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décidé de l’ouverture d’une instruction pénale (art. 309 CPP) d'une part
contre A.T., soupçonnée d’avoir, en parfaite connaissance de
cause, permis que sa fille mineure C.T., née en 1997, soit, à
plusieurs occasions entre le mois de septembre et le mois de novembre
2010, remise en contact avec Z., lors même que ce dernier avait
fait l’objet d’une condamnation pour avoir commis des actes d’ordre
sexuel à l’encontre de la fillette, et de s’être ainsi rendue coupable de
violation du devoir d’assistance ou d’éducation (art. 219 CP), et d'autre
part contre Z. et L., soupçonnés d’avoir prêté assistance à
A.T. dans la commission de ses agissements délictueux.
Z.________ et L.________ ont confié la défense de leurs intérêts à
l’avocat Stefan Disch. Le 20 avril 2011, l’avocate Isabelle Jaques a sollicité
sa désignation en tant que défenseur d’office de A.T.________ et, le 19 mai
2011, elle a adressé au Ministère public un formulaire de renseignements
généraux, accompagnée d’une lettre relative à l’octroi du revenu
d’insertion, faisant état d’un revenu d’insertion de 2'500 fr. et d’un loyer
net de 1’450 fr.
B. Par décision du 30 mai 2011, le Procureur de l’arrondissement
de Lausanne a rejeté la requête de l’avocate Isabelle Jaques tendant à être
désignée en qualité de défenseur d’office de A.T.________ (I) et a dit que
les frais de cette décision suivaient le sort de la cause (II). Il a considéré
que le fait que A.T.________ ne dispose pas des moyens nécessaires ne
saurait à lui seul justifier la désignation d’un défenseur d’office ; encore
fallait-il en effet que l’assistance d’un tel défenseur soit justifiée pour
sauvegarder ses intérêts. Or il n’apparaissait pas que la procédure, tout du
moins à ce stade, présentait des difficultés juridiques particulières que
A.T.________ ne pourrait surmonter seule.
C. Par acte du 14 juin 2011, A.T.________, représentée par l’avocate
Isabelle Jacques, a recouru auprès de la Chambre des recours pénale du
Tribunal cantonal contre cette décision, en concluant, avec suite de frais
et dépens, à titre préalable à l’octroi de l’assistance judiciaire gratuite
pour la procédure de recours, et, à titre principal, à la réforme de la