351
TRIBUNAL CANTONAL
65
PE16.021325-YBL
C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E
Composition : M. M A I L L A R D , président
MM. Krieger et Abrecht, juges
Greffière:MmeJordan
Art. 263 CPP
Statuant sur le recours interjeté le 9 janvier 2017 par
O.________ contre l’ordonnance de refus de levée de séquestre rendue le
28 décembre 2016 par le Ministère public de l’arrondissement de
Lausanne dans la cause n° PE16.021325-YBL, la Chambre des recours
pénale considère :
E n f a i t :
A.Le 28 octobre 2016, le Ministère public de l’arrondissement de
Lausanne a ouvert une instruction pénale contre O.________ pour infraction
grave et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup ;
RS 812.121) et infraction à la loi fédérale sur les armes (LArm ; RS 514.54)
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après la découverte, la veille, d’une plantation indoor de marijuana dans
les locaux de la société [...] Sàrl, sis au [...] à Lausanne, dont le prévenu
était le cogérant.
La fouille du hangar de la société a permis de découvrir
notamment 32,3 kilos de haschich (conditionnés en blocs de 100 g, 500 g
et 1 kg ainsi qu’en plus petites quantités), 1,3 kg de marijuana, 67 plants
de marijuana, 669 boutures, du matériel de culture indoor, une trentaine
de sacs en plastique contenant des résidus de marijuana ainsi qu'un
sachet en plastique contenant de la cocaïne (7 g brut). Plusieurs armes à
feu ont également été découvertes.
La fouille personnelle d’O.________ a permis la découverte de
3'060 francs. A la demande du prévenu, un montant de 100 fr. a été
prélevé sur cette somme et remis à son épouse. Les 2'960 fr. restants ont
été saisis puis séquestrés par ordonnance du 3 novembre 2016 sous fiche
n° 64350, aux motifs qu'ils pourraient être utilisés comme moyen de
preuves, servir à la garantie des frais et devoir être restitués aux lésés.
Incarcéré provisoirement du 27 octobre au 16 décembre 2016,
O.________ a déclaré qu’il avait trouvé les 32 kg de haschich dans un
squat, que la culture de cannabis lui appartenait et que le tout était
destiné uniquement à sa consommation personnelle. Il a également
déclaré qu’il avait récupéré les sacs en plastique dans lesquels des résidus
de cannabis avaient été retrouvés chez des amis qui ne voulaient pas les
jeter et qu’il en faisait de la cire (« wax »). Il a en outre reconnu être le
propriétaire des armes découvertes, à l’exception de l’une d’entre elles. Il
a expliqué qu’elles n’étaient pas en état de marche et qu’elles servaient à
décorer des motos vendues ensuite à l’étranger.
Le 22 novembre 2016, deux personnes appelées à donner des
renseignements ont mis en cause le prévenu pour leur avoir vendu du
cannabis à tout le moins pendant une année et à plusieurs reprises, en
précisant que les transactions se déroulaient toujours au local de [...] Sàrl.
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Entendu le 16 décembre 2016 pour être relaxé, O.________ a
déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi ces personnes l’avaient mis en
cause et a demandé, par l'intermédiaire de son défenseur d'office, la levée
du séquestre n° 64350, indiquant que les valeurs saisies provenaient de
son activité au sein de la société [...] Sàrl.
B.Par ordonnance du 28 décembre 2016, le procureur a rejeté la
requête de levée du séquestre ordonné le 3 novembre 2016 (I), a dit que
le séquestre n° 64350 était maintenu (II) et a dit que les frais suivaient le
sort de la cause (III).
Relevant que l’ordonnance de séquestre du 3 novembre 2016
n’avait fait l’objet d’aucun recours, le procureur a considéré qu’en l'état
actuel du dossier, les motifs qui prévalaient lorsqu’elle avait été rendue
n'avaient pas disparu. En particulier, il a estimé qu’en l’absence de
justificatif, le simple fait de déclarer que les valeurs saisies provenaient
des revenus de l'activité indépendante du prévenu n’était pas suffisant. En
outre, au regard de la quantité impressionnante de drogue découverte et
des mises en cause dont il faisait l’objet, il n’était pas exclu que cet argent
provienne d'un trafic de stupéfiants. De surcroît, cet argent pourrait servir
à la garantie des frais de procédure.
C.Par acte du 9 janvier 2017, O.________ a recouru contre cette
ordonnance, en concluant, avec suite de frais et dépens, à la levée
immédiate du séquestre n° 64350 et à ce que le montant de 2'960 fr.,
subsidiairement 1'600 fr., lui soit restitué.
Interpellé, le procureur a indiqué, le 24 janvier 2017, qu’il se
référait intégralement à son ordonnance et qu’il renonçait à déposer de
plus amples déterminations.
E n d r o i t :
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4 -
2.1Le recourant conteste que les conditions pour maintenir le
séquestre de la somme de 2'960 fr. soient réunies. Il soutient qu’il serait
établi qu’elle ne proviendrait pas d'une activité délictueuse, qu'elle ne
serait destinée à être restituée à aucun tiers et que sa retenue entamerait
de façon inadmissible son minimum vital. Relevant qu’il avait été
appréhendé dans le cadre d’une procédure d’expulsion, il explique qu’il
aurait réuni cet argent afin de convaincre le bailleur de renoncer à
l'expulsion en payant une partie des arriérés de loyers accumulés. L’entier
de cette somme proviendrait de son activité indépendante et non de la
vente de stupéfiants.
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2.2L'art. 197 al. 1 CPP prévoit que les mesures de contrainte ne
peuvent être ordonnées que lorsqu’elles sont prévues par la loi (let. a),
que des soupçons suffisants laissent présumer une infraction (let. b), que
les buts poursuivis ne peuvent pas être atteints par des mesures moins
sévères (let. c) et qu’elles apparaissent justifiées au regard de la gravité
de l'infraction (let. d).
Le séquestre en matière pénale est une mesure de contrainte
prononcée en principe sur la base de l'art. 263 CPP. Cette disposition
permet de mettre sous séquestre des objets et des valeurs patrimoniales
appartenant au prévenu ou à des tiers, lorsqu'il est probable qu'ils seront
utilisés comme moyens de preuves (art. 263 al. 1 let. a CPP), qu'ils seront
utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines
pécuniaires, des amendes et des indemnités (art. 263 al. 1 let. b CPP),
qu'ils devront être restitués au lésé (art. 263 al. 1 let. c CPP) ou qu'ils
devront être confisqués (art. 263 al. 1 let. d CPP).
L'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre (cf.
art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques
complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et
complète sur les faits avant d'agir (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 et les
références citées).
2.3En l’occurrence, [...] a confirmé que le prévenu avait travaillé
pour lui sur un chantier de [...] (cf. PV aud. n° 11, D.6). Les extraits du
compte postal du recourant indiquent qu’il lui a été versé à ce titre 500 fr.
le 3 octobre 2016, puis 1'000 fr. le 26 octobre 2016 (P. 25/2 p. 4). Le jour
de ce deuxième versement, soit la veille de la séance d'expulsion
ordonnée par la Justice de paix et de son arrestation, le recourant a retiré
la somme de 1'600 fr., laissant sur le compte en question un solde
d’environ 90 fr. (P. 25/2 p. 4). L'origine de ces 1'600 fr. est donc établie
puisqu'ils proviennent des travaux exécutés en faveur de [...] à hauteur de
1'500 fr. et, pour les 100 fr. supplémentaires, de montants remboursés par
des assurances (P. 25/2 pp. 2 et 3).
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En revanche, en l’état du dossier, il est suffisamment
vraisemblable que le solde de 1'360 fr. provient, lui, d’un trafic de
stupéfiants et non d’une activité lucrative licite. On peine en effet à croire
que les 32,3 kg de haschich et les 1,3 kg de marijuana seraient destinés
uniquement à sa consommation personnelle. Plusieurs éléments
contredisent les déclarations du recourant à cet égard. D’une part,
s’agissant de la fréquence de sa consommation, son associé, [...], n’a pas
confirmé que le prévenu fumait un joint toutes les deux heures. Interrogé
sur la découverte de stupéfiants dans les locaux de [...] Sàrl, [...] a
également déclaré qu’il se doutait bien que le prévenu avait d’autres
« activités », expliquant qu’il avait « tout fait pour ne rien voir » et qu’il
avait fait attention « à ne pas s’impliquer dans quelque chose où il ne
voulait pas aller ». D’autre part, les 32,3 kg de haschich ont été retrouvés
déjà conditionnés en plusieurs blocs de quantités différentes, de sorte
qu’ils paraissaient prêts à la vente. Les explications du prévenu à cet
égard (selon lesquelles il les aurait découverts dans un squat) ne sont
guère crédibles. Enfin et surtout, à ce stade de l’enquête, le prévenu a été
mis en cause par deux consommateurs pour leur avoir vendu du cannabis
à plusieurs reprises à tout le moins pendant une année. Il n’a donné
aucune explication à cet égard, se contentant de dire qu’il ne comprenait
pas pourquoi ces personnes l’impliquaient dans un trafic.
2.4
2.4.1 Cela étant, il convient d’examiner si le séquestre peut être
maintenu au regard des motifs de séquestre invoqués par le Ministère
public, soit que les espèces séquestrées pourraient être utilisées comme
moyens de preuve (art. 263 al. 1 let. a CPP), pour garantir le paiement de
frais (art. 263 al. 1 let. b CPP) ou être restituées au lésé (art. 263 al. 1 let.
c CPP), étant précisé que le Parquet n’a pas expressément évoqué un
motif confiscatoire.
2.4.2 Le séquestre dit probatoire (art. 263 al. 1 let. a CPP) est la
mise sous main de la justice des objets ou valeurs patrimoniales
découverts lors d’une perquisition ou au cours de l’enquête et permettant
la manifestation de la vérité dans le procès pénal ; la protection et la
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7 -
conservation de ces objets sont ainsi garanties (Moreillon/Parein-Reymond,
Petit commentaire, Code de procédure pénale, 2
e
éd., Bâle 2016, n. 6 ad
art. 263 CPP).
En l'espèce, il est démontré que sur les 2'960 fr. séquestrés,
1'600 fr. ont une origine licite. Pour le reste, le recourant relève à bon droit
que compte tenu des faits qui lui sont reprochés, on ne voit pas en quoi le
fait de conserver les espèces séquestrées sous main de justice permettrait
de servir à la manifestation de la vérité. Le maintien du séquestre ne peut
donc pas être justifié à titre probatoire.
2.4.3Le séquestre à fin de garantie ou en couverture des frais au
sens de l'art. 263 al. 1 let. b CPP a pour but d’assurer à l’Etat le paiement
notamment des frais de procédure (art. 422 CPP) et des autres indemnités
(art. 429 ss CPP) que la procédure pénale a pu faire naître à la charge du
prévenu (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 13 ad art. 263 CPP). Dans
un tel cas, le séquestre peut être ordonné sur tous les biens du prévenu, y
compris sur ceux qui n'ont aucun rapport avec l'infraction (Lembo/Julen
Berthod, op. cit., n. 14 ad art. 263 CPP). Réglementé plus précisément à
l'art. 268 CPP, la loi impose en cas de séquestre en couverture des frais de
tenir compte du revenu et de la fortune du prévenu et d'exclure les
valeurs insaisissables au sens des art. 92-94 LP (art. 268 al. 2 et 3 CPP ;
ATF 141 IV 360 consid. 3.2 et les arrêts cités).
Le recourant fait valoir qu’il n'aurait strictement aucune source
de revenu dès lors que sa société aurait été expulsée des locaux qu'elle
louait et que tout son matériel, ses pièces et son outillage auraient été
saisis par l'office des poursuites, en exécution du droit de rétention
qu'aurait exercé le bailleur. Il n’aurait aucune fortune, de sorte que le
séquestre de la somme de 2'960 fr. porterait atteinte à son minimum vital.
Cette argumentation est pertinente. Dans ces conditions et conformément
à la jurisprudence précitée, un séquestre en garantie des frais est exclu.
2.4.4S'agissant enfin du séquestre en vue de restitution (art. 263 al.
1 let. c CPP), il consiste à placer en mains de la justice des objets ou des
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8 -
valeurs patrimoniales dans le but de les rendre à leur possesseur antérieur
lorsque ceux-ci ne sont ni confisqués ni utilisés pour couvrir des créances
et qu'ils ne sont pas attribués à un tiers par jugement. Ce type de
séquestre est, selon la jurisprudence et la doctrine, limité aux valeurs
patrimoniales et aux objets qui ont été soustraits à la personne lésée
directement du fait de l’infraction (vol, escroquerie, gestion déloyale par
exemple ; cf. Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 15 ad art. 263 CPP).
En l'espèce, il est établi que le montant de 1'600 fr. ne
provient d'aucune infraction. Partant, il n'y a aucun lésé à qui cette
somme devrait être restituée, si ce n'est à son légitime propriétaire, à
savoir le recourant, comme celui-ci l’a relevé à bon droit. Quant au solde
de 1'360 fr., on ne voit pas à qui il devrait être restitué. Soit il est d’origine
licite, soit il provient d’un trafic de stupéfiants, auquel cas il n’y a pas lieu
à restitution de ce qui a été donné en vue d’atteindre un but illicite (art. 66
CO [Loi fédérale complétant le Code civil suisse ; RS 220]). Par
conséquent, un séquestre en vue de restitution est également exclu.
2.5Il résulte de ce qui précède que le maintien du séquestre ne
peut se justifier ni à titre probatoire, ni à des fins de garantie, ni en vue de
restitution à un lésé contrairement à ce qu’a retenu le procureur. En
revanche, il convient d’examiner si un séquestre confiscatoire – qui paraît
plus conforme à l’intention du procureur – est envisageable.
Le séquestre en vue de confiscation (art. 263 al. 1 let. d CPP)
est une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou
les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Fondée
sur la vraisemblance, cette mesure se justifie aussi longtemps qu'une
simple possibilité de confiscation en application du Code pénal semble,
prima facie, subsister. D’un point de vue matériel, l'art. 70 al. 1 CP
autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat
d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en
rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne
paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer
avantage d'une infraction. Pour appliquer cette disposition, il doit
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9 -
notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs
patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la
conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid.
4.1.1 et les références citées).
En l’occurrence, même si le procureur n’a pas expressément
cité l’art. 263 al. 1 let. d CPP, il a retenu qu’il n’était pas exclu que l’argent
saisi provienne d’un trafic de stupéfiants. On comprend par conséquent
que ce motif fonde également son ordonnance. A ce stade de l’enquête,
dans la mesure où, comme il a été retenu ci-dessus (cf. consid. 2.3), la
provenance délictueuse du solde de 1'360 fr. apparaît suffisamment
vraisemblable, ce montant est susceptible d’être confisqué en application
de l’art. 70 al. 1 CP à l’issue de la procédure. C’est donc à juste titre qu’il a
été séquestré. Puisqu’il s’agit de confisquer le produit d’une infraction, la
problématique du minimum vital du prévenu n’entre pas en ligne de
compte.
3.En définitive, le recours doit être partiellement admis et
l’ordonnance attaquée réformée en ce sens que le séquestre n° 64350 est
levé à concurrence de 1'600 fr., cette somme étant restituée à O..
L’ordonnance sera confirmée pour le surplus.
Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de
l'émolument d'arrêt (art. 422 al. 1 CPP), par 990 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif
des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre
2010; RSV 312.03.1]), et des frais imputables à la défense d'office
d’O. (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), fixés à 540 fr., plus la TVA par
43 fr. 20, soit à 583 fr. 20 au total, seront mis par moitié à la charge du
recourant, le solde étant laissé à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP).
Le remboursement à l'Etat de la moitié de l'indemnité allouée
au défenseur d'office du prévenu ne sera toutefois exigible que pour
autant que la situation économique de ce dernier se soit améliorée (art.
135 al. 4 CPP).
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Par ces motifs,
la Chambre des recours pénale
prononce :
I. Le recours est partiellement admis.
II. L’ordonnance du 28 décembre 2016 est réformée aux chiffres I
et II de son dispositif en ce sens que le séquestre n° 64350 est
levé à concurrence de 1'600 fr. (mille six cents francs) et que
cette somme est restituée à O..
III. L’ordonnance est confirmée pour le surplus.
IV. L'indemnité allouée au défenseur d'office d’O. est fixée
à 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes).
V. Les frais du présent arrêt, par 990 fr. (neuf cent nonante
francs), ainsi que l'indemnité due au défenseur d'office
d’O.________ selon le chiffre IV ci-dessus, sont mis par moitié à
la charge du recourant, le solde étant laissé à la charge de
l’Etat.
VI. Le remboursement à l’Etat de la moitié de l’indemnité allouée
au chiffre IV ci-dessus sera exigible pour autant que la
situation économique du prévenu se soit améliorée.
VII. L’arrêt est exécutoire.
Le président : La greffière :
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11 -
Du
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos,
est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :
-Me Laurent Roulier, avocat (pour O.________),
-Ministère public central,
et communiqué à :
-M. le Procureur de l’arrondissement de Lausanne,
par l’envoi de photocopies.
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification
de l'expédition complète (art. 100 al. 1
LTF).
En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en
tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens
des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al.
1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités
fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal
pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt
attaqué (art. 396 al. 1 CPP).
La greffière :