Verwaltungsbehörden 13.03.1984 83.063
20012231Vpb13 mars 1984Ouvrir la source →
Doppelbesteuerungsabkommen mit Griechenland
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83.063
Doppelbesteuerungsabkommen mit Griechenland Double imposition. Convention avec la Grèce
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Botschaft und Beschlussentwurf vom 31. August 1983 (BBI III, 904) Message et projet d'arrêté du 31 août 1983 (FF III, 938)
Beschluss des Ständerates vom 1. Dezember 1983 Décision du Conseil des Etats du 1er décembre 1983
Antrag der Kommission Eintreten
Antrag Oehen
Rückweisung an den Bundesrat mit dem Auftrag, vor der Behandlung des Abkommens ein Rechtsgutachten einzuho- len, ob
a. die in Artikel 22 ausgehandelte Methode zur Vermeidung der Doppelbesteuerung (Anrechnungsmethode) nicht eine Verletzung von Artikel 46 Absatz 2 der Bundesverfassung . bedeute;
b. mit der Anrechnungsmethode nicht die Steuerhoheit unseres Staates beeinträchtigt werde;
c. nicht die Souveränitätsrechte unseres Staates ganz allge- mein in Frage gestellt werden.
Proposition de la commission Entrer en matière
Proposition Oehen
Renvoi au Conseil fédéral en l'invitant à solliciter, avant que la convention ne soit examinée par le Parlement, un avis de droit propre à déterminer
a. Si la méthode négociée à l'article 22 en vue d'éliminer la double imposition (méthode de l'imputation) ne viole pas l'article 46, 2º alinéa, de la constitution;
b. Si la méthode d'imputation n'entrave pas la souveraineté fiscale de notre pays;
c. Si la convention ne compromet pas tout simplement nos droits de souveraineté.
M. Borel présente, au nom de la Commission des affaires économiques le rapport écrit suivant:
La Suisse et la Grèce ont signé le 16 juin 1983 une conven- tion de double imposition qui devrait entrer en vigueur rétroactivement le 1er janvier 1983. Des négociations menées en 1963 et 1975 n'avaient donné aucun résultat, parce que la politique suivie alors par la Grèce en la matière n'était pas conciliable avec les conceptions suisses: la Grèce refusait de réduire les taux élevés de ses impôts à la source sur les dividendes, les intérêts et les redevances de licences; elle réclamait en outre une clause générale d'échange de rensei- gnements, ainsi qu'une imputation d'impôt fictif pour tous les impôts qui sont 'perçus à un taux réduit selon le droit grec.
La convention signée en 1983 est dans une large mesure conforme au modèle élaboré en 1977 par l'OCDE. La Suisse n'a à faire aucune concession dérogeant à sa politique en matière de conventions de double imposition.
La convention règle principalement les points suivants:
a. Dividendes: A la différence de la Suisse, la Grèce évite d'imposer la société sur ses bénéfices et l'actionnaire sur ses dividendes. Tandis que les bénéfices non répartis sont frappés d'un impôt de 45 pour cent sur les sociétés, les bénéfices distribués ne sont imposés qu'auprès de l'action- naire; l'imposition s'effectue à la source selon un système qui prévoit quatre taux différents d'imposition (42, 45, 47 et
53 pour cent) selon qu'il s'agit de dividendes d'actions cotées, d'actions nominatives ou d'actions au porteur.
La convention ramène à 35 pour cent l'impôt grec à la source perçu sur les dividendes, ce qui constitue un dégrè- vement moyen de 12,5 points. Comme les dividendes sont versés sur des bénéfices non imposables, la Grèce a refusé un dégrèvement plus important.
Pour les dividendes provenant de Suisse, l'impôt anticipé sera limité à 15 pour cent pour les actions isolées et à 5 pour cent pour les participations. A la demande de la Suisse, une disposition particulière a été insérée dans le protocole, prévoyant une adaptation réciproque des taux en cas de modification du système fiscal grec.
b. Intérêts: Le droit interne grec frappe les intérêts d'un impôt à la source de 40 pour cent. La convention limite cet impôt à 10 pour cent.
La loi grecque exonère de l'impôt les intérêts des place- ments auprès des banques grecques ainsi que les intérêts des prêts octroyés à des entreprises touristiques, indus- trielles ou minières. La Suisse accorde pour de tels intérêts l'imputation d'impôt fictif.
c. Redevances de licences: L'impôt relevant de l'Etat de la source, qui d'après le droit interne grec s'élève en principe à 17,25 pour cent, est limité à 5 pour cent. Le chiffre 2 du protocole garantit que les rémunérations qui sont versées pour des prestations de services de nature purement techni- que ne sont pas considérées comme des redevances de licence.
d. Méthodes d'élimination des doubles impositions: La Grèce évite la double imposition par la méthode de l'imputa- tion. La Suisse exonerera de l'impôt suisse les revenus attribués pour imposition à la Grèce, mais les prendra en compte pour la détermination du taux de l'impôt.
La Suisse accorde l'imputation forfaitaire d'impôt pour l'im- pôt grec sur les intérêts et redevances de licence imposés dans les deux Etats. Il existe une disposition spéciale pour les dividendes grecs versés à un bénéficiaire domicilié en Suisse, car ceux-ci ne sont pas frappés de l'impôt sur les sociétés. La Suisse octroie à l'actionnaire un dégrèvement de 10 pour cent du dividende net pour les impôts retenus à la source qui ont été ramenés à 35 pour cent.
Le bénéficiaire suisse des intérêts exonérés conformément à la loi grecque a droit à une réduction de 10 pour cent de l'impôt suisse perçu sur ces revenus.
e. Echanges de renseignements: La clause d'échange de renseignements contenue dans la convention prévoit l'échange des informations nécessaires à une juste applica- tion de la convention; elle correspond aux dispositions sur l'entraide administrative qui ont déjà été insérées dans d'au- tres conventions de double imposition entre la Suisse et des Etats membres de l'OCDE.
f. Incidences financières pour la Suisse: Toute convention de double imposition entraîne une réduction des recettes fiscales. En l'occurrence, ces pertes sont dues en particulier pour la Suisse au remboursement partiel de l'impôt anticipé et à l'imputation partielle ou totale sur les impôts suisses de l'impôt perçu en Grèce sur les dividendes, les intérêts et les redevances de licence. Le manque à gagner résultant de la convention ne devrait actuellement pas revêtir une grande importance car les investissements grecs en Suisse sont encore modestes. En revanche, l'imputation forfaitaire d'im- pôt grèvera les fiscs suisses. Néanmoins, les revenus prove- nant de Grèce pourront à l'avenir être imposés à leur mon- tant brut, ce qui aura pour conséquence une augmentation générale des rendements imposables.
Les cantons et les organisations intéressées ont approuvé la convention.
A l'unanimité, la commission vous propose d'entrer en matière et d'approuver le projet d'arrêté.
Oehen: Seit Ende 1982 befasse ich mich eingehender mit den Problemen der Doppelbesteuerungsabkommen. Dabei hat mir besonders jenes mit Frankreich zu hartnäckigen Vorstössen Anlass gegeben.
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Die schriftlichen und mündlichen Antworten des Bundesra- tes, zuletzt auf eine Einfache Anfrage vom 16. Dezember letzten Jahres, insbesondere zur Frage der Anrechnungsme- thode, haben mich nicht befriedigt.
Der Rückweisungsantrag des Doppelbesteuerungsabkom- mens mit Griechenland - dem Sie hoffentlich zustimmen werden - ist als Versuch zu verstehen, die aufgeworfenen Fragen durch Rechtsgelehrte abklären zu lassen und insbe- sondere kein neues Präjudiz für die Behandlung des Dop- pelbesteuerungsabkommens mit Frankreich zu schaffen.
«Das vorliegende Abkommen entspricht weitgehend dem OECD-Musterabkommen von 1977. Die Schweiz musste keine von ihrer bisherigen Abkommenspolitik abweichen- den Zugeständnisse machen.» Mit diesen Sätzen empfiehlt Ihnen die Kommission die Ratifikation des «Griechenland- Abkommens». Wesentlich dieselben Sätze können Sie in den meisten Botschaften zu Doppelbesteuerungsabkom- men nachlesen. Das hat jeweils zur routinemässigen Prü- fung und Verabschiedung der meisten dieser Abkommen geführt. Unser eigener Salami ist dabei stets nur um ein kleines Rädchen kleiner geworden!
Die jeweiligen Abweichungen von der früheren Schweizer Abkommenspolitik und die jeweiligen Anpassungen dersel- ben an neue Lösungen des sogenannten internationalen Doppelbesteuerungsrechtes schienen für die Ratsmehrheit stets zu unbedeutend zu sein, um unseren Diplomaten und Experten in den Rücken zu fallen.
Wir haben uns nun Gedanken über das stets zu Referenz- zwecken angeführte OECD-Modellabkommen gemacht. Viele von Ihnen sind über unsere Erkenntnisse informiert. Wie bereits erwähnt, haben wir uns vorerst auf das Zusatz- abkommen mit Frankreich und die Grenzgängervereinba- rung konzentriert, und haben dabei erreicht, dass unsere Kommission - in ihrer neuen Zusammensetzung - eine äusserst sorgfältige Prüfung jenes Abkommens vornimmt. Damit hat die Kommission ein aussergewöhnliches Pro- blembewusstsein und eine kritische Grundhaltung gegen mehrere fundamentale Rechtsverschlechterungen zum Aus- druck gebracht. Für mich bedeutet das Grund zu einer relativen Zufriedenheit. Denn je länger man die aufgeworfe nen Fragen studiert, um so klarer wird, dass es sich dabei um allzu lange unbeachtete Fragen unserer staatlichen und wirtschaftlichen Souveränität, um Fragen der Verfassungs- konformität und der Vorrangigkeit der Interessen unserer Steuerzahler gegenüber denjenigen fremder Steuerbehör- den handelt.
Die Wirtschaftskommission hat im Falle Frankreichs «Halt, sichern!» gerufen und damit sich selbst und uns allen die hochwillkommene Gelegenheit geboten, den aufgeworfe nen Grundsatzfragen vertieft nachzugehen. Es ist nun abzu- klären, wie weit unsere Fiskalexperten und Diplomaten unsere legitimen Interessen und unsere Rechte überhaupt kannten, wie gut oder schlecht sie diese vertraten und was im Abkommen mit Frankreich und allenfalls mit anderen Staaten unter allen Umständen geändert werden muss.
Die meines Erachtens zentrale Grundsatzfrage, welche es dabei zu klären gilt und welche auch mit dem Griechenland- Abkommen aufgeworfen wird, betrifft die Anwendbarkeit des verbindlichen Verfassungsauftrages zur Vermeidung der Doppel- und Mehrbesteuerung im zwischenstaatlichen Bereich. (Art. 41bis Abs. 1d, Art. 46 Abs. 2 BV). Denn beide Abkommen sehen zu Lasten der betreffenden Steuerzahler vor, dass die Schweiz nur für sich selbst das Prinzip der ausschliesslichen Steuerhoheit in Anspruch nimmt, für den Partnerstaat soll hingegen die sogenannte Anrechnungsme- thode gelten. Das würde bedeuteten, dass die Schweiz, ohne dass sie dazu verpflichtet wäre oder gezwungen wer- den könnte, dem anderen Staat das Recht einzuräumt, ihre eigenen Steuerzahler mit einer fremden, zusätzlichen Pflicht zur Abgabe einer weiteren Steuererklärung und allenfalls zur Entrichtung der Steuerdifferenz zu belasten. Falls der Verfassungsauftrag den Bundesgesetzgeber auch dort ver- pflichtet, wo er von seiner Ratifikationskompetenz Gebrauch machen muss, ginge es nicht an, solchen einseiti-
gen und schadenträchtigen Lösungen zuzustimmen; OECD- Modellvertrag hin oder her.
In Klammern darf hier vielleicht einmal erwähnt werden, dass noch kein Gesetzgeber, auch wir nicht, je eines dieser Modellabkommen geprüft und gebilligt hätte, dass wir es also mit einem reinen Expertenprodukt zu tun haben, das auch uns wie gewohnt als quasi verbindlich vorgestellt wurde. Jedes Doppelbesteuerungsabkommen, welches den individuellen Steuerzahler nicht gegen eine weitere Steuer- hoheit, gegen Doppel- und Mehrbesteuerung nach dem Prinzip der ausschliesslichen Steuerhoheit schützt, wäre dann verfassungswidrig und müsste entsprechend neu ver- handelt werden. Die einzige Alternative bestünde meines Erachtens darin, dass wir die Verfassung einem Missstand anpassten, wie das ja auch schon passiert ist.
Schon eine erste Durchsicht der Materialien zum besagten Verfassungsartikel zeigt, dass es dem Verfassungsgeber um die Steuerausscheidung, also um die Zuteilung eines gege- benen Steuersubstrates an eine einzige Steuerhoheit ging. Darüber hinaus weisen andere, relevante Zeiterscheinungen wie die Niederlassungsverträge mit den USA und Grossbri- tannien von 1850 und 1855 klar darauf hin, dass der Verfas- sungsgesetzgeber von 1874 auch keinerlei Mehrbesteue- rung zulassen wollte.
Das uns heute interessierende Doppelbesteuerungsverbot dürfte sodann eine verallgemeinerte Fassung des damals geläufigeren Mehrbesteuerungsverbotes sein. Dass sich diese Verfassungsbestimmung zugunsten des individuellen Steuerzahlers nur auf den innerstaatlichen Bereich bezie- hen soll, ist weder von der Wortwahl noch von den bisher konsultierten Materialien her erkennbar. Wenn man die heu- tige Interessenlage im zwischenstaatlichen Bereich bedenkt, findet man noch weniger Anlass, die derzeitige, offenkundig wild gewachsene Praxis fortzuführen.
Im übrigen sind der Bundesrat und die Verwaltung erst seit dem Zweiten Weltkrieg zur gegenwärtigen Praxis überge- gangen. Noch in der Botschaft zum ersten von der Schweiz abgeschlossenen Doppelbesteuerungsabkommen . vom 19. Januar 1932 beginnt der Bundesrat mit einem Hinweis auf den Artikel 46 Absatz 2 der Bundesverfassung und führt insbesondere aus: «Das Bundesgericht hat in neueren Urtei- len der Verfassungsvorschrift auch internationale Bedeu- tung zuerkannt, indem es das Verbot der Besteuerung aus- ländischer Grundstücke, die im Belegenheitsstaat einer Besteuerung unterliegen, auf den erwähnten Artikel 46 Absatz 2 gestützt hat.» (BBI 1932 1, 42). In seiner gleich datierten Botschaft zum Doppelbesteuerungsabkommen mit Grossbritannien begründet er seine Abkommenspolitik unter anderem wie folgt: «Ausgehend vom Grundgedanken, der auch in dem in Artikel 46 der Schweizerischen Bundes- verfassung enthaltenen Verbot der Doppelbesteuerung sei- nen Ausdruck gefunden hat, dass nämlich eine Doppelbe- steuerung sich mit der Idee der Gerechtigkeit nicht wohl verträgt, und in der Überlegung, dass die Doppelbesteue- rungsfälle ein Hindernis für eine zweckmässige Ausgestal- tung der internationalen Wirtschaftsbeziehungen bilden, hat der Bundesrat die Bestrebungen des Völkerbundes auf die- sem Gebiete nachdrücklich unterstützt.» (BBI 1932 1, 95). Die Antwort des Bundesrates auf meine Einfache Anfrage zum UNO-Modellvertrag vermag auf diesem Hintergrund in keiner Art und Weise zu befriedigen. Auch eine während Jahrzehnten geübte Vernachlässigung eines Verfassungs- gebots begründet nach konstanter Bundesgerichtspraxis keine Rechtsgrundlage. Offenbar - das ist ein bisschen boshaft - befindet sich kein Student von Prof. Wilhelm Oswald im Finanzdepartement. Herr Bundesrat Stich, viel- leicht müssen Sie einen anstellen; sonst wüsste man auch heute schon, dass - laut Prof. Oswald - die Dekadenz kei- nen Anspruch auf Normhaftigkeit hat!
Ich bitte Sie daher, die wenig durchdachte Verabschiedung des Griechenland-Abkommens durch die Kommission zum Anlass zu nehmen, um ihrerseits «Halt, sichern!» zu befeh- len. Denn erstens besteht keinerlei Dringlichkeit zur Ratifika- tion dieses Abkommens, und zweitens bestünden erheblich weniger Chancen, im Falle des Abkommens mit Frankreich
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unvergleichlich stärker ins Gewicht fallende analoge Kon- zessionen auszuräumen. Drittens erscheint mir die Verwirk- lichung unserer Bundesverfassung eine unserer vornehm- sten Pflichten zu sein. Dies wird uns kaum gelingen, wenn wir uns von der Verwaltung weitere Präjudizien aufoktroyie- ren lassen und damit einer gründlichen, rechtswissenschaft- lichen Abklärung des Sachverhaltes den Wind aus den Segeln nehmen.
Ich bitte Sie aufgrund dieser Überlegungen, meinem Rück- weisungsantrag zuzustimmen.
M. Borel, rapporteur: La Commission des affaires économi- ques a disposé d'une documentation provenant d'un orga- nisme qui partage le point de vue de M. Oehen. Aucun membre de la commission n'a jugé opportun de soutenir ce point de vue en commission. Bien au contraire, la commis- sion a approuvé à l'unanimité la convention qui vous est soumise. En son nom, je vous recommande donc de refuser la proposition de M. Oehen, d'autant plus que les questions dont il demande l'étude ont déjà reçu une réponse. Je m'explique brièvement.
Question a de M. Ohen. L'article 46, 2ª alinéa, dont il fait état, ne concerne en aucune manière les accords de double imposition passés avec des pays étrangers. Il concerne la double imposition entre cantons. Le Tribunal fédéral l'a déjà établi à de nombreuses occasions au cours de ces cent dernières années. Il n'est pas nécessaire de procéder à une expertise juridique supplémentaire pour arriver à la même conclusion. La base constitutionnelle des accords interna- tionaux est l'article 8 de la constitution, comme cela est d'ailleurs rappelé dans le message du Conseil fédéral.
Question b. On ne voit pas de quelle manière la souveraineté de notre pays pourrait être limitée par l'application d'une méthode visant à diminuer les impôts des contribuables. Un accord de double imposition a pour but de diminuer les impôts ou d'éviter qu'ils soient payés deux fois. Deux méthodes sont couramment employées: celle de l'imputa- tion et celle de l'exonération. Ni l'une ni l'autre ne touche la souveraineté fiscale suisse. La Suisse a toujours le droit de prélever des impôts sur qui elle veut, sur quelle matière fiscale elle veut et selon le taux qu'elle estime opportun. Bien sûr, les deux méthodes ont des avantages différents selon les catégories auxquelles elles s'appliquent. Nous ne disposions pas en commission de chiffres concernant la Grèce, mais nous en disposions concernant la France. La méthode de l'imputation que critique M. Oehen est favora- ble aux gens qui possèdent de petites fortunes mais moins favorable que celle de l'exonération aux possesseurs de grandes fortunes, et c'est le contraire pour la méthode de l'exonération. Une personne qui possède une fortune de 5 millions environ, répartie à parts égales entre la France et la Suisse, perd quelque peu par la méthode de l'imputation, mais celle qui n'a qu'une fortune de 2 millions répartie entre la France et la Suisse a avantage à se voir appliquer la méthode de l'imputation. On peut donc s'étonner que M. Oehen, qui voudrait que l'on vende le moins possible de terrains aux étrangers, défende un certain nombre d'entre eux et, bien entendu, les plus riches, se préoccupant peu de ceux qui ont acquis quelques modestes parcelles ou immeu- bles sur notre territoire.
La commission ne s'est pas appesantie sur la méthode de l'imputation pour la raison suivante. Nous avons passé des accords avec 26 pays et, pour les 80 pour cent d'entre eux, c'est la méthode de l'imputation qui a été choisie. Seuls les 20 pour cent des accords prévoient l'application de la méthode de l'exonération. On a donc traité la Grèce comme le cas général plutôt que comme un cas particulier. Et les pays en question ne sont pas des pays de peu d'importance: il s'agit en particulier de tous nos voisins, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et du Japon.
La question c est encore plus difficile à comprendre. La Suisse reste totalement souveraine; elle peut prélever les impôts qu'elle veut, mais il est bien entendu qu'elle doit respecter la souveraineté des autres Etats et si un Etat quel qu'il soit décide de prendre en compte la fortune ou le
revenu de ces citoyens qui émane de l'étranger, c'est son droit le plus strict. Je verrais mal M. Oehen ne pas protester si nous apprenions que le parlement grec déclare une loi fiscale suisse illégale. Le Parlement suisse a le droit de voter ce qu'il veut. Le Parlement grec a le droit de voter ce qu'il veut.
Une remarque finale. Les conventions de double imposition ont deux buts:
Assurer l'équité fiscale pour tous les citoyens et toutes les sociétés, qu'elles soient situées dans un seul pays ou qu'elles aient des raisons de payer des impôts dans plu- sieurs pays.
Faciliter les échanges, particulièrement les échanges commerciaux, entre pays. Dans une période où notre pays recherche par tous les moyens de nouveaux débouchés pour son industrie et alors que nous n'avons pour l'instant que très peu de relations commerciales avec la Grèce, il est urgent de conclure cet accord, et nous devons donc refuser des mesures dilatoires telles que celle qui est proposée par M. Oehen. Cette proposition est une banderille plantée avant le débat que nous aurons à propos d'une convention à passer avec la France. Reportons donc le débat jusqu'au moment où nous l'examinerons. Un débat devra avoir lieu au sein de ce Parlement et il ne sert à rien de différer la ratification de la convention avec la Grèce.
Il ne convient pas d'exprimer déjà maintenant des opinions divergentes à propos de certains problèmes. Je vous engage donc à repousser la proposition Oehen.
Bundesrat Stich: Auch ich bitte Sie, den Antrag Oehen abzulehnen, auf die Vorlage einzutreten und ihr zuzu- stimmen.
Herr Oehen hat mir empfohlen, Juristen für mein Departe- ment anzustellen. Ich kann ihm antworten: Wir haben in meinem Departement genügend Juristen, und zwar gute; deshalb kann ich sehr wohl empfehlen, Ihren Antrag abzu- lehnen. Es gibt zwei Bundesgerichtsentscheide, und zwar vom 3. Juli 1963 und 17. September 1976, in denen ganz klar festgestellt wird: «Das verfassungsmässige Doppelbesteue- rungsverbot und die darauf beruhende Rechtsprechung beziehen sich grundsätzlich nur auf interkantonale, nicht dagegen auf internationale Steuerkonflikte.» Diese Frage ist also durch das Bundesgericht längst ganz eindeutig entschieden.
Das ist an sich auch selbstverständlich, denn Sie sind der Gesetzgeber für schweizerische Gesetze, aber Sie können weder die griechische noch die französische Steuergesetz- gebung beeinflussen. Dazu besteht keine Möglichkeit.
Zur Frage der Anrechnungsmethode: Es ist richtig, dass diese Methode nach dem Zweiten Weltkrieg aufgekommen ist, und zwar im Zeichen ständig steigender Steuersätze. Diese Methode hat aus dem einfachen Grunde Eingang gefunden in die Doppelbesteuerungsverhandlungen, weil man Steuerlücken schliessen wollte. In Griechenland bei- spielsweise - Sie können das in der Botschaft nachlesen - werden Dividenden nicht in den Unternehmungen besteu- ert, sondern nur beim Aktionär. Dort gibt es dann Steuer- sätze zwischen 42 und 53 Prozent. Ob uns diese Sätze passen oder nicht, steht hier nicht zur Diskussion; wir kön- nen sie nicht ändern. Was wir tun können, ist das folgende: Wir können durch ein Doppelbesteuerungsabkommen errei- chen, bei diesen Sätzen für den schweizerischen Aktienbe- sitzer oder den schweizerischen Anspruchsberechtigten auf Zinsen eine entsprechende Reduktion zu erhalten. Die Anrechnungsmethode selber beeinflusst aber unsere schweizerische Steuerhoheit in keiner Weise. Sie beein- flusst auch die Steuerhoheit der Kantone nicht. Kantone und Bund sind in der Ausgestaltung ihrer Steuergesetze völlig frei.
Zu Punkt 3: Unsere Souveränitätsrechte werden durch die Doppelbesteuerungsabkommen nicht tangiert.
Aus diesen Überlegungen heraus halte ich einfach fest : Es gibt keinen Grund, diese Vorlage an den Bundesrat zurück- zuweisen, denn das, was Herr Oehen will- die Überprüfung-,
Budget de la Confédération 1984 (150 millions)
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ist nicht nötig. Hier können Sie durchaus einen Beitrag zum Sparen leisten, wenn Sie den Antrag Oehen ablehnen, denn dann beschäftigen Sie die Verwaltung nicht mit unnötigen Dingen.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Abstimmung - Vote Für den Antrag Oehen (Rückweisung) Dagegen
Minderheit Mehrheit
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Bundesbeschlusses Dagegen
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
118 Stimmen 5 Stimmen
83.052
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1984 (150 Millionen) Budget de la Confédération 1984 (150 millions)
Bericht des Finanzdepartementes vom 25. Januar 1984 Rapport du Département des finances du 25 janvier 1984
Beschluss des Ständerates vom 6. März 1984 Décision du Conseil des Etats du 6 mars 1984
Antrag der Kommission Mehrheit
Zustimmung zu den Anträgen des Bundesrates
Minderheit
(Meizoz, Eggenberg-Thun, Fehr, Jaggi, Nauer, Wagner)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Majorité
Selon les propositions du Conseil fédéral
Minorité
(Meizoz, Eggenberg-Thoune, Fehr, Jaggi, Nauer, Wagner) Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Schwarz, Berichterstatter: Ich möchte mich möglichst kon- zentriert zu folgenden vier Punkten äussern: 1. Vorge- schichte, 2. Vorschlag des Bundesrates, 3. Kritik am Vor- schlag des Bundesrates, 4. Die Überlegungen der Kommis- sionsmehrheit.
Zunächst zur Vorgeschichte: Bekanntlich hat die Botschaft über den Voranschlag 1984 mit einem Ausgabenüberschuss von 1 156 000 000 Franken gerechnet. Die Finanzkommis- sion des Ständerates hat eine Kürzung um 382 Millionen
vorgenommen. In der Finanzkommission des Nationalrates hat man zunächst eine Rückweisung des Budgets erwogen; schliesslich wurde Ihrem Rat in der vergangenen Winterses- sion vorgeschlagen, das Budget um weitere 102 Millionen Franken auf ein Defizit von noch 660 Millionen zu kürzen. Ferner wurde ein Antrag Leo Weber von der Finanzkommis- sion übernommen, wonach der Bundesrat zu beauftragen sei, zusätzliche 150 Millionen zu sperren und dem Rat in der Märzsession konkrete Streichungsvorschläge zu unterbrei- ten. Sowohl Ständerat wie Nationalrat haben diesen Anträ- gen zugestimmt.
Damit komme ich bereits zu Punkt 2, dem Vorschlag des Bundesrates. In einem Bericht vom 25. Januar dieses Jahres hat der Bundesrat weitere Kürzungsanträge in dem von beiden Kammern geforderten Ausmass von rund 150 Millio- nen Franken vorgelegt. Er betont, dass es innert so kurzer Frist nicht möglich sei, Gesetzänderungen vorzunehmen. Deshalb beschränkten sich seine Vorschläge notgedrungen auf den gesetzlich ungebundenen Bereich, wo am ehesten ein Aktionsspielraum bestehe. Es handle sich dabei naturge- mäss um Investitionen, mit Schwergewicht im Bausektor. Der Bundesrat weist dann in seinem Bericht selber auf gewisse Nachteile hin, indem in bestimmten Bereichen die Aufgabenerfüllung beeinträchtigt werde, wie beispielsweise bei der Entwicklungshilfe und den militärischen Bauten. In anderen Sektoren handle es sich nicht um dauerhafte Ein- sparungen; schliesslich müsse festgestellt werden, dass die Kürzungen im Widerspruch zur offiziellen Beschäftigungs- politik stünden.
Damit kann ich nahtlos übergehen zu Punkt 3, der Kritik am bundesrätlichen Vorschlag.
Der Bundesrat hat hier - wie wir gehört haben - selber entsprechende Hinweise gegeben, die von der Kommis- sionsminderheit - ich möchte fast sagen - dankbar über- nommen wurden.
In der Diskussion im Rahmen der Finanzkommission wurde von dieser Seite vor allem auf den Widerspruch zum Anfang 1983 beschlossenen Beschäftigungsprogramm aufmerksam gemacht. Ferner könnten wichtige Aufgaben nicht mehr richtig erfüllt werden; schliesslich handle es sich bei ver- schiedenen Kürzungen nicht um effektive Einsparungen, sondern nur um ein Hinausschieben von Ausgaben, welche später trotzdem gemacht werden müssen.
Auf die vorgebrachten Einwände ist deshalb folgendes zu sagen, womit ich zum vierten und letzten Punkt meiner Darlegungen gelange, den Überlegungen der Mehrheit der Finanzkommission: Bei all diesen sogenannten Spar- übungen muss man sich immer wieder auf den Ausgangs- punkt zurückbesinnen, nämlich die äusserst kritische Finanzlage des Bundes, vor allem wenn die zukünftige Entwicklung analysiert wird.
Der Finanzplan der laufenden Legislaturperiode weist für die kommenden Jahre Milliardendefizite auf, sofern nicht energisch Gegensteuer gegeben wird. Ohne der in der Som- mersession stattfindenden Debatte vorzugreifen, kann jetzt schon festgestellt werden, dass die Einnahmenseite von optimistischen Annahmen ausgeht. Obschon die Staats- rechnung 1983 etwas besser abschliesst als der Voran- schlag, nehmen die Schulden weiterhin beträchtlich zu. Infolge der daraus erwachsenden Zinsbelastung nimmt die Verfügungsquote entsprechend ständig ab. Auch wenn die Verschuldung noch kein katastrophales Ausmass angenom- men hat, wäre es unverantwortlich, mit Sanierungsmass- nahmen solange zuzuwarten, bis die Lage hoffnungslos geworden ist. Einer Verschlimmerung der Entwicklung wird aber nur begegnet, wenn keine Defizite mehr entstehen. Auch wenn der Eintretensantrag der Kommissionsmehrheit durchgeht, besteht immer noch ein Defizit von einer halben Milliarde. Nachdem einerseits mit Nachtragskrediten und andererseits kaum mit Einnahmenwundern im Stile der Jahre 1981 und 1982 gerechnet werden kann, ist zu befürch- ten, dass die Rechnung 1984 schlechter abschneidet als das entsprechende Budget.
Zu diesen harten Fakten kommt die psychologische Seite des Problems. Ein wesentliches Argument der Finanzkom-
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1984
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 83.063
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
13.03.1984 - 08:00
Date
Data
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155-158
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20 012 231
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