Recours retiré après la fin de la détention provisoire

CREP pe12-003890-173/2012Tribunal cantonal / Chambre des recours pénale18 avr. 2012Droit pénalRetiré

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

La chambre pénale des recours a examiné un recours contre une ordonnance de détention. Après que le procureur eut ordonné la libération de l’accusé en vue de son transfert dans un autre canton, le défenseur a informé le tribunal que le recours était devenu sans objet et pouvait être retiré. Le tribunal a pris acte du retrait, rayé la cause du rôle et décidé que les frais de recours, y compris l’indemnité du défenseur d’office, seraient supportés par l’État, car le retrait faisait suite à la libération et ne traduisait pas un véritable échec du recourant sur le fond.

Regeste Omnilex

Art. 428 al. 1 CPP; retrait d’un recours et répartition des frais; lorsque le retrait intervient après la libération du recourant et ne correspond ainsi pas à un échec sur le fond, les frais de recours peuvent être laissés à la charge de l’État. La cour d’appel peut prendre acte du retrait et rayer la cause du rôle. L’indemnité du défenseur d’office peut rester à la charge de la collectivité publique si les circonstances justifient de déroger à la règle ordinaire selon laquelle les frais sont supportés par la partie qui succombe (consid. 2).

Texte intégral

351 TRIBUNAL CANTONAL 173 PE12.003890-CPB C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E


Séance du 18 avril 2012


Présidence de M. K R I E G E R , président Juges:MmesEpard et Byrde Greffier :M.Addor


Art. 221 al. 1, 222, 226 al. 3, 393 al. 1 let. c CPP Vu l'enquête n° PE12.003890-XCR instruite par le Ministère public de l'arrondissement de La Côte contre G.________ pour vol, dommages à la propriété et violation de domicile, d'office et sur diverses plaintes, vu l'acte du 2 avril 2012, par lequel le procureur a requis la mise en détention provisoire du prévenu pour une durée de dix jours, vu l'ordonnance du 2 avril 2012, par laquelle le Tribunal des mesures de contrainte a ordonné la détention provisoire de G.________ pour une durée maximale d'un mois, soit au plus tard jusqu'au 30 avril 2012, vu le recours interjeté le 5 avril 2012 par le prénommé contre cette décision,

  • 2 - vu l'avis du 12 avril 2012, par lequel la Chambre des recours pénale a invité le Ministère public et la Présidente du Tribunal des mesures de contrainte a déposer d'éventuelles déterminations, vu la lettre du12 avril 2012, par laquelle le procureur a indiqué qu'il n'entendait pas déposer de déterminations, vu les pièces du dossier; attendu que le 17 avril 2012, le procureur a ordonné la relaxation de G.________ pour le lendemain 18 avril 2012, pour qu'il soit transféré dans le canton de Nidwald, en vue d'un refoulement administratif, qu'informé de cette circonstance, le conseil du prénommé a, par télécopie du 18 avril 2012, constaté que le recours était devenu sans objet, même si l'examen de la question de la légalité de sa détention pouvait garder une certaine pertinence, et ne s'est pas opposé à ce que la cause soit rayée du rôle, que l'on peut déduire de ce précède que l'avocat de G.________ entend retirer son recours, qu'il convient d'en prendre acte et de rayer la cause du rôle, que, selon l'art. 428 al. 1, 2 e phrase CPP, la partie qui retire son recours est considérée comme ayant succombé, de sorte que les frais de la procédure de recours doivent être mis à sa charge (art. 428 al. 1, 1 re

phrase CPP), qu'en l'occurrence, le recourant n'a pas à proprement parler succombé, puisque le retrait du recours fait suite à sa relaxation le 18 avril 2012, que les frais de la procédure de recours, constitués en l'espèce de l'émolument d'arrêt, par 330 fr. (art. 20 al. 1 TFJP [Tarif des frais judiciaires pénaux du 28 septembre 2010, RSV 312.03.1]) et des frais imputables à la défense d'office (art. 422 al. 1 let. a CPP), fixés à 540 fr., plus la TVA, par 43 fr. 20, soit 583 fr. 20, sont donc laissés à la charge de l'Etat.

  • 3 - Par ces motifs, la Chambre des recours pénale, statuant à huis clos : I. Prend acte du retrait du recours. II. Raye la cause du rôle. III. Fixe à 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes) l'indemnité due au défenseur d'office de G.. IV. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), ainsi que l'indemnité allouée au défenseur d'office de G., par 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes), sont laissés à la charge de l'Etat. V. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à : -Mme Tiphanie Chappuis, avocate (pour G.________), -Ministère public central, et communiqué à : -Tribunal des mesures de contrainte, -Ministère public de l'arrondissement de La Côte, par l’envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin

  • 4 - 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). Le greffier :

Mots-clés

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The court took note of the withdrawal and struck the case from the docket.

Because the appellant’s counsel stated that the appeal had become without object after the accused’s release, the court treated this as a withdrawal and ordered the case struck off.

The costs and appointed-counsel fee were left to the State.

Although a withdrawing party is generally deemed to have lost under Art. 428 CCP, the withdrawal followed the accused’s release, so he had not strictly failed; therefore the appeal costs were borne by the State.

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