Extradition to Argentina found compatible with Article 3 ECHR

150000548Jurisprudence administrative des autorités fédérales (JAAC)2 déc. 1986Dismissed

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

The applicants argued that extradition from Switzerland to Argentina would breach Article 3 ECHR. The Commission reiterated that the Convention does not generally confer a right to stay or asylum and does not itself regulate extradition. An extradition measure may raise an Article 3 issue only where there are serious grounds to believe the person would face prohibited ill-treatment in the requesting state. Finding no such risk in Argentina, which it described as a pluralistic democracy and rule-of-law state respecting human rights, the Commission held the complaint manifestly ill-founded and declared it inadmissible.

Regeste Omnilex

Art. 3 ECHR; extradition and risk of ill-treatment; the Convention does not guarantee a right of residence or asylum in a non-national state and does not, as such, regulate extradition. Extradition may nevertheless be contrary to Article 3 where serious reasons exist to believe that the person concerned would face treatment prohibited by that provision in the requesting state (consid. 1). Absent such a risk, and where the requesting state is a democratic, rule-of-law state respecting human rights, the complaint is manifestly ill-founded and inadmissible under Article 27 § 2 ECHR.

Texte intégral

JAAC 51.69

Déc. de la Commission européenne des droits de l'homme du 2 décembre 1986 déclarant irrecevable la req. no 12146/86, M. c/Suisse

Art. 3 CEDH. Interdiction de la torture, des peines et traitements inhumains ou dégradants.

La CEDH ne garantit aucun droit de séjour ou d'asile dans un Etat dont l'intéressé n'est pas ressortissant et ne régit en principe pas l'extradition. Celle-ci doit toutefois être refusée lorsqu'il existe des raisons sérieuses de croire qu'un individu sera exposé, dans l'Etat requérant, à un traitement prohibé par cette disposition. Tel n'est pas le cas en Argentine, démocratie pluraliste et Etat de droit reconnaissant les droits de l'homme.

Art. 3 EMRK. Verbot der Folter, der unmenschlichen oder erniedrigenden Bestrafung oder Behandlung.

Die EMRK gibt einem Ausländer keinen Anspruch auf Aufenthalt oder Asyl, und sie betrifft die Auslieferung grundsätzlich nicht. Die Auslieferung muss jedoch verweigert werden, wenn ernsthafte Gründe für die Annahme bestehen, dass die auszuliefernde Person im ersuchenden Staat Behandlungen unterworfen würde, welche diese Bestimmung verbietet. Dies trifft für Argentinien nicht zu, das als pluralistische Demokratie und als ein die Menschenrechte anerkennender Rechtsstaat anzusehen ist.

1

Art. 3 CEDU. Divieto della tortura, delle pene e dei trattamenti inumani o degradanti.

La CEDU non garantisce alcun diritto di dimora o d'asilo in uno Stato di cui l'interessato non sia cittadino, e per principio essa non regola l'estradizione. Quest'ultima dev'essere tuttavia rifiutata qualora ci siano dei motivi seri di ritenere che un individuo sarebbe sottoposto, nello Stato richiedente, a trattamenti proibiti da questa disposizione. Cid non è il caso per l'Argentina, che è una democrazia pluralista ed uno Stato di diritto che riconosce i diritti dell'uomo.

  1. Les requérants se plaignent que leur extradition à l'Argentine constitue un traitement contraire à l'art. 3 CEDH, qui se lit comme suit:

«Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.»

La Commission rappelle que la Convention européenne des droits de l'homme ne garantit aucun droit de séjour ou d'asile dans un Etat dont on n'est pas ressortissant et que le domaine de l'extradition ne compte pas, par lui-même, au nombre des matières régies par la convention. En conséquence, une mesure d'extradition n'est pas, en elle-même, contraire à la convention.

Toutefois une telle mesure pourrait, dans des circonstances exceptionnelles, soulever un problème sous l'angle de l'art. 3, lorsqu'il existe des raisons sérieuses de croire qu'un individu serait exposé, dans le pays où il est extradé, à des traitements prohibés par cette disposition (déc. du 6 mars 1980 sur la req. nº8581/79, DR 29, p. 48, 62).

En l'espèce, la Commission constate que tel n'est pas le cas des requérants. Elle relève que la République argentine, qui a ratifié la Convention interaméricaine des droits de l'homme et reconnu la juridiction de la Cour interaméricaine des droits de l'homme est redevenue une démocratie pluraliste et un Etat de droit.

Dans ces circonstances, la Commission estime qu'en prenant sa décision d'extrader les requérants à l'Argentine, la Suisse n'a pas enfreint ses obligations telles qu'elles résultent de la Convention européenne des droits de l'homme.

Il s'ensuit que les griefs des requérants sont manifestement mal fondés et doivent être rejetés conformément à l'art. 27 § 2 CEDH.

2

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 51.69 - Déc. de la Commission européenne des droits de l'homme du 2 décembre 1986 déclarant irrecevable la req. no 12146/86, M. c/Suisse

In

Dans In

Verwaltungspraxis der Bundesbehörden Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr Année

1987

Anno

51

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Ref. No

150 000 548

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale. Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

Mots-clés

extraditionill-treatmentasylumadmissibilityhuman rightsserious risk

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether extradition to Argentina would violate Article 3 ECHR because of a risk of torture or inhuman or degrading treatment.

Solution extraite

Article 3 does not grant a general right of residence or asylum and does not normally regulate extradition; extradition is barred only where there are serious reasons to believe the person will face prohibited treatment. No such risk was shown for Argentina.

Motifs extraits

The Commission noted Argentina's democratic and rule-of-law character and its human-rights commitments, and therefore found no exceptional circumstances triggering Article 3.

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