94.039
Message concernant des mesures visant à renforcer les structures économiques régionales et le rayonnement de la Suisse
du 27 avril 1994
Madame la Présidente, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Nous vous soumettons les projets suivants:
arrêté fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement,
arrêté fédéral concernant la promotion de l'information sur la place écono- mique suisse,
arrêté fédéral sur la participation à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises avec les arrêtés de financement, en vous proposant de les approuver.
En outre, nous vous proposons de classer les interventions parlementaires suivantes:
1988 P 87.980 Régions économiquement menacées (N 18. 3. 88, Bundi) 1990 P 90.595 Reconversion de certaines PME (N 14. 12. 90, Caccia)
1992 M 91.3314 Aide aux régions dont l'économie est menacée. Proroga- tion de l'arrêté fédéral du 6 octobre 1978 (N 20. 3. 92, Matthey; E 9. 12. 92)
1993 P 92:3549 Arrêté fédéral instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée. Adaptation des critères (N 8. 3. 93, Maitre)
1993 P 92.3545 Extension de l'arrêté fédéral instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée à toute la Suisse romande et au Tessin (N 8. 3. 93, Zwahlen)
Nous vous prions de croire, Madame la Présidente, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, à l'assurance de notre haute considération.
27 avril 1994
Au nom du Conseil fédéral suisse: Le président de la Confédération, Stich Le chancelier de la Confédération, Couchepin
1994 - 258 24 Feuille fédérale. 146e année. Vol. III
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c. .
Condensé
La réalisation des mesures visant à régénérer l'économie de marché doit insuffler une nouvelle dynamique à la concur- rence dans notre pays. Il ne sera toutefois pas facile pour tous de bien saisir les chances nouvelles résultant de la suppression d'entraves et de frontières ainsi que d'être en mesure de se maintenir au niveau d'une concurrence accrue. Les régions économiquement moins robustes ainsi que les pe- tites et moyennes entreprises ayant déployé jusqu'ici leur activité essentiellement sur des marchés régionaux font face à des défis particuliers.
Le présent message préconise certaines mesures qui doivent faciliter à notre économie et en particulier à ces régions et à ces entreprises une adaptation rapide aux nouvelles conditions du marché. Les activités en matière d'informa- tion, de contacts et de conseil, l'implantation de nou- velles entreprises étrangères ainsi que l'aide directe aux entreprises dans les régions particulièrement menacées doi- vent renforcer les conditions propices à une structure économique concurrentielle et géographiquement équilibrée dans notre pays.
Les nouveaux arrêtés doivent remplacer l'arrêté fédéral du 6 octobre 1978 instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée.
Les mesures proposées consistent notamment à :
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promouvoir et coordonner l'information et la publicité sur la place économique suisse à l'étranger;
promouvoir les services d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises en ce qui concerne le marché intérieur européen (Euro Info Centre).
Les engagements de la Confédération en matière de caution- nements destinés à l'aide individuelle aux entreprises de- vrait continuer de ne pas excéder le montant de 300 mil- lions de francs. Pour une durée de dix ans, il est proposé un crédit de programme de 24 millions de francs pour la promotion en matière d'implantation et de 20 millions pour l'information, l'entremise et le conseil en matière euro- péenne.
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Message
1 Partie générale
11 Situation initiale
111 L'économie suisse face à de grands défis
Au début des années 90, l'économie nationale suisse a été marquée par les profondes mutations des conditions-cadres de l'économie mondiale. De nombreux pays ont profité du climat économique favorable qui régnait au cours de la deuxième moitié des années 80 pour renforcer leur compéti- tivité et pour procéder à des dérégulations. Ils ont égale- ment mis cette période à profit pour rattraper le retard qu'ils avaient accumulé dans les domaines de la formation, de la recherche et du développement.
La création du marché unique européen a contribué à accélé- rer cette évolution. L'abolition des frontières permet aux entreprises de remodeler leurs forces et leur ouvre de nom- breuses possibilités de choix quant aux lieux d'implantation. En outre, l'informatisation des processus de l'entreprise implique des décisions en matière structu- relle qui entraînent des conséquences parfois importantes sur le plan de l'économie nationale et, notamment, régio- nale.
La récession des années passées a contribué à accentuer les mutations structurelles à l'échelon planétaire. La lutte pour obtenir des marchés ou des parts de marchés, pour ga- gner les faveurs de clients potentiels ou faire miroiter les avantages d'un lieu d'implantation est devenue toujours plus apre. Il convient en outre de souligner que l'ouverture des pays de l'Europe de l'Est a provoqué l'apparition de nouveaux concurrents. De centre de l'Europe
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qu'elle était, la Suisse est devenue une partie de l'Europe occidentale - même si elle continue à occuper une position centrale. Dans de telles conditions, dans un monde qui semble de plus en plus gagné par la paix, les avantages traditionnellement liés à la place économique suisse que constituent la neutralité, la stabilité politique et la paix sociale ont moins de poids qu'à l'époque où régnait la confrontation idéologique entre les deux blocs.
L'abolition des frontières et la libéralisation de l'économie ne constituent pas la seule voie possible. En dépit du fait qu'elle n'a pas adhéré à l'Espace économique européen, la Suisse se doit de réaliser la circulation la plus libre possible des marchandises, des services, des capitaux et des personnes, si elle veut, en sa qualité de pays qui exporte et importe dans une mesure dépassant lar- gement la moyenne, conserver et étendre ses relations com- merciales et assurer sa capacité concurrentielle sur les marchés mondiaux.
Le programme de renouvellement de l'économie de marché, dont la première partie a été adoptée par le Conseil fédé- ral le 20 janvier 1993, a pour but de mettre à la disposi- tion de l'économie suisse des conditions-cadres plus favo- rables, de simplifier les procédures et les processus déci- sionnels, de stimuler la concurrence et de donner une nou- velle impulsion aux structures de notre économie.
En particulier pour les régions économiquement moins ro- bustes et pour les petites et moyennes entreprises, qui jusqu'ici ont été actives principalement sur les marchés régionaux, cela peut signifier à la fois une aggravation de la concurrence et une réduction de la protection du marché. Il faut donc prendre, parallèlement au renouvellement de l'économie de marché, des mesures limitées dans le temps, pour permettre à l'économie suisse et en première ligne aux régions et aux entreprises en question une adaptation
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rapide aux nouvelles conditions du marché .. Ces mesures doivent contribuer à améliorer l'information au sujet des marchés, des normes internationales et des partenariats possibles, en particulier au sein du marché unique européen; elles doivent amener de nouvelles entreprises à s'implanter pour renforcer les structures économiques et soutenir, spécialement dans les zones ayant des besoins particuliers de renouvellement, l'innovation et la restructuration des entreprises existantes, ainsi que la fondation de nouvelles . entreprises et l'arrivée de nouvelles implantations.
112 PME (petites et moyennes entreprises) - piliers de la structure économique régionale
La Suisse est le pays typique des petites et moyennes en- treprises. Ces dernières sont les principales pourvoyeuses d'emplois tout en constituant le pilier de l'économie de notre Etat fédéraliste. Elles sont étroitement liées au marché mondial. Cela s'explique notamment par le fait que l'exiguïté de notre marché intérieur les a obligées à déve- lopper leurs propres exportations mais également par les nombreuses relations de sous-traitance qu'elles entretien- nent avec de grandes entreprises suisses ou européennes.
Ces deux liens sont aujourd'hui remis en question. Les évo- lutions technologiques modernes et les nouvelles stratégies de marché mettent en péril le rôle dévolu jusqu'ici à de nombreuses PME suisses: elles étaient connues pour produire dans des secteurs tout à fait particuliers ou pour offrir des produits de haute qualité et ce non seulement sur des marchés d'exportation mais également sur les marchés inté- rieurs. En outre, de nouvelles décisions de localisation interrompent ou pour le moins distendent des relations de sous-traitance entretenues pendant de nombreuses années. A cela s'ajoute le fait que, en raison de la concurrence
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accrue, les considérations sur les coûts prennent le pas sur les arguments d'ordre qualitatif.
Il convient toutefois de souligner que les entreprises qui ne produisent que pour le marché intérieur sont également confrontées à l'économie mondiale de par la prospérité qui provient des marchés d'exportation. La libéralisation des marchés les confrontera même dans une mesure accrue à la concurrence étrangère. Cette dernière, compte tenu de la pression exercée sur la concurrence et des possibilités technologiques de produire de petites séries à des coûts favorables, s'intéressera également dans une mesure accrue à de petits marchés tels que la Suisse et ses régions.
Les PME suisses doivent s'adapter le plus rapidement pos- sible à cette évolution. Le taux élevé du chômage, notable- ment différent d'une région à l'autre, indique les endroits où ce besoin d'adaptation sur une large échelle est le plus fort. Des critères d'ordre démographique et structurel contribuent également à déceler ces régions.
Les mesures propres à leur venir en aide doivent toutefois être conformes aux principes de l'économie de marché. L'expérience a montré à cet égard, s'agissant de nouvelles activités d'entreprises porteuses d'avenir, que la possibi- lité de se procurer des capitaux est plus importante que des conditions de crédit favorables, même si ces conditions peuvent jouer un rôle important dans la phase initiale.
113 Publicité en faveur du lieu d'implantation - les avantages de localisation ne se vendent pas d'eux- mêmes
Le Conseil fédéral est décidé à maintenir et . à renforcer l'attrait de la place économique suisse. L'attrait au sens du renouvellement de l'économie de marché constitue l'un
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des moyens essentiels, surtout après le vote négatif du 6 décembre 1992, d'améliorer à long terme l'image de la Suisse.
A elle seule, une bonne réputation ne suffit pas pour déci- der des investisseurs et inciter des entreprises à s'installer en Suisse. Si l'on se fonde sur la profusion d'informations en la matière et sur le fait que de nombreux pays sont prêts à faire de la publicité en faveur de leur site économique par le biais de mesures financières et fis- cales de grande envergure, force est de rechercher les entreprises intéressées et les candidats valables et de s'adresser à eux d'une manière beaucoup plus ciblée, sur la base d'un travail préparatoire effectué sur une large échelle. De par sa nature, la publicité pour un lieu d'implantation constitue un travail de marketing qui doit s'adresser de manière convaincante aux entreprises en considérant les facteurs importants pour leur décision.
Une information sur la place économique portée par une po- litique économique crédible n'exerce pas uniquement des ef- fets à l'extérieur. Compte tenu du fait que pratiquement toutes les entreprises doivent prendre des décisions en ma- tière de lieu d'implantation, parce que perpétuellement confrontées à des mutations structurelles, et que la concurrence ne s'endort jamais, la publicité en faveur du site économique constitue également un travail de persua- sion à l'égard des entreprises indigènes. Leur désir af- firmé de rester constitue une référence pour d'autres en- treprises du même type et peut les inciter à s'implanter également.
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12 L'arrêté fédéral instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée: un bilan
121 Les grandes lignes de l'arrêté fédéral
L'arrêté fédéral a été adopté au vu des fragilités structu- relles régionales mises à jour par la récession des années 1975-1976.
L'objectif de l'arrêté fédéral était de soutenir la réalisation, dans les régions concernées, de projets d'innovation et de diversification ainsi que l'implantation de nouveaux établissements et la création de nouvelles en- treprises. Cela a permis de créer de nouveaux postes de travail et d'adapter les emplois existants aux exigences futures.
L'arrêté fédéral permettait de soutenir directement des en- treprises au moyen
de cautionnements de crédits d'investissement ( jusqu'à un tiers du coût total d'un projet, pendant dix ans; le canton s'engage à prendre en charge la moitié de la perte sur cautionnement; la banque prêteuse consent une réduction d'intérêts, équivalente à un quart du taux usuel du marché ) ;
de contributions au service de l'intérêt, pour des cré- dits d'investissement (sur un tiers au plus du coût total d'un projet, et pendant six ans au maximum; la Confédéra- tion, le canton et la banque prêteuse couvrent chacun un quart de cette charge financière) ;
d'allégements fiscaux sur l'impôt fédéral direct (ils s'ajoutent au cautionnement ou à la contribution au service de l'intérêt; ils peuvent être consentis pendant dix ans au
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1
plus, mais à la condition que le canton accorde des avantages similaires).
En encourageant des projets d'innovation ainsi que l'implantation d'entreprises, l'arrêté fédéral se distin- guait nettement dans son orientation du cautionnement en faveur des arts et métiers. Ce dernier est destiné de ma- nière générale à assurer l'accès . à des crédits d'investissement et d'exploitation traditionnels et ne peut garantir qu'un montant limité (au maximum 150 000 francs; 500 000 francs dans les régions de montagne) dans chaque cas.
En 1984, l'arrêté fédéral a été révisé. A cette occasion, l'aide financière a été étendue aux services d'information en matière d'innovation. La Confédération a pu ainsi verser des contributions à des organes régionaux pour des services d'information, d'entremise et de conseil, jusqu'à un tiers du coût non couvert, et pour autant que le canton en assume également un tiers.
L'arrêté fédéral s'est appliqué notamment aux régions hor- logères de l'arc jurassien ainsi qu'à certaines autres ré- gions monostructurées dans lesquelles l'industrie textile ou la construction de machines constituaient la branche principale (voir carte en annexe). Dans leur ensemble, les régions ainsi couvertes par l'arrêté représentent quelque 11 pour cent des emplois et de la population résidante de la Suisse.
122 Efficacité et mode d'application de l'arrêté fédéral
Jusqu'à la fin février 1994, 531 projets de l'économie privée ont été soutenus grâce à l'arrêté, représentant un investissement total de quelque 2,5 milliards de francs (cf. annexe). 497 cas ont fait l'objet d'un cautionnement.
366
:
Au total, les engagements à ce titre ont représenté une . somme de 533 millions de francs.
492 projets ont bénéficié d'une contribution au service de l'intérêt. Les engagements actuels de la Confédération, à cette fin, se montent à quelque 45 millions de francs, dont un peu plus de la moitié a déjà été versée.
Pour 184 dossiers - des implantations et des créations d'entreprises, en majorité - des allégements au titre de l'impôt fédéral direct ont été consentis.
Les projets ayant bénéficie d'aides financières portent pour un quart environ sur de nouvelles implantations de provenance étrangère et pour un cinquième sur des créations d'entreprises indigènes (jeunes entreprises). Pour le reste (et cela représente une bonne moitié des dossiers), il s'agit de projets d'innovation et de diversification d'entreprises locales. Les petites et les moyennes entre- prises dominent très nettement, puisque 90 pour cent des bénéficiaires occupaient moins de 100 personnes. L'analyse montre par ailleurs que les projets soutenus se répartis- sent entre de nombreuses branches économiques. Constatons, par exemple, la forte représentation des branches "électronique/électrotechnique", "construction de machines et d'appareils", "métallurgie", "mécanique de précision/ optique" et "matières plastiques". Cela prouve que l'on investit dans des productions d'avenir.
Il convient de signaler que seuls trois pour cent des pro- jets soutenus emanent de la branche horlogere. Voilà qui dément une crainte exprimée à l'époque, à savoir que l'arrêté aurait pu favoriser le maintien des structures dans l'industrie horlogère.
L'examen des requêtes déposées et des rapports des banques accompagnant le projet montre que les projets soutenus ont
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permis d'offrir quelque 9'000 à 11'000 nouveaux emplois et qu'un grand nombre de postes existants ont pu être redéfi- nis et sauvegardés. Ce chiffre correspond à peu près à la perte nette d'emplois que les régions bénéficiaires avaient dû subir lors des récessions de 1975 et de 1982, si l'on se fonde sur le recensement des entreprises.
En outre, l'arrêté fédéral a agi comme un stimulant sur les régions et les entreprises concernées et les a incitées à entreprendre énergiquement un renouvellement des structures tout en procédant à des changements d'objectifs. Ce n'est que dans la deuxième moitié des années 80, lorsque l'on a constaté que la main-d'oeuvre se raréfiait et que les im- meubles appropriés venaient à manquer, que le volume des requêtes s'est réduit pour passer de 65 demandes lors de l'année record 1986 à 29 demandes en 1990. Depuis lors, .l'augmentation des taux d'intérêts, les perspectives conjoncturelles vagues et les incertitudes en rapport avec le verdict sur l'Espace économique européen ont consi- dérablement contribué à freiner les investissements, dans le cadre de l'arrêté fédéral également. Le nombre des re- quêtes a par contre fortement augmenté dans les mois qui ont précédé l'expiration de l'arrêté.
Depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté fédéral en 1979 jusqu'à la fin de 1993, 70 pertes sur cautionnement ont été enregistrées, soit le 13 pour cent des projets soutenus. Pour la Confédération, les pertes afférentes ont représenté 25, 0 millions de francs et une charge du même ordre est re- venue aux cantons. Quant au risque encouru, il s'est avéré nettement plus élevé dans les cas de jeunes entreprises in- digènes et d'implantations étrangères.
Au titre des "contributions aux coûts d'exploitation de services d'information en matière d'innovation", neuf ins- titutions dans sept cantons ont bénéficié de subsides pour la part non couverte du coût résultant de prestations
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:
d'information, d'entremise et de conseil. Jusqu'à la fin de 1993, 3,2 millions de francs au total ont été versés à cet effet. Le cercle des bénéficiaires s'est révélé très hétérogène, si l'on se réfère aux ressources dont disposent les services concernés, à leur taille, à leur structure et à leurs activités. Selon les institutions, les contributions annuelles fournies ont varie entre 7000 et 250'000 francs.
123 Evaluation de l'arrêté
Fin 1991, l'OFIAMT a souhaité être renseigné quant à l'efficacité des aides financières et des allégements fis- caux accordés en vertu de l'arrêté fédéral. A cette fin, il a confié un mandat d'enquête à la CEAT (Communauté d'études pour l'aménagement du territoire), rattachée à l'EPFL. Pour les besoins de l'analyse, l'OFIAMT a mis à la disposition du mandataire les documents statistiques appropriés. L'étude 1) s'est appuyée, en plus, sur un sondage écrit effectué auprès de 100 entreprises sélectionnées, de même que sur ,40 entretiens intensifs avec des dirigeants de sociétés, des représentants de banques et des responsables cantonaux de la promotion économique. Voici un aperçu des conclusions de cette étude :
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1
i
déclenché directement ou indirectement la réalisation d'autres projets des entreprises.
124 Allegements fiscaux et retour fiscal
Une analyse des allégements fiscaux a été menée en commun par l'OFIAMT et l'Administration federale des contribu- tions. Sur les 154 décisions avec allégements fiscaux prises jusqu'à la fin de 1992, 32 portaient sur la constitution facilitée de réserves, et correspondaient à un report de l'impôt dans le temps. Environ 80 pour cent des exonérations ont été accordées à des sociétés en provenance de l'étranger, le solde des bénéficiaires étant des nouvelles entreprises suisses. L'examen détaillé des données fiscales d'un echantillon de 26 sociétés bénéficiant d'exonérations permet de conclure que les allégements au titre de l'impôt fédéral direct se situent
.
370
€ entre un et trois millions de francs par année1), le résultat pouvant fortement varier en fonction de quelques entreprises qui font des bénéfices importants.
Ces montants ne peuvent pas être considérés comme une perte pour la caisse fédérale pour trois raisons principales:
on peut considérer qu'une partie des projets en prove- nance de l'étranger se seraient implantés dans d'autres pays en l'absence d'une aide financière; .
en l'absence d'exonération, certains bénéfices importants apparaîtraient ailleurs qu'en Suisse;
les exonérations sont surtout partielles et limitées dans le temps, si bien que les sociétés paient également des impôts. De plus, les entreprises font des investissements et versent des salaires qui alimentent à leur tour les re- cettes fiscales.
Il est difficile d'estimer ce "retour fiscal" pour la Confédération. On peut notamment supposer que les investis- sements réalisés dans le cadre de projets soutenus par l'arrêté (coûts totaux: 2,5 mia. de fr. ) ont été frappés par l'ICHA, ce qui représenterait des recettes de nettement plus de 100 millions de francs, sans parler des droits de timbre.
Une. étude récente2) réalisée par l'Université de Neuchâtel sur mandat du Conseil d'Etat a chiffré ces différents élé- ments. Il apparaît ainsi que les entreprises qui se sont implantées dans le canton de Neuchâtel sont à l'origine
Les 1 à 3 millions sont des recettes brutes, une part importante de l'IFD étant versée ensuite au canton.
C. Jeanrenaud et S. Forster, "La promotion économique neuchâteloise. Bilan et perspectives". IRER Université de Neuchâtel, novembre 1993
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!
d'une augmentation du revenu cantonal d'environ 300 mil- lions de francs. Les impôts prélevés sur les personnes phy- siques employées par ces sociétés sont estimés à plus de 20 millions de francs pour les impôts communaux et cantonaux et à environ 3 millions pour l'IFD. Si on tient compte en- core des impôts payés par les sociétés, on peut en déduire avec les auteurs de cette étude que le "retour fiscal" de ce genre de promotion est important et dépasse largement les coûts de telles mesures.
125 Evolution socio-démographique dans les régions béné- ficiaires
Quatorze régions ont été mises au bénéfice de l'arrêté fé- déral par les décisions du DFEP des 9 mai et 13 août 1979, et du 14 mars 19801). L'évolution démographique et écono- mique reflète les difficultés rencontrées dans la deuxième moitié des années 70. Ainsi, la population a reculé dans 11 des 14 régions bénéficiaires entre 1970 et 1980. La situation s'est redressée au cours de la décennie suivante, la progression restant toutefois en deçà de celle enregis- trée dans le reste de la Suisse. De 1970 à 1990, le poids des régions bénéficiaires est ainsi passé de 12,1 à 11,0 pour cent de la population suisse.
372
-.
Evolution de la population résidante
Tableau 1
1970-80 en %
1980-90 en %
Régions bénéficiaires1)
5,2
Régions de montagne 2)
1,6
7,4
Reste de la Suisse (sans régions LIM et AF)
2,6
7,8
Suisse total
1,5
8,0
Source: OFS, Recensements de la population (STATINF)
L'évolution de l'emploi a été plus contrastée lorsqu'on examine la période délimitée par les recensements des en- treprises de 1975 et 1985. Globalement l'emploi a reculé de 2,7 pour cent (environ 8'000 emplois à plein temps) pendant cette période, alors qu'il augmentait de plus de 10 pour cent dans le reste de la Suisse. Bien que les régions béné- ficiaires aient vu l'emploi à plein temps progresser de plus de 15000 personnes, soit 5,6 pour cent, entre 1985 et 1991, cette augmentation reste globalement inférieure à ce qui a été observé dans le reste de la Suisse et plus parti- culièrement dans les autres regions de montagne. 3) Plu- sieurs régions dont l'économie est menacée (voir annexe) enregistrent toutefois des taux de croissance dépassant 10 pour cent (Morat, le canton du Jura et la Vallée de Joux ) , tandis que l'emploi a continué de reculer dans le Glarner Hinterland.
Sans £ les 4 communes (Ortsgemeinden) thurgoviennes d'Andwil, Happerswil-Buch, Riedt et Schocherswil
Sur la base du recensement de 1990, les régions bénéfi- ciaires de l'AF représentent 11,0 % de la population suisse. La moitié (soit 5,5 % du total) appartient également aux régions de montagne, au sens de la loi fédérale sur l'aide aux régions de montagne (LIM). Les régions LIM représentent quant à elles 23,5 % de la population suisse, soit 18,0 %, sans la partie
bénéficiant de l'AF.
25 Feuille fédérale. 146e année. Vol. III
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Evolution de l'emploi et taux de chômage
Tableau 2
Emplois non agricoles à plein temps
1975-85
1985-91
en %
taux de chômage moyen 1991-93 en %
Régions bénéficiaires
5,6
3,4
Régions de montagne
9,0
7,6
2,7
Reste de la Suisse
10,2
7,8
2,7
Suisse total
9,3
7,8
2,7
Source: OFS, Recensements des entreprises (STATINF); OFIAMT
Un taux de chômage élevé est également une des caractéris- tiques des régions bénéficiaires, comme l'indique la moyenne calculée sur la période de trois années 1991-1993. Ce phénomène, qui voit les régions industrielles tradition- nelles souffrir davantage de la récession, se double d'une disparité entre les régions linguistiques, les sept régions alémaniques bénéficiaires enregistrant des taux de chômage en général inférieurs. Ce taux moyen, qui tient compte éga- lement d'une année où le chômage était faible (1991), dé- passe 4,0 pour cent à Neuchâtel et dans le Nord Vaudois; il s'établit même à 5,7 pour cent pour la région tessinoise de Biasca.
Si le chômage est supérieur à la moyenne dans les régions bénéficiaires, l'évolution récente se caractérise par une modification de la répartition géographique: c'est à l'extérieur du périmètre des régions monostructurées qu'on enregistre les taux de chômage les plus élevés de Suisse (Bas-Valais, certaines parties du canton de Vaud, Genève, le Tessin) .
Finalement, on peut conclure de cette brève analyse que les régions bénéficiaires de l'arrêté fédéral ont. pu en partie
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redresser la situation. Leur structures ne sont toutefois pas consolidées et des problèmes importants subsistent. Ces régions ont pu profiter de la haute conjoncture des années 80 et du développement du secteur des services, qui s'est fait à peu près au même rythme que dans le reste de la Suisse. Le secteur industriel a par contre reculé davantage qu'en Suisse. C'est dans ce contexte qu'il faut replacer l'impulsion donnée par l'arrêté fédéral: en soutenant des projets innovateurs et créateurs d'emplois, il a contribué à restructurer un secteur vital pour ces régions.
13 Problèmes régionaux et politique régionale en Suisse
131 Les instruments actuels de la politique régionale
Cette loi est au centre de la politique régionale au sens le plus étroit du terme. Elle est basée sur la "conception globale du développement économique des ré- gions de montagne" du début des années 70, laquelle dia- gnostiquait un retard général dans le développement des régions de montagne. Le principal postulat consiste dans l'amélioration des conditions d'implantation pour les en- treprises et les ménages privés. La Confédération parti- cipe au financement résiduel du développement infrastruc- turel en accordant des prêts favorables et des contribu- tions au service de l'intérêt. A ce jour, la LIM a permis d'encourager quelque 5000 projets représentant un coût total de plus de 11 milliards de francs.
C'est également en se fondant sur la LIM que l'on a créé les structures institutionnelles propres aux régions de
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montagne (54 régions, programmes de développement regio- naux, secrétariats régionaux) .
La LIM est complétée par deux mesures d'accompagnement :
Cette loi facilite dans les régions de montagne l'accès des petites et moyennes entreprises performantes et innovatrices aux prêts de capitaux à moyen et long terme. La Coopérative suisse de cautionnement pour les arts et métiers en assume l'exécution en collaboration avec l'OFIAMT. Un cautionnement ne peut pas dépasser 500'000 francs. En cas de perte, la Confédération prend en charge 90 pour cent des pertes.
Jusqu'ici, quelque 800 cautionnements ont pu être oc- troyes. La somme de tous les cautionnements engagés s'élève à 281 millions de francs.
Cette loi, qui a été adaptée en 1974 à la conception glo- bale du développement économique des régions de montagne, permet d'octroyer des aides financières à la modernisa- tion d'hôtels, à la construction de nouveaux hôtels et à l'équipement des stations de villégiature. Les instru- ments dont elle dispose sont des cautionnements, des prêts et des contributions au service de l'intérêt. Le champ d'application géographique couvre les régions de montagne, mais aussi celles des lacs. La Société suisse de crédit hôtelier (SCH) assume l'exécution de la LCH en collaboration avec l'OFIAMT.
376
La LCH a permis jusqu'à maintenant de soutenir environ 1300 projets représentant un volume d'investissements de plus de 3,5 milliards de francs.
Cet arrêté fédéral a été adopté en 1978 en considération du fait que les autres instruments de la politique régio- nale ne suffisaient pas à maîtriser les graves problèmes structurels qui se posaient dans l'arc jurassien (régions horlogères). Echu à la fin février 1994, il a permis l'encouragement de 531 projets (innovations, diversifica- tions, nouvelles implantations, créations de nouvelles entreprises) induisant la créations de plus de 11'000 em- plois.
.
132 Réorientation de la politique régionale
Au cours de ces dernières années, différents milieux, considérant l'évolution économique générale et craignant des effets négatifs de l'instauration du marché unique eu- ropéen pour les régions économiquement faibles de notre pays, ont réclamé une réorientation de la politique régio- nale de la Confédération. Depuis le début de la nouvelle période législative, ce thème a fait l'objet de plusieurs interventions parlementaires. Dans son rapport sur le pro- gramme de la législature 1991-1995, le Conseil fédéral a envisagé un réexamen général des instruments directs de la politique régionale de la Confédération.
La nécessité d'agir tient pour l'essentiel aux raisons sui- vantes :
377
Divers domaines de la politique fédérale placent les ré- gions face à de nouveaux défis : la nouvelle politique agricole, la réforme de l'armée, les mesures visant à augmenter l'efficacité des CFF et des PTT, de même que les efforts visant à moderniser l'économie de marché exi- gent des adaptations qui mettent à rude épreuve, en particulier, les régions de montagne, les zones rurales et les régions périphériques.
La panoplie des instruments disponibles correspond aux conditions de développement qui régnaient dans les années 60 et 70. La transformation des conditions économiques générales et des structures régionales qui est advenue depuis lors exige une adaptation des mesures.
Conjointement avec la Commission consultative pour le déve- loppement économique régional et avec la participation des organes compétents au niveau cantonal et regional, l'administration est en train d'élaborer des propositions en vue
de réviser la loi fédérale sur l'aide en matière d'investissements dans les régions de montagne (LIM) ,
de promouvoir la collaboration transfrontalière entre les cantons et les régions étrangères voisines,
de soutenir la mutation structurelle dans les zones rurales au moyen de programmes d'impulsion interdisciplinaires de durée limitée,
378
grandes régions (intercantonales) avec des points forts de développement,
En ce qui concerne cette dernière mesure, on dispose d'une base qui est un rapport de la Commission de gestion du Conseil national au Conseil fédéral, intitulé "Evaluation de la coordination des politiques de la Confédération ayant des effets régionaux", et qui contient de nombreuses recom- mandations.
133 Les effets régionaux des autres domaines politiques de la Confédération
133.1 Péréquation financière
La péréquation financière actuelle de la Confédération vise à permettre aux cantons d'accomplir leurs tâches sans que. leurs citoyens soient charges d'impôts de manière exces- sive. Cette péréquation prend trois formes :
l'échelonnement des subventions et des remboursements de la Confédération aux cantons d'après leur capacité finan- cière,
la répartition nuancée des quotes-parts des cantons aux recettes fédérales (impôt fédéral direct, impôt anti- cipé),
la prise en compte de la capacité financière pour le cal- cul des contributions des cantons aux oeuvres sociales de la Confederation (AVS/AI/allocations familiales dans l'agriculture) .
379
1
La péréquation financière vise à réduire les disparités entre les cantons. Toutefois, la complexité des relations financières entre les différentes collectivités rend ce mé- canisme peu transparent. Les évaluations faites pour la fin des années 80 montrent que, par habitant, les cantons faibles reçoivent 2,5 à 3 fois plus que les cantons à forte capacité financière. En 1988, les effets de redistribution ont porté sur 1,3 milliard de francs, ce qui représentait 2,5 pour cent des budgets globaux des cantons et des communes. Cette proportion dépassait toutefois la barre des 10 pour cent pour les trois cantons ayant le plus faible indice de capacité financière.
Les cantons ont fait des propositions pour simplifier et améliorer le système actuel dans la perspective de redonner davantage d'autonomie aux cantons. Ces propositions sont actuellement à l'étude. Le Conseil fédéral devrait se prononcer sur l'opportunité d'une révision et son ampleur vers le milieu de 1994.
133.2 La politique agricole
La Confédération prend depuis de nombreuses années des me- sures, essentiellement sous la forme de paiements directs, en faveur de l'agriculture des régions défavorisés. Ces me- sures sont fondées notamment sur l'article 2 de la loi sur l'agriculture en vertu de laquelle l'Etat est tenu de prendre particulièrement en considération les conditions difficiles de production et de vie dans les régions de mon- tagne. Les montants alloués par la Confédération en faveur de ces régions atteignent plus d'un milliard de francs, soit environ 40 pour cent des dépenses annuelles en faveur de l'agriculture. Cette aide importante est en outre complétée par les mesures de soutien accordées par les cantons, qui portent notamment sur l'amélioration des bases de production.
380
!
Une étude montre que, dans la zone de montagne, ces flux financiers sont beaucoup plus importants que les aides au titre de la politique régionale. La politique agricole sera cependant moins en mesure, à l'avenir, d'assurer la viabilité économique et sociale des régions défavorisées ayant des structures fragiles. Il sera par conséquent im- portant de mettre davantage l'accent sur une politique de développement rural intégré qui soit à même de créer des emplois dans des secteurs autres que l'agriculture. Cette approche intégrée se justifie également en raison de l'évolution du contexte international. En effet, l'achèvement du marché intérieur de la Communauté ainsi que les résultats de l'Uruguay Round du GATT vont vraisembla- blement entraîner une intensification de la concurrence et un renforcement du processus de concentration spatial.
133.3 Politique en matière de technologie
Le principal apport de la politique en matière de technolo- gie à la réalisation d'objectifs de politique régionale consiste en un renforcement des régions par la constitution et la consolidation de réseaux régionaux. Le but est de générer et de faire diffuser des connaissances et du sa- voir-faire par une coopération thématique entre les écoles à tous les niveaux, les entreprises, les associations et les autorités, ainsi que les établissements de recherche et les technoparcs réunis en associations régionales. La politique apporte son soutien en créant des centres technologiques dynamiques comme points de cristallisation régionaux. Il est prévu de développer de tels centres régionaux avec leur réseaux de partenaires.
133.4 Achats et soumissions
Les achats et les constructions de la Confédération ne res- tent pas sans effets régionaux, bien entendu, et sont
381
.
i
:
continuellement l'objet de discussions politiques. Ainsi, il a été signalé l'an passé dans une interpellation Comby (93.3283) que, selon la statistique des acquisitions pour 1992, seulement. 8,2 pour cent des achats totaux de la Confédération de 9,1 milliards de francs ont été effectués dans les cantons de langue française, bien que ceux-ci re- présentent plus de 20 pour cent de la population suisse.
Mis à part le fait que la portée de cette statistique des acquisitions est limitée (elle n'enregistre que les paie- ments liés à la commande; leur transmission à des sous- traitants n'est par exemple pas considérée), il faut remar- quer les éléments suivants: les services d'achat de la Confédération sont tenus d'effectuer leurs achats en res- pectant les règles de la concurrence. Selon les disposi- tions de l'ordonnance sur les achats, la meilleure relation qualité/prix est déterminante pour l'octroi d'une commande. Les préoccupations de politique régionale ne peuvent pas être placées au premier rang lors de la passation des com- mandes. La Commission des cartels parvient aux mêmes conclusions et se prononce de manière conséquente pour le principe de la concurrence dans ses recommandations à la Confédération, aux cantons et aux communes en matière d'achats (2/1988) .
Selon les directives du 26 novembre 1986 en matière de co- ordination des activités de la Confédération dans le do- maine de la politique régionale, les organes compétents en matière de soumission et d'achat doivent toutefois tenir compte de la signification économique régionale des achats et des soumissions, dans les limites des prescriptions ap- plicables. Ils doivent ainsi veiller à ce que les entreprises des zones périphériques aient connaissance des projets d'achat et aient ainsi davantage de possibilités de présenter des offres.
382
133.5 Emplois de la Confédération
La Confédération a aussi un poids économiquement très im- portant en tant qu'employeur. Ensemble, tous les établisse- ments de la Confédération (administration civile, DMF, PTT et CFF) occupent selon le recensement des entreprises de 1991 138'923 personnes, soit 4,8 pour cent des actifs non agricoles en Suisse. La répartition des emplois de la Confédération dans notre pays est très diversifiée. Les parts cantonales varient entre 17,8 pour cent dans le canton d'Uri et 1,2 pour cent dans le canton d'Appenzell Rhodes extérieurs.
Les efforts de réorganisation et de rationalisation qui ont débuté en particulier dans le domaine militaire ainsi que le mandat de prestations et la transformation planifiée des CFF et des PTT en entreprises orientées vers le marché tou- chent les divers cantons de manière différente.
En comparaison, des donnés précises sont disponibles en ce qui concerne les emplois du secteur militaire. Une suppression d'environ 1800 postes (800 au DMF et 1000 dans les fabriques d'armement) est réalisée pendant la période 1992-1995 dans le cadre de la réorganisation DMF 95. 1200 autres postes doivent disparaître à moyen terme, jusqu'à la fin de la décennie.
Ce sont le canton d'Uri et la région de Thoune-Innerport qui sont les plus touchés par les suppressions à court terme, et dans une mesure moindre Unterwald-le-Bas et l'Oberland bernois oriental. Dans le canton d'Uri, 11,0 pour cent des personnes occupées hors de l'agriculture tra- vaillent dans le secteur militaire; 1,9 pour cent de tous les emplois du canton disparaissent par cette réduction. Dans la région de Thoune-Innerport, 9,9 pour cent des personnes occupees dans les secteurs secondaire et
383
!
tertiaire sont employées dans le domaine militaire, la ré- duction à court terme représente 1,5 pour cent de tous les postes.
La Confédération ne fait pas que supprimer des places de travail, elle crée aussi de nouvelles possibilités d'emploi dans le cadre de grands projets. Ainsi, un besoin important en main-d'oeuvre découle de la réalisation des NLFA. Selon le message du 23 mai 1990 sur l'arrêté concernant le tran- sit alpin, il faut fournir entre 40'000 et 50'000 années de travail/homme sur les chantiers des deux transversales al- pines; de ces travaux de construction, 40 pour cent iront au Tessin, entre 15 et 20 pour cent au canton d'Uri et res- pectivement entre 10 et 15 pour cent aux cantons de Schwyz, des Grisons, de Berne et du Valais. L'effet total sur l'emploi devrait atteindre un ordre de grandeur du double.
14 Politique régionale et aides publiques à l'étranger
Considérons les actions régionales de trois pays européens voisins:
384
primes à l'investissement: 12 à 18 pour cent de l'investissement (nouveaux Länder 15 à 23 pour cent),
contributions spéciales pour place de travail de haute qualité : 20'000 DM par emplois (nouveaux Länder 25'000 DM),
cautionnements jusqu'à 20 millions de DM (garantie : moitié le gouvernement fédéral, moitié les Länder) .
A côté de telles mesures, on trouve de nombreux autres pro- grammes qui s'adressent notamment aux PME, sans qu'il y ait de séparation claire avec la politique régionale.
385
Comme le montrent ces quelques exemples, les politiques ré- gionales des autres pays européens sont multiformes et vont beaucoup plus loin que ce qu'entreprend la Suisse dans ce domaine.
Cette complexité de la politique régionale et son imbrica- tion avec d'autres politiques sectorielles rend la compa- raison délicate. Une des rares études disponibles au niveau international1) montre que le plafond des aides aux entre- prises varie entre 18 et 75 pour cent des investissements soutenus. Si on se réfère au taux moyen effectivement ap- pliqué, on obtient des chiffres plus modestes, qui varient toutefois entre 7 et 75 pour cent de l'investissement. En comparaison, rappelons que l'équivalent subvention repré- senté par le cautionnement dans le cadre de l'ancien arrêté s'établit à environ 2 pour cent2).
Voir J. Bachtler et R. Michie, The Restructuring of Re- gional Policy in the European Community, Regional Stu- dies, vol. 27 No 8, 1993, p. 719 à 725
Voir P. Saurer, Les subventions dans la perspective de l'EEE, La Vie économique, No 7, 1992 p. 25 à 30
386
1
Principales subventions régionales aux entreprises (en pour cent de l'investissement)
Tableau 3
1992 Plafond en %
1990 taux moyen effectif en %
Allemagne (Ouest)
18
7,9
Belgique
20
8,3
Danemark
25
n.d.
Espagne
75
21,9
France
25
7,6
Grande Bretagne
30
14,0
Grèce
55
42,9
Irlande
60
28,4
Italie
56
31,0
Luxembourg
25
18,5
Pays-Bas
20
10,1
Portugal
75
n.d.
Source: Bachtler et Michie 1993
La modestie des aides publiques dans notre pays est aussi vérifiée lorsqu'on examine les relevés des institutions eu- ropéennes: en ce qui concerne l'aide à l'industrie, la Suisse se classe au dernier rang des pays européens, quel que soit l'indicateur choisi :
387
Aides publiques à l'industrie en écus par personne employée (moyenne 1988-1990) 1)
Tableau 4
Suisse
Islande Autriche
Finlande
Royaume-Uni
Suède
Danemark
Portugal
Espagne
Allemagne
Luxembourg
Pays-Bas
France Grèce
Norvège
Belgique
Irlande
Italie
0
500
1000
1500
2000
2500 ECUS
Sources : AELE, CE
Ces statistiques recouvrent l'ensemble des aides publiques accordées à l'industrie, mais ne comptabilisent pas les subventions versées aux collectivités publiques (exemple : LIM). Pour la Suisse, la part de la politique régionale ne dépasse pas 20 pour cent, le poste le plus important étant représenté par le soutien à la recherche appliquée.
Commission des Communautés européennes, Troisième rap- port sur les aides d'Etat dans le secteur des produits manufacturés et certains autres secteurs dans la Commu- nauté européenne, Bruxelles, 1992
Secrétariat AELE, State Aid in EFTA in 1991, Sixth An- nual Report, Genève, 1992
388
15 Interventions parlementaires, propositions et prises de position
151 Traitement des interventions parlementaires
La prorogation et la revision de l'arrêté federal insti- tuant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée figurent dans diverses interventions parlementaires dont le classement est proposé.
Ainsi, le postulat Bundi, adopté en 1988 (87.980. Régions économiquement menacées), proposait déjà une extension du champ d'application géographique de l'arrêté à d'autres ré- gions périphériques. La motion Matthey, déposée en automne 1991 (91.3314. Aide aux régions économiquement menacées, prorogation de l'arrêté fédéral du 6 oct. 1978), demandait une reconduction du dispositif en vigueur et, le cas échéant, son adaptation. Tout en formulant certaines ré- serves sur le plan financier, le Conseil fédéral s'est dé- clare disposé à accepter cette motion. Les deux Conseils l'ont par la suite adoptée. Les postulats Zwahlen (92.3545. Extension du champ d'application à toute la Suisse romande ainsi qu'au Tessin) et Maître (92.3549. Adaptation des cri- tères), transmis en mars 1993 demandent une extension et une adaptation de l'arrêté fédéral. Le présent projet ré- pond largement à ces différentes interventions, bien que les possibilités d'étendre les aides directes aux entre- prises restent limitées.
Le présent projet de révision offre une réponse - du moins pour certains points ou pour certaines régions - à diverses autres interventions parlementaires: postulat Caccia (90.595. Reconversion de certaines PME) ; à l'interpellation Etique (91.3420. Conjoncture économique); à la question or- dinaire urgente Deiss (92.1002. Mesures tendant à combattre le chômage); à la motion du groupe socialiste (92.3063.
26 Feuille fédérale. 146e année. Vol. III
389
Pour améliorer l'assurance-chômage, sauvegarder l'emploi et promouvoir la place industrielle suisse) ; et à d'autres in- terventions également en rapport avec le développement éco- nomique.
152 Autres propositions et prises de position
Par une lettre du 11 juin 1991, le Conseil d'Etat du canton de Soleure a demandé à la Confédération de poursuivre, en l'adaptant, l'effort de promotion en faveur des régions économiquement menacées. Compte tenu de la situation pré- caire régnant sur le marché de l'emploi, le Département de l'économie publique du canton de Soleure a encore insisté sur l'importance et l'urgence de la demande du gouvernement cantonal, dans une lettre du 6 novembre 1992. Le Conseil- exécutif du canton de Berne souhaite une reconduction des mesures prévues dans l'arrêté fédéral, ainsi qu'une exten- sion du champ d'application de celui-ci aux régions qui doivent compter avec une forte diminution des emplois dans le secteur militaire. Le Conseil communal de Thoune s'est joint à cette requête. Par une lettre du 24 février 1993, le Conseil d'Etat du canton d'Uri demande que ce canton soit également inclus dans' le champ d'application de l'arrêté fédéral à reconduire, attendu qu'il n'est pas en mesure de mener à bien lui-même les processus d'adaptation économique nécessaires. Le Conseil d'Etat du canton de Fribourg suggère, dans sa lettre du 16 mars 1993, d'élargir le champ d'application de l'arrêté fédéral au territoire du canton, ou pour le moins aux régions de montagne et aux régions connaissant un chômage important. Enfin, au vu de la situation économique, les directeurs cantonaux de l'économie publique des cantons de Suisse romande, de Berne et du Tessin, réunis au sein de l'ACCES (Association intercantonale pour la concertation et la coopération économiques), demandent que la Confédération donne son appui à leurs mesures de promotion économique au moyen du nouvel arrêté fédéral visant à renforcer les structures
390
économiques régionales et l'attrait de la place économique suisse.
Au début de 1994, toute une série de cantons, de villes, d'associations regionales et d'autres organisations concernées se sont engagés à nouveau, pour une reconduction à court terme de l'arrêté fédéral arrivant à l'échéance et pour la proposition rapide de mesures de remplacement.
Dans un point de vue de juillet 1991, et sous le titre "Dimensions et scénarios nouveaux pour la politique régio- nale suisse", le Parti démocrate-chrétien constate notam- ment que l'arrêté fédéral représente aujourd'hui "une part importante des efforts généraux de la Confédération et des cantons, consentis dans le but de promouvoir des régions aux structures économiques défavorables .... Face à un envi- ronnement économique qui s'est modifié, il est devenu in- dispensable pour la Confédération de voir comment pour- suivre sa politique de promotion en faveur des petites et des moyennes entreprises". Dans son étude d'août 1991, in- titulée "Emplois dans les régions de montagne", le Parti socialiste propose une révision et une extension de l'arrêté fédéral. Outre une délimitation nouvelle de son champ d'application, il souhaite, en particulier, que soient promus la formation, le perfectionnement et le conseil en matière d'innovation.
Dans son programme du 17 février 1992, intitulé "Pour un soutien aux chômeurs et à l'emploi", l'Union syndicale suisse propose notamment "une application aussi dynamique qu'extensive" des mesures prévues dans l'arrêté fédéral ainsi qu'une reconstitution des moyens financiers à engager à cet effet. La Commission consultative pour la promotion de l'économie régionale demande également, à sa grande ma- jorité, la poursuite sélective et flexible de la promotion de l'innovation et de la diversification, ce qui constitue- rait un complément utile des mesures de revitalisation.
391
Les demandes des milieux politiques sont étayées sur le plan scientifique: ainsi, le Rapport final du Programme na- tional de recherches no 5, "Problèmes régionaux en Suisse", a plaidé "pour un renforcement d'une politique régionale axée sur l'innovation". De son côté, l'OEPR (Société suisse d'études pour l'organisation de l'espace et la politique régionale) souhaite également des mesures de promotion vi- sant une meilleure exploitation des potentiels régionaux en matière d'innovation - voeu qu'elle exprime dans son mani- feste paru en 1992 "A l'heure de l'Europe de 1993: proposi- tions pour une approche stratégique de la politique régio- nale en Suisse".
16 Résultats de la procédure de consultation
161 Aperçu
Suite à la décision du Conseil fédéral du 1er juin 1993, le projet de l'arrêté federal visant à renforcer les structures économiques régionales et l'attrait de la place économique suisse a été soumis pour prise de position aux cantons, aux partis, aux associations économiques ainsi qu'aux autres organisations intéressées dans le cadre de la procédure de consultation. Tous les cantons, huit partis politiques, cinq associations patronales, quatre organisations de salariés et quinze autres organisations se sont prononcés.
51 de ces 58 avis considèrent en principe comme positive la proposition du Conseil fédéral. Sept prises de position rejettent l'arrêté fédéral.
392
Tous les cantons, dont les opinions quant aux mesures par- ticulières divergent partiellement, cinq partis (PDC, PSS, PLS, AdI, PES), l'Union suisse des paysans, quatre organi- sations des salariés (USS, FSE, Union fédérative du person- nel des administrations et des entreprises publiques/UFP, Fédération romande des employés/FRE), ainsi que quinze autres organisations accueillent favorablement le projet.
Trois partis (PRD, UDC, PSA) et quatre associations patro- nales (Vorort, Union centrale des associations patronales suisses/UCAPS, USAM, Association suisse de banquiers/ASB) rejettent en principe l'arrêté.
De nombreuses prises de position soulignent que la prospé- rité et l'attrait de la place économique suisse dépendent notamment de l'amélioration des conditions générales et que les mesures de régénération de l'économie de marché revê- tent une importance déterminante. Toutefois, un grand nombre reconnaissent également que la revitalisation n'offre pas seulement des chances, mais qu'elle peut aussi engendrer des problèmes dans les régions et dans les entreprises, si bien que des instruments complémentaires s'avèrent nécessaires. Au vu de la récession et de ses conséquences, il est particulièrement important de disposer rapidement de ces instruments destinés à renforcer la cohésion nationale. Les opposants au projet, au contraire, jugent de telles mesures d'accompagnement du programme de revitalisation superflues, non prioritaires et allant à l'encontre du but poursuivi.
Plusieurs prises de position rappellent que le présent train de mesures ne touche qu'une partie des problèmes ré- gionaux, qu'il est aussi nécessaire d'activer la ré- orientation de la politique régionale et que la cohérence avec d'autres domaines politiques doit être recherchée.
393
!
L'importance des différents éléments contenus dans l'arrêté fédéral est jugée différemment. Des cantons économiquement plus faibles ou situés à la périphérie regrettent que l'aide directe aux entreprises soit affaiblie par rapport à l'ancien arrêté fédéral; en revanche, d'autres avis ac- cueillent favorablement la revalorisation des instruments interentreprises agissant au niveau national.
En particulier ceux qui sont foncièrement opposés au projet émettent la critique suivante: l'unité de la matière n'est pas respectée; à leur avis, il ne serait pas admissible de régler dans un acte législatif différents éléments dont une partie ont des effets régionaux et l'autre des effets qui touchent l'ensemble de la Suisse.
162 Information et promotion de la place économique suisse
Face à une concurrence étrangère devenue plus rude, 23 can- tons recommandent explicitement une présentation commune avec un engagement renforcé de la Confédération. Treize cantons sont d'avis qu'il serait judicieux de réaliser de telles actions à l'étranger par le biais des services de la Confédération déjà présents à l'étranger. SO, SG, TG et GE se prononcent explicitement en faveur de l'engagement d'agents privés. VD, NE et GE proposent de subventionner les offices cantonaux pour la promotion à l'étranger, ce qui ne serait en aucun cas acceptable pour GL et BS.
Quatre partis (PDC, PSS, PLS, AdI) sont pour la publicité en faveur de la place économique suisse. Le PRD ne se dé- clare pas opposé au principe d'une activité de publicité et d'information, qui devrait toutefois être réalisée par les organisations existantes. L'UDC et le PES s'opposent à la promotion à l'étranger. Le PSA qui juge certes la question . importante, estime que ce n'est pas l'affaire de la Confédération.
394
I
Le Vorort, l'Union centrale des associations patronales et l'Association des banquiers mettent l'accent sur des condi- tions générales plus attractives et refusent la publicité en faveur de la place économique suisse. L'USAM ne consi- dère pas la question comme urgente. Plusieurs organisations de salariés (USS, FSE, FRE) et certaines autres organisa- tions expriment un avis favorable.
163 Services d'information en matière d'innovation
24 cantons et cinq partis (PDC, PSS, PLS, AdI, PES) approuvent le principe du soutien des services de conseil en matière d'innovation. L'UDC est d'avis que les instruments existent déjà. Le PRD tient à ne pas créer de nouvelles structures. Le Vorort considère le conseil en ma- tière d'innovation comme une tâche relevant avant tout de l'économie privée et considère l'instrumentarium existant dans le domaine de la R&D comme suffisant. L'UCAPS, l'USAM et l'ASB refusent aussi ces mesures. Différentes or- ganisations de salariés (USS, FSE, FRE) et d'autres organi- sations sont favorables à ce soutien, tout en soulignant l'importance de la coordination avec d'autres services et d'autres instruments.
164 Information et partenariat européen
Pratiquement, toutes les réponses reçues sont favorables à la participation suisse aux programmes européens en faveur des PME, et plus particulièrement au réseau des Euro Info Centres (EIC) . Quelques cantons demandent que des organisa- tions régionales puissent aussi bénéficier d'un soutien fi- nancier de la Confédération. Diverses prises de position proposent de traiter ce sujet dans le cadre d'un arrêté à part.
395
165
Aides directes aux entreprises
22 cantons se sont déclarés favorablement à la proposition de continuer d'octroyer des aides financières aux entre- prises pour aider les régions dont l'économie est menacée. Cette position favorable est partagée par quatre partis (le PSS, le PDC, le PLS et le PES), de même que par l'USP, par quatre organisations de salariés (l'uss, l'Union fé- dérative, la FSE, la FRE) et par 9 autres organisations qui se sont prononcées à ce sujet. Seuls deux cantons, ZH et NW s'opposent clairement à l'octroi de telles aides. La même opposition est partagée par le PRD et l'UDC ainsi que par quatre associations de l'économie (Vorort, USAM, UCAPS et ASB), qui doutent de l'efficacité des aides octroyées et qui craignent qu'on retarde les ajustements structurels nécessaires et qu'on crée des inégalités de traitement entre les entreprises. L'AdI qualifie ces mesures de problématiques (nicht unproblematisch), avis partagé par AG.
A l'opposé, SO et NE, qui ont bénéficié jusqu'ici de l'arrêté, insistent sur les effets bénéfiques des aides fi- nancières dans le cadre de leurs efforts pour diversifier leurs économies. BE, VD et NE soulignent que ces aides compensent en partie l'absence dans notre pays d'insti- tutions qui financent la création d'entreprises.
Les mêmes positions se retrouvent avec quelques variations en ce qui concerne les différents instruments de cette aide financière.
Ainsi, SZ est le seul canton à s'exprimer contre l'octroi de cautionnements. Par contre, 22 cantons sont favorables à cet instrument. Sept de ces cantons ainsi que le PSS et le PLS demandent de renoncer à la proposition de raccourcir la durée de la caution. Les concessions en matière d'intérêts exigées de la banque prêteuse sont critiquées à diverses
396
i
1
reprises. L'ASB propose que cette contre-partie de la caution soit réglée de cas en cas en fonction des taux du marché, de la solvabilité de la Confédération et des autres possibilités de placement.
L'octroi d'allégements fiscaux au titre de l'impôt fédéral direct est approuvé par 18 cantons. OW et AG s'y opposent; SH se prononce pour une limitation aux nouvelles implanta- tions. L'USS et l'Union fédérative sont opposées pour des raisons de principe à cet instrument, de même que les quatre associations Vorort, USAM, UCAPS et ASB.
Trois cantons (BS, AG et GE) approuvent explicitement l'abandon des contributions à la charge d'intérêt. A l'op- posé, 16 autres cantons, trois partis (PDC, PSS, LPS), ainsi que l'USP, la FRE et cinq autres organisations deman- dent la réintroduction de cet instrument d'aide financière.
En ce qui concerne le champ d'application selon la matière, BE, SO, TG, VD et NE, ainsi que le PSS et le PLS demandent d'élargir les critères de calcul de l'aide financière aux frais de démarrage et de marketing. Il est également pro- pose de soutenir des projets appartenant au secteur des services.
Bien qu'ayant fait l'objet d'un accueil globalement favo- rable, la définition proposé du champ d'application geogra- phique a donné lieu à de nombreux commentaires et sugges- tions. Plusieurs prises de position demandent d'autres cri- tères plus précis ainsi qu'une extension aux régions de montagne, aux campagnes et plus particulièrement aux ré- gions qui ont à souffrir du recul prévu des emplois du DMF et des CFF.
397
166 Aspects financiers
Toute une série de prises de position considèrent que la dotation financière proposée pour les divers instruments suffit à peine ou est insuffisante. Plusieurs réponses de- mandent la réintroduction des contributions à l'intérêt, et font référence à la nécessité de libérer les moyens financiers adéquats.
17 Les grandes lignes des nouvelles mesures
171 Aperçu
Les mesures visant à renforcer les structures économiques régionales et le rayonnement de la Suisse accompagnent et complètent dans une large mesure le programme de renouvellement de l'économie de marché, qui doit insuffler une nouvelle dynamique à la concurrence dans notre pays. Il s'agit de promouvoir la compétitivité des petites et des moyennes entreprises dont les positions protégées perdront dorénavant de leur force et qui seront exposées à une concurrence sans merci. C'est de cette manière et par l'implantation de nouvelles entreprises à vocation expan- sive venues de l'étranger que les structures économiques régionales seront améliorées et renforcées.
Le projet a été nuancé et concrétisé pour tenir compte des remarques formulées lors de la procédure de consultation. Ainsi, ce sont trois arrêtés fédéraux distincts qui sont proposés .
Le premier, l'arrêté en faveur des zones en redéploiement, porte sur l'aide directe aux entreprises. Par souci de li- miter l'action de la Confédération au strict nécessaire, sa durée de validité a été abaissée à cinq ans, au lieu des dix ans prévus dans le précédent projet. Cette variante,
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adoptée notamment au vu des rapports de la Commission de gestion du Conseil national et de l'Organe parlementaire de contrôle de l'administration consacrés à la coordination de la politique régionale, rend possible la mise en place dans de brefs délais de dispositions prenant la relève de l'ancien arrêté tout en laissant la voie ouverte à de nou- velles solutions. Le cercle des zones bénéficiaires sera défini de manière à n'intervenir par une aide subsidiaire que là où c'est vraiment indispensable.
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Cet instrument, qui s'inscrit dans le cadre plus large de la politique régionale de la Confédération, vient appuyer les efforts et soutenir les projets issus de la promotion économique des cantons qui souffrent le plus des difficul- tés économiques. Cette synergie se retrouve en ce qui concerne la publicité à l'étranger en faveur de la place économique suisse, qui fait l'objet du deuxième arrêté. Dans ce domaine également, tous sont concernés, partenaires des secteurs publics et privés ainsi que de l'économie mixte. Il convient d'engager davantage non seulement les représentations officielles suisses à l'étranger, mais éga- lement les chambres de commerce et les organisations pri- vées.
L'information au sujet du marché intérieur européen fait l'objet du troisième arrêté. Il s'agit principalement de consolider l'"Euro Centre Suisse", placé sous la responsa- bilité de l'OSEC et d'Info-Chambres, ainsi que ses services régionaux de contact. Dans l'avant projet, ce volet compre- nait également le soutien aux services régionaux de consultation en matière d'innovation. Compte tenu des importants efforts déjà consentis dans le domaine de la technologie (programmes d'impulsion) et de la formation (création des hautes écoles spécialisées), le Conseil fédéral a décidé de renoncer à cet instrument par nécessité de concentrer ses efforts dans les secteurs les plus prioritaires.
.
399
172 Aides directes aux entreprises
172.1 Respect des principes de l'économie de marché
Les mesures proposées complètent le programme de renouvellement de l'économie de marché, en stimulant l'économie dans certaines régions.
Les critiques selon lesquelles les aides directes aux en- treprises servent à soutenir des secteurs qui sont en train de mourir ne sont pas fondées. De telles mesures sont ac- ceptables sous l'angle du respect des principes de l'économie de marché lorsqu'elles sont un instrument uti- lisé avec réserve dans le cadre de la politique régionale.
Il s'agit bien de donner une impulsion salutaire aux ré- gions qui en ont le plus besoin. La proportionnalité des mesures envisagées est donnée par le bilan de l'ancien ar- rêté : en quinze ans ce sont environ 500 entreprises qui en ont bénéficié, soit un peu plus d'une trentaine par année, chiffre qui est à comparer aux 350'000 établissements et aux 270'000 entreprises privées que compte notre pays. Cela a permis toutefois de créer plus de 10'000 emplois dans ces régions.
Les mesures proposées se caractérisent également par leur caractère subsidiaire, à plusieurs niveaux. La Confédéra- tion n'intervient que sur proposition du canton et unique- ment lorsque celui-ci est prêt à accorder des aides équiva- lentes. La subsidiarité trouve également son expression dans l'instrument du cautionnement. Ce sont en effet les . banques qui doivent évaluer le projet et la garantie des pouvoirs publics n'intervient que lorsque les instruments du financement usuel ont été épuisés. C'est d'ailleurs sur la base de ce même modèle éprouvé que repose le cautionne- ment dans les régions de montagne ainsi que le cautionne-
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ment des arts et métiers, qui voient également la Confédé- ration participer aux pertes dans une mesure importante (90 % dans les régions de montagne, 50 à 60 % dans le reste de la Suisse) .
En comparaison internationale, surtout avec nos principaux concurrents, cet engagement des pouvoirs publics reste très limité (cf. ch. 14). Dans notre pays, c'est l'amélioration des conditions cadre qui est prioritaire.
172.2 Champ d'application à raison du lieu
Au milieu des années 70, il s'agissait de répondre à une menace relativement facile à cerner. D'une part, des branches industrielles entières comme l'horlogerie et, à un degré moindre, les textiles, enregistraient un recul massif de l'emploi et une détérioration rapide de leur position concurrentielle. D'autre part, ces branches étaient forte- ment concentrées dans l'espace et on risquait donc de voir les régions dans lesquelles elles dominaient se vider rapi- dement de leur substance.
Aujourd'hui, la menace économique au niveau régional ne peut plus être appréhendée sur la base de la monostructure : du fait du recul de l'emploi dans les branches concer- nées, quasiment plus aucune région ne remplit le critère fixé dans l'ancien arrêté. La menace économique existe bel et bien, mais ses causes sont devenues multiples et plus difficiles à identifier. Il convient donc de se concentrer sur les conséquences socio-économiques de la réalisation de cette menace pour en fournir une définition. On cherche en premier lieu à lutter contre les pertes d'emplois impor- tantes que l'économie d'une région ne peut pas du tout ou pas assez rapidement compenser par la création d'activités nouvelles. Il ne s'agit pas de venir en aide aux activités qui risquent de disparaître, mais bien de soutenir la créa- tion de nouvelles activités dont la dimension innovatrice
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doit permettre d'élever les capacités de réponse de la ré- gion et de compenser les pertes enregistrées dans les sec- teurs en déclin, raison pour laquelle on a choisi le terme de "zone. en redéploiement". Même si cette dimension innova- trice est d'une grande importance, c'est l'emploi qui à notre avis devrait rester la référence centrale.
A côté de l'ampleur de la menace économique, que l'on peut mesurer par la proportion des emplois qui disparaissent ou qui sont sur le point de disparaître, se pose la question de la mesure du potentiel de réponse de la région. En ef- fet, l'idée est bien de ne pas aider toutes les régions et plus particulièrement celles qui peuvent trouver en el- les-mêmes les capacités d'innover et de compenser ces per- tes. Il s'agit d'aider en priorité les régions périphé- riques, pauvres et aux capacités d'innovation limitées.
Les critères de délimitation des zones pouvant bénéficier des aides financières doivent être à la fois simples et être compatibles avec les principes définis par la CE, qui utilise alternativement le chômage et le revenu comme principaux indicateurs (voir plus loin le ch. 51). Il faut qu'une telle zone atteigne une taille minimale et dépasse ainsi la masse critique. Il n'est par conséquent pas sou- haitable de descendre au niveau micro-régional ou local. La fixation des critères devra également tenir compte des moyens financiers disponibles. Il n'est ainsi pas question de considérer l'ensemble du pays comme une "zone en redéploiement" mais bien plutôt de se limiter aux zones dans lesquelles les besoins sont les plus aigus.
Le critère du chômage reflète la situation du marché du travail. Il s'agit de s'attacher ici aux déséquilibres structurels, tels qu'ils peuvent être mesurés par le taux de chômage sur une période de plusieurs années (trois ans en l'occurrence dans la CE). Cette solution permet d'éliminer les influences conjoncturelles et de se rappro-
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cher de la notion de "chômage structurel". Ce premier volet peut être complété par d'autres indicateurs comme l'évolution de l'emploi et de la population. En effet, les déséquilibres et les pertes d'emplois peuvent se traduire par un phénomène d'émigration et donc ne se refléter que très partiellement dans la statistique du chômage, comme c'est le cas souvent dans les regions périphériques les moins développées.
Malgré les progrès des relevés statistiques fédéraux, qui deviennent plus fréquents, il est difficile d'obtenir rapi- dement une image détaillée de l'évolution de l'emploi au niveau sub-cantonal. Ces statistiques sont également par définition tournées vers le passé. Il appartient donc aux autorités cantonales et régionales d'informer la Confédéra- tion, de préciser et de rendre plausible le risque imminent de pertes d'emplois importantes. Une telle orientation vers l'avenir s'applique également aux cas où des réductions substantielles des emplois de la Confédération (principalement emplois militaires et des régies) sont pla- nifiées et concentrent leurs effets sur quelques régions.
Le second indicateur de la CE, le revenu régional par habitant, peut être utilisé dans deux directions opposées.
D'un
côté,
il
s'agit
d'identifier
les
régions
particulièrement en retard de développement, qui se caractérisent par un niveau de revenu par habitant très bas. A l'opposé, les régions qui enregistrent un revenu moyen élevé sont celles qui disposent d'un potentiel de développement suffisant. Il n'est donc pas indispensable de les faire bénéficier des aides fédérale au processus de restructuration régional.
Cela signifie qu'il n'est pas question à l'heure actuelle d'accorder des aides directes aux entreprises dans les principales agglomérations du pays. Ce volet de l'arrêté fédéral doit continuer de s'adresser en priorité aux ré-
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gions périphériques. Pour ce qui concerne les régions de montagne, on a constaté (voir plus haut, ch. 125) qu'elles ont été en forte progression économique et démographique au cours des dernières décennies. Il ne s'agit toutefois pas d'un ensemble homogène. On peut ainsi envisager de faire bénéficier de l'arrêté celles d'entre elles qui ont un niveau de développement inférieur et qui ne disposent pas d'atouts comme le tourisme. Une telle extension n'entraîne pas avec elle une industrialisation de nos régions alpines et pré-alpines. Le soutien aux infrastructures et les aide financières (cautionnements et contributions à l'intérêt) prévues pour les artisans et les petites entreprises doivent rester les principaux instruments utilisés dans ces régions. Du fait de leurs caractéristiques socio- économiques, ces régions ne peuvent susciter qu'un nombre limité de projets de taille importante et les répercussions financières pour la Confédération ne peuvent donc que rester limitées.
Pour plus de souplesse, les critères chiffres seront fixés dans l'ordonnance d'application, ce qui permettra de tenir compte des informations les plus récentes et des proposi- tions des cantons. Ces critères pourront être adaptés si nécessaire. De toute manière, la validité limitée à cinq ans de l'arrêté est une assurance que des avantages acquis ne seront pas indûment prorogés.
Sur la base des données actuellement disponibles, il est possible d'ébaucher les contours des zones bénéficiaires, qui se modifient passablement par rapport à l'ancien ar- rêté. Le taux de chômage est le premier critère (cf. ar- ticle 2, 1er alinéa, lettre a, du projet d'arrêté en faveur des zones économiques en redéploiement) qui peut être pris en compte. Le taux de chômage moyen pour la période 1991-
404
1993 - on utilise en général une moyenne pluriannuelle pour mesurer ce qu'on appelle "chômage structurel" - calculé pour les 106 régions MS ("Mobilité Spatiale") est présenté par une carte reproduite en annexe. Si on considère les ré- gions ayant un taux dépassant de 45 pour cent la moyenne (critère utilisé par la CE, voir ch. 51), soit 4 pour cent la moyenne nationale étant de 2,7 pour cent, on retrouve une grande partie des cantons du Tessin et du Valais, le canton de Neuchâtel, la région de Bienne ainsi qu'une par- tie du Jura bernois et du canton de Vaud. Un abaissement de cette limite à 10 pour cent au dessus de la moyenne (seuil retenu par le GATT, cf. ch. 52), soit 3 pour cent pour cette période, élargirait les zones concernées au Jura, à Granges SO, à la Mesolcina GR et à une plus grande partie du canton de Vaud.
Les variations de l'emploi, critère retenu à la lettre b du 1er alinéa de l'article 2 de l'arrêté, sont plus difficiles à mesurer à un niveau géographique très désagrégé. Les don- nées des recensement des entreprises 1985 et 1991, qui dé- limitent une période de forte croissance de l'emploi en Suisse (+ 7,8 %), indiquent que quelques régions ont enre- gistré malgré cela un recul de l'emploi. Font partie de cette catégorie les régions de Schanfigg GR, du Glarner- Hinterland, de Bienne/Seeland ainsi que le Val-de-Travers NE.
Le niveau et le potentiel de développement auquel fait ré- férence le 2ème alinéa de l'article 2 de l'arrêté peut être mesuré notamment par le revenu régional, total et par habi- tant. Les quelques données disponibles à ce niveau montrent que les centres des agglomérations (Genève, Lausanne, Bâle et Zurich) ont un revenu supérieur ou très proche de la moyenne, ce qui devrait les exclure de l'aire d'application malgré un taux de chômage supérieur à la moyenne. La combi- naison de ces différents indicateurs montre aussi que cer- taine anciennes régions bénéficiaires, comme
27 Feuille fédérale. 146e année. Vol. III
405
4 .
l'Oberbaselbiet ou le Wynental AG devraient être exlues de l'aire d'application.
172.3 Champ d'application à raison de la matière
Dans ces zones en redéploiement, le soutien direct apporté aux projets d'innovation d'entreprises établies, aux nou- velles implantations et à la création d'entreprises est indispensable pour faire efficacement obstacle à une nouvelle perte de substance économique. Aux problèmes - dé- crits plus haut - que rencontrent de nombreuses PME, et plus particulièrement les jeunes entreprises, pour financer des projets d'innovation (manque fréquent de fonds propres, garanties insuffisantes pour les dépenses immatérielles, banques réticentes, capital-risque faisant défaut ) s'ajoutent des handicaps régionaux auxquels il convient également de remédier: faibles avantages de localisation, réseaux de relations trop faibles, distances géographiques et psychologiques par rapport aux partenaires potentiels, infrastructure de formation précaire, main-d'oeuvre au niveau de qualification peu favorable. Tous ces désavantages sont bien sûr le résultat d'une structure d'activités et de production defavorable. Comme l'a démontré l'évaluation des aides financières, un engagement bien ciblé des instruments financiers peut contribuer de manière décisive à réaliser de véritables sauts innovatifs, plus risqués mais garants de l'avenir.
S'agissant du champ d'application de l'arrêté fédéral à raison de la matière, la promotion des implantations nouvelles et de creations d'entreprises peut être poursuivie, pour autant qu'il s'agit de projets de qualité débouchant
sur des activités intéressantes. De telles entreprises offrent non seulement des emplois mais sont aussi souvent à l'origine d'un transfert technologique qui, une fois consolidé, profite à l'ensemble de la région et renforce ses structures économiques. Dans les cas
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d'implantations, les incitations financières et fiscales peuvent guider de manière décisive le choix du site définitif.
L'aide directe aux entreprises doit dorénavant être cir- conscrite aux cautionnements et aux allegements fiscaux. Les cautionnements sont particulièrement indiqués pour les jeunes entreprises et les petites et moyennes entreprises déjà établies. Les allégements fiscaux sont souvent indis- pensables pour les nouvelles implantations d'entreprises étrangères.
La réduction des intérêts que doivent consentir aujourd'hui les banques (25 % du taux du marché) rend pratiquement beaucoup plus difficile le recours à l'instrument du cau- tionnement. La Confédération ne voulant plus à l'avenir ac- corder elle-même de contributions au service de l'intérêt, il serait peu opportun de demander aux banques un sacrifice en matière d'intérêts en guise de contribution au titre de la solidarité. Par contre, il convient de tenir compte de la qualité du cautionnement fédéral pour fixer un taux d'intérêt conforme aux tendances du marché. Le taux de pla- cement des obligations de la Confédération pour une durée analogue sert de taux de référence comparable, auquel il convient d'ajouter un supplément pour les coûts et dépenses qui sont liés au caractère particulier de l'affaire. Il y a lieu de renoncer à fixer de manière générale le taux d'intérêt, étant donné que d'autres facteurs influencent la formation du taux d'intérêt et que les banques se livrent au jeu de la concurrence.
Il y a lieu par ailleurs de revoir la durée maximale des cautionnements. Un bon projet réussit sa percée en quelques années seulement et ne devrait pas être tributaire d'une caution pendant dix ans. Un raccourcissement des durées souligne le caractère d'aides au démarrage et aux restruc- turations limitées dans le temps, diminue les risques
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d'aide injustifiée et réduit les coûts administratifs de tous les partenaires impliqués. La catégorie des projets "qui revêtent une importance particulière" (art. 5, al. 1bis de l'ancien arrêté) n'a pas été reprise car il n'a jamais été fait usage de cette clause dans la pratique.
173 Information et publicité en faveur de la place économique suisse
L'implantation d'entreprises étrangères en Suisse constitue depuis très longtemps un élément important susceptible de renforcer notre économie nationale. Si l'on considère la rapidité des progrès techniques, la complexité croissante des procédures, les périodes de développement toujours plus longues et les cycles de production toujours plus courts, la globalisation des marchés et la vocation internationale de pans toujours plus importants du secteur de la produc- tion et des services, il est primordial pour un petit pays de recevoir constamment de nouvelles impulsions des écono- mies étrangères. A l'instar des entreprises suisses qui, pour les motifs les plus divers (coûts, disponibilité de ressources, accès aux marchés, considérations d'ordre stra- tégique, etc. ) déplacent en tout ou partie diverses activi- tés de l'entreprise à l'étranger, nous avons besoin que des entreprises étrangères s'installent en Suisse sous la forme qui convient et y développent leurs activités.
A cet égard, il va de soi que l'aspect quantitatif (création de nouveaux emplois) est important; mais il faut accorder encore plus de poids aux éléments d'ordre qualita- tif. L'implantation de nouveaux centres de production ou de nouvelles entreprises de services implique. fréquemment le transfert de technologies et de savoir-faire. Celui qui procède à des investissements directs dans un pays à sa- laires élevés comme la Suisse ne le fait habituellement qu'avec l'aménagement de nouveaux équipements ultra-perfor- mants. Des liaisons plus ou moins étroites avec la maison-
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mère et avec les entreprises partenaires permettent souvent d'accéder immédiatement à un réseau intéressant de relations des plus diverses. Les entreprises étrangères ap- portent généralement, lorsqu'elles s'installent, des pro- duits finis et des relations de marché qui contribuent à maîtriser la phase initiale. Elles atteignent rapidement une envergure leur permettant de se suffire à elles-mêmes.
Les nouvelles implantations offrent également de nouvelles chances à de nombreuses entreprises déjà installées dans la région. De multiples possibilités de collaboration s'offrent à elles: travaux de sous-traitance, étroite co- opération, ouverture de nouveaux marchés. La plupart du temps, les nouvelles entreprises s'intègrent rapidement dans le tissu économique d'une région, le fécondent et le renforcent.
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Un coup d'oeil sur les statistiques des investissements di- rects montre l'importance de ces transactions et également leur évolution. Selon les données de la Banque nationale suisse, les investissements directs réalisés par des étran- gers en Suisse se sont élevés en 1992 à 0,7 milliard de francs, contre 3,7 milliards en 1991. Cette forte baisse est due aux désinvestissements d'entreprises de pays de la CE. Ces entreprises ont retiré 5,5 milliards de francs de leurs filiales suisses, alors qu'elles avaient investi en- core 2,1 milliards de francs en 1991. Des entreprises amé- ricaines ont investi en 1992 0,8 milliard de francs en Suisse, contre 1,3 milliard l'année précédente. En re- vanche, les investissements directs de la Suisse à l'étranger ont atteint 6,9 milliards de francs en 1992, alors qu'ils s'élevaient à 9,4 milliards une année aupara- vant.
·
La concurrence internationale en matière de lieu d'implantation est aujourd'hui extrêmement vive. En l'occurrence, et au contraire de ce que l'on prétend par-
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fois, les pays peu attrayants à d'autres égards ne sont nullement ceux qui se distinguent le plus dans la promotion en matière de lieu d'implantation. Un coup d'oeil dans les revues internationales spécialisées dans l'évaluation des lieux d'implantation ou une visite des pavillons de la Foire de Hanovre consacrés à la promotion économique mon- trent que presque tous les pays redoublent d'efforts pour inciter les entreprises à la recherche d'un lieu d'implantation à s'établir sur leur territoire.
Les pays qui, de par leur niveau de développement écono- mique, leur ouverture internationale et leur taille, sont comparables à la Suisse, pratiquent eux aussi une politique active en matière de lieu d'implantation. Ils sont bien conscients de ce qu'il importe non seulement d'avoir un bon "produit", mais encore de le commercialiser de façon opti- male. Le Danemark, qui (selon le classement du "World Eco- nomic Forum") vient de dépasser notre pays en termes de compétitivité, gère huit bureaux d'investissements dans des grandes villes américaines et européennes ainsi qu'à Tokyo. Quelque trente personnes (environ 10 au Danemark et 20 à l'étranger) sont occupées dans ce "Investment in Denmark Program", placé sous la responsabilité de deux ministères. Le budget annuel s'élève à 4 à 5 millions de francs. Les Pays-Bas occupent environ 40 collaborateurs (sans le personnel de secrétariat) dans la "Netherlands Foreign Investment Agency", dont près de la moitié exercent leur activité dans sept bureaux à l'étranger (trois aux Etats- Unis, trois en Asie du Sud-Est et un en Europe). A cela s'ajoutent des conseillers locaux dans douze pays européens, qui évoluent dans un cadre institutionnel qui diffère d'un Etat à l'autre.
Certains Länder allemands très développés, des régions françaises en plein essor et plusieurs Etats fédéraux amé- ricains sont actifs dans la publicité en matière de lieu d'implantation, de même que le Japon et d'autres pays du
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Sud-Est asiatique. Ils se font remarquer également en Suisse par des séminaires, des annonces et des "direct mai- lings". Il y a deux ans, l'"Invest in France Agency" de la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action ré- gionale (DATAR), rattachée au Ministère de l'aménagement du territoire, a ouvert un bureau à Zurich (le 16e bureau ou- vert à travers le monde), qui fait de la publicité par le biais d'offres attrayantes.
La Suisse ne peut et ne veut pas participer à la concur- rence en matière d'aides publiques. Il s'agit pour elle d'une part d'améliorer les facteurs généraux du lieu d'implantation (but du programme de revitalisation) et, d'autre part, de mieux exploiter les avantages du lieu d'implantation qui ont toujours existé dans de nombreux do- maines. Sa situation centrale, au milieu de régions de croissance spécialisées dans les hautes technologies, le niveau élevé de sa formation et la grande fiabilité de sa main-d'oeuvre, sa stabilité politique et sa paix sociale, son infrastructure sans faille, ses prestations financières et ses autres prestations de services, des taux d'intérêt bas et un taux d'inflation à nouveau à un faible niveau, son imposition encore peu élevée vue dans son ensemble constituent des facteurs qui, si l'on y ajoute la qualité du travail et de l'habitat et les riches possibilités of- fertes en matière de loisirs, peuvent jouer un rôle décisif dans la réalisation de maints projets.
Actuellement, la promotion en faveur du site économique suisse ne s'exerce que ponctuellement et avec des moyens modestes. Les cantons ne disposent en règle générale que de ressources limitées pour agir. Même si plusieurs cantons ont pu mener ces dernières années diverses campagnes conjointement avec l'OFIAMT, force est d'admettre que la dispersion des forces a encore été trop forte. Pour être en mesure de se maintenir dans la concurrence globale, il s'impose en premier lieu de présenter la place économique
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suisse dans son ensemble. Après le non à l'Espace écono- mique européen, cette exigence a gagné encore en impor- tance.
Il s'agira dorénavant encore plus de rassembler les forces et de les coordonner. La publicité doit être ciblée sur les marchés et s'adresser aux intéressés potentiels suscep- tibles de compléter la structure économique suisse de par la qualité de leurs prestations. Il appartient à la Confé- dération d'assurer une large information de base et de coordonner les travaux d'approche générale du marché. En ce qui concerne l'entretien de contacts directs et individuels avec des entreprises potentiellement intéressées par une implantation, ce sont les cantons qui continuent de jouer un rôle majeur.
Au niveau fédéral, les moyens disponibles à l'avenir pour la promotion en matière d'implantation seront également très modestes. Il ne s'agit pas de mettre en place une structure fondamentalement nouvelle, mais plutôt de déve- lopper, dans la mesure du possible, la structure existante et de produire des synergies.
Compte tenu des résultats de la consultation, il convient de donner, pour la promotion en matière d'implantation, la priorité au modèle suivant :
Structure de base à l'étranger
Les représentations diplomatiques de la Suisse à l'étranger (ambassades, consulats généraux, consulats) et d'autres organismes liés à notre pays (Chambres suisses de commerce à l'étranger, Clubs suisses, filiales de l'ONST, etc. ) constituent la structure de base. Elle est complétée par quelques rares agents locaux (voir ci-après) .
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L'intérêt de la Suisse pour les différents pays variant considérablement pour des raisons évidentes, il n'y a pas non plus de définition uniforme des tâches. Il est toute- fois possible de déterminer certaines tâches minimales pour toutes les représentations officielles et pour les organisations partenaires concernées.
Il s'agit de diffuser des informations aux intéressés, de distribuer des documents utiles, de recenser efficacement les contacts et de les transmettre immédiatement au service compétent afin de permettre un enregistrement rapide et professionnel. Pour accomplir ces tâches, il importe d'être bien informé sur la politique actuelle en matière d'implantation et sur les avantages importants accordés dans ce domaine.
Il faut en outre s'interroger sur l'opportunité d'une po- litique plus active en matière d'implantation en fonction du pays et de la situation. L'éventail des instruments potentiels est large et va des activités publicitaires au marketing actif direct pour les intéressés et les groupes d'intéressés importants en passant par la participation à des foires et à des séminaires ainsi que l'organisation de manifestations. Si la structure de base ne peut assumer ses tâches avec les capacités disponibles, il convient alors d'examiner de cas en cas l'utilisation de moyens supplémentaires. Il est envisageable de renforcer tempo- rairement l'effectif du personnel pour des projets et des actions de durée limitée.
Complément par des agents locaux
Un rôle subsidiaire est dévolu aux agents locaux appelés à exercer une activité dans quelques rares pays spécialement choisis. Les agents locaux doivent être des entreprises privées ou des particuliers. Selon que le marketing de base ou un marketing direct ciblé prédomine dans le cahier des
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charges, les tâches sont confiées à des spécialistes en relations publiques ou encore a des conseillers d'entreprises et fiduciaires, qui sont engagés sous contrat avec un mandat clairement défini et de durée limitée. Ces agents locaux seront chargés d'exercer un marketing actif, qui finalement profite aux cantons. Cette tâche ne sera toutefois pas la même partout. Il convient de distinguer deux types essentiels.
Dans certains pays, comme les Etats-Unis, où divers cantons suisses organisent déjà leurs propres campagnes et sont présents par l'intermédiaire de promoteurs, il importe en premier lieu, au moyen d'un marketing de base bien conçu et à large échelle, de susciter l'intérêt pour le site économique suisse, de veiller à la coordination des manifestations. suisses, telles que séminaires et par- ticipation aux foires, et de faciliter la voie aux cantons désireux d'exercer une activité ciblée en matière d'acquisitions.
Il en va un peu autrement sur les marchés dont l'accès est plus difficile et auxquels les cantons n'osent guère s'attaquer (p. ex. Sud-Est asiatique). Là, les agents locaux doivent assumer d'autres fonctions supplémentaires, notamment rechercher les entreprises qui pourraient être particulièrement intéressées par une implantation en Suisse, susciter l'intérêt de ces entreprises pour la Suisse, diffuser les informations et nouer des contacts, enregistrer constamment les activités déployées par les entreprises.
Services centraux d'information et de contact au sein de L'OFIAMT
L'OFIAMT dispose déjà d'un service d'information et de liaison doté du savoir-faire nécessaire, collabore étroite- ment depuis longtemps avec les services cantonaux de pro-
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motion économique et a réalisé avec eux divers projets communs qui ont été couronnés de succès, tels que la participation à des foires, des séminaires pour investisseurs et des publications.
Les tâches essentielles des services de coordination sont les suivantes :
élaborer des documents de base et des moyens publicitaires pour promouvoir la place économique suisse;
informer et former les personnes occupées à la promotion en matière d'implantation;
développer des conceptions globales de promotion et parti- ciper à leur mise en pratique (conjointement avec le réseau de base, les cantons et éventuellement les agents locaux ) ; réaliser des projets qui ne sont pas destinés à des pays déterminés (par exemple campagne d'information dans des publications internationales) ;
diffuser des informations et nouer des contacts entre les investisseurs potentiels et les cantons.
Coordination
Une coordination à divers niveaux est indispensable pour la réalisation du modèle.
Au sein de l'administration fédérale, il importe d'avoir une collaboration étroite entre les services compétents du DFEP et du DFAE. D'entente avec les services compétents du DFAE et de l'OFAEE, l'OFIAMT décide de la réalisation des programmes et des projets (y compris l'engagement d'agents locaux ayant des cahiers des charges spécifiques) .
Un organe de coordination, composé des services fédéraux déjà mentionnés et d'une représentation des délégués can- tonaux, doit accompagner ces activités et participer ac- tivement aux travaux de conception afin que la promotion en
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S
matière d'implantation atteigne un niveau élevé de qualité et d'efficacité.
En ce qui concerne les divers pays, l'ambassade compétente assure la coordination des activités (selon les instructions reçues de Berne); à cet effet, des agents locaux sont intégrés à la structure globale.
Financement
Des moyens financiers supplémentaires ne sont pas neces- saires pour les simples prestations de services fournies par nos représentations à l'étranger (informations, contacts, distribution de documents, etc.). Il convient en revanche de financer les dépenses pour des activités spéciales et, notamment, les frais dus au renforcement temporaire du personnel ainsi qu'à l'engagement d'agents locaux. Les dépenses peuvent varier considérablement en fonction des tâches à accomplir.
174 Information et partenariat européen
La non participation de la Suisse à l'Espace économique eu- ropéen (EEE) ne signifie pas que les entreprises helvé- tiques peuvent maintenant négliger ce qui se passe à Bruxelles et au sein du marché unique, tout au contraire. Partant d'une situation concurrentielle relativement bonne grâce à l'accord de libre échange de 1972 et aux accords complémentaires qui ont suivi, les entreprises suisses ris- quent de voir leur position relative se dégrader, leurs concurrents européens pouvant bénéficier de nombreux avan- tages nouveaux (marchés publics, plus grande mobilité des services, etc.). Même si une solution a pu être trouvée en ce qui concerne les règles d'origine, de nombreuses in- certitudes subsistent en matière de reconnaissance mutuelle des examens techniques et de certificats.
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Il convient donc pour nos entreprises de rester au fait des progrès du marché unique et des nombreuses règles nouvelles que la Communauté ne manquera pas de mettre en place au cours des mois et des années à venir pour faire disparaître encore un peu plus les frontières intérieures du marché commun. Un tel besoin d'information n'existe pas uniquement pour les entreprises exportatrices, il touche également les entreprises actives seulement sur le marché suisse. En ef- fet, la revitalisation de l'économie helvétique ne se fera pas en se coupant encore davantage de l'extérieur, mais au contraire en adoptant des règles, des normes, des procédés communs aux autres pays européens.
Il y a quelques années déjà que la CE a reconnu le rôle im- portant joué par les PME en matière d'emploi, ainsi que les difficultés spécifiques rencontrées par cette catégorie d'entreprises en regard de l'intégration. Du fait de leur taille réduite, les PME ne sont que rarement équipées pour tirer parti des avantages du grand marché. Elles n'ont pas assez de ressources humaines pour collecter et, surtout, analyser les très nombreuses informations en matière de normes, de marché, etc. Elles manquent aussi souvent d'expérience dans le domaine des collaborations internatio- nales.
Sur la base de ce constat, la CE a mis en place des pro- grammes spécifiques en faveur des PME organisés autour de deux axes: d'une part l'information sur les nouvelles règles du jeu du marché unique, d'autre part, l'aide à la recherche de partenaires au-delà des frontières nationales. Le programme le plus important est celui des Euro Info Centres (EIC), précédemment appelés "euroguichets". Il s'agit d'un réseau d'environ 210 . centres régionaux d'information répartis dans l'ensemble de la Communauté.
Progressivement, la CE a ouvert certains de ses programmes aux pays de l'AELE et de l'Europe de l'Est. La Suisse a
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ainsi accès depuis 1991 au réseau BC-NET (recherche de par- tenaires). En 1992, la Commission a proposé à chaque membre de l'AELE de désigner un seul partenaire au réseau EIC, baptisé "Centre de Correspondance". La Confédération a choisi pour cette tâche l'Office suisse d'expansion com- merciale (OSEC), qui était déjà distributeur des publica- tions officielles de la Communauté. Pour assurer une dif- fusion optimale de l'information, l'OSEC a conclu un accord avec les Chambres de commerce de Suisse romande et du Tes- sin. L'organisation, baptisée Euro Centre Suisse, repose sur trois antennes régionales, à Zurich, Lausanne et Lu- gano.
Ces éléments ont été présentés dans le message du Conseil fédéral du 12 mai 1993, relatif à un "arrêté fédéral concernant une augmentation du plafond de dépenses de l'OSEC destinée à assurer le financement de la participa- tion de la Suisse au réseau EIC de la CE" (FF 1993 II 507) . Le Parlement a, sur cette base, accepté le 28 septembre 1993 d'allouer un crédit de 1,3 million de francs pour fi- nancer la première année de fonctionnement du centre (FF 1993 III 771). L'activité du centre a débuté en novembre 1993 sur la base d'un contrat d'une année conclu entre la Confédération et l'OSEC.
Le présent arrêté fédéral réglera le financement à moyen terme du centre. Il est prévu de revoir le contrat conclu avec l'OSEC sur la base de l'expérience accumulée et en fonction des besoins effectifs des entreprises suisses en matière d'information européenne. Comme cela a été souligné dans le message du 12 mai 1993, il s'agit de viser la dif- fusion la plus large possible de telles informations tout en recherchant le degré d'autofinancement la plus élevé possible.
Bien que le refus de l'EEE ait eu pour effet de bloquer la coopération avec la CE dans de nombreux domaines, il est
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envisageable que la Suisse puisse s'associer sous une forme ou sous une autre à d'autres programmes européens en faveur des PME (normes, sous-traitance par exemple). Vu les moyens financiers limités dont on dispose, il ne peut s'agir que d'opération de faible envergure. Là aussi, il conviendra de ne pas créer de nouvelles institutions, mais de confier au besoin des mandats ad hoc, en recherchant le plus large ef- fet de diffusion possible.
2 Partie spéciale
21 Arrêté fédéral en faveur des
zones économiques en redéploiement
211 Aperçu
Cet arrêté est la disposition qui succède à l'arrêté fé- deral instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée. Pour autant que cela est op- portun, les formulations reprennent en grande partie celles de l'ancien arrêté.
212 Zones économiques en redéploiement (art. 2)
Il n'existe pas en Suisse de régionalisation générale et officielle qui pourrait servir de base à la définition du champ d'application à raison du lieu. L'étroite interdepen- dance géographique et economique, en particulier l'interdépendance de groupes importants de communes au ni- veau du marché du travail, est l'élément décisif pour la délimitation des régions. Les régions d'aménagement, les districts, les régions LIM et en particulier les régions MS, qui sont utilisées fréquemment dans les travaux scien- tifiques, peuvent servir de base à cet effet.
419
Pour les critères de la délimitation des régions, on se ré- férera aux explications du chiffre 171. Il convient comme jusqu'ici de déterminer les indicateurs précis et les seuils dans l'ordonnance.
213 Champ d'application selon la matière (art. 3)
L'article 3 se fonde pour l'essentiel sur la formulation de l'ancien arrêté fédéral. A cet égard, la désignation des entreprises à soutenir a été adaptée aux besoins. Outre les entreprises industrielles, les entreprises de services doi- vent également bénéficier d'une aide dans la mesure où leurs activités sont axées sur d'autres entreprises et où
leurs projets revêtent un caractère particulier d'innovation. Les entreprises de services, qui font partie de l'équipement de base d'une région et qui n'exercent par exemple que de simples activités de distribution, ne peuvent pas être soutenues. Outre le caractère novateur d'un projet, les autres indicateurs à apprécier pour accorder le soutien sont la valeur ajoutée élevée, des débouchés dépassant les limites de la région ou un nombre significatif de nouvelles places de travail. S'agissant des petites entreprises artisanales et de services dont les activités sont essentiellement axées sur les marchés locaux ou régionaux, elles disposent d'un instrument adéquat avec le cautionnement des arts et métiers.
214 Instruments (art. 4 et 5)
L'article 4 concerne les cautionnements et reprend large- ment la réglementation qui a fait ses preuves jusqu'ici. Toutefois, on renonce à demander aux banques une réduction directe du taux de l'intérêt. La durée maximale des cau- tionnements est réduite à huit ans (2e al. ).
420
L'article 5 concernant les allegements fiscaux correspond également dans ses grandes lignes à la solution actuelle.
215 Compétences, procédure et voies de droit
(art. 6 et 7)
Pour les compétences et la procédure (Article 6), la régle- mentation de l'ancien arrêté, qui a fait ses preuves, est reprise, compte tenu de certaines simplifications.
L'article 7 reprend la réglementation qui avait été fixée pour l'arrêté arrivé maintenant à expiration lors de la ré- vision du 4 octobre 1991 de la loi fédérale d'organisation judiciaire.
22 Arrêté fédéral concernant la promotion de l'information sur la place économique suisse
221 Principe (art. 1er)
Selon l'importance du marché auquel on s'adresse, la Confé- dération doit pouvoir faire de la promotion en matière d'implantation, seule (en principe à travers les represen- tations diplomatiques) ou en collaboration avec les cantons intéressés, des organisations semi-privées ou des milieux privés.
222 Mesures (art. 2)
Un large instrumentarium doit être engagé en une combinai- son optimale, afin de pouvoir s'adresser véritablement aux groupes-cibles importants des différents pays.
.
28 Feuille fédérale. 146ª année. Vol. III
421
223 Application (art. 3 et 4)
En ce qui concerne l'application, il faut se référer au chiffre 172. Une coordination optimale est importante à tous les niveaux, afin d'atteindre un engagement efficient des moyens limités et d'éviter les doubles emplois.
23 Arrêté fédéral sur la participation à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises
231 Principe (art. 1er)
Il s'agit de créer une base pour la participation de la Suisse, ou d'organisations suisses, à des programmes en faveur des petites et moyennes entreprises, en particulier à des programmes de conseil et de coopération de la CE. Il faut mettre ici au premier plan la participation au réseau EIC de l'"Euro Centre Suisse", institution fondée par l'OSEC et Info-Chambres. Du fait que la politique de la CE en faveur des PME se développe constamment, on a retenu une formulation ouverte, qui permette de participer également à de nouveaux projets.
La participation à des programmes importants doit faire l'objet périodiquement d'une mise au concours, de manière à contrecarrer les effets négatifs d'une éventuelle position de monopole.
232 Compétences (art. 2)
Afin de prévenir les difficultés d'interprétation, la com- pétence de conclure les accords internationaux indispen- sables est confiée au Conseil fédéral au 1er alinéa.
422
Au sein du Département fédéral de l'économie publique, c'est l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail qui est chargé de l'application de ces dispo- sitions.
3 Incidences
31 Incidence financière et effets sur l'état du personnel
311 Conséquences pour la Confédération
311.1 Les effets financiers
Au cours de la période la plus récente l'application de l'arrêté fédéral a entraîné pour la Confédération des dépenses annuelles de 6 a 9 millions de francs. L'importante hausse temporaire des taux d'intérêts s'est naturellement traduite par une nette augmentation des contributions à l'intérêt. Comme cela est exposé au point 124, les allégements fiscaux correspondent à un montant de ·1 à 3 millions par année. Cette somme ne peut toutefois pas être considérée comme une perte sèche pour la Confédéra- tion.
Le côté des recettes est également très difficile à esti- mer: Dans quelle mesure des recettes fiscales supplémentai- res ont-elle profité et profiteront-elles encore à la Confédération, grâce à des projets d'innovation et de diversification réussis et grâce au succès de nouvelles implantations ou à la création de nouvelles entreprises? Il n'est pas possible d'estimer de tels effets de manière concluante, d'autant plus que les engagements pris en vertu de l'arrêté fédéral produisent également des effets indirects qu'il importe de prendre en compte (sur les
423
salaires verses, les commandes aux fournisseurs, les mandats de services, etc.).
Pour les cautionnements prévus dans l'arrêté en faveur des régions en redéploiement, une augmentation du plafond ini- tial n'apparaît pas indispensable dans la mesure où les crédits cautionnes font l'objet d'amortissements continus. Si le plafond de dépenses actuel de 300 millions de francs pour les engagements sur cautionnements
ouverts (engagements nets sur cautionnements) reste entièrement disponible, il est possible de renoncer à une augmentation. L'article 1er de l'arrêté sur les ressources financières précise le montant maximal des crédits de cautionnement ouverts.
L'abandon des contributions à la charge d'intérêt repré- sente une économie importante. Toutefois, les deux autres arrêtés fédéraux concernant l'information et la publicité pour la place économique suisse ainsi que le soutien aux services d'information dans le domaine de l'intégration eu- ropéenne entraînent des dépenses supplémentaires.
Il faut prévoir les crédits de programme suivants pour une période de dix ans: 24 millions de francs pour l'information en matière d'implantation; 20 millions de francs pour la participation à des programmes internationaux.
Il faut envisager des dépenses annuelles de l'ordre de 2 à 3 millions de francs pour la publicité en faveur de la place économique suisse, et de 1,5 à 2 millions pour l'Euro Info Centre et d'autres projets en faveur des PME. Les · fonds nécessités par les nouvelles mesures de promotion doivent être ajustés en fonction des dépenses en diminution . progressive qui découlent de l'arrêté arrivé à échéance, de manière à ne pas dépasser les montants inscrits au budget 1994 et au plan financier 1995-1997 (corrigés des réduc-
424
tions du budget 1994). Restent réservés les cas de pertes sur cautionnement extraordinairement élevées .
311.2 Effets sur l'état du personnel
L'application des anciennes dispositions met déjà à forte contribution les ressources humaines disponibles. Il s'agit, en effet, non seulement d'examiner les requêtes nouvelles, mais tout autant de superviser et d'accompagner les engagements existants. A cause de la conjoncture défa- vorable, le poids de telles tâches s'est accru; car la si- tuation financière à court terme de bien des entreprises s'est tendue ces derniers temps. Le suivi de tels dossiers exige un temps parfois considérable. Grâce à un équipement informatique approprié la surcharge de travail a pu être toutefois absorbée jusqu'à maintenant. Au nouvel arrêté sont liées avec l'information et la publicité en matière d'implantation de nouvelles tâches qui occasionnent beau- coup de travail: le recours temporaire à une personne qualifiée supplémentaire est nécessaire pour la phase tran- sitoire de quatre à cinq ans qui marquera le passage de l'ancien au nouvel arrêté.
312 Conséquences pour les cantons et les communes 1
Dans l'ensemble, l'application de l'arrêté fédéral en fa- veur des zones en redéploiement entraîne pour les cantons la même charge financière qu'à la Confédération. Le plus souvent, les cantons disposent de leur propre budget de promotion économique. L'application de l'arrêté devrait pouvoir se faire avec l'effectif actuel des instances cantonales de la promotion économique.
425
32 Autres conséquences
L'ensemble de mesures proposées est non seulement un ins- trument de promotion mais sert aussi à renforcer les pe- tites et moyennes entreprises dans les territoires concer- nés.
C'est dire l'importance politique certaine que revêt ce dispositif pour l'Etat et la société suisse, puisqu'il en appelle à la solidarité vis-à-vis des régions périphériques et fragiles. Dans ce sens, il ne fait que raffermir le principe fédéraliste de notre Etat. Une telle préoccupation revêt donc une grande importance dans la perspective de l'intégration européenne.
Sur le plan de l'écologie, l'arrêté fédéral en faveur des régions en redéploiement joue un rôle tout aussi positif. Les projets d'innovation qui aboutissent sont souvent, dans la conception et la fabrication des produits, autant de solutions économes en ressources, moins génératrices de pollution et compatibles avec la protection de l'en- vironnement.
4
Grandes lignes de la politique gouvernementale
Les arrêtés fédéraux se fondent sur l'objectif 35 "Favoriser le développement équilibré de la région, consi- dérée comme une entité économique et un cadre de vie" du programme de législature 1991 - 1995. La révision de l'arrêté fédéral instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée y est mentionnée expressément en tant qu'élément d'un paquet de mesures de politique régionale. D'autres éléments sont en préparation (voir ch. 132).
426
i F
5 Conformité au droit européen
L'information que diffuse un pays sur ses avantages de localisation relève de sa seule compétence et n'est pas réglementée au niveau international. Il en va de même pour l'information dispensée aux entreprises dans le domaine de l'intégration. Il s'agit d'ailleurs d'activités développées par la Commission elle-même et qui reçoivent donc son sou- tien. Ce n'est que dans le cas où de tels services repré- senteraient une aide financière indirecte importante à des entreprises précises qu'il faudrait examiner si ces pres- tations financées par les pouvoirs publics contreviennent aux règles européennes en matière d'aides publiques. Le système envisagé dans ce projet de révision permet d'exclure clairement cette éventualité.
En matière d'aides directes aux entreprises, les mesures maintenues dans le cadre de la révision de l'arrêté fédéral peuvent être considérées comme des aides de moindre im- portance. Donc, il ne devrait guère y avoir de problèmes en relation avec le droit européen, comme cela est exposé aux points suivants.
51 Aides aux entreprises: Règles communautaires
Les aides publiques aux entreprises sont incompatibles avec le marché commun dans la mesure où elles affectent les échanges entre les Etats membres. La Commission des Commu- nautés européennes poursuit depuis 1971 une politique de coordination des aides publiques régionales, afin d'empêcher une surenchère de subventions qui pourrait af- fecter le commerce entre les Etats. L'article 92, chiffre 3, du Traité de Rome précise les exceptions possibles dans le cadre de la politique régionale. A côté des aides en faveur des régions dont le niveau de vie est
427
particulièrement bas ou dans lesquelles sévit un grave sous-emploi (art. 92, ch. 3, let. a) sont déclarées com- patibles avec le marché commun (let. c) "les aides destinées à faciliter le développement de certaines activités ou de certaines régions économiques quand elles n'altèrent pas les conditions des échanges dans une mesure contraire à l'intérêt commun."
Dans une communication de 1988 sur la méthode d'application de l'article 92, paragraphe 3, sous a) et c) aux aides régionales1), la Commission a d'une part précisé le cas des régions particulièrement pauvres de la Communauté (revenu d'au moins 25 % inférieur à la moyenne) et, d'autre part, fixé un cadre aux aides régionales attribuées aux régions des pays les plus riches, de manière à éviter une surenchère avec la politique de développement des régions en retard. Cette limitation touche l'intensité de l'aide et la définition des régions qui peuvent en bénéficier.
Cette délimitation s'effectue en deux phases. Premièrement, pour qu'une aide puisse être octroyée, une région doit se trouver dans une situation plus défavorable que la moyenne nationale. Cet écart doit être d'autant plus important que la position du pays est meilleure par rapport à la moyenne communautaire. Les indicateurs de disparité utilisés par la Commission sont soit le revenu par tête, soit le chômage structurel. A titre d'illustration, les seuils calculés pour l'Allemagne indiquent que les régions doivent avoir un. revenu d'au moins 25 pour cent inférieur à la moyenne nationale ou un chômage structurel dépassant de 45 pour cent au minimum cette moyenne2). D'autres indicateurs socio-économiques peuvent être utilisés dans la seconde
Cf. JO no C 212, 12 août 1988, p. 2
Communication de la Commission sur la méthode utilisée pour l'application de l'article 92 paragraphe 3 point c aux aides régionales: Actualisation annuelle des seuils, JO no C 119, 29 avril 1993, p. 7. A noter que le seuil maximum de disparité est fixé à 45 % en ce qui concerne le chômage structurel.
428
phase, ce qui permet de nuancer les résultats de la pre- mière. Des plafonds d'aides variant entre 7 et 30 pour cent de l'investissement ont été définis parallèlement par la Commission en fonction de l'intensité des problèmes des ré- gions.
En principe, chaque cas d'aide devrait être soumis pour approbation aux services de la Commission par les pays membres: Toutefois, de larges exceptions sont faites en fa- veur des PME . Tout d'abord, en application de la règle "de minimis", les cas d'aides ne dépassant pas 50 000 écus (81 000 francs suisses environ) ne doivent pas être noti- fiés à la Commission. Une procédure accélérée est également prévue lorsque l'aide accordée à une PME ne dépasse pas 7,5 pour cent du coût de l'investissement, 3000 écus (4900 fr.) par emploi créé ou 200 000 écus (325 000 fr.) en cas d'aides qui ne visent ni la promotion d'investissements ni la création d'emplois.
Est considérée comme PME une entreprise :
qui emploie moins de 250 personnes et
qui, soit réalise un chiffre d'affaires n'excédant pas 20 millions d'écus (32 mio. de fr.), soit dont la somme du bilan n'excède pas 10 millions d'écus (16 mio. de fr. ) et
dont 25 pour cent au maximum du capital est détenu par une ou plusieurs entreprises qui n'entrent pas dans cette définition.
En examinant ces valeurs limite, on s'aperçoit qu'une très grande partie des aides qu'on pense attribuer dans le cadre de l'arrêté révisé entrent dans les catégories des aides qui ne font pas problème. En effet, les cautionnements pré- vus représentent un équivalent subvention d'environ 2 pour
429
cent et les bénéficiaires en sont très souvent des PME. Par exemple, sur les 475 projets soutenus de 1979 à fin mai 1992, seuls 30 concernaient des établissements employant plus de 150 personnes. L'aide accordée au titre de l'arrêté serait un peu plus élevée en cas d'exonération fiscale du canton et de la Confédération. Dans la mesure où de telles aides d'Etat ne sont octroyées que dans le cadre de la po- litique régionale et en faveur des régions les plus faibles du pays, elles restent parfaitement compatibles avec les pratiques communautaires.
Les seuls cas qui pourraient poser problème seraient ceux où une aide serait accordée à des sociétés internationales actives dans des domaines comme l'acier et les fibres tex- tiles, par exemple, dans lesquels la Commission cherche à réduire les surcapacités de production et interdit en prin- cipe les subventions. Comme elle l'a fait jusqu'ici, la Suisse n'entend pas soutenir de projets pouvant entrer dans ces catégories.
52 Autres dispositions
La Convention instituant l'Association européenne de libre- échange contient également des dispositions sur les aides publiques, plus particulièrement à son article 13. Les ai- des prévues par le nouvel arrêté ne peuvent en aucun cas être considérées comme des mesures compromettant "les béné- fices attendus de l'élimination ou de l'absence de droits de douane". La nouvelle version de l'arrêté fédéral devra être notifiée à l'Association conformément aux nouvelles règles que la Suisse a acceptées avec ses partenaires de l'AELE, mais peut-être considérée d'ores et déjà comme com- patible avec la convention AELE.
L'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, (GATT) cherche aussi à lutter contre les subventions qui
430
.
ont un effet de distorsion sur le commerce. L'Accord lui- même ainsi que le Code sur les subventions, négocié dans le cadre du Tokyo Round, fixent les règles en matière de sub- ventionnement par les parties contractantes. Ces dispo- sitions prévoient en principe une interdiction de toutes subventions à l'exportation. En outre, elles obligent les parties contractantes à veiller à ce que les subventions internes ne causent pas de préjudice sérieux aux intérêts d'une autre partie contractante. Les subventions internes ne sont donc pas interdites. On peut considérer à cet égard que les aides prévues au titre de l'arrêté fédéral ne crée- ront pas de tels préjudices et sont donc compatibles avec nos obligations découlant de l'accord général.
L'accord sur les subventions mis au point dans le cadre de l'Uruguay Round vise à augmenter la discipline en matière de subventionnement et à définir des règles plus claires pour les subventions internes. Toutes les subventions in- ternes dont les effets représentent plus de 5 pour cent du prix d'un produit seront désormais censées constituer un préjudice sérieux aux intérêts d'une partie contractante. Toutefois, il y a trois catégories d'aides qui sont expli- citement exclues de cette prohibition. Ces aides expressé- ment autorisées à l'article 8.2. sont les subventions à la recherche, les aides aux régions défavorisées et les aides visant à promouvoir l'adaptation aux nouvelles prescrip- tions environnementales. Pour être compatibles avec les règles générales de l'accord, les programmes d'aides régio- nales doivent cependant remplir certains critères très spécifiques, critères qui correspondent largement au sys- tème actuellement utilisé dans la CE, tout en étant un peu moins sélectifs. Pour bénéficier d'une aide, une région doit connaître un taux de chômage d'au moins 10 pour cent supérieur à la moyenne nationale ou avoir un revenu par ha- bitant inférieur d'au moins 15 pour cent à cette moyenne. Les critères qui seront utilisés dans le cadre du nouvel arrêté respecteront ces principes et les aides envisagées
431
peuvent donc d'ores et déjà être considérées comme conformes à l'accord négocié dans le cadre de l'Uruguay- Round.
.
6 Bases légales
Les arrêtés fédéraux se fondent sur l'article 31bis, 2e alinéa, de la constitution (cst.). Avec cette compétence economico-juridique, la Confédération est notamment habili- tée à promouvoir l'économie. Elle est cependant soumise au principe de la liberté du commerce et de l'industrie.
Les mesures en faveur d'entreprises déterminées, dont l'application est limitée à certaines régions, reposent également sur l'article 31bis, 3e alinéa, lettre c, cst. Cette disposition, sur laquelle se fondait déjà l'arrêté fédéral instituant une aide financière en faveur des ré- gions dont l'économie est menacée, autorise la Confédéra- tion à édicter des prescriptions "pour protéger des régions dont l'économie est menacée", en dérogeant si nécessaire à la liberté du commerce et de l'industrie. Il y a enfin lieu de renvoyer aux articles 41ter, 1er, 5e et 6e alinéas, cst. Ces dispositions habilitent la Confédération à percevoir un impôt fédéral direct.
La base légale des trois arrêtés financiers est fournie par les articles correspondants des trois arrêtés fédéraux de portée générale.
432
ANNEXES
Tableau 1: Aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée (AF du 6 oct. 1978)
Graphique: Aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée: projets par cantons à fin février 1994
Tableau 2: Population résidante
Tableau 3: Emplois non agricoles (plein temps) et taux de chômage moyen
Carte 1: Arrêté fédéral du 6 octobre 1978 instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée. Champ d'application à raison du lieu
Carte 2: Taux de chômage moyen 1991-1993
433 -
ANNEXE
Tableau 1
Aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée (AF du 6 oct. 1978)
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994* 1979-94*
Nombre de projets total (décisions)
44
29
29
25
18
17
29
531
41
26
21
21
17
15
27
497
43
28
28
24
17
15
29
492
· avec allégements fiscaux
26
19
12
11
10
9
21
184
Coût total des projets (mio. de fr.)
221.5 150.2 254.1 243.3
76.5
98,5
165.2
2518.9
Somme des cautionnements (mio. de fr.)
39.9
32
34.8
33.9
14.7
17.4
33.1
533.2
Pertes sur cautionnement
8
8
7
10
13
12
n.d.
70
3.7
3.3
2.5
3.8
3.5
3.7
n.d.
25.0
Contrib. au serv. de l'intérêt versées (mio. de fr.)
2.2
2.4
3.3
4.1
4.3
4.3
n.d.
29.0
Nouveaux emplois **
810
690
840
970
230
510
970
11310
Genres de projets ***
10
9
4
7
4
6
5
128
3
6
12
4
5
3
9
105
26
15
10
9
9
11
12
240
41
24
29
24
13
15
24
483
Projets selon les branches
6
8
5
6
4
4
7
122
7
10
10
9
4
2
2
117
9
7
0
1
2
0
3
67
5
0
2
0
2
0
1
36
6
1
4
2
2
1
3
47
11
3
8
7
4
10
13
142
: Selon les dossiers à l'appui des demandes
*** : En partie, comptages à double
434
OFIAMT Division des arts et métiers
Aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée : projets par cantons à la fin février 1994
projets
200
150
.
100
50
0
VD NE BE JU SO BL SG GL TI FR TG
Emplois créés
561
4864
1497
1235
1574
269
729
178
362
27
12
Cautions en mio de fr.
37,3
209,2
38,5
53,7
106,2
10,9
45,4
14,4
14,3
2,4
1
Nombre de projets
38
169
69
54
115
15
35
17
15
2
2
435
OFIAMT Division des arts et métiers
ANNEXE
Tableau 2
Population résidante
Régions AF 6.10.1978
1970
1980
1990
Variations
70-80
80-90
1 Jura Sud/Bienne
169781
155583
156857
-8.4%
0.8%
2 Glarner Hinterland
11884
10549
11058
-11.2%
4.8%
3 Granges/Thal
56351
52301
54367
-7.2%
4.0%
4 Soleure
59301
56928
60339
-4.0%
6.0%
5 Oberbaselbieter Jura
20654
21568
26216
4.4%
21.6%
6 Toggenburg
23813
22719
23919
-4.6%
5.3%
7 Biasca
13508
14202
14095
5.1%
-0.8%
8 Vallée de Joux
11736
9505
9426
-19.0%
-0.8%
9 Nord-Vaudois
48117
46709
53627
-2.9%
14.8%
10 Neuchâtel (canton)
169173
158368
163985
-6.4%
3.5%
11 Jura (canton)
67261
64986
66163
-3.4%
1.8%
12 Oberthurgau/Rorschach*
77161
73775
80530
-4.4%
9.2%
13 Morat
11393
11425
13071
0.3%
14.4%
14 Wynental
22062
21633
23782
-1.9%
9.9%
Total régions AF
762195 720251
757435
-5.5%
5.2%
Suisse total
6269783 6365960 6873687
1.5%
8.0%
Source : OFS Recensements de la population (STATINF)
436
29 Feuille fédérale. 146° année. Vol. III
ANNEXE
Tableau 3 : Emplois non agricoles (plein temps) et taux de chômage moyen
Emplois sect. II et III à plein temps
Variations
1975
1985
1985 **
1991
1975-85
1985-91
Chômage 1991-93 ***
1 Jura Sud/Bienne
64597
60251
58385
58472
-6,7%
0,1%
3,8%
2 Glarner Hinterland
3909
3644
3571
3487
-6,8%
-2,4%
1,4%
3 Granges/Thal
22011
18489
18054
18830
-16,0%
4,3%
3,0%
4 Soleure
28199
28686
28104
29164
1,7%
3,8%
3,2%
5 Oberbaselbieter Jura
6566
6618
6430
7048
0,8%
9,6%
1,7%
6 Toggenburg
7908
7755
7534
7604
-1,9%
0,9%
1,6%
7 Biasca
5068
4937
4876
5294
-2,6%
8,6%
5,7%
8
Vallée de Joux
4631
4927
4788
5310
6,4%
10,9%
2,7%
9 Nord-Vaudois
16523
16971
16547
17431
2,7%
5,3%
4,1%
10 Neuchâtel (canton)
67256
64294
62467
68073
-4,4%
9,0%
4,4%
11 Jura (canton)
23167
23721
23197
26142
2,4%
12,7%
3,8%
12 Oberthurgau/Rorschach
28834
29859
29234
31167
3,6%
6,6%
2,3%
13 Morat
3674
4015
3890
4707
9,3%
21,0%
1,7%
14 Wynental
8043
8312
8088
7935
3,3%
-1,9%
1,9%
Total régions AF
290386
282479
275165
290664
-2,7%
5,6%
3,4%
Suisse total
2537735
2773507
2699820
2911354
9,3%
7,8%
2,7%
: sans les communes (Munizipalgemeinden) thurgoviennes d'Andwil, Happerswil-Buch de Riedt et de Schocherswil
** : définition du plein temps sur bases critères 1991
*** : Taux moyen des 3 années 1991, 1992, 1993 calculé par rapport à la population active de 1990
Sources : OFS Recensements des entreprises (STATINF) ; OFIAMT
437
438
Carte 1 : Arrêté fédéral du 6 octobre 1978 instituant une aide financière en faveur des régions dont l'économie est menacée. Champ d'application à raison du lieu
1 Jura Sud/Bienne
2 Glarner Hinterland
3 Granges/Thal
4 Soleure
5 Oberbaselbieter Jura
6 Toggenburg
7 Biasca
8 Vallée de Joux
=
5
9 Nord-Vaudois
10 Neuchâtel (canton)
11 Jura (canton)
12 Oberthurgau/Rorschach*
13 Morat
14 Wynental
1
2
13
8
9
7
12
14
6
3
10
4
Carte : OFIAMT, Division des arts et métiers
1
Carte 2 : Taux de chômage moyen 1991-1993 (en % de la population active 1990) dans les 106 régions MS (Mobilité Spatiale) (moyenne suisse = 2,7 %)
0.5-2 %
2-3 %
3-4 %
4-5 %
5-6 %
Source : OFIAMT; carte M. Schuler
439
Arrêté fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement
Projet
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu les articles 31bis, 2e et 3e alinéas, lettre c, et 41ter, 1er, 5e et 6e alinéas, de la constitution; vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19941),
arrête:
Article premier But
La Confédération peut encourager la réalisation de projets de l'économie privée, visant à créer et réorienter des emplois dans les zones économiques en redéploie- ment, en accordant des cautionnements et des allégements fiscaux.
Art. 2 Zones économiques en redéploiement
1 Des groupes de communes, liées entre elles du point de vue géographique et du marché de travail, sont réputés zones économiques en redéploiement lorsque:
a. un chômage prononcé dépassant la moyenne nationale y sévit ou menace; ou b. une forte diminution du nombre des emplois s'y est produite ou est attendue.
2 Pour inclure une zone dans le champ d'application, il convient en outre de tenir compte de son niveau et de son potentiel de développement.
3 Le Conseil fédéral arrête les critères d'appréciation détaillés.
Art. 3 Conditions
Dans les zones économiques en redéploiement, l'aide fédérale peut être accordée pour des projets d'entreprises industrielles ou d'entreprises de services proches de la production qui
a. continuent de développer leurs produits, fabriquent de nouveaux produits ou introduisent de nouveaux procédés de fabrication afin d'adapter leur offre au développement et aux possibilités du marché;
b. créent des établissements de production qui ne sont pas ou qui sont peu représentés dans la région.
440
Zones économiques en redéploiement
Art. 4 Cautionnements
1 La Confédération peut garantir sous forme de cautionnements des crédits d'investissement jusqu'à concurrence d'un tiers du coût total du projet à condition que:
b.
a. le capital propre investi couvre une part raisonnable du coût total du projet; une banque soumise à la loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne 1) accorde, aux conditions usuelles du marché, les crédits néces- saires au financement du projet, après l'avoir examiné selon les principes commerciaux habituels;
c. la banque tienne suffisamment compte de la solvabilité de la Confédération en fixant le taux d'intérêt du crédit cautionné;
d. le Canton dans lequel le projet est réalisé supporte la moitié de la perte qui pourrait résulter du cautionnement.
2 Les engagements sous forme de cautionnement peuvent être contractés pour huit ans au plus.
Art. 5 Allégements fiscaux
1 Une entreprise peut bénéficier d'un allégement de l'impôt fédéral direct uniquement en complément d'un cautionnement et lorsque le canton dans lequel le projet est réalisé lui accorde aussi des allégements fiscaux en vertu de sa législation.
2 Les allégements fiscaux accordés par la Confédération ne peuvent excéder, quant à leurs modalités, leur importance et leur durée, ceux que le canton accorde à l'entreprise.
3 La Confédération n'octroie des allégements fiscaux qu'en proportion de l'impor- tance du projet pour l'économie régionale, même si le canton accorde des allégements fiscaux plus importants.
Art. 6 Compétence et procédure
1 Les demandes sont adressées aux autorités compétentes du canton dans lequel le projet doit être réalisé.
2 Tous les documents nécessaires seront joints à la demande, notamment la promesse de crédit et l'appréciation portée par la banque prêteuse sur le projet et son promoteur.
3 Le canton décide de sa participation à la couverture des risques sur cautionne- ment ainsi que de l'octroi d'allégements fiscaux au niveau cantonal. Il transmet la demande accompagnée de ses décisions et propositions à l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (office).
4 L'office examine les demandes à l'intention du Département fédéral de l'écono- mie publique (département), lequel statue sur l'octroi de cautionnements et prend
441
Zones économiques en redéploiement
une décision de principe sur l'octroi et l'importance des allégements fiscaux en matière d'impôt fédéral direct.
5 L'autorité cantonale qui procède à la taxation de l'entreprise statue sur l'octroi d'allégements en matière d'impôt fédéral direct, en se conformant à la décision prise par le département.
6 Lorsque les décisions faisant suite à la demande de cautionnement sont entrées en force, l'office fédéral conclut, au nom de la Confédération, les contrats de droit public y relatifs, auxquels s'appliquent à titre supplétif les dispositions pertinentes du droit privé.
Art. 7 Voies de droit
Les décisions du département peuvent faire l'objet d'un recours devant la Commission des recours DFEP, dans la mesure où la voie du recours de droit administratif devant le Tribunal fédéral est ouverte.
Art. 8 Financement
L'Assemblée fédérale détermine par arrêté fédéral simple le montant maximum des engagements sous forme de cautionnement contractés conformément à l'article 4.
Art. 9 Exécution
Le Conseil fédéral édicte les dispositions d'exécution.
Art. 10 Référendum, durée de validité et entrée en vigueur
Le présent arrêté est de portée générale; il est sujet au référendum facultatif.
2 Il est applicable pendant cinq ans.
3 Le Conseil fédéral fixe la date de l'entrée en vigueur.
N36760
442
Arrêté fédéral concernant la promotion de l'information sur la place économique suisse
Projet
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'article 31bis, 2e alinéa, de la constitution; vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19941),
arrête:
Article premier Principe
1 La Confédération encourage l'information sur la place économique suisse à l'étranger.
2 Elle peut prendre à cet effet, seule ou conjointement avec des cantons ou des tiers, des mesures visant à promouvoir l'implantation de nouvelles entreprises en Suisse.
Art. 2 Mesures
1 La Confédération encourage l'information notamment par:
a. des publications;
b. la participation à des foires, à des expositions et à des séminaires;
c. des séances d'information qu'elle organise elle-même;
d. la publicité directe;
e. l'information des entreprises elles-mêmes.
2 Les mesures mises en œuvre doivent être adaptées aux exigences et aux besoins de chacun des groupes-cibles auxquels l'information est destinée.
Art. 3 Exécution
1 L'information sur la place économique suisse est diffusée en premier lieu par les institutions existantes, à savoir les représentations suisses à l'étranger, les chambres du commerce extérieur et d'autres organisations qui représentent les intérêts suisses à l'étranger.
2 Pour autant que les institutions existantes ne soient pas en état d'appliquer les mesures nécessaires, l'emploi temporaire de personnel supplémentaire pour des projets isolés ou l'engagement d'agents locaux pour des programmes d'informa- tion importants peuvent bénéficier d'un soutien sur les marchés étrangers les plus importants.
443
Promotion de l'information sur la place économique suisse
3 Au reste, l'exécution incombe à l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (OFIAMT) qui entretient notamment un service d'information et de liaison, encourage la formation, développe des projets de promotion et participe à leur réalisation.
Art. 4 Coordination
1 L'OFIAMT, en accord avec le Département fédéral des affaires étrangères et l'Office fédéral des affaires économiques extérieures, décide de la réalisation des divers programmes et projets.
2 Afin de coordonner au mieux les activités fédérales et cantonales, l'OFIAMT institue un comité de coordination composé de délégués cantonaux de toutes les régions du pays. Le comité de coordination conseille les organes fédéraux pour la planification et l'exécution des mesures.
·
Art. 5 Financement
L'Assemblée fédérale octroie les crédits nécessaires par arrêté fédéral simple.
Art. 6 Référendum, durée de validité et entrée en vigueur
1 Le présent arrêté est de portée générale; il est sujet au référendum facultatif.
2 Il est applicable pendant dix ans.
3 Le Conseil fédéral fixe la date de l'entrée en vigueur.
N36760
1
.
444
Projet
Arrêté fédéral sur la participation à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'article 31bis, 2e alinéa, de la constitution; vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19941), arrête:
Article premier Principe
1 La Confédération peut participer à des programmes internationaux, notamment européens, tendant à promouvoir les activités d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises, ou charger des organisa- tions appropriées de participer à de tels programmes.
2 Elle peut allouer des contributions à des organisations qui participent à ces programmes et les réalisent en Suisse.
3 S'il existe une intention de faire participer des organisations à des programmes internationaux, une telle participation nécessite en règle générale une mise au concours.
Art. 2 Compétence
1 Le Conseil fédéral est habilité, dans les limites des crédits octroyés, à conclure en cas de nécessité des accords internationaux.
2 Il veille à une surveillance suffisante des organisations participantes.
3 Le Département fédéral de l'économie publique est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Art. 3 Financement
L'Assemblée fédérale fixe par arrêté fédéral simple le montant maximum des moyens financiers.
Art. 4 Référendum, durée de validité et entrée en vigueur
1 Le présent arrêté est de portée générale; il est sujet au référendum facultatif.
2 Il est applicable durant dix ans.
3 Le Conseil fédéral fixe la date de l'entrée en vigueur.
445
1
Projet
Arrêté fédéral sur les cautionnements en faveur d'investissements dans les zones en redéploiement
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu l'article 8 de l'arrêté fédéral du ... 1) en faveur des zones économiques en redéploiement; vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19942),
arrête:
Article premier
Les engagements ouverts, pris par la Confédération sous la forme de cautionne- ments, pour des projets dans des zones économiques en redéploiement ne peuvent excéder le montant total de 300 millions de francs. Ils doivent figurer chaque année dans les comptes d'ordre du compte capital.
Art. 2
Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, n'est pas sujet au référendum.
N36760
446
Projet
Arrêté fédéral · allouant un crédit de programme pour la promotion de l'information sur la place économique suisse
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu l'article 5 de l'arrêté fédéral du ... 1) concernant la promotion de l'information sur la place économique suisse; vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19942), arrête:
Article premier
Un crédit de programme de 24 millions de francs est accordé pendant une période de dix ans pour financer les mesures d'information sur la place économique suisse.
Art. 2
Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, n'est pas sujet au référendum.
N36760
447
Arrêté fédéral Projet allouant un crédit de programme pour la participation . à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu l'article 3 de l'arrêté fédéral du ... 1) sur la participation à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil en faveur des petites et moyennes entreprises;
vu le message du Conseil fédéral du 27 avril 19942),
arrête:
Article premier
Un crédit de programme de 20 millions de francs est accordé pendant une période de dix ans pour les prestations et les subventions de la Confédération en vue de la participation à des actions internationales d'information, d'entremise et de conseil.
Art. 2
Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, n'est pas sujet au référendum.
N36760
448
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Message concernant des mesures visant à renforcer les structures économiques régionales et le rayonnement de la Suisse du 27 avril 1994
In
Bundesblatt
Dans
Feuille fédérale
In
Foglio federale
Jahr
1994
Année
Anno
Band
3
Volume
Volume
Heft
26
Cahier
Numero
Geschäftsnummer
94.039
Numéro d'affaire
Numero dell'oggetto
Datum 05.07.1994
Date
Data
Seite
357-448
Page
Pagina
Ref. No
10 107 839
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