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d’éducation au préjudice, notamment, de ses petits-enfants V., nés
respectivement en 2001, 2003 et 2006. Il est en particulier reproché au
prévenu de les avoir frappés de manière récurrente, sans raison établie,
entre 2008 et octobre 2009, à son domicile de [...].
L’enquête a été ouverte à la suite d’une dénonciation de la
mère des enfants, V., née en 1968, auprès de la Justice de paix du
Cercle de la Singine (FR). Les parents des enfants vivent séparés.
Entendue par le juge civil, la mère a, selon une décision du 13 janvier
2010 de la Justice de paix, déclaré que ses enfants «[étaient] souvent
battus par leur grand-père (paternel, réd.) au cours des visites chez leur
père» et que «[c]e dernier, refusant toute collaboration en vue de trouver
une solution à ce problème, nie catégoriquement les faits» (traduction
française sous P. 14). Les trois enfants ont été entendus par le Juge de
paix le 5 décembre 2009. Ils ont relevé se rendre très volontiers chez leur
père, mais ne plus vouloir aller chez leur grand-père parce qu’il les battait
souvent (P. 14). Le droit de visite du père a été suspendu par décision
d’extrême urgence du 16 décembre 2009, confirmée par la décision du 13
janvier 2010 déjà mentionnée (P. 14). Ce même jour, la mère a déposé
plainte contre ses beaux-parents. Par une seconde décision du 13 janvier
2010, le Juge de paix a ordonné la transmission du dossier à l’Office du
juge d’instruction de Fribourg (traduction française sous P. 15).
Victimes LAVI reconnues, les enfants V.________ ont été
entendus le 11 février 2010. Ils ont déclaré à la Police de sûreté
fribourgeoise, agissant sur délégation du magistrat instructeur, avoir été
frappés par leur grand-père paternel «chaque fois qu’ils [faisaient] des
bêtises» (traduction française sous P. 16, p. 2, dernier paragraphe). Leur
mère a également été entendue (traduction française sous P. 17).
L’audition de l’enfant V.________ a été effectuée en présence de Marie
Schaefer, psychologue FSP et Docteur en droit; après avoir observé
l’interrogatoire derrière une vitre, elle a certifié que l’audition avait eu lieu
dans un cadre adapté à l’enfant (traduction française sous P. 18).
3 -
Ultérieurement, il a aussi été reproché au prévenu d’avoir,
dans les mêmes circonstances que V., battu son petit-fils aîné [...],
né le 5 mai 1998, cousin des petits-enfants susnommés.
b) Les autorités pénales du Canton de Fribourg se sont
dessaisies en faveur de celles du Canton de Vaud. Le prévenu a été
entendu par la Procureure le 27 janvier 2012. Il a contesté l’ensemble des
faits incriminés, attribuant la dénonciation dirigée contre lui à
l’imagination de l’une de ses petites-filles (PV aud. 1, lignes 36-37 et 41-
42). Son épouse, le père des trois enfants et [...] ont intégralement
contesté les déclarations des plaignants lors de leurs auditions par la
magistrate, le 27 janvier 2012 pour les premiers cités et le 30 avril 2012
pour le dernier nommé (PV aud. 2, 3 et 4).
B.Par ordonnance du 29 avril 2013, notifiée au conseil d’office de
V. et au défenseur de choix de L.________, le Ministère public a
confié un mandat d’expertise à Marie Schaefer et au Dr Daniel Fornerod,
Chef de clinique au Centre de psychiatrie forensique de Fribourg, avec
mission pour les experts de répondre aux questions suivantes :
«1.Quelle est la méthodologie appliquée dans le cadre de
l’expertise ?
2.Quelle est la crédibilité des déclarations des expertisés, quant
aux faits et à la personne désignée en qualité d’auteur, en tenant compte
de l’ensemble des circonstances connues des experts, notamment :
- des circonstances du dévoilement ?
- du déroulement de l’audition de police ?
- de l’attitude des expertisés durant l’expertise,
éventuellement des déclarations qu’ils pourraient faire aux experts quant
aux faits et à la personne désignée en qualité d’auteur ?
d) de l’examen clinique des expertisés (notamment des traits
de la personnalité, du développement mental, du développement du
langage, y compris de l’adéquation du langage avec les actes évoqués,
etc.) ?