Le recours contre la détention avant jugement est devenu sans objet

CREP pe15-025708-32/2016Tribunal cantonal / Chambre des recours pénale14 janv. 2016Droit pénalRejeté

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

H.________ a recouru contre l’ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte vaudois le plaçant en détention avant jugement pour une durée maximale de deux mois dans le cadre d’une instruction pénale pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et contrainte sexuelle. Avant qu’il soit statué sur le recours, le ministère public a ordonné sa libération. La Chambre des recours pénale a donc considéré que le recours était devenu sans objet et a rayé la cause du rôle. Elle a également laissé à la charge de l’État l’émolument de recours de CHF 330 et l’indemnité du défenseur d’office de CHF 680.40.

Regeste Omnilex

Art. 393 al. 1 let. c CPP; le recours contre une ordonnance de détention avant jugement devient sans objet lorsque le prévenu est libéré avant que l’autorité de recours ne statue. Dans un tel cas, l’autorité de recours n’examine pas le bien-fondé des conditions de détention, mais constate uniquement l’absence d’objet juridique actuel et raye la cause du rôle (consid. 6). Les frais et l’indemnité du défenseur d’office peuvent être laissés à la charge de l’État compte tenu de la perte d’objet du recours (consid. 7).

Texte intégral

351 TRIBUNAL CANTONAL 32 PE15.025708-PHK C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E


Arrêt du 14 janvier 2016


Composition : M. A B R E C H T , président MM. Meylan et Perrot, juges Greffier :M.Addor


Art. 221 al. 1, 393 al. 1 let. c CPP Statuant sur le recours interjeté le 29 décembre 2015 par H.________ contre l’ordonnance de détention provisoire rendue le 26 décembre 2015 par le Tribunal des mesures de contrainte dans la cause n° PE15.025708-PHK, la Chambre des recours pénale considère : E n f a i t e t e n d r o i t : 1.Le 23 décembre 2015, le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne a décidé de l’ouverture d’une instruction pénale contre H.________ pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et contrainte sexuelle.

  • 2 - 2.Le prévenu a été appréhendé et entendu par la police le 24 décembre 2015. 3.Par ordonnance du 26 décembre 2015, le Tribunal des mesures de contrainte a ordonné la détention provisoire de H.________ pour une durée maximale de deux mois, soit au plus tard jusqu’au 24 février 2016. 4.Par acte du 29 décembre 2015, H.________ a interjeté recours devant le Chambre des recours pénale contre cette ordonnance, en concluant, sous suite de frais et de dépens, à sa réforme dans le sens de sa mise en liberté immédiate. 5.Le 13 janvier 2016, H.________ a été libéré de la détention provisoire, selon ordre de relaxation délivré le même jour par le Ministère public. 6.Au vu de ce qui précède, il convient de constater que le recours est devenu sans objet et de rayer la cause du rôle (cf. not. CREP 8 janvier 2016/17 ; CREP 22 octobre 2015/682 ; CREP 2 février 2015/44). 7.Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 330 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]), et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), fixés à 630 fr., plus la TVA, par 50 fr. 40, soit un total de 680 fr. 40, seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP). Par ces motifs, la Chambre des recours pénale prononce : I. Le recours est sans objet. II. La cause est rayée du rôle.

  • 3 - III. L’indemnité allouée au défenseur d’office de H.________ est fixée à 680 fr. 40 (six cent huitante francs et quarante centimes). IV. Les frais d’arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), ainsi que l’indemnité due au défenseur d’office de H., par 680 fr. 40 (six cent huitante francs et quarante centimes), sont laissés à la charge de l’Etat. V. Le présent arrêt est exécutoire. Le président : Le greffier : Du Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à : -Me Xavier Diserens, avocat (pour H.), -Ministère public central, et communiqué à : -M. le Président du Tribunal des mesures de contrainte, -M. le Procureur de l’arrondissement de Lausanne, -Mme F.________, par l’envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF).

  • 4 - En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP). Le greffier :

Mots-clés

pre-trial detentionmootnessappealappointed counselcostsrelease

Because H.________ had already been released from detention on 13 January 2016, the appeal no longer had any object.

The challenged detention measure had ceased to exist, so there was nothing left for the appellate court to review on the merits.

The appellate procedure costs and appointed-counsel fee were left to the State.

Since the appeal had become moot, the court ordered the costs of the appeal, including the official defense fee, to be borne by the State.

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