99.400
Initiative parlementaire. 2e arrêté sur les places d'apprentissage
Rapport de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture
du 22 janvier 1999
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs,
Conformément aux dispositions de l'article 21 quater, 3e alinéa, de la loi sur les rap- ports entre les conseils nous vous présentons le présent rapport et le transmettons également au Conseil fédéral pour avis.
La commission propose d'adopter à l'unanimité (par 18 voix contre 0) d'adopter le présent projet d'arrêté fédéral.
Estimant que les objectifs de l'initiative ci-dessous ont été ainsi atteints, la Commis- sion propose de la classer:
96.432 Initiative parlementaire (Strahm), Places d'apprentissage. Incitation.
22 janvier 1999
Au nom de la commission:
La présidente, Brigitta M. Gadient
40286
0
1999-51
2819
Condensé
Avec les nouvelles alarmantes sur le recul de l'offre de places d'apprentissage, en toile de fond et l'augmentation simultanée du nombre d'élèves parvenant au terme de leur scolarité, la nécessité d'encourager la relève dans le cadre des mesures de revitalisation de l'économie de l'économie est apparuc.
En réponse à ce besoin, le premier projet correspondant de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC), a été adopté par le Parlement à une large majorité. Avec l'arrêté fédéral du 30 avril 1997, communément appelé arrêté sur les places d'apprentissage, la Confédération a débloqué 60 millions de francs en faveur de mesures urgentes visant à assurer et à élargir l'offre de places d'appren- tissage pour les années de formation 1997/98, 1998/99 et 1999/2000.
Se fondant entre autres sur l'initiative parlementaire déposée par M. Strahm, qui vise à encourager la création de places d'apprentissage (96.432), la sous- commission de la CSEC a décidé, lors de sa séance du 25 février 1998, de préparer une suite (2e arrêté sur les places d'apprentissage) à ce premier arrêté. Cette propo- sition a ensuite été acceptée par le plénum de la CSEC du Conseil national.
Le 14 septembre 1998, l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFPT) a présenté un premier projet à la sous-commission de la CSEC. Le 18 décembre 1998, la sous-commission a adopté la version remaniée du projet et le plénum de la CSEC l'a approuvée à l'unanimité en date du 22 janvier 1999.
0
: 2820
Rapport
I Partie générale
1 Introduction/situation initiale
Les places d'apprentissage et la formation professionnelle sont des sujets qui occu- pent de plus en plus les avant-scènes. Ces questions ne préoccupent pas seulement les milieux directement concernés et les médias; la politique est également concer- née. Il y a diverses raisons à cela: une pénurie de places d'apprentissages est en train de se profiler, dans les villes plus particulièrement.
De nombreux jeunes entre 16 et 19 ans ont déjà connu le chômage.
La nécessité de soumettre la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) à une révision fondamentale est de plus en plus évidente.
Il est également nécessaire de réorienter la formation professionnelle en fonction de son environnement qui a subi de nombreuses mutations.
11 Travaux préliminaires de la commission
Depuis le mois de janvier 1997, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) se préoccupe intensément des questions relatives à la formation professionnelle et de la problématique des places d'apprentissage. Dans le cadre du traitement du rapport sur la formation professionnelle (96.075) et de l'initiative du canton de Berne (96.325), elle a soumis plusieurs interventions qui ont été adoptées par le Parlement et qui, entre-temps, ont déjà été partiellement mises en œuvre. Elle a notamment demandé la révision de la loi fédérale sur la formation professionnelle, l'unification de la réglementation de toutes les professions, OFIAMT ou non, ainsi que la création d'un office fédéral de la formation.
Le conseiller national Rudolf Strahm a également donné une impulsion avec son initiative «Augmentation du nombre de places d'apprentissage. Incitatio» (96.432) que la CSEC a traité au cours du premier trimestre 1997. Le but de cette initiative était «d'instaurer un système d'incitations, ou de péréquation des charges, afin de promouvoir la création de places d'apprentissage dans les entreprises». Dès le dé- part, la commission et l'administration étaient d'accord sur le fait que le problème devait être abordé rapidement. Le 10 janvier 1997, une sous-commission a été char- gée d'examiner divers modèles d'incitation à la création de places d'apprentissage.
En collaboration avec l'OFIAMT de l'époque, divers modèles envisageables ont été élaborés, les avis des milieux concernés ont été recueillis lors d'une audition (offices de la formation professionnelle, Union patronale, Union syndicale, Union suisse des arts et métiers) et un institut de recherche a été chargé d'évaluer le degré d'acceptation des divers modèles d'incitation auprès de diverses entreprises de diverses branches localisées dans les diverses régions du pays. En effet, il ne faisait aucun doute qu'un consensus entre les milieux concernés était une condition néces- saire à la réussite du projet.
Au début du deuxième trimestre 1997 déjà, certaines étapes étaient atteintes. Durant la session spéciale d'avril, le premier arrêté sur les places d'apprentissage voyait le
2821
jour et, en mai de la même année, sur proposition de la CSEC, le chef du DFE de l'époque, le conseiller fédéral Delamuraz, lançait un appel aux associations profes- sionnelles et aux entreprises. Il leur demandait d'assumer leurs responsabilités en matière d'encouragement de la relève et de collaborer activement à la formation des apprentis. Durant le même mois, la commission décidait également de donner suite à l'initiative Strahm.
12 1er arrêté sur les places d'apprentissage
L'un des objectifs les plus importants a été atteint grâce au premier arrêté sur les places d'apprentissage. Sensibilisée par la situation alarmante en matière d'offre de places d'apprentissage, la CSEC, profitant des mesures de revitalisation de l'économie du Conseil fédéral, décidait les premières mesures urgentes. L'arrêté sur les places d'apprentissage de la CSEC a été adopté par le Parlement à une large majorité. L'octroi du crédit-cadre de 60 millions de francs a permis de prendre im- médiatement des mesures en faveur de l'amélioration et de l'élargissement de l'offre en matière de places d'apprentissage (telles que cours d'introduction, création de structures communes de formation, promotion des places d'apprentissage et campa- gnes de motivation, mesures en faveur des jeunes en situation difficile, amélioration de l'orientation professionnelle, notamment via Internet).
13 Le chemin menant au 2e arrêté sur les places d'apprentissage
Durant la session d'été 1997, c'est sans opposition que le Conseil national a approu- vé l'initiative Strahm. La CSEC, c'est-à-dire sa sous-commission1, chargée de sa mise en œuvre se trouvait dans la situation suivante:
Entre-temps, au niveau fédéral, les travaux préliminaires de la révision de la loi sur la formation professionnelle avaient été entamés.
Comme les rapports de l'équipe indépendante chargée de l'évaluation le mettait en évidence, le succès du premier arrêté sur les places d'apprentissage semblait assuré.
Ce premier arrêté sur les places d'apprentissage arrivera à son terme en août 2000 et la loi révisée sur la formation professionnelle ne pourra probablement pas entrer en vigueur avant 2003. Il y a donc un risque de lacune qu'il faut éviter. Pour cette rai- son la CSEC a choisi le chemin de l'initiative de commission et propose un deuxième arrêté sur les places d'apprentissage. Les conclusions fournies par l'éva- luation du premier arrêté, les travaux fournis jusqu'ici par le groupe d'experts chargé de la révision le la loi sur la formation professionnelle ainsi que les mesures qui, entre-temps, ont fait leurs preuves sont repris par ce deuxième arrêté. Le but de ce dernier est de combler l'intervalle qui sépare le premier arrêté sur les places d'apprentissage de l'entrée en vigueur de la loi sur la formation professionnelle révisée et de réduire les lacunes structurelles et les problèmes actuels dans le do- maine des places d'apprentissage.
1 Grossenbacher, Kofmel, Langenberger, Müller-Hemmi, Roth-Bernasconi, Rychen, Weber Agnes.
2822
¡
2
Le 1er arrêté sur les places d'apprentissage
Dans le cadre de l'arrêté sur les places d'apprentissage actuellement en vigueur, «la Confédération alloue des subventions pour les mesures destinées à améliorer l'offre de places d'apprentissage pour les années de formation 1997/98, 1998/99 et 1999/2000»2.
L'arrêté permet d'allouer des subventions:
a. pour le remboursement des frais occasionnés aux entreprises par l'organisation des cours d'introduction obligatoires;
b. pour l'organisation de cours d'introduction;
c. pour la création de structures de formation communes;
d. pour l'encouragement de l'apprentissage et le lancement de campagnes de promotion, notamment à l'intention des femmes;
e. pour la promotion du préapprentissage et l'organisation de cours d'intégration, y compris de stages en entreprise;
f. pour l'amélioration de l'information sur les possibilités d'apprentissage3 4.
Les cantons, les écoles de métiers, les institutions de formation reconnues et les associations professionnelles peuvent bénéficier des subventions. Outre les subven- tions fédérales, les initiateurs des projets doivent fournir des prestations propres pour un montant déterminé. Les taux de subventionnement sont fixés dans l'ordonnance correspondante5.
Mise en œuvre
L'OFPT a été chargé de la mise en œuvre de l'arrêté sur les places d'apprentissage. Les directives établies par ce dernier en collaboration avec les milieux intéressés sont entrées en vigueur le 31 mai 1997.
Des 60 millions de francs mis à disposition par l'arrêté sur les places d'appren- tissage, 40 millions de francs ont tout d'abord été attribués aux cantons. La part revenant à chaque canton est calculée en fonction du taux de population, de la capa- cité financière du taux de chômage et du nombre de contrats d'apprentissage con- clus. Ainsi, les cantons disposent d'une base de planification à caractère obligatoire. Des accords de prestations ont été conclus avec la plupart des cantons. Les 20 mil- lions de francs restants sont gérés par l'OFPT et sont notamment destinés au finan- cement de domaines prioritaires, de projets d'intérêt national et de projets pilotes6.
Premiers résultats de l'évaluation
Le premier rapport d'évaluation de fin 19977 souligne que l'OFPT a rapidement mis en place des conditions claires de réalisation des mesures et que l'arrêté sur les places d'apprentissage a développé ses racines dans un sol fertile. Le rapport consi-
2 Arrêté fédéral relatif à des mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage · pour les années de formation 1997/98, 1998/99 et 1999/2000 du 30 avril 1997, art. 1.
3 Arrêté fédéral, art. 2.
4 La répartition des subventions par domaine ressortira du rapport d'évaluation 1998. Cc dernier paraîtra en janvier 1999.
5 Ordonnance relative à des mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage pour les années 1997/98, 1998/99 et 1999/2000 (ordonnance sur les places d'appren- tissage).
6 Voir annexe III
7 L'arrêté fédéral sur les places d'apprentissage, Evaluation. Premier rapport intermédiaire Universität Bern, Koordinationsstelle für Weiterbildung, décembre 1997.
2823
dère que l'arrêté joue le rôle d'un catalyseur puissant pour les projets de formation professionnelle et qu'il est soutenu par un grand nombre d'institutions et d'organi- sations les plus diverses. En juillet 1998, il y avait déjà 210 projets en cours de réalisation. Les montants investis à ce moment ont suscité des dépenses de tiers pour un montant environ équivalent à celui investi par la Confédération.
Selon le deuxième rapport d'évaluation d'août 1998, 5000 nouvelles places d'apprentissages ont pu être créées en 1997. Ses auteurs soulignent que l'arrêté sur les places d'apprentissage est un succès jusque là. Les mesures entreprises semblent appropriées à la création à court terme de nouvelles places d'apprentissage et/ou à motiver les entreprises à renforcer leurs prestations en matière de formation. Ces résultats ont été confirmés dans le deuxième rapport d'évaluation du 27 janvier 19998. L'arrêté sur les places d'apprentissage s'est révélé, en période de crise, un franc succès. Les conséquences à moyen et long termes des succès mentionnés de- vront néanmoins encore porter leurs fruits.
Premièrement, il conviendra d'examiner la durabilité de cette amélioration momentanée de la situation en matière de places d'apprentissage et si, après ces premières incitations, elles continueront à se développer ou s'il faudra procéder uniquement à des appels, des interventions, voire des subventions.
3 Evolution de la situation en matière de places d'apprentissage
Depuis 1995, les formations professionnelles sur plusieurs années voient de nouveau leurs entrées augmenter lentement9.
Sur la base des résultats du baromètre des places d'apprentissage10, il est possible de conclure au maintien de cette tendance haussière. La totalité des contrats d'appren- tissage conclus à fin août 1998 dépassait de 6 % déjà le chiffre des contrats conclus durant toute l'année précédente (+4000 contrats d'apprentissage)11. Les chiffres définitifs pour 1998 ne seront toutefois publiés par l'Office fédéral de la statistique (OFS) qu'au mois d'avril 1999.
Les chiffres de 1998 doivent cependant être tempérés pour les raisons suivantes:
L'accroissement n'a pas eu lieu dans les domaines où la demande de places d'apprentissage est la plus forte.
Il n'y a pas assez de nouvelles places d'apprentissage pour les professions attractives et d'avenir (technologies et services de pointe).
8 L'arrêté fédéral sur les places d'apprentissage, Evaluation. Deuxième rapport inter- médiaire Universität Bern, Koordinationsstelle für Weiterbildung, 22 janvier 1999. .
9 Office fédéral de la statistique. La formation professionnelle en chiffres, Neuchâtel 23.11.1998 (voir annexe 1)
10 Depuis 1997, l'OFPT procède à trois enquêtes annuelles afin d'évaluer la situation sur le marché des places d'apprentissage.
11 Les jeunes n'ayant pas de place d'apprentissage et qui s'annoncent auprès d'un Office régional de placement en vue de bénéficier d'une indemnité chômage, perçoivent après 120 jours une indemnité de 400 francs environ par mois jusqu'à échéance du délai-cadre de 2 ans. Les jeunes qui suivent un semestre de motivation pendant la période des 120 jours, perçoivent une indemnité s'élevant au montant précité (cf. art. 6 et 41 OACI).
2824
Le nombre de places d'apprentissage pour les élèves moins doués n'est toujours pas assez élevé.
Les jeunes femmes continuent de choisir leur profession dans un éventail de professions très restreint 12.
Dans 17 % des cas, les jeunes optent pour une solution transitoire (12 % en 1997).
Étant donné l'augmentation du nombre d'élèves parvenant en fin de scolarité, l'augmentation nette du nombre de places d'apprentissage tend vers zéro.
Environ 6 % des places d'apprentissage offertes n'ont pas trouvé prencur (8 % en 1997).
4 Egalité des chances et égalité entre femmes et hommes
L'arrêté sur les places d'apprentissage actuellement en vigueur accorde une très large priorité à la création de nouvelles places d'apprentissage pour les jeunes fem- mes pour les raisons suivantes:
70 % des jeunes femmes accomplissent un apprentissage dans les domaines du commerce, de l'hôtellerie et de la restauration, de l'économie domestique et de la santé. Seul 10 % d'entre elles choisissent une profession dans l'une des bran- ches d'avenir comme l'électronique ou l'informatique.
De tous les jeunes qui se décident à accomplir un apprentissage, près de la moitié des jeunes hommes commencent un apprentissage de quatre ans alors que les jeunes femmes ne sont que 10 %.
La part des femmes n'ayant accompli aucune formation postobligatoire est pratiquement deux fois plus élevée que celle des hommes (14 % contre 8 %).
Le taux de chômage des jeunes femmes de 15 à 19 ans est de 3,5 % contre 2,5 % pour les jeunes hommes du même âge13.
Le rapport d'évaluation d'août 1998 indique que la mise en œuvre de l'égalité entre femmes et hommes avait, jusque là, rencontré des difficultés. Jusqu'à présent, la plupart des cantons ont abordé la question de l'encouragement de la part des femmes de manière trop discrète 14.
Pour des raisons de politique sociale et au plan de l'économie dans son ensemble, cette situation est inacceptable et appelle des mesures correctrices. L'arrêté destiné à prendre le relais doit tenir compte de cette situation de manière suffisante.
Pour cette raison, le deuxième arrêté sur les places d'apprentissage doit traiter les questions relatives à l'égalité entre femmes et hommes en tant que tâche transversale importante. Il s'agit avant tout de mettre l'accent sur les mesures adéquates, de lancer des projets spéciaux et d'évaluer des innovations allant dans ce sens.
12 Office fédéral de la statistique. La formation professionnelle en chiffres, Neuchâtel 23.11.1998 (voir annexe II).
13 L'égalité des chances entre femmes et hommes dans l'arrêté sur les places d'appren- tissage. Guide de mise en œuvre. OFPT et Conférence suisse des Délégués à l'égalité entre femmes et hommes, novembre 1998.
14 Der Lehrstellenbeschluss. Evaluation. 1. Zwischenbericht, p. 23.
2825
!
II Partie spéciale
5
2ª arrêté sur les places d'apprentissage
Introduction:
Étant donné les conditions prévalant sur le marché du travail (voir la présentation ci- dessus), le fait que le nombre d'élèves qui parviendront à la fin de leur scolarité va continuer à croître jusqu'en 2005 et que la nouvelle loi sur la formation profession- nelle n'entrera pas en vigueur avant le 1er janvier 2003, il est nécessaire de prolonger l'arrêté fédéral sur les places d'apprentissage actuellement en vigueur:
Il s'attaque prioritairement aux problèmes quantitatifs et surtout structurels du marché des places d'apprentissage.
Il parvient à promouvoir effectivement l'égalité entre femmes et hommes15.
Il soutient, de manière subsidiaire, des projets qui permettent de jeter un pont vers les possibilités étendues de la nouvelle loi sur la formation professionnelle révisée.
Étant donné le fait que la loi sur la formation professionnelle révisée ne pourra pas entrer en vigueur avant le 1er janvier 2003 et que des projets s'inspirant de la future version de la LFPr ont déjà démarré, le deuxième arrêté sur les places d'appren- tissage doit également poursuivre ces objectifs.
Du point de vue du contenu, il est possible de distinguer quatre champs d'action.
6 Champs d'action 61 Premier champ d'action
L'aménagement de possibilités de formation dans des domaines pointus pour les- quels il y a déjà une demande en matière de personnel qualifié ou pour lesquels une telle demande est prévisible, en particulier dans les domaines et les segments des technologies et des services de pointe.
Il s'agit de la création ou de l'aménagement de nouvelles places d'apprentissage dans le domaine des technologies de pointe ainsi que dans les segments du secteur des services qui connaissent un développement considérable et qui sont le plus souvent dominés par des entreprises de petite à très petit taille.
Il s'agit principalement des domaines tels que
l'informatique, la télématique, le multimédia,
les biotechnologies,
la technique médicale,
l'environnement,
les services,
dans le domaine des finances
bureaux de conseil, d'ingénieur et de planification
15 Voir chapitre 3.
2826
Les charges administratives et les coûts de formation doivent être réduits grâce à un paquet de mesures adaptées, ceci afin d'augmenter les dispositions des entreprises en matière de formation:
mandats d'élaboration d'images de marque de professions ou de domaines d'activité;
organisation de campagnes d'information et de motivation;
soutien de la création de communautés d'intérêts les plus représentatives possi- bles, dans les domaines scolaire et scientifique;
développement des branches scolaires de la formation de base lorsque cela correspond à des besoins manifestes;
financement d'impulsion en faveur. de structures communes de formation gé- rées de manière professionnelle.
62 Deuxième champ d'action
Aménagement de possibilités de formation dans des domaines à prédominance pratique, en particulier au moyen de mesures transitoires et d'encouragement de nouvelles professions offrant des possibilités évolutives.
Ce deuxième champ d'action est consacré à l'intégration des jeunes rencontrant des difficultés, scolaires ou autres, dans le monde du travail.
Dans ce domaine, l'action se situe à deux niveaux:
Des mesures transitoires (notamment préapprentissage), c'est-à-dire la trans- formation de la neuvième ou de la dixième année scolaire qui passerait du statut d'année d'attente à celui d'année d'introduction au monde professionnel, clai- rement organisée en tant que telle. Cette année serait de préférence mise à profit pour, entre autres, établir des contacts étroits avec l'économie et le monde du travail. C'est dans ce but que la Confédération, les cantons et les partenaires so- ciaux doivent définir des standards de qualité pour les offres correspondantes. Les résultats de l'évaluation des offres transitoires dans le cadre de l'arrêté sur les places d'apprentissages actuellement en vigueur peuvent servir de point de départ. Les premiers résultats sont attendus pour le début de 1999.
Le développement de nouvelles directions dans une profession ou de nouvelles professions principalement axées sur la pratique et qui offrent la possibilité d'un perfectionnement ultérieur ainsi que des mesures analogues à celles du point 6.1.
63 Troisième champ d'action
Egalité des chances et égalité entre femmes et hommes: offres particulières en ma- tière de formation, encouragement de l'apprentissage, projets de sensibilisation au choix de la profession en faveur des femmes.
2827
1 .
631 Réduction des barrières pour les jeunes femmes lors du choix de la profession
Les jeunes femmes doivent être de plus en plus motivées à choisir des professions qui ne sont pas typiquement féminines, par exemple au moyen d'offres de nature à intéresser les jeunes filles.
Il s'agit principalement des mesures suivantes:
Poursuite des campagnes de motivation encourageant le libre choix de la pro- fession.
Introduction de classes exclusivement féminines dans des domaines scientifi- ques et techniques (en partie en supprimant la coéducation dans des branches comme l'informatique).
Projets de sensibilisation au moyen d'actions concrètes (p. ex .: semaines tech- niques / journées des filles dans les classes terminales).
Sensibilisation des formateurs (des maîtres d'apprentissage et des enseignants des classes professionnelles notamment).
Encadrement des filles qui choisissent des professions atypiques (professions dominées par les hommes telles que l'informatique, etc ... , voir annexe II).
632 Elargissement de l'offre de places de formation pour les jeunes femmes
Le fait que les filles choisissent leur profession dans un éventail de professions traditionnellement plus restreint rend la tâche encore plus difficile. La marge de manœuvre s'en trouve réduite en conséquence.
Les principales propositions dans ce domaine sont les suivantes:
Encouragement des offres de places d'apprentissage dans des domaines exi- geant des qualifications élevées et dans des professions d'avenir qui n'occupent qu'une faible proportion de femmes (comme l'informatique).
Développement de nouveaux modèles de formation pour des professions appa- rentées ou dont certains contenus se recoupent.
Evaluer et mettre en œuvre les potentiels de développement en matière d'apprentissages d'un et de deux ans.
Elargissement de l'offre de formation pour les femmes établies dans les régions rurales.
Développement et élargissement des offres en matière de formation transitoire.
633 Promotion ciblée des places d'apprentissage
Il s'agit de sensibiliser les entrepreneurs et les cadres responsables de leurs entrepri- ses pour qu'ils engagent plus de jeunes femmes.
En outre, au moyen de campagnes, les femmes qui travaillent dans des réseaux de femmes et des organisations féminines doivent être motivées à contribuer, sur leur lieu de travail, à la création de places d'apprentissage pour des jeunes femmes. La création de structures communes de formation entre les entreprises féminines est de nature à générer des places d'apprentissage supplémentaires.
2828
·
0
L'OFPT, en collaboration avec la Conférence suisse des Délégués à l'égalité entre femmes et hommes et les partenaires sociaux, est en train d'élaborer un paquet de mesures correspondantes.
64 Quatrième champ d'action
Autres mesures qui ont pour but d'améliorer l'offre de places d'apprentissage et de faciliter la transition en vue de la réforme de la formation professionnelle.
La LFPr révisée ne pourra probablement pas entrer en vigueur avant le 1er janvier 2003. Divers projets de réforme importants ont déjà été entamés (écoles de com- merce) ou se trouvent juste sur le point de démarrer (informatique, orientation pro- fessionnelle de l'avenir). Du point de vue de leur contenu, ces projets s'appuient sur les axes de la future LFPr révisée. Ils constituent une introduction qui anticipe l'élaboration de cette dernière.
641 Analyses et études
Dans ce domaine, il est nécessaire de combler les graves lacunes actuelles et d'améliorer les bases empiriques au moyen d'un traitement méthodique des données disponibles sur la formation professionnelle. Il s'agit, entre autres, de
systématiser les données et les analyses d'efficacité des projets pilotes stratégi- ques découlant du premier arrêté sur les places d'apprentissage en vue de l'élaboration des rapports périodiques (p. ex .: informations sur les flux finan- ciers et sur la disposition des entreprises à former des apprentis);
recenser et de comprendre les récents développements en matière de formation professionnelle, en particulier dans le domaine des nouvelles professions et des nouvelles branches ainsi que de procéder à une analyse prospectives du marché du travail.
642 Communautés d'intérêts et coopérations
L'aménagement de places d'apprentissage dans les domaines qui ne connaissent ni organisation professionnelle, ni structures appropriées nécessite des mesures adé- quates et appelle de nouvelles formes de coopération entre les divers acteurs princi- paux.
Le premier arrêté sur les places d'apprentissage a montré que les communautés mixtes (constitués d'employeurs et d'employés p. ex.) ne réalisent pratiquement pas de projets. Il en va de même lorsque les organes responsables sont issus de régions linguistiques différentes.
643 Diffusion ciblée d'informations
Les campagnes d'information et de motivation doivent être poursuivies au niveau de la Confédération et des cantons, ceci en concentrant les efforts en faveur de publics cibles spécifiques. Il s'agit avant tout des demandeurs de places d'apprentissage, de leurs parents et enseignants (prescripteurs importants pour ce qui est du choix de la
2829
: .
profession). Dans ce domaine, il faut tenir tout particulièrement compte du problème d'image de marque de l'apprentissage.
644 Promotion des places d'apprentissage
Tous les cantons sont parvenus à créer de nouvelles places d'apprentissage dans le cadre de l'arrêté sur les places d'apprentissage. Les contacts personnels avec les entreprises potentiellement en mesure de créer des places d'apprentissage, les élé- ments de campagnes tels qu'appels ciblés, brochures personnalisées, etc. ... ont prouvé leur efficacité en matière de motivation des entreprises.
7 Niveaux d'intervention
Des points forts sont mis en place afin d'atteindre une efficacité optimale. Ces points forts influencent les divers champs d'action et les mesures (voir ch. 6 ci-dessus) ainsi que l'attribution des moyens financiers au divers domaines subventionnables (voir ch. 8 ci-dessous).
Les responsabilités des divers paquets de mesures peuvent être réparties de la ma- nière suivante:
AF art. rapport
Chapitre Mesures
CH
Cantons
Economie
Remarques
2 a 61
Possibilités de for- mation dans les technologies et les services de pointe
** 44
Aménagement dans le cadre de nouvelles professions; Confédé- ration en collaboration étroite avec l'économie
2 b 62
Possibilités de for- mation dans des domaines à prédomi- nance pratique
Mesures transitoires: la Confe- dération, en collaboration avec l'économie, définit les exigen- ces minimales; mise en œuvre par les cantons
2 c 63
Egalité des chances et égalité entre fem- mes et hommes
. Définition des mesures: OFPT et Conférence suisse des Délé- gués à l'égalité entre femmes et hommes; mise en œuvre par la Conférence
2 d 641
Analyses et études
2 d 643 Information et com- munication ciblées
2 d 644 Promotion générale des places d'apprentissage
2 d 64 Projets de réforme
2 a 61 Structures communes * de formation Gestion de projets ****
Accords de prestations avec des tiers possibles
**** = pondération de la responsabilité
40286
1
2830
1
i
8 Finances (la plupart des chiffres se basent sur des valeurs empiriques, certains ne correspondent toutefois qu'à des estimations)
art.
AF, Champ d'action
Niveau d'intervention / mesure
Coût unitaire
Classes
Unités
Années
Par activité
Tot. intermédiaire Fr.
2 a 6.1 Technologies et services de pointe Campagnes, spécifiques par public cible Structures communes de formation Projets pilotes
100 000
6
4
2 400 000
250 000
4
4
4 000 000
250 000
3
4
3 000 000
Années de formation professionnelle de base; 15, 20, 25 et 25 classes = 85
24 000
15
85
1
30 600 000
40 000 0001
2 b 6.2 Formation dans les domaines à prédominance pratique
Mesures transitoires; 15, 20, 25 et 30 classes = 90 Etudes préliminaires/développement de l'offre de formations transitoires Campagnes, spécifiques par public cible (étrangères p. ex.)
15 000
15 90
1
20 250 000
2
50 000
10
1
500 000
200 000
10
4
8 000 000
Etudes préliminaires/développement offre de formations basses qualifications Projets pilotes
300 000
9
4
10 000 000
40 000 000
2 c 6.3 Egalité des chances/égalité entre femmes et hommes Campagnes Projets en faveur de la jeunesse
243 000
1
4
970 000
3
1 Coûts complets par classe et par an: 360 000 francs
2 Coûts complets par classe et par an: 225 000 francs
3 Chiffre arrondi
20 000
35
4
2 800 000
50 000
9
450 000
1
2831
AF, Champ
Niveau d'intervention / mesure
art. d'action
Coût unitaire
Classes
Unités
Années
Par activité
Tot. intermédiaire Fr.
Classes féminines (année de formation professionnelle de base)
24 000 15
2
4
2 880 000
4
Mesures d'accompagnement et d'encadrement
150 000
3
4
1 800 000
Etudes préliminaires/développement
50 000
7
1
350 000
10 000 000
2 d 6.4 Autres mesures d'accompagnement
200 000
2
1
400 000
Analyses d'impact: flux financiers, nouvelles formes de financement
200 000
1
1
200 000
Disposition des entreprises à former des apprentis Analyses/études nouvelles images de marque de profession
150 000
4
4
2 400 000
Campagnes d'information et de motivation (toute la Suisse) Projets de transition LFPr (ex. Innovations
1 000 000
1
4
4 000 000
méthodiques et didactiques, gestion de la qualité etc. . . . )
500 000
6
1
3 000 000
10 000 000
--
Total
100 000 000
4 Coûts complets par classe et par an: 360 000 francs
2832
1
.
Annexe I
Formations professionnelles sur plusieurs années. Entrées 1980-1997
Profession (par type)
80/81
85/86
90/91
91/92
92/93
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
Agriculture
2 453
1 982
1 209
1 020
914
863
905
862
821
859
Agriculture Prof. spécialisées
79
61
18
27
26
29
33
34
26
49
Horticulture
1 429
1 599
1 306
1 214
1 254
1 341
1 362
1 465
1 520
1 526
Elevage d'animaux
54
51
56
49
45
64
66
61
60
72
Culture forestière
253
307
307
327
333
286
290
296
252
332
Alimentation, boissons
2 292
2 372
1 271
1 098
1 256
1 582
1 543
1 536
1 611
1 882
Fabrication textile
77
. 80
38
20
25
23
36
30
17
32
Traitement textile
1 001
804
600
542
525
567
575
553
541
549
Bois, liège
3 056
3 071
2 241
2 281
2 145
2 240
2 302
2 448
2 625
2 554
Industrie du papier
42
53
34
21
25
36
37
21
24
30
Industrie graphique
945
963
1 079
1 115
886
791
713
697
764
750
Tannerie, cuir
125
115
53
41
45
40
43
40
60
47
Industrie chimique
107
104
143
148
161
138
113
144
134
137
Industrie matières synthétiques et caoutchouc
23
33
41
37
40
51
57
53
56
60
Terre, minéraux, verre
218
223
141
157
132
147
151
157
177
174
Métallurgie et ind. des machines
15 371
13 899
12 355
11 971
11 703
11 983
11 930
12 430
12 706
12 991
Industrie horlogère
86
114
139
156
160
197
205
190
188
180
Bijouterie
151
114
120
102
99
93
87
98
96
76
Construction
1 903
2 540
1 516
1 215
1 249
1 431
1 722
1 819
1 711
1 652
Peinture
1 493
1 598
997
985
971
1 142
1 235
1 334
1 422
1 442
Autres métiers de la production
248
186
152
182
197
168
190
194
193
159
Dessinateur, prof. techniques
4 649
4 328
4 803
4 533
4 039
3 573
3 387
3 301
2 972
2 826
Organisation, admin., bureau
17 878
19 480
19 264
18 006
17 091
15 087
13 937
14 951
15 641
16 097
Vente
8 008
8 706
5 587
5 298
5 332
5 769
5 930
5 882
6 306
6 818
Transports
1 522
824
854
783
713
496
367
382
340
372
2833
Profession (par type)
80/81
85/86
90/91
91/92
92/93
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
Trafic
166
198
277
255
214
115
114
85
51
0
Restauration, hôtellerie
2 657
3 741
1 921
1 769
1 813
2 217
2 710
2 703
2 779
3 241
Nettoyage
114
129
66
75
106
127
124
112
111
123
Soins corporels
2 300
2 292
1 594
1 472
1 642
1 784
1 698
1 621
1 586
1 638
Traitement thérapeutique
6 150
6 112
5 852
5 569
6 186
6 270
6 042
5 930
6 751
6 839
Domaines artistiques ou similaires
526
541
563
525
457
472
437
474
455
483
Social, aide sociale et psychologique
189
210
224
191
233
250
237
187
216
223
Autres professions
55
470
539
548
889
842
699
737
662
606
Total
75 620
77 300
65 360
61 732
60 906
60 214
59 277
60 827
62 874
64 819
2834
Annexe II
Les 20 apprentissages les plus courants - pour les hommes
Profession
Nouvelles entrées 1997/98 Chiffre absolu
Pour-cent
1 Employé commercial
3 944
11.0
2
Monteur électricien
2 175
6.1
3 Menuisier
1 519
4.3
4 Mécanicien auto
1 309
3.7
5
Diplôme de commerce
1 297
3.6
6 Cuisinier
1 296
3.6
7
Vendeur
1 175
3.3
8
Monteur auto
902
2.5
9 Maçon
857
2.4
10
Charpentier
840
2.4
11
Electronicien
836
2.3
12
Agriculteur
814
2.3
13 Mécanicien
763
2.1
14 Peintre
691
1.9
15 Monteur sanitaire
687
1.9
16
Mécanicien machines
651
1.8
17 Informaticien
596
1.7
18 Boulanger confiseur
532
1.5
19 Serrurier
524
1.5
20
Mécanicien électronique
519
1.5
Apprentis diverses professions parmi ces 20
21 927
61.4
Total apprentis (262 professions)
35 722
100
C
2835
.
Les 20 apprentissages les plus courants - pour les femmes
Profession
Nouvelles entrées 1997/98 Chiffre absolu
Pour-cent
1 Employée de commerce
6 700
23.0
2 Vendeuse
2 985
10.3
3 Diplôme de commerce (3 a)
1 855
6.4
4 Coiffeuse pour dames
1 143
3.9
5 Employée de bureau
978
3.4
6 Infirmière diplômée
917
3.2
7 Assistante médicale
852
2.9
8 Assistante en pharmacie
836
2.9
9 Employée commerce de détail
817
2.8
10
Aide soignante
736
2.5
11 Aide soignante niveau 11
686
2.4
12 Cuisinière
589
2.0
13
Assistante dentaire
540
1.9
14
Aide soignante niveau II
522
1.8
15 Service
489
1.7
16 Diplôme de commerce (2 a)
460
1.6
17 Assistante dans l'hôtellerie
451
1.5
18
Fleuriste
430
1.5
19
Droguiste
379
1.3
20 Boulangère confiseuse
366
1.3
Apprentis professions diverses parmi ces 20 professions
21 556
74.1
Total apprentis (262 professions)
29 097
100
0
2836
.
.₴
Annexe III
Arrêté fédéral sur les places d'apprentissage Utilisation de la tranche budgétaire
Etat au 22 décembre 1998
Type de projet
Investissements (en francs)
Remarques
Projets confirmés
13 701 200
La liste détaillée des projets est disponible
Campagne en faveur de la
3 500 000
3 phases; démarrage de la
formation professionnelle
3e phase: juillet 1999
Evaluation
700 000
Université de Berne
Séminaires et conférences
250 000
Organisateur: OFPT
Etudes / rapports
25 000
Festival formation en fête 1999
200 000
·Sujet: la carrière
Netdays 1997
150 000
Projet pilote
Baromètre des places
500 000
Projet pilote
d'apprentissage 1997
Personnel supplémentaire
600 000
Base: AF art. 5
Internet
50 000
Réserve
323 800
Pour des projets.
Total
20 000 000
2837
i
.
.
Projet
Arrêté fédéral relatif à des mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage · et à développer la formation professionnelle (2ª arrêté sur les places d'apprentissage)
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu les art. 31 quinquies et 34ter de la constitution;
vu le rapport de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national du 22 janvier 19991;
vu l'avis du Conseil fédéral du 1er mars 19992,
arrête:
Section 1 Généralités
Art. 1 Principe
1 La Confédération alloue des subventions pour des mesures destinées à:
a. l'augmentation de l'offre de places d'apprentissage et à réduire les problè- mes structurels du marché des places d'apprentissage;
b. encourager efficacement l'égalité entre femmes et hommes;
c. explorer de nouvelles formes de collaboration dans le domaine de la forma- tion professionnelle;
d. assurer la transition avec la loi sur la formation professionnelle révisée.
2 L'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFPT) peut confier la mise en œuvre de mesures au sens de l'art. 2 à des cantons, à des associa- tions professionnelles, à d'autres institutions appropriées ou à des tiers.
Art. 2 Activités subventionnables Les subventions peuvent être allouées:
a. pour l'aménagement de possibilités de formation dans des domaines pointus pour lesquels il y a déjà une demande en matière de personnel qualifié ou pour lesquels une telle demande est prévisible, en particulier dans les domai- nes et les segments des technologies et des services de pointe;
1 FF 1999 2819
2 FF 1999 2842
2838
.
Mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage. AF
b. pour l'aménagement de possibilités de formation dans des domaines à pré- dominance pratique, en particulier au moyen de mesures transitoires et d'encouragement de nouvelles professions offrant des possibilités évoluti- ves;
c. pour des offres particulières en matière de formation, pour l'encouragement de l'apprentissage ainsi que pour des projets de sensibilisation au choix de la profession en faveur des femmes;
d. pour d'autres mesures qui ont pour but d'améliorer l'offre de places d'apprentissage et de faciliter la transition en vue de la réforme de la forma- tion professionnelle (p. ex., analyses et études d'optimisation des données sur la formation professionnelles, campagnes d'information ciblées, ainsi que projets à caractère expérimental).
Art. 3 Bénéficiaires
1 Peuvent bénéficier des subventions les cantons, les associations professionnelles, les autres institutions appropriées et des mandataires de l'office fédéral.
2 Lorsque la Confédération confie des tâches à des tiers au sens de l'art. 1, al. 2, elle peut prendre en charge la totalité des coûts.
3 Pour la mise en œuvre de mesures, l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFPT) peut conclure des accords de prestations.
Art. 4 Conditions
Les subventions ne sont allouées que pour des formations qui sont ouvertes à toutes les personnes répondant aux conditions d'âge et de qualification requises.
2 Les mesures subventionnées doivent faire l'objet d'une évaluation.
3 Les projets doivent tenir compte du principe de l'égalité entre femmes et hommes, depuis le niveau de leur planification jusqu'à celui de leur mise en œuvre.
Art. 5 Financement
L'Assemblée fédérale accorde, par la voie d'un arrêté fédéral simple, un crédit d'engagement d'une durée limitée en vue de financer les subventions.
Section 2 Procédure et voies de droit
Art. 6 Présentation des demandes
I Les demandes accompagnées des pièces justificatives doivent être présentées à l'autorité cantonale compétente. Celle-ci les transmet avec son préavis à l'OFPT.
2 Les demandes qui présentent un intérêt national ou suprarégional ainsi que les projets pilotes importants sont présentés directement à l'OFPT.
2839
.
Mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage. AF
Art. 7 Paiement
Les subventions doivent être versées d'ici au 31 décembre 2004.
Art. 8 Voies de droit
Les décisions de l'OFPT peuvent faire l'objet d'un recours auprès de la Commission de recours du Département fédéral de l'économie; celle-ci statue définitivement.
Section 3 Dispositions finales
Art. 9 Exécution
1 Le Conseil fédéral est chargé de l'exécution du présent arrêté, dans la mesure où elle n'incombe pas aux cantons.
2 Il édicte les dispositions d'exécution.
3 Il fixe le montant des subventions allouées en vertu de l'art. 2. Il peut déroger aux taux de subventionnement de l'art. 64 loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr).
4 Les mesures de la Confédération vont totalement à la charge de l'arrêté fédéral.
Art. 10 Référendum, entrée en vigueur et durée de validité
1 Le présent arrêté qui est de portée générale est sujet au référendum facultatif, con- formément à l'art. 89bis, al. 2, de la constitution.
2 Il entre en vigueur le 1er janvier 2000 et sa durée de validité arrive à échéance un an après l'entrée en vigueur de la nouvelle LFPr révisée.
40286
2840
Projet
Arrêté fédéral relatif au financement des mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage et à développer la formation professionnelle (2ª arrêté sur les places d'apprentissage)
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu l'art. 6 de l'arrêté fédéral du .. . relatif aux mesures visant à améliorer l'offre de places d'apprentissage et à développer la formation professionnelle1; vu le rapport de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national du 22 janvier 19992;
vu l'avis du Conseil fédéral du 1er mars 19993, arrête:
Art. 1
' Un crédit global de 100 millions de francs est alloué au financement des mesures transitoires en matière de formation professionnelle.
2 Les engagements peuvent être contractés jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la formation professionnelle (LFPr) révisée.
Art. 2
! Le crédit est réparti de la manière suivante:
Domaines
cn %
millions de francs
a. Domaines pointus (technologies et services de pointe)
40
40
b. Domaines à prédominance pratique
40
40
c. Projets de sensibilisation en faveur des femmes
10
10
d. Autres mesures
10
10
2 L'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFPT) peut procéder à des transferts entre les divers postes du crédit global.
Art. 3
Le présent arrêté n'est pas de portée générale, il n'est pas soumis au référendum. 40286
1 RS .. .; RO ... (FF 1999 2838)
2 FF 1999 2819
3 FF 1999 2842
2841
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Initiative parlementaire. 2e arrêté sur les places d'apprentissage Rapport de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du 22 janvier 1999
In
Bundesblatt
Dans
Feuille fédérale
In
Foglio federale
Jahr
1999
Année
Anno
Band
3
Volume
Volume
Heft
17
Cahier
Numero
Geschäftsnummer
99.400
Numéro d'affaire
Numero dell'oggetto
Datum 04.05.1999
Date
Data
Seite
2819-2841
Page
Pagina
Ref. No
10 109 812
Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert. Le document a été digitalisé par les. Archives Fédérales Suisses. Il documento è stato digitalizzato dell'Archivio federale svizzero.