Verwaltungsbehörden 05.10.1983 80.221
20011811Vpb5 oct. 1983Ouvrir la source →
Parlamentarische Initiative
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conséquences des pertes de temps et d'argent. Je ne suis pas d'accord avec lui sur ce point. Cette double procédure a au contraire permis de réaliser des économies.
La Délégation des finances n'est pas informée unilatéra- lement par le Contrôle fédéral des finances. Ce dernier a un rôle spécifique: celui de chien de garde, si je peux m'expri- mer ainsi, et ce n'est pas à nous de lui en vouloir d'exercer ce rôle à la perfection.
Le souci de la Délégation des finances était non pas de faire des excès de zèle mais simplement de faire face aux responsabilités qui étaient les siennes.
M. Cavadini: Les déclarations faites au cours de ce débat m'obligent à vous apporter le témoignage d'un utilisateur, si je puis m'exprimer ainsi.
Je tiens à préciser clairement à l'intention de notre conseil qu'il ne s'agit pas d'un différend qui opposerait le seul canton de Vaud et ses services universitaires au Départe- ment fédéral de l'intérieur mais que les relations de tous les cantons universitaires avec l'administration fédérale sont souvent insatisfaisantes. On a dit ce matin, et le chef du Département de l'intérieur a bien voulu nous en donner l'assurance, qu'il ne s'agit pas de subordination d'une insti- tution à une autre institution; il s'agit bien plutôt d'un dialogue entre institutions complémentaires chargées d'une tâche commune. Cantons et Confédération ont ici les mêmes responsabilités et nous devons absolument éviter les impasses dont a parlé M. Junod.
Je répète d'une façon plus schématique ce qu'il a dit: la procédure est d'une lourdeur insupportable. Les cantons élaborent un projet, qui est examiné par le Bureau des constructions universitaires. Le projet est ensuite transmis au Département fédéral de l'intérieur et l'Office des cons- tructions est associé à son examen. Enfin, le Contrôle des finances peut intervenir pour modifier ou orienter le projet d'une manière différente, si bien qu'entre le projet initiale- ment mis sur pied par le canton et celui qui sera réalisé finalement, il y a la même identité qu'entre une sauterelle et un chameau.
Les directives du printemps 1982 sont considérées comme intolérables par les cantons universitaires, qui ne les ont pas acceptées. Je vous citerai deux exemples. S'agissant des bibliothèques, seuls sont subventionnés l'achat des livres et leur reliure mais les frais de catalogage ne le sont pas. On accorde des subventions pour la construction d'un bâti- ment, mais non pour celle des places de parc et des chemins qui y conduisent.
Nous ne prétendons pas avoir raison par rapport à la Confé- dération. Nous disons simplement que ces choses-là doi- vent être discutées dans un esprit ouvert et constructif. Ces directives sont-elles applicables, Monsieur le Conseiller fédéral, ou seront-elles révisées d'entente avec les cantons? Quant à nous, nous souhaitons qu'elles soient revues et que le climat soit assaini. Nous ne mettons pas en doute, et nous le répétons ici, tout l'engagement que le Département fédé- ral de l'intérieur met dans le dialogue universitaire. Nous stigmatisons en revanche la lourdeur d'un fonctionnement que nous ne sommes pas disposés à supporter toujours.
Präsident: Das Wort wird nicht mehr verlangt. Der Interpel- lant kann erklären, ob er von der Antwort des Bundesrates befriedigt ist.
M. Junod: J'ai voulu, par mon interpellation, attirer l'atten- tion du Conseil fédéral sur un climat qui n'est pas satisfai- sant. Cela étant, je devrais répondre que je ne suis pas satisfait de la réponse du Conseil fédéral mais étant donné que je veux quitter ce conseil sur une note d'espoir et compte tenu des déclarations qu'a faites tout à l'heure M. Egli, conseiller fédéral, je lui fais confiance et me déclare donc satisfait de sa réponse.
80.221 Parlamentarische Initiative. Institut für Konfliktforschung (Ott) Initiative parlementaire. Institut pour l'étude des conflits (Ott)
Wortlaut der Initiative
Mit dieser Initiative schlage ich dem Nationalrat in der Form der allgemeinen Anregung vor, dass der Bund ein Institut für Konfliktforschung, Sicherheitspolitik und föderalistische Konfliktlösung errichte. Das Institut soll in Forschung und Lehre unabhängig sein, soll aber deren Ergebnisse der Öffentlichkeit und insbesondere den Behörden des Bundes zugänglich machen. Es soll beitragen zur Koordination bereits bestehender Bestrebungen auf dem Gebiete der Konfliktforschung in unserem Lande.
Die Forschungen des Instituts sollen dem Studium der vita- len Überlebensprobleme der heutigen Menschheit, insbe- sondere im Bereiche der Friedenssicherung, gewidmet sein. Sie sollen sich nicht nur mit Fragen unserer eigenen natio- nalen Sicherheit, sondern auch und vorrangig mit den Mög- lichkeiten eines aktiven schweizerischen Beitrages zur inter- nationalen Friedenserhaltung befassen. Ein besonderes Augenmerk soll dabei den Möglichkeiten einer föderalisti- schen Lösung der weltweit vorhandenen, die Stabilität der Weltlage gefährdenden Minderheitenprobleme gelten.
Texte de l'initiative
Par la présente initiative rédigée en termes généraux, je propose au Conseil national d'autoriser la Confédération à créer un institut pour l'étude des conflits, la politique de sécurité et la solution des conflits par des méthodes fédéra- listes. L'institut doit jouir de la liberté de recherche et d'enseignement, mais doit tenir les résultats de ses travaux à la disposition du public et notamment des autorités fédé- rales. Il doit contribuer à coordonner les efforts qui sont déjà entrepris dans notre pays en matière d'étude des conflits. L'institut axera ses recherches sur les problèmes vitaux concernant la survie de l'humanité, notamment sur ceux qui touchent à la sauvegarde de la paix. Ces recherches ne doivent pas seulement avoir trait à notre sécurité nationale, mais également, et même de façon prioritaire, aux possibi- lités qui s'offrent à la Suisse de contribuer activement à la garantie de la paix mondiale. Il conviendra d'accorder une attention particulière à une solution fédéraliste des pro- blèmes de minorité qui existent dans le monde entier et qui menacent la stabilité sur le plan international.
Herr Linder unterbreitet namens der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Wir unterbreiten Ihnen hiermit gemäss Artikel 27 Absatz 5 des Geschäftsreglementes den Bericht der vorberatenden Kommission über die von Nationalrat Ott am 4. März 1980 eingereichte parlamentarische Initiative. Die Initiative ist als allgemeine Anregung (Art. 21sexies Abs. 1 GVG) formuliert und verlangt, der Bund solle ein Institut für Konfliktfor- schung, Sicherheitspolitik und föderalistische Konfliktlö- sung errichten. Die Forschungen des Institutes sollen dem Studium der vitalen Überlebensprobleme der heutigen Menschheit, insbesondere im Bereiche der Friedenssiche- rung, gewidmet sein.
Die Kommission horte an einer ersten Sitzung vom 3. November 1980 den Initianten sowie den Direktor des Bundesamtes für Bildung und Wissenschaft an, der insbe- sondere über das Nationale Forschungsprogramm «Sicher- heitspolitik» informierte. Um sich über laufende For- schungsvorhaben im Bereich der Konfliktforschung ins Bild zu setzen und um die Meinung verschiedener Wissenschaf- ter und Praktiker zum Vorschlag des Initianten kennenzuler
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nen, führte die Kommission an ihren Sitzungen vom 4. Mai 1981 und 24. Mai 1982 Hearings mit zahlreichen Experten durch. Die Befragungen zeigten, dass in den letzten Jahren durch Universitätsinstitute und private Vereinigungen zahl- reiche Aktivitäten auf dem Gebiet der Konfliktforschung und Sicherheitspolitik an die Hand genommen wurden, dass aber weder ein regelmässiger Informationsaustausch be- steht noch von einer eigentlichen Koordination gesprochen werden kann.
Die Kommission gelangte in ihren Beratungen zwar zur Überzeugung, dass die schweizerische Konflikt- und Frie- densforschung der Förderung und Koordination bedarf. Mehrheitlich war sie allerdings der Auffassung, dass dieses Ziel nicht auf dem Wege der vom Initianten verlangten Schaffung eines schweizerischen Konflikt- und Friedensfor- schungs-Institutes anzustreben ist. Mit der am 24. Mai 1982 vorgenommenen Schlussabstimmung empfiehlt die Kom- mission deshalb dem Rat mit einem Stimmenverhältnis von 9 zu 5 bei einer Enthaltung, der Initiative Ott keine Folge zu geben; im Sinne ihrer Beratungen verständigte sich die Kommission gleichzeitig einstimmig auf den Text eines Postulates, das den Bundesrat beauftragt zu prüfen, wie die Konflikt- und Friedensforschung gefördert und koordiniert werden kann. Dabei ging die Kommission davon aus, dass zur Erreichung dieses Zieles in erster Linie der Schweizeri- sche Nationalfonds in Zusammenarbeit mit geeigneten anderen Institutionen in Anspruch genommen werden sollte.
Der Initiant behält sich vor, im Rat den Antrag zu stellen, der Initiative sei Folge zu geben.
Begründung des Initianten
Die moderne wissenschaftliche Konfliktforschung hat in den Jahren nach dem Zweiten Weltkrieg ihren grossen Auf- schwung genommen. Sie wird, wie aus der umfassenden Projektstudie von alt Botschafter Anton Roy Ganz (Doku- mentation Ziff.22) hervorgeht, in verschiedenen Ländern insbesondere der westlichen Welt intensiv betrieben. In Deutschland war es Bundespräsident Gustav Heinemann, der gleich nach dem Amtsantritt seinen Einfluss geltend machte, um die Konfliktforschung zu fördern.
Konfliktforschung ist ein interdisziplinäres wissenschaftli- ches Bemühen, an dem verschiedene Wissenschaftszweige partizipieren (Völkerrecht, Soziologie, Sozialpsychologie, Militärwissenschaften, Mathematik, Politologie usw.). Sie trachtet danach, die Ursachen von gefährlichen internatio- nalen Konflikten soweit als möglich wissenschaftlich aufzu- hellen und Modelle für Konfliktlösungen zu untersuchen. In unserem Parlament ist die Forderung nach der Errichtung eines schweizerischen Konfliktforschungsinstituts ein Trak- tandum mit bereits langer Tradition. Im Jahre 1966 ver- mochte Nationalrat Max Arnold mit einem entsprechenden Postulat repräsentative Parlamentarier aus sämtlichen Par- teien zu gruppieren, die sein Anliegen unterstützten. Sein Postulat ging zurück auf eine Empfehlung des Europarates. Der Vorstoss wurde von Bundesrat Spühler sehr positiv aufgenommen und vom Rat einstimmig überwiesen (Doku- mentation Ziff. 12). In der Folge sind einige wichtige Berichte und Projektstudien dazu erstellt worden, so unter anderem ein positives Gutachten des Schweizerischen Wissen- schaftsrates einerseits, des Stabes für Gesamtverteidigung andererseits.
Die parlamentarische Initiative bringt deshalb keinen neuen Gedanken, sondern nimmt ein altes Traktandum von aner- kannter Wichtigkeit in unserem Rat wieder auf. Dass die Behandlung des Postulates Arnold nach einem guten Start ins Stocken geriet, ist unter anderem darauf zurückzufüh- ren, dasss die Federführung zwischen verschiedenen Departementen wechselte. So wurde das Postulat ursprüng- lich vom Vorsteher des Politischen Departementes (jetzt EDA) entgegengenommen. In der Folge waren sowohl das EMD wie das EDI an der Frage interessiert und liesser sich vernehmen. Schliesslich wurde das EDI federführend. Dadurch aber gewann das Anliegen den Charakter eines reinen Forschungsprojektes (neben anderen Forschungs-
projekten, die vom Nationalfonds unterstützt werden), und hatte so nicht mehr dieselbe nationale Bedeutung, wie sie ursprünglich vom Postulanten beabsichtigt war und vom Vorsteher des EDA unterstrichen wurde.
Eine Wiederaufnahme dieses Anliegens drängt sich deshalb auf, weil die Weltlage zwischen 1970 und 1980 in signifikan- tem Ausmasse bedrohlicher geworden ist, einerseits durch die Entwicklung der Waffentechnik, andererseits durch wirt- schaftliche Gegebenheiten und durch die Nord-Sud-Proble- matik. Die nationale Sicherheit der Schweiz hängt aber von der internationalen Sicherheit ab. Eine realistische schwei- zerische Sicherheitspolitik beruht darauf, dass unser Land sein Territorium und seine Unabhängigkeit und Neutralität durch eine kriegsgenügende Armee zu schützen vermag. Darüber hinaus soll die Schweiz aber auch nach ihren Möglichkeiten dazu beitragen, einen grossen internationa- len Konflikt zu vermeiden. Seriös betriebene Konfliktfor- schung ist deshalb unabdingbarer Bestandteil einer umfas- senden und realistischen Sicherheitspolitik.
Wie Nationalrat Arnold in der Begründung seines Postulates und Bundesrat Spühler in seiner Antwort ausführten, haben heute gerade die neutralen und kleinen Staaten mehr Mög- lichkeiten als zuvor, ihren Einfluss zugunsten friedlicher Lösung gefährlicher Konflikte geltend zu machen. Bundes- rat Spühler erklärte dazu:
«Die Erforschung der Konfliktverhütung, der Friedenssiche- rung und der Rüstungsbeschränkung entspricht im Prinzip zweifellos den Richtlinien unserer Aussenpolitik. Wie Herr Arnold selbst betont, ist ein Kleinstaat durchaus in der Lage, bei der Gegenüberstellung von Ideen und dem Studium geeigneter Massnahmen einen wertvollen Beitrag zu leisten. Dies trifft besonders für einen neutralen Staat wie die Schweiz zu. Wir haben selbstverständlich ein ganz besonde- res Interesse an einer Entspannung der Lage und müssen im Rahmen unserer Möglichkeiten unseren Beitrag dazu lei- sten, wie dies im übrigen die Völkergemeinschaft von uns erwartet.»
Im Unterschied zur Schweiz ist in vielen vergleichbaren Industrieländern die wissenschaftliche Konfliktforschung schon weit entwickelt. Von der Schweiz darf aufgrund ihrer humanitären und völkerversöhnenden Tradition auf diesem Gebiete ein besonderer Beitrag erwartet werden. So erklärt zum Beispiel der bedeutende Konfliktforscher Prof. Bert Röling von der Universität Groningen:
«Eine grössere Erkenntnis, zu der man durch wissenschaftli- che Forschung gelangt ist, kann zu einer grösseren Erkennt- nis der Staatsmänner führen, wodurch eine redlichere Poli- tik gefördert wird. In der Zukunft werden Polemologen sicher dazu berufen sein, eine aktive Rolle bei der friedli- chen Bewältigung aktueller Konflikte zu spielen. Vorläufig ist die Ausweitung der Untersuchungen, des Unterrichts und der Aufklärung notwendig. Auf dem Gebiet der Wissen- schaft von Krieg und Frieden muss noch viel geschehen, was jetzt durch Mangel an Geld, an Mitteln, an Personen unterbleibt. Die junge Friedenswissenschaft hat die Unter- stützung und Förderung von vielen nötig.»
In anderem Zusammenhang führte Prof. Röling aus: «Es gibt kaum ein Land, das mehr als die Schweiz dazu berufen wäre, ein Institut für Friedensforschung zu errichten. Als Land der traditionellen Neutralität, als Initiantin und Hüterin des Internationalen Roten Kreuzes stünde es der Schweiz wohl an, eine Stätte der Forschung für den Frieden und für die Freiheit der Völker ins Leben zu rufen.»
Es gibt in der heutigen Konfliktforschung verschiedene wichtige Problemkreise, die noch nicht hinreichend erforscht werden und wo gerade von der Schweiz aufgrund ihrer besonderen Lage ein Beitrag zu erwarten wäre. In diesem Sinne setzt die parlamentarische Initiative einen besonderen Akzent auf die Erforschung des Föderalismus und der Möglichkeiten, Konflikte durch föderalistische Strukturen zu lösen. Hier ist vor allem an die ungezählten Konflikte durch ethnische, religiöse und andere Minoritäten zu denken, welche die Stabilität der Weltlage immer wieder bedrohen.
Das geplante Konfliktforschungsinstitut ist einerseits als
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Koordinationsstelle zu derjenigen Forschung gedacht, die in der Schweiz schon da und dort betrieben wird, andererseits aber als Adressat und Stabsstelle der Behörden. Das Institut sollte in wissenschaftlicher Unabhängigkeit arbeiten kön- nen, jedoch auch Aufträge von Behörden zur Überprüfung und zum vertieften Studium entgegennehmen. Der Umfang des Instituts braucht am Anfang nicht gross und aufwendig zu sein. Wichtig ist fürs erste, dass eine solche Forschungs- und Stabsstelle überhaupt besteht, welche den an der schweizerischen Aussenpolitik, Sicherheitspolitik und Entwicklungspolitik (diese drei bilden einen einzigen gros- sen Komplex!) Interessierten die fundierten Informationen zu liefern vermag, deren sie bedürfen. Das Anliegen liegt also in der Perspektive unseres sicherheitspolitischen Auf- trages insofern, als wir diesen Auftrag nur dann erfüllen, wenn wir das uns Mögliche zur Beilegung internationaler Konflikte, die früher oder später auch uns betreffen könnten, beitragen.
Erwägungen der Kommission
Zur Begründung seines Vorstosses führt der Initiant vor allem an, dass die Schweiz als neutraler Kleinstaat beson- ders zur friedlichen Lösung der immer bedrohlicheren inter- nationalen Konflikte beitragen könnte und sollte - nicht zuletzt auch im Interesse ihrer eigenen umfassenden Sicher- heitspolitik. Die Konfliktforschung sei aber in der Schweiz noch wenig entwickelt, die bestehenden Ansätze seien nicht koordiniert. Aufgabe des vorgeschlagenen Konfliktfor- schungsinstitutes wäre die Koordination der Bestrebungen innerhalb der Schweiz und mit ausländischen Stellen, die praktische Politikberatung schweizerischer Behörden sowie die Initiierung neuer Forschungen.
Als Experten wurden befragt: Prof. Ch. Dominicé, J. Frey- mond, C. Gasteyger, U. Luterbacher, R. Preiswerk (alle Insti- tut Universitaire de Hautes Etudes Internationales, Genf), Dr. G. Schürch (Schweizerischer Verein zur Förderung wissen- schaftlicher Konflikt- und Friedensforschung), PD Dr. A. Stahel (ETH Zürich), Prof. D. Frei (Universität Zürich), Prof. H. Ruh (Universität Bern), Prof. S. Furger (Theologische Fakultät Luzern), Prof. B. Röling (Polemologisches Institut Groningen/Holland), Dr. A. Gretler (Schweizerische Koordi- nationsstelle für Bildungsforschung), Prof. A. Pletscher (Schweizerischer Nationalfonds). Die Befragungen ergaben, dass in den Bereichen Konfliktforschung und Sicherheitspo- litik bereits zahlreiche Aktivitäten verschiedener Institute und Vereinigungen bestehen. Die Experten waren sich nicht einig, ob es wünschbar sei, ein Institut für Konfliktforschung im Sinne der Initiative zu schaffen. Von elf Experten, denen diese Frage gestellt wurde, sprachen sich sechs (Dominicé, Freymond, Schürch, Stahel, Frei, Luterbacher) dagegen und vier dafür aus (Preiswerk, Ruh, Furger, Röling); ein Experte (Gasteyger) empfahl die Schaffung eines Institutes für Aus- senpolitik mit umfassenderen Aufgaben. Die Befürworter eines neuen Institutes schlugen verschiedene Organisa- tionsformen und Aufgabenstellungen vor, während die Geg- ner empfahlen, bisherige Forschungsvorhaben weiterhin und vermehrt zu fördern.
Obwohl die Experten zum Teil auf vielfältige Kontakte hin- wiesen, entstand der Eindruck, dass der gegenseitige Infor- mationsaustausch und die Koordination der Arbeiten wenig entwickelt ist. Es wurde auch festgestellt, dass die Ergeb- nisse der Forschungen kaum einer weiteren Öffentlichkeit zugänglich gemacht werden. Zwei weitere Experten wurden spezifisch über die Möglichkeiten der Koordination befragt. Es zeigte sich, dass der Nationalfonds bei der Bewilligung von Beiträgen an Forschungsprojekte, insbesondere bei nationalen Forschungsprogrammen, gewisse Koordina- tionsmöglichkeiten hat und dass durch das Forschungsge- setz die Koordinationsfunktion des Nationalfonds noch wei- ter ausgebaut werden soll (Pletscher). Im Bereich der Bil- dungsforschung bewährt sich die Konzeption der Schweize- rischen Koordinationsstelle für Bildungsforschung, welche Informationsaustausch und freiwillige Koordination in die- sem Bereich fördert. Diese Erfahrungen liessen sich auf eine analoge Institution für Konfliktforschung übertragen (Gret-
ler). Zahlreiche Experten warnten allerdings vor einer zu weitgehenden Koordination, welche die für die wissen- schaftliche Forschung notwendige Freiheit beeinträchtigen könnte.
Die Kommission ist sich allerdings darüber einig, dass ange- sichts der zahlreichen internationalen Konflikte die Konflikt- und Friedensforschung vom Bund vermehrt gefördert wer- den muss. Dabei ist eine bessere freiwillige Koordination der Aktivitäten sowie eine Zusammenarbeit zwischen staatli- chen und privaten, insbesondere auch kirchlichen Institutio- nen anzustreben. Die Ergebnisse der Forschungen sollen den betroffenen Verwaltungsstellen, Politikern und einer weiteren Öffentlichkeit vermehrt zugänglich gemacht werden.
Die Kommission beantragt dem Rat mit 9 zu 5 Stimmen bei einer Enthaltung, der Initiative Ott keine Folge zu geben. Sie schlägt jedoch vor, den Bundesrat durch ein Postulat zu beauftragen, konkret zu prüfen, wie die Konflikt- und Frie- densforschung gefördert und koordiniert werden kann.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt dem Rat
der Initiative Ott keine Folge zu geben und sie abzu- schreiben;
das Postulat der Kommission an den Bundesrat zu über- weisen.
Proposition de la commission
La commission propose au Conseil
De ne pas donner suite à l'initiative Ott et de la classer;
De transmettre au Conseil fédéral son postulat.
Postulat der Kommission Konflikt- und Friedensforschung
Der Bundesrat wird eingeladen zu prüfen, wie die Konflikt- und Friedensforschung gefördert und koordiniert werden kann; beispielsweise mit einem Auftrag an den National- fonds, ein diesbezügliches Forschungsprogramm vorzuse- hen und/oder durch die Errichtung einer Informations- und Koordinationsstelle.
Postulat de la commission Etude des conflits et recherche sur la paix
Le Conseil fédéral est invité à examiner les moyens permet- tant d'encourager et de coordonner l'étude des conflits et la recherche sur la paix; on pourrait notamment envisager de charger le Fonds national de prévoir un programme de recherche sur l'étude des conflits et la recherche sur la paix et/ou créer un service d'information et de coordination.
Linder, Berichterstatter: Seit die Kommission vor fünfviertel Jahren ihre Arbeit abgeschlossen hat, sind die Begehren um Friedenssicherung und Kriegsverhinderung noch lauter und intensiver geworden. Ich glaube deshalb, dass wir uns etwas ausführlicher mit dem zentralen Problem Friede zu befassen haben, als wir dies bei einer normalen Behandlung einer parlamentarischen Initiative zu tun pflegen. In der Tat ist noch nie so viel über Frieden gesprochen und geschrieben worden wie heute; wohl noch nie ist uns seit dem letzten Weltkrieg der Friede gefährdeter erschienen als heute.
Dass Kollege Ott die Idee eines schweizerischen Konfliktfor- schungsinstitutes wieder aufgegriffen hat, ist deshalb an sich verständlich. Das Thema Friede liegt heute also im bescheidenen Kleide einer parlamentarischen Initiative auf unserem Tisch. Wir können aber die Augen vor der Tatsache nicht verschliessen, dass die Erhaltung des Friedens ein weltweites Anliegen ist und dass die Friedensbewegung
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auch bei uns in der Schweiz einem echten Empfinden vieler Mitbürger entspricht. Auch wenn wir uns bewusst sind, das sie utopische und gar subversive Tendenzen mit sich führt, steht für mich ausser Zweifel, dass sich unser Rat Gedanken darüber zu machen hat, ob und wie den verschiedenen Wünschen der Friedensbesorgten - und die vorliegende Initiative ist ein solcher Wunsch - Rechnung zu tragen ist. Dabei möchte ich davon ausgehen, dass das echte Friedens- bedürfnis von niemandem, von keiner Partei, keiner Reli- gionsgemeinschaft, aber auch von keiner irgendwie gearte- ten Radaugruppe exklusiv für sich gepachtet werden darf. Wenn wir ehrlich an das Thema herantreten wollen, müssen wir uns zunächst gegenseitig den aufrichtigen Wunsch zur Friedenserhaltung attestieren, gleichgültig, ob der eine an einem Friedensmarsch teilnimmt, ob der andere Friedensre- solutionen unterschreibt oder der dritte schliesslich ganz still für sich an die Notwendigkeit der Friedenserhaltung glaubt.
Auf einer anderen Ebene liegt allerdings das Problem, dass zwar alle Völker dieser Erde den Frieden wollen, dass aber der Ruf der verschiedenen Machthaber nach Frieden recht unterschiedlich klingt. Die Geschichte ist bis zur Gegenwart voll von Beispielen, in denen Potentaten und Regierungen mit der lauten Versicherung, den Frieden zu wollen, Angriffskriege vorbereitet haben. Ich darf Sie an Clausewitz erinnern, an jenen preussischen General, der zwar das klas- sische Buch «Vom Kriege» geschrieben hat, aber keines- wegs eine Kriegsgurgel war, sondern ein mutiger Patriot gegen die napoleonische Hegemonie. Ich möchte ihn sogar einen ernsthaften Konfliktforscher nennen. Er schrieb: «Der Eroberer ist immer friedliebend, er zöge ganz gern ruhig in unseren Staat ein.» Der Konfliktforscher Dr. Rühle hat fest- gestellt, dass an dieser Stelle Lenin in seinem Clausewitz- Exemplar die Randbemerkung «ausgezeichnet!» beifügte. Dieser Hinweis mag als Beispiel für zahlreiche Erkenntnisse dafür dienen, dass es für unseren Rat nicht darum gehen kann, sich unkritisch der Friedensbewegung anzuschliessen oder sich ihr gar zu unterziehen. Herr Ott verlangt das im übrigen auch nicht. Die Kommission hat deshalb trotz ihrer grundsätzlich positiven Einstellung zum weltweiten Frie- densbedürfnis kritisch und nüchtern zu prüfen, ob wir mit der Schaffung eines schweizerischen Friedens- und Kon- fliktforschungsinstitutes wirklich etwas für die Friedenser- haltung tun können - mehr als das, was in unserem Lande auf diesem Sektor bereits geschieht.
Unser schweizerisches Friedensprestige steht kaum auf dem Spiel. Der letzte schweizerische Angriffskrieg liegt 470 Jahre zurück. Seither gilt unsere Bewaffnung ausnahmslos der Verteidigung unseres Landes, und seither haben wir bis heute unter Beweis gestellt, dass wir uns weltweit für friedenserhaltende Gute Dienste zur Verfügung halten. Wir sind bereit, unser Territorium und unsere Einrichtungen für Friedens- und Abrüstungsgespräche offenzuhalten und anzubieten. Ich möchte meinen, dass schon dies, mehr als Worte im Sinne von Absatz 2 des Initiativtextes, als aktiver schweizerischer Beitrag zur internationalen Friedenserhal- tung qualifiziert werden darf.
Der Interpellant, Herr Ott, zieht allerdings den Rahmen noch weiter, wenn er verlangt, das Institut habe «dem Studium der vitalen Überlebensprobleme der heutigen Menschheit» zu dienen. Wir gelangen natürlich hier in anthropologisch- philosophische Bereiche hinein. Wollten wir tatsächlich so weit gehen, so hätte das gewünschte Institut vor allem den Anstrich einer «eidgenössischen sozialwissenschaftlichen Fakultät». Ich glaube nicht, dass das dem wirklichen Antie- gen von Herrn Ott entsprechen würde.
Er spricht im übrigen auch davon, dass das Institut unserer eigenen nationalen Sicherheit dienen könnte. Dann aber stellt sich die Frage: Was tun wir auf dem Gebiet der natio- nalen Sicherheit? Tun wir hier zu wenig? Brauchen wir hierfür ein Institut, das uns neue Erkenntnisse bringen könnte, etwa in der Form eines «Institut de défense natio- nale», wie dies im Jahre 1980 in einer Genfer Broschüre postuliert worden ist? So bleibt wohl die Zielrichtung der Initiative ein Institut von der Art, wie es in Oslo, Stockholm,
Frankfurt, Strassburg, Paris und London bereits seit Jahren besteht, oder vielleicht auch ähnlich der holländischen «Regierungskommission für Fragen des Friedens, der Sicherheit und der Abrüstung» oder von der Art des Polemo- logischen Instituts der Rijks-Universiteit Groningen.
Eine Frage ist hier nur, ob wir die Macht des Geistes wirklich besitzen, mehr als alle anderen, und wenn ja, ob wir sie mit einem neuen Institut besser im internationalen Konzert ein- setzen können, als wir dies heute schon tun. Dabei verweise ich beispielsweise auf das Rote Kreuz. Skeptiker verweisen auf Vietnam, den ägyptischen Angriffskrieg gegen Israel im Jahre 1973, auf Afghanistan, auf den Konflikt Iran-Irak oder auf Libanon. Die schon damals bestehenden Konflikt- und Friedensforschungsinstitute - seien sie nun in Oslo, Stock- holm oder London oder irgendwo beheimatet - hätten die Menetekel zu diesen Konflikten entweder überhaupt nicht erkannt oder aber völlig falsch gedeutet, oder aber nicht dazu beitragen können, so dass auch die Zukunftsprogno- sen nur danebengehen konnten.
So kam Prof. Gasteyger in seinen Aussagen vor der Kommis- sion zum Schluss, der Begriff Konflikt- und Friedensfor- schung sei heute angesichts der Komplexität der politischen Entwicklungen, der Vielfalt und Wechselwirkung viel zu eng geworden. Dazu komme erst noch der Nachteil, dass die Begriffe heute emotional stark aufgeladen seien, womit sich die Tendenz zur Polarisierung zwischen Vertretern der ver- schiedenen Schulen verstärkt habe. Diese polarisierte Kon- fliktlage innerhalb der Konflikt- und Friedensforschung hat sich im übrigen im vergangenen Jahr - Sie haben das zweifellos in der Zeitung gelesen - insofern offenbart, als ein Forscher des Stockholmer Friedensforschungsinstitutes SIPRI sowohl in Norwegen als auch in Schweden wegen «grob unbefugter Beschäftigung mit Verteidigungsanlagen» zu Gefängnisstrafen verurteilt werden musste.
In dieser Situation hatte sich die Kommission selbstver- ständlich nun doch mit der konkreten Frage zu befassen, wo was in der Schweiz auf dem Forschungsgebiet «Friede, Konflikt, Sicherheit» heute getan wird. Wie bereits erwähnt, war die Kommission über den Umfang des schon Vorhande- nen beeindruckt. Im Bereich der Zielsetzung des Initianten wird zurzeit gearbeitet - und ich möchte Sie bitten, das zur Kenntnis zu nehmen, weil es auch für die Kommission an sich überraschend war, den Umfang dieses Kataloges ken- nenzulernen - an der Forschungsstelle für politische Wis- senschaften der Universität Zürich, an der interdisziplinären Konfliktforschungsstelle am Soziologischen Institut der Uni- versität Zürich, an der ETH Zürich, Abteilung für Militärwis- senschaften, an der Forschungsstelle für Politikwissen- schaft der Hochschule St. Gallen, am Genfer Internationalen Friedensforschungsinstitut GIPRI, am Centre de recherches empiriques en relations internationales, das zum Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales in Genf gehört, am Institut für Sozialethik des Schweizerischen Evangelischen Kirchenbundes und am Institut für Sozial- ethik an der Theologischen Fakultät Luzern. Diese Aufzäh- lung ist an sich noch gar nicht vollzählig.
Im übrigen war die Feststellung eines Experten bemerkens- wert, die Konflikt- und Friedensforschung in der Schweiz müsse keineswegs erst erfunden werden. Vielmehr sei sie im Verhältnis Forschungsprojekte/Einwohnerzahl in stärke- rem und intensiverem Masse als anderswo vorhanden. Die Schweiz könne sich ohne weiteres im Vergleich mit Schwe- den oder den Niederlanden sehen lassen und stehe besser da als etwa Frankreich und Belgien.
Ein anderer Experte machte darauf aufmerksam, dass die Schaffung eines Schweizerischen Friedens- und Konfliktfor- schungsinstitutes, eines Bundesinstitutes, zu einer peinli- chen Konkurrenzsituation gegenüber all denjenigen Stellen führen könnte, die heute bereits Friedens- und Konfliktfor- schung betreiben. Auf diesem Wege näherte sich die Kom- mission mehrheitlich der Überzeugung, dass mit der Schaf- fung eines neuen Institutes wohl kaum etwas gewonnen würde, sondern dass dies im Gegenteil für die bereits vor- handenen Forschungsstellen eventuell demotivierenden Charakter haben könnte. Und damit trat die Frage in den
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Vordergrund, ob nicht statt der Schaffung eines neuen Institutes unter Einbezug des Nationalfonds Vorkehren für eine bessere gegenseitige Koordination und Information der bestehenden verschiedenen Forschungsinstanzen in die- sem Bereich zu treffen seien.
Aus der Erkenntnis heraus, dass seit der Einreichung des Postulates Arnold vom 5. Oktober 1966 und seit Vorliegen der Projektstudie Roy Ganz vom 17.Februar 1971 die schweizerische Konflikt- und Friedensforschung effizient, vielfältig und kompetent an unseren Universitätsinstituten in Gang gekommen ist, schien der Kommission heute die Schaffung eines besonderen Bundesinstitutes als entbehr- lich, vor allem dann, wenn für eine verbesserte Koordination und Kohärenz unter den Instituten und einzelnen Forschern gesorgt wird.
Es konnte nun aber nicht Aufgabe der Kommission sein, selbst einen konkreten Vorschlag oder Antrag zu formulie- ren, wo, durch wen und wie diesem Koordinations- und Informationsbedürfnis am besten entsprochen werden kann. Immerhin kam die Kommission zum Ergebnis, dass möglicherweise oder sogar wahrscheinlich mindestens eine teilweise Koordination über den Nationalfonds erreicht wer- den kann. In der Tat steht ja auch beim neuen Forschungs- gesetz das Problem der Forschungskoordination im Vorder- grund. So lässt sich vorstellen, dass zum Beispiel ab 1985 der Nationalfonds im Anschluss an das gegenwärtig lau- fende nationale Forschungsprogramm über die Sicherheits- politik die Forschung auf dem Gebiet der Friedens- und Konfliktforschung aktiviert und gleichzeitig eine verbesserte Koordination hergestellt werden kann. Angesichts der Wich- tigkeit und Aktualität des Themas «Frieden» wollte es die Kommission aber nicht dabei bewenden lassen, dieses Ziel einfach in ihren Erwägungen zu erwähnen. Sie beschloss daher einstimmig, dem Bundesrat für den Fall der Initiativ- ablehnung einen konkreten Antrag oder eine Empfehlung in Motions- oder Postulatsform mitzugeben. Sie zog dann in einer Eventualabstimmung mit 8 zu 7 Stimmen die Postu- latsform vor. Hierauf beschloss die Kommission mit 9 zu 5 Stimmen und einer Enthaltung, dem Rat zu empfehlen, der Initiative Ott keine Folge zu geben.
So beantrage ich Ihnen namens der Kommissionsmehrheit, der Initiative Ott keine Folge zu geben und dem Bundesrat ein Postulat in dem Wortlaut zu überweisen, wie er Ihnen auf der letzten Seite des Kommissionsberichtes zugegangen ist. Abschliessend darf ich der übereinstimmenden Erwartung der Kommission Ausdruck geben; der Bundesrat möge in dieser dringenden, weite Bevölkerungsgruppen interessie- renden Sache die Bearbeitung des Postulates ohne Verzug an die Hand nehmen. Die Kommission hat nämlich die Motionsform nicht etwa deswegen verworfen, weil das Thema nicht einer dringlichen Behandlung bedürfen würde, sondern um dem Bundesrat möglichst alle Türen und Wege für eine koordinierte und effiziente Weiterführung der bishe- rigen schweizerischen Friedens- und Konfliktforschung offen zu lassen.
M. Wilhelm, rapporteur: Le président de la commission ayant été exhaustif, je me contenterai d'être très bref. De quoi s'agit-il? comme disait le maréchal Foch à la guerre de 1914. Il s'agit de l'initiative parlementaire de M. Ott qui demande la création d'un institut pour l'étude des conflits, plus selon l'esprit de Jean-Jacques Rousseau que de Clau- sewitz, d'après ce que nous avons pu entendre tout à l'heure!
Cette initiative a fait l'objet de discussions «gründlich» très sérieuses de la part de notre commission, à l'image de la démocratie et du système politique helvétiques. Nous avons recueilli l'avis de divers théoriciens et praticiens sur la proposition de l'auteur de l'initiative et avons entendu de nombreux experts, spécialement au mois de mai 1981 et en mai 1982. Actuellement, nous sommes à la fin de 1983, c'est dire que cette affaire-là ne date pas d'hier! Il en est ressorti, après moult réflexions, que bien des activités portant sur l'étude des conflits et la politique de sécurité ont été entre- prises par des milieux extrêmement variés, tant dans les
domaines universitaires que dans les domaines privés. Or, la synthèse de tous ces travaux nous apporte la conviction - et c'est l'avis de la commission - qu'il est nécessaire d'encou- rager et de coordonner l'étude des conflits et la recherche de la paix. Cependant, ceci est d'abord l'apanage des grands pays plutôt que des petits, comme la Suisse. C'est pourquoi la commission, dans sa majorité, a estimé que ce n'est pas en créant un Institut suisse pour l'étude des conflits et la recherche de la paix, comme le propose l'au- teur de l'initiative, que la question sera réglée. Ce problème- là doit être envisagé dans d'autres cénacles, dans d'autres aréopages.
Le 24 mai 1982, donc il y a plus d'un an, votre commission a recommandé par neuf voix contre cinq et une abstention de ne pas donner suite à l'initiative de M. Ott. Conformément à nos délibérations, nous proposons à l'unanimité un postulat qui invite le Conseil fédéral à examiner comment l'étude des conflits et la recherche sur la paix peuvent être encouragées et coordonnées. Votre commission estime qu'il convien- drait, pour atteindre ce but, de faire appel en premier lieu au Fonds national de la recherche scientifique, en collabora- tion avec d'autres institutions intéressées. C'est la raison pour laquelle cet objet vient à la suite de ceux qui concer- nent la Commission de la science et de la recherche. Je vous invite dès lors à accepter les propositions de votre commis- sion et du postulat y afférent.
Ott: Ich möchte zuerst dem Kommissionspräsidenten und sämtlichen Kolleginnen und Kollegen der Kommission herz- lich danken für die grosse Sorgfalt und Gründlichkeit, mit der sie sich in den Beratungen der Kommission des Anlie- gens dieser parlamentarischen Initiative angenommen haben. Wir haben in der Kommission in den vier Sitzungen mit ihren 13 Hearings mit verschiedensten Persönlichkeiten wirklich einen Lernprozess durchgemacht. Auch ich als Initiant habe gelernt, unter anderem, dass das Vordringlich- ste im Moment nicht die Gründung eines neuen Bundesin- stitutes für Konfliktforschung ist, sondern die Koordination aller bereits bestehenden Bestrebungen; eine Koordination, die heute weitestgehend noch fehlt, eine Koordination, die so betrieben werden müsste, dass die Erkenntnisse der Konflikt- und Friedensforschung relevant werden für die Praxis. Denn darum geht es: um die Praxisrelevanz. Ich werde darauf noch zu sprechen kommen.
Darum ging es schon 1966, als Nationalrat Max Arnold sein von Vertretern sämtlicher Fraktionen mitunterzeichnetes Postulat einreichte, es sei ein schweizerisches Friedensfor- schungsinstitut zu gründen. Ich habe nichts anderes getan, als diese alte Idee wiederaufzunehmen, nachdem ihre Reali- sierung ins Stocken geraten war. Und zwar habe ich dies mit dem Mittel der parlamentarischen Initiative getan, aus der Erkenntnis heraus, dass über ein Thema von diesem Format zunächst einmal ein verbindliches Gespräch unter Parla- mentariern stattfinden sollte, um zu sehen, ob man zu einem grundlegenden Konsens findet. Ein solcher Konsens herrschte ja 1966 durch den ganzen Rat, durch alle Fraktio- nen hindurch, und ich glaube, dass wir heute durch die eingehende Kommissionsarbeit wieder einen ähnlichen Konsens hergestellt haben.
Wir haben in der Kommission gesehen und gelernt, was Konflikt- und Friedensforschung in Wirklichkeit ist und was sie nicht ist. Sie ist nicht eine einseitige und naive Friedens- propaganda. Das Schlagwort, das von gewisser Seite gele- gentlich verwendet wurde, «Friedensforschung statt Lan- desverteidigung», ist ein Unsinn. Friedensforschung ist auch keine Ideologie. Friedensforschung steht im Gegenteil für eine rationale und realistische Friedensbemühung; eine Friedensbemühung, welche zuerst die Ursachen der inter- nationalen und sozialen Konflikte soweit als möglich wis- senschaftlich diagnostizieren und im Zusammenhang mit der Diagnose dann auch mögliche Therapien durchdenken will.
Der bedeutende holländische Friedensforscher Prof. Röling, den wir auch als Experten angehört haben, hat das Wesen der Friedensforschung einmal mit einem sehr simplen Bild
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folgendermassen erklärt. Er sagte: Früher hat man gemeint, die Pest sei eine Gottesgeissel und man müsse sie einfach über sich ergehen lassen; sie sei so etwas wie ein Naturge- setz, dem man nicht widerstehen könne; bis man dann anfing, zu forschen und zu erkennen, welches die Ursachen der Pest sind und welche möglichen Therapien es dagegen gibt. Aber die Erkenntnis der Ursachen und der möglichen Therapien allein genügt nicht, sondern es braucht dann noch den Willen, die Therapien wirklich einzusetzen. So ist auch der Krieg, der blutige Konflikt kein Naturgesetz und keine Gottesgeissel, sondern es gibt dafür Diagnosen und Therapien; es kommt aber auf den politischen Willen an, diese Therapien auch ins Werk zu setzen.
Friedensforschung, Konfliktforschung ist übrigens eine Dis- ziplin, die viel älter ist als die vom Herrn Kommissionspräsi- denten angesprochene heutige Friedensbewegung. Kon- fliktforschung ist geradezu der Inbegriff eines rational durchdachten und zugleich hartnäckigen Ringens um den Frieden in kleinen Schritten, also einer illusionslosen, aber handlungsbereiten Haltung zu den Problemen des Friedens, wie sie gerade für unser Land seit je kennzeichnend ist. Es stünde somit gerade unserem Lande wohl an, etwas auf dem Gebiete der Konflikt- und Friedensforschung zu tun; nichts Spektakuläres, aber etwas Wirksames - und nicht nur privater Initiative einzelner oder einzelner Gruppen überlas- sen, sondern offiziell vom Bund selbst mitgetragen.
Unser Land hat es ja an der KSZE erfahren und durchexer- zieren können, welche wichtige Schlüsselrolle im heutigen prekären Zusammenleben der Völker gerade den kleinen und neutralen Staaten zufallen kann. Ich glaube, die Schweiz hat ihre Rolle in Madrid gut erfüllt.
Konflikt- und Friedensforschung darf keine rein akademi- sche Disziplin, keine rein theoretische Forschung bleiben, sonst hätte sie wohl nur geringen Wert. Sie muss wirksam werden können für die Praxis, und konkret in unserem Falle: wirksam für das, was unser Land heute für die Erhaltung und Sicherung des Friedens tun kann. Wir wollen dabei den Beitrag, den wir leisten können, nicht überschätzen, aber das, was wir tun können, wollen wir tun!
Ich will nun abschliessend noch zwei Dinge dartun, nämlich erstens, dass ein Bedürfnis nach einem praxisrelevanten Konflikt- und Friedensstudium, nach einer wissenschaftli- chen Unterstützung unserer Friedens- und Neutralitätspoli- tik tatsächlich besteht, und zweitens, dass auch mit beschei- denen Mitteln schon Wirksames erreicht werden kann.
Zum ersten: Hier möchte ich Ihnen ein Beispiel geben, das auf Gespräche mit Vertretern des EDA zurückgeht. An der UNO-Sonderversammlung 1978 zu Fragen der Abrüstung hat unser Land ein durchaus substantielles Papier unterbrei- tet. (Wir mussten das durch die Vermittlung anderer Staaten tun, da wir nicht Mitglied sind.) An der zweiten Sonderver- sammlung hätte unsererseits durchaus der Wunsch bestan- den, neue und der veränderten Weltlage angepasste Vor- schläge einzubringen, doch standen (wie man mich im EDA informierte) auf unserer Seite, im Unterschied zu anderen Staaten, nicht die Experten zur Verfügung, um eine solche fundierte Stellungnahme zeitgerecht zu erstellen.
Ferner: Zurzeit ist eine interdepartementale Arbeitsgruppe zwischen EDA und EMD mit der Frage von allfälligen Guten Diensten der Schweiz bei der Verifikation allfälliger Abrü- stungsbeschlüsse beschäftigt. Eine Erweiterung des Begrif- fes der «Guten Dienste» über die landläufige restriktive Bedeutung hinaus ist ja bei uns ohnehin schon seit gerau- mer Zeit in diplomatischen und militärischen Kreisen im Gespräch; dies auch im Zusammenhang mit entsprechen- den Postulaten, die im Nationalrat und im Ständerat über- wiesen worden sind.
Ferner: Die Entwicklung der KSZE, in welche die Schweiz tief involviert ist, sieht, wie Sie gelesen haben, für die näch- ste Zeitperiode eine ganze Serie von Konferenzen vor, die, beginnend mit der Stockholmer Konferenz über Abrüstung und vertrauensbildende Massnahmen 1984, alle irgendwie mit dem Frieden, den Menschenrechten, der Stabilisierung der Verhältnisse und mehr Vertrauen zwischen den Natio- nen zu tun haben. In unserem Aussenministerium ist dazu,
im Zusammenhang mit Madrid, das vortreffliche Wort geprägt worden von der Entspannung, die «ein menschli- ches Antlitz» tragen müsse.
Wenn die Schweiz in diesem Prozess der KSZE und der Leistung Guter Dienste im weiteren Sinne ihre bisherige konstruktive Funktion weiterhin erfüllen soll, muss sie sich auf die einzelnen Stationen vorbereiten, muss Konzepte entwickeln; dazu bedarf sie der Expertise, der Grundlagen- besinnung und Grundlagenforschung. So ist das Bedürfnis nach vermehrter und koordinierter, von der Praxis her gleichsam anzapfbarer wissenschaftlicher Konfliktfor- schung beim EDA wie auch bei allen, die an einer konse- quenten und aktiven schweizerischen Neutralitäts- und Frie- denspolitik interessiert sind, gegeben. Dazu gehören die Parlamentarier, dazu gehören die Parteien, dazu gehören auch die Kirchen. Ich darf hier an eine Demarche erinnern, die von seiten der schweizerischen Kirchen, des Evangeli- schen Kichenbundes gemeinsam mit der Römisch-katholi- schen Bischofskonferenz, zu Beginn dieses Jahres beim Bundesrat unternommen wurde. Man hat das getan, ohne die Sache an die grosse Glocke zu hängen. Die Kirchen haben dem Bundesrat angeboten, im Interesse einer künfti- gen aktiven schweizerischen Friedens- und Neutralitätspoli- tik mit dem Bundesrat in einen Dialog einzutreten und sich mit dem Bund zusammen, zum Beispiel in der Form einer gemeinsamen Stiftung, auch finanziell und personell, für Konflikt- und Friedensforschung als ein Hilfsmittel einer konzeptionell unterbauten Aussenpolitik zu engagieren. Ich möchte dringend empfehlen, dass der Bundesrat im Zusam- menhang mit der Überweisung des Postulates der Kommis- sion von diesem wichtigen Angebot Gebrauch machen soll. Damit komme ich noch kurz zum zweiten Punkt, zur Frage der Realisierung des Postulates, das Ihnen die Kommission unterbreitet. Ein wirksamer und bedeutsamer erster Schritt würde weder finanziell noch organisatorisch allzu grosse Schwierigkeiten bereiten. Es wird ja - Sie haben das vom Präsidenten der Kommission gehört - auf dem Felde der Konfliktforschung schon einiges getan. Ein erster Schritt wäre darum, eine vom Bund getragene oder auch mitgetra- gene Koordinationsstelle, eine Art Clearingstelle zu errich- ten, wo man diese Bestrebungen der verschiedenen For- scher und Universitätsinstitute zusammenfasst, dem einen Forschungsinstitut die Fragestellungen und Erkenntnisse der anderen zur Kenntnis bringt, periodische Tagungen von interessierten Forschern, auch Ausländern, sowie Diploma- ten, Politikern und Militärs der Schweiz zum Gedankenaus- tausch organisiert und auch Dokumentationsaufträge und Forschungsaufträge von interessierten Stellen entgegen- nimmt und vermittelt.
Das könnte etwa organisiert werden - Sie finden einen Hinweis darauf im schriftlichen Bericht der Kommission - nach dem Modell der schweizerischen Stelle für Bildungs- forschung in Aarau - wir hatten darüber ein sehr interessan- tes Hearing -, die von Bund und Kantonen zu je 50 Prozent getragen wird und mit einem relativ bescheidenen Budget eine wertvolle Koordinations- und Dokumentationsaufgabe erfüllt. Das wäre wirksam und würde vermutlich weniger kosten als ein umfangreiches Nationalfondsprogramm zur Sicherheitspolitik. Ein solches gibt es nämlich bereits, ich habe es mir angesehen; aber dieses nationale Forschungs- programm für Sicherheitspolitik bearbeitet zum Teil unzu- sammenhängende Projekte von eher theoretischer Art, die nicht unbedingt viel zur praktischen Realität unserer Politik beitragen können. Es gibt da etwa Fragestellungen wie das Image der Schweiz in der arabischen Welt oder Modelle zur quantifizierbaren Erfassung einer Bedrohungslage der Schweiz - alles Dinge, die für die Praxis keine besondere Relevanz haben, so interessant sie akademisch sein mögen. Ich muss Ihnen sagen, dass unsere Fraktion zunächst enttäuscht war darüber, dass der parlamentarischen Initia- tive nur in der Form eines Postulates nachgekommen wer- den soll. Aber ich denke, ein einstimmiges Postulat einer Kommission, die sich so gut informiert hat, wiegt doch weit schwerer als einfach das Postulat eines Ratsmitgliedes. Der Kommissionssprecher hat Ihnen bereits bestätigt, dass man
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die Form des Postulates und nicht der Motion gewählt habe, um dem Bundesrat eine grössere Flexibilität und auch bes- sere zeitliche Möglichkeiten zur Realisierung zu geben. Das Postulat ist so formuliert, dass es dem Bundesrat ein fle- xibles, rasches und sachgerechtes Handeln in einer doch nicht ganz untergeordneten Sache erlaubt.
In der Erwartung, dass der Bundesrat nun auch tatsächlich handeln wird, wenn das Postulat überwiesen ist, dass er die Möglichkeiten ausschöpfen wird, habe ich schon in der Schlussabstimmung der Kommission für das Postulat gestimmt, und ich bitte Sie darum heute, dieses Postulat zu überweisen.
M. Crevoisier: Un sondage d'opinions effectué récemment par la télévision suisse romande a montré que «le maintien de la paix» arrivait aujourd'hui au cinquième rang des préoccupations des Suisses, après la protection de l'envi- ronnement, la drogue, le chômage, la formation des jeunes, mais avant l'amélioration de l'AVS, la criminalité, le dévelop- pement des centrales nucléaires, qui arrive en huitième position, et en quinzième position seulement le renforce- ment de la défense nationale.
A voir le nombre extrêmement réduit de députés dans cette salle - et je ne parle même pas de ceux qui écoutent - lorsque nous discutons de l'initiative parlementaire de M. Ott, sur la création d'un institut de recherche sur les conflits, on doit bien reconnaître que les préoccupations des Suisses ne sont pas celles de leurs élus, et pourtant, nous sommes en période électorale. Que serait-ce donc si nous n'étions pas en période électorale ?
Pour voir une plante croître et donner ses fruits, personne ne prétendra que la meilleure méthode est de disperser les graines au vent et de les laisser germer passivement. Un cultivateur - il y en a dans cette salle - sait parfaitement l'importance de la préparation d'un sol qui aura ensuite à accueillir la semence. Si ce travail de base n'est pas accom- pli, la récolte sera maigre, voire inexistante. Or, c'est exacte- ment ce que nous négligeons de faire en matière de recherche sur les conflits; pire, c'est un terrain que nous laissons délibérément en friche, et si l'initiative privée est parfois source d'innovation et d'audace en cette matière, reconnaissons tout de même que, dans ce domaine, elle donne plutôt lieu à un foisonnement de «mauvaises herbes». Je me permets de qualifier ainsi des travaux qui, sans que leur valeur intrinsèque soit mise en cause, ne poursuivent en rien l'objectif primordial et global d'une telle recherche, à savoir le maintien, le développement, la cons- truction de la paix et la contribution de notre pays à la résolution pacifique des conflits sur le plan international. «Nous considérons que l'encouragement en Suisse des recherches sur la paix et les causes des conflits constitue une tâche particulièrement urgente.» Cela, ce n'est pas moi qui l'affirme à présent, ce sont les conclusions du rapport du comité provisoire mandaté par le Conseil fédéral pour étu- dier la création d'un institut de recherche sur les conflits et les problèmes de sécurité. Ce rapport a été déposé le 9 juillet 1973; dix ans pour en arriver à une situation identique!
Faut-il souligner que l'on considérait alors la tâche comme particulièrement urgente? Voilà donc plus de dix ans que la nécessité d'entreprendre une politique de recherche en la matière qui soit cohérente, coordonnée, est affirmée. A l'époque, le projet de message élaboré par le Département fédéral de l'intérieur relevait déjà que la recherche et l'étude des conflits étaient par trop négligées dans notre pays, et mentionnait «que le Conseil fédéral était persuadé que le meilleur moyen pour le développement d'une telle recherche consistait en la création d'un centre d'étude qui puisse donner de fortes impulsions». Aujourd'hui, notre pays est toujours aussi inactif en cette matière.
La commission chargée d'examiner l'initiative de M. Ott reconnaît cette carence, puisqu'elle propose d'encourager l'étude des conflits et des recherches sur la paix. Nous connaissons tous, et je ne partage pas l'optimisme de M. Ott sur le postulat de la commission, la portée limitée de telles déclarations d'intention pour savoir que nous devrions choi-
sir et nous donner effectivement les moyens de notre choix. Face à l'urgence de la situation internationale, estimons- nous, oui ou non, qu'une telle préoccupation mérite qu'on la traite avec sérieux? Autrement dit, que l'on prépare le champ à l'intérieur duquel les recherches encouragées por- teront de véritables fruits. Or, pour ce faire, seule la création d'un lieu matériel, géographiquement délimité, scientifique est à même de répondre concrètement aux besoins dans des délais raisonnables.
Nous évoquerons trois raisons qui auraient dû militer en faveur du maintien de l'initiative Ott:
Tout d'abord, nous ne pouvons plus nous satisfaire de décisions qui ne nous engagent à rien. Répondons à la question. S'agit-il, comme le Conseil fédéral l'écrivait déjà en 1973, d'une question urgente? Nous ne nous faisons pas d'illusions. Accepter le postulat de la commission serait vraisemblablement reporter à de nouvelles calendes grec- ques toutes mesures significatives en la matière, après la troisième guerre mondiale par exemple! La création d'un institut permettrait en revanche de multiplier et de dévelop- per des projets cohérents.
Ensuite, il s'agit de défendre l'esprit d'autonomie et de liberté scientifique qui devrait accompagner et soutenir de telles recherches. Or, il n'est pas surprenant de constater aujourd'hui le caractère extrêmement limité des recherches liées aux conflits et à la sécurité. Le Fonds national suisse de la recherche scientifique ne reconnaît en fait qu'un seul programme national intitulé «Politique de sécurité», dont le sujet général est «le degré de vulnérabilité de la Suisse». On souhaiterait volontiers y voir figurer des sujets tels que les moyens à disposition de notre pays pour participer à la résolution des conflits, à la surveillance des accords interna- tionaux et, pourquoi pas, des mesures concrètes que la Suisse pourrait prendre en vue d'un désarmement multila- téral.
Enfin, si la commission regrette l'absence d'informations et de coordination, en ce qui concerne les résultats des tra- vaux existants, il faut souligner que c'est le lot de nom- breuses recherches scientifiques. Nous connaissons les dif- ficultés que rencontrent souvent les milieux intéressés lors- qu'ils désirent prendre connaissance des études et des documents élaborés dans les universités. Un centre d'étude sur les conflits aurait au moins le mérite d'être accessible, ouvert aux interrogations des intéressés. Par la constitution d'une documentation, par la responsabilité que cet institut aurait de diffuser et de publier les résultats de ses travaux, l'objectif visant, et ceci est important, à l'information du pubic pourrait être efficacement atteint.
Ce dernier élément me permet d'affirmer qu'une politique de sécurité ne vaut que si elle est comprise par la population elle-même. Que signifie cela dans un contexte d'aggravation des tensions internationales, face au caractère excessive- ment complexe des causes des conflits dont nous sommes quotidiennement les témoins bien impuissants, puisque rien ne permet aux citoyens de saisir les tenants et les aboutis- sants des rivalités, des conflits qui agitent le monde et encore moins d'avoir prise sur eux ? La création d'un institut 'de recherche sur les conflits permettrait d'accéder à cette compréhension nécessaire et constituerait une base sérieuse d'action pour notre pays et pour nous tous qui sommes attachés à la paix.
Mais nous ne pouvons pas exiger plus que M. Ott qui accepte de retirer son initiative au profit du postulat de la commission. Notre groupe regrette ce retrait. Comme l'a dit M. Junod à propos d'un autre objet traité aujourd'hui, il faut terminer cette législature sur une note optimiste. Nous vou- lons donc croire que l'unanimité manifestée par la commis- sion en ce qui concerne son postulat empêchera un nou- veau renvoi aux oubliettes de ce projet d'étude systématique sur les causes des conflits et de recherches sur la paix.
Ziegler-Solothurn: Namens der CVP-Fraktion vertrete ich den Standpunkt, dass eine aktive Friedens- und Konfliktfor- schung in dieser Welt voller Spannungen von grösster Bedeutung ist. Als neutraler Kleinstaat mit einer humanitä-
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ren Tradition, der schon vor Jahrhunderten den Gedanken der schiedsgerichtlichen Schlichtung und der gütlichen Bei- legung von Streitigkeiten selber praktiziert hat, ist die Schweiz in besonderer Weise berufen und auch geeignet, einen eigenen Beitrag zur internationalen Friedenserhal- tung und Friedenssicherung zu leisten. Wir geben uns aber Rechenschaft darüber, dass die unübersehbare Menge von Publikationen, die von den rund 200 Friedensforschungsin- stituten in aller Welt herausgegeben wurden, bisher keine greifbaren Resultate zeitigte. Von der Friedens- und Kon- fliktforschung sind keine Friedensweltwunder zu erwarten. Die bisherigen Friedensbemühungen scheiterten meist auch deswegen, weil sie mehr von Wünschen und Ängsten als von realpolitischen Tatsachen ausgingen. Wir können den weitverbreiteten Glauben an die Machbarkeit des Frie- dens durch die Wissenschaft nicht vorbehaltlos teilen. Friede als dauernder Prozess gründet in der persönlichen, ethischen Haltung, und er will gelernt sein. Es muss gelernt sein, Konflikte zu bewältigen, anstatt sie zu verdrängen. Wenn Friede wirklich das grosse Ziel allen menschlichen Handelns ist, dann gehören Einüben und Lernen des Frie- dens zu den ersten Erziehungsaufgaben. Nur bei gleichzeiti- ger Friedenserziehung kann Friedensforschung das Bewusstsein von den Ursachen der Kriege und den Weg zum Frieden fördern und auch menschliche oder besser gesagt unmenschliche Verhaltensmuster verändern.
Um eine möglichst breite Bewusstseinsbildung zu errei- chen, erscheint uns vor allem wichtig, dass die Forschungs- ergebnisse nicht in Bibliotheken verstauben, sondern in die Sprache des Volkes übersetzt und diesem auch zugänglich gemacht werden. Sie müssen den Politikern und Staatsmän- nern, welche die Macht- und Friedensschalter bedienen, zur Kenntnis gebracht und von diesen auch zur Kenntnis genommen werden.
Weiter ist festzuhalten, dass Friedensforschung nicht an die Stelle von Landesverteidigung gesetzt werden darf. Frie- densforschung ist wichtig und notwendig; sie ist aber kein Ersatz für eine glaubwürdige Abwehrbereitschaft.
Zur Frage der Schaffung eines Bundesinstitutes für Konflikt- forschung teilt unsere Fraktion die Auffassung, dass für ein zentrales Institut keine zwingende Notwendigkeit besteht, vor allem deshalb nicht, weil seit dem Vorstoss von National- rat Arnold auf Schaffung eines Bundesinstitutes im Jahre 1966 die Friedens- und Konfliktforschung in unserem Land in grosser Vielfalt und Kompetenz in Gang gekommen ist. Wir haben heute in der Schweiz bereits acht Institute, die sich mit Friedens- und Konfliktforschung befassen, davon drei allein auf dem Platze Zürich.
Was sich heute aufdrängt, ist nicht ein zentrales Institut, wohl aber eine bessere Koordination und eine vermehrte Förderung der Forschungsaktivitäten, wie dies mit dem Kommissionspostulat angestrebt wird. Elemente dieser Koordination sind unter anderem die Erarbeitung eines ein- schlägigen Forschungsprogramms, eine Aufgabenteilung und der gegenseitige Informationsaustausch. Freiheit und Vielfalt der Forschung in Ehren, doch muss im Interesse einer rationellen und effizienten Forschung eine ordnende Kooperation zwischen den staatlichen, den privaten und insbesondere auch den kirchlichen Institutionen herbeige- führt werden. Eine solche Koordinationsstelle könnte zum Beispiel nach dem Muster der Schweizerischen Koordina- tionsstelle für Bildungsfragen in Aarau geschaffen werden. Diese Stelle hat sich gut bewährt. Sie beruht auf Freiwillig- keit und Selbstkoordination; sie ermöglicht einen regen Informationsfluss untereinander und auch nach aussen. In dieser Richtung muss auch die Konflikt- und Friedensfor- schung gefördert und koordiniert werden.
Namens der CVP-Fraktion beantrage ich Ihnen Zustimmung zum Kommissionspostulat.
Wyss: Die allgemeine Anregung von Kollege Ott, die sich auf frühere parlamentarische Vorschläge abstützt, drückt das aus, was viele, wenn nicht alle von uns beschäftigt, nämlich: Was kann die Schweiz zur Gestaltung und Siche- rung eines dauerhaften Friedens beitragen? Eine realisti-
sche Friedenspolitik ist sicher dringend nötig. Unser Land nimmt deshalb bekanntlich auch an internationalen Konfe- renzen und Organisationen, auch solchen politischer Natur, teil. In diesem Sinne ist die Schweiz aktiv beteiligt an der Konferenz für Sicherheit und Zusammenarbeit in Europa (KSZE). Diese Institutionen und Besprechungen werden von unserer Partei sehr unterstützt.
Unsere Kommission hat ihre Aufgabe, wie Sie das jetzt bereits mehrfach gehört haben, sehr ernst genommen und in verschiedenen Hearings festgestellt, dass in der Schweiz sehr viele Universitätsinstitute und private Vereinigungen bestehen, die bereits im Sinne des Initianten arbeiten. Auch kirchliche Kreise haben sich während der Verhandlungen mit Vorschlägen und Überlegungen gemeldet. Die Details hat Ihnen Herr Ott bereits bekanntgegeben.
Nach eingehenden Diskussionen stellt sich für die Kommis- sionsmehrheit, der alle Mitglieder der FDP-Delegation ange- hörten, heraus, dass ein neues Institut nicht nötig ist. Insbe- sondere zeigte sich auf die Fragen an die einzelnen Instituts- leiter, dass eine Mehrheit unter ihnen nicht bereit war, eine Koordination zwischen ihren Instituten zu akzeptieren, geschweige denn mit einem neu zu gründenden Institut zusammenzuarbeiten. Etwas krass ausgedrückt heisst doch dies: Wie soll man Konflikte lösen, wenn die bestehenden Institutionen nicht einmal bereit sind, untereinander den Dialog zu führen und offenbar ihrerseits ihre Konflikte zu lösen? Diese Tatsache hat uns alle etwas erschreckt, und das war auch der Grund, warum dieses Institut abgelehnt wird. Wir hatten in unserem Kreise sehr gemischte Gefühle - um nicht mehr zu sagen -, nachdem wir diese Hearings hinter uns hatten. Diese unguten Gefühle führten dazu, dass ein Postulat ausgearbeitet wurde, das Ihnen von der Kom- mission, zusammen mit Kollege Ott, einstimmig vorgeschla- gen wird.
Wir unterstützen dieses Postulat, weil wir überzeugt sind, dass auch unser Land einen wichtigen Beitrag zur Förde- rung des Friedens leisten muss. Mit dem Postulat wollen wir erreichen, dass der Bundesrat einen diesbezüglichen Vor- schlag möglichst rasch ausarbeitet. Unsere Fraktion lehnt also die parlamentarische Initiative ab und unterstützt das Postulat der Kommission.
M. Pini: Permettez-moi d'apporter à cette discussion quel- ques considérations personnelles, en tant que membre de la commission qui s'est occupée de cette initiative. La conclu- sion de nos travaux ne peut pas nous satisfaire entièrement. Le postulat que la commission soumet à l'attention de ce conseil n'est pas seulement le fruit d'un compromis mais, j'ose ajouter, d'une certaine indécision au sujet des objectifs que l'initiative de M. Ott définit dans le cadre des possibilités politiques que notre pays peut offrir pour atteindre une audience qui devrait, dans le cas spécifique, se placer hors de la dimension nationale. Effectivement, encourager et en même temps coordonner l'étude des conflits et la recherche de la paix m'apparaissent aujourd'hui comme une tâche qui va bien au-delà de cette dimension car, à mon avis et en définitive, les effets devraient avoir un impact positif au niveau international.
La question se pose de savoir si un petit pays comme le nôtre, lié à sa tradition de neutralité politique, essentielle- ment voué à l'affirmation des constantes de la paix et du respect des valeurs civiles face au monde, peut, tout seul, contribuer efficacement aux changements des tendances actuelles dominées par une virulence, toujours plus dange- reuse, de la guerre, de la violence et de l'agressivité dans beaucoup de pays de notre planète.
Les efforts de recherche, qui sont actuellement entrepris en Suisse pour développer cette science de la réalité humaine et politique liée aux conflits armés qui menacent, jour après jour, la vie fragile de la paix internationale, sont dignes de toute notre considération et approbation. Toutefois, ces efforts restent encore dans l'ombre et n'ont pas l'audience et l'intérêt qu'ils devraient susciter.
Le postulat de la commission, que j'appuie personnelle- ment, devrait au moins engager le Conseil fédéral à traduire
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concrètement ses objectifs dans une action d'information beaucoup plus transparente et plus ouverte à notre monde politique. Cependant, j'estime que cet effort aurait une influence trop réduite si l'on ne pouvait pas greffer, à un niveau d'audience plus étendu placé sur le plan internatio- nal, le problème dont on est saisi.
J'essaie de mieux souligner cette considération personnelle, en disant que l'étude des causes des conflits armés, et, parallèlement, la recherche des conditions pour l'affirma- tion de la paix, devraient sortir de leur cadre académique pour s'engager sur une voie politique plus concrète et de préparation au choix civil, face à cette déchirante réalité de la vie internationale actuelle. Mais, on peut facilement se rendre compte que suivre une telle voie demande au moins que la Suisse ait la possibilité de porter son engagement en matière de prévention des phénomènes déclenchant les conflits armés, au-delà de ses dimensions nationales. Est-il possible que cela, même théoriquement, puisse se faire dans nos conditions politiques actuelles de pays neutre et d'une audience politique institutionnalisée sur le plan inter- national? Personnellement, à l'heure actuelle, je doute que cela puisse se faire avec un impact suffisamment pénétrant. Les objectifs de l'initiative, à mon avis, pourraient être mieux atteints si la coordination des études que l'on désire pro- mouvoir se faisait au sein d'un institut international, reconnu par les Nations Unies. Si la Suisse était membre des Nations Unies, je pense qu'une telle proposition pourrait peut-être être faite avec une chance de succès. Grâce à sa tradition de neutralité politique, notre pays pourrait devenir le siège d'un organisme de promotion des solutions pacifi- ques des conflits qui, aujourd'hui, enflamment beaucoup de pays du monde.
Pour le moment, cette idée que je me permets d'exprimer au cours de cette discussion, risque bien de rester enfermée dans la chrysalide de l'espoir, voire, si vous le voulez, une utopie. Par contre, si le Conseil fédéral acceptait notre postulat, je crois qu'il pourrait quand même le réaliser en recherchant parallèlement la voie permettant de promouvoir aussi les efforts entrepris sur le plan extérieur à un niveau supérieur. Car, au fond - je conclus - l'initiative de M. Ott saisit, pour les effets qu'elle voudrait produire, les réalités en mouvement du grand monde international plutôt que celles qui dominent la vie interne de notre pays.
Compte tenu des considérations que je viens d'exprimer, j'aimerais connaître l'avis du Conseil fédéral au-delà des qualités académiques des propositions de l'initiative.
Mme Vannay: On est plus habitué, dans ce Parlement, à parler de programme d'armement, de défense nationale et de crédits militaires que de recherches sur la paix et d'un institut pour l'étude des conflits. D'ailleurs, il a fallu un temps considérable pour que cet objet soit enfin inscrit au programme de nos travaux. C'est aussi là un signe de l'importance que l'on veut bien accorder à l'initiative parle- mentaire de M. Ott pour un institut chargé de l'étude des conflits.
La semaine dernière encore, ce sont des heures de discus- sion que nous avons consacrées aux crédits d'armement, et c'est à une forte majorité que vous avez voté pratiquement deux milliards de francs pour l'armée, pour cette année. C'est encore à une très forte majorité que vous vous êtes opposés à l'initiative pour un authentique service civil. Pour- tant, dans bien des discours des partisans des crédits votés, on sentait comme un certain fatalisme. L'armée est un mal nécessaire; il y a toujours eu des guerres; on doit être prêt à se défendre, à défendre notre patrie. Dans bien des discours des adversaires des objecteurs de conscience, transparais- sait la certitude que l'on ne peut pas être un bon citoyen si on n'est pas militaire, ou encore que la bonne façon, la façon noble de servir son pays passe par le service militaire. Eh bien! je crois qu'il est temps de mettre en question ces certitudes-là. Il est temps surtout de donner une chance à d'autres courants de pensée, à d'autre formes d'action, et cela d'une manière officielle au niveau de l'Etat. Voilà ce que voudrait, en particulier, faire l'initiative.
Chacun ressent, au fond de lui-même, plus ou moins inten- sément, c'est vrai, un certain malaise à penser à l'inutilité de toutes les mesures savamment étudiées et mises au point dans les états-majors: défense armée, défense économique, protection civile, à quoi cela pourrait-il bien servir si vrai- ment le pire, la guerre nucléaire, chimique, bactériologique devait éclater? Tout cela serait parfaitement inutile et la seule pensée de l'aberration de la course aux armements devrait nous dissuader d'y participer, si peu soit-il.
Certains, qui ont bien compris cette aberration, cette folie - il faut oser le dire - certains qui ne cèdent pas au fatalisme se consacrent à promouvoir la paix, sachant aussi qu'ils ne la trouveront jamais à l'ombre des missiles. Ils pensent, et Dieu sait s'ils ont raison, qu'au lieu de consacrer quelque 650 milliards de dollars par année à l'achat d'armement, on ferait mieux de consacrer ne serait-ce qu'une partie de ces sommes astronomiques à la lutte contre la faim et la maladie dans le monde. Il faut en effet savoir qu'il existe aujourd'hui des chercheurs qui se consacrent à l'étude des conflits. Ils en cherchent les causes, la manière dont ils évoluent, le moyen de les éviter, grâce à des approches aussi bien économiques que politiques, juridiques que scientifiques. Une partie de ces études s'effectuent dans les départements militaires, à des fins stratégiques il est vrai, beaucoup dans des instituts universitaires ou privés. De toute façon, toutes ces études gagneraient à être coordonnées, connues du plus large public possible et surtout vulgarisées en vue d'applications concrètes. Car la paix ne se fait pas et ne se fera pas toute seule. Les conflits n'éclatent pas sans raison, gratuitement, et ce n'est qu'en luttant à tous les niveaux et contre toutes les causes de conflit que l'on parviendra à un résultat positif. La paix peut donc s'apprendre. C'est d'ail- leurs l'idée fondamentale que défend, par exemple, l'Asso- ciation mondiale pour l'Ecole Instrument de Paix, qui s'ef- force, par des recommandations pédagogiques, d'appren- dre aux enfants, aux jeunes, à vivre en paix, avec un esprit d'humanisme et de tolérance, avec le sens des responsabi- lités et de la solidarité.
Pourquoi ne participerions-nous pas aussi à cet effort? Je crois qu'il est grand temps que nous prenions des mesures sérieuses dans ce domaine. La Confédération aurait beau- coup à faire en la matière pour coordonner, vulgariser et encourager les efforts de paix, chez nous mais ailleurs aussi. C'est donc dans cette perspective que je vous prie d'accep- ter le postulat de notre commission, même si ce postulat est vraiment un minimum, le premier pas qui en appellera, je l'espère, bien d'autres.
Braunschweig: Ich unterstütze das Postulat der Kommis- sion, allerdings ohne Begeisterung, wenn man dessen Inhalt vergleicht mit demjenigen des seinerzeitigen Postulats Max Arnold 1966 oder auch mit dem Gehalt der parlamentari- schen Initiative Ott 1980.
Ich bin zwar einverstanden mit dem Verzicht auf ein eigentli- ches zentrales Konfliktinstitut. Heute sehen wir die Friedens- forschung mit dezentraler, föderalistischer Organisations- form.
Die Idee der Informations- und Koordinationsstelle muss dringend verwirklicht werden. Ich teile die Beurteilung des Kommissionspräsidenten. Es wurde und wird in unserem Lande tatsächlich an vielen Orten auf diesen Gebieten geforscht und gearbeitet.
Aber ich muss nach dem grossen Lob doch auch das andere sagen. Viele, die in der Friedensforschung arbeiten, Dozen- ten, Studenten und Private, fühlen sich isoliert. Oft arbeiten sie ohne Kooperation, wie es bereits deutlich gesagt worden ist, ohne Koordination und häufig resigniert. Hier könnte der Bundesrat tatsächlich etwas tun, indem er Hand zu Koordi- nation und Zusammenarbeit bieten würde. Gesamthaft gesehen ist das Postulat in seiner Formulierung - unter Berücksichtigung seiner sechzehnjährigen Vorgeschichte - sehr unverbindlich und wenig konkret. Die Konkretisierung, geschweige denn die Verwirklichung oder auch nur die Vorarbeiten dazu, haben seit 1966 keinen Zentimeter Fort- schritt, keine Entwicklung erfahren, im Gegenteil. Das
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Motions
1430
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5 octobre 1983
Postulat sagt nichts über das Mitgehen und Mittragen der Bevölkerung, über die Möglichkeiten der Schulen und Ein- richtungen zur Weiterbildung, enthält keine Gedanken zur internationalen Zusammenarbeit. Mir fehlt ein Wort zum Inhalt oder zur Zielrichtung der Friedensforschung.
Wir leben heute in einer Zeit, in der die Guten Dienste im bisherigen technischen Sinne nicht mehr ausreichen. Es genügt nicht mehr, Säle und Übersetzungsanlagen anzubie- ten. Gute Dienste haben sich im letzten Jahrhundert als diplomatische Einrichtung entwickelt. Das gilt auch für das Rote Kreuz und für die Schiedsgerichtsbarkeit. Wir müssen nach den diplomatischen Mitteln fragen, die sich in unserem Jahrhundert entwickelt haben.
Im heutigen Zeitpunkt müssen zum Beispiel folgende Fra- gen vertieft bearbeitet werden - Herr Ott hat bereits darauf hingewiesen:
Welche Vorschläge in bezug auf Rüstungskontrolle oder Rüstungsbeschränkung, vielleicht sogar Abrüstung, könnte die Schweiz an der Europäischen Abrüstungskonferenz 1984 in Stockholm einbringen, an deren Zustandekommen unsere Diplomatie in guter Weise beteiligt war?
Die Entwicklung des Islam als politische Kraft in unserer Zeit: Wir spüren doch, dass diese von grosser Bedeutung ist. Dieses Studium ist eine Voraussetzung für die Leistung Guter Dienste, eben nicht nur Gute Dienste im technischen, sondern im schöpferischen, politischen Sinn.
Das Verhältnis von West-Ost- und Nord-Süd-Einflüssen im zentral- und südamerikanischen Raum.
Rüstungsproduktion und Arbeitsplätze (eine Frage, die nicht nur bei uns, sondern überall aktuell ist).
Ursachen, Geschichte und Überwindung des Völkermordes. Weltweiter Umweltschutz als neues aussenpol tisches Postulat.
Ausser eigentlicher Friedensforschung erwarten wir auch die Auswertung der Forschungsergebnisse im Hinblick auf Bestätigung bisheriger Erkenntnisse oder auf Änderung bestehender Machtstrukturen. Ohne diese Perspektive wäre ja Forschung eine Form von «l'art pour l'art». Friedensfor- schung war nie als Selbstzweck gedacht.
Wir haben in den letzten Wochen viele Probleme in unserem Lande verdrängt. Wir sind darin geradezu Meister gewor- den. Ich denke an den Zivildienst, die Parteienfinanzierung, den Beitritt der Schweiz zur UNO. Wir haben es auch heute mit einer Frage der Verdrängung zu tun. Mit jeder Verzöge- rung zerstören wir Hoffnungen und fördern die Resignation. Nach den Wahlen spielen wir dann das grosse Erstaunen über die niedrige Stimm- und Wahlbeteiligung!
Loretan: Ich möchte drei kurze Bemerkungen zu dieser Debatte anbringen:
Erstens bin ich erstaunt und befriedigt zugleich über die friedfertige Atmosphäre, die von hohem Verantwortungsbe- wusstsein getragen ist, in diesem leider mehr als halbleeren Saale. Die Friedfertigkeit wurde natürlich eingeleitet durch den Initianten, unseren Kollegen Ott, seines Zeichens nicht nur Parlamentarier, sondern auch Theologe.
Ich bin froh, dass nicht ein allzu hartes und an sich überflüs- siges Ausspielen vorgekommen ist zwischen Friedens- und Konfliktforschung und Friedensarbeit einerseits und Gesamtverteidigung andererseits, dieser Gesamtverteidi- gung, die nach unserer Sicherheitskonzeption das Hauptin- strument zur Friedenssicherung ist. Denn solches Ausspie- len wäre völlig überflüssig gewesen. Frieden in der Schweiz und für die Schweiz bildet einen wichtigen Beitrag zum Frieden in Europa. Nach meiner Meinung ist der Hauptga- rant des Friedens für unser Land und auch um unser Land herum unsere militärische Landesverteidigung. Sie rangiert in meiner Prioritätenordnung höher als ein neues Bundesin- stitut gemäss der Einzelinitiative des Kollegen Ott. Und da muss ich, wie in der Kommission, Frau Vannay sagen, dass das Bild der Schweiz im Ausland nicht allein durch Institute für Friedensforschung aufpoliert wird. Auf alle Fälle nicht in einem Europa, das nach wie vor von Waffen starrt, leider Gottes.
Ich bin durchaus der Meinung, dass beides seinen Platz hat, sowohl unsere Gesamtverteidigung, unsere auf reine Vertei- digungsaufgaben ausgerichtete Armee im Rahmen der Gesamtverteidigung; als auch eine Friedens- und Konflikt- forschung. Denn der Friedfertige hat ja das Naturrecht auf Notwehr, und an dem wollen wir als Schweizer weiterhin festhalten. Ich glaube, das ist mindestens heute in diesem Saale nicht bestritten worden.
Zweite Bemerkung: Bund und Kantone tun nicht etwa nichts in Sachen Friedens- und Konfliktforschung. Dazu ist in dieser Debatte einiges gesagt worden. Im übrigen hat der Bundesrat in seiner Antwort vom 16. Februar 1983 auf die Einfache Anfrage von Herrn Braunschweig eine respektable Liste auch in Zahlen - Hunderte von Millionen - dargeboten darüber, was unser Land in Sachen Friedensarbeit und Unterstützung für benachteiligte Minderheiten und Mitmen- schen in aller Welt tut. Ich verweise ausnahmsweise hier gerne auf Kollege Braunschweig, mit dem ich ja sonst im übrigen in Sachen Sicherheitspolitik das Heu gewiss nicht auf der gleichen Bühne habe. Sie können diese Antwort nachlesen, ich verzichte auf wörtliche Zitate.
Dritte Bemerkung: Ich habe den Eindruck, dass wir auch hier nicht an fehlender Information leiden, sondern dass wir einfach nicht in der Lage sind, die Fülle der Information über das, was auf dem Gebiet Friedens- und Konfliktforschung in unserem Land geleistet wird, aufzunehmen und zu ver- dauen. Und in Richtung Koordination der Information und der Arbeit mag ruhig mehr geschehen. Auch deshalb - nebst den anderen Gründen - bin ich dafür, dass das Postulat der Kommission überwiesen wird, und ich hoffe nicht, wie das Herr Ott zum Ausdruck gebracht hat, ad calendas graecas. Ich bin Herrn Ott dankbar, dass er sich schliesslich auch bereitgefunden hat, seine an sich gutgemeinte Initiative in ein Postulat umwandeln zu lassen.
Bundesrat Egli: Mit einer parlamentarischen Initiative hat sich der Bundesrat erst zu befassen, wenn er gemäss Artikel 26 Absatz 2 Ihres Geschäftsreglementes zur Stellungnahme aufgefordert worden ist. Dies ist in diesem Falle nicht geschehen, nachdem Ihre Kommission Ablehnung der Initiative beantragt hat. Der Bundesrat ist also gar nicht begrüsst worden. Soweit heute indessen ein Postulat der Kommission begründet worden ist, ist der Bundesrat bereit, dieses entgegenzunehmen.
Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, der Initiative Ott keine Folge zu geben und sie abzuschreiben. Ein ande- rer Antrag ist nicht gestellt. Sie haben so beschlossen. Der Bundesrat ist bereit, das Postulat der Kommission entge- genzunehmen. Wird es aus der Mitte des Rates bekämpft? Das ist nicht der Fall.
Überwiesen - Transmis
83.532
Motion des Ständerates (Schönenberger) Medizinalprüfungen Motion du Conseil des Etats (Schönenberger) Examens pour les professions médicales
Beschluss des Ständerates vom 27. September 1983 Décision du Conseil des Etats du 27 septembre 1983
Wortlaut der Motion
Der Bundesrat wird eingeladen, die allgemeine Medizinal- prüfungsverordnung (AMV) wie folgt zu ändern:
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Parlamentarische Initiative. Institut für Konfliktforschung (Ott) Initiative parlementaire. Institut pour l'étude des conflits (Ott)
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Dans
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1983
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
13
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 80.221
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
05.10.1983 - 15:00
Date
Data
Seite
1421-1430
Page
Pagina
Ref. No
20 011 811
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