über uns zu bestimmen. Die Antragstellerinnen selber werden wieder einmal leer ausgehen; denn im Moment bleibt es bei der Namensänderung, und es dürfte klar geworden sein, dass sie die von ihnen gewünschte Gleichberechtigung nicht erhalten werden. In den nächsten Jahren sind die Frauen im Militär sehr gefragt, aber nur in der uns zugedachten Funk- tion: als Dienende. Wir Frauen werden eindeutig zur Reser- vearmee gemacht. Ich meine, in der Armee wie auch in der Privatwirtschaft sollen Frauen die Rolle als Lückenbüsserin übernehmen. In Zeiten der Hochkonjunktur sind Frauen als Arbeitskräfte sehr gefragt; in der Rezession wird Hausarbeit und Kindererziehung wieder aufgewertet. Die Frauen erscheinen nicht einmal in der Arbeitslosenstatistik.
Jetzt, wo sich der Pillenknick in der Armee bemerkbar macht, sollen die Frauen auch hier wieder eine Lücke füllen. Unter dem Vorwand der Gleichberechtigung soll mit der Änderung des FHD in den Militärischen Frauendienst also ein verstärkter Einbezug der Frauen in die Armee gefördert werden. Dieser Vorgang der Militarisierung widerspricht total unseren Vorstellungen von Gleichberechtigung im Sinne von Emanzipation, d. h. der Selbstverwirklichung, der Möglichkeit jedes einzelnen, selbst zu denken und zu han- deln und dafür die Verantwortung zu übernehmen. Die Armee verkörpert aber diesem Gleichberechtigungsgedan- ken gerade entgegengesetzte Werte und Strukturen, wie eine äusserst hierarchische Ordnung und die Vorstellung, Konflikte mit Waffengewalt zu lösen.
Hier muss eine Kritik angebracht werden, die für die ganze Teilrevision gilt. Eine demokratische Meinungsbildung wird ausgeschaltet. Die Vernehmlassungen zum Meyer-Bericht sind noch in der Auswertung, das Resultat also noch nicht bekannt. Präventiv ist aber schon jetzt ein Teil der Frauen der Militärgesetzgebung unterstellt. Schnell könnte dann der Sachzwang dargestellt werden: Wer A sagt, muss auch B sagen.
Es dürfen jetzt aber keine Weichen gestellt werden, die diesen Einbezug der Frau in die Gesamtverteidigung begün- stigen. «Gleiche Rechte = Gleiche Pflichten?» stellt sich hier doch auch die Frage. Frauen sind schon heute mit gesellschaftlichen Pflichten nicht gerade unterbelastet. Viele von uns erledigen einen Haushalt, erziehen Kinder und arbeiten dazu noch im Beruf. Der Staat unternimmt nichts, um eine Situation zu schaffen, dass die von Frauen gratis geleistete Haus- und Erziehungsarbeit geteilt werden
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könnte. Bei den Rechten steht noch einiges aus: Mutter- schutz, legaler Schwangerschaftsabbruch, genügend Kin- derkrippen; Frauen werden ir Krisenzeiten zuerst entlassen, schlechter entlohnt; in höheren Positionen in Wirtschaft und Politik sind Frauen immer noch krass untervertreten.
Unser Nein zu Umwandlung ist ein doppeltes Nein. Die Umwandlung bedeutet wiede um einen Schritt näher hin zur totalen Militarisierung. Das Argument der Gleichberechti gung ist in jeder Hinsicht eir Missbrauch. Selbst wenn die Frauen formell den Männern gleichgestellt werden, müssen wir nein sagen, weil Gleichberechtigung in diesem System von Herrschaft, Macht und Hierarchie gar nicht möglich ist. Zum PISA, zum Personalinfor nationssystem der Armee: Das PISA ist ein weiteres Rädchen in der Militarisierungsmaschi- nerie. Es reduziert uns auf jederzeit verfügbare und durch zentralisierte Technologie kontrollierbare Daten. Das Argu- ment, es handle sich bei der Einführung von PISA um eine rein administrative Rationalisierungsmassnahme, musste bereits dafür herhalten, dass ein demokratischer Meinungs- bildungs- und Entscheidungsprozess nicht in Betracht gezogen wurde.
Die Umstellung des militärischen Kontrollwesens von einer Vielzahl von Handkarten auf einen zentralen, im EMD statio- nierten Computer ist mehr als eine administrative Verände- rung. Das technokratische Argument der höheren Effizienz und der rationelleren Form verschleiert den Ausbau des Überwachungsstaates. Das Registrierungs- und Kontrollwe- sen hat in der Schweiz ein sehr hohes Ausmass erreicht. Im Rahmen des Zivilschutzes werden Daten der gesamten Bevölkerung elektronisch gespeichert mit der Begründung, es müsse jeder Person mitgeteilt werden können, wo sich ihr Schutzplatz befinde. Um das kriminalpolizeiliche Infor- mationssystem, KIS, ist es in letzter Zeit etwas ruhiger geworden, und der starke Widerstand hat seine rasche Ein- führung verhindert. Nun soll das PISA gesetzlich abgeseg- net werden. Die Kontrollen über die Bevölkerung werden immer lückenloser, aber nicht umgekehrt die Kontrollmög- lichkeiten des Volkes über die staatliche Bürokratie.
Nicht ein Ausbau der Datene fassungssysteme, wie sie das PISA darstellt, ist nötig, sondern im Gegenteil der Abbau von Kontrolleinrichtungen. Beim PISA schafft die Einführung des Datenschutzes keine genügende Kontrollmöglichkeit. Unter dem Deckmantel der militärischen Geheimhaltung kann jede wirksame Kontrolle umgangen werden.
Zum letzten Punkt, zur Stärkung des Zivilschutzes mit Armeekadern: Via Gesamtverteidigung wird seit Jahren ver- sucht, mit technokratischen Argumenten den Zivilschutz mehr und mehr zu militarisieren. d. h. nach militärischen Denkkategorien und Organisationsformen umzugestalten. Wir müssen die Absicht, vermehrt Armeekader als Füh- rungskräfte im Zivilschutz einzusetzen, als weiteren Schritt in Richtung Militarisierung ablehnen.
Aus dem Meyer-Bericht geht hervor, dass wir Frauen vor allem im Zivilschutz eingesetzt werden sollen. Im Zivilschutz wird, im Vergleich mit allen bestehenden Diensten der Gesamtverteidigung, der grösste Bedarf an weiblichen Hilfs- kräften festgestellt: Gemäss cem Zwischenbericht über den Zivilschutz sind es 110000 Frauen, die fehlen. Diese Zahl deckt sich mit derjenigen im Meyer-Bericht. So viel Zufall auf einmal ist fast zu offensichtlich!
Wiederum werden Weichen jetzt gestellt. Die vielen Frauen brauchen ja Ausbildner, also wird jetzt geändert, was später nachvollzogen werden soll. Oder was sollen denn eigentlich die vielen Ausbildner ohne die vorgesehenen Frauen des Meyer-Berichts? Jeder Mann wird dann einsehen, dass die Frauen auch dorthin geschickt werden müssen.
Wir wenden uns aber schon heute gegen jede Integration der Frauen in die Gesamtverteidigung. Wir fordern Demo- kratie und lehnen die Vorwegnahme von Entscheiden und Vernehmlassungsresultaten vehement ab.
Wir fordern den Bundesrat auf, sowohl die Frage der Militär- organisation als auch - zu einem späteren Zeitpunkt - der Integration der Frau in die Gesamtverteidigung zur Abstim- mung zu unterbreiten, weil es uns unmöglich erscheint, ohne die Konsultation der direkt Betroffenen einer Revision
von solcher Tragweite zuzustimmen. Wir Frauen sollen den Ernstfall, also den Krieg, vermenschlichen. Wir aber wollen nicht dazu beitragen, den Krieg «menschlicher» zu gestal- ten. Wir wollen vielmehr dafür sorgen, dass unsere Welt menschlicher wird. Dazu gehört unter anderem, Kriege zu verhindern und soziale Ungerechtigkeiten zu beseitigen.
Das heutige Zivilschutzkonzept will uns einimpfen, es gebe ein Überleben im Atomkrieg. Wir wissen aber, dass das eine Illusion ist. Der Zivilschutz ist bestenfalls ein bequemer Ersatz für eine aktive Friedenspolitik der Schweiz. Die Illu- sion besteht darin, dass die Bevölkerung glauben soll, wir müssten nur genügend Geld in den Zivilschutz investieren und es gebe ein Überleben.
Wir wollen lieber unsere ganze Phantasie und unsere ganze Energie für eine aktive Friedenspolitik einsetzen. Ich bitte Sie im Namen der POCH/PdA/PSA-Fraktion, den Nichteintre- tensantrag zu unterstützen.
Braunschweig: Die Gründe, die die Mehrheit der sozialde- mokratischen Fraktion dazu geführt haben, Ihnen das Nicht- eintreten auf die Teilrevision Militärorganisationsgesetz zu beantragen, sind in der Vernehmlassungsantwort unserer Partei enthalten. Sie gilt, soweit die vorliegende Vorlage seit dem früheren Vorentwurf nicht geändert worden ist.
Wir haben schon damals verschiedene Argumente ange- führt: Im Vordergrund standen das Personalinformationssy- stem der Armee (PISA) einerseits und die Frage des militäri- schen Frauendienstes andererseits. Es sind aber auch for- melle Überlegungen, die uns zwingen, den Antrag auf Nicht- eintreten zu stellen.
In einem Punkt können wir uns wahrscheinlich einigen: Unter dem gesetzestechnischen Aspekt betrachtet, ist es keine einheitliche, sondern eine zusammengewürfelte Vor- lage. Man pflegt zu sagen, der letzte Zug, der aus einer Stadt abends auf die Landschaft fährt, sei der «Lumpensammler». Ich habe den Eindruck, es handle sich hier um eine «Lum- pensammler-Teilrevision».
Sie enthält nicht eine Frage, die im Vordergrund steht. Ausserdem wird mehrmals ganz deutlich in der Botschaft zum Ausdruck gebracht, es bestehe eigentlich kein «Not- stand», der zu dieser Gesetzesrevision hätte führen müssen. Einzelne Anliegen werden uns ausgesprochen zur Unzeit vorgelegt.
Schliesslich stellen wir mit besonderem Erstaunen fest, dass in verschiedenen Artikeln gesetzliche Regelungen getroffen werden müssen, weil offenbar die Einsicht bei den Angehö- rigen der Armee ungenügend ist. Weswegen müssen wir Kadervorkurse regeln, die doch eine Selbstverständlichkeit sein sollten? Weswegen muss die Frage des Überganges zum Zivilschutz gesetzlich festgehalten werden? Offenbar, weil in Offizierskreisen eine überhebliche Haltung gegen- über dem Zivilschutz und ein Mangel an Einsicht vorhanden sind. Wir können nicht mit Freiwilligkeit und Einsicht rech- nen, wir brauchen Verpflichtung und Gesetz. Das ist keine gute Entwicklung.
Es gibt in dieser Vorlage natürlich - wie in jedem «Lumpen- sammler» - auch gute Dinge, beispielsweise die Möglichkeit des Auslandeinsatzes und dessen Anrechnung als schwei- zerischer Militärdienst. Aber wir müssen zwischen Positivem und Negativem abwägen. Die Mehrheit unserer Fraktion hat den Eindruck, das Nachteilige überwiege bei weitem.
Ich komme zur Frage der Namensänderung des bisherigen Frauenhilfsdienstes in Militärischen Frauendienst. Wenn es wirklich nur eine Namensänderung ist, hätte man deswegen im heutigen Zeitpunkt wirklich nicht eine Gesetzesrevision unterbreiten müssen. Offenbar steckt eben doch mehr dahinter. Es ist mehr als stossend: Seit Jahren diskutieren wir über die Stellung der Frau in der Landesverteidigung, über den Einbezug der Frauen in die Gesamtverteidigung. Frau Aubry, es glaubt Ihnen wirklich niemand, dass die Frage der angeblichen Namensänderung und die seit Jah- ren laufende Diskussion nicht zusammengehören. Es dau- erte sehr lange, bis ein erster Bericht vorlag, und nochmals dauerte es sehr lange, bis dieser Bericht veröffentlicht wurde. Verschiedene parlamentarische Vorstösse mussten
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den Geburtsvorgang einleiten! In der Folge war der Bericht für das Vernehmlassungsverfahren nicht brauchbar, so dass er überarbeitet werden musste. Im gegenwärtigen Zeitpunkt werden die Antworten des Vernehmlassungsverfahrens ver- arbeitet; es sind offenbar mehr Antworten eingetroffen, als man erwartet hatte; das EMD hat deshalb grosse Mühe mit der Auswertung. Jedenfalls hat man viel Zeit eingerechnet. Ausgerechnet in dieser Zeitspanne kommt die Teilrevision. Das ist stossend, so können wir doch nicht legiferieren, wir können doch nicht eine Namensfrage, angeblich nur eine formelle Frage, aus dem Zusammenhang herausreissen. Ich bitte Sie wirklich, diesen Aspekt zu berücksichtigen, und ich frage Sie, ob es nicht besser wäre, wenn wir darauf, minde- stens im heutigen Zeitpunkt, nicht eintreten würden. Wir werden sicher darauf zurückkommen.
Ich habe nicht behauptet, mit dieser Namensänderung würde ein Obligatorium eingeführt. Aber die Formulierung lautet - vor allem für Laien - missverständlich, und die Befürchtung des Obligatoriums kommt in weiten Kreisen nicht von ungefähr. Bei der Gesetzgebung müssen wir ja nicht nur darauf achten, was buchstabenmässig im Gesetz steht, sondern auch, wie die Formulierung bei denen, die davon betroffen sind, ankommt.
Pikant ist, dass im Brief des Schweizerischen Verbandes Rotkreuzdienst ausdrücklich steht: «Diese von Bundesrat und Militärkommission des Nationalrates unterstützte Lösung läuft unter dem Titel Neuorganisation der Stellung der Frau in der Armee.» Man sagt uns, diese Namensände- rung brauchen wir, um den bisherigen FHD attraktiver zu gestalten. Glauben Sie wirklich, dass dies eine Namensfrage ist? Da muss ich Ihnen sagen: Ich habe Erfahrung auf dem Gebiet, in dem ich tätig bin. Einmal hiess es «Armenbe- hörde», dann fand man dieses Wort diskriminierend und wechselte zum «Fürsorgeamt», man fand auch dieses Wort entwürdigend und wechselte zum «Sozialamt». Zurzeit haben viele den Eindruck, auch dieses Wort sei diskriminie- rend, und man sucht wieder einen neuen Namen. Lassen Sie sich nicht täuschen: mit Namensänderungen können wir nicht Probleme lösen. Vielleicht müssten sich die FHD- und die EMD-Verantwortlichen überlegen, ob die Bestandespro- bleme nicht tiefer liegen, ob es da vielleicht um zu wenig Eigenständigkeit und zuviel und zu bequeme Anpassung des FHD geht. Man sagt uns, dass ein neues Statut geschaf- fen werden soll. Davon steht allerdings nichts im Gesetz, das steht nur in der Botschaft. Von daher ist die Befürchtung vorhanden: Es geht gar nicht um eine Namensänderung, sondern um einen ersten Schritt Richtung Einbezug der Frauen in die Armee, bevor die Vernehmlassungsantworten ausgewertet worden sind. Und deswegen halten wir das Nichteintreten für richtig! Natürlich ist es auch eine Frage der Bestandeskrise, die auf uns zukommt. Aber diese Frage müssen wir anders und grundsätzlicher lösen, nicht auf diese Art. Vor allem sollte das EMD nicht in Nervosität geraten !.
Ich komme zur zweiten Frage, die das Personalinforma- tionssystem PISA betrifft: Nochmals das Problem der Unzeit: Die Datenschutzgesetzgebung steht seit 13 Jahren in Vorbe- reitung; das Vernehmlassungsverfahren ist angelaufen. Aus- gerechnet in diesem Zeitpunkt wird das PISA vorgezogen, ohne dass das Vernehmlassungsverfahren für den Daten- schutz abgeschlossen ist. Auch das ist wieder sehr stossend und unverständlich. Der Bundesrat verweist wohl auf die internen Regelungen in Verordnungen; aber die Tatsache, dass wir an einer Datenschutzgesetzgebung arbeiten, zeigt, dass diese internen Regelungen ungenügend sind. Deswe- gen brauchen wir die Gesetzgebung, und deswegen sollten wir nicht vorgreifen.
Nun sagen Bundesrat und Kommissionssprecher: Es geht nur um eine Rationalisierung, das ist eine Frage der Ver- nunft. Nein, bei dieser Entwicklung der elektronischen Datenverarbeitung geht es auch um etwas anderes, und ich. bin ausserordentlich erstaunt, dass die Vertreter der Kom- mission darüber kein Wort verloren haben. Viele von uns haben ein Unbehagen gegenüber dieser Entwicklung, näm- lich das Unbehagen, dass in unserer Zeit alles erfasst wird
und dass es für uns nur noch ganz wenige bis gar keine Freiräume mehr gibt. Erstaunlich: Ausgerechnet jene, die am meisten von der persönlichen Freiheit sprechen und immer rufen «Mehr Freiheit», sehen diese Problematik, die- ses Freiheitsproblem Nummer 1 in unserer Zeit, am wenig- sten und sind am wenigsten aufmerksam. Wir werden erfasst und registriert, wir werden erfasst und registriert als Bürger, als Einwohner, als Konsument, als Arbeitnehmer, als Bankkreditnehmer, als Benutzer einer Leihbibliothek; wir werden heute in jeder Beziehung erfasst und registriert. Das ist das Unbehagen, das vorhanden ist. Darüber müsste man eigentlich sprechen. Jetzt kommt die Erfassung und Regi- strierung als Angehöriger der Armee. Man müsste sich die philosophische Frage stellen, die von uns verlangt wird: Ist jede technische Erneuerung, die heute möglich ist, und vor allem jede technologische Erneuerung, auch ethisch verant- wortbar und richtig? Diese Frage stellt sich in der Chemie, in der Physik, bei der Waffenentwicklung, in der Medizin, in der Biologie, und sie stellt sich auch in der elektronischen Datenverarbeitung, wenn es um das Personalinformations- system in der Armee geht.
Es gebe Schranken, beschwichtigen Bundesrat und Kom- mission, zum Beispiel in Absatz 2: «Daten für die Kontrolle und Ausübung der Wehrpflicht, über Ausbildung und Ein- satz.» Das ist eine Gummiformulierung. Mit dieser Formulie- rung kann man sämtliche Daten sammeln. Heute ist das EMD wahrscheinlich bereit, sich auf Personaldaten zu beschränken. Aber es bestehen viele Interessen, und mit dem Personalinformationssystem kann man viel unterneh- men in bezug auf die Personalbedürfnisse, die für moderne Waffen, Kampfpanzer usw. erfüllt werden müssen («NZZ»). Es geht um die Frage der Aushebung und insbesondere - und jetzt wird die Sache warm und heiss - um die Frage der differenzierten Tauglichkeit. Es geht um die Frage der Gewissensprüfung, auf die Sie in der hinter uns liegenden Abstimmungskampagne so grossen Wert gelegt haben. Da wird doch in guten Treuen über kurz oder lang gesagt werden, dass wir Unterlagen brauchen, wenn wir über das Gewissen einzelner Menschen urteilen müssen, und dass sich ein Personalinformationssystem geradezu aufdrängt. Das könnte man sogar in guten Treuen vertreten. Aber die Entwicklung läuft - vom Menschen und seiner Freiheit her gesehen - in eine falsche Richtung. Ich denke an die Gesamtverteidigung, und da stellt sich das Problem: Wenn wir alles und jedes, auch das letzte, erfassen wollen, und nirgends mehr einen Freiraum belassen, dann wird auch die politische Haltung, die Gesinnung, erfasst. Wir haben in unserer Verfassung immer noch die Möglichkeit des Einsat- zes der Armee im Innern, und wir haben in den letzten Jahren - ganz leise, aber oft - davon gesprochen. Es könnte beispielsweise in Kaiseraugst oder anderswo zu einem Ein- satz kommen, und da wäre es gegeben, ja geboten, vorher zu prüfen, wen man aufbieten und wen man besser nicht aufbieten will. Diese und viele andere Möglichkeiten der Gesinnungskontrolle sind durch das Personalinformations- system gegeben. Ich warne ausdrücklich davor und bitte Sie, im heutigen Zeitpunkt auf das PISA nicht einzutreten. Die Frage stellt sich wieder neu, wenn die Datenschutzge- setzgebung unter Dach und Fach ist, wobei ich aber zuge- ben muss, dass die Datenschutzgesetzgebung uns nur gegen offensichtlichen Missbrauch schützen kann. In die- sem Sinne liegt ein Minderheitsantrag von unserer Seite vor, den ich Ihnen eventualiter zur Annahme empfehle.
Abschliessend mache ich Sie auf folgendes aufmerksam: In verschiedenen Artikeln kommt eine Verhärtung der Gesetz- gebung Richtung Unfreiheit zum Ausdruck. Ich erinnere an Artikel 10. Da können Angehörige der Armee verpflichtet werden, eine bestimmte Funktion zu übernehmen. Das ist eine neue Verpflichtung, die bis heute ohne Schwierigkeiten funktioniert hat, obwohl keine gesetzliche Grundlage bestand. Es ist nirgends davon die Rede, dass es zu einem Missstand gekommen ist. Aber man will offenbar alles und alle in den Griff bekommen. Neue Verpflichtungen kann auch heissen: neue Formen der Militärdienstverweigerung. Dasselbe gilt für die Artikel 32 und 121.
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Ich bitte Sie, dieser unfreiheitlichen Gesetzgebung nicht Folge zu leisten und dem Nichteintretensantrag zuzu- stimmen.
M. Jeanneret: Étant donné que les propos de M. Schnyder seront quasiment semblables aux miens, il voudra bien me pardonner de prendre la parole en premier.
Le groupe libéral n'avait pas I intention de s'exprimer sur ce point, tant il lui paraissait que l'entrée en matière était acquise ou que les problèmes particuliers de détail avaient été examinés en commission. Quelle que soit la qualité de la réponse du Conseiller fédéral et de celle des deux rappor- teurs, nous ne pouvons pas, en regard de nos travaux parlementaires, laisser passer toutes les paroles de M. Braunschweig et de Mme Gurtner. C'est pourquoi nous voudrions vous inviter non seulement à entrer en matière, mais encore à rejeter l'esprit contenu dans les interventions des deux députés susmentionnés.
Monsieur Braunschweig, nous constatons simplement que le groupe socialiste - si nous avons bien compris, le Parti socialiste a décidé, lors de son congrès extraordinaire, de rester au gouvernement - s'est, au sein de la commission et lors du vote, prononcé sans opposition en faveur du projet. Or, maintenant, la majorité du groupe s'y oppose. De plus, nous avons l'habitude, d'une part, de vous voir converser avec Mme Gurtner, puisque vous avez les mêmes pensées et, d'autre part, de vous apercevoir à cette tribune, chaque fois que l'on conteste la défense du pays.
Nous voudrions essentiellement nous adresser à Mme Gurt- ner en ce qui concerne ses remarques relatives à la partici- pation de la femme dans l'armée. Vous avez mélangé des notions qui n'ont absolument rien à voir entre le projet qui est présenté maintenant et la consultation, d'ailleurs termi- née, sur la participation de la femme à la défense générale. Vous avez dit: «Il y aura des objectrices, parce que si le service est volontaire, il y a er suite obligation.» En fait, il ne s'agit ici que d'un contrat et il en a toujours été ainsi: la femme est absolument libre d'entrer dans le service nouvelle formule ou dans l'ancien et, si elle s'engage, elle est sou- mise, par son contrat, à des obligations de part et d'autre. En outre, si la Confédération veut, à la demande des femmes elles-mêmes, rendre ce service plus attrayant, nous devons saluer cette initiative. On ne pourra pas, comme vous en êtes persuadée, manipuler la 'emme selon le bon vouloir du système, car elle n'est pas ur instrument à disposition des hommes. Nous ne pensons absolument pas qu'elle ne sert qu'à boucher les trous. En effet, un certain nombre de femmes examinent, très raisonnablement et depuis des années, comment mieux jouer leur rôle à l'intérieur de l'armée. D'autre part, une consultation est en cours pour savoir si la femme doit aussi participer de quelque façon que ce soit à la défense générale.
Par conséquent, je suis d'avis qu'il n'existe aucun lien entre les deux questions - soit le projet et la consultation - et quoi que veuille en dire M. Braunschweig, le rapport Meier est maintenant terminé. La consultation donne lieu à une exploitation, d'où ressortiront des conclusions présentées par les organes compétents. Le Conseil fédéral, qui est l'autorité politique, décidera quelles seront les propositions à soumettre aux cantons et au Parlement en ce qui concerne les sujets qui les intéressent.
Je répète donc, tant à l'intention de M. Braunschweig qu'à celle de Mme Gurtner, que les deux procédures n'on aucune lien entre elle et que nous n'assistons pas au début d'une quelconque militarisation.
En outre, la consultation a eu lieu à propos du problème du PISA. Le seul point important, essentiel a été une question de fédéralisme qui a été posée au sein de la commission. Elle a reçu réponse de la part du prédécesseur de M. Delamuraz, les cantons ont été consultés, les discussions ont été extrêmement longues et laborieuses, enfin toutes les garanties ont été fournies. Sur le plan des données elles- mêmes, une loi fédérale est actuellement en consultation. En conclusion, nous vous invitons à entrer en matière et surtout à rejeter l'esprit que M. Braunschweig et Mme Gurt-
ner ont mis dans leur propos, car leurs remarques ne dévoi- lent rien d'autre que de simples contestations de la défense du pays.
Schnyder-Bern: Die Schweizerische Volkspartei stimmt der Revision der Militärorganisation zu. Sie begrüsst es, dass namentlich der freiwillige Frauenhilfsdienst aufgewertet und attraktiver gestaltet werden soll. In diesem Sinne kann sie sich dem Minderheitsantrag Aubry anschliessen, mit wel- chem der Rotkreuzdienst dem Militärischen Frauendienst gleichgestellt werden soll.
Es scheint uns ebenfalls gerechtfertigt, dass die Einsätze beim schweizerischen Katastrophenhilfskorps, die Teil- nahme an Militärmissionen und internationalen wehrsportli- chen Wettkämpfen künftig als Instruktionsdienst angerech- net werden können. Schliesslich ist die Einführung des PISA-Systems zur rationellen Erledigung sämtlicher Kon- trollführungsarbeiten im Zeitalter des Computers eine unbe- strittene Notwendigkeit.
In diesem Zusammenhang begreifen wir den Antrag Leuen- berger; wir sind jedoch der Meinung, diese Anliegen wären nur nötig, wenn wirklich erhebliche Eingriffe in die Persön- lichkeitssphäre der Wehrmänner erfolgen würden. Dies ist beim PISA sicher nicht der Fall, so dass, wie der Bundesrat in seiner Botschaft übrigens festhält, Datenschutzvorschrif- ten in die Verordnung aufgenommen werden können.
Wir bitten Sie daher, die Nichteintretensanträge abzulehnen, den vorgesehenen Revisionsvorschlägen zuzustimmen, ebenfalls dem Antrag Aubry, dagegen dem Antrag Leuen- berger keine Folge zu geben.
Loretan: Im Namen der freisinnig-demokratischen Fraktion beantrage ich Ihnen Eintreten auf die Vorlage und Zustim- mung zu den Anträgen des Bundesrates und der Kommis- sion, mit einer Ausnahme, auf die ich noch zu sprechen kommen werde.
Die Vorlage enthält vier Schwergewichte, die ich im Namen der Fraktion kurz beurteilen möchte, ohne allerdings unnö- tig auf Gebiete, die gar nicht zur Diskussion stehen, abzu- schweifen, wie das heute getan worden ist.
Zum Ersten: Die Gleichstellung der freiwillig dienstleisten- den Frau in der Armee mit dem Manne ist sachlich und politisch reif. Es wird im übrigen damit nichts sensationell Neues geschaffen. Die von der Militärkommission in diesem Punkte ohne Opposition - Herr Braunschweig, Frau Gurtner - gutgeheissene bundesrätliche Vorlage erscheint als zweckmässig und vernünftig. Es geht überhaupt nicht darum, nun aus der Frau eine Kämpferin machen zu wollen. Es gibt aber in der Armee eine Menge Aufgaben, die ohne weiteres von Frauen übernommen werden können. Der Mili- tärische Frauendienst, wie er nun neu geschaffen werden soll, gehört in den Zusammenhang der Einführung der diffe- renzierten Tauglichkeit und der Aufhebung der verschiede- nen Hilfsdienste.
Die Frau erhält im Rahmen der von der Natur gesetzten Grenzen die gleichen Rechte - was an sich von überzeugten Frauenrechtlerinnen applaudiert werden sollte -, ohne dass sie aber einem Obligatorium im Rahmen der Gesamtvertei- digung unterworfen wird. Ich glaube, Frau Gurtner kann die Schreckgespenster, die sie hier aufsteigen liess, gleich wie- der einpacken und sie allenfalls später wieder hervorzau- bern.
Im übrigen finde ich die Ausführungen von Frau Gurtner schlichtweg eine Beleidigung für alle diejenigen Frauen, die sich bisher im Rahmen des Frauenhilfsdienstes für unsere Landesverteidigung eingesetzt haben. Ich weise diese Aus- führungen in aller Form zurück an den Ort, wo sie hingehö- ren, zurück an die Absenderin.
Wir werden den Minderheitsantrag unserer Kollegin Aubry unterstützen, nämlich den Rotkreuzdienst mit dem Militäri- schen Frauendienst gleichzustellen. Das scheint heute pro- blemlos zu sein.
Zum zweiten Schwergewicht, zur vermehrten Durchlässig- keit zwischen Armee und Zivilschutz für Offiziere. Auch diese Vorschläge erscheinen uns als zweckmässig. Es ist
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richtig, dass der Bundesrat bei der Zuteilung von Offizieren zum Zivilschutz und zu den zivilen Führungsstäben in Kan- tonen, Regionen und Gemeinden Spielraum erhält. Nach- dem in den letzten Jahren von den verantwortlichen Zivil- schutzkadern grosse Anstrengungen unternommen worden sind, die Ausbildung zu verbessern, ist eine zurückhaltende und flexible Lösung angezeigt. Der Zivilschutz verfügt heute im Rahmen seiner Hierarchie ebenfalls über Leute, die eine «Karriere» gemacht haben und sich nur ungern militärische Tutoren aufpfropfen lassen. Entsprechende Reaktionen von Zivilschutzkadern sind denn auch durch die Presse bekannt geworden. Unter diesen Umständen von Militarisierung des Zivilschutzes zu reden, erfolgt, Herr Braunschweig, doch ein wenig wider besseres Wissen; denn in der letzten Session ist hier von allen Seiten festgestellt worden, dass der Zivil- schutz eine zivile Aufgabe ist und bleibt. Damals haben wir den Zwischenbericht zum Stand des Zivilschutzes behan- delt. Man sollte in dieser kurzen Zeit nicht so vergesslich sein.
Zum dritten Schwergewicht: Die Auslandeinsätze von Armeeangehörigen sind mit Vorsicht behandelt worden; das ist richtig, zumal sich verschiedene Kantonsregierungen im Vernehmlassungsverfahren negativ geäussert haben. Vom Grundsatz, dass der Instruktionsdienst im eigenen Land, im Interesse der militärischen Landesverteidigung zu leisten ist, soll keineswegs leichtfertig abgewichen werden. Wir wollen keinen Auslandtourismus in Uniform zu Lasten der Wieder- holungs- und Ergänzungskurspflicht, und wir wünschen, dass auch im Bereich der internationalen Wehrsporttätigkeit die Praxis restriktiv gehandhabt wird.
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Das vierte Schwergewicht betrifft das Personalinformations- system der Armee (PISA). Wir begrüssen es, dass insbeson- dere auch die militärischen Kommandanten, vorab die Ein- heitskommandanten, von aufwendigen, langweiligen Kon- trollführungsarbeiten entlastet werden. Die Kommandanten haben wahrlich Gescheiteres zu tun. Sie sollen sich auf die Ausbildung und auf die Führung konzentrieren. Jeder gute Kommandant wird aber den persönlichen Kontakt mit sei- nen Leuten in den Einheiten und Stäben auch ohne diesen Papierkrieg, den gewiss jeder gerne verabschiedet, zu pfle- gen wissen.
Der Datenschutz für den Wehrmann scheint uns gewährlei- stet zu sein (ich verweise auf die bundesrätliche Botschaft, Seite 25). Der Antrag von Kollege Leuenberger Moritz rennt etwas offene Türen ein und wird von uns nicht unterstützt werden. Vorredner haben dazu bereits Ausführungen ge- macht.
Gestatten Sie mir noch zwei persönliche Bemerkungen zu dieser Vorlage, zu zwei Themen, die nicht angefasst worden sind, auf die aber wieder einmal aufmerksam zu machen ist, ohne dass aber Anträge dazu gestellt werden.
Zum Instruktorenproblem, kurz und bündig geregelt in Arti- kel 107 MO. Es wird zum ersten seit Jahren gepredigt, dass wir in Schulen und Kursen mehr Instruktoren brauchen, vor allem Einheitsinstruktoren (im Grade des Hauptmannes oder des Majors) und Klassenlehrer.
Eine zweite Feststellung: Solange die Karriere als Instruk- tionsoffizier mit derjenigen als Truppenoffizier verknüpft ist, wird es für einen Milizoffizier immer schwieriger, zu einem Truppenkommando zu gelangen, vor allem dann, wenn wir die Anzahl der Instruktionsoffiziere anheben, was - wie dargelegt - unumgänglich ist. Das Thema der Entkoppelung der Karriere als Truppenoffizier von derjenigen als beamte- ter militärischer Ausbilder bleibt also nach wie vor bestehen. Es bleibt auf der Pendenzenliste des EMD. Ich möchte aber heute keine weiteren Ausführungen dazu machen.
Eine weitere persönliche Bemerkung: Bei der Neufassung von Artikel 44 MO über die Offiziere des Generalstabes, hätte man noch einen Schritt weitergehen können, als uns das heute vom Bundesrat vorgeschlagen wird. Denn was ich vorhin zum Verhältnis Instruktionsoffizier/Truppenoffizier sagte, gilt auch innerhalb der Truppenoffiziere im Vergleich Generalstabsoffizier zu Nichtgeneralstabsoffizier. Mit der Vermehrung und vor allem der Vergrösserung der militäri- schen Stäbe gibt es immer mehr Generalstabsoffiziere, die
fast alle ihre Zeit als Truppenkommandanten - und zwar in jedem Grade - zu absolvieren haben, um weiterzukommen. Sie verdrängen immer mehr ebenso fähige Leute, die aus irgendeinem Grund keine Generalstabsausbildung absolvie- ren können - zum Beispiel aus zeitlichen Gründen, ihres Berufes wegen -, von Truppenkommandos. Die Armee ver- liert in zunehmendem Masse die Mitarbeit von fähigen Leu- ten und Truppenkommandanten. Umgekehrt gibt es aber tüchtige Generalstabsoffiziere, die sich besser für den Gene- ralstabsdienst eignen denn als Truppenkommandant.
Zusammenfassend betrachtet unsere Fraktion die Vorlage zur Teilrevision' der Militärorganisation, gemessen am gesamten Problemkatalog von Armee und EMD, als verhält- nismässig bescheiden. Die vorgeschlagenen Änderungen sind ausgewogen. Wir werden ihnen zustimmen.
Ich bitte Sie, die Nichteintretensanträge klar abzulehnen, Eintreten zu beschliessen und den Anträgen des Bundesra- tes und der Kommission sowie dem Antrag von Frau Aubry zuzustimmen.
Ruf-Bern: Die in der beantragten Teilrevision der Militäror- ganisation vorgesehenen Neuerungen können - gesamthaft betrachtet - zu einer wünschbaren Förderung und Stärkung unserer Armee und der Gesamtverteidigung beitragen. Die Fraktion der Nationalen Aktion und Vigilants steht denn auch - abgesehen von einer Einzelheit - voll hinter der Gesetzesrevision und beantragt Ihnen Eintreten.
Ich gestatte mir, in aller Kürze auf einige nach unserer Beurteilung besonders wesentliche Teilaspekte der Vorlage einzutreten. Die Überführung des Frauenhilfsdienstes in einen Militärischen Frauendienst (MFD) als integrierter Bestandteil unserer Armee bedeutet einen seit längerer Zeit überfälligen Schritt zur Aufwertung unserer Gesamtverteidi- gung. Ihnen allen dürften der zahlenmässig eher beschei- dene Nachwuchs im FHD bekannt sein. Wenn der FHD nun in der vorgesehenen Weise umgewandelt wird, so erhält die Stellung der Frau zweifellos grösseres Gewicht. Wir hoffen, dass sich diese Attraktivierung auf die Nachwuchsförderung günstig auswirkt und damit auch zu einer zahlenmässigen Stärkung unserer Armee führt. Im Zuge der Gleichberechti gung der Geschlechter ist eine vermehrte Integration der Frau in Armee und Gesamtverteidigung unbedingt wün- schenswert und stellt letztlich eine logische Folge der gesellschaftlichen Entwicklung dar. An dieser Stelle muss einmal mehr betont werden, dass Gleichberechtigung nicht nur gleiche Rechte, sondern ebenso gleiche Pflichten bedeutet, namentlich auch im Bereich der Gesamtverteidi- gung.
Bekanntlich steht gegenwärtig das Vernehmlassungsverfah- ren zum Meyer-Bericht über die Stellung der Frau in der Gesamtverteidigung kurz vor dem Abschluss. Sollte ein Engagement der Frau im Rahmen unserer Verteidigungsbe- mühungen später als obligatorisch erklärt werden, was wir aus den skizzierten Gründen sehr hoffen, so wäre der neue MFD eine trag- und ausbaufähige Grundlage im militari- schen Teilbereich.
Anlässlich der Diskussion über den Zwischenbericht zum Stand des Zivilschutzes während der letzten Dezemberses- sion sind in diesem Saale verschiedentlich die teilweise gravierenden Mängel an ausgebildeten Zivilschutzkadern unterstrichen worden. Wir begrüssen es, dass das Potential, die Kapazitätsreserve der über 50jährigen Offiziere, künftig herangezogen werden kann, um die vorhandenen Lücken zu schliessen. Diese Regelung wird es ermöglichen, die Zivilschutzausbildung auf allen Stufen in relativ kurzer Zeit zu vervollständigen.
Von einer gewissen Skepsis geprägt war ursprünglich unsere Haltung zur Einführung des Personalinformationssy- stems PISA; dies nicht aus Furcht vor fehlendem Daten- schutz, sondern in Sorge um die Einsatzbereitschaft des auf hochstehender Technologie und Mikroelektronik basieren- den Systems in strategischen Fällen. Bedeutungsvoll ist in diesem Zusammenhang das Stichwort des nuklearen elek- tromagnetischen Pulses NEMP und dessen schwerwie- gende Beeinträchtigung aller elektronischer Anlagen. Wir
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vertrauen jedoch darauf, dass die vorgesehenen techni- schen Schutzmassnahmen ausreichend sein werden und dass (gemäss Botschaft) der notfalls manuell weiterzufüh- rende Betrieb der militärischen Kontrollführung im Bedarfs- falle auch kurzfristig gewährleistet ist.
Als einzige Bestimmung können wir die Absicht nicht akzep- tieren, die Anrechnung von D enstleistungen aller Armeean- gehöriger, namentlich auch der Auszugstruppen, im Aus- land als Instruktionsdienst gesetzlich zu ermöglichen. Unse- ren diesbezüglichen Abänderungsantrag zu Artikel 116 Absatz 4 werden wir in der Detailberatung begründen. Ich bitte Sie, auf die Vorlage einzutreten und dadurch den armeefeindlichen Tendenzen, wie sie einmal mehr in den Nichteintretensanträgen zum Ausdruck gekommen sind, eine klare Abfuhr zu erteilen!
Mme Deneys: Les familles les plus unies connaissent des divergences dans l'appréciation des problèmes et des solu- tions destinées à les résoudre, vous savez cela aussi bien que moi, Monsieur Jeanneret. Les socialistes de la Commis- sion des affaires militaires oni accepté le projet de réorgani- sation de l'armée sur deux points, en particulier, qui se sont révélés matière à contestation par la suite.
Je m'exprimerai sur ces deux sujets, pour les membres socialistes de la commission et en mon nom personnel. Tout d'abord le service féminin de l'armée. Autant je consi- dère que les hommes aptes au service ne peuvent pas tous, pour des motifs qui leur sont propres, accepter le service militaire - et qu'il faut donc instituer un service civil - autant j'admets que des femmes, pour des raisons personnelles et professionnelles, souhaitent faire du service militaire. Je ne vois vraiment pas pourquoi elles ne seraient pas traitées à égalité dans l'organisation de l'armée; le principe fonda- mental de la liberté de choix étant réalisé pour l'ensemble des femmes, celles qui s'engagent le décident en toute connaissance de cause et savent à quoi s'en tenir.
Mais les choses se gâtent. En commission, nous avions nettement refusé, avec M. Chevallaz, alors conseiller fédéral, qui savait aussi mesurer l'importance politique de certaines propositions, que le service de la Croix-Rouge soit égale- ment incorporé dans l'armée.
Pour ne pas revenir à la tribune au sujet de la proposition de Mme Aubry, je tiens à dire maintenant que je considère qu'assimiler le service Croix-rouge à l'armée est une double erreur, d'une part parce que les femmes qui ont choisi ce service volontairement ont clairement écarté le service fémi- nin de l'armée. Elles ont opté pour les services Croix- Rouges et non pour l'armée. D'autre part, parce que la mission de la Croix-Rouge reste différente de celle de l'ar- mée, puisqu'elle doit en principe s'occuper de tous les blessés, quels qu'ils soient. Er fin, et c'est le plus grave, cette manière de faire renforce la conviction de ceux qui crai- gnent la tactique du salami. On incorpore d'abord une catégorie de femmes, puis une autre, on en trouvera certai- nement une troisième, d'autres encore et finalement on passera, sans tambour ni trornpette, à une intégration plus ou moins totale des femmes dans l'armée. Or cela, la majo- rité des femmes le refuse. Voilà un des éléments qui expli- quent l'attitude du groupe par rapport à l'attitude des mem- bres socialistes de la commission.
Le deuxième problème concerne le système PISA. L'intro- duction de l'informatique dans l'armée ne peut raisonnable- ment être contesté. Il est difficilement défendable, à mon avis, d'occuper des personnes à recopier des fiches à la main, jusqu'à sept fois. Un autre problème est de savoir quelles données sont recueil ies, quelle utilisation on veut en faire, quel contrôle est possible sur les données et sur leur usage. Il est certain qu'on peut émettre les plus grandes réserves, mais les garanties cu'on nous a données vont, je crois, dans le sens souhaité. Il ne devra pas figurer sur les fiches d'ordinateur d'autres données que celles du livret militaire et celles indiquées volontairement. Il devra être constamment possible d'accéder à ces données pour les contrôler. J'ajoute qu'il ne me paraîtrait ni utile ni efficace qu'un système destiné à sa sir les caractéristiques d'un
important groupe de population comporte d'innombrables données. Ce devrait être également une garantie. Mais là aussi, les déclarations tout à fait démesurées, intempestives, de certains responsables de l'armée - chef de l'Etat-major général et chef de l'instruction en particulier - ont provoqué des réactions parfaitement compréhensibles. On ne peut pas d'un côté glorifier le système du citoyen soldat, le citoyen étant appelé à prendre de grandes responsabilités, et exiger dans l'armée la soumission et l'obéissance, l'ab- sence de tout esprit d'initiative, de tout esprit critique.
La crainte existe maintenant que c'est cela que l'on veut contrôler. Ne vous étonnez pas dès lors de la prise de position de la majorité du groupe socialiste. Les membres de la Commission des affaires militaires vous demandent par conséquent, Monsieur le Conseiller fédéral, d'exiger davantage de discipline des responsables militaires en leur rappelant qu'ils doivent respecter, en toutes circonstances, le pouvoir politique souverain, le peuple.
Frau Kopp: Ich hatte nicht die Absicht, mich in dieser Eintretensdebatte zu Wort zu melden. Wenn ich es trotzdem tue, so deshalb, weil mich die Voten von Frau Gurtner und von Herrn Braunschweig provozierten. Sie provozierten mich doppelt, einerseits als Frau und andererseits als ehe- maliges Mitglied des FHD.
Herr Braunschweig, es geht tatsächlich nicht nur um eine blosse Namensänderung, sondern es geht um eine Statutän- derung. Die Frauen, die jetzt schon freiwillig Dienst leisten, sollen nicht mehr im Statut des Hilfsdienstes verbleiben, sondern gleichberechtigte Mitglieder der Armee werden. Die Pflichten nehmen sie jetzt schon freiwillig auf sich. Jetzt sollen sie auch die gleichen Rechte erhalten, namentlich in bezug auf den Erwerbsersatz und in bezug auf das Recht, ihre Arbeitszeit benützen zu dürfen, um Militärdienst zu leisten.
Zu Frau Gurtner: sofern Sie überhaupt zum Thema gespro- chen haben, sind Ihre Ausführungen derart unlogisch, dass es sich wohl kaum lohnt, diese zu korrigieren. Hingegen möchte ich Ihnen eines sagen: Die Frauen, die bis jetzt schon freiwillig Militärdienst geleistet haben, taten das nicht, um die Armee menschlicher zu machen, um als Lük- kenbüsser aufzutreten, sondern sie haben es aus der Über- zeugung getan, dass Menschlichkeit, die sie so oft zitiert haben, eben nur in Frieden und in Freiheit möglich ist und dass unsere Armee ein Instrument der Friedenssicherung ist. Was ich aus Ihrem Munde schon bald nicht mehr hören kann, das ist das Wort «Selbstverwirklichung». Was verste- hen wir denn unter Selbstverwirklichung? Ich meine, dass Selbstverwirklichung auch darin bestehen kann, dass man einmal auch freiwillig eine Pflicht auf sich nimmt.
Wellauer, Berichterstatter: Nach den Ausführungen von Herrn Jeanneret und Herrn Loretan zu den beiden Nichtein- tretensanträgen von Herrn Braunschweig und Frau Gurtner kann ich mich nun kurz fassen. Ich möchte nur zwei Punkte herausgreifen. Der eine Punkt betrifft den Einbezug der Frauen, und der zweite Punkt die Einführung des PISA. Wie ich im Eintreten schon erwähnt habe - und es vorhin · auch Frau Kopp wieder bestätigt hat -, geht es bei der Reorganisation des Frauenhilfsdienstes nicht um die Frage des Einbezugs der Frauen in die Gesamtverteidigung, son- dern es geht einzig darum, die Gleichstellung der freiwillig in der Armee dienstleistenden Frauen mit den männlichen Angehörigen der Armee vorzunehmen. Es geht also nicht primär um die Namensänderung, sondern um die Gleichstel- lung von Mann und Frau, wie das nun im Artikel 3bis (neu) der Militärorganisation festgelegt wird. Wenn man diese Gleichstellung erreichen will, muss man eben auch den Namen ändern: Denn die Frauen sind nicht aus Gründen der Dienstuntauglichkeit in den Hilfsdienst eingeteilt worden, sondern, weil der Frauendienst bis anhin als Hilfsdienstgat- tung der Armee galt, dies im Gegensatz zu den Männern, die aus Diensttauglichkeitsgründen zum Hilfsdienst eingeteilt werden. Deshalb muss eben dieses Statut auch geändert werden und die Namensänderung erfolgen.
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Die Hilfsdienste der Armee, denen auch Männer angehören, werden ohnehin mit der Einführung der differenzierten Diensttauglichkeit abgeschafft werden müssen. Die Vorar- beiten sind jetzt im Gange, und man rechnet, die entspre- chenden Vorlagen bis Ende 1987 dem Parlament vorlegen zu können. Wenn man jetzt schon in der Militärorganisation die Namensänderung beim Frauenhilfsdienst in den Militäri- schen Frauendienst vornimmt, wird einfach vorgezogen, was später auch noch bei den männlichen Hilfsdienstange- hörigen der Fall sein wird, nämlich die Aufhebung des Hilfsdienstes.
Ein Wort zum PISA, dessen Einführung vor allem Herr Braunschweig und auch Frau Gurtner bewogen hat, den Nichteintretensantrag zu stellen: Mit der Einführung des PISA, des Personalinformationssystems der Armee, führen wir nicht neue Daten ein über die Personen, die in der Armee tätig sind, sondern schon heute werden diese Daten manuell erfasst in den sogenannten Korpskontrollen, die teilweise durch die Kompaniekommandanten und teilweise durch die Dienstabteilungen des EMD geführt werden. Mit der Einfüh- rung des PISA wird einfach diese manuelle Kontrolle auto- matisiert. Es stimmt - da muss ich Herrn Braunschweig recht geben -, dass heute sehr viele Personaldaten gesam- melt werden. Man schätzt in der Schweiz ungefähr 80 Millio- nen Personaldaten in etwa 1000 manuellen oder automati- schen Karteien. Das heisst mit anderen Worten: Jeder Bür- ger dieses Staates ist rund 17mal erfasst. Und da muss ich Herrn Braunschweig ebenfalls recht geben: Bei dieser Fülle von Daten ist der Datenschutz und ist auch ein Datenschutz- gesetz notwendig; das ist unbestritten. Heute fehlen die Rechtsgrundlagen für einen solchen Datenschutz. Das Datenschutzgesetz liegt im Entwurf vom Dezember 1983 vor, wird aber zuerst noch in die Vernehmlassung gehen und dann die parlamentarische Hürde nehmen müssen. Mit der Änderung von Artikel 151 Absatz 4 MO schaffen wir die Rechtsgrundlage, wonach der Bundesrat bis zur Inkraftsetzung des Datenschutzgesetzes eine Verordnung über das militärische Kontrollwesen erlassen kann. Die voll- ständige Einführung des PISA wird bis zum Jahre 1989 dauern. Mit der Verordnung über das militärische Kontroll- wesen will nun der Bundesrat sofort die entsprechenden Vorschriften erlassen, damit der Datenschutz bis zur defini- tiven Einführung gewährleistet ist. Er hat jetzt schon Richtli- nien erlassen über die Bearbeitung von Personaldaten in der Bundesverwaltung; sie datieren vom 16. März 1981. Es ist nicht so, wie Herr Braunschweig befürchtet, dass in diesem PISA Daten gesammelt werden, die nicht notwendig sind oder die die Persönlichkeitssphäre des einzelnen erfas- sen. Ich möchte sogar behaupten, dass mit der Automatisie- rung der Datenverarbeitung der Datenschutz und die Per- sönlichkeitssphäre jedes einzelnen besser gewährleistet sind. Heute wird die Korpskontrolle vom Kompaniekomman- danten selbst, seiner Ehefrau, seiner Braut, der Sekretärin oder irgendeiner Büroangestellten im Geschäft geführt. Wenn Änderungen vorkommen, zum Beispiel Strafeinträge, wird das mit Bleistift eingetragen, gestrichen, wieder geschrieben und gelöscht usw. Bei der elektronischen Datenverarbeitung werden die Daten auch physisch gelöscht; der Datenschutz ist also bei der Automatisierung viel besser gewährleistet als beim manuellen Kontroll- system.
Ich bitte Sie deshalb, die Nichteintretensanträge abzu- lehnen.
Mme Aubry, rapporteur: Je remercie les représentants des groupes qui ont combattu la proposition de Mme Gurtner et de M. Braunschweig. M. Jeanneret en particulier leur a répondu en termes excellents, si bien que ma réponse sera brève.
Madame Gurtner, je ne vous demande qu'une chose, c'est de mettre votre montre à l'heure. Vous retardez terriblement lorsque vous parlez de la femme manipulée. Le thème de la femme manipulée était celui des suffragettes d'il y a vingt ou trente ans et c'est aussi le titre d'un livre fort connu.
Entrer librement dans l'armée, Madame, ce n'est pas être manipulée! C'est entrer dans le système de défense géné- rale, c'est accepter de défendre son pays. Au cours de la dernière mobilisation générale, des femmes nous ont donné un exemple merveilleux: sans être engagées dans l'armée, elles se sont mises au service du peuple et surtout de la population civile. Je tenais à vous le rappeler.
Vous faites un mauvais procès au Département militaire fédéral quand vous dites qu'en dotant le service féminin de l'armée d'un statut spécial, on fait un premier pas dans la voie de la militarisation des femmes.
Je suis moi aussi contre le service militaire obligatoire des femmes, mais j'estime qu'il faut leur laisser la liberté, que Mme Deneys a qualifiée il y a un instant de fondamentale, de servir leur pays dans le cadre de l'armée, et celles qui veulent le servir doivent être soumises à la loi sur l'organisa- tion militaire. Il est un peu facile d'être «anti-tout».
Je réponds ensuite à M. Braunschweig que je ne le com- prends pas. Il craint les conséquences du changement de dénomination du Service complémentaire féminin. Son parti, du moins une partie de ses membres, s'est déclaré pour l'égalité des femmes et des hommes mais il veut empêcher celles-ci de prendre leurs responsabilités dans le domaine de la défense nationale. La nouvelle dénomination du Service complémentaire féminin ne lui convient pas. Or, le qualificatif «complémentaire» ne suffit plus aujourd'hui. Nous les femmes qui avons pris nos responsabilités dans le cadre de la défense nationale sommes des femmes à part entière; nous ne voulons plus être considérées comme des «aides». Nous voulons être les égales de ceux qui servent le pays, mais tout en restant des volontaires.
Quant au service de la Croix-Rouge, je réponds à Mme Deneys que j'ai présenté en commission une proposition de minorité à ce propos, qui sera examinée tout à l'heure. Elle m'a été suggérée par mon activité au service de la Croix- Rouge. Il faut mettre sur pied un statut unique pour les femmes. Le service accompli dans le cadre de la Croix- Rouge ne doit plus être considéré comme un service com- plémentaire. Celles qui l'accomplissent sont des spécia- listes: médecins, pharmaciennes, infirmières, qui entrent volontairement, et non parce qu'elles y sont obligées, dans le service de la Croix-Rouge et qui assument des responsa- bilités aussi importantes que celles qui feront partie du Service féminin de l'armée (conduite d'ambulances, etc.). C'est pourquoi il faut soumettre à un statut unique ces deux catégories de femmes.
Le service de la Croix-Rouge comprend aujourd'hui des femmes «qui sont prêtes à servir leur prochain à titre volon- taire en cas de guerre ou de catastrophe, conformément aux principes fondamentaux de la Croix-Rouge.» Le service de la Croix-Rouge a été créé en même temps que la Croix- Rouge proprement dite. En effet, lors de la bataille de Solferino, qui s'est déroulée en 1859, la première préoccu- pation d'Henry Dunant a été de secourir les blessés. A l'heure actuelle, la Croix-Rouge suisse est chargée, en vertu de l'arrêté fédéral du 13 juin 1951 et des statuts du 24 november 1979, «de soutenir le service sanitaire de l'ar- mée par le recrutement, l'instruction et la tenue à disposi- tion des volontaires».
Je ne m'arrêterai pas longuement à l'introduction du sys- tème PISA, qui semble susciter les mêmes craintes que celle de la fameuse banque de données, à l'idée de laquelle on ne s'est pas encore tout à fait habitué. Cependant, je crois que les dispositions de la loi, dont l'entrée en vigueur est prévue pour la fin de l'année 1985, devraient rassurer ceux qui éprouvent encore quelque inquiétude au sujet de l'introduc- tion du système PISA. Les qualifications, qu'on appelle dans l'armée les «qualifs», qu'on demande en général n'appar- tiendront jamais qu'à celui qui est habilité à les connaître et ne seront pas répandues à travers les ordinateurs.
Tout ayant été dit à cette tribune, je vous invite à entrer en matière et à rejeter les propositions de Mme Gurtner et de M. Braunschweig, qui n'apportent rien à la défense générale du pays.
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M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je retiens trois points du débat qu'a suscité la réforme de ce vénérable monument qu'est la loi sur l'organisation militaire de 1907.
Tout d'abord, je constate que la nécessité d'imputer sur les obligations militaires certaines activités accomplies par des militaires à l'étranger n'est pas contestée. C'est une modifi- cation nécessaire. Cette nécessité est apparue notamment à l'occasion de la magnifique intervention d'éléments de nos troupes en Italie en 1980, à la suite des terribles tremble- ments de terre qui ont dévaste ce pays. Il eût été normal, à tout le moins, de considérer comme service militaire le service accompli par les hommes qui ont été engagés dans cette action de secours. Toutefois, cela n'a pas été possible parce que les dispositions de a loi étaient inflexibles. Elles doivent donc être modifiées et je vous remercie d'accorder à ce point toute son importance.
Beaucoup plus controversée, en revanche, est la réorganisa- tion du Service complémentaire féminin. Je souligne que la modification proposée est absolument indépendante de la préparation du rapport sur la participation de la femme à la défense générale. En ce domaine, la consultation des can- tons et des milieux intéressés est terminée et on en est actuellement au dépouillement de ses résultats. Cette con- sultation a intéressé tant et tant de nos concitoyens que l'analyse des réponses nous occupera en tout cas jusqu'à la fin de l'année. Ce n'est qu'à ce moment que nous pourrons tirer quelques lignes de force des avis exprimés par nos concitoyens et examiner dans le rapport préalable les diffé- rents modèles qui ont été suggérés. Mais ce n'est pas de cela que nous parlons aujourd'hui.
Aujourd'hui, nous devons constater qu'il s'agit de donner au service féminin de notre armée un statut différent, corres- pondant au voeu qui a été expr mé par les premières intéres- sées, mais un statut qui reste fondé sur le principe absolu du volontariat. Il n'est pas question d'instituer un service mili- taire obligatoire pour les femmes. En créant le service fémi- nin de l'armée, nous voulons seulement leur permettre d'as- sumer de plus grandes responsabilités dans l'armée. Elles pourront, jusqu'au grade de colonel tout au moins, obtenir les mêmes grades que les hornmes. En aucun cas, cepen- dant, il ne s'agit d'en faire des combattantes. Les tâches qui leur seront confiées devront correspondre, comme par le passé, à leur nature et à leur qualité propre. Mais quantité de tâches sont accomplies par des hommes exclusivement, alors qu'elles pourraient l'être tout aussi bien par des femmes. Je songe au travail des secrétaires d'états-majors, aux services des transmissions ainsi qu'à toutes sortes de tâches de services territoriales.
Nous voulons permettre aux femmes qui le désirent, de prendre une part plus active à la défense du pays. Nous ne jouons pas, Madame Gurtner, Monsieur Braunschweig, les sergents recruteurs, nous n'entarnons pas le moindre mou- vement vers la militarisation de la femme, ni vers l'enrôle- ment obligatoire. Nous ne faisons que répondre à la volonté des femmes qui ont décidé de servir l'armée et, sous la forme militaire, de servir le pays. C'est à leur demande que le Conseil fédéral a voulu améliorer ce statut en leur offrant davantage de responsabilités, de possibilités, ce qui me paraît correspondre au programme politique auquel vous adhérez tous les deux.
Je répète, pour que tout soit clair et que les procès d'inten- tion qui ont été faits tout à l'heure ne portent pas de fruits, que ce statut demeure fondé comme auparavant sur le volontariat et sur rien d'autre.
Le troisième point que j'aborderai brièvement est celui du système PISA. On a donné de ce dernier une image inquié- tante. On a décrit le PISA comme une machine horrible qui confirme les thèses d'Orwell, cies technocrates liberticides qui déglutissent l'individu dans le grand ordinateur public! Gardons raison, il n'est pas question de cela. Il s'agit tout simplement d'un moyen permettant d'éviter les travaux administratifs actuellement fastidieux et parfois imprécis. Si l'armée et, avec elle, l'organisat on militaire, les cantons et la Confédération, les officiers de milice et notamment, les commandants de compagnie qui accomplissent le travail
ingrat de la tenue à jour de leurs travaux administratifs, peuvent aussi être assistés d'un moyen technique moderne à l'instar de toutes les entreprises de notre pays, je consi- dère que c'est là un pas qu'il nous faut franchir. Nous agirons dans ce sens avec la conscience d'autant plus tranquille que toutes les précautions, légitimes ont été prises pour assurer la protection des données dans ce système PISA. Je puis vous assurer que les tâches bien définies qui ont été confiées aux responsables du PISA nous permettent d'éviter tout dérapage intempestif, toute viola- tion des données personnelles et toute agression contre la sphère privée des individus.
Je remarque d'ailleurs que le système actuel est sans doute plus dangereux à cet égard car il ne connaît pas les protec- tions, les verrouillages, les prescriptions que nous avons mis en place avec le système PISA. J'aurai sans doute l'occa- sion, si M. Leuenberger confirme tout à l'heure sa proposi- tion, de revenir plus en détail sur ce point. Je déclarerai seulement dans l'entrée en matière que vous ne devez éprouver ni craintes ni inquiétudes quant aux influences indirectes de la machine PISA.
J'en arrive tout naturellement à l'intervention de Mme Deneys, liant cette préoccupation à d'autres préoccupations plus générales et insistant sur les rapports de confiance qui doivent exister concrètement entre l'armée et le peuple: cette symbiose de l'armée et du peuple doit être une réalité de tous les jours et non un argument de discours patrioti- ques. Je donne parfaitement raison à Mme Deneys et lui confirme que cette confiance du peuple envers son armée n'est possible qu'au prix d'une discipline claire et nette à l'intérieur même de l'armée. Cela fait partie de la subordina- tion de l'armée au pouvoir politique. Le Conseil fédéral ne fera aucune concession en la matière.
M. Loretan a évoqué deux problèmes particuliers. Je suis prêt à les réexaminer avec lui pour ne pas retenir trop longuement l'attention du Parlement.
Je dirai simplement qu'en ce qui concerne les officiers instructeurs de notre armée, nous estimons légitime de lier leur avancement au système en vigueur pour les officiers de milice, de ne pas trouver pour eux quelque statut privilégié que ce soit et de les soumettre à l'aune commune. Nous pouvons avoir à en supporter ici ou là quelques difficultés, notamment au titre du rectrutement de ces officiers instruc- teurs qui sont en nombre insuffisant, mais nous pensons qu'une concession au principe consistant à lier leur sort à celui de la milice serait de mauvaise politique.
En ce qui concerne le deuxième point, soulevé par M. Loretan, à propos du sort des officiers d'état-major général, je constate que ces messieurs, parfois - et nul ne l'ignore - semblent vouloir prendre la place des commandants de troupes très «gentiment» élevés dans la milice. Néanmoins, nous croyons que les dispenser encore de ce salutaire retour à la troupe, après un passage dans les hauts états- majors, serait une erreur car elle leur ferait perdre sans doute la notion du commandement concret, de ses exi- gences, de ses tribulations et elle les conforterait excessive- ment dans leur idée du charme délicieux des états-majors supérieurs!
Je répondrai, au cours du débat, aux autres propositions qui nous sont soumises, soit à celles de Mme Aubry, de M. Ruf, de M. Leuenberger.
Je vous prie, avec le Conseil fédéral, de voter l'entrée en matière qui vous est proposée afin de nous permettre de travailler ensuite à l'élaboration d'un projet qui est néces- saire au bon fonctionnement de notre armée.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission (Eintreten) 123 Stimmen Für den Antrag Gurtner/Braunschweig (Nichteintreten)
24 Stimmen
Detailberatung - Discussion par articles Titel und Ingress, Ziff. | Art. 1bis
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
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Militärorganisation. Revision
Titre et préambule, Ch. I art. 1bls Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 3bis Antrag der Kommission
Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Minderheit (Aubry, [Müller-Balsthal], Pini)
Abs. 2
Die weiblichen Angehörigen der Armee und des Rotkreuz- dienstes haben die gleichen Pflichten . . .
Antrag Aubry Abs. 1
(ersetzt den Antrag der Kommissionsminderheit)
.. . Militärischen Frauendienst und zum Rotkreuzdienst mel- den. Die Dienstleistungen der in den Militärischen Frauen- dienst oder in den Rotkreuzdienst aufgenommenen Frauen . . .
Art. 3bla
Proposition de la commission
Majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Minorité
(Aubry, [Müller-Balsthal], Pini)
... , le personnel féminin de l'armée et du service de la Croix- Rouge a les mêmes devoirs ...
Proposition Aubry
Al. 1
(remplace la proposition de la minorité de la commission) ... pour le service féminin de l'armée et le service Croix- Rouge. Pour les femmes, incorporées dans le service fémi- nin de l'armée ou le service Croix-Rouge, le service mili- taire ...
Mme Aubry, porte-parole de la minorité: Je dois revenir à la tribune pour développer ma proposition de minorité qui n'a pas été traité au sein de la commission.
Je voudrais que l'on mette le service de la Croix-Rouge sur le même pied que le service féminin de l'armée. Cette proposition est approuvée aujourd'hui par l'Association suisse du service de la Croix-Rouge.
A mon avis - vous voudrez bien m'excuser si je me répète - on ne peut constituer deux statuts différents pour les femmes qui sont engagées volontairement dans l'armée. Il existe d'ailleurs une étroite collaboration entre le service féminin de l'armée et celui de la Croix-Rouge, dans le cadre des hôpitaux de l'armée. Alors que l'on compte 2800 femmes dans les services complémentaires - comme on les appelle encore aujourd'hui; ils deviendront le service fémi- nin de l'armée - il y en a près de 4000 dans le service de la Croix-Rouge. C'est donc une grande différence. Qu'elle soit infirmière, médecin ou pharmacienne du service de la Croix- Rouge, la femme qui entre volontairement dans l'armée possède déjà une formation que n'a pas celle qui s'engage dans le service féminin de l'armée. On ne peut donc pas pénaliser les membres du service de la Croix-Rouge et les soumettre à un statut inférieur.
C'est pourquoi je vous demande de bien vouloir appuyer ma proposition de minorité, concernant l'article 3bis qui stipule à l'alinéa 1: «Les Suissesses peuvent s'annoncer volontaires pour le service féminin de l'armée ou le service de la Croix- Rouge. Pour les femmes, incorporées dans le service fémi-
nin de l'armée ou le service de la Croix-Rouge, le service militaire ... »
Une autre modification intervient à l'article 38 où nous devons ajouter sous les chiffres 5 et 6 «le service Croix- Rouge». La plupart des groupes sont favorables à cet amen- dement.
Je vous demande de bien vouloir accepter la proposition de la minorité.
Reichling: Der Frauenhilfsdienst sollte einen Soll-Bestand von 4000 aufweisen; der Effektiv-Bestand beträgt 2800. Es fehlen also 1200 Frauen, um die Funktionen, die für sie vorgesehen sind, auszuüben. Die Herauslösung aus dem Hilfsdienst und die Umbenennung auf Militärischen Frauen- dienst wird mit Rekrutierungsproblemen begründet. Die Attraktivität zur Ausübung dieser Funktion sei höher, wenn sie als vollwertige Armeeangehörige eingeteilt sind. Das gleiche Argument gilt mindestens auch für den Rotkreuz- dienst. Die Soll-Bestände des Rotkreuzdienstes umfassen etwas weniger als 8000 Stellen; der Effektiv-Bestand beträgt heute die Hälfte, nämlich 4000. Die Angehörigen des Rot- kreuzdienstes sind voll diensttauglich, sie sind Fachspeziali- stinnen; drei Viertel sind diplomierte Krankenschwestern, alle haben eine abgeschlossene Berufsausbildung im medi- zinischen Bereich. Es erscheint nicht akzeptabel, dass das doppelt so grosse Korps des Rotkreuzdienstes gegenüber dem Militärischen Frauendienst benachteiligt werden soll. Dieses Versäumnis in der bundesrätlichen Botschaft ist mir unverständlich, und ich bedaure es. Das Bedürfnis ist hin- sichtlich des Rotkreuzdienstes offensichtlich zu wenig sorg- fältig abgeklärt worden. Der Rotkreuzdienst ist für das Funk- tionieren des koordinierten Sanitätsdienstes, der für die Armee wie für die Zivilbevölkerung gleichermassen seine Dienste leistet, unerlässlich. Die Krankenschwestern, die Ärztinnen, die Apothekerinnen erfüllen im Rotkreuzdienst genau die gleichen Funktionen und haben genau die glei- chen Kompetenzen wie ihre männlichen Berufskollegen als Wehrmänner. Es geht bei dieser neuen Einteilung auch nicht um eine Militarisierung; denn auch als Hilfsdienstan- gehörige unterstehen sie voll den militärischen Gesetzen und Reglementen.
Die kürzere Ausbildungszeit scheint meiner Ansicht nach ebenfalls kein Argument zu sein. Der Militärische Frauen- dienst leistet 118 Tage, das entspricht der Rekrutenschule, der Rotkreuzdienst 52 Tage plus die Ausbildung zum medi- zinischen Spezialberuf. Das Rote Kreuz ist zudem viel besser in der Lage, diese Spezialisten in einer in der Regel vierjähri- gen Lehre auszubilden, als dies in einer Rekrutenschule gemacht werden könnte. Im Jahre 1903 hat die Bundesver- sammlung dem Schweizerischen Roten Kreuz den Auftrag gegeben, fachlich gut geschultes Pflegepersonal für die Armee auszubilden, auszurüsten und für Zeiten der Not in Bereitschaft zu halten. Seither besteht der Rotkreuzdienst. Anfänglich obligatorisch, heute freiwillig.
Ich bin der Auffassung, dass die Berufsausbildung und die ständige Berufsausübung die kleinere Zahl von Ausbil- dungsdiensten voll rechtfertigt.
Ich möchte zum Schluss bekanntgeben, dass der ehemalige Kommandant der Flieger- und Fliegerabwehrtruppen, Korpskommandant Bolliger, der heutige Präsident des Schweizerischen Roten Kreuzes, den Antrag von Frau Aubry voll unterstützt. Es scheint mir angemessen, an dieser Stelle - auch im Namen der Fraktion der Schweizerischen Volks- partei - den vielen Tausenden von Frauen, die im Rotkreuz- dienst seit 1903 und im Frauenhilfsdienst seit 1940 in unse- rer Armee Dienst geleistet haben, zur Erhaltung unserer Sicherheit und Freiheit, den besten Dank abzustatten. Ich beantrage Ihnen, den Anträgen Aubry zuzustimmen.
Frau Segmüller: Die vorgesehene verbesserte Stellung des Frauendienstes begrüsse ich, wenn ich auch den neuen Namen nicht überaus glücklich finde. Die französische Ver- sion gefällt mir da um einiges besser.
Ein grosses Fragezeichen mache ich hingegen zur Gleich- schaltung des Rotkreuzdienstes mit dem FHD, wie Frau
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Aubry sie beantragt. Ich stelle mich da in Gegensatz zu meinen beiden Vorrednern. Vergegenwärtigen wir uns doch die besondere Bedeutung und Stellung des Rotkreuzdien- stes. Der RKD wirkt im Rahmen des Armeesanitätsdienstes mit. Er unterstützt ihn nachhaltig. Er nimmt bereits in Frie- denszeiten wichtige und nicht ersetzbare Ausbildungsfunk- tionen in den Militärspitälern des Armeesanitätsdienstes wahr.
Die heutige Organisationsform des RKD mit kurzen Dienst- zeiten und einem nicht zu prononcierten militärischen Gepräge ermutigt zahlreiche junge Frauen aus den Pflege- berufen zum Eintritt in den Rotkreuzdienst. Es handelt sich hierbei um junge Frauen, die dem straff militärisch organi- sierten FHD mit seinen doppelt so langen Dienstzeiten eher ablehnend gegenüberstehen, sich indessen für einen wesentlichen Beitrag im Armeesanitätsdienst entscheiden können.
Was folgt daraus? Der Einbezug des RKD in die laufende Revision und die daraus resultierende Anpassung an den FHD hätte ohne Zweifel eine vermehrte Militarisierung zur Folge, was sich insgesamt nachteilig auf die heute bereits wieder prekäre Rekrutierungssituation auswirkt. Der Rot- kreuzdienst ist der Realisation des humanitären Gedanken- gutes in ganz besonderem Masse verpflichtet. Seine Aus- gangslage ist daher von der des FHD grundsätzlich ver- schieden. Die Stellung des Rotkreuzdienstes ist nicht eine Frage des Status, sondern allein von der Tätigkeit seiner Angehörigen und deren Einsatz für Ausbildung und Kriegs- tüchtigkeit bereits zu Friedenszeiten bestimmt. Es ist auch in die Beurteilung miteinzubeziehen, dass Spitalverwaltun- gen längeren Dienstleistungen im Rotkreuzdienst zuneh- mend ablehnend gegenüberstehen. Der heutige Status des Rotkreuzdienstes bzw. dessen Organisationsform ist, entge- gen einer nicht repräsentativen Meinungsumfrage des SVRKD, vollauf befriedigend und stellt das bestmögliche und rekrutierungsfreundlichste Organisationsmodell dar. Dies ist auch die Meinung ces Rotkreuzdienstchefarztes und wird bestätigt von zahlreichen Schulleitungen der Kran- kenpflegeberufe.
Der Rotkreuzdienst sollte daher seine heute gegebene Orga- nisationsstruktur behalten. Er wird bei der vorgesehenen Auflösung des Hilfsdienststatutes bei Einführung der diffe- renzierten Tauglichkeit in wenigen Jahren nicht mehr als HD-Gattung bezeichnet werden. Denken Sie an die vielen jungen Mädchen und Frauen, die bereit sind, ihre berufli- chen Kenntnisse dem Rotkreuzdienst zur Verfügung zu stel- len, aber nicht unnötig vermilitarisiert werden wollen.
Ich bitte Sie daher, im Interesse des Rotkreuzdienstes und der Armee, den Antrag Aubry abzulehnen.
Frau Mascarin: Der Antrag Aubry möchte also den. Rot- kreuzdienst zu einem ordentlichen Teil der Armee machen. Rotkreuzdienst leistende Frauen sollen zu normalen Armee- angehörigen mit entsprechenden Pflichten werden. Dass dieser Antrag kommt, wundert micht nicht, wurde doch in den letzten Jahren zielstrebig auf diese weitere Militarisie- rung des Rotkreuzdienstes und eine noch festere Eingliede- rung in die Armee hingearbeitet. Seit Januar 1983 gilt die neue Rotkreuzdienstverordnung, die alle Rotkreuzdienstan- gehörigen zu Einführungs- und Ergänzungskursen ver- pflichtet.
Seit Januar 1983 gilt - nicht zufällig - auch das Konzept des koordinierten Sanitätsdienstes, ein Konzept mit einer angeblich perfekten sanitätsdienstlichen Organisation, das den Krieg und seine Folgen als überstehbar und vom Medi- zinalkorps beherrschbar darstellt. Bei den Ärzten sind allerdings darüber die Meinungen sehr geteilt. Viele Ärztin- nen und Ärzte, auch solche in leitenden Positionen, halten einen medizinischen Einsatz in einem zukünftigen atomaren Krieg gar nicht mehr für möglich oder zumindest für unwirk- sam. Nach dem Konzept des koordinierten Sanitätsdienstes, parallel zu sehen mit der Rotkreuzdienstvorlage, können die Kantone auch verpflichtet werden, Angehörige des Medizi- nalkorps für diesen Dienst zu verpflichten. Die Kantone können solche Gesetze erlassen, so dass jemand, der in
Zukunft einen Medizinalberuf ergreifen will, damit rechnen muss, dass er obligatorisch in die militärische Organisation miteinbezogen wird.
Der Rotkreuzchefarzt plant, in Zusammenarbeit mit dem Schweizerischen Roten Kreuz, die Krankenschwestern jetzt schon während ihrer zivilen Ausbildung vermehrt an militäri- sche Umgangsformen zu gewöhnen. Wie bei den Medizin- studenten das Fach Kriegsmedizin, getarnt unter dem Wort «Katastrophenmedizin», soll auch bei den Schwestern ein sogenannter Katastrophen-Krankenpflegekurs obligato- risch werden. Viele Frauen, die heute in den Rotkreuzdienst eintreten, tun das aus idealistischen Gründen. Ich kann mich hier den Ausführungen von Frau Segmüller eigentlich anschliessen. Diese Frauen meinen, sie könnten helfen, sie könnten pflegen. Die Desillusionierung erfolgt aber bei vie- len spätestens dann, wenn sie im Gleichschritt zu marschie- ren haben, Fahnenschwingen anzuschauen haben oder wenn ihre Detachementsführerin zum Pistolenschiessen abberufen wird.
Der Beitritt zum Rotkreuzdienst ist heute mehr oder weniger freiwillig, würde ich sagen. Es kommt darauf an, bei welcher Krankenpflegeschule die Schwestern ihre Ausbildung erhal- ten. Der Druck auf die Schülerinnen ist in den verschiede- nen Schulen unterschiedlich. In einzelnen Schulen ist er recht gross. Es kann soweit gehen, dass informell der Schü- lerin klar gemacht wird, dass sie nur zur Abschlussprüfung zugelassen wird, wenn sie sich auch für den Rotkreuzdienst meldet. Die Frauen werden dabei in ihrem Glauben bestärkt, es handle sich eigentlich nur um eine Zusatzausbildung zur zivilen Ausbildung, quasi um Krankenpflegekenntnisse nicht in einem gut eingerichteten Luxusspital, sondern unter etwas erschwerten Bedingungen zu erwerben. Auch in der weiteren Bevölkerung hat der Rotkreuzdienst heute immer noch diesen Anstrich des Humanitären und hat mit der Armee vermeintlich nichts zu tun; real ist es aber nicht so. Ich glaube, dass alt Bundesrat Chevallaz hier das bessere politische Gespür gehabt hat, als er empfahl, den Rotkreuz- dienst nicht in diese Revision der Militärorganisation mitein- zubeziehen.
Offensichtlich soll die sogenannte Aufwertung des Rot- kreuzdienstes, d. h. die Schaffung von vollen Soldatinnen des Rotkreuzdienstes, auch dazu dienen, die Rekrutierungs- schwierigkeiten des Rotkreuzdienstes zu beheben. Ich bin Herrn Reichling sehr dankbar, dass er hier vorne noch einmal bekräftigt hat, dass es ein wesentliches Ziel der ganzen Vorlage ist, mehr Frauen für die Armee zu gewinnen. Die Frauen aber, die heute in den Rotkreuzdienst eintreten, treten bewusst nicht in den Frauenhilfsdienst, bewusst nicht in diese militärische Organisation ein, die in einem breiten Volksverständnis auch bereits Teil der Armee ist.
Wenn Sie hier quasi beschliessen, den Rotkreuzdienst via Revision der Militärorganisation als normalen Armeebe- standteil festzuhalten, muss jeder einzelnen Rotkreuzdienst- pflichtigen die Möglichkeit gegeben werden, problemlos, formlos und definitiv aus diesem Dienst ausscheiden zu können, denn dann haben sich doch die Voraussetzungen, unter denen sich diese Frau gemeldet hat, entscheidend geändert. Ich betone das, weil das Austreten aus dem Rot- kreuzdienst heute bereits sehr schwierig ist. Man meldet sich zwar freiwillig, austreten kann man aber nur bei wichti- gen Gründen. Wichtige Gründe, die problemlos von der Dienststelle Rotkreuzdienstchefarzt anerkannt werden, sind Mutterschaft und Nichteinverstandensein des Ehemannes, eine besondere Pointe in der ganzen Gleichberechtigungs- diskussion. Wenn die Frau selbst ihre Meinung zum Rot- kreuzdienst oder zum Verhältnis des Rotkreuzdienstes zur Armee ändert und sie deshalb austreten will, dann hat sie die allergrössten Schwierigkeiten, und es bleibt ihr nichts anderes übrig, als den Dienst zu verweigern. Dienstverwei- gerung im Rotkreuzdienst kann heute gesetzlich bereits zu Gefängnis führen; jedenfalls wird die Vorladung zum Rot- kreuzdienstchefarzt und zum Militärrichter praktiziert. Zu einer Verurteilung kam es bis anhin noch nie, weil sich die Schweiz und das EMD offensichtlich nicht noch weibliche Dienstverweigerinnen auf den Hals laden wollen. Wenn aber
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der Rotkreuzdienst als ordentlicher Bestandteil der Armee konzipiert und integriert werden soll, dann ist dieses Pro- blem nicht mehr auf administrativem Wege von der Hand zu schaffen, dann sind auch Rotkreuzdienst-Verweigerinnen potentielle Gefängnisinsassinnen.
Unsere Fraktion beantragt Ihnen aus diesen Überlegungen, den Antrag Aubry abzulehnen.
Günter: Ich danke Frau Mascarin für den Schluss ihres Votums mit der vehementen Kritik am RKD. Sie hat damit nämlich - besser als alle anderen es bis jetzt konnten - bewiesen, dass er voll integriert, ein Teil des Militärs ist, genau das, was sie am Anfang ihres Votums bestritten hat. Das ist der Ausgangspunkt der Überlegungen unserer Frak- tion. Es ist heute so, dass der Rotkreuzdienst - ich habe das selber erlebt - voil ein Teil des Militärs ist. Alles andere sind theoretische Überlegungen, die sich auf irgendwelche Beschlüsse stützen, aber nicht den Tatsachen und Fakten entsprechen.
Unsere Fraktion war ursprünglich gegenüber dem Antrag Aubry sehr kritisch eingestellt. Um uns zu vergewissern, haben wir aber ein kleines Hearing veranstaltet und zwei Damen vom Schweizerischen Verband des Rotkreuzdien- stes und Herrn Militärdirektor Ernst zu uns in die Fraktion eingeladen, um das Problem zu besprechen. Die Damen haben uns dargelegt, dass das Argument, die Basis des RKD sei nicht befragt worden, nicht stimmt. Die Frage, die jetzt zu entscheiden ist, wurde der Basis vorgelegt. Es hat eine Rücklaufquote von 44 Prozent gegeben, und alle Antworten gingen eindeutig in die Richtung, dass man jetzt den Rot- kreuzdienst nicht separat, sondern gleich behandeln soll wie die anderen Hilfsdienste, also in Richtung Antrag Aubry. Es ist eine Verdrehung der Tatsachen, wenn man behauptet, die Basis sei nicht befragt worden. Von unseren Schwe- stern, die beim RKD mitmachen, sind die meisten nicht militärfeindlich eingestellt. Diejenigen, die länger dabei blei- ben, wollen dabei sein. Sie empfinden es als ein Aufwerfen eines künstlichen Grabens, was man mit der ursprünglichen Vorlage versucht hat. Ich nehme an, dass nicht zuletzt das Hearing in unserer Fraktion dazu beitrug, dass sich der Bundesrat zu einer neuen Stellungnahme durchgerungen hat, wozu ich ihm gratulieren möchte; denn Herr Militärdi- rektor Ernst hat sich während dieses Hearings in unserer Fraktion vom Saulus zum Paulus gewandelt - oder je nach Standort vielleicht umgekehrt -, indem er am Schluss des Hearings gesagt hat: «Ja warum eigentlich nicht? Wir soll- ten sie tatsächlich aufnehmen, wenn sie das wollen.»
Es geht ja um eine verbesserte Stellung der Frau in der Armee; es geht nicht darum - Frau Mascarin -, ob man für oder gegen die Armee ist. Wir wissen, dass es hier bei Ihnen Probleme gibt, und man kann darüber diskutieren. Aber hier geht es darum, die Frauen in der Armee gleichzubehandeln und besserzustellen. Es ist mir schleierhaft, wie die POCH dazukommt - auch wenn es jetzt die Armee betrifft -, eine Vorlage zu bekämpfen, die dazu dient, die Dienststellung der Frau in der Armee zu verbessern. Das ist genau das, was wir im Gesundheitswesen noch vielerort haben: die Herren sind Ärzte und die Frauen dienen. Genau das Schema finden wir jetzt hier wieder. Das soll nach der POCH aufrechterhal- ten werden? Ich kann das nicht begreifen. Ich kann begrei- fen, wenn jemand sagt, er habe Probleme mit der Armee insgesamt. Aber innerhalb der Armee möchten diejenigen Frauen, die mitmachen, gleichgestellt sein, das ist ausser Zweifel. Diejenigen, die Probleme haben, die haben Pro- bleme mit dem Militär insgesamt und möchten am liebsten überhaupt nicht mitmachen. Frau Mascarin hat auf die Pro- bleme, die wahrscheinlich zu Recht so geschildert wurden, hingewiesen, wenn Schwestern unter Prüfungsdruck gezwungen werden, im RKD mitzumachen, auch wenn sie effektiv nicht möchten.
Wenn man zusammenfasst, kann man dem Bundesrat doch gratulieren, dass er einmal in kurzer Zeit seine Meinung geändert hat, nachdem er festgestellt hat, dass die Fakten, die er uns präsentiert hatte, einfach nicht stimmen. Die Basis des RKD und das Rote Kreuz wollen, dass das gemacht wird,
was Frau Aubry uns vorschlägt. Ich sage das als jemand, der meistens auf einem anderen Teil des politischen Spektrums steht als Madame Aubry. Hier müssen wir sie unterstützen, wenn wir den Willen der Betroffenen ausführen wollen.
Wellauer, Berichterstatter: Der Antrag Aubry lag in dieser Formulierung in der Militärkommission noch nicht vor. Madame Aubry stellte der Militärkommission einen Antrag, bei Artikel 3bis (neu) beim Absatz 1 den Satz anzufügen: «Der Rotkreuzdienst bildet Bestandteil des militärischen Frauendienstes.» Diesen Antrag hat die Mehrheit der Kom- mission abgelehnt. Zum Minderheitsantrag von Frau Aubry auf der Fahne und zum heute vorliegenden hat die Militär- kommission nicht Stellung genommen. Ich kann nicht im Namen der Mehrheit der Militärkommission sprechen, son- dern meine persönliche Meinung dazu äussern.
Frau Aubry will mit dem Minderheitsantrag die weiblichen Angehörigen des Rotkreuzdienstes mit den weiblichen und männlichen Angehörigen der Armee in ihren Rechten und Pflichten gleichstellen. Zwischen dem Militärischen Frauen- dienst - nach der neuen Namensgebung - und dem Rot- kreuzdienst besteht aber ein grundsätzlicher Unterschied. Wohin gehört der Rotkreuzdienst? Das Schweizerische Rote Kreuz wurde gegründet, um den Sanitätsdienst der Armee in Kriegszeiten zu unterstützen. Es ist eine nationale Gesellschaft. Es bildet in den unter seiner Kontrolle stehen- den Spezialschulen Berufskrankenpflegepersonal aus. Die Rotkreuzorganisation arbeitet auf dem Gebiet der öffentli- chen Gesundheit mit den Behörden eng zusammen. Zum Beispiel ist dieser Organisation der Bluttransfusionsdienst für militärische und zivile Zwecke anvertraut. Dies kommt auch zum Ausdruck im Bundesbeschluss über das Rote Kreuz vom 13. Juni 1951. Dieser Bundesbeschluss ist heute noch gültig. Artikel 1 Absatz 1 lautet: «Das Schweizerische Rote Kreuz ist als einzige nationale Rotkreuzgesellschaft auf dem Gebiet der Eidgenossenschaft anerkannt und als sol- che verpflichtet, im Kriegsfall den Sanitätsdienst der Armee zu unterstützen.» In Artikel 2 dieses Bundesbeschlusses sind die Aufgaben des Rotkreuzdienstes umschrieben, und Artikel 3 regelt die Beiträge, die der Bund dem Schweizeri- schen Roten Kreuz alljährlich ausrichtet.
Änderungen im Rotkreuzdienst müssten eigentlich in die- sem Bundesbeschluss festgehalten werden. Nun hat aber der Bundesrat am 17. November 1982 eine neue Rotkreuz- dienst-Verordnung verabschiedet und am 1. Januar 1983 in Kraft gesetzt. Nach Artikel 1 dieser Verordnung bildet der Rotkreuzdienst die Hilfsdienstgattung 32. Nach Artikel 2 werden die Angehörigen des Rotkreuzdienstes den Militär- gesetzen und -vorschriften unterstellt. Sie sind im Sinne von Artikel 26 des ersten Genfer Abkommens den Angehörigen des Armeesanitätsdienstes gleichgestellt. Demzufolge kann man daraus schliessen, dass die Angehörigen des Rotkreuz- dienstes die gleichen Rechte und Pflichten besitzen wie die übrigen Angehörigen der Armee. Als Ganzes jedoch bleibt der Rotkreuzdienst ein Hilfsdienst der Armee. Der Entscheid, den Rotkreuzdienst mit in die FHD-Reorganisa- tion einzubeziehen, ist politisch und psychologisch. Die Meinungen gehen da selbst bei den Angehörigen des Rot- kreuzdienstes weit auseinander. Der ablehnende Entscheid, den Rotkreuzdienst nicht in diese Militärorganisation einzu- beziehen, fiel Ende Juni 1981. Damals war man der Auffas- sung, dass eine Integrierung des Rotkreuzdienstes in die Armee mit Sicherheit nachteilige Auswirkungen auf die der- zeit laufenden Diskussionen über den Einbezug der Frau in die Gesamtverteidigung zeigen würde. Eine Militarisierung des Rotkreuzdienstes wird als politisch sehr heikel betrach- tet. Auch wird befürchtet, dass durch die Militarisierung die Rekrutierung von Rotkreuzdienstpersonal erschwert würde. Eine Militarisierung besteht nun aber durch diese Rotkreuz- dienst-Verordnung seit dem 1. Januar 1983 de jure und de facto. Die logische Konsequenz ist demnach, in der Militär- organisation die notwendigen Artikel einzubeziehen
Ich beantrage Ihnen deshalb, den Anträgen von Madame Aubry zuzustimmen, und falls der Rat Zustimmung beschliessen sollte, wird halt der Bundesrat einmal über den
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eigenen Schatten springen und die Rotkreuzdienst-Verord- nung nach knapp einem Jahr wieder einer Revision unter- ziehen müssen.
Mme Aubry: C'est plutôt à titre personnel que je me dois de répondre. J'ai l'impression que ma proposition a soulevé ici la «guerre» des Anciens et des Modernes, les Anciens qui veulent que le service Croix-Rouge continue toujours de la même façon, mais qui oublient peut-être qu'il est déjà aujourd'hui sous les autorités militaires cantonales. Si nous nous référons à l'ordonnance concernant le service de la Croix-Rouge du 17 novembre 1982, on peut lire: Article 8, Recrutement, point 2: «Le recrutement a lieu sous la direc- tion des autorités militaires cantonales.» Nous devons donc chercher nos effets militaires dans un arsenal, nous portons un uniforme, mais le service Croix-Rouge a actuellement une fonction très précise - comme l'a dit le D' Günter qui, lui, est un praticien et que je remercie d'avoir volé à mon secours - c'est un service humanitaire, ce qui n'empêche pas que, comme toute association, il ait une réglementation. Je n'ai pas fait ma dernière proposition à la légère et sans prendre contact avec l'Assoc ation du service Croix-Rouge suisse, je tiens à le préciser. Le président actuel de la Croix- Rouge suisse, l'ancien commandant de corps Kurt Bolliger, que je n'ai pas voulu citer tout d'abord, a largement appuyé cette proposition.
Madame Mascarin, vous êtes hélas toujours contre tout, que l'on parle de l'armée, de la protection civile, de la Croix- Rouge, ce sera toujours «Non!», et lorsque vous dites qu'on a l'obligation hélas! d'apprendre, dans le cours d'infir- mières, ce qu'est un service en cas de catastrophe, je pense que c'est très utile aujourd'hui, car les catastrophes ne sont pas toujours militaires mais bien souvent civiles. Dès lors, il est très heureux que nos infirmières reçoivent cette forma- tion, sans pour autant être m litarisées. Ce que je n'admets pas non plus, Madame, c'est que vos fassiez «la guerre des conseillers fédéraux», prétendant que l'un était pour et l'autre contre. Je vous prie d'écouter d'abord la réponse du chef du Département militaire actuel avant de préjuger de ce qui sera dit.
Je vous demande une fois de plus de voter cette proposition qui donne à toutes les femmes volontaires dans l'armée suisse un statut d'égalité. Le président de la commission vous l'a largement expliqué, faites un pas en avant.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral a tenu à procéder à un réexamen de la question, au début du mois de mars, et s'il l'a fait, c'est parce qu'un certain nombre de choses se sont effectivement modifiées entre le moment où le message a été rédigé et maintenant.
Tout d'abord, force est de constater qu'au 1er janvier 1983 est entrée en vigueur une nouvelle ordonnance sur le ser- vice Croix-Rouge, qui astreint, j'insiste sur ce terme, doréna- vant, en temps de paix, les membres du service Croix-Rouge à cinquante-deux jours de service d'instruction obligatoires. Les femmes qui acceptent de faire ce service Croix-Rouge sont donc, de ce chef, et beau coup plus qu'auparavant, très fermement motivées. Elles re veulent pas, dès lors, être reléguées dans un statut de complémentaires, qui n'a sans doute rien d'infamant mais qui ne correspond pas à la réalité de leur engagement et de leur nouveau statut, celui qui existe depuis le 1er janvier 1983. Cette première modification est importante.
Ensuite, il faut bien reconnaître que tant la Croix-Rouge suisse que les associations cie membres du service Croix- Rouge, d'hostiles qu'ils étaient en général il y a quelques années à ce nouveau statut, y sont aujourd'hui favorables dans leur majorité. Sans doute, Madame Segmüller, mille consultations engendrent mil e avis, et je ne prétends nulle- ment qu'il s'agisse là de l'unanimité. Mais enfin, si la démo- cratie a un sens et si les dirigeants et les représentants des institutions sont dûment mandatés dans leur travail, le Con- seil fédéral et moi-même tirons de leur avis la conviction d'une nette évolution et d'une volonté favorable au nouveau statut proposé par Mme Aubry.
Il en va de l'amélioration de l'égalité entre hommes et femmes dans l'armée, qui est l'idée maîtresse de la réorgani- sation dont nous discutons ce matin, mais il en va aussi et surtout du maintien de l'égalité entre les femmes, afin de ne pas créer des inégalités entre elles. Mme Christinat pourra ajouter son commentaire tout à l'heure, nous l'écouterons avec intérêt.
Il est faux, en tout cas, de voir une militarisation du service Croix-Rouge dans la proposition de Mme Aubry. En effet, qu'ils fassent partie du service complémentaire, comme c'est actuellement le cas, ou qu'ils bénéficient d'un statut propre, les membres du service Croix-Rouge n'en sont pas moins soumis aux lois et règlements militaires - c'est même une condition nécessaire afin qu'ils puissent jouir de la protection spéciale garantie par les conventions de Genève. Je dirai à Mme Mascarin que les conditions d'entrée et de sortie de ce corps de Croix-rouge demeureraient, avec la proposition de Mme Aubry, rigoureusement identiques à ce qu'elles sont aujourd'hui, de même d'ailleurs qu'avec la proposition originelle du message. Il n'y a, par conséquent, aucune espèce de changement sur ce point.
Voilà cinq réflexions qui nous conduisent à estimer oppor- tun le ralliement à la proposition de Mme Aubry.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Aubry Für den Antrag der Kommission
93 Stimmen 31 Stimmen
Art. 10 bis 38 Ziff. 5 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 10 à 38 ch. 5
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Art. 38 Ziff. 6 und 7 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Aubry 6. den Rotkreuzdienst; 7. die Hilfsdienste.
Art. 38 ch. 6 et 7 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Aubry 6. Le service Croix-Rouge; 7. Les services complémentaires.
Angenommen gemäss Antrag Aubry Adopté selon la proposition Aubry
Art. 42 Abs. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 42 al. 1 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Art. 44 Antrag der Kommission Abs. 1 und 2 Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
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Militärorganisation. Revision
Abs. 3
Für Beförderungen sind Stabscheffunktionen der Führung eines Kommandos gleichgestellt.
Art. 44
Proposition de la commission
Al. 1 et 2 Adhérer au projet du Conseil fédéral
Al. 3 Pour l'avancement, la fonction de chef ...
Angenommen - Adopté
Art. 51 Abs. 2 bis 107 Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 51 al. 2 à 107 al. 2
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Art. 116 Abs. 4 Antrag der Kommission Der Bundesrat kann den Einsatz von Angehörigen . . .
Antrag Ruf-Bern
... Katastrophenhilfskorps. Die Angehörigen der Heeres- klasse Auszug sind von dieser Regelung ausgenommen.
Art. 116 al. 4
Proposition de la commission Le Conseil fédéral peut assimiler ...
Proposition Ruf-Berne
... Corps suisse d'aide en cas de catastrophe. Cette régle- mentation ne s'applique pas aux militaires de l'élite.
Ruf-Bern: Artikel 116 Absatz 4 sieht in der Fassung des Bundesrates vor, dass die Landesregierung den Einsatz von Angehörigen der Armee im Ausland und die Vorbereitung dazu als Instruktionsdienst anrechnen kann. Der Bundesrat nennt namentlich die Teilnahme an Militärmissionen, die Tätigkeit als Verteidigungsattaché, die Teilnahme an inter- nationalen wehrsportlichen Wettkämpfen und die Tätigkeit im schweizerischen Katastrophenhilfskorps.
Diesem Grundsatz opponiert unsere Fraktion, in deren Auf- trag ich den vorliegenden Antrag gestellt habe, nicht, namentlich auch nicht den Einsätzen im Bereiche der Kata- strophenhilfe. Wir möchten jedoch von dieser Regelung die Heeresklasse Auszug, also alle Wehrmänner bis zum 32. Altersjahr, ausnehmen, und zwar aus folgenden Gründen: Die Auszugseinheiten bilden die eigentlichen tra- genden Kampfelemente unserer Armee. Es ist demzufolge von grösster Bedeutung, dass die ohnehin knappe Zeit, die während der jährlichen Wiederholungskurse zur Verfügung steht, effizient der Ausbildung und der Erziehung zur Kriegs- tüchtigkeit durch geeignete, den örtlichen Verhältnissen angepasste Übungsanlagen gewidmet wird. Im Gegensatz zum Bundesrat bezweifeln wir, ob der Ausbildungswert von Einsätzen im Ausland stets dem erforderlichen Gegenwert
für ausgefallene obligatorische Wiederholungskurse entspricht und ob mit dem vorgeschlagenen Artikel 116 Absatz 4 nicht eine Beeinträchtigung der Kampfkraft unse- rer Armee verbunden wäre.
eine vertieftere militärische Erfahrung sowie über grössere Routine in ihrem Aufgabengebiet verfügen. Zudem können die Bedürfnisse möglicher Auslandeinsätze ohne die Berücksichtigung der Auszugstruppen vollumfänglich abge- deckt werden. Im Bereiche der Katastrophenhilfe stehen Luftschutzeinheiten im Landwehr- und im Landsturmalter zur Verfügung. Bei Teilnehmern an Militärmissionen oder bei Verteidigungsattachés handelt es sich fast ausschliess- lich um Hauptleute oder Stabsoffiziere, die demzufolge das von uns vorgeschlagene Mindestalter von 33 Jahren längst erreicht haben. Etwas anders verhält es sich im Bereiche des Sportes. Die Schweiz ist an internationalen wehrsportli- chen Wettkämpfen in sieben Disziplinen mit jährlich etwa 140 Mann vertreten. Grösstenteils werden die entsprechen- den Einsätze freiwillig geleistet. Nur bei einem kleinen Teil der Wettkämpfer handelt es sich dabei um Anrechnungs- dienste, vielfach stehen Wehrmänner im Einsatz, die das Auszugsalter bereits verlassen haben.
Von der Einschränkung, die unser Antrag vorsieht, wären somit nur relativ wenige Wehrmänner im Auszugsalter betroffen, von denen ebenfalls ein freiwilliger Einsatz erwar- tet werden darf. Es sei daran erinnert, dass Tausende von Soldaten im Inland freiwilligen Wehrsport leisten (in Waffen- läufen usw.), der ebenfalls nicht an den Instruktionsdienst angerechnet wird. Wenn auch das spitzensportliche Engagement zur Kriegstüchtigkeit des einzelnen beiträgt, ist es dem militärischen Instruktionsdienst doch nicht einfach gleichzusetzen, zumal der Wehrmann in Wiederholungskur- sen in seiner spezifischen Funktion ausgebildet wird.
Unser Antrag hat grundsätzlichen Charakter: Er will eine Beeinträchtigung unserer Wehrkraft - und beträfe es nur eine bescheidene Zahl von Soldaten - verhindern und damit allen Tendenzen zur Aushöhlung der Wehrpflicht entgegen- treten.
Ich bitte Sie um Zustimmung.
Wellauer, Berichterstatter: Ich habe schon beim Eintreten erwähnt, dass die Neufassung von Artikel 116 Absatz 4 (neu) auf verschiedene Vorstösse aus dem Parlament zurückgeht. Ursache dieser Vorstösse war seinerzeit der Einsatz im Rahmen der Katastrophenhilfe (im November 1980) bei den Erdbebengeschädigten in Süditalien.
Herr Ruf, mit dem Antrag, den Sie jetzt stellen, die Angehöri- gen der Heeresklasse Auszug von dieser Regelung auszu- nehmen, verunmöglichen Sie den optimalen Einsatz von Truppen für solche Katastrophenhilfszwecke. Am besten geeignet für solche Einsätze sind bekannterweise - das haben auch Sie bestätigt - unsere Luftschutztruppen, allenfalls noch Genietruppen.
Nun sind aber unsere Luftschutztruppen gemischte Ver- bände. Sie bestehen teils aus Auszugs-, teils aus Landwehr- Wehrmännern. Das heisst, wenn ein solcher Verband für einen Katastropheneinsatz aufgeboten würde und alle sich zur Verfügung stellen müssten, würde bei rund einem Drittel dieser Kompanieangehörigen der WK angerechnet, und bei den übrigen - das sind nämlich zwei Drittel, die noch im Auszugsalter sind - nicht. Sie müssten also auf freiwilliger Basis teilnehmen. Sie könnten sich aber auch weigern, auf freiwilliger Basis einen solchen Einsatz zu leisten. Was heisst dann das?
Das hat sich Italien im November 1980 eindeutig gezeigt. Es ist von diesen 33 freiwilligen Wehrmännern sehr gute Arbeit geleistet worden. Sie haben sehr vielen Menschen in Südita- lien helfen können. Es hat sich aber auch gezeigt, dass dieser Einsatz nicht optimal vorbereitet war, und zwar aus folgenden Gründen: weil bezüglich Führung, Arbeitskräfte und Material Wünsche offengelassen werden mussten.
Die Arbeitseinheit bei den Luftschutztruppen ist die Kompa- nie. Bei ihr ist die ganze Infrastruktur vorhanden. Es beste- hen klare Führungsverhältnisse: der Kompaniekommandant rückt mit seinen Offizieren, mit Feldweibel, Fourier, Küchen- mannschaft usw. ein; die Kompanie verfügt über eine orga- nische Ausrüstung und weitgehende Autonomie. Mit Ihrem Antrag würden Sie nun diese Voraussetzungen zunichte
Die von uns beantragte Einschränkung der anrechenbaren Auslandeinsätze auf die übrigen Teile der Armee, nament- lich die Landwehr- und Landsturmtruppen, ist insofern begründet, als die entsprechenden Einheiten eben nicht die tragenden Kampfelemente darstellen und auch bereits über - machen, Herr Ruf, weil sich dann nur die im Landwehralter
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N
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stehenden Kompanieangehörigen zur Verfügung stellen würden.
Falls Herr Ruf seinen Antrag nicht zurückziehen sollte, bitte ich Sie, diesen abzulehnen.
Mme Aubry: Si je vous comprends bien, Monsieur Ruf, vous proposez que la disposition de l'article 116, 4e alinéa, ne s'applique pas aux militaires faisant partie des troupes de l'élite, c'est-à-dire à ceux dont l'âge est inférieur à 32 ans. Vous oubliez peut-être que les sportifs qui s'entraînent en vue de participer à des compétitions à l'étranger sont en général des soldats, sous-officiers et officiers de moins de 32 ans, âge où l'homme est en pleine vigueur et en posses- sion de toutes ses forces.
Pour participer à des compétitions à l'étranger, le militaire doit consentir certains sacrif ces car la participation à de telles manifestations exige de hautes qualifications et donc une préparation très poussée.
Vous oubliez aussi que la disposition de l'article 116, 4ª ali- néa, vise également les spécialistes en matière d'aide en cas de catastrophe et, comme l'a souligné le président de la commission, lorsque, en 198*, des soldats suisses se sont engagés volontairement dans des actions de secours en Italie, leur participation aux travaux de secours a été pour eux un excellent exercice non préparé sur le terrain. De tels engagements, où les militaires sont confrontés à des situa- tions tout à fait réelles, constitueront toujours la meilleure des formations pratiques. Je précise d'autre part, pour vous rassurer, qu'en cas de catastrophe, le Conseil fédéral plani- fie toujours les envois de troupes à l'étranger et qu'il s'as- sure qu'il reste toujours en Suisse une réserve de troupes spécialisées pour le cas où urie catastrophe devait survenir dans notre pays. Pour ces raisons, je vous engage à refuser la proposition de M. Ruf.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je vous invite à refuser la proposition de M. Ruf.
Le plus souvent, ce sont des troupes de protection aérienne qui sont engagées dans les actions d'aide en cas de catas- trophe survenant à l'étranger. Jusqu'à l'unité, ces troupes sont composées d'hommes de l'élite et d'hommes apparte- nant à la landwehr. Vous imaginez donc facilement la dislo- cation compliquée que nous devrions opérer si cet amende- ment devait être adopté.
Quant à la participation aux manifestations sportives dans l'une des cinq ou six disciplir es sportives militaires recon- nues, l'écrasante majorité des participants ne font pas usage de la possibilité qui leur est offerte d'imputer le temps passé à l'étranger sur le service militaire qu'ils doivent accomplir en Suisse. Ce n'est guère qu'une vingtaine de concurrents par année qui seraient touchés par l'exception que vous voulez voir introduite dans la loi. Nous ne devons cependant pas supprimer cette possibilité pour autant.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Ruf-Bern
offensichtliche Mehrheit Minderheit
Art. 121 Abs. 4 bis 151 Abs. 3 . Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 121 al. 4 à 151 al. 3 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 151 Abs. 3bis und 4 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Leuenberger Moritz Abs. 3bis
Jeder hat Anspruch auf vollständige, schriftliche und kostenlose Auskunft bezüglich der über ihn gesammelten Daten sowie das Recht auf Beseitigung und Berichtigung, wenn er in seiner Persönlichkeit verletzt wird.
Abs. 4
Der Bundesrat regelt das Verfahren, den Rechtsschutz sowie die Verantwortlichkeit und die Aufsicht über das Sy- stem.
Art. 151 al. 3ble et 4
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Leuenberger Moritz Al. 3bis
Chacun a le droit d'être informé, par écrit et gratuitement, sur toutes les données qui ont été réunies sur lui comme aussi de les faire radier ou rectifier s'il a été lésé dans sa personnalité.
Al. 4
Le Conseil fédéral règle la procédure et édicte les prescrip- tions relatives à la protection juridique, à la responsabilité encourue et à la surveillance du système.
Leuenberger Moritz: Mit dem Eintretensbeschluss und mit Artikel 151 sagen Sie ja zum PISA, also zum Datenverarbei tungssystem der Armee. Sie müssen deswegen konsequen- terweise auch ja sagen zum Datenschutz, denn in Artikel 151 wird festgehalten, dass Einwohnerkontrollen in den Kanto- nen alle angehenden Wehrpflichtigen erfassen. Der Bund sammelt, nun gesetzlich abgesichert, über den Einsatz der Wehrpflichtigen Informationen, die auch die militärisch bedeutsamen Angaben über zivile Fähigkeiten und Kennt- nisse aller angehenden und praktizierenden Wehrmänner mitumfassen.
Es sind also sehr viele Daten, die von sehr vielen Stellen gesammelt werden. In allererster Linie sind es einmal die Einwohnerkontrollen, und Sie wissen, dass Einwohnerkon- trollen Daten sammeln, die zum Teil weit über ihre eigentli- chen Aufgaben hinausgehen. Ich erinnere Sie daran, dass ein Wehrmann in der Einwohnerkontrolle seiner Gemeinde hier im Kanton Bern zu sehen verlangte, was über ihn gesammelt wurde. Er musste feststellen, dass sämtliche Initiativen und Petitionen, die er mitunterzeichnet hatte, in seiner Kartei aufgelistet waren. Diese Informationen werden jetzt nach diesem Gesetz an die Militärbehörden weitergege- ben. Dort glauben dann die Vorgesetzten, über die innere Haltung ihrer Untergebenen Bescheid zu wissen.
Sie müssen auch wissen, dass die gesammelten Informatio- nen durch die Militärbehörden an eine Unzahl von Stellen weitergegeben werden. Ich erinnere hier auch an ein Ereig- nis, das mir erst jetzt zugetragen wurde: Das Bundesamt für Gesundheitswesen hat einen Fragebogen bezüglich Hepati- tis (Gelbsucht) erstellt, der an sämtliche Kantone geht. Die- sen Bogen geben die Kantone an sämtliche Ärzte weiter. Diese müssen dann über jeden Patienten, der eine Gelb- sucht hat, Informationen erteilen, und zwar über sehr intime Bereiche, zum Beispiel ob der Patient homosexuell sei oder ob er mit Drogen zu tun habe. Diese Daten gehen dann nicht nur an die Kantonsärzte, sondern - wie beispielsweise im Kanton Zürich - auch an politische Kommissionen. So wer- den diese Informationen völlig ungebremst weitergegeben, womit auch das Arztgeheimnis verletzt wird.
Mit dem PISA wird ein gigantisches Datenverarbeitungssy- stem aufgebaut. Bei ihm besteht - wie bei allen anderen Datensystemen - die Gefahr, ja die Gemeinheit, dass fal- sche, unvollständige oder nicht mehr aktuelle Daten festge- halten werden. Dass diese Gefahr generell besteht, ist allge- mein anerkannt, weshalb ich mir konkrete Beispiele spare. Dabei werden nicht etwa nur böswillig falsche Daten gespei-
Militärorganisation. Revision
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chert; es entstehen auch unverschuldet Irrtümer. Es stellt eine Konsequenz des Persönlichkeitsrechtes dar, dass vor falschen und irreführenden Daten geschützt wird.
Jeder angehende Wehrpflichtige und jeder Wehrmann muss wissen, was über ihn gespeichert wird, und er muss das berichtigen können; das ist ein Menschenrecht. Der Betrof- fene ist nämlich nicht einfach ein rechtloses Objekt unge- bremster Informations- oder Pseudoinformationssammlerei. Gerade im Militär ist der Wehrmann nicht einfach eine Summe von systematisierten, stilisierten und unkontrollier- ten Angaben. Der Wehrmann ist ein Individuum, und er muss ein Individuum bleiben. Dazu gehört ein Mitbestim- mungsrecht an seiner eigenen Persönlichkeit. Er soll also wissen, was über ihn gesammelt wird, und er soll notfalls auch Berichtigungen anbringen können.
Die beiden Grundsäulen des Datenschutzes sind das Ein- sichtsrecht einerseits und das Berichtigungsrecht anderer- seits. Diese beiden Prinzipien möchte ich mit meinem Antrag im Gesetz verankern.
Das Einsichtsrecht ist eine Voraussetzung für das Berichti- gungsrecht. Man kann ja nicht etwas berichtigen, wenn man keine Ahnung davon hat, dass es irgendwo in einer Akte steht. Aber es ist meines Erachtens zusätzlich auch ein selbständiges Recht. Jedermann soll wissen, was über ihn gesammelt wird, was über ihn gesagt wird. Sonst bestehen Geheimakten, sonst besteht eine ständige Ungewissheit, was wohl über einen selbst irgendwo gespeichert sei. Das führt dann wieder zu einem Misstrauen gegenüber den Vorgesetzten, gegenüber den militärischen Behörden.
Das Berichtigungsrecht ist das Recht, dass jedermann Anspruch darauf hat, dass in behördlichen Akten ein objek- tiv richtiges Bild über ihn selbst herrscht. Denn gestützt auf diese gesammelten Daten werden behördliche Entscheide gefasst. Gestützt darauf wird die Beurteilung der Vorgesetz- ten über ihre Untergebenen gefällt. Ohne ein entsprechen- des Berichtigungsrecht wäre dies alles ein Geheimverfah- ren, wo der einzelne Wehrmann bloss noch eine Nummer ist.
Dies alles sieht der Bundesrat durchaus ein, und er hat deswegen ja auch ein Datenschutzgesetz in die Vernehmlas- sung gegeben. Nun haben mir die SVP und auch die FDP heute morgen gesagt, im Prinzip würden sie mich sehr gut verstehen, nur würde ich damit offene Türen einrennen. Die Frage besteht tatsächlich: Soll nun, was ich Ihnen hier vorschlage, im Gesetz oder in einer Verordnung geregelt werden?
Ich schlage Ihnen nicht vor, den ganzen Datenschutz im Gesetz aufzunehmen, sondern ich will nur die zwei Haupt- säulen verankern: das Prinzip, das Ja zum Datenschutz. Die Details sollen in der Verordnung geregelt werden. Aber im jetzigen Vorschlag steht nur sehr rudimentär am Schluss, der Datenschutz würde dann vom Bundesrat in einer Ver- ordnung geregelt.
Ich finde das nicht richtig, erstens einmal wegen der inhaltli- chen Wichtigkeit. Datenschutz gehört an und für sich auf Verfassungsstufe. Es ist ein derart wichtiges Menschen- recht, dass es nicht bloss in einer Verordnung geregelt werden kann, sondern es gehört - inhaltlich gesehen - unmittelbar zu Artikel 4 der Bundesverfassung, genauso wie wir Artikel 28 des Zivilgesetzbuches als Verfassungsnorm verstehen. Auch der Bundesrat will ja ein Datenschutzgesetz erlassen. Er will also auch nicht bloss eine Verordnung. Auch er selbst anerkennt, dass Datenschutz mindestens auf Gesetzesstufe geregelt werden müsse.
Sie haben in diesem Gesetz hier, das Sie uns vorschlagen, etliche nebensächlichste, subalternste Regelungen festge- legt, zum Beispiel die An- und Abmeldepflicht beim HD. Das verdient es also, in diesem Gesetz geregelt zu werden, aber etwas so Zentrales wie der Datenschutz offenbar nicht. Vor allem sagen Sie ja zum Datensammeln, das ordnen Sie im Gesetz; deswegen müssen Sie als Korrelat den Daten- schutz auf gleicher Stufe regeln. Der Datenschutz ist nicht einfach eine Nebensache, die in einer Verordnung, die ohnehin jederzeit wieder abgeändert werden kann, geregelt wird.
Ich möchte Sie auch auf den Zeitplan aufmerksam machen. Zuerst soll nun also das Gesetz beraten werden; die Verord- nung kommt dann natürlich später. Das Datenschutzgesetz ist heute erst in der Vernehmlassung. Wir wissen, dass es noch lange dauert - da bin ich wahrscheinlich schon längst nicht mehr in diesem Rat -, bis es hier nur diskutiert wird. So langsam geht heute unsere Gesetzesmaschinerie. Wir haben absolut keine Garantie, dass dieses Datenschutzge- setz gleichzeitig mit dieser revidierten Militärorganisation und gleichzeitig mit der versprochenen Verordnung in Kraft sein wird.
Ich möchte zum Schluss noch versuchen, Sie auf einen staatspolitischen Gedanken aufmerksam zu machen. Sie kennen doch ganz genau die wachsende Angst und das Misstrauen in der Bevölkerung gegen den «Grossen Bru- der». Das äusserte sich schon mehrmals in gewissen Ver- weigerungen. So konnte beispielsweise die letzte Volkszäh- lung gar nicht so durchgeführt werden, wie das die Verant- wortlichen gerne gehabt hätten, weil die Leute sich weiger- ten, Daten anzugeben aus Angst, es würde Missbrauch damit getrieben. Deswegen geht es nicht an, dass wir nun dieses System PISA in das Gesetz aufnehmen, aber den Schutz der Wehrmänner auf später verschieben. Das gibt den Eindruck, der Staat lasse es zu, dass hier Informationen gesammelt werden, aber der Schutz sei von sekundärer Bedeutung.
Zusammenfassend folgendes: Sie sagen ja zum PISA; Es können also Daten über die Wehrmänner gesammelt wer- den; diese Daten können auch falsch, irreführend, veraltet sein. Gestützt auf diese Daten werden die Wehrmänner beurteilt, und es ergehen behördliche Entscheide. Ein Wehr- mann ist aber nicht einfach ein Sammelsurium von unkon- trollierten Informationen, sondern er ist ein Individuum und muss ein Individuum bleiben. Es wäre ein kafkaesker Zustand, wenn der Betroffene kein Einsichtsrecht und kein Berichtigungsrecht hätte. Datenschutz ist ein Menschen- recht und gehört als Korrelat zum PISA in das Gesetz. Schützen Sie unsere Wehrmänner vor dem «Grossen Bru- der», und stimmen Sie meinem Antrag zu.
Mme Jaggi: M. Leuenberger, dans sa double proposition, nous demande d'abord de reconnaître un postulat fonda- mental de la protection des personnes à propos desquelles des données sensibles sont récoltées. Ce postulat essentiel, celui du droit d'accès, implique la possibilité corollaire de faire radier ou rectifier des données inexactes. En outre, M. Leuenberger nous propose d'obliger le Conseil fédéral à régler la procédure pour le fonctionnement de ce fameux système d'information PISA. C'est une solution proposée à l'alinéa 4, tout à fait analogue à celle qui a été introduite, par exemple, dans le cas des systèmes d'information SIPAC et SIAC, qui assurent le fonctionnement de l'assurance-chô- mage.
Bien entendu, pour contrer les propositions de M. Leuen- berger, on fera allusion au projet de loi fédérale sur la protection des données. Ce projet est présentement en procédure de consultation, jusqu'à la fin septembre, et ne sera soumis à ce Parlement, au mieux, que l'année pro- chaine. Que nous dit ce projet de loi, dans la version présen- tement soumise à la procédure de consultation, qui puisse nous intéresser ici, dans le cadre de l'examen du système PISA? C'est l'article 58 de ce projet qui règle le traitement des informations politico-policières et de sécurité militaire. Pour ces dernières, qu'elles soient traitées par des organes fédéraux ou cantonaux, toute une série d'exceptions sont prévues aux postulats fondamentaux de la protection des données. La première ne nécessite pas de base légale pour la constitution d'un fichier. Il faut noter que dans le cas du PISA, cette base légale va exister puisque, contrairement à ce qui se passe par exemple pour le système KIS (système d'information criminelle), nous sommes en train de la créer après la mise en œuvre du système il est vrai. Selon le projet de loi, pour les informations notamment du domaine mili- taire, il n'est pas besoin du consentement de l'intéressé pour la récolte des données qui le concernent, et qui sont donc
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réunies, traitées et éventuellement transmises, le tout à son insu. Pour ce type d'information, la double déclaration nécessaire pour toutes les autres informations sensibles, le devoir d'enregistrement des fichiers et le consentement de l'intéressé en cas de communication à l'étranger ne sont pas non plus obligatoires. Enfin, les fichiers de ce type ne sont pas publiés.
Par conséquent, les droits de la personne concernée par ce genre d'information se trouvent limités, pour des motifs d'intérêt public prépondérant qui exigent le secret. Cette limitation très stricte des droits des personnes concernées, voilà ce qui arrivera au système PISA et aux individus ins- crits dans ce fichier si la proposition Leuenberger n'est pas acceptée.
Vous allez minimiser ces restrictions des droits de la per- sonne et objecter qu'il ne faut pas introduire le complément proposé par M. Leuenberger en disant qu'il fera double emploi, lorsque la loi fédérale entrera en vigueur. Mais regardez le calendrier; il ne laisse pas grand espoir à ce sujet. L'entrée en vigueur de la loi fédérale sur la protection des données aura lieu, au mieux, au début de la prochaine législature.
Enfin, je rappellerai que les grands textes législatifs votés ces dernières années et dont 'application implique le traite- ment de données sensibles ont à chaque fois fait l'objet de dispositions relatives à la protection des personnes concer- nées. C'est notamment le cas dans l'assurance-accidents ou dans l'assurance-chômage. Ces dispositions sont propres à diminuer la méfiance à l'égard du fameux «grand frère», de cet instrument mystérieux et inquiétant que semble être l'ordinateur. Personne, dans cette salle, n'a intérêt à ce que les citoyens soient inquiétés par cet instrument de travail moderne qu'est le traitement électronique des données. Je crois que, dans ce sens, nous avons les meilleures raisons de voter la proposition Leuenberger, ce que je ferai pour ma part, en vous invitant à agir rnême.
Wellauer, Berichterstatter: Ja zu PISA, ja zum Datenschutz. Da sind wir uns, Herr Leuenberger, einig, da besteht keine Differenz. Aber nicht einig sind wir, wo der Datenschutz geregelt werden soll. Mit Ihrem Antrag auf Einfügung eines Absatzes 3bis und der Änderung von Artikel 151 Absatz 4 wollen Sie diese Regelung in die Militärorganisation einbrin- gen. An sich könnte eine solche Regelung angenommen werden. Diese Ergänzung in der Militärorganisation ist aber aus folgenden Gründen - wie ich das anschaue - unnötig und auch unerwünscht: Unnötig, weil der Bundesrat jetzt schon, in den neugefassten Vorschriften über das militäri- sche Kontrollwesen, viel weitergehende und detailliertere Bestimmungen über den Schutz und die Sicherheit der Daten vorgesehen hat, und zwar gestützt auf eben diesen Absatz 4 seines Entwurfes zu Artikel 151 MO. Er weist auch auf Seite 25 der vorliegenden Botschaft auf diese Tatsache hin. Diese Verordnung ist im Entwurf bereits erstellt und mit dem Bundesamt für Justiz bereinigt. Sie geht demnächst in die Vernehmlassung an die Kantone und die interessierten Organisationen. Die von Herrn Nationalrat Leuenberger postulierten Ansprüche sind in dieser Verordnung enthal- ten. Auch das kommende Datenschutzgesetz sieht entspre- chende Ansprüche vor. Der Entwurf liegt ebenfalls - wie ich das bereits beim Eintreten erwähnt habe - seit Dezember 1981 vor.
Unerwünscht ist diese Regelung der wesentlichen Rechte der betroffenen Personen in der Militärorganisation aus folgendem Grund: Man will eine Gesetzeskonkurrenz mit dem zukünftigen allgemeinen Datenschutzgesetz vermei- den. Es könnten sich im Einzelfall Auslegungsprobleme ergeben, die an sich bei der allgemeinen Geltung des zukünftigen Datenschutzgesetzes nicht vorkommen sollten. Zudem hätten ja Änderungen im Datenschutzgesetz auto- matisch jeweils wieder Änderungen in der Militärorganisa- tion zur Folge.
Die Neufassung der Vorschriften über das militärische Kon- trollwesen in Verbindung mit dem PISA sind im übrigen viel präziser, indem sie das Moment der Unvollständigkeit, der
Zweckwidrigkeit und der Unzulässigkeit enthalten. Ihr Antrag, Herr Leuenberger, sieht ein Recht auf Beseitigung und Berichtigung nur vor, wenn jemand in seiner Persön- lichkeit verletzt wird.
Ich beantrage Ihnen deshalb, den Antrag Leuenberger abzu- lehnen.
Mme Aubry, rapporteur: Je serai brève, mais je voudrais préciser que je partage les craintes exprimées vis-à-vis de ce moyen moderne qu'est l'ordinateur, comme l'a très juste- ment remarqué Mme Jaggi. Nous sommes peut-être aujour- d'hui à l'époque de la rationalisation. Que l'on aime ou non être mis dans un ordinateur, la question reste posée, je crois que cela nous effraie. Cette rationalisation qui est appliquée dans l'économie privée doit se faire également dans l'armée. C'est un soulagement dans les travaux des offices canto- naux et fédéraux, au niveau des commandants de troupe, où l'on travaille encore de manière très artisanale, c'est-à-dire souvent à la main. Les contrôles militaires qui seront effec- tués grâce au système PISA, sont toutefois limités à l'enre- gistrement militaire des citoyens suisses, au contrôle d'ef- fectifs, à l'exécution des ordres de marche et à l'identifica- tion des militaires. D'autre part, les trois cantons qui ont mis à l'essai le système PISA - c'est-à-dire le Jura, le canton de Berne et le canton de Soleure - en ont été très satisfaits. Je comprends ce souci, mais la proposition de M. Leuenberger ne peut être acceptée. Je vous demande de la rejeter, car il n'est pas judicieux de répéter dans l'organisation militaire un principe qui figurera dans la future loi fédérale sur la protection des données personnelles, même si cette loi fait encore l'objet de consultations. En attendant son entrée en vigueur, la protection des données demeure garantie par les directives édictées par le Conseil fédéral et qui sont obliga- toires pour tous les services de l'administration fédérale. Je vous demande de ne pas reculer l'introduction de ce système PISA et de refuser la proposition Leuenberger.
Mme Jaggi: Je voudrais rectifier l'interprétation que le rap- porteur de langue française, Mme Aubry, vient de donner de mon intervention.
Je n'ai pas parlé, ni implicitement et encore moins explicite- ment, de refus de l'introduction du système PISA. Je suis d'accord avec vous pour ce qui est de ses aspect rationalisa- tion, c'est un instrument de travail moderne, je le reconnais; mais c'est sur l'application du système, à défaut des garan- ties qui doivent être promises et appliquées aux personnes concernées, aux personnes fichées dans le système PISA, que j'ai des réserves à formuler.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Comme je l'ai déjà dit lors du débat d'entrée en matière, PISA n'est pas l'effroyable machine que l'on a souvent décrite. Il n'empêche que nous devons absolument maîtriser ce système, nous devons endi- guer nos pulsions, afin de ne pas attenter, par ce moyen, aux droits de la personne. Nous ne pouvons pas laisser s'infiltrer la méfiance dans les relations entre le peuple et l'Etat. Je comprends dès lors parfaitement les motifs qui poussent M. Moritz Leuenberger et Mme Jaggi à vouloir inscrire dans la loi que nous discutons un garde-fou qui offre à nos concitoyens, expressis verbis, la garantie de leur protection personnelle contre les indiscrétions de l'étrange machine. Si ces motifs sont parfaitement compréhensibles et légitimes, la conclusion formelle que M. Leuenberger en tire, avec sa proposition, n'est toutefois pas la bonne. Sans même parler longuement de la loi sur la protection des données - loi actuellement en gestation et dont nous ne savons ni com- ment ni quand elle sortira des travaux parlementaires -, j'entends m'appuyer sur le droit positif existant pour consta- ter que, maintenant déjà, nous avons des directives applica- bles au traitement des données personnelles dans l'adminis- tration fédérale (édictées par le Conseil fédéral en date du 16 mars 1981) qui régissent précisément, avec toutes les garan- ties nécessaires, le domaine qui nous préoccupe. En effet, nous ne devons pas décider aujourd'hui de la création du système PISA, il fonctionne déjà, nous devons harmoniser la
Rüstungspolitik. Richtlinien
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loi sur l'organisation militaire s'agissant des responsabilités des cantons et de la Confédération; c'est là notre tâche. PISA existe donc et concerne actuellement environ cent dix mille soldats de notre armée, de trois ou quatre cantons, des troupes mécanisées et légères en particulier. Sous l'empire des directives dont je viens de vous parler, il se trouve que le militaire a parfaitement le droit de revendiquer les rensei- gnements que proposerait de lui octroyer M. Moritz Leuen- berger, et quinze militaires sur les cent dix mille concernés ont d'ailleurs fait usage de cette possibilité, ce qui prouve que l'appareil fonctionne - même s'il n'y en avait eu qu'un, je dirais aussi que l'appareil fonctionne, et s'il y en avait eu cent dix mille je dirais encore qu'il fonctionne très bien. Actuellement, on est déjà protégé, de sorte que je juge, avec le Conseil fédéral, superfétatoire l'idée d'introduire cette précision dans la loi dont nous discutons ici.
On pourrait certes m'objecter que mieux vaut répéter les grandes et bonnes vérités, mais je crois que ce serait une mauvaise technique législative et ce n'est pas parce qu'on a utilisé quelquefois ce procédé que nous devons le reprendre ici. Certaines lois seraient en effet enrichies par cette garan- tie, d'autres ne le seraient pas et pourraient être interprétées a contrario d'une certaine manière. Je préfère un travail systématique, je préfère que l'on soit assuré que grâce aux directives actuelles et ensuite à la nouvelle loi, les protec- tions que recherchent M. Moritz Leuenberger et Mme Jaggi soient octroyées aux citoyens dès maintenant et à l'avenir. C'est la raison pour laquelle nous pouvons nous dispenser de cet ornement supplémentaire et rejeter la proposition de M. Leuenberger. Ce faisant, nous ne nous opposons nulle- ment aux droits de la personne ni à la nécessité impérative de les préserver. Disons simplement que la technique légis- lative nous conduit à une autre voie formelle pour y parvenir. Nos buts, nos intentions et notre volonté de préserver la sphère privée sont égaux à ceux de Mme Jaggi et de M. Moritz Leuenberger.
Begrüssung - Bienvenue
Le président: Je souhaite la bienvenue de la commission du Parlement finlandais chargée des questions agricoles et sylvicoles qui a pris place à la tribune diplomatique. Cette commission est actuellement en visite dans notre pays et elle désire s'informer sur notre politique agricole et fores- tière. Je souhaite à cette commission et à ses membres un bon séjour en Suisse et j'espère que l'état de nos forêts ne les traumatisera pas trop! (Applaudissements)
Chopard: Ich möchte zu den Ausführungen von Herrn Bun- desrat Delamuraz eine kurze persönliche Erklärung abge- ben, obschon ich weiss, dass es in diesem Parlament unüb- lich ist, zu einem Thema noch etwas zu sagen, nachdem der Bundesrat gesprochen hat. Trotzdem erlaube ich mir dies, weil wir nun seit Jahren im Militärdepartement mit einiger Unruhe zu kämpfen hatten.
Ich hatte unlängst, es mag zwei, drei Jahre her sein, hier an diesem Pult zu Vorfällen im Militärdepartement einmal die Frage gestellt, was denn im Militärdepartement noch alles passieren müsse, damit etwas passiere. Darum habe ich mit Interesse zugehört, wie uns heute der Vorsteher des Militär- departementes dargelegt hat, wir sollten Vertrauen haben, er werde dafür sorgen, dass die Weisungen befolgt würden, und wir könnten uns darauf verlassen.
Aber ich muss Ihnen gestehen, dass ich angesichts der Ausführungen in der heutigen «Weltwoche» hier etwas Mühe habe: Da hat am 13.Dezember 1983 der damalige Bundesrat Chevallaz, Vorsteher des Militärdepartementes,
Weisungen in seinem Departement erlassen. Was damit geschehen ist, können Sie in der «Weltwoche» von heute lesen. Darum möchte ich schon bitten, Herr Bundesrat Dela- muraz, sorgen Sie dafür, dass Ihre Weisungen im Departe- ment auch befolgt werden und dass sich nicht wiederholt, was offenbar jetzt ein weiteres Mal mit der Weisung vom 13. Dezember 1983, die von Ihrem Vorgänger erlassen wurde, geschehen ist. Ich bitte Sie darum, Sie haben sicher die Unterstützung dieses Parlamentes.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission 70 Stimmen Für den Antrag Leuenberger Moritz 55 Stimmen
Art. 151 Abs. 5 bis Art. 220, Ziff. Il bis IV Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 151 al. 5 à art. 220, ch. Il à IV Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Gesetzentwurfes Dagegen
92 Stimmen 22 Stimmen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Abschreibung - Classement
Le président: Le Conseil fédéral vous propose le classe- ment de deux postulats:
80.912 Aide suisse en cas de catastrophes et service mili- taire (Petitpierre) 81.329 Corps d'aide en cas de catastrophes. Renforcement de l'armée (Wellauer)
Zustimmung - Adhésion
83.030 Rüstungspolitik. Richtlinien Acquisition d'armement. Directives
Bericht des Bundesrates vom 14. März 1983 (BBI II, 92) Rapport du Conseil fédéral du 14 mars 1983 (FF II, 94) Beschluss des Ständerates vom 1. Dezember 1983 Décision du Conseil des Etats du 1er décembre 1983
Antrag der Kommission Kenntnisnahme vom Bericht
Proposition de la commission Prendre acte du rapport
Bundi, Berichterstatter: Der vorliegende Bericht des Bun- desrates enthält die Erkenntnisse einer Überprüfung der gesamten Rüstungsbeschaffung. Der Bundesrat war nach den Mängeln am Panzer 68 in den Jahren 1979/80 durch entsprechende Vorstösse aus dem Parlament und dessen Geschäftsprüfungskommissionen dazu aufgefordert worden.
In einer ersten Expertise stellte Prof. Rühli fünf Varianten zur Diskussion. Aufgrund derselben zogen die Geschäfts-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Militärorganisation. Revision Organisation militaire. Révision
In
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1984
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 83.018
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
22.03.1984 - 08:00
Date
Data
Seite
353-371
Page
Pagina
Ref. No
20 012 292
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