Verwaltungsbehörden 13.06.1983 83.029
20011464Vpb13 juin 1983Ouvrir la source →
Assurance-chômage
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N 13 juin 1983
Ich habe noch die Frage von Herrn Cantieni zu beantwor- ten, ob der Kanton Graubünden an die Dachorganisationen auch höhere Anteile ausrichten kann, als im Gesetz vorge- sehen ist. Es ist selbstverständlich nicht Sache des Bun- desrates, sich in innerbündnerische Angelegenheiten einzu- mischen. Der Kanton Graubünden kann das nach unserer Auffassung ohne weiteres tun.
Ich beantrage Ihnen Eintreten und Zustimmung zum Antrag Ihrer Kommission.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1-5 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1 à 5
Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Gesetzentwurfes 131 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
83.029
Arbeitslosenversicherung. Höchstzahl der Taggelder Assurance-chômage. Nombre maximum des indemnités journalières
Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. März 1983 (BBI Il, 271) Message et projet d'arrêté du 23 mars 1983 (FF II, 291)
Antrag der Kommission Eintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Mme Spreng présente, au nom de la Commission de la sécurité sociale, le rapport écrit suivant:
Par l'arrêté fédéral du 20 juin 1975 instituant, dans le domaine de l'assurance-chômage et du marché du travail, des mesures propres à combattre le fléchissement de l'emploi et des revenus, le Conseil fédéral et l'Assemblée fédérale ont été autorisés à augmenter le nombre maximum des indemnités journalières de 120 à 180.
Le Conseil fédéral a largement épuisé la compétence qui lui a été attribuée. Le présent arrêté tend à autoriser le Conseil fédéral à augmenter le nombre maximum d'indemnités jour- nalières de 180 à 240 par année civile, si la situation du marché du travail l'exige. Cette solution correspond à l'arti- cle 32, 4e alinéa, de la loi fédérale du 22 juin 1951 sur l'assu- rance-chômage. Celle-ci prévoit que la durée maximale d'indemnisation de 180 jours peut être prolongée, par voie d'arrêté fédéral de portée générale, non soumis au référen- dum.
La commission approuve la proposition du Conseil fédéral. Celle-ci offre l'avantage de pouvoir établir à temps une réglementation qui soit adaptée aux modifications de la
situation du marché du travail. Elle permet en outre de fixer de manière différenciée, selon les conditions du moment, la durée maximale d'indemnisation, par exemple pour cer- taines régions ou catégories de personnes, et de ne faire usage de la compétence que partiellement.
A l'unanimité moins une abstention, la commission vous propose d'adopter le projet d'arrêté.
Allenspach: Die FdP-Fraktion wird der Vorlage und damit der Kompetenzerteilung an den Bundesrat, die Höchstzahl der Taggelder in der Arbeitslosenversicherung von 180 bis auf 240 Tage zu erhöhen, zustimmen. Beigefügt seien zwei persönliche, allgemeine Bemerkungen:
Der Parlamentsbeschluss betrifft nur das Jahr 1983. Nachher gelten die Bestimmungen des neuen Arbeitslosen- versicherungsgesetzes, von dem wir hoffen, es werde auf den 1. Januar 1984 in Kraft treten. Die heutige Vorlage ist damit kein Präjudiz für den Bundesrat, die im neuen Gesetz verankerten Kompetenzen voll auszuschöpfen und die dort vorgesehenen Höchstzahlen der Taggelder ebenfalls zu verlängern. Jedenfalls erwarten wir vom Bundesrat, dass er unter dem neuen Gesetz die Sozialpartner konsultiert, denn die Arbeitgeber und die Arbeitnehmer - und nicht der Bund - haben die Kosten der Verlängerungsbeschlüsse zu tra- gen.
Es ist wohl weltweit einzigartig, dass die Arbeitslosen- versicherung keine öffentlichen Subventionen erhält und ausschliesslich von den Arbeitgebern und den Arbeitneh- mern finanziert wird. Dieses System, das wir begrüssen, verlangt aber, dass Arbeitslose, die kaum mehr in den Arbeitsprozess eingegliedert werden können, nach Erschöpfung des normalen Taggeldbezuges von einem kantonalen Auffangnetz getragen werden. In diesem Sinne haben denn auch die meisten Kantone, in denen mehr als drei Viertel aller Arbeitslosen leben, in den verschiedensten Formen und unter den verschiedensten Namen Arbeitslo- senbeihilfenordnung erlassen, auf die ausgesteuerte Arbeitslose mit Rechtsanspruch zurückgreifen können.
In all diesen Kantonen hat der heutige Verlängerungsbe- schluss doch eher nur eine Lastenverschiebung von den Kantonen auf die Sozialpartner zur Folge. Das ist zwar nicht der Sinn der Vorlage, aber kaum zu vermeiden. Ich bitte deshalb den Bundesrat, dies bei seinen Beschlüssen zu berücksichtigen. Es ist bedauerlich, dass noch nicht alle Kantone kantonale Arbeitslosenbeihilfenordnungen einge- richtet haben. Ich appelliere an diese Kantone, die beste- henden Lücken zu schliessen und bitte auch den Bundes- rat, in gleichem Sinne zu wirken.
Die heutige Vorlage wird aus Zeitgründen im Dringlichkeits- verfahren beraten. Dabei sind bei der Vorbereitung der Beratung einige Unebenheiten vorgekommen, die nicht hät- ten sein müssen, und mit denen wir in Zukunft nicht mehr konfrontiert werden möchten.
Die freisinnig-demokratische Fraktion wird für Eintreten stimmen. Aus Zeitökonomie möchte ich jetzt schon bekanntgeben, dass wir den Antrag Dafflon zu Artikel 1 ablehnen. Der Gesetzgeber hat den von Herrn Dafflon ver- langten unbeschränkten Taggeldbezug zu wiederholten Malen klar abgelehnt. Es wäre meines Erachtens nicht statt- haft oder mindestens politisch unklug, durch einen nicht referendumspflichtigen Bundesbeschluss einen vollständi- gen Systemwechsel mit unbekannten, aber enormen Kostenfolgen zu beschliessen. Dazu kommt, dass ab 1. Januar 1984 ohnehin ein neues Gesetz in Kraft treten wird, das wir mit dieser Vorlage hier weder abändern kön- nen noch abändern wollen.
In diesem Sinne beantrage ich Eintreten und bitte Sie, den Antrag Dafflon abzulehnen.
Präsident: Die SVP-Fraktion stimmt dem Bundesbeschluss zu und lehnt den Antrag Dafflon ab. Zustimmung zum Bun- desbeschluss und Ablehnung des Antrages Dafflon bean- tragt auch die unabhängige und evangelische Fraktion. Das
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Arbeitslosenversicherung
Wort hat Herr Dafflon. Er begründet gleichzeitig auch sei- nen Antrag.
M. Dafflon: Le groupe du Parti du travail, du Parti socialiste autonome et des Organisations progressistes vous pro- pose de ne pas suivre la commission qui approuve la pro- position du Conseil fédéral de porter de 180 à 240 le nom- bre d'indemnités journalières auxquelles aura droit le chô- meur. Il vous propose de ne pas limiter le nombre ce jours et de verser ces indemnités journalières d'une façon illimi- tée.
Le 22 septembre 1982, notre collègue Mme Deneys dépo- sait une motion, appuyée de nombreux cosignataires, indi- quant - le Conseil fédéral le souligne d'ailleurs dans son message - qu'étant donné la situation critique du marché de l'emploi, ils demandaient des mesures propres à aug- menter le nombre maximum des indemnités journalières. Dans son message du 23 mars 1983, le Conseil fédéral indi- que que «depuis cette déclaration, le chômage s'est encore aggravé».
Au moment de la rédaction du présent message, une cer- taine tendance à la stabilisation du chômage semblait cependant se dessiner. La situation s'est peut-être un peu stabilisée en raison de la saison, mais surtout pour une catégorie de chômeurs, soit les plus jeunes et ceux qui sont les mieux qualifiés. En revanche, pour les plus de 40 ans, le chômage subsiste, il est très difficile à surmonter. Le Conseil fédéral ne le nie d'ailleurs pas.
Le message mentionne que «les chômeurs des régions réputées économiquement menacées, ainsi que les per- sonnes âgées et invalides, ont notamment des difficultés à trouver un nouvel emploi». Il indique encore que le Conseil fédéral «estime qu'il est indispensable d'augmenter le nom- bre maximum des indemnités journalières, pour autant que la situation du marché du travail ne s'améliore pas de manière notable jusqu'à l'été. C'est par ce moyen-là seule- ment que nous pouvons empêcher qu'un nombre important de chômeurs (notamment des personnes âgées et des invalides) ne tombent dans l'indigence, et éviter, du même coup, une charge supplémentaire intolérable aux fonds de prévoyance des cantons et des communes déjà frappés par la crise économique.»
Je voudrais réfuter les arguments évoqués tout à l'heure par M. Allenspach et que nous entendons souvent, à savoir que si nous prolongeons les indemnités ou si nous déci- dons de verser des indemnités de chômage illimitées, nous allons encourager les travailleurs à se mettre au chômage et ceux qui y sont déjà à y rester. C'est une argumentation - un raisonnement simpliste - qui ne tient pas compte de la réalité. Les chômeurs ne sont pas des coupables, ils n'ont pas choisi leur condition de chômeurs. Ce sont des vic- times. Comme le Conseil fédéral le relève dans son mes- sage, nous devons en tenir compte.
Il y a actuellement plus de 30 millions de chômeurs dans les pays de l'OCDE. Ce chiffre, pour les pays du Marché com- mun, atteint 11 millions. Tous les pays qui nous entourent connaissent un chômage très grave. Nous avons eu la chance extraordinaire d'échapper jusqu'à présent à cette grave crise mondiale qui frappe tous les pays qui nous entourent. En Allemagne, 2,5 millions de chômeurs, en Angleterre - le chiffre est contesté par les syndicats, alors que le gouvernement prétend qu'il y a 3,5 millions de chô- meurs, les syndicats, eux déclarent que le nombre de chô- meurs a dépassé les 5 millions. On pourrait d'ailleurs reprendre ces chiffres et ces statistiques dans les pays qui nous entourent, car très souvent, lorsque le chômeur a épuisé ses indemnités de chômage, il est rayé de la liste des chômeurs.
Même si l'ont tient compte des chiffres dits officie s, vous savez qu'à côté du chômeur enregistré qui bénéficie des prestations auxquelles il a droit, il y a quantité de gens qui, pour différentes raisons, ne sont pas inscrits au chômage et par conséquent ne bénéficient pas d'indemnités de chô- mage, et sont dans une situation voisine de la misère.
Il y a une année nous discutions ici la nouvelle loi sur l'assu-
rance-chômage qui va entrer en vigueur le 1er janvier 1984. Nous défendions les mêmes principes. Si le mode d'indem- nisation de cette nouvelle loi n'est pas le même que celui qui nous est proposé, les mêmes problèmes vont pourtant se poser. A moins que la crise économique mondiale ne se résorbe complètement, nous aurons malheureusement à évoquer encore souvent, contrairement à ce que pensait M. Allenspach, les problèmes de l'indemnité de chômage et les problèmes des chômeurs. Nous ne pourrons pas tou- jours espérer échapper aux conséquences de cette grave crise. Malheureusement, ce sont nos travailleurs qui en seront les victimes. C'est la raison pour laquelle notre groupe propose le versement illimité, en vous rappelant qu'il ne concerne que l'année 1983 et qu'il permettra aux chômeurs de bénéficier des indemnités de chômage jusqu'à la fin de l'année, s'ils sont encore sans travail.
Cette mesure n'obligerait pas le Conseil fédéral à des dépenses supplémentaires puisque les indemnités sont prises dans le fonds de chômage.
En acceptant la proposition qui vous est faite, vous donnez satisfaction aux chômeurs qui se sont réunis, il y a quel- ques jours à Bienne, à la demande de la SINAP (Commu- nauté suisse de travail pour une nouvelle politique à l'égard des chômeurs). L'une de leurs principales revendications, c'est de pouvoir bénéficier des allocations de chômage sans limite tant qu'ils sont au chômage et ce n'est que jus- tice puisque, je le répète, ils n'ont pas choisi leur condition, ils sont victimes de la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui.
Präsident: Die SP-Fraktion stimmt zu und dankt dem Bun- desrat für seine vorsorglichen Massnahmen.
Frau Segmüller: Namens der CVP-Fraktion beantrage ich Ihnen Zustimmung zum Bundesrat. Eine weitergehende Regelung gemäss Antrag Dafflon halten wir indessen nicht für sachgerecht. Am 1. Januar 1984 tritt das neue Arbeitslo- senversicherungsgesetz in Kraft. Die vom Bundesrat vorge- schlagene Regelung ist also lediglich eine Übergangsrege- lung. Sie tritt Ende 1983 ausser Kraft. Praktisch alle Kan- tone haben eine Arbeitslosenfürsorge, die anschliessend - wenn die Arbeitslosentaggelder ausgeschöpft sind - in Kraft tritt. Auf diese Arbeitslosenfürsorge besteht ein Rechtsanspruch. Wichtig ist dabei, dass gerade die gefähr- deten Gebiete in Kantonen liegen, welche diese Regelung kennen.
Ich meine daher, dass wir guten Gewissens den Antrag Daf- flon ablehnen können.
Präsident: Die liberale Fraktion teilt ebenfalls ihre Zustim- mung mit. Sie lehnt den Antrag Dafflon ab.
M. Longet: Plusieurs collègues ont récemment attiré l'attention sur la situation particulièrement difficile des chô- meurs âgés. Je ne rappellerai que la motion Jaggi et la question écrite Tochon. J'aimerais saisir cette occasion pour demander à mon tour que les chômeurs de plus de 55 ans soient effectivement dispensés du timbrage et de la chasse humiliante aux attestations de recherches, vaines, d'emplois. Ces demandes ont, par ailleurs, fait cet hiver l'objet d'une pétition qui a été adressée au Grand Conseil de mon canton, lequel vient de charger le gouvernement genevois de s'en faire le relai au plan fédéral.
Ce n'est donc pas la dernière fois que vous en entendrez parler, Monsieur le Conseiller fédéral, mais j'espère qu'il vous sera possible d'accéder à ces demandes.
D'une manière générale, j'aimerais dire, comme M. Dafflon, que je me sens personnellement très proche des demandes exprimées récemment par la Communauté suisse de travail pour une nouvelle politique à l'égard des chômeurs, la SINAP. Même si elles paraissent parfois un peu maximalistes, elles expriment tout l'espoir et toute l'amertume de femmes et d'hommes à la recherche de leur dignité perdue et elles nous conduisent à agir sur deux plans.
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Sur le plan des mesures immédiates, il est légitime et nécessaire d'augmenter le nombre des journées indemni- sables, jusqu'à la proposition Dafflon. Mais sur le plan du moyen terme déjà, l'indemnisation prolongée, aussi néces- saire soit-elle, ne rendra pas au chômeur sa dignité. Ce qui pointe à l'horizon, c'est ce qui motive présentement mon intervention, c'est cette société duale où, sans le vouloir, certains devront travailler 40 heures et bien plus encore, et d'autres pas du tout et où nous, les responsables politi- ques, en serons réduits à nous battre pour qu'ils soient assistés le plus longtemps possible.
Cette situation, vers laquelle tendent déjà de nombreux pays autour de nous, est fondamentalement malsaine. A plus long terme, le partage du travail sera par conséquent inéluctable. Certains pensent encore, il est vrai, qu'il sera possible de relancer la machine économique comme dans les années folles, mais ils oublient qu'une bonne partie du chômage est aujourd'hui d'ordre technologique, chaque travailleur étant rendu de par les progrès techniques tou- jours plus productif. Si la production supplémentaire qui découle de ce supplément de productivité ne peut pas être écoulé, et à moins d'une croissance aussi débridée que sui- cidaire, ce sera de moins en moins le cas, la réduction des effectifs paraît inéluctable. A cet égard, l'informatisation de larges secteurs économiques n'est pas dépourvue d'ambi- guïté, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il y a donc trois hypothèses à terme pour schématiser: pre- mièrement, briser les machines; deuxièmement, relancer les ventes; troisièmement, partager le travail. Souvent c'est encore la dernière de ces trois hypothèses qui paraît utopi- que. Elle pose en effet le problème du revenu. Peut-on tra- vailler vingt heures en gagnant comme pour quarante? Inversément, peut-on réduire la part de nos dépenses obli- gatoires en démonétarisant quelque peu le circuit par lequel passe la satisfaction de nos besoins?
En d'autres termes, est-il envisageable dans notre société de dépenser moins en vivant mieux? Ce sont là des ques- tions gênantes qu'on préfère oublier, éliminer, mais qui néanmoins pointent à l'horizon. Mais comme l'autre solu- tion, la relance désespérée des ventes, est, à mon sens en tout cas, pure illusion ou pure absurdité, restera-t-il comme dernière possibilité le bris des machines? Je ne l'espère pas.
Je suis conscient de vous avoir entraîné un peu loin, mais il me semblait que ces questions devaient être posées ici au moment où nous parlons d'indemnités de chômage.
Bundesrat Furgler: Ich bin Ihnen dankbar, dass Sie in bei- den Räten diesen wichtigen Bundesbeschluss über die Ermächtigung des Bundesrates zur Erhöhung der Höchst- zahl der Taggelder noch in dieser Session behandeln. Der Bundesrat ist überzeugt, dass wir neben den Massnahmen zur Förderung der Wirtschaft, neben allem, was wir mit den Sozialpartnern gemeinsam tun, um möglichst wenig Arbeitslose in unserer Volkswirtschaft zu haben und um den Arbeitslosen wieder zu einer Beschäftigung zu verhel- fen, eben doch durch eine wirksame Arbeitslosenversiche rung menschliches Leid zu mildern vermögen. Das war ja auch die Absicht von Bundesrat und Parlament, als wir die Bezugsdauer für die Teilarbeitslosen verbesserten, als wir für Behinderte und für ältere Mitmenschen die Bezugsdauer verbesserten; und das ist der Hauptgrund für diese wirk- same Hilfe an diejenigen unserer Mitbürger, die zurzeit ganz einfach keine Arbeit finden können.
Sie wissen, dass es sich zahlenmässig ungefähr so verhält: Die Ziffer scheint sich bei rund 26 000 Arbeitslosen und bei rund 60 000 Teilarbeitslosen einzupendeln, kleinere saiso- nale Veränderungen vorbehalten. Das weist nach Auffas- sung des Bundesrates darauf hin, das wir neben den kon- junkturellen Elementen (die uns übrigens mit Blick auf ein- zelne Silberstreifen hoffen lassen, dass wir aus dem Wellen- tal herauskommen) strukturell noch lange nicht am Ende unserer mühsamen Arbeit zur Verbeserung der Wirtschafts- situation sind. Diese Auffassung wird von den Sozialpart- nern, Arbeitgebern und Arbeitnehmern und deren wichtig-
sten Orgnisationen, geteilt. Bundesrat und Parlament hat- ten nie die Gewohnheit zu dramatisieren. Aber eine realisti- sche Betrachtung der heutigen Lage zwingt zum Handeln im angetragenen Sinne.
Darf ich ein paar Punkte herausgreifen? Als erster: Ist die Verlängerung überhaupt nötig? Wenn Sie die soeben geschilderten Zahlen ausdeuten und dahinter die Familien sehen, die betroffen sind, dann ist diese Frage auch schon mit ja beantwortet. Sofern Sie dem Bundesrat diese Kom- petenz einräumen, wird er in der zweiten Hälfte dieses Jah- res die Lage sorgfältig analysieren und alsdann prüfen, wie diese Ermächtigung - unter Berücksichtigung der haupt- sächlich betroffenen Regionen - sinnvoll in die Praxis umgesetzt werden kann. Es lässt sich durchaus vorstellen, dass auch hier wieder die abgestufte Regelung (Ältere - Behinderte - Regionen) Eingang in die Verordnung findet. Auf jeden Fall finde ich persönlich, dass der seinerzeitige Gesetzgeber, indem er diese Norm ins Gesetz einbaute, eine kluge Massnahme vorsah, von der wir heute mit Ihrem Entscheid Gebrauch machen können.
Eine weitere Frage, die in diesem Zusammenhang ange- schnitten worden ist: Welche administrativen Massnahmen sind unumgänglich? Ich habe hier die Intervention von Herrn Longet mit Interesse verfolgt. Er möchte, dass das, was jetzt an Nachweisen zur Stellensuche verlangt wird, abgebaut wird. Ich darf ihm sagen, dass das BIGA, in enger Zusammenarbeit mit den Arbeitsämtern der Kantone, die- sem Ihrem Wunsch schon jetzt Rechnung zu tragen ver- sucht. Es mag vorgekommen sein, dass da oder dort ein übereifriger Beamter in einem regionalen Arbeitsamt viel- leicht etwas bürokratisch vorging. Auf der anderen Seite muss ich Sie um Verständnis dafür bitten, dass bei der Anwendung solcher Normen eine gewisse Kontrolle unver- meidlich ist, um Missbräuchen zu steuern. Ich versichere Sie aber in aller Form, dass von seiten des BIGA, in Zusam- menarbeit mit den Kantonen, diese Kontrolltätigkeit wirk- sam, aber nicht bürokratisch überspitzt durchgeführt wer- den wird.
Wenn die Arbeitsvermittlungsämter - BIGA in enger Zusam- menarbeit mit den Kantonen - im letzten Jahr 23 000 Arbeitspositionen vermitteln konnten, dann beweist das die Wirksamkeit dieser Ämter und spricht auch in hohem Masse für das Eingehen der zuständigen Beamten und Funktionäre auf die Notlage ihrer Mitbürger. Aus einzelnen unangenehmen Vorfällen sollte unter keinen Umständen auf eine Grundhaltung geschlossen werden; die Praxis beweist das Miteinander und nicht das Gegeneinander.
Wenn nun Herr Dafflon einen Antrag auf Ablehnung der zeitlichen Begrenzung einbringt, dann muss ich Sie aus der Sicht des Bundesrates bitten, diesem Antrag nicht zu fol- gen. Auch hier geht es um die alte schwierige Frage: Wo liegt das sinnvolle Mass? Wir gehen davon aus, dass am 1. Januar 1984 das neue Arbeitslosenversicherungsgesetz, das Sie beschlossen haben, in Kraft treten wird. An der Volkswirtschaftsdirektorenkonferenz in Neuenburg habe ich im Auftrag des Bundesrates unsere entsprechenden Vorstellungen eingebracht. Die Vorarbeiten sind im vollen Gang, und es besteht guter Grund, dass wir mit diesem wichtigen Gesetz auf den 1. Januar rechnen können. Wenn man nun einfach jede zeitliche Beschränkung fallen liesse, würde man unsere Art, eine Arbeitslosenversicherung und allgemeine Sozialwerke wirksam zu gestalten, auf den Kopf stellen. Bund und Kantone sind bisher, in Ergänzung zur privaten Initiative - denn noch immer stehen das Unterneh- men und der Einzelne mit ihrer eigenen Fürsorge nicht aus- serhalb dieser Sozialgesetze, sondern im Zentrum - mit sol- chen schwierigen Situationen fertig geworden. Es besteht auch keine Notwendigkeit, diese Massnahme nun auszu- dehnen über 1983 hinaus, eben weil am 1. Januar 1984 neues Recht wirksam wird.
Schon aus diesen Überlegungen darf ich sagen, dass wir, selbst wenn wir die in den Nachbarstaaten bestehende grosse Arbeitslosigkeit mit den dortigen Regierungen zutiefst bedauern, für unser Land mit der beantragten Massnahme durchkommen und sie nicht gleichsam zahl-
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und fristenlos machen sollten. Ich füge in Klammern bei: Dadurch, dass wir eine gute Wirtschafts- und Finanzpolitik betreiben, helfen wir auch europäisch gesehen mit - ich denke an die OECD -, andere Wirtschaften flottzumachen. Die von uns bejahte internationale Solidarität beginnt mit der guten Wirtschafts- und Sozialpolitik jedes einzelnen Staates, ergänzt durch die Beihilfen, die wir zu leisten ver- mögen; ich denke an den Zehnerklub, ich denke an unsere Mithilfe bei Konsolidierungsaktionen finanziell gefährdeter Staaten, von denen Sie laufend Kenntnis erhalten haben. Was wird die Vorlage kosten? Ganz genau - wir versuchten es, Ihnen anzudienen - können wir es nicht berechnen. Aber unter Zugrundelegung grober Annahmen dürfte sich ein Mehraufwand von etwa 20 Millionen als angenähert rich- tig erweisen. Wir gehen von gleichviel Ausgesteuerten wie Ende 1982 aus. Das wären 2000 bis 3000 Menschen. Wei- tere Annahmen: Alle würden 240 Taggelder erhalten und hätten vorher nur 150 bezogen (also ohne Berücksichti- gung von speziellen Alters- und Regionsvorschriften), das durchschnittliche Taggeld sei mit 100 Franken eingesetzt. Ich füge bei, dass es ebensogut nur einen Bruchteil dieser Summe kosten könnte. Ich will aber hier diesen Mittelwert einsetzen. Demgegenüber wäre ohne Erhöhung 1983 mit Gesamtausgaben von 600 bis 700 Millionen Franken zu rechnen. falls ganzjährig die gleich hohe Arbeitslosigkeit wie im ersten Quartal bestünde. Es ist also ein Mehrauf- wand von rund 20 Millionen Franken denkbar.
Wie entwickelten sich bisher die Gesamtausgaben der Ver- sicherung? Ich erwähne das, um Rechenschaft zu geben, nachdem Sie bei allen neuen Kostenpositionen diesbezügli- che Auskünfte verlangt haben. Wir haben anno 1973 noch 0,68 Millionen Franken gebraucht, anno 1974 2,3 Millionen, 1975 234 Millionen, 1976 485 Millionen. 1980 spiegelte sich der Rezessionsabbau deutlich wider: 103 Millionen. Dann wieder neues Ansteigen: 1981 124 Millionen, 1982 400 Mil- lionen, 1983 600 Millionen Franken, falls gleichbleibend mit erstem Quartal.
Aus diesen Zahlen entnehmen Sie die deutlichen wirtschaft- lichen Einbrüche in den siebziger Jahren und zu Beginn der achtziger Jahre, mit der dazwischen besser gewordenen konjunkturellen Situation. Wie steht nach diesen Ereignis- sen der Fonds finanziell heute da?
1982 überstiegen die Ausgaben erstmals in der Übergangs- ordnung die Einnahmen. Die Jahreseinnahmen aus Beiträ- gen und Zinsen betrugen rund 320 Millionen Franken. Stand des Fonds Ende 1981: 1,875 Milliarden; Ende: 1982 1,794 Milliarden; geschätzt Ende dieses Jahres: 1,4 Milliarden, bei Annahme, erneut, dass das Jahr so verläuft, wie das erste Quartal es anzeigte.
Frage, die in der Kommission, gestützt auf diesen Schwund, gestellt worden ist: Brauchen wir eine Beitragserhöhung? Ich antworte für diese heute beantragte Sondermassnahme klar mit nein. Der Mehraufwand beträgt nur einen kleinen Prozentsatz gegenüber dem Normalaufwand; das Fonds- vermögen ist ausreichend. Für die Neuordnung ab 1. Januar 1984 wird aber, wie Sie wissen, der Satz zu erhöhen sein. Das Gesetz geht von 0,5 Prozent insgesamt aus (Arbeitge- ber und Arbeitnehmer), und der Bundesrat muss je nach Fondsstand und Belastung den Satz anpassen. Er wird in naher Zukunft darüber Beschluss zu fassen haben.
Noch ein Punkt: Wie ist der Anschluss Ende dieses Jahres an die Neuordnung zu erkennen? Bei Inkrafttreten am 1. Januar des nächsten Jahres beginnen alle Höchstbe- zugsdauerfragen bzw. Bezugsdauern neu bei Null zu laufen. Unter bisherigem Recht - Sie wissen es - waren sie ohne- hin auf das Kalenderjahr bezogen. Die neurechtlichen Anspruchsbedingungen müssen aber erfüllt sein, unter anderem eine mindestens sechsmonatige Beitragszeit in den vorausgegangenen zwei Jahren (1982 und 1983). Die jetzige Verlängerung - das noch zu den Skeptikern unter Ihnen - bringt somit kein Präjudiz, da per 1. Januar 1984 ganz andere Berechnungsweisen Platz greifen. Die Höchst- bezugsdauer wird auf die zweijährige Rahmenfrist bemes- sen und zudem für die verschiedenen Leistungsarten unter- schiedlich sein; die Höchstdauer für Kurzarbeit wird auf den
Betrieb bemessen, nicht auf den Versicherten, und die Schlechtwetterentschädigung wird unbeschränkt ausge- richtet werden.
Weil per 1. Januar 1984 die Neuordnung kommt, wird eine Befristung dieses Beschlusses nicht nötig sein. Ich darf Herrn Allenspach versichern, dass ich seine zur Sorgfalt mahnenden Bemerkungen sehr wohl mittrage. Es scheint mir durchaus möglich, dass wir in kluger Weise alles daran setzen, die Zahlen nicht ansteigen zu lassen. Dazu trägt in erster Linie der Genesungsprozess in der Wirtschaft selbst bei. Dort aber, wo es zu Arbeitslosigkeit kommt, wie wir sie in der Botschaft beschrieben haben, bin ich allen Sprechern dankbar, dass sie mit uns diese verbesserte Lösung als sozialpolitisch, wirtschafts- und finanzpolitisch gerechtfer- tigt beurteilen.
Aus diesen Gründen ersuche ich Sie in Übereinstimmung mit der Kommission, den Anträgen des Bundesrates beizu- pflichten.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Dafflon
Arbeitslosenversicherung durch Verordnung beschlies- sen, dass die Taggelder für die ganze Schweiz oder für ein- zelne Erwerbszweige, Personengruppen oder Landesge- genden unbeschränkt ausbezahlt werden.
Art. 1
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Dafflon
... par voie d'ordonnance, décider que les indemnités jour- nalières seront versées d'une façon illimitée pour l'ensem- ble du pays ...
Präsident: Herr Dafflon hat seinen Antrag bereits begrün- det.
Mme Spreng, rapporteur: La proposition de M. Daffion n'a pas été présentée devant la commission, si bien que cette dernière n'a pas pu l'examiner, mais je ne m'avance guère en disant que si elle avait eu l'occasion de le faire, elle l'aurait refusée.
La validité de la nouvelle loi qui nous est soumise est limitée aux six prochains mois, soit au 31 décembre de cette année. Il est donc parfaitement inutile de tenter aujourd'hui de modifier la loi actuelle puisque une nouvelle loi sur l'assurance-chômage entrera en vigueur le 1er janvier 1984. La période de 240 jours qui vous est proposée est parfaite- ment suffisante compte tenu de la date de l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions.
Le sort des chômeurs nous tient à tous vraiment très à cœur mais la proposition de M. Dafflon n'est pas adaptée à l'arrêté que nous examinons aujourd'hui et, pour cette rai- son, je vous demande de la refuser.
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N 13 juin 1983
Präsident: Herr Bundesrat Furgler verzichtet auf das Wort. Wir stimmen ab. Abstimmung - Vote Für den Antrag Dafflon 11 Stimmen 98 Stimmen Für den Antrag der Kommission
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes
141 Stimmen
(Einstimmigkeit)
Schluss der Sitzung um 19.15 Uhr La séance est levée à 19 h 15
92 - N
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Arbeitslosenversicherung. Höchstzahl der Taggelder Assurance-chômage. Nombre maximum des indemnités journalières
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1983
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III
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Sommersession
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Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance
Seduta
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13.06.1983 - 14:30
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