Exceptional extension of appeal deadline based on good faith

150002147Jurisprudence administrative des autorités fédérales (JAAC)1 juin 1993Granted

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

The Federal Council held that, although statutory appeal deadlines must generally be respected under Art. 22(1) PA, an authority may not rely on expiry where its own post-deadline correspondence and renewed references to the appeal remedy created an ambiguous situation. Because the mediator continued exchanging letters after the 30-day period and repeated that an appeal to the Federal Council was still available, a non-lawyer without counsel could in good faith believe that the remedy remained open. The appeal filed on 24 September 1991 was therefore admitted as timely.

Regeste Omnilex

Art. 22 al. 1 PA; délai de recours et protection de la bonne foi: les délais légaux sont en principe impératifs et ne peuvent pas être prolongés. Toutefois, lorsque l'autorité, après l'échéance du délai, poursuit des échanges de correspondance et réitère l'indication d'une voie de droit, elle crée une situation ambiguë propre à fonder une confiance digne de protection. Cette ambiguïté ne doit pas être imputée au justiciable non juriste et non assisté d'un avocat, qui pouvait croire de bonne foi que le délai de recours demeurait ouvert (consid. 2).

Texte intégral

JAAC 58.38

Extrait d'une décision du Conseil fédéral du 1er juin 1993

Art. 22 al. 1 PA. Prolongation exceptionnelle du délai de recours, conformément au droit constitutionnel à la protection de la bonne foi.

Les délais prévus par la loi doivent en principe être respectés. En poursuivant un échange de lettres, ainsi qu'en réitérant la possibilité de recourir, alors que le délai de recours est déjà échu, l'autorité crée cependant une situation ambiguë. Celle-ci ne doit pas nuire au recourant non juriste et non assisté d'un avocat, qui croit de bonne foi que son recours est encore ouvert.

Art. 22 Abs. 1 VwVG. Ausnahmsweise Verlängerung der Beschwerdefrist zur Wahrung des Grundrechts auf Vertrauensschutz.

Gesetzliche Fristen müssen grundsätzlich eingehalten werden. Indem sie einen Briefwechsel fortsetzt und die Beschwerdemöglichkeit wiederholt, obwohl die Beschwerdefrist schon abgelaufen ist, schafft die Behörde eine zweideutige Lage. Diese darf dem beschwerdeführenden Nichtjuristen nicht schaden, der keinen Rechtsbeistand hat und darauf vertraut, dass die Beschwerde ihm noch offen steht.

Art. 22 cpv. 1 PA. Proroga eccezionale del termine di ricorso, allo scopo di garantire il diritto fondamentale alla protezione della buona fede.

I termini previsti dalla legge devono in principio essere rispettati. Continuando lo scambio di corrispondenza nonché rinnovando la possibilità di ricorrere nonostante il termine ricorsuale sia già scaduto, l'autorità crea una situazione ambigua. Tale situazione non deve nuocere al ricorrente che non è giurista e non è assistito da un avvocato e confida nel fatto che il suo ricorso sia tuttora aperto.

1

  1. Lorsque l'intervention du médiateur du Ministère public de la Confédération est requise lors de la consultation d'une fiche établie par le service de police du Ministère public de la Confédération, le recours administratif auprès du Conseil fédéral doit être interjeté dans les 30 jours qui suivent la réception de l'avis du médiateur (art. 14 al. 2 de l'O du 5 mars 1990 relative au traitement des documents de la Confédération établis pour assurer la sécurité de l'Etat [ODSE], RS 172.014). En l'espèce, bien que la procédure de médiation se soit terminée par l'avis du 2 juillet 1991, le recourant s'est à nouveau adressé au médiateur. Au lieu de transmettre sans délai cette lettre au Conseil fédéral conformément à l'art. 8 al. 1 PA, le médiateur a entrepris un échange de correspondances avec le recourant. Au terme duquel il lui a été répété qu'il avait la possibilité de recourir auprès du Conseil fédéral. Le médiateur a ainsi implicitement garanti au recourant une prolongation du délai dans lequel il aurait dû agir dès réception de l'avis du 2 juillet 1991. La recevabilité du recours déposé le 24 septembre 1991 nécessite dès lors un examen particulier.

Selon l'art. 22 al. 1 PA, les délais légaux ne peuvent pas être prolongés. Les délais de recours prévus par la loi doivent donc impérativement être respectés. Par conséquent, le recourant aurait dû suivre les instructions clairement formulées au sujet des voies de droit mentionnées dans l'avis du médiateur du 2 juillet 1991 et introduire son recours dans le délai de trente jours dès la réception de ce même avis. Il convient toutefois d'admettre qu'en poursuivant l'échange de lettres, ainsi qu'en mentionnant à nouveau la possibilité de recourir au Conseil fédéral, alors que le délai de recours était déjà échu, le médiateur a créé une situation ambiguë. Celle-ci ne doit pas nuire au recourant. Compte tenu de l'attitude adoptée par le médiateur et du fait que le recourant n'est pas juriste, le Conseil fédéral est en effet d'avis que ce dernier pouvait de bonne foi croire que son droit de recours au Conseil fédéral était encore ouvert. Conformément au droit constitutionnel à la protection de la bonne foi, le présent recours doit être considéré comme recevable.

2

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 58.38 - Extrait d'une décision du Conseil fédéral du 1er juin 1993

In

Verwaltungspraxis der Bundesbehörden

Dans

In

Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr

Année

1994

Anno

Band Volume

58

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Pagina

Ref. No

150 002 147

--

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale. Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

Mots-clés

good faithappeal deadlineadmissibilityadministrative appeallegitimate expectationsnon-lawyerunrepresented partyambiguity

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether the appeal filed on 24 September 1991 was timely despite the statutory 30-day deadline having expired.

Solution extraite

The appeal was admissible because the mediator's conduct created an ambiguous situation that, under the constitutional principle of good faith, could not be held against a non-lawyer unrepresented appellant.

Motifs extraits

Although legal deadlines must normally be strictly observed and the appellant should have followed the instructions in the mediator's notice of 2 July 1991, the mediator continued correspondence after expiry of the deadline and repeated the possibility of appeal. This implicitly led the appellant to believe that recourse remained open.

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