Fair trial complaints in gambling-law conviction inadmissible

150001970Jurisprudence administrative des autorités fédérales (JAAC)1 déc. 1993Dismissed

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

Lucien Gosteli complained to the European Commission of Human Rights after being convicted in Switzerland for an offence under the gaming-house legislation. He argued that the domestic courts had mishandled the evidence, refused to hear an expert as a witness, and breached the presumption of innocence by relying on his previous convictions. The Commission held that Article 6 § 1 does not govern admissibility of evidence, that Article 6 § 3(d) does not guarantee an absolute right to examine witnesses, and that the use of prior convictions did not violate Article 6 § 2 in this case. The application was declared manifestly ill-founded.

Regeste Omnilex

Art. 6 §§ 1, 3(d) and 2 ECHR; admissibility of evidence, witness examination and presumption of innocence in criminal proceedings. Article 6 § 1 does not regulate the admissibility of evidence, which primarily belongs to domestic law, and the Convention does not secure an absolute right for the accused to have every proposed witness heard; refusal is permissible where the evidence is irrelevant or unnecessary (consid. 1). The taking into account of previous convictions in assessing the unlawfulness of the acts charged does not, in itself, breach the presumption of innocence, provided the conviction is not based on a prejudgment of guilt in the pending case (consid. 2).

Texte intégral

JAAC 58.107

Déc. de la Comm. eur. DH du 1er décembre 1993, déclarant irrecevable la req. Nº 19445/92, Lucien Gosteli c / Suisse

Droit à un procès équitable en matière pénale. Infraction à la législation sur les maisons de jeux.

L'art. 6 § 1 CEDH ne reglemente pas l'admissibilité des preuves (confirmation de jurisprudence)(consid. 1).

L'art. 6 § 3 let. d CEDH ne confère pas à l'accusé un droit absolu de faire interroger des témoins (consid. 1).

Art. 6 § 2 CEDH. Présomption d'innocence.

La prise en compte des antécédents de l'accusé ne viole pas, en l'espèce, cette présomption (consid. 2).

Anspruch auf ein billiges (faires) Verfahren in Strafsachen. Verstoss gegen die Gesetzgebung über die Spielbanken.

Art. 6 § 1 EMRK regelt nicht die Zulässigkeit von Beweisen (Bestätigung der Rechtsprechung)(E. 1).

Art. 6 § 3 Bst. d EMRK verleiht dem Angeklagten kein absolutes Recht, Zeugen zu befragen (E. 1).

Art. 6 § 2 EMRK. Unschuldsvermutung.

Die Berücksichtigung der Vorstrafen des Angeklagten verstösst vorliegend nicht gegen diese Vermutung (E. 2).

1

Diritto a un processo equo in materia penale. Infrazione della legislazione sulle case da giuoco.

L'art. 6 § 1 CEDU non disciplina l'ammissibilità delle prove (conferma della giurisprudenza) (consid. 1).

L'art. 6 § 3 lett. d CEDU non conferisce all'accusato un diritto assoluto di far interrogare testimoni (consid. 1).

Art. 6 § 2 CEDU. Presunzione di non colpevolezza.

Il fatto di tener conto dei precedenti dell'accusato non viola, in casu, siffatta presunzione (consid. 2).

  1. Le requérant [condamné pour contravention à l'art. 6 de la loi du 5 octobre 1929 sur les maisons de jeux[5]] se plaint de n'avoir pas bénéficié d'un procès équitable du fait que les juridictions nationales ont mal apprécié sa cause et qu'elles ont rejeté sa demande de recourir à l'avis d'un expert en qualité de témoin. Il allègue à ces égards une violation de l'art. 6 § 1 et § 3 let. d CEDH.

Toutefois, la Commission rappelle qu'elle n'est pas compétente pour examiner un grief relatif à des erreurs de fait et de droit prétendument commises par une juridiction interne, sauf si et dans la mesure où ces erreurs lui semblent susceptibles d'avoir entraîné une atteinte aux droits et libertés garantis par la convention (cf., par exemple, déc. du 13 décembre 1979 sur la req. Nº 7987/77, DR 18, p. 31, 61). Elle rappelle également que l'art. 6 § 1 CEDH ne réglemente pas l'admissibilité des preuves, matière qui relève au premier chef du droit interne (cf. déc. du 11 octobre 1988 sur la req. Nº 12505/86, DR 58, p. 106). Par ailleurs, l'art. 6 § 3 let. d ne donne pas à l'accusé un droit absolu de faire interroger des témoins. Le juge peut refuser d'entendre un témoin lorsqu'il considère que ses déclarations seraient sans pertinence (cf., mutatis mutandis, déc. du 9 octobre 1986, sur la req. Nº 10486/83, DR 49, p. 86).

La Commission relève qu'en l'espèce, afin d'établir les faits reprochés au requérant, les juridictions pénales suisses ont estimé qu'un examen policier avait «suffi à démontrer clairement qu'une expertise était inutile, s'agissant d'une constatation de fait simple». Elle observe en outre que la demande d'audition d'un expert en qualité de témoin présenté par le requérant portait en fait sur un autre type de jeux que celui qui était en cause dans le cas du requérant.

La Commission constate également que, pour former leur opinion sur la nature «illégale» des jeux en cause, les tribunaux nationaux suisses ont tenu compte de ce que le requérant avait déjà été condamné pour avoir utilisé de la même manière illégale les jeux en question.

Dans ces circonstances, la Commission ne saurait voir dans les faits litigieux une atteinte à l'équité du procès.

Il s'ensuit que cette partie de la requête est manifestement mal fondée, au sens de l'art. 27 § 2 CEDH.

[5] RS 935.52.

2

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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 58.107 - Dec. de la Comm. eur. DH du 1er décembre 1993, déclarant irrecevable la req. Nº 19445/92, Lucien Gosteli c / Suisse

In

Verwaltungspraxis der Bundesbehörden

Dans In

Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr Année

1994

Anno

58

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Ref. No

150 001 970

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale. Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

Mots-clés

fair trialcriminal evidencewitness examinationexpert witnesspresumption of innocenceinadmissibilityprior convictionsgambling law

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether the domestic courts' assessment of evidence and refusal to hear an expert witness violated Article 6 §§ 1 and 3(d) ECHR

Solution extraite

Article 6 § 1 does not regulate the admissibility of evidence, and Article 6 § 3(d) does not confer an absolute right to have witnesses heard; the complaint disclosed no breach of fairness.

Motifs extraits

The Commission found that the domestic courts considered a police examination sufficient for a simple factual finding, and that the requested expert evidence concerned a different type of game than the one at issue.

Question juridique clé

Whether taking the applicant's prior convictions into account violated the presumption of innocence under Article 6 § 2 ECHR

Solution extraite

No violation was found in the circumstances.

Motifs extraits

The prior convictions were used in assessing the unlawful nature of the games at issue, and this did not undermine the presumption of innocence in the present case.

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