Verwaltungsbehörden 20.03.1984 <td class="metadataCell">20012247</td>
20012247Vpb20 mars 1984Ouvrir la source →
Meilleure utilisation du temps des séances (proposition de la CPG) 264 N 20 mars 1984 #ST# Elfte Sitzung - Onzième séance Dienstag, 20. März 1984, Vormittag Lundi 20 mars 1984, matin 8.00h Vorsitz - Présidence: M. Gaui'ier Bessere Ausnützung der Sitzungszeit (Vorschlag der FPK) Meilleure utilisation du temps des séances (proposition de la CPG) Antrag der Fraktionspräsidentenkonferenz Die Fraktionspräsidentenkonf€irenz beantragt, den nachste- henden Beschlüssen, die ab Sommersession 1984 und ver- suchsweise eingeführt werden sollen, zuzustimmen. Es ist dies die einzige Möglichkeit, Zeit zu gewinnen, ohne unser Milizsystem zu beeinträchtigen. 1. Die Montagssitzungen beginnen um 14.30 Uhr. 2. Jeden zweiten und dritten Mittwoch einer Session Nacht- sitzung bis ungefähr 22.30 Uhr, nach einer höchstens ein- stündigen Pause. 3. Am Donnerstag der dritten Sessionswoche: Nachmittags- sitzung. 4. Die Sitzung des letzten Sessionstages wird bis 11 Uhr ausgedehnt. Antrag Christinat Rückweisung an die Fraktionspräsidentenkonferenz mit dem Auftrag, einen neuen Antrag zu unterbreiten, der höch- stens 10 Stunden mehr Sitzungszeit je Session vorsieht. Antrag Dafflon 2. Streichen. 5. Nötigenfalls eine ausserordantliche Session pro Jahr. Proposition de la Conférence des présidents de groupe La Conférence des présidents de groupe vous propose d'approuver les décisions suivantes, compte tenu du fait que c'est le seul moyen de gagner du temps sans porter atteinte à notre système de milice, à partir de la session d'été 1984 et ce à titre d'essai: 1. De commencer les séances du lundi à 14 h 30. 2. De siéger les deuxième et troisième mercredis de la session jusqu'à 22 h 30 environ en ménageant une pause d'une heure au maximum. 3. De siéger le jeudi après-midi de la troisième semaine de session. 4. De prolonger la séance du dernier jour de la session jusqu'à 11 heures. Proposition Christinat Renvoi à la Conférence des présidents de groupe pour une nouvelle proposition comportant au maximum 10 heures par session d'augmentation des heures de séance. Proposition Dafflon 2. Biffer. 5. En cas de nécessité recours à une session extraordinaire par année. Koller Arnold, Berichterstatter: Auf Ihren Pulten finden Sie den Vorschlag der Fraktionspriisidentenkonferenz für eine bessere Ausnützung der Sitzungszeiten während der ordentlichen Sessionen. Danach schlagen wir Ihnen mit Wirkung ab Junisession folgende Sitzungszeiten vor: Am Montag Beginn jeweilen um 14.30 Uhr; jeden zweiten und dritten Mittwoch nötigenfalls eine Nachtsitzung bis unge- fähr 22.30 Uhr, dies nach einer etwa einstündigen Pause um 19 Uhr; am Donnerstag der dritten Sessionswoche eine Nachmittagssitzung; die Sitzung des letzten Sessionstages, also am Freitag, wird bis 11 Uhr ausgedehnt. Durch diesen Vorschlag würde unser Rat pro Session etwa 10 zusätzliche Stunden an Sitzungszeit gewinnen, was übers Jahr gerech- net fast zwei Sessionswochen gleichkommt. Warum schlagen wir Ihnen diese wenig angenehmen Mass- nahmen vor? Ein Jahresüberblick, den das Sekretariat der Bundesversammlung für die Fraktionspräsidentenkonferenz erstellt hat, ergab, dass wir ohne solche Massnahmen bald einen nicht mehr zu verantwortenden Rückstau von behand- lungsreifen Geschäften haben werden. So hätten nach die- sem Arbeitspapier so wichtige Geschäfte wie die Rahmen- bewilligung für Kaiseraugst, das Bundesgesetz über die landwirtschaftliche Pacht, das Bundesgesetz über den unlauteren Wettbewerb, das Transportgesetz und viele andere mehr praktisch keine Chance mehr, noch in diesem Jahr hier im Nationalrat behandelt zu werden, obwohl die Kommissionsberatungen heute schon weit fortgeschritten oder sogar ganz abgeschlossen sind. Nun ist es aber politisch unerwünscht und auch arbeitsmäs- sig wenig effizient, wenn wir behandlungsreife Vorlagen mehrere Sessionen lang vor uns herschieben müssen, bevor sie hier im Nationalrat behandelt werden können. Dass wir uns mit der Behandlung von persönlichen Vorstössen in einem geradezu hoffnungslosen Zustand befinden, ist Ihnen allen ausreichend bekannt. Andere Massnahmen, die wir beraten haben - wie weitere ausserordentliche Sessionen oder Sitzungen am Donnerstag nachmittag der ersten und zweiten Woche-, weisen, wie Erkundungen ergeben haben, für Milizparlamentarier noch grössere Nachteile auf als die hier vorgeschlagenen. Im Namen der Fraktionspräsidentenkonferenz ersuche ich Sie daher, diesen Vorschlägen mit Wirkung ab Junisession 1984 zuzustimmen. Selbstverständlich werden wir gerne auf diese zusätzlichen Sitzungszeiten sofort wieder verzichten, wenn die Geschäftslast und auch die Selbstdisziplin der Ratsmitglieder dies erlauben. M. Cevey, rapporteur: Comme d'autres, le Parlement de la Confédération subit l'inflation quant au volume des affaires dont il doit s'occuper. Je n'entends pas analyser les causes de ce phénomène; il suffit de constater que, malgré la volonté fréquemment exprimée de freiner la machine légis- lative, malgré les mesures pratiques introduites au cours des ans (limitation du temps de parole, procédure écrite dans les interventions de caractère personnel et les réponses du Conseil fédéral), malgré l'organisation relativement fré- quente de sessions extraordinaires, nous avons pris un très sérieux retard dans notre programme général de travail. C'est pourquoi la Conférence des présidents de groupe a décidé de vous proposer quelques dispositions nouvelles susceptibles de nous permettre de combler un retard qui, s'il est parfois supportable et même souhaitable aux yeux de ceux qu'effraie un certain emballement dans la production des lois, il n'en est pas moins déplorable dans la majeure partie des cas. N'oublions pas, en effet, que le Conseil fédéral et le Parlement sont tenus à des délais, que, dans différents domaines, c'est la volonté populaire qui a déclenché l'étude d'une législation nouvelle et qu'il n'est pas bon, pour l'esprit même de la démocratie, que des espoirs soient suscités et se révèlent ensuite vains par le seul défaut de fonctionnement des institutions. Nous tenons tous - j'en suis persuadé - au caractère non professionnel de notre Parlement et nous devons nous garder de toutes mesures qui pourraient y porter atteinte. Dans ce sens, chaque tentative d'organiser une session supplémentaire a suscité de vives discussions, sinon une opposition farouche. C'est pourquoi nous avons orienté
Meilleure utilisation du temps des séances (proposition de la CPG) 266 20 mars 1984 Lorsqu'un certain nombre de députés de petits groupes ou d'isolés interviennent à la t'ibune, c'est qu'ils n'ont pas d'autre choix s'ils veulent accomplir leur tâche. Il faut donc réformer le Parlement. Nous discutons ici de tout et de rien. Nous avons, il est vrai, des problèmes importants à c ébattre auxquels il faut consa- crer beaucoup de temps, par exemple celui de l'énergie nucléaire. Dans notre Parlement, les députés n'ont pas le droit de parler, de plus en plus on leur enlève le droit de parole sur des sujets où ils ont quelque chose à dire. En revanche, on pourrait très bien, en commission, prendre des décisions sur certains sujets sur des objets mineurs, sans les soumettre au Parlement. On donnerait les pleins pou- voirs à la commission qui pourrait trancher, régler le pro- blème et éviter ainsi d'encombrer le Parlement. Telles sont les raisons pour lesquelles je vous demande de ne pas prolonger les heures de travail car ce serait au détriment du sérieux, et c'es: impossible. Le public s'étonne quelquefois de voir la salle vide, mais ce que le public ignore, ce qu'on ne lui dit pas assez souvent, c'est que nous ne sommes pas des professionnels, que nous avons diverses tâches à remplir, beaucoup de dossiers à préparer, d'études à faire, et. afin de travailler convenable- ment, nous sommes obligés d'aller soit dans la salle des pas perdus, soit dans notre burea j. On nous fait passer aux yeux de la population pour des gens peu sérieux, qui refusent le travail. Continuons ainsi, et la population sera tout à fait persuadée de notre peu de sérieux. C'est pourquoi je vous demande de ne pas accepter la proposition de la Conférence des présidents de groupe. Qu'on commence à 14 h 30 le lundi, d'accord, qu'on termine le vendredi à 11 heures, d'accord, mais qu'on ne prolonge pas le travail le soir et que l'on n'augmente pas le nombre de séances de relevée; en revanche, qu'on décide, en cas de nécessité, de tenir une session extraordinaire. M. Cevey disait qu'on en avait eu beaucoup. Lors de la dernière législature nous n'avons tenu que deux sessions extraordi- naires d'une semaine, ce n'est pas énorme. C'est donc à mes yeux la solution la plus raisonnable, et c'est celle que je vous demande d'approuver. Frau Uchtenhagen: Ich hätte nur einen ganz kleinen Antrag zum Antrag der Fraktionspräsidenten, nämlich zu Punkt 4, wo es heisst: «Die Sitzung ces letzten Sessionstages wird bis 11 Uhr ausgedehnt.» Da beantrage ich Ihnen «bis 10 Uhr». Verschiedene eidgenössische Kommissionen, Expertengre- mien, Stiftungsräte usw., in cenen Parlamentarier meistens von Amtes wegen vertreten sind, tagen nämlich an diesem letzten Freitag einfachheitshalber in Bern. Meistens begin- nen diese Sitzungen um 10 Uhr. Aber auch private Organisa- tionen machen von dieser Moglichkeit Gebrauch, noch eine Sitzung mit Parlamentariern in Bern an diesem Tag einzu- schieben. Es wäre also sehr, viel günstiger, wenn^wir um 10 Uhr aufhören könnten. Frau Fankhauser: Ich bitte Sie, den Antrag Dafflon zu unter- stützen. Ich werde mich kurz fassen, schliesslich ist unsere Zeit sehr kostbar. Aber zuerst vier Fragen: Sind wir daran, auch für uns auf dem kalten Weg Nacht- und Schichtarbeit einzuführen? Sind wir fähig, Lebensqualität zu vermitteln, wenn wir auf dem Weg sind, tagelang abgeschlossen von der Umwelt zu tagen und uns selber kaum Qualität gönnen? Wie wollen sie Wählerpflego, Verwaltungskontrolle - das sind schliesslich unsere Aufträge - und eine ernsthafte Behandlung der Geschäfte m teinander verbinden, wenn Sie über zehn Stunden pro Tag da im Rate sitzen? Nehmen wir uns ernst genug, wenn wir so tagen, dass zu später Stunde persönliche Vorstösse behandelt werden? Wir betrügen uns selbst, wenn wir glauben, dass ohne Sondersession und nur so die Milizform gerettet werden könne. Mehr Kreativität tut not. Nehmen wir uns Zeit und Abstand zum alten Trott, damit wir bosser in die Lage versetzt wer- den, die Zukunft zu bewältigen. Das ist schliesslich unser Auftrag, und deswegen bitte ich Sie, den Antrag Dafflon zu unterstützen. Flubacher: Wenn dieser Antrag eine Woche früher gekom- men wäre, hätte ich ihn als schlechten Fastnachtsscherz bezeichnet. Ich glaube, man hat sich zuwenig überlegt, wie die Situation in Wirklichkeit ist. Ich habe ja noch jene Zeit miterlebt, wo es hie und da Nachtsitzungen in diesem Saal gegeben hat. Leider ist man davon total abgekommen. Ich bin der Meinung, dass für ein wichtiges Geschäft wie Kaiser- augst oder andere ruhig einmal eine Nachtsitzung einge- schaltet werden könnte. Aber was man hier macht, ist auch für den, der gewohnt ist, lange zu arbeiten, unmenschlich und unmöglich. Erstens müssen wir an jene denken, die eine gewisse Freizeit brau- chen, damit sie überhaupt in diesem Parlament mitarbeiten können, sei es ein Bauer, sei es ein kleiner Gewerbler oder ein Angestellter, der sonst keine Möglichkeit mehr hat, seine Stelle zu behalten, wenn ihm nicht gewisse Zeiten zur Verfü- gung stehen. Sie dürfen jetzt nicht die Nerven verlieren, weil einige neue Mitglieder das Gefühl haben, sie müssten jeden Tag an dieses Rednerpult. Sie werden das aufgeben, späte- stens in jenem Zeitpunkt, wo sie feststellen, dass ihnen niemand mehr zuhört. Dann wird sich das wieder einpen- deln, wie es vielleicht auch früher der Fall war. Ich könnte mich mit dem 14.30-Uhr-Beginn am Montag einverstanden erklären. Ich könnte mich damit einverstan- den erklären, dass man am Schlusstag erst um 10 oder 11 Uhr die Sitzung schliesst. Ich hatte immer eine schlechtes Gewissen, wenn ich um 10 Uhr schon zu Hause war, wis- send, das ich für den ganzen Tag das Sitzungsgeld erhalten hatte. Nun wollen Sie aber diese Mittwoch-Nachtsitzungen maxi- mal eine Stunde unterbrechen. Wie sieht das aus? Wir haben fünf Stunden Vormittagssitzung; dann beginnt man wieder und arbeitet bis 19 Uhr, dann wird man eine Stunde Pause einschalten. Es gibt in Bern in der nächsten Umgebung des Bundeshau- ses praktisch keine Möglichkeit, sich um diese Zeit zu ver- pflegen. Sie kennen Bern; Da geht man um 22 oder 23 Uhr schlafen. Nachts, nach 22.30 Uhr, bekommen Sie nur noch in ein paar «Nobelbeizen» ein warmes Nachtessen und vielleicht da oder dort noch ein Würstchen. Das finde ich nun wirklich den Hammer! (Heiterkeit) Das muss ich ganz offen sagen. Ich meine: Man sollte sich verpflegen können. Als Jasser muss ich Ihnen auch sagen: Man sollte auch die Kollegialität etwas pflegen können, auch die Kollegialität über die Grenzen der Fraktionen hinweg. Ich könnte mich mit diesen Nachmittagssitzungen am Don- nerstag auch noch einverstanden erklären. Aber ich möchte Sie darauf aufmerksam machen, wie gewisse Massenme- dien am letzten Mittwoch aufbegehrt und gesagt haben, es seien um 15 Uhr nur 30 oder 40 Leute im Saal gewesen. Dabei fanden unzählige Gruppen- und Kommissionssitzun- gen statt. Auch ich war an einer Sitzung und konnte nicht weg; ich bin auch erst um etwa 16.30 hier eingetroffen. Das macht nach aussen einen schlechten Eindruck, hauptsäch- lich auf die Schulklassen, die normalerweise auf der Tribüne sind. Ich muss Ihnen aber auch sagen: Ich war im Deutschen Bundestag; da waren um 16 Uhr, bei Sitzungsbeginn, 25 Leute anwesend, und um 17 Uhr, als wir den Sitzungssaal verlassen haben, waren 40 von über 500 anwesend. Ich möchte Sie nicht mehr länger hinhalten. Ich möchte Sie bitten, diesen unausgewogenen Vorschlag mit bestem Dank an die Absender zurückzugeben. Sie sollen uns auf die ausserordentliche Session einen brauchbaren Vorschlag machen. Widmer: Nach dem Votum von Herrn Flubacher ist es nicht schlecht plaziert, wenn noch einmal versucht wird, die Vor- schläge der Fraktionspräsidenten zu begründen. Ob es einem passt oder nicht, der Nationalrat ist in einem Zustand geraten, in dem er etwas tun muss. Nun ist es klar: welche Massnahmen man auch immer ergreift, der eine oder der andere, die eine oder die andere wird mit dem
Meilleure utilisation du temps des séances (proposition de la CPG) 268N 20 mars 1984 genau die zusätzlichen zehn Stunden gegenüber Artikel 43 unseres Ratsreglementes. Zu den Anträgen Dafflon/Fankhauser: Man argumentiert, Nachtsitzungen seien nicht zumutbar, es wären eher weitere ausserordentliche Sessionen vorzuziehen. Ich weiss, dass jeder Vergleich hinkt. Aber in einem anderen Lebensbe- reich, wo wir auch nach dem Milizsystem arbeiten, im Mili- tär, wird uns allen ganz anderes zugemutet, als Sitzungen bis abends um halb elf Uhr, und dort wird das von jeder- mann in unserem Lande ohno weiteres akzeptiert. Deshalb sehe ich einfach nicht ein, warum das für uns Parlamenta- rier nicht zumutbar sein solito. Zum Antrag Uchtenhagen: Ich verstehe an sich ihre Beden- ken, aber ohne gewisse Einschränkungen kommen wir nicht zu zusätzlicher Sitzungszeit. Wenn Sie unseren Antrag ablehnen oder zurückweisen, müssen Sie sich einfach noch einmal bewusst sein, was das bedeutet: Ich habe Ihnen die Liste der wichtigen Geschäfte genannt. Eine Ablehnung würde bedeuten, dass diese Geschäfte dieses Jahr nicht mehr behandelt werden könnten. Ich möchte Sie bitten, wenn Sie unseren Antrag ablehnen, wenigstens konsequent zu sei n und nachher nicht zu uns zu kommen und zu sagen: DiesBS Geschäft muss nun unbe- dingt in der nächsten Session behandelt werden. Dann gibt es keinen ändern Ausweg, als: diese Geschäfte ins nächste Jahr zu verschieben. Aus diesen Gründen möchte ich sie dringend bitten, den Versuch doch zu wagen und in diesen sauren Apfel zu beissen. M. Cevey, rapporteur: Tout ci'abord, avouons que le pro- blème est difficile. Chacun a ;a petite idée: il y a ceux qui souhaitent partir le plus tard possible de leur domicile le lundi, ceux qui désirent rentrer le plus tôt possible à la maison, ou siéger ailleurs, dans un conseil d'administration ou dans une commission syndicale, le vendredi. Il y a ceux qui veulent absolument conserver leur soirée pour des réu- nions sympathiques autour d'une table de jass ou je ne sais quoi encore... Bref, le problème est délicat. Mais, il faut bien admettre que nous ne pouvons pas non plus instaurer un système de parlement à la carte avec un horaire libre! Je remercie Mme Christinat di souci dont elle fait preuve en ce qui concerne le confort des parlementaires. Mais, je crois pouvoir dire qu'elle et moi, nous n'avons pas le même professeur de mathématiques! En ce qui concerne la durée actuelle de notre travail parlementaire, j'arrive à un total de vingt-deux heures par semaina si on tient compte d'une ou de deux séances de relevée par session. Vingt-deux heures par semaine, soixante-six heures au maximum par session, on est loin des préoccupations de M. Eggli en ce qui concerne la loi sur le travail. Je reviens donc au calcul de Mme Christinat. Le lundi, nojs vous proposons d'ajouter trois fois une heure, ce qui fait trois heures, le mercredi deux fois deux heures et demie, ce qui fait cinq heures, et le vendredi une fois deux heures. Le total fait dix heures. On est donc bien loin de la vingtaine d'heures supplémentaires que l'on nous accuse de voulc ir introduire dans l'horaire. Si vous multipliez ces dix heures par quatre, vous arrivez à quarante heures, ce qui est sensiblement plus que la session extraordinaire que d'aucuns aimeraient imposer comme une règle annuelle dans nos programmes de travaux. Pour nous, si la session extraordinaire, que nous avons pratiquée de temps en temps, devient a règle annuelle, alors nous allons, tranquillement peut-être, mais à coup sûr, dans la direction d'une organisation parlementaire à cinq sessions. L'on commencera par une somaine de session extraordi- naire et, dans dix ans, on en se ra peut-être à deux semaines, voire à trois semaines. C'est contre ce danger que nous avons voulu lutter pour défendre le parlement de milice. Il y avait un choix à faire entre le système des cinq sessions et une meilleure utilisa- tion du.temps qui nous est dévolu dans le cadre des ses- sions ordinaires actuelles. Nous n'avons pas hésité. Nous avons pensé qu'il valait mieux tenter d'éviter les sessions extraordinaires et mieux utiliser l'horaire des sessions ordi- naires. Je suis d'accord avec M. Dafflon: notre Parlement ne peut plus travailler comme il y a cinquante ans. En outre, j'admets qu'il a raison lorsqu'il constate que, trop souvent, le temps de parole est restreint, qu'on enlève même en quelque sorte le droit de parler par la place très limitée que l'on accorde aux interventions de caractère individuel. Mais, c'est préci- sément pour retrouver un peu plus de ce temps de parole que nous vous proposons d'ajouter une dizaine d'heures par session. Pour le reste, je pense qu'il est tout à fait inadmissible d'envisager aujourd'hui de modifier le jeu des compétences en laissant, par exemple à des commissions, le droit de prendre des décisions, même pour des objets de portée relativement mineure. Nous devons laisser au Parle- ment la possibilité d'intervenir à tous les niveaux. C'est le jeu démocratique, tel qu'il est organisé chez nous, nous n'avons pas à remettre en cause le fonctionnement de nos institu- tions sur ce point. M. Flubacher a le souci de la brièveté de la pause entre la séance de l'après-midi et la séance du soir que nous vous proposons. Si nous avions voulu accorder deux heures nous aurions posé un nouveau problème et n'aurions pu atteindre le but que nous nous étions fixé. Certes, un jour il nous faudra examiner sérieusement la question d'une meilleure organisation de l'intendance, en quelque sorte, dans ce bâtiment même, en envisageant d'aménager un réfectoire digne d'un Parlement comme le nôtre. Mais cela est un problème secondaire que nous pourrons peut-être repren- dre en temps voulu. Aujourd'hui, nous vous demandons simplement, à titre d'essai et pour trouver le temps qui nous manque, de bien vouloir tester, pendant quelques années, ce système des séances du mercredi soir. Il me semble que l'effort qui vous est demandé n'est pas surhumain. Le problème, je le résume encore, se pose en ces termes, soit nous introduisons une cinquième semaine de session extraordinaire qui, très rapidement, deviendra ordinaire et durera probablement plus d'une semaine, soit nous accom- plissons un effort dans le cadre de la semaine parlementaire, qui se traduirait par une dizaine d'heures supplémentaires par session, c'est-à-dire une quarantaine par année. Mme Christinat: La seule chose sur laquelle je suis d'accord avec M. Cevey, c'est que, effectivement, nos professeurs de mathématiques ne sont pas les mêmes, le mien vaut le sien et vice versa. Je signale en passant à M. Cevey que, tout à l'heure, il a oublié, si j'ai bien retenu sa déclaration et son calcul, d'inclure le jeudi. En outre, il a certainement pris en considération seulement deux mercredis au lieu d'éventuel- lement trois. Dans mon calcul, je n'ai pas retenu régulière- ment le mercredi après-midi, car dans le règlement il n'est pas déterminé de façon fixe et réglementaire. C'est la raison pour laquelle, devant cette espèce de confusion générale, je vous soumets une version plus précise de ma proposition. Je vous demande de renvoyer le tout à la Conférence des présidents de groupe pour l'étude d'une nouvelle sugges- tion comportant la suppression des séances du mercredi soir. M. Cevey, rapporteur: Dans notre calcul, nous tenons compte simplement des séances de relevée que nous orga- nisons dans le cadre du programme actuel. Il ne faut pas les prendre en considération deux fois. Ce serait faux. J'aimerais ajouter une dernière remarque. Il y a quinze ans, nos anciens collègues siégeaient tous les vendredis matin sauf erreur. J'admets qu'ils commençaient un peu plus tard le lundi. Mais, nous avons bien là la preuve que le problème est posé depuis longtemps. Nous devons absolument tenter de le résoudre, ne serait-ce que pour ajouter un peu de crédibilité aux travaux parlementaires qui, souvent, font l'objet de contestation au niveau populaire. Le président: Je vous fais remarquer qu'il n'est pas néces- saire de renvoyer à la Conférence des présidents de groupe l'examen de la suggestion de Mme Christinat, car elle cor-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Bessere Ausnützung der Sitzungszeit (Vorschlag der FPK) Meilleure utilisation du temps des séances (proposition de la CPG) In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1984 Année Anno Band I Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 11 Séance Seduta Geschäftsnummer --- Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 20.03.1984 - 08:00 Date Data Seite 264-269 Page Pagina Ref. No 20 012 247 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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